30/10/2008 à 12h01

RD Congo : pourquoi le conflit du Kivu resurgit aujourd'hui

David Servenay | Ex-Rue89



Le général rebelle Laurent Nkunda au camp de déplacés à Kilorirwe, décembre 2007 (James Akena/Reuters).


Alors que des dizaines de milliers de réfugiés fuient les combats opposant l’armée congolaise aux rebelles soutenus par le Rwanda, autour de Goma, les troupes du général Laurent Nkunda ont décrété un « cessez-le-feu » unilatéral. Sur le terrain, un tir d’obus de mortier, près du camp de Kibati, aurait provoqué un mouvement de panique chez les réfugiés : 45 000 personnes seraient en mouvement vers le Rwanda et le sud de la région. Des tirs à l’arme lourde auraient aussi éclaté dans la zone frontalière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo.

Cette reprise des combats autour de Goma est la conséquence d’un énième accord de paix défaillant. Comme le souligne l’International Crisis Group dans sa dernière analyse, les groupes armés présents dans la région se sont réarmés ces dernières semaines. Il était donc logique que les armes parlent à nouveau. Retour sur un conflit qui n’en finit pas de ravager la région depuis quatorze ans.

Le Kivu ? La Suisse de l’Afrique centrale

Contrairement aux images misérabilistes qui reviennent à chaque soubresaut de la crise, le Kivu est une région extraordinairement riche, qui lui vaut le surnom de « Suisse de l’Afrique centrale ». Et ce pour plusieurs raisons :

  • D’une superficie de 256 000 km2 -presque la moitié de la France- la région s’étale entre la cuvette congolaise, au climat tropical, et les contreforts du plateau rwando-burundais, beaucoup plus tempéré et froid.
  • Au nord, la chaîne des volcans Virunga culmine à plus de 4000 mètres d’altitude, à l’ouest, les forêts congolaises offrent un environnement où les cultures sont abondantes, mais surtout des richesses minières inégalées : cuivre, or, coltan, gaz naturel et pétrole dans les lacs Kivu et Tanganiyka. Toutes ces richesses faisant l’objet de trafics en tout genre.
  • Traditionnellement peu peuplée, la région est depuis le XIXe siècle une terre d’immigration, attirant les « banyarwanda » (habitants du Rwanda) des plateaux, où la densité de population a toujours été très forte. Ces derniers se heurtent régulièrement aux locaux congolais, à travers de multiples conflits fonciers.
  • Deux villes -chefs-lieu de région administrative- délimitent la zone : Goma au nord du lac Kivu, avec de nombreux camps de réfugiés et Bukavu au sud du lac.

Dès les années 60, le Kivu a constitué une base arrière pour tous les réfugiés -principalement rwandais- de la région, mais également un enjeu de pouvoir entre le Zaïre, le Rwanda et l’Ouganda, où ce « ventre mou » de l’Afrique centrale reste une zone impossible à contrôler entièrement. Car trop vaste.

Des protagonistes de la crise du génocide de 1994

Tous les protagonistes du conflit d’aujourd’hui sont des héritiers du génocide rwandais. Impossible de comprendre la logique des acteurs sans se référer à cette période.

  • Fin juin-début juillet 1994, après trois mois de massacres, les génocidaires balayés par l’offensive de l’Armée patriotique rwandaise (APR) de Paul Kagame traversent la frontière zaïroise, avec la complicité des soldats de l’opération Turquoise.
  • Dans les mois qui suivent, les Forces armées rwandaises (FAR) reconstituent leurs unités, en se mélangeant aux Interahamwe (les miliciens du génocide) puis elles récupèrent les armes lourdes normalement confisquées par les Forces armées zaïroises (FAZ). Commence alors une guerre de guérilla contre le nouveau régime de Kigali, qui dure deux ans (1995-97).
  • En octobre 1996, Kagame confie à son chef d’état-major, le général James Kabarebe, la tâche de liquider cette guérilla. Une traque sanglante commence, partant des camps de réfugiés qui abritent les Interahamwe, jusqu’à Kinshasa où les Rwandais portent au pouvoir Laurent-Désiré Kabila en mai 1997, provoquant la chute du maréchal Mobutu.
  • En 1998, la guerre reprend dans le Kivu, faisant des centaines de milliers de victimes dans les camps de réfugiés. Chaque camp -Kigali et Kinshasa- s’appuie sur des groupes armés plus proches d’une troupe de miliciens que d’une armée régulière, mais en général bien équipés.
  • Jusqu’en 2004, les alliés de Kigali contrôlent en grande partie les différentes filières de trafics de matières premières -notamment le coltan qui sert à fabriquer les puces de téléphone portable-, ce qui permet au Rwanda de financer sa reconstruction.
  • En 2004, le président Kagame négocie la rédition des deux principaux chefs militaires du maquis des ex-FAR -les généraux Paul Rwarakabije et Jérôme Ngendahimana- qui entraînent dans leur sillage des milliers de combattants. Problème : plusieurs milliers préfèrent rester dans le maquis. Ils ne l’ont toujours pas quitté.

Petit à petit, l’Armée nationale congolaise (FARDC) a réussi à reprendre pied dans la région ; mais elle se heurte :

  • d’un côté, aux supplétifs rwandais : le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dirigé par le général Laurent Nkunda, 41 ans, un homme soupçonné de crimes de guerre. Cet ancien de l’APR a toujours servi les desseins de Kigali, mais il est devenu un allié gênant à partir du moment où la justice internationale a émis des mandats d’arrêts internationaux pour des exactions qui lui sont attribuées.
  • De l’autre, aux miliciens des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), héritiers des génocidaires de 1994, qui continuent à vivre des trafics locaux. Eux aussi sont devenus incontrôlables.
  • En janvier 2008, un énième accord de paix est donc ficelé, mais il comporte au moins deux failles : les FDLR ne l’ont pas signé et il limite l’amnistie aux « actes de guerres ». Les auteurs de crimes de guerre et/ou de crimes contre l’humanité seront poursuivis.

En somme, quatorze ans après le début du conflit, plus personne n’a vraiment de prise sur des groupes armés qui se sont autonomisés et servent de bras armés aux puissances régionales.

Que fait la communauté internationale ?

Comme à chaque fois que la tension remonte d’un cran, les premières victimes sont les civils, en particulier la population des camps de réfugiés situés autour de Goma. A la question : combien de victimes ? La mission de l’ONU répond :

« Selon une étude publiée par International Rescue Committee en décembre 2004, 3,8 millions de personnes, pour moitié des enfants, seraient ainsi mortes. Selon Jan Egeland, Coordinateur des affaires humanitaires de l’ONU, les effets persistants du conflit sont responsables d’au moins 1000 décès par jour en RDC tandis qu’environ trois millions de personnes ont un “besoin urgent d’assistance ”. »

La Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo a été créée en 1999, dans la foulée d’un premier accord de paix. Depuis, la MONUC s’efforce de faire respecter le cessez-le-feu et de désarmer les différents groupes armés sévissant dans la région.

Malgré un budget très important -1 136 875 200 dollars en 2006- et un personnel tout aussi pléthorique -16 475 militaires dont 3551 pakistanais, plus 3150 civils-, le moins qu’on puisse dire est que le succès n’est pas au rendez-vous.

Plusieurs explications à cet échec :

  • D’abord des volontés politiques contradictoires : les Etats-Unis soutiennent le Rwanda, tandis que les Européens, les Français en particulier, s’appuient sur les Congolais, avec… les Chinois, qui financent une bonne partie de l’effort militaire de Kinshasa.
  • Ensuite, un contingent constitué de troupes peu aguerries à cet environnement difficile. Les soldats pakistanais font l’objet de nombreuses enquêtes de l’ONU, soit pour des dérapages individuels, soit pour de vraies fautes politiques dans l’exécution de leur mission.
  • Enfin, la région reste la proie des prédateurs de toute nature, attirés par les fabuleuses richesses du sous-sol. D’où une privatisation rampante d’un conflit au départ très politique.


Comment sortir de cette crise ?

Si un avis fait l’unanimité sur le Kivu, c’est qu’il n’existe pas de recette miracle à cette poudrière permanente.

Politiquement, aucun des protagonistes n’a pour l’instant avancé la moindre piste permettant de trouver une sortie de crise acceptable tant à Kigali qu’à Kinshasa. Le porte-parole du Premier ministre belge a indiqué qu’il demanderait « un examen de la situation du mandat et de la configuration de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) ». Rien de plus, pour le moment. Bruxelles a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Kigali, pour discuter avec le président Kagame.

Militairement, la France a fait une proposition, au titre de sa présidence de l’Union européenne. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est dit favorable à l’envoi d’un « groupe tactique » -au maximum 1500 hommes- pour stabiliser la situation. Ce ne serait pas une première : l’Europe a déployé deux missions au Congo : Artémis en 2003, dans la région de Bunia, et Eufor RDC à Kinshasa en 2006, pendant le processus électoral. Les Belges, absents du conflit depuis le traumatisme de 1994 où dix casques bleus furent tués, seraient volontaires.

Photo : le général rebelle Laurent Nkunda au camp de déplacés à Kilorirwe, décembre 2007 (James Akena/Reuters).

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  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 12h46 le 30/10/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    J’apprécie l’analyse de la situation, je connais très peu l’histoire de cette région (sauf que je me souviens des massacres du Rwanda), mais, il y a peu de temps, nous avons aidé un demandeur d’asile, venant de RDC, à préparer sont entrevue avec l’OFPRA.
    Après son récit, je m’étonne que vous ne parlez pas de la véritable guerre que continue à se livrer Hutus et Tutsie. Ces ethnies n’ont-elles rien à voir avec la situation actuelle ? Je précise que la mention de l’ethnie est indiquée sur les papiers d’identité des Congolais, ainsi que le village où il est né (tel village = telle ethnie).

    Les autorités congolaises ont retiré la nationalité congolaise aux hutus, même nés au Congo, les empêchant ainsi de s’inscrire sur les listes électorales. Les membres de la FDLR sont traqués depuis des années, emprisonnés, massacrés, ainsi que leur famille, femmes et enfants compris. Je crois que son président s’est réfugié en Europe. A majorité Hutu, ils ne peuvent se réfugier dans le pays de leurs parents ou grands parents, le Rwanda étant dirigé par les Tutsis.

    Je crois, mais je peux me tromper, qu’il y a de nouveau dans ces évènements dramatiques, une dimension ethnique qu’il ne faut pas négliger.

    • David Servenay
      David Servenay répond à caro
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 13h03 le 30/10/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      D’accord avec vous Caro, sur l’existence d’une « dimension ethnique » dans les conflits qui agitent cette région.

      Mais je ne pense pas -le point est très débattu- que cette dimension soit structurante dans les « événements dramatiques », comme vous les appelez, de cette région.

      La situation au Kivu a une toile de fond politique et économique qui permet de comprendre pourquoi ce conflit dure.

      Dans les explicateurs, nous essayons d’abord de faire preuve de pédagogie.

      Enfin, les meilleurs historiens des Grands lacs ont démontré la construction idéologique qui se cache derrière cette « dimension ethnique », instrumentalisée comme facteur politique, par de nombreux protagonistes.

      Quant vous écrivez, à propos des FDLR...

      « A majorité Hutu, ils ne peuvent se réfugier dans le pays de leurs parents ou grands parents, le Rwanda étant dirigé par les Tutsis. »

      ...vous faites une double erreur d’analyse.

      D’abord, les réfugiés ont eu à plusieurs reprise l’occasion de rentrer dans leur pays (cf. le plan de démobilisation de 2004, par exemple). Ensuite, dire que le Rwanda est « dirigé par les Tutsis », est une simplification très ethniciste.

      Là-bas, comme ailleurs, l’essentiel de la vie politique repose sur des liens de pouvoir. Quand vous parlez aux qui vivent dans ce milieu, ils n’avancent pas l’appartenance ethnique comme explication de leur position sociale.

      Mais bon, le jour où l’on comprendra que l’Afrique aussi est entrée dans une forme de modernité mondialisée... notre regard aura bien changé.

      • caro
        caro répond à David Servenay
        délinquante avérée
        • Posté à 13h40 le 30/10/2008
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        Merci de votre réponse. Je m’en réfère au récit de ce jeune demandeur d’asile, dont une partie de sa famille a été massacrée et ce, soit dans des camps, soit dans leur village (dont sa compagne), les autres sont réfugiés soit en Europe, soit à Abidjan. Il s’est enfui en passant par la Tanzanie, où subsistent des camps de réfugiés.
        Comme je le disais, je ne connais pas assez la situation et j’aimerais croire que la dimension ethnique n’a plus l’importance qu’elle a eu.
        L’Afrique est sans doute entrée dans une « forme de modernité mondialisée ... » notre regard, en tout cas le mien, sur la mondialisation et le pillage des richesses et les conflits, sous-tendus ou pas par des considérations ethniques, qui en découlent, ne changera pas.
        Et c’est toujours les civils qui en pâtissent.

      • kawouede
        • Posté à 13h44 le 30/10/2008
        • Internaute 27995

        Le coeur du problème ici n’est-il pas que les « ethnies » Hutu et Tutsi sont des catégories forgées d’abord par le colonisateur belge, puis assignées par l’Etat « moderne » rwandais (avec le concours des techniques administratives de la gendarmerie française, disait Charlie Hebdo il y a quelques mois) ?

        On le voit aussi en RDC avec l’équation un village = tous de la même ethnie

        On a l’impression que l’appartenance ethnique est une donnée structurante depuis 1994, mais largement artificielle - donc dépassable pour les populations concernées ?

         
        • caro
          caro répond à kawouede
          délinquante avérée
          • Posté à 14h50 le 30/10/2008
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          bonjour kawouede, il me semble que les « ethnies » ont toujours existé en Afrique et, lors du partage du continent en 1885 les colonialistes européens n’en ont pas tenu compte pour établir les frontières.
          La RDC excite bien des convoitises, il recèle 10% des réserves mondiales de cuivre, 30% de celles de cobalt et pléthore de diamants, manganèse, uranium, coltran.
          L’organisation des Etats africains semble lutter contre les sociétés ethnicisées, mais, d’après ce que j’ai entendu, ce n’est pas gagné !

          • compte supprimé16
            compte supprimé16 répond à caro
            révolté
            • Posté à 15h22 le 30/10/2008
            • Internaute 53568
              révolté

            Arrétez de mettre de l’ethnie partout et cela vous ouvrira sans doute d’autres horizons sur l’Afrique ! Vous interprétez ce conflit sur des bases ethniques totalement fausses et occidentalo-centriques simplistes. La compétition pour les matières premières et l’ethnie n’expliquent pas tout !

            • Adelyne sur le sable
              Adelyne sur le sable répond à compte supprimé16
              Si je savais
              • Posté à 15h35 le 30/10/2008
              • Internaute 16679
                Si je savais

              Et bien, Léo, tout révolté que vous soyez, avec tant de ferveur, pour demander aux autres « d’arrêter », (en faisant court si possible), expliquez nous que nous ne mourrions pas idiotes (surtout nous les « blondes »), quels sont tous les enjeux.

            • caro
              caro répond à compte supprimé16
              délinquante avérée
              • Posté à 16h20 le 30/10/2008
              • Internaute 6484
                délinquante avérée

              léo hamelin, si vous aviez lu mes commentaires au-dessus, vous auriez lu que ce n’est pas moi qui mets de l’ethnie partout, mais bien des ex-congolais (congolais dont on a retiré la nationalité) qui le disent.

              EDIT : j’ai cherché pour vous quelques articles écrits par des Africains eux-mêmes, qui parlent encore maintenant de Tutsis et de Hutus, il y en a, par ex, celui-ci d’un Burundais qui explique l’origine :
              Lien

              ou celui-ci qui explique les tenants de la guerre :
              Lien

              [...] L’Est du Congo est, depuis quelques années, une zone de conflit permanent entre l’armée congolaise et les rebelles du CNDP. Le chef du mouvement, le général Nkunda, un Tutsi congolais, reproche au gouvernement central de Kinshasa d’être allié aux Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Ce mouvement est formé de miliciens hutus et d’anciens soldats rwandais impliqués dans le génocide de 1994 au Rwanda. De son côté, les Congolais accusent ce pays, dirigé par le tutsi Paul Kagame, de soutenir la rébellion du CNDP. Les populations du Nord-Kivu sont victimes des réminiscences du génocide rwandais de 1994. Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit d’urgence ce mercredi pour discuter de la situation en RDC.

              • compte supprimé16
                compte supprimé16 répond à caro
                révolté
                • Posté à 16h51 le 30/10/2008
                • Internaute 53568
                  révolté

                Merci mais j’ai mes sources et elles ne proviennent pas d’internet.
                Les Africains sont des êtres supérieurement intelligents, en particulier les Congolais, tellement habitués à vivre dans des conditions ou nous ne survivrions pas une journée.
                La personne dont vous parlez a donné à entendre à la Française que vous êtes sans doute une version intelligible par vous de la situation dans laquelle il se trouve. Malheureusement, il est aussi à craindre que beaucoup de Congolais aient intégré toutes ces fadaises ethniques dont on leur rebat les oreilles depuis un siècle et demi, avec la complicité de certaines de leurs élites.

                • Mathieu1
                  • Posté à 19h38 le 30/10/2008
                  • Internaute 57409
                    _

                  En ce qui concerne la dimension ethnique, j’ai entendu l’explication suivante :
                  Lorsque les Belges sont arrivés au Rwanda, ils ont constaté qu’il y avait 2 types d’agriculteurs :
                  - des gens avec du bétail (les Tutsis)
                  - des gens sans (les Hutus)

                  Or, avant la colonisation, tous les agriculteurs avaient quelques têtes de bétail. Un parasite s’est propagé et la majorité des bovins sont morts. L’appartenance de bovins étant la source de richesse d’un agriculteur, ceux qui ont eu la chance de posséder encore quelques survivants ont pu monter dans l’échelle sociale. La différence entre Hutus et Tutsis était donc basée sur le statut social, et en aucun cas sur une différence ethnique.

                  Quand les Belges sont arrivés, ils ont observé qu’une partie de la population était plus grande, en meilleure forme (car bien nourris, contrairement aux autres) et possédait du bétail. Ils ont donc conclu à l’existence d’une « race » d’éleveurs (les Tutsis) et d’une « race » d’agriculteurs (les Hutus).

                  Cette supposée rivalité entre 2 ethnies provient donc du fait que les Belges soient arrivés après une crise agricole et aient mal interprétés ce qu’ils ont pu observer.

                  • gyann
                    gyann répond à Mathieu1
                    citoyen
                    • Posté à 15h49 le 31/10/2008
                    • Internaute 51496
                      citoyen

                    Mathieu,
                    Cette explication me parait douteuse car des crises agricoles ont été toujours trés nombreuses. Celle des belges n’était qu’une parmi d’autre. Les parasites de bovins détruisent les troupeaux au hasard et ne peuvent donc pas faire « grandir » certaines familles d’éleveurs.

                    Pour moi l’explication est beaucoup plus prosaique et habituelle chez les humains. Une classe sociale (qui est devenue tutsi) s’est accaparée aux cours des temps un pouvoir et des richesses bien plus importantes que les autres classes paysannes (hutus et twas).

        • pablico
          pablico répond à kawouede
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 15h00 le 30/10/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          on doit avoir a peu près la même chose en Europe : l’ex Yougoslavie...pour la soi-disant ethnie, religions, heureusement qu’il n’y a pas de matières premières.
          Mais le feu couve encore...

        8 autres commentaires
    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à caro
      Wouaooouh!
      • Posté à 15h26 le 30/10/2008
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Et, par curiosité, il a obtenu l’asile ?
      Merci...

      • caro
        caro répond à PIT LE CHIEN
        délinquante avérée
        • Posté à 15h52 le 30/10/2008
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        décision de l’OFPRA la semaine prochaine ...

         
        • gyann
          gyann répond à caro
          citoyen
          • Posté à 15h51 le 31/10/2008
          • Internaute 51496
            citoyen

          Merci de nous tenir au courant, caro

        1 autres commentaires
  • cabral amilcar
    cabral amilcar
    peureux célèbre
    • Posté à 13h13 le 30/10/2008
    • Internaute 29973
      peureux célèbre

    pas grand chose à ajouter si ce n’est le rappel au docu sur les viols aggravés dans la région, de la rtbf je crois

    la présence de l’état, les administrations, l’enseignement et les hôpitaux, je voudrais bien savoir comment ces gens ont voté, bon la suisse de l’afrique, j’entends ça souvent, la suisse de l’afrique vous la trouverez au nord-est de la république sud-africaine, des suisses parlant hollandais.

    qui doute que la construction d’un pays passe par l’éducation, où est l’université de kisangani ? où est la bibliothèque de kisangani ? , une suisse sans les routes, et sans les délicieux câbles internet quadrillant tout le territoire sous la neige.

    Pourquoi le conflit du Kivu resurgit aujourd’hui, l’article est précis et complet mais la question reste sans réponse, hors celle que ça allait si mal hier que ça ne peut qu’empirer, l’autre réponse c’est que cette absence de l’état est la condition la plus favorable au pillage des richesses, l’environnement idéal pour les affaires juteuses, un paradis minier, fonctionnant encore dans des conditions très proches de l’esclavage, un VRAI rêve belge, ce qui est triste c’est qu’on savait déjà régler tous ces problèmes il y a 50 ans mais certains ont pensé qu’il était préférable de ne pas les régler, c’était plus profitable

    le pouvoir à Kinshasa est difficile à cerner, il semble agir afin de ne pas se distinguer de ses repus collègues du syndicat de dictateurs dont l’auto financement ne paiera même pas les frais de justice de ses membres, à quoi sert l’union africaine ? à applaudir les eufor à l’aéroport ?

    pour l’instant, les seules choses qui fleurissent dans ces zones ce sont les organisations humanitaires, comme autant de boutiques...

    • battuta
      battuta répond à cabral amilcar
      adorateur de la lune
      • Posté à 15h28 le 30/10/2008
      • Internaute 56909
        adorateur de la lune

      la société universitaire locale est pourtant très dynamique... Graben, Bukavu, ils font ce qu’ils peuvent et bien... souvent écartelés entre rebels du lema tutsi, ougandais bushsniper et pouvoir de Kinsha qui les voit d’un mauvais oueil... je suis d’ailleurs étonné que la Rue n’évoque que peu cette tension « naturelle » entre le pouvoir central et cette région que l’on juge souvent (déja sous mobutu) indépendantiste...

    • compte supprimé16
      compte supprimé16 répond à cabral amilcar
      révolté
      • Posté à 19h38 le 30/10/2008
      • Internaute 53568
        révolté

      Il y a quelques explications à la résurgence du conflit comme :
      -le mandat d’arrêt lancé il y a déjà un moment contre Nkunda pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité par la justice congolaise. Nkunda se défend en lançant un avertissement à ceux qui veulent augmenter la pression pour son arrestation.
      -le processus électoral au Rwanda a modéré l’ardeur guerrière de Kagame. Il craignait une destabilisation de son pays dans une période délicate aussi bien au niveau international que national. Les élections sont achevées, plus besoin de temporiser et son aide/soutien à Nkunda a repris.
      Même si Nkunda gène Kagame, ce dernier estime que Nkunda lui est encore utile. Pour l’instant, leurs intérêts se rejoignent et passent par le maintien et l’entretien du conflit au Kivu. Cela dit, on a vu que les relations entre Museveni et Kagame, alliés contre Habyarimana, ont fini par se détériorer au point d’en arriver à une guerre larvée et indirecte entre leur deux pays... sur le territoire congolais.

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 13h38 le 30/10/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Dites nous, Mr. David Servenay... Le Kivu, c’est loin du Kosovo ?

    Parce que vous avez compris que nous sommes tous angoissés, nous culpabilisons même au sujet du Kikuvu..

    Heureusement que notre cher (très cher) président a pensé à tout.. Il compte donc envoyer nos valeureux soldats règler le problème ethnique et/ou politique du Congo.... Un peu comme en Bosnie,au Liban, en Afghanistan, etc... C’est super. On va se sentir mieux pour passer les fêtes de Noël.

    Il faudra quand même lui demander si il n’ a pas égaré le numéro de téléphone de l’ OTAN et en même temps celui du Pentagone.

    Grace à ces organisations (de paix, of course) les gens de ces pays semblent des plus heureux..N’est ce pas ? ....Et puis, on est tellement bien en France que nous sentons obligés d’ aller apporter la pax francia dans le monde entier.

    • Adelyne sur le sable
      Adelyne sur le sable répond à Chris du Fier
      Si je savais
      • Posté à 15h40 le 30/10/2008
      • Internaute 16679
        Si je savais

      Mais mon cher Chris du Fier qui chroniquez, (c’est bien orthographié n’est ce pas ?), puisque c’est une de votre « spécialité », il vous suffit de prier.

      • Chris du Fier
        Chris du Fier répond à Adelyne sur le sable
        Chroniqueur
        • Posté à 17h58 le 30/10/2008
        • Internaute 51129
          Chroniqueur

        Ma chère Adelyne, je crois que je vais suivre votre avis et faire une petite prière pour que ces pauvres gens puissent vivre en paix sans les ingérences continuelles et perpétuelles de nos dirigeants.

        L’ hypocrisie générale règne dans les plus hautes sphères et nous n’ y pouvons pas grand chose.

        Allez, Adelyne ! .. Tous les deux : un petit Pater Noster.. même en français........

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 13h54 le 30/10/2008
    • Expert 24356
      Chercheur

    Que fait la communauté internationale ?
    Moi j’ai la réponse, elle est très simple : la communauté internationale vend des armes de tous les côtés et récupère toutes les matières premières.
    Avant d’envoyer des soldats de l’ONU, on ferait bien de faire le ménage chez nous et arrêter d’alimenter le conflit par nos ventes d’armes.
    Pour retrouver les vendeurs, rien de plus simple. Il suffit de lever le secret bancaire des paradis fiscaux comme le Luxembourg. On pourrait aussi demander à Clearstream, qui enregistre toutes les transactions du monde.
    Mais bien sûr je rêve, on préfère envoyer Kouchner faire des beaux discours et laisser les Africains s’entretuer pour récupérer leurs richesses.

  • compte supprimé16
    compte supprimé16
    révolté
    • Posté à 15h26 le 30/10/2008
    • Internaute 53568
      révolté

    Cet article donnent quelques impressions fausses.
    Il y a DES conflits au Kivu, entre Congolais d’abord, et contre des ennemis extérieurs ensuite, étant entendu qu’il y a enchevètrement et superposition de ces deux types principaux de conflit.
    D’autre part, l’unité des protagonistes est factice et les groupes désignés ne sont qu’un agglomérat de milices et factions aux alliances volatiles et qui dépassent largement la question de l’appartenance communautaire.

    Ensuite, afin de contribuer à lutter contre des clichés fortement ancrés dont nous avons ici quelques malheureux exemples :
    - les ethnies tutsie et hutue n’ont jamais existé. Nous sommes face au résultat d’une manipulation identitaire, commencée par les pères blancs au 19eme siècle et poursuivie par les colonisateurs, pour asseoir un pouvoir, contrôler un territoire et une situation. A l’origine, les mentions « hutu et tutsi » étaient une des composantes de l’identité complexe des individus habitant un territoire en gros équivalant au Rwanda, au même titre que la filiation, l’origine villageoise, le rapport à la terre, l’activité de subsistance...
    - les questions de nationalité ET de citoyenneté sont cruciales dans l’explication des conflits au Kivu, notamment depuis l’indépendance de la RDC (exemple le plus connu, les Banyamulenge au Sud-Kivu).

    La « modernité mondialisée » dont parle Servenay dans un commentaire plus haut, ne doit pas occulter les origines endogènes et spécifiques des conflits africains. Elle produit elle-aussi des causes qui alimentent ces conflits mais qui ne les expliquent que très partiellement et très superficiellement.

    • Adelyne sur le sable
      Adelyne sur le sable répond à compte supprimé16
      Si je savais
      • Posté à 15h50 le 30/10/2008
      • Internaute 16679
        Si je savais

      Et bien voila.
      Tout ça pour ça ?
      « les ethnies tutsie et hutue n’ont jamais existé » ;
      puis : « A l’origine, les mentions “ hutu et tutsi ” étaient une des composantes de l’identité complexe des individus habitant un territoire en gros..... »
      Alors, elles ont existé ou pas.
      C’est peut être la faute des Belges, qui fumaient trop !

      « ne doit pas occulter les origines endogènes et spécifiques des conflits africains » ; puis
      « mais qui ne les expliquent que très partiellement et très superficiellement. »
      Mais donc, au lieu de démontrer, vous vous contredisez ?
      Serais je aussi blonde ?

      • compte supprimé16
        • Posté à 16h33 le 30/10/2008
        • Internaute 53568
          révolté

        Relisez attentivement et lentement ce que j’ai écrit. Cela vous évitera peut-être des diagonales ravageuses... et une décoloration instantanée.
        1. vous confondez ethnie et identité individuelle.
        2. pour décrypter un conflit, il faut considérer plusieurs niveaux : local, national, régional et international. En général, les occidentaux se contentent de ce dernier, le plus facile à analyser et à comprendre pour eux. Et quant il s’agit de l’Afrique, tout le reste est renvoyé à un problème ethnique.

         
        • Adelyne sur le sable
          Adelyne sur le sable répond à compte supprimé16
          Si je savais
          • Posté à 17h10 le 30/10/2008
          • Internaute 16679
            Si je savais

          C’est promis, je vais éviter la « permanente », mais j’insiste en vous expliquant que vous même en voulant décrypter ce conflit, simplifiez quelque peu le rôle des occidentaux.
          « local, national, régional et international. En général, les occidentaux se contentent de ce dernier.... », et « tout le reste est renvoyé à un problème ethnique ».

          Quand vous dites que « David Servenay dans un commentaire plus haut, ne doit pas occulter les origines endogènes et spécifiques des conflits africains. »

          Je crois moi, qu’elles ne sont ni endogènes ni exogènes mais mixtes.
          Ils proviennent de l’extérieur (influences colonisatrices et génocidaires), et de l’intérieur dans la mesure ou à l’intérieur des groupes soit disant ethniques qui n’en sont pas réellement , se sont crées des « coutumes », des habitudes, des pressions, et des formes nouvelles « sociétales » qui n’avaient pas lieu d’être à l’origine (sans l’influence négative des pères blanc). (Là je vous l’accorde.)
          Montesquieu dans ses « Pensées » disait bien :
          « Il est dangereux de faire de grands changements car ils servent d’exemple et autorisent la fantaisie de celui qui voudra bouleverser tout, en ôtant le respect que l’on doit avoir pour les choses établies. »
          Ceci dit merci pour cet échange, et je vais m’occuper de ma progéniture.

          • compte supprimé16
            • Posté à 18h08 le 30/10/2008
            • Internaute 53568
              révolté

            Voilà ce que vous avez lu, si je me réfère à la prose ci-dessus :
            « Quand vous dites que “ David Servenay dans un commentaire plus haut, ne doit pas occulter les origines endogènes et spécifiques des conflits africains.”

            Voilà ce que j’ai écrit :
            “La ‘ modernité mondialisée ’ dont parle Servenay dans un commentaire plus haut, ne doit pas occulter les origines endogènes et spécifiques des conflits africains.”

            Vous pouvez donc mettre une perruque pour cacher cette blondeur platine devenue aveuglante, et peut-être relire une nouvelle fois ce que j’ai écrit en allant encore plus lentement.

        2 autres commentaires
      • Thucydide
        Thucydide répond à Adelyne sur le sable
        Que survive la Démocratie en (...)
        • Posté à 17h53 le 30/10/2008
        • Internaute 6396
          Que survive la Démocratie en (...)

        Lorsque les belges ont installé leur ’protectorat en Rwanda Burundi, ils se sonr appuyés sur la caste dirigeante locale, les Tutsis et ont utilisé leur pouvoir politique sur la base populaire, les Hutus.

        En bon colonialistes bornés, ils ont, par commodité administrative et pour ménager leur comprenette un peu épaisse de caucasiens pas très ouverts ; imaginé deux ethnies là où il y avait en fait deux castes sociales qui ne se mélangeaient guère.
        Bien entendu, et pour mieux asseoir leur autorité, ils ont systématiquement favorisé les tenants du pouvoir, d’où l’accumulation de ressentiments et de haine qui éclatent maintenant.

         
        • compte supprimé16
          compte supprimé16 répond à Thucydide
          révolté
          • Posté à 18h53 le 30/10/2008
          • Internaute 53568
            révolté

          Ce sont les pères blancs, qui pour contrebalancer la caste dirigeante, auraient commencé ce travail de différenciation entre 2 groupes en cultivant et développant l’opposition totalement simplificatrice dominant/dirigeant/tutsi et dominé/vulgum pecus/hutu.

          Leur but était de créer une sorte de « conscience de classe » chez les dominés et d’utiliser ce groupe comme bouclier/bras armé en cas de désaccord avec la caste dirigeante. Ils étaient aussi, parait-il, assez choqués par les inégalités qu’ils constataient et auraient agi en émancipateur (mais je ne retiens pas cette dernière option, étant viscéralement anticlérical).

          Lorsque les colons sont arrivés, ils se sont en fait appuyés sur ce schéma fabriqué et véhiculé par les pères blancs, par ignorance et par commodité, comme vous le soulignez. Cela dit, ils usaient de la même stratégie que les bons pères pour faire contrepoids au groupe dominant.

          Le fait est qu’ils ont conservé la structure politique et sociale d’origine (une colonisation « à l’anglaise ») mais aussi détruit les quelques mécanismes de mobilité sociale qui existaient dans une société certes assez hiérarchisée mais pas figée car elle permettait des changements de condition et de statut.

        1 autres commentaires
  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 15h02 le 30/10/2008
    • Internaute 18202

    Les richesses du sous-sol africain sont aussi sa malédiction. Convoitises, envies, folies. Tout le monde se rend pour les pierres, pas pour la paix. Quelle honte avec l’ONU qui désarme ? Quelle honte avec une armée sous-équipée qui abandonne Goma ? Quelle honte, enfin, pour la communauté internationale ?

    Au fait, c’est quoi la communauté internationale ?

    Pour finir, où est l’hyperprésident ? « Je suis partout, dans les Tribunaux surtout, mais, nulle part ».

    Lien

    • Adelyne sur le sable
      • Posté à 15h58 le 30/10/2008
      • Internaute 16679
        Si je savais

      Mon cher ALLAIN.... on commence à le savoir que vous ferraillez sur Agora vox.
      Comme le père JCCCallard(le canadien expert en tout et rien), comme le super Journaliste en guerre contre La Rue, (au courant de tout), et l’autre canadien aussi, « Yssanchose ».
      Non d’un p’tit cochon, ne sommes nous pas capable à votre avis de savoir cliquer sur d’autres sites, pour nous faire notre avis ?
      Sans vos lien en référence à votre grande connaissance.
      Tout le monde n’est pas blonde comme moi nom de diou.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h09 le 30/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    kevangel, vous m’avez pris de vitesse. En effet ce conflit ne pourrait perdurer et continuer à faire de malheureuses victimes civiles (surtout des enfants) sans que les ventes d’armes ne soient florissantes comme elles le sont aujourd’hui... !

    Lien

  • battuta
    battuta
    adorateur de la lune
    • Posté à 15h23 le 30/10/2008
    • Internaute 56909
      adorateur de la lune

    Rue 89 vous allez vous faire allumer... la complicité des militaires de Turquoise... même si vous avez des raisons de le penser (et je le pense aussi) : pas de preuve tangible... éviter ça pour rester crédible, vous vous êtes journalistes , nous on est lecteur

    • David Servenay
      David Servenay répond à battuta
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 15h47 le 30/10/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Bonjour Battuta

      Je me tiens à votre disposition pour toute discussion argumentée sur ce point.

      Mais cela n’a rien de nouveau, vous pouvez lire cet article, par exemple :

      Lien

      Où nous relatons comment une équipe du 2ème REP a laissé passer le président et le ministre des affaires étrangères du GIR, le gouvernement intérimaire rwandais, principaux responsables du génocide.

      Et si vous avez vraiment envie de vous faire plaisir, comme lecteur, reportez-vous au livre que j’ai eu le plaisir de co-signer avec Gabriel Périès (Une guerre noire, La Découverte, 2007).

      • battuta
        battuta répond à David Servenay
        adorateur de la lune
        • Posté à 17h08 le 30/10/2008
        • Internaute 56909
          adorateur de la lune

        Il y en effet de nombreux ouvrages, des enquêtes très bien faites, des témoignages très crédibles... mais vous comprenez bien que quand on parle d’un Etat (la France) dans une opération comme Turquoise on ne peut s’arrêter là... 1 : c’est accuser la France de complicité de génocide, 2 : il n’y a aucune décision de justice qui valide ces accusations.... ce qu’il faudra bien si l’on veut dépasser la théorie du complot (quoi ? la France génocidaire ? complice ? complot ! délire conspirationistes , etc).... sinon autant faire un article où vous balancez, mais à mon avis vous les prendrez vite dans la tête : Lien

        La rue est d’ailleurs l’un des rares et bons relais de ces informations.... Bien à vous

         
        • gyann
          gyann répond à battuta
          citoyen
          • Posté à 19h59 le 31/10/2008
          • Internaute 51496
            citoyen

          Servenay est aussi un excellent relai de communication des thèses de la secte schizoïde SURVIE. Voilà 14 ans que SURVIE et ses affidiés s’investissent totalement pour imposer la culpabilité de la France dans le génocide de 1994 au Rwanda. Leur problème c’est que cette thèse est COMPLETEMENT INVRAISEMBLABLE. Non seulement la France n’a jamais été inculpée par aucune justice, mais surtout il n’y a strictement AUCUN MOBILE qui tienne la route. Les intérets français au Rwanda ? Il n’y pas grand chose à gagner dans ce pays, un des 10 les plus pauvres du monde... La francophonie ? Ridicule… Comploter une affaire aussi grave qu’un génocide sans mobile s’appelle de la folie pure et simple. Mitterrand était tout ce qu’on veut, sauf un fou. SURVIE compense l’absence de mobile en noyant les gens avec des centaines de détails manipulés et déformés qu’elle présente comme des preuves de la culpabilité française. L’objectif est d’attirer les contradicteurs dans un filet de discussions infinies sur la partie au lieu du tout afin de faire oublier l’absence complet de mobile. En réalité chaque fois que l’on investigue un de ces « détails/preuves », on se rend compte qu’il ne prouve rien d’autre que ce que tout le monde sait déjà : à savoir que la France aidait depuis longtemps ce petit pays pauvre à résoudre ses immenses problèmes, mais qu’elle n’a pas pu prévenir l’explosion de haine, conséquence de la guerre civile déclanchée par Paul Kagamé en 1990 au Rwanda. Les affidiés de SURVIE se sont tellement investis dans ces manipulations qu’elles sont devenues leur vraie raison d’être. Quand quelqu’un refuse d’être pris dans leur toile et ose rappelle l’invraisemblance de leur thèse, les secteux de SURVIE deviennent les traitent immédiatement de négationistes.

        1 autres commentaires
  • Florent1871
    Florent1871
    photographe
    • Posté à 18h32 le 30/10/2008
    • Internaute 50555
      photographe

    sur le sujet il faut voir l’excellent reportage de Cédric Gerbehaye, Congo in limbo : Lien

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 20h04 le 30/10/2008
    • Internaute 45440
      Consultant

    Le Rwanda appuie la milice de Nkundabatware en hommes et en armements, comme l’ont établi plusieurs enquêtes de Human Rights Watch et comme le montre cette photo du matériel saisi il y a un mois par l’armée congolaise sur des « miliciens » :

    Lien

    Le Congo devra donc revoir sa stratégie militaire et porter lui-aussi la guerre sur le territoire rwandais.

  • TetssuO
    TetssuO
    PetitBouloteur
    • Posté à 22h33 le 30/10/2008
    • Internaute 57425
      PetitBouloteur

    Bonjour,

    en aparté j’attire votre attention sur la publicité pour la banque dans la colonne de droite de la page.
    Je trouve maladroit que les fourmis parcourent la photo des populations qui fuient.

    L’effet visuel créé est déplacé à mon sens, comme si cette superposition comparait les réfugié à des insectes désorientés, vulnérables aux désidérata des « saigneurs » de guerre.

    merci pour votre voie et votre voix.

  • Victor NGIRABATWARE
    • Posté à 08h09 le 31/10/2008
    • Internaute 30037

    SERVENAY procède encore à une manipulation scandaleuse, comme d’habitude, lorsqu’il écrit que « Fin juin-début juillet 1994, après trois mois de massacres, les génocidaires balayés par l’offensive de l’Armée patriotique rwandaise (APR) de Paul Kagame traversent la frontière zaïroise, avec la complicité des soldats de l’opération Turquoise ».

    C’est totalement faux !

    L’immense majorité du peuple hutu, composé de vieillards, femmes et enfants - que Servenay qualifie ici de génocidaires pour la « bonne cause » - ainsi que les FAR en déroute, sont passés au Zaïre avant l’arrivée de Turquoise le 22 juin 94.

    Turquoise est iuntervenue, rappelons le alors que le génocide était déjà accompli aux 3/4

    Rappelons enfin quie la zône Turquoise était au sud du Rwanda alors que les reliquats des FAR qui sont passés au Zaïre sont passés par Goma, au nord !

  • Victor NGIRABATWARE
    • Posté à 08h12 le 31/10/2008
    • Internaute 30037

    Aujourd’hui comme en 94 , les anglais s’opposent à l’envoi d’une force d’interposition .

    Ils ne doivent pas gêner leurs alliés Nkunda et Kagame .

    Car NKUNDA qui est un officier rwandais agit aujourd’hui au Congo, avec l’appui du Rwanda, exactement comme jadis Kagame, qui était alors un officier ougandais a agi au Rwanda avec l’appui de l’Ouganda !

  • cat44
    • Posté à 11h11 le 31/10/2008
    • Internaute 41533

    On dit souvent « Faute de combattants... » peut-être serait-il plus juste de dire « faute d’armes... »
    toujours le serpent qui se mord la queue ! qui arme ses combattants ? les mêmes qui veulent les faire rentrer dans le rang, leur rang !

  • Mundélé
    Mundélé
    Blanc en lingala, langue (...)
    • Posté à 11h44 le 31/10/2008
    • Internaute 57448
      Blanc en lingala, langue (...)

    Bonjour, je ne suis pas habituer a ecrire ce genre de mail, mais cette fois ci, je me lance, car devant l inexistance de mouvement denoncant
    une guerre qui a fait plus de 4 Millions de mort, dans le pays qui m a vu grandir : je ne peux me taire...

    Le Coltan est, pour ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas un minerai assez rare sur terre. Et pour cause, on ne le trouve que dans quelques endrois au monde : en Australie, au Brésil, au Canada, en Chine et au .... Congo - RDC (qui en contient des sommes colossales, surtout a l est du pays - Kivu, region des grands lacs)...

    Et c est bien la situation martyre de ce dernier pays qui m’interpele.. En effet, celui ci merrite bcp bcp bcp mieux que le drame qu il est en train de vivre par notre faute a tous...

    J’y vais un peu fort vous trouvez ?

    Alors je continue...

    Le coltan (colombite-tantalite) est un minerai de couleur noire ou brun-rouge contenant deux minéraux associés, la colombite (Fe, Mn) (Nb, Ta)2O6 et la tantalite (Fe, Mn) (Ta, Nb)2O6.

    Le tantale est très prisé pour sa grande résistance à la corrosion. Il est surtout utilisé en électronique dans la fabrication de condensateurs mais aussi, allié avec d’autres éléments (CO, Ni) dans l’aéronautique et particulièrement la fabrication des réacteurs. On l’utilise également comme revêtement, dans les échangeurs de chaleur, et dans des alliages pour les outils de coupe ou de tournage. On le retrouve particulièrement dans les téléphones mobiles.

    Et c est la que ca commence a devenir interressant...

    La majorité des telephones mobiles actuels possede du coltan...

    le Rwanda, le Burundi sont des pays qui exporte bcp plus de coltan qu ils ne peuvent en produire... Il me semble même que le Burundi en exporte alors qu il ne peut meme pas en produire ! ! ! !

    Comment est ce possible me direz vous ?

    C est tres simple, il suffit pour cela de ne pas tracer la provenance du minerai... De cette maniere on peut acheter librement de ce minerai, sans rien connaitre de lui, comme par exemple son lieu d’extraction ou encore l’entreprise qui s’en ai chargé.

    De cette maniere vous coupez l’herbe sous le pied des autorités voisines (au grand damn des entreprises occidentales).

    Il faut être conscient que les armes qui servent a cette guerre sont financées en grande partie grace au trafic de Coltan et autres (orchestré par les voisins du Congo)...

    Bien entendu, les exactions commises touchent majoritairement la population civile locale (viol en masse - et en publique - de personnes - même agées, execution publique, enlevement d’enfant pour travail forcé a la mine ou enrolement dans armee discidente (Mwana Soldat), deplacement de population etc... )

    -> Or, une chape de plomb entoure les pbs de la RDC.

    La RDC a subit a elle toute seule un conflit qui a été repertorié comme le conflit le plus sanguinaire et meurtrillé depuis la 2 eme guerre mondial ! ! ! ! ! !

    A lui tout seul, il a fait, dans un seul pays .... 4 000 000 morts ! ! ! -> pire que le vietnam ou l’Irak ou l’Afganistan... voir pire que l Afganistan et l’Irak reunis ! ! ! ! ! Surtout qu’il s agit la d’une approximation...

    Mais surtout, la communauté internationnal est restée tres tres silencieuse quant au deroulement de ce conflit et a ses raisons veritables...

    Il y a en effet des sommes colossale en jeu... La RDC etant, et tous les geologues vous le diront, une aberation geologique...

    Tout ca pour dire, est ce qu’il existe en france des associations et des actions qui denonce cela ?

    Y a t il de vrais demarches pour forcer la tracabilité du Coltan ? ? des autres minerais pillés ?

    Ce qui poserait de nombreux pbs aux grandes marques de la telephonie, de constructeur de chipset pour ordinateur etc... qui se sont engagées a refuser le coltan de la RDC ( ils l’achete a la chine maintenant, sachant qu’elle même l’importe massivement du Congo en passant par la belgique -> hop, l affaire est dans le sac)

    Bref, qui traite de ce sujet en france ? ? ? ?

    Si vous avez une idee, faites moi signe ! ! !

    Je vous invite a aller jetter un coup d oeil sur dailymotion en recherchant

    « du sang sur nos portables » - il s agit d’une emission qui relate tres bien ce qui je viens de vous raconter...

    De plus si vous avez encore un doute quant a mes sources qui sont multiples, puisque j essaye de suivre ce conflit depuis des annees, vous trouverez dans l ’article ci-dessous un résumé de ce que je viens de vous raconter avec témoin et description plus poussée :

    Lien

    Et bien sur, je vous invite a venir ecouter notre musique sur Lien

    histoire de ne pas se quitter sur une anbiance aussi macabre et desesperée

    @bientot..........

    Mundélé (Patrick Pellé)

  • Victor NGIRABATWARE
    • Posté à 11h59 le 31/10/2008
    • Internaute 30037

    Hé, oui, cher Mundélé

    La seule véritable raison des drames qui ensanglantent l’Afrique des Grands Lacs depuis le 1° octobre 1990 est la main mise sur les matières premières de l’Est du Congo par les anglosaxons, via la bande à Musevemi et Kagame, aidée en sous mains pour les basses oeuvres par les agents du Mossad qui n’ont rien à refuser aux Etats unis !

    Aujourd’hui mission (presque) accomplie - comme en Irak où les mêmes causes ont produit les mêmes effets : les anglo américains maîtrisent les resssources minières de l’est du Congo. Et ce, via le Burundi et le Rwanda - le tutsiland qui leur est dèsormais inféodé (nouvelle colonisation US en Afrique ? - et qui depuis 94 sont devenus d’importants exportateurs de ces matières premiéres dont ils ne récoltent pas un gramme sur leur territoire !

    Pendant ce temps, les Blancs menteurs - comme les a très justement appelés Péan - continuent à faire diversion dans la presse francophone pour mieux paralyser le gouvernement français qui, avec Kouchner aux affaires étranges, n’en demande pas tant !

    Il y aura encore beaucoup de sang sur vos téléphones portables !

    • Mundélé
      Mundélé répond à Victor NGIRABATWARE
      Blanc en lingala, langue (...)
      • Posté à 14h22 le 31/10/2008
      • Internaute 57448
        Blanc en lingala, langue (...)

      Il est quand même notable :

      l’ironie de l’histoire veut justement que l’origine du minerai le plus precieux pour la revolution de communication mondiale que nous vivons, est justement celui la même dont on ne parle pas !

      il doit bien y avoir kkechose a faire pour changer ca ! !

      Ou alors... l’heure est gravement triste...

      Si il n y a plus d espoir, c est qu ils sont deja tous morts...

  • gyann
    gyann
    citoyen
    • Posté à 15h24 le 31/10/2008
    • Internaute 51496
      citoyen

    Paul Kagamé, l’actuel président criminel du Rwanda, est le responsable de toutes les catastrophes humanitaires de la région depuis 1990. Parti d’Ouganda avec ses milices, Kagamé a commencé par attaquer le Rwanda. Aprés une guerilla sanguinaire au milieu des paysans, Kagamé a conquis le pouvoir au Rwanda en 1994 à la faveur du génocide qu’il n’a strictement rien fait pour empécher, au contraire. Premier bilan : prés de 3 millions de victimes.

    Depuis 10 ans, Kagamé s’en prend au nord Kivu pour mettre la main sur des richesses minières considérables et satisfaire son insatiable soif de pouvoir. Son homme-lige sur place est le général déchu Nkunda. L’obectif final est de conquérir tout le Congo. Rappellons que l’assassinat de Kabila a été perpétré par un garde à la solde de Kagamé. Deuxième bilan (provisoire) : la guerre au Congo a déjà fait 5 millions de morts supplémentaires.

    Jusqu’à quand la communauté internationale tolérera-t-elle les crimes de Kagamé ? Ce grand massacreur des temps moderne est trés intelligent et retors. Seule la France a eu l’outrecuidance de s’opposer à ses ambitions démesurées. Mal lui en a pris...

  • RDCongo
    RDCongo
    PROFESSION LIB2RALE
    • Posté à 18h46 le 31/10/2008
    • Internaute 57485
      PROFESSION LIB2RALE

    APPEL POUR L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

    À cause des actions armées menées par les criminels du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) - dirigés par le général déchu Laurent Nkundabatware, qui plus est depuis septembre 2005 sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et appuyés par des forces armées non congolaises - et de l’impuissance des forces de la Mission des Nations Unies (MONUC), l’Est de la République Démocratique du Congo est en proie à une catastrophe humanitaire qui se déroule sous l’indifférence totale de la communauté internationale.

    En effet, les populations civiles du Nord-Kivu sont victimes d’une guerre dont les objectifs restent, à court terme, le pillage des ressources naturelles locales et, à long terme, la partition de la République Démocratique du Congo.

    Nous, citoyens du monde et humanistes, interpellons les Nations Unies en vue d’un déploiement, dans l’urgence, d’une véritable force internationale en mesure d’imposer le cessez-le-feu ainsi que le retrait pur et simple de ces agresseurs du territoire congolais - l’objectif étant de préserver l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo.

    Pour signer la pétition, prière d’écrire à l’adresse ci-contre : paixenRDC@gmail.com

    ––
    Les Congolais et les Amis de la RDC
    Site Internet temporaire : Lien
    Contact : paixenRDC@gmail.com

  • Annie
    • Posté à 19h17 le 31/10/2008
    • Internaute 8804

    Un coup de gueule à propos des réactions, et en fait aussi à propos de l’article. Pourquoi prétendre que l’ethnie hutu ou tutsi n’existe plus ? Sûr, il y a eu des mariages interethniques, mais pourquoi refusons-nous à ce conflit sa dimension ethnique, pourquoi prétendons-nous que personne ne peut distinguer un hutu d’un tutsi. En voyant Nkunda, vous avez pensé une minute qu’il était hutu ? Cela me dérange pas, mais les gens habitant des pays où les politiques ont été structurées autour des ethnies, oui pour eux cela de l’importance, et oui pour eux comme pour nous ils font la distinction au faciès.
    Deuxième question : pourquoi ne parle t-on pas de l’Ouganda ?
    Troisième : personne n’a remarqué que les armes portées par les Tutsis étaient américaines ?

    • Humain
      Humain répond à Annie
      • Posté à 14h26 le 01/11/2008
      • Internaute 21387

      Et les stylos du syndicat du livre CGT sont des pointes Bic !

      Donc, le syndicat CGT est sponsorisé par la société Bic !

  • tucho
    • Posté à 05h22 le 01/11/2008
    • Internaute 545

    Pire que les belges !
    Les Rwandais se comportent meme pire que les belges d’antan. Leave those Kivu people alone !
    they have had enough
    trouble for the last 50 years. Kigali, you people ,
    listen up ! so far, vous etes meme pire que les belges !

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