30/10/2008 à 11h10

Non, les médias ne protègent pas un Besancenot qui roule sur l'or

Hoaxbuster"

Apparu avant la dernière présidentielle, un texte dénigrant Olivier Besancenot fait de nouveau le tour de la Toile.



Besancenot en meeting à Marseille, le 13 avril 2007 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

A l’aube de la création du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), sur des blogs, parmi les commentaires de sites d’informations, dans les boites mail, le texte intitulé « Ce bon petit facteur » s’immisce partout.

Un texte qui s’étonne en préambule du « peu de vagues autour de ce personnage » et regrette que « les médias soient si discrets ». Avant de conclure :

« Tous ces faits sont strictement exacts, je vous incite à en parler autour de vous… Puisque la presse française oublie de faire son travail… »

Son travail, Rue89 a décidé de le faire. Sous chaque paragraphe du texte reproduit en italique, nous publions le résultat de notre enquête.

Sur son ascension politique

« Comment Olivier Besancenot a-t-il progressé aussi vite dans la hiérarchie de la LCR, jusqu’à en devenir le porte-parole et candidat à la présidentielle ? Olivier Besancenot a eu pour compagne la propre fille d’Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire et encore le réel “patron” de ce parti… Il a rompu il y a trois ans mais est resté proche du beau-papa… Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte-parole de ce parti grâce à l’action efficace du beau-père… Chez les trotskystes, on pratique la solidarité, mais d’abord envers la famille. »

L’entourage d’Olivier Besancenot dément toute relation intime entre le porte-parole de la LCR et la fille d’Alain Krivine, cofondateur du parti d’extrême gauche. Les deux protagonistes ont chacun conjoint et enfant(s) depuis de longues années.

Quant à la désignation d’Olivier Besancenot comme candidat de la LCR aux élections présidentielles de 2002 et 2007, elle a résulté de la procédure officielle du parti. Un vote du bureau politique suivi d’un second vote de la conférence nationale composée de délégués nationaux ont désigné l’homme aux talents politiques et médiatiques avérés.

Sur ses revenus
D’ou viennent
ces rumeurs ?


La LCR pense reconnaître la plume de militants d’extrême droite et plus particulièrement de l’entourage d’Alain Soral, qui a publié le texte sur son site. Contacté par Rue89, l’écrivain membre du Front national dément :

« On l’a relayé, c’est amusant, mais ça ne vient pas de chez nous. On ne l’aurait pas fait comme ça, je n’aime pas ces procédés qui touchent à la vie privée.

Je pense que Besancenot est une merde, mais je ne l’aurais pas fait comme ça, j’aurais plutôt démontré comment la droite a intérêt à le pousser pour diviser la gauche.

Ça ressemble plutôt à des attaques de gauchistes, de s’attaquer aux personnes. Les militants d’extrême droite ne sont pas doués pour ça. A moins que ça provienne d’éléments intelligents de l’extrême droite. »

« Où Besancenot travaille-t-il réellement ? A cette question, le candidat Besancenot parle de salaire de moins de 1200 euros à La Poste… Bienheureux les croyants… La réalité est un peu différente, Besancenot n’étant à La Poste de Neuilly-sur-Seine que pour les photographes, c’est-à-dire quasiment jamais, il est surtout rémunéré par le parti. A titre d’exemple, il a touché très régulièrement une indemnité d’assistant parlementaire européen lorsqu’Alain Krivine était député européen, dont le montant était très largement supérieur aux 5000 euros mensuels. »

Actuellement, Olivier Besancenot travaille à 80% à La Poste de Neuilly-sur-Seine. Il y est présent quatre jours par semaine : mercredi, jeudi, vendredi et samedi. Au cours de la campagne présidentielle, la LCR avait publié un communiqué faisant état du patrimoine d’Olivier Besancenot : il déclarait alors toucher un salaire de 1000 euros net par mois pour son activité de postier. Il travaille donc à la LCR les lundis et mardis et touche 2/5e du salaire d’un permanent, soit environ 800 euros.

Un an durant, à cheval sur les années 1999 et 2000, Olivier Besancenot s’est mis en congé de La Poste et a effectivement occupé la fonction d’attaché parlementaire d’Alain Krivine au Parlement européen. Alain Krivine lui versait la moitié de l’enveloppe consacrée aux attachés parlementaires (ils étaient deux), soit 2500 euros, mais lui-même reversait la moitié de cette moitié au parti. Lui restait alors environ 1250 euros.

Sur son patrimoine

« Quel est son patrimoine ? A cette question, Olivier Besancenot parle avec modestie d’un petit studio dans le XVIIIe, arrondissement populaire de Paris. Le journaliste avisé ira voir sur place… un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre, le quartier le plus cher du XVIIIe, un des quartiers les plus recherchés des bobos (bourgeois bohèmes) parisiens. Bien évidemment, il en est propriétaire… Un salaire à vie de postier n’y suffirait pas… »

Un communiqué de la LCR avait donc détaillé le patrimoine d’Olivier Besancenot début 2007 :

« Il est copropriétaire depuis 2004 d’un appartement de 55 m2 dans le XVIIIe arrondissement de Paris : la valeur de son patrimoine est de 37 000 euros. Pas de valeurs mobilières. Il a acquis une Peugeot 106 en 2001. »

Concernant l’emplacement dudit appartement, acquis à crédit avec sa compagne (il l’a donc remboursé pour l’heure à hauteur de 37 000 euros), il est bien situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, mais « pas dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre », plus près du populaire quartier de Barbès que des rues plus huppées des Abbesses.

Sur sa compagne

« Comment expliquer ce black out sur Besancenot ? Olivier Besancenot a épousé Stéphanie Chevrier, une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Pour Besancenot, elle a plusieurs avantages : c’est l’un des plus hauts salaires de l’édition mais c’est surtout une habituée des médias. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a construit sa carrière sur les relations presse… Dirigeant une armée d’attachées de presse, elle a certains moyens de pression et de rétribution, ce qui incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques… »

Stéphanie Chevrier est directrice littéraire chez Flammarion, en charge de la « littérature générale, fiction et non fiction ». Mais « directrice littéraire » ne veut pas dire « membre de la direction », cela signifie qu’elle occupe un poste d’éditeur. « Je n’ai jamais dirigé l’entreprise », a-t-elle confié à Rue89. Quant au salaire allégué, elle ajoute : « Qu’est-ce que j’aimerais que ce soit vrai ! » En réalité, elle a le salaire d’un cadre dans le secteur de l’édition (la convention collective de l’édition indique un salaire minimum d’environ 2500 euros).

A propos des « moyens de pression et de rétribution » dont elle userait, elle rétorque enfin : « Je trouve cela insultant pour moi et surtout pour les journalistes. »

Julien Martin et David Servenay

En partenariat avec Hoaxbuster :

Photo : Olivier Besancenot en meeting à Marseille, le 13 avril 2007 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

Publié initialement sur
Hoaxbuster
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  • 526 réactions
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  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 11h19 le 30/10/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Sic luceat lux.

    • kawouede
      kawouede répond à lesuperdidou
      • Posté à 13h31 le 30/10/2008
      • Internaute 27995

      Fiat lux(e) !
      A propos, j’aimerais connaître son bilan carbone...

      Bon plus sérieusement : il y a une animation qui circule aussi par mail, mettant en avant les « privilèges » de nos députés, mélangeant un peu tout (indemnités, avantages pour les transports, retraites) - voir le détail ici Lien

      Ce serait pas mal, là aussi, de rétablir la vérité en faveur de nos parlementaires ? il y en a d’honnêtes...

    • jexiste
      jexiste répond à lesuperdidou
      si, si
      • Posté à 14h58 le 30/10/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      A propos des relations entre la presse, la LCR, et les mafieux corses, dont Pasqua himself, lisez ceci, c’est instructif :

      Lien

      • GGGG
        GGGG répond à jexiste
        (r)
        • Posté à 17h26 le 30/10/2008
        • Internaute 49060
          (r)

        ...et les bisounours aussi et l’Opus Dei, ainsi que le syndicat des gens qui fabriquent la crème de whisky !
        EDIFIANT !

        Trève de plaisanterie, je trouve que c’est une excellente nouvelle cette rumeur, preuve que le parti grandit, s’étoffe... que les idées d’Olivier Besancenot se diffusent et commencent sérieusement à flanquer la pétoche, conjoncture oblige à quelques magnats, et autres lobby UMP (ou sympathisants de l’abrutissement du feu FN)

         
        • jexiste
          jexiste répond à GGGG
          si, si
          • Posté à 17h45 le 30/10/2008
          • Internaute 53099
            si, si

          Cette fois, il ne s’agit pas de rumeur, et ce n’est pas nouveau.

          • GGGG
            GGGG répond à jexiste
            (r)
            • Posté à 17h57 le 30/10/2008
            • Internaute 49060
              (r)

            Allez quoi, relis l’article Gros !

            • jexiste
              jexiste répond à GGGG
              si, si
              • Posté à 18h52 le 30/10/2008
              • Internaute 53099
                si, si

              C’est tout ce que vous avez, comme argument ? C’est pauvre.

          • compte supprimé 11
            • Posté à 20h29 le 30/10/2008
            • Internaute 50746

            Vite, une poupée vaudou sur besancenot ! Budget oblige, les aiguilles seront remplacées par des cure-dents...

        • yan
          yan répond à GGGG
          loin
          • Posté à 18h18 le 30/10/2008
          • Internaute 9191
            loin

          à passer chez Drucker, c’est sûr que les idées d’OB se diffusent. Il aurait pu s’en passer

          • GGGG
            GGGG répond à yan
            (r)
            • Posté à 18h41 le 30/10/2008
            • Internaute 49060
              (r)

            oui bien entendu, et rester dans son garage n’est-ce pas ?

            • yan
              yan répond à GGGG
              loin
              • Posté à 19h03 le 30/10/2008
              • Internaute 9191
                loin

              y’a quoi dans son garage ? c’est son anniv, il fait une boum ?

              arf, je l’aime bien qd même....

              • TARPON
                TARPON répond à yan
                • Posté à 10h01 le 31/10/2008
                • Internaute 27263

                des sacs postaux,plein de sacs postaux

        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à GGGG
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 00h31 le 31/10/2008
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          @ GGGG : Oui le Parti grandit. Surtout l’idée se répand, puisqu’elle est la seule en opposition nette au modele économique qui vient de prouver sa totale désuétude.

          Merci a Rue 89 de rétablir la vérité, mais il faudrait surtout que soit reconnu que ces faits sont sans pertinence. Il s’agit de changer la gouvernance et le niveau de vie de celui qui propose une solution n’est intéressant que pour ceux qui n’nt pas la moindre compréhension de la situation et des enjeux. Hélas, ils sont nombreux..

          Lien

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          Pierre JC Allard

          • jexiste
            jexiste répond à pierrejcallard
            si, si
            • Posté à 11h49 le 31/10/2008
            • Internaute 53099
              si, si

            Des faits sans pertinence. Tout à fait. Les journalistes acquis au facteur s’amusent à faire diversion sur des faits sans pertinence pour mieux s’exonérer de toute enquête sur la réalité du NPA et de ses actions de terrain, et ses discours à niveaux multiples, tous plus contradictoires les uns que les autres.

            Besancenot ne propose rien, c’est un casseur.

            La LCR se confond complètement avec le SAC de Mr Pasqua depuis de nombreuses années.

            Ses discours politiques médiatiques ne sont qu’une couverture.

            • Milarepa-voyageurdanslespace
              Milarepa-voyageurdanslespace répond à jexiste
              retraité
              • Posté à 09h05 le 01/11/2008
              • Internaute 47205
                retraité

              Tout a fait. Quelle comparaison ! ! le sac qui agissait en douce pour casser, et un parti politique qu’on est en droit de ne pas aimer, mais qui agit en plein jour ! ses actions sont toujours claires, souvent télévisées, toujours avec les plus défavorisées et toujours aussi contre des gens comme vous, c’est a dire l’ump et feu le fn qui a fondu vers l’ump ! Revoyez donc votre histoire et apprenez ce qu’était le sac et ce qu’est un parti politique. Tout a fait ! ! !

              • jexiste
                • Posté à 11h20 le 01/11/2008
                • Internaute 53099
                  si, si

                Vous vous êtes fait soûler par la propagande, vous. Allez sur le terrain, vous y verrez tout autre chose.

                • GGGG
                  GGGG répond à jexiste
                  (r)
                  • Posté à 11h59 le 01/11/2008
                  • Internaute 49060
                    (r)

                  Tu sais « jexiste », il existe maintenant d’excellents protocoles pour lutter contre le fléau qu’est l’alcoolisme. Je sais, je sais ce n’est pas évident de reconnaitre cela, mais rassures-toi cela arrive même aux meilleurs !
                  Allez courage, on est tous avec toi.

              • Marc de café_bloque
                Marc de café_bloque répond à Milarepa-voyageurdanslespace
                cabot mais pas chien
                • Posté à 10h36 le 02/11/2008
                • Internaute 56893
                  cabot mais pas chien

                A Milarepa : j’ ai cotoyé Besancenot à deux reprises et ai été choqué par son attitude :
                - Dépassant la file des tentes de SDF et ne s’arrêtant pas, puis répondant à son entourage qui s’en étonnait : « on les a dépassées, on ne va pas revenir en arrière maintenant ».
                - Se tenant à l’ écart de Bové et d’ élus interviewés, dans un cortège de Faucheurs Volontaires d’ OGM prêts à l’ action , et ne les rejoignant que lorsque ma copine l’a vivement invité à le faire.
                Je le considère comme une machine à parole bien huilée, mais sans âme. Quelle différence avec Bové !
                Au sujet de sa relation avec la fille de Krivine : selon un ami, elle a été très brève , un « petit service » rendu à cette nana qui avait peur des hommes.

            • GGGG
              GGGG répond à jexiste
              (r)
              • Posté à 12h03 le 01/11/2008
              • Internaute 49060
                (r)

              LoL, le seul petit malententendu tronche de cake, c’est que j’aime les casseurs de misères que représente OB.

              • jexiste
                jexiste répond à GGGG
                si, si
                • Posté à 13h01 le 01/11/2008
                • Internaute 53099
                  si, si

                Moi, ce que j’aime, c’est le niveau des arguments des partisans d’OB.

                Je suis Gros, alcoolique, et j’ai une tronche de cake.

                C’est tout ? T’es sûr ?

        16 autres commentaires
      • xavier-xavier
        xavier-xavier répond à jexiste
        muntagnolu
        • Posté à 18h36 le 01/11/2008
        • Internaute 23086
          muntagnolu

        @jexiste
        Bonsoir
        vous dites « A propos des relations entre la presse, la LCR, et les mafieux corses, dont Pasqua himself, lisez ceci, c’est instructif :

        Lien

        Méfiez-vous, les analyses du site l’investigateur sont à prendre avec des pincettes ; il est principalement alimenté par des notes policières (Rg ou autres) et si parfois il publie des infos documentées et intéressantes, il sert aussi à propager des bruits, des rumeurs, au service de stratégies policières obscures.

        L’article que vous citez relève pour moi de la seconde catégorie ; pour connaître un peu la Corse, les allégations que j’y lis sur le rôle de GX Culioli, personne très estimable, sont ridicules.Je vous invite à découvrir le blog ‘corsicaregina’ de ce dernier, je crois que vous y découvrirez bien autre chose qu’un agent d’influence trotsko-mafieux.

  • Ermite
    Ermite
    Consultant IT
    • Posté à 11h19 le 30/10/2008
    • Internaute 37758
      Consultant IT

    Calomniez calomniez,, il en restera toujours quelque chose (Beaumarchais).

    Pas grand’chose de plus à dire.

    • Malened
      Malened répond à Ermite
      • Posté à 12h31 le 30/10/2008
      • Internaute 34755

      Sinon : merci à rue89 de faire son travail de journaliste.

      • TARPON
        TARPON répond à Malened
        • Posté à 17h12 le 30/10/2008
        • Internaute 27263

        deconnes pas,c’est pas du journalisme ,cela fait partie de la « soupe » ,la femme de besancenot est à la tete d’ue armée d’attaches de presse qui font leur boulot,comme pour l’article sur alain Minc, sur le film de stone .Les nouuveaux actionnaires.....

         
        • Ermite
          Ermite répond à TARPON
          Consultant IT
          • Posté à 08h46 le 31/10/2008
          • Internaute 37758
            Consultant IT

          Tiens, je m’excuse d’avance auprès des mânes de Beaumarchais mais je me permets, bien impudemment, une « variation sur un thème » :

          Calomniez, calomniez, il y en aura toujours pour reprendre et insister, toujours sans la moindre preuve.

          • Milarepa-voyageurdanslespace
            Milarepa-voyageurdanslespace répond à Ermite
            retraité
            • Posté à 09h09 le 01/11/2008
            • Internaute 47205
              retraité

            A l’époque de Miterrand, ces gens la disaient que c’était un homosexuel ; par contre a l’époque de Chirac, les mêmes ne disaient rien sur son compte au Japon, et toutes ses magouilles a la Mairie de Paris et autres ! ! ! AHAHAHAH !

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à Ermite
      Wouaooouh!
      • Posté à 12h54 le 30/10/2008
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Si ! on pourrait ajouter que ces méthodes sont fines comme l’étaient celles des RG-barbouzes. Pompidou et son épouse y avaient goûté via des « journalistes- bien- informés » qui juraient « avoir vu les photos... ».
      Ces pratiques d’enfumage à la Pasqua sont toujours en vigueur.

      J’ajouterais qu’en tant que chien qui va courir au bois de Boulogne, je rencontre souvent le facteur faisant sa tournée, le matin en traversant Neuilly.

      J’ajoute encore que lorsqu’il arrive sur les lieux de lutte où je vais aboyer (logement, sans-papiers, etc...) il n’arrive pas avec un chauffeur et six gardes du corps, lui ... mais souvent, avec son fils sur les épaules...

      Les calomniateurs sont ceux qui ont peur !

    • pablico
      pablico répond à Ermite
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h29 le 30/10/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      ce genre d’allégations sont vraiment petites, minables, dignes de ceux qui les propagent...Mais ils n’ont pas eu le courage de décrire son yacht, son avion personnel, ses maitresses innombrables, sa villa sur la côte, ses copains de la mafia italienne et russe,...mais cela va bien finir par venir....
      L’art de décrire une 106 déguisée en ferrari., ou une ferrari déguisée en 106..il faut bien dire du mal de son voisin...(cf, carnets d’Yves Bertrand)

      • Gandijyn
        Gandijyn répond à pablico
        • Posté à 16h40 le 30/10/2008
        • Internaute 30465

        Pervenche, je me suis déguisée ... et j’ai trouvé sa voiture !

        - Lien

    • TARPON
      TARPON répond à Ermite
      • Posté à 16h50 le 30/10/2008
      • Internaute 27263

      reveillez vous,Besancenot ,c’est un paquet de lessive,fabriqué à l’image de notre loute ouvriere,petite employée du credit lyonnais ,acharnée de la mob.La LCR a enregistré le succes de la vieille et reproduit le produit en jeune male,petit prolo fonctionnaire .Demagogie d’un gamin qui n’a rien fait de concret et se pose en star .C’est dommage que la star ac cesse ,on l’y aurait certainement vu.

      • Milarepa-voyageurdanslespace
        Milarepa-voyageurdanslespace répond à TARPON
        retraité
        • Posté à 19h34 le 30/10/2008
        • Internaute 47205
          retraité

        Tiens, l’ump ou le fn sont de sortis, attention les chats, par ce temps pluvieux, pas bon de mettre le nez dehors...

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 11h26 le 30/10/2008
    • Internaute 33755

    On dirait de l’argument à la p’tite polémicaille écrit par l’extrême droite ! Encore un coup d’Hortefeux ! ..

    Une chose m’échappe toute de même, un riverain pourrait m’éclairer : je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi il a choisi d’appeller son parti celui de l’anticapitalisme tout en étant propriétaire terrien et profitant du crédit, levier du capitalisme ?

    Le grand écart, vous ne trouvez pas ?

    • zorbec
      zorbec répond à A déménagé le 25 octobre
      retraité
      • Posté à 11h44 le 30/10/2008
      • Internaute 9945
        retraité

      Oui,c’est bien vrai çà !
      Il devrait d’après vous habiter sous les tentes des frères Legrand et aller « Aux Resto du Coeur »
      Que je saches il n’exploite personne et vit de son travail.
      « Calomnier,calomnier,il en restera toujours quelque chose » ! ! !

      • Czar.
        Czar. répond à zorbec
        réac
        • Posté à 12h26 le 30/10/2008
        • Internaute 54172
          réac

        Bien sûr que si il exploite. Tu sais combien de petits Bengladais meurent à cause de sa complicité dans le système bancaire ?

        Ce type est un bourgeois, donc un salaud.

         
        • Ermite
          Ermite répond à Czar.
          Consultant IT
          • Posté à 13h55 le 30/10/2008
          • Internaute 37758
            Consultant IT

          La plupart de vos interventions (pas toutes certes mais la plupart) me laisse partagée, monsieur Czar, entre deux attitudes :
          - les sanglots face à la permanence de la bêtise humaine que vous représentez
          - le rire aux éclats au regard de l’expression clownesque finalement de cette même bêtise.

          Comme je suis d’un naturel charitable, je vous conseille la lecture de « Philosophie de la Misère » de P-J Proudhon.
          On a rarement fait mieux depuis pour avoir un réflexion équilibrée sur l’organisation économique de la société, en renvoyant dos-à-dos les conservateurs réactionnaires tels que vous et les marxistes sclérosés (que je vomis de conserve avec vous, mais probablement pour des raisons moins basiques), chantres les uns comme les autres de solutions bâclées et hors du champ de la réalité.

          Avec un peu d’honnêteté intellectuelle, vous ressortirez de la plongée de cette œuvre avec des idées plus larges sur les « contradictions économiques » dans lesquelles nous nous trouvons plongés, collectivement et individuellement.
          Ça vous évitera à l’avenir les jugements à l’emporte-pièce tel que celui que vous venez de nous infligez.
          Je vous arrête tout de suite, j’ai bien compris l’ironie de votre propos et le sens profond de votre intervention, par anti-phrase en ce qui concerne le système bancaire donc.

          • Milarepa-voyageurdanslespace
            Milarepa-voyageurdanslespace répond à Ermite
            retraité
            • Posté à 18h53 le 30/10/2008
            • Internaute 47205
              retraité

            C’est un des plus vil réac de la rue ! ! c’est vraiment un pauvre mec, qui a bien le lire doit avoir les photos de Mussolini, adolf et Franco au dessus du lit ; ignoble personnage qui, si il était en âge, pendant la guerre a du dénoncer a tour de bras...

            • Czar.
              • Posté à 22h28 le 30/10/2008
              • Internaute 54172
                réac

              bravo mon con, un point godwin en deux phrases, c’était pas gagné d’avance

              • Ermite
                Ermite répond à Czar.
                Consultant IT
                • Posté à 08h43 le 31/10/2008
                • Internaute 37758
                  Consultant IT

                Effectivement, mon cher Czar, et c’est bien malheureux, les « points Godwin » ne se gagnent qu’en comparant son contradicteur à Hitler.
                Il faudrait mettre en place le même type de classement par points pour ceux qui dénigrent à grands coups de « Vous êtes un admirateur de Staline » ou autres tirades anti-staliniennes/anti-trotskystes/anti-tout-ce-que-les-réacs-détestent.
                Et dans ce cas, je pense que vous allez concourir pour la médaille d’or, avec de bonnes chances de la décrocher.

                Évitez donc ce genre d’arguments, monsieur Czar, vous êtes bien trop mal placé pour vous moquer de ceux qui « dénigrent avec des comparaisons déplacés » et je serai toujours là pour vous les remettre dans les dents !

                Ceci dit, oui, l’attaque que vous avez subi est outrancière.

              • Courage-Fuyons
                Courage-Fuyons répond à Czar.
                Encerclé par l'ennemi.
                • Posté à 11h30 le 31/10/2008
                • Internaute 52821
                  Encerclé par l'ennemi.

                Ah, czar et ses points Godwin.... C’est vous ou votre égo qui parle aujourd’hui ?
                « mon con », vous me commentiez ,dans un autre sujet, votre supériorité intellectuelle, je la vois bien ici ...

                • Ermite
                  Ermite répond à Courage-Fuyons
                  Consultant IT
                  • Posté à 14h02 le 02/11/2008
                  • Internaute 37758
                    Consultant IT

                  Et si on inventait la « Loi de Czar » ?
                  Tentative de formalisation : « Tout réactionnaire plongé dans un débat en arrive rapidement et systématiquement à traiter ses contradicteurs de néo-staliniens, sans pour autant apporter le moindre début d’argument valable pour soutenir ses propres interventions, et ce faisant se ridiculise lui-même ».
                  Que pensez-vous de ce premier jet ? ? ?

        • Marc de café_bloque
          Marc de café_bloque répond à Czar.
          cabot mais pas chien
          • Posté à 10h47 le 02/11/2008
          • Internaute 56893
            cabot mais pas chien

          A Czar au sujet des bengladais : à gauche de la gauche, j’oeuvre pourtant en parfaite entente avec l’ association admirable d ’efficacité , tendance catho, « le Peuple des Collines “ que je t ’ encourage, Czar , à aider financièrement : tu auras au moins fait quelque chose de propre dans ta vie de merde.

        7 autres commentaires
      • Houvaton nouveau compte
        • Posté à 12h55 le 30/10/2008
        • Internaute 39856

        Besancenot est propriétaire foncier et profite du crédit, levier du capitalisme. Comme 1 français sur 2 grosso modo. Ces 15 millions de ménages, environ (soit une trentaine de millions d’individus), ne se revendiquent pas d’une ligue COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE … Besancenot non seulement le proclame mais est même le porte drapeau de ce mouvement soit-disant révolutionnaire.
        Je suis donc totalement d’accord avec Blaise11.

        Qu’on m’explique où est, dans la réalité quotidienne de ce personnage, le côté à la fois révolutionnaire et lutte contre le capital, contre le financement bancaire à la sauce JP Morgan ou à la sauce Rockfeller système pervers qui repose essentiellement sur le crédit.
        Expliquez-moi ...

         
        • zorbec
          zorbec répond à Houvaton nouveau compte
          retraité
          • Posté à 14h07 le 30/10/2008
          • Internaute 9945
            retraité

          « Expliquez-moi... »
          Vous expliquer quoi,il vous suffit de lire le dernier rapport sur les salaires des PDG du CAC40 à comparer au SMIC ! ! !

        • Ermite
          Ermite répond à Houvaton nouveau compte
          Consultant IT
          • Posté à 14h08 le 30/10/2008
          • Internaute 37758
            Consultant IT

          Allez hop, un autre à qui je conseille la lecture de Proudhon.

          La propriété de son logement par M. Besancenot et sa famille n’a rien de fondamentalement antinomique avec ses convictions de « communiste révolutionnaire ».
          Cela dépend de quel communisme on parle et je n’ai pas cru comprendre M. Besancenot soit un extrémiste de la collectivisation complète (ce que même Marx, et a fortiori Proudhon et d’autres ne professaient pas).

          La collectivisation concerne les moyens de production (je m’en veux d’avoir à écrire cette évidence).
          La possession du logement qu’il occupe par le citoyen n’est pas remise en cause ; elle est même préférée : car si le citoyen ne possède pas son logement, c’est qu’il doit payer un loyer à un propriétaire et on tombe là dans un schéma d’exploitation capitaliste.

          Maintenant, pour en arriver à la légitime possession de son logement, M. Besancenot et sa famille doivent en passer par le système du crédit, qui n’est pas non plus remis en question en soi mais dans le cadre d’une exploitation capitaliste par le jeu des taux de crédit indus.

          Je pourrais continuer ainsi longtemps à démonter toutes les idées reçues sur le « communisme » (dans ces différentes variantes dont certaines je le reconnais sans peine ne sont pas acceptables du tout).
          Mais il est difficile de se battre contre l’image d’Epinal du « communiste stalinien avec le couteau entre les dents ».
          Ça me fait penser à la période maccarthiste où tous les américains étaient censés craindre et haïr les « communistes » sans savoir exactement de quoi il en retournait et en mettant un peu tout et n’importe quoi derrière cette étiquette maudite.

          • karlM
            karlM répond à Ermite
            Précaire
            • Posté à 18h31 le 30/10/2008
            • Internaute 21378
              Précaire

            Monnaie, banque et finance...Approche proudhonnienne

            LA CRISE FINANCIÈRE ET ÉCONOMIQUE mondiale née officiellement en août 2007
            (en fait, fin 2006) fait replonger dans les préconisations de Proudhon. Les positions de notre auteur sont éparses dans son œuvre. Cependant, on les trouve plus systématisées dans son ouvrage La solution du problème social, dans la troisième édition du Manuel du spéculateur à la Bourse et dans son projet de « Banque du Peuple ».
            Chez les libéraux, la monnaie n’est qu’un voile. Cela signifie qu’elle n’a qu’un rôle d’étalon de mesure de la valeur, de moyen de paiement et d’instrument de réserve de valeur. Proudhon observe que la détention de monnaie (le capital financier) est une réserve de puissance, bien au-delà
            de la thésaurisation et de la conservation du patrimoine. L’argent est aussi un stock de valeur affectable à différents usages, dont l’investissement. Mais c’est aussi un moyen de corruption des représentants politiques, de spéculation, d’enrichissement sans cause, de domination sur ceux qui en sont dépourvus. Mais la monnaie demeure le meilleur moyen de réalisation des échanges économiques, d’investissement et d’augmentation de la vitesse de circulation de la production.
            Chez Proudhon, la monnaie est avant tout une institution collective, une création sociétale ; elle sert à la circulation des biens et marchandises grâce à un équivalent général de mesure de la valeur fondé sur la confiance des acteurs socio-économiques. Cette confiance généralisée est sociale par
            construction, par définition une « force collective », une représentation commune. L’organisation même de la circulation monétaire est un processus social dont nul ne saurait avoir le monopole, ni l’État, ni les banques privées, pas même la Banque de France qui, à l’époque, était d’ailleurs privée. La monnaie, dont l’origine et le mode de circulation sont sociaux, doit donc être socialisée, mutualisée, fédérée, ce qui signifie que les conceptions financières de Proudhon sont indissociables de son fédéralisme politico-économique.
            Proudhon observe que la détention d’un stock de monnaie ou capital financier offre à ses propriétaires un privilège énorme, celui de la liquidité. Le « capitaliste » se trouve dans une relation de pouvoir asymétrique avec ceux qui n’ont pas d’argent et en ont besoin pour un achat ou un investissement. Il en profite pour fixer ses conditions à l’emprunteur qui n’a pas le choix. L’argent est donc non seulement une réserve de précaution mais encore et surtout un instrument inégalitaire de pouvoir, un moyen de puissance sans contrepartie, un vecteur d’asservissement. L’argent-capital en tant que propriété privée procure un pouvoir sur les autres alors que sa fonction est sociale et doit être mise au service de tous. Du coup, la justice est mise à mal ainsi que la liberté. Le financier, chez notre penseur social, est ainsi non séparable de sa conception d’un régime socio-politique fondé sur la liberté et la justice.
            Proudhon observe que, dans les sociétés modernes, ce n’est pas l’argent qui est le principal facteur du dynamisme économique, mais le crédit. Ce dernier permet d’avoir tout de suite ce dont on a besoin et qu’on ne peut pas payer d’un seul coup. Il permet d’acheter commodément des biens
            durables ou d’investir en étalant la dépense dans le temps par le biais de l’amortissement de l’emprunt. Le crédit accélère donc la circulation économique et l’échange, de même que l’investissement. Le crédit dans les sociétés capitalistes est rémunéré par le paiement d’un intérêt soi-disant présenté comme la contrepartie d’un risque pris par le banquier ou le prêteur. Le taux d’intérêt dépend certes de la demande et de l’offre de capitaux, mais il dépend aussi des rapports de force, des abandons consentis aux opérateurs privés par la puissance publique et des prédations
            bancaires (ou des organismes de crédit) qui, comme tout le monde maintenant, exigent 15 % de rémunération de leur argent. D’ailleurs, il suffit de constater les choses : les crédits à la consommation par carte de crédit en quelque sorte « revolving » (Cetelem, Cofidis, Sofinco, Cofinoga, etc.) atteignent des taux d’intérêt de 16 à plus de 20 % sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent. L’intérêt est aussi justifié par les libéraux au nom de la préférence pour le présent, c’est-à-dire que consommer maintenant en empruntant reporte les choses dans le temps alors que la valeur actuelle du prêt est plus grande que dans le futur, sans même parler de la dévaluation de la monnaie. Sans doute, mais le temps compte pour tout le monde et il n’y a pas de raison pour que seuls les capitalistes financiers exploitent la préférence pour le présent.
            Par ailleurs, cette préférence reste à démontrer puisque très souvent les investissements montrent au contraire une préférence pour le futur, soit parce que l’on espère une rentabilité supérieure, soit parce que l’on veut laisser une trace dans l’histoire, par exemple avec un beau monument, soit
            pour épater la galerie par une dépense ostentatoire.
            Contre ce système capitaliste fondé sur la rentabilité des capitaux prêtés, Proudhon se révulse. Il observe déjà que ce n’est pas le banquier qui prend les risques réels. En fait, le banquier les « mutualise », les défaillances étant couvertes par tous les autres emprunteurs, à la différence près que cette mutualisation n’est qu’un foisonnement assurantiel des pertes, qu’un calcul financier d’intérêts à base de probabilités et de statistiques, très loin de tout projet moral de solidarité et de réciprocité, de tout projet politique d’équilibration des rapports de pouvoir.
            Par ailleurs, le banquier prend d’immenses précautions : gages, hypothèques, nantissements, réception des revenus de l’emprunteur. Où est le risque ? Il est, en fait, chez l’emprunteur qui peut, pour des raisons diverses, se trouver dans l’impossibilité de rembourser. Dès lors, l’intérêt n’est pas la rémunération d’un risque mais un prélèvement indu sur la production future de l’emprunteur. Dès lors, la prise de risque n’est pas un acte individuel du banquier, mais un processus social et
            assurantiel de couverture mutuelle. Enfin, ce n’est pas le banquier qui fait confiance à l’emprunteur ; c’est ce dernier qui croit malencontreusement que son banquier prend à cœur son intérêt. Pour ces
            raisons, Proudhon pense que le crédit doit être socialisé et « gratuit », c’est-à-dire que le taux d’intérêt disparaît au profit, si j’ose dire, d’agios limités aux frais de gestion.
            Ce n’est pas tout. Notre auteur analyse le mécanisme du crédit. C’est un mutiplicateur économique qui accélère la circulation et les échanges. Prenons un exemple. J’ai reçu 10 000 euros (ce qui ne fait que déplacer l’argent), je les mets en dépôt chez un banquier, lequel, par ailleurs,
            grâce à la bienveillance des gouvernants au service du capital, ne me verse aucun intérêt. Ledit banquier va pouvoir prêter disons 90 % de ce dépôt (les 10 % manquants sont dus au fait que les banques sont tenues à disposer de « réserves obligatoires » pour faire face aux remboursements de dépôts). Notre dépôt initial de 10 000 euros, en monnaie réelle et certifiée par l’État, ayant donné lieu à un prêt de 9 000 peuvent générer aussi 90 %, soit 8 100 de nouveau prêt à un troisième larron. Et ainsi de suite, ce qui fait qu’une même somme déposée en argent réel produit un volume de crédit imaginé très supérieur à son montant initial. Proudhon, évidemment, ne voit pas de raisons à ce que ce processus multiplicateur, dont l’origine est sociale, soit privatisé par des banques ou confisqué par l’État. La chose est d’importance puisque, aujourd’hui, 80 % de la masse monétaire en
            circulation provient de la monnaie de crédit ou monnaie scripturale ; la monnaie gagée sur du réel n’est donc plus qu’à 20 % au maximum. Si l’on tient compte des sommes en circulation avec la masse monétaire internationale de crédits (hypothèques et prêts en tout genre, dont LBO, titrisés, promesses de vente ou d’achat à terme, produits dérivés, etc.), on arrive à la somme fabuleuse de 40 fois le PIB mondial de 50 000 milliards de dollars. Il est clair que cette masse de crédits ne repose sur rien de tangible car la monnaie n’est plus assise sur quoique ce soit de réel et physique depuis 1973, date de l’abandon par les USA de l’étalon de réserve-or et début des monnaies dites flottantes. Par ailleurs, les gouvernements se sont échinés, socialistes en tête, à supprimer toutes les règles pouvant contraindre la finance mondialisée, créant ainsi le risque systémique dû au tout financier conjugué avec la libre circulation financière sur le globe tout entier et avec la rapacité des des fonds de pension capitalisés en titres boursiers. Avec le résultat que l’on constate : quand un fil de l’écheveau a été tiré, toute la pelote se défait.
            C’est la raison pour laquelle Proudhon se proposait, en enlevant la finance aux banquiers et aux assureurs, « de faire mourir la propriété à petits feux ». Aux yeux de notre financier libertaire, s’il y avait un seul secteur économique à socialiser, mutualiser et fédérer, ce serait naturellement la finance. Cependant, la réorganisation solidariste de la finance chez Proudhon ne saurait être séparée de la mise en place d’un ensemble de contre-structures régulatrices et coordinatrices de l’activité
            économique. Ainsi, dans l’ordre socio-économique, notre auteur préconise des contre-structures opposées au laisser-faire libéral : lois qui « font la police et laissent faire la boutique », docks, moyens de stockage, magasins généraux, expositions générales et foires autogérées, statistiques
            et mercuriales comparatives, comptabilité publique et privée, coopératives, assurances mutuelles, loyers ou fermages comme leasing (les payer fait que le locataire devient propriétaire au bout d’un certain nombre d’annuités), banque du peuple assurant le crédit et créant une monnaie fondée sur les biens matériels et leurs encours, éducation populaire, formation permanente, associations culturelles, autonomies locales, etc.
            Proudhon voulait socialiser et mutualiser la finance à la fois sur la base de l’intérêt mutuel et sur les valeurs de solidarité et de coopération en créant la Banque du peuple assurant le crédit gratuit et développant une monnaie de circulation, d’échange et de crédit assise sur des gages réels et sur la mise en réseau coopératif des acteurs sociétaux. La solution était simple : apports de personnes devenant ainsi coopérateurs sous forme de souscription de certificats de dépôt ou sous forme de titres représentant des matières et des produits, échanges financiers sous forme de lettres de change transmissibles au sein du réseau de producteurs, commerçants, consommateurs et payables à échéance par la banque au dernier détenteur en monnaie légale. Entre-temps, les lettres de change peuvent être rédigées en monnaie parallèle, sans cours légal ou forcé (appelons-la le proudhon) avec les effets multiplicateurs de crédit décrits plus haut dus à leur circulation et au possibilités d’escomptes ente échangistes. C’est pourquoi, en bout de course, avec cette circulation accélérée de la monnaie de crédit, il n’y a plus qu’à convertir le solde en monnaie légale, solde très inférieur au montant ayant circulé.
            Proudhon analyse que la monnaie, en régime capitaliste de son époque, est, en dernière instance, fondée sur une garantie réelle, à savoir le stock physique d’or (ou aussi l’argent, à une époque donnée) de la banque centrale (étalon or). L’or a été pris comme étalon pour des raisons de
            commodité : il est imputrescible, durable, stockable, transportable, divisible en pièces circulant facilement. Notre penseur et homme d’action estime que le gage physique de la monnaie circulante peut être une matière autre que le métal précieux. Proudhon a une idée géniale : ce sont les
            marchandises, les produits finis ou semi-finis, les matières premières qui peuvent constituer une grosse part des fonds de garantie de la Banque du Peuple par rapport à la monnaie qu’elle émet et aux prêts qu’elle consent. Par cette monnaie gagée sur la production et ses intrants, ce sont les
            producteurs et les consommateurs, les prêteurs et les emprunteurs qui se garantissent mutuellement. De plus, la Banque du Peuple, est une sorte de coopérative socialisée et mutualisée cogérée en mains communes entre toutes les parties prenantes, bien au-delà d’un groupe de tecnnocrates ou de
            banquiers. Le conseil de surveillance de la Banque du Peuple, composé d’une représentation directe des intéressés, doit faire le maximum pour conserver sa monnaie en étalon et en réserve de valeurs dignes de confiance. Il dépend d’un réseau socialisé de producteurs, de commerçants, d’acheteurs et
            d’emprunteurs organisés en coopérative de crédit. Par ailleurs, les garanties physiques de la banque ont encore pour énorme avantage de stabiliser les cours et les prix, puisque les valeurs stockées peuvent être réalisées au moment le plus favorable et en fonction de la demande que ladite banque permet de réguler dans le temps. On peut aller, comme l’a proposé le courant abondanciste (journal La grande relève), jusqu’à payer les salariés avec des bons de circulation directement gagés sur leur
            production, ce qui permettrait d’empêcher tout écart entre la demande et la production puisque la première serait mécaniquement calibrée sur la seconde.
            Il est clair que la proposition de Proudhon fut raillée par les capitalistes et les gouvernants qui firent toujours tout ce qu’ils purent pour empêcher sa réalisation. Marx, qui n’a rien compris au crédit, misant tout sur le capital productif des sociétés par action, s’en moqua aussi. Et, plus surprenant, les syndicats s’en désintéressèrent. Les syndicats veulent du pouvoir d’achat tout en ignorant le mode même d’extraction de la plus-value dans le capitalisme financier moderne et son caractère pervers. Espérons que la crise leur donnera enfin à réfléchir, comme aussi aux
            soi-disant partis de gauche, même le NPA.
            Les bonnes idées ne meurent pas et celles de Proudhon furent appréciées par Silvio Gesell et lord Keynes. Les « Sels » (système d’échange local) actuels sont proches des conceptions de Proudhon en matière d’échange et de financement mutuel et solidaire. L’idée demeure valide et plus que
            nécessaire aujourd’hui. Notamment, le tiers secteur social a bien besoin de financement pour se développer.
            Jacques Langlois, Le Monde libertaire – N° 1529 – du 16 au 22 octobre 2008

            • LETSGONICE1
              LETSGONICE1 répond à karlM
              • Posté à 22h00 le 30/10/2008
              • Internaute 47895

              Désolé, vraiment trop long donc, illisible...
              Pour autant, chapeau à Proudhon !

              • Ermite
                Ermite répond à LETSGONICE1
                Consultant IT
                • Posté à 08h50 le 31/10/2008
                • Internaute 37758
                  Consultant IT

                Ah ! Proudhon !
                Difficile à lire mais diablement éclairant.
                Un des premiers contradicteurs de Marx... et probablement un des rares a l’avoir contredit « positivement », c’est-à-dire avec de vraies idées constructives.

          • newuser
            newuser répond à Ermite
            • Posté à 19h01 le 30/10/2008
            • Internaute 25621

            Tiens, complètement hors-sujet, le McCarthysme ça me fait penser à Sarah Pallin qui déclare qu’Obama est socialiste avec un air de dégout proche de celui qu’on a pour les gens qui ont la gale.

            Balancer ça pendant la période où le capitalisme fou flingue toute l’économie mondiale par le jeu de quelques centaines, tout au plus quelques milliers, de personnes.
            Ca m’a fait comme un frisson dans le dos.

          • Houvaton nouveau compte
            • Posté à 22h19 le 30/10/2008
            • Internaute 39856

            Ermite,
            votre réponse ne répond pas à ma question, c’est un échappatoire à la con.
            Besancenot pour accéder à ce bien qui est, ne l’oublions pas, un bien de première necessité, passe par le crédit. Point. Or le crédit a été mis en place pour favoriser une croissance de merde au profit des plus riches. Credit qui rend esclave et emmerde tous ceux qui, comme moi, tablent sur l’appropriation immédiate et sans condition d’un bout de terrain pour y vivre tranquille, sans polluer, en travaillant essentiellement pour soi.
            Besancenot, en vivant sur le crédit, est en totale contradiction avec ce que les medias souhaitent si aimablement présenter de lui. Cet article est une caricature qui répond à une autre caricature. 55m2 à Paris estimé à 37000 euros ... C’est mignon tout plein. Ce gars est génial pour les journalistes car, grâce à eux, il fédèrere une autre gauche et rentre ainsi parfaitement dans le conard de cadre pour blaireaux de notre démocratie représentative à chier.

            Vive la démocratie directe et les referendums d’initiatives citoyennes, RIC dont ne parle jamais Besancenot, et encore moins les journalistes de rue89.
            Et vous n’avez pas lu Proudhon. Alors faites pas semblant de le connaître.

            • Ermite
              Ermite répond à Houvaton nouveau compte
              Consultant IT
              • Posté à 09h02 le 31/10/2008
              • Internaute 37758
                Consultant IT

              Je ne vois pas ce qui peut vous permettre de m’accuser de n’avoir pas lu Proudhon. On appelle ça une attaque gratuite, mon ami.
              Je pourrais bien sûr vous répondre que « Mais si, je l’ai lu, ô certes pas tout, je le reconnais ». Et après vous lister ses œuvres que j’ai lues.
              Mais à quoi bon ? Puisque vous êtes un si grand médium, capable de tout savoir sur moi sans même me connaître !

              Pour reprendre sur Proudhon, dans « Le Système des Contradictions Économiques », il démontre justement que l’appropriation par expropriation que vous préconisez est à la fois une nécessité ET une impossibilité.
              Il explique clairement aussi, dans ce livre et ailleurs, que votre doux rêve de vie en autarcie est un doux rêve ou au moins qu’en faisant cela vous vous rejetteriez en dehors de la société, sans pouvoir survivre bien longtemps. LA complexification de la production au sein des sociétés humaines fait que personne ne peut plus vivre en travaillant « essentiellement pour soi ». On travaille TOUS pour l’ensemble de la société à laquelle nous appartenons ; toute la question étant celle de la répartition des résultats globaux de cette production.
              Vous auriez l’air bien bête avec votre bout de terrain, sans pouvoir vous y bâtir une demeure, sans adduction d’eau, sans casseroles tiens puisqu’on y est. Bref sans rien que vos mains et un bout de terrain. Parce que, devinez quoi, pour obtenir tout le reste, indispensable à votre existence, il vous faudra bien entrer en relation avec d’autres et à échanger vos productions respectives. Et comme tout ne peut pas nécessairement se payer au comptant, il vous faudra bien recourir à un quelconque système de crédit.
              CQFD, mon bon monsieur.

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