Tribune 27/10/2008 à 20h55

Existe-t-il un risque de marginalisation de la gauche ?

Gaël Brustier | Chercheur en science politique

Une mauvaise appréhension de la nouvelle géographie sociale de notre pays et de la mondialisation par la social-démocratie, mais également par une partie de la « gauche radicale » française, nous oblige à tirer la sonnette d’alarme.

Un ancien Premier ministre socialiste avait parlé de « deux France » pour décrire notre pays. A la vérité, aujourd’hui, il y en aurait plutôt trois :

  • Celle des centres urbains, qui sont les lieux les plus en prise avec le modèle néolibéral et concentrent les populations qui en sont les principales gagnantes ;
  • Celle des banlieues, qui accueille ce que l’on pourrait définir comme un prolétariat des services, précarisé lui aussi à l’extrême ;
  • Et enfin une France presque invisible et pourtant majoritaire, celle des zones périurbaines et rurales rassemblant les populations précarisées dont l’emploi qualifié est le plus menacé par les règles de rentabilité financière (Gandrange, Sandouville etc.).

La gauche est forte dans les villes-centres « gentrifiées » et dans les banlieues, tandis que la droite de M. Sarkozy fait son miel dans les zones périurbaines et rurales tout en drainant les voix des quartiers bourgeois de la droite ancestrale. Cette équation électorale rend la droite sociologiquement majoritaire et peut empêcher durablement la gauche d’accéder au pouvoir.

Evidemment, les victoires aux élections municipales et cantonales ont donné l’illusion d’une bonne résistance électorale de la gauche ; certains ont préféré attribuer les échecs de celle-ci à la « division » (2002) ou au prétendu mauvais choix de sa candidate (2007). Il n’en est rien.

En fixant toute son attention sur les villes-centres pour remporter des victoires symboliques (Paris, Lyon, Strasbourg etc.), la gauche s’est enfermée dans une alliance sociologique minoritaire à l’échelle du pays. Par chance, la droite ne dispose pas du réseau de cadres locaux lui permettant de concurrencer le travail d’imprégnation du tissu des collectivités locales entrepris depuis les années 70 par le Parti socialiste.

Pour un temps au moins, le PS peut se stabiliser à la tête d’importantes collectivités territoriales sans pour autant être en mesure de concurrencer la droite aux élections nationales.

En somme, le tour de passe-passe de Nicolas Sarkozy a été, en 2007, de faire voter pour lui les ouvriers de l’Est industriel et les traders de la Défense, c’est-à-dire à la fois les victimes directes et les supplétifs de luxe de la mondialisation néolibérale. Il reste donc à la gauche à mieux comprendre l’articulation entre cette nouvelle géographie sociale française et la mondialisation néolibérale.

Ce n’est évidemment pas gagné… Mais une critique efficace et raisonnée du capitalisme financier pourrait être la base d’un front sociologique très large garant de succès à venir.

Le risque en effet est de voir le parti organique de la gauche -le PS- se cantonner à une critique de surface de la mondialisation néolibérale et de ne pas considérer la présente crise comme la crise du système capitaliste à redéfinir totalement. La question n’est pas de « moraliser » l’actuelle configuration du capitalisme mais de revenir sur le processus d’autonomisation des marchés financiers et sur leur capacité à dominer l’économie réelle.

A cette condition, la gauche peut devenir le porte-voix des Français qui ne vivent que de leur travail et orienter la social-démocratie internationale vers un autre destin que celui de spectateur dégagé de la course folle de la mondialisation financière.

Il reste aussi à régler le problème des rapports entre gauche radicale et social-démocratie : il faut que la gauche radicale, dans le champ intellectuel comme dans le champ politique, soit capable de mener un dialogue de fond avec les sociaux-démocrates et cesse de « tirer sur le pianiste ».

Il lui appartient de savoir prendre en compte la nécessité de préserver au Nord et de bâtir au Sud les seuls instruments capables d’offrir un véritable débouché aux aspirations progressistes : les Etats.

A ces conditions, les forces de gauche peuvent mener les combats culturels et électoraux victorieux que le contexte international et les intérêts de notre pays imposent.

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  • Jaùsep
    • Posté à 23h37 le 27/10/2008
    • Internaute 37396

    les dernières élections :

    Dominique Voynet écologiste (présidentielles) :
    1995 : 3,32 %
    2007 : 1,57 %

    (Marie Georges Buffet fait mieux : 1,93%
    et O Besancenot : 4,08%)

    • kawouede
      kawouede répond à Jaùsep
      • Posté à 12h04 le 28/10/2008
      • Internaute 27995

      Exact, et j’ai voté Royal pour essayer d’éviter Sarkozy, pas vous ?

      L’élection présidentielle a toujours été la pire pour les écologistes : leur vision de la politique est en contradiction avec celle d’un homme / femme providentielle qui organiserait toute la politique du pays. Il n’empêche que Mamère a fait plus de 5% en 2002, quitte à mentionner tous les chiffres.
      Et D. Voynet a été élue maire de Montreuil (100 000 habitants) en mars 2008 avec 53% des voix, contre un candidat PCF soutenu par F. Hollande.

      Le rassemblement Europe écologie est destiné aux élections européennes et j’y vois la possibilité de donner un vrai pouvoir au parlement européen (et ne pas se contenter des arrangements qu’on voit parfois entre sociaux-démocrates et conservateurs).

      La nouveauté de ce rassemblement c’est aussi le dépassement du clivage oui / non au TCE : on y trouve Bové avec Cohn Bendit, c’est donc aussi un moyen de réunir la gauche et les écologistes (de parti ou d’association), dans un combat commun pour la rupture avec le capitalisme actuel.

       
      • Jaùsep
        Jaùsep répond à kawouede
        • Posté à 12h44 le 28/10/2008
        • Internaute 37396

        Pour répondre à votre questionnement, j’ai également voté Royal pour éviter le pire, mais le pire est arrivé.

        La France de la politique écologiste est desservie par l’infiltration d’acteurs opportunistes (souvent issus de milieux éloignés de l’écologie, par exemple les médias) qui se servent de ce biais pour se reconvertir et entrer en carrière en trouvant là, un terrain fertile pour de riches parcours personnels.
        L’écologie politique doit prendre en compte les problèmes sociaux et sociétaux, et doit permettre que ces deux actions ne soient pas en conflit. Par exemple le développement durable, responsabilité sociétale, ne doit pas interférer sur la vie des plus fragiles en imposant des mesures coercitives et coûteuses (taxes, malus, contraintes financières de toute sortes) aux plus désavantagés.
        En France dans les choix des écologistes actuels, je crois que le côté social est complètement zappé au dépend des gabegies instrumentalisées par les rêves d’air pur et d’eau claire réalisés par des enfants gâtés aux poches bien remplies.

        La politique écologique n’aura d’avenir que lorsqu « elle donnera une dimension humaine et sociale à son projet. Il faut pour cela qu’elle soit menée par des gens de terrain, de vrais politiques, aptes à prendre en compte la réalité sociale du pays. Tout en accompagnant effectivement une prise de conscience collective concernant le respect de notre écosystème et son avenir et en déconnectant l’intérêt financier de l’intérêt de la nature.

        Voilà pourquoi, selon moi l’écologie politique est en panne. Elle mérite de meilleurs meneurs, moins surfaciques et plus conscients de la réalité sociale. Quand vous parcourrez l’histoire des élucubrations politiques de l’écologie depuis les années 70, avec ses guerres intestines, ses schismes (Lalonde contre les Verts, etc.), vous comprenez que l’importance des parcours personnels prime sur l’éco-mouvance.

        Le constat qui se dégage de la France, me laisse perplexe en ce qui concerne l’histoire de l’écologie et son organisation étendue à l’échelle européenne.

        Voyons déjà le déroulement des faits et l’entente européenne concernant le drame financier que le monde vit. Cela augurera du traitement qui sera donné à d’autres enjeux futurs.

        • kawouede
          kawouede répond à Jaùsep
          • Posté à 15h54 le 28/10/2008
          • Internaute 27995

          Merci pour cette réponse. En effet il faut se méfier des médias et des stratégies d’écoblanchiment (du type : revirement écolo de l’UDF déguisée en Modem, ou « Grenelle » de Borloo-Sarkozy), mais je crois que vous manquez d’éléments sur les discours de l’écologie politique en France (et en Europe) depuis trente ans au moins. C’est pourquoi je me permets de renvoyer aux dernières contributions de quelques « meneurs » actuels de l’écologie politique en France : vous verrez la place qu’y occupe le « social ».
          SUR LA CRISE ACTUELLE
          Alain Lipietz : Lien (qui rejoint Larrouturou Lien ! _a92514.html )
          Dominique Voynet : Lien
          Cécile Duflot (secrétaire nationale des Verts) : Lien

      • gérard lambert
        gérard lambert répond à kawouede
        travailleur de - pour gagner+
        • Posté à 14h58 le 28/10/2008
        • Internaute 26631
          travailleur de - pour gagner+

        si la grande victoire écolo c’est de voir la parachutiste voynet (celle qui bronze dans les caraibes pendant que la bretagne ecope le fioul lourd sur les cotes) battre le parti communiste a montreuil !
        vous etes sur que cette manoeuvre est une victoire de la gauche ?

        • Milarepa-voyageurdanslespace
          • Posté à 15h02 le 28/10/2008
          • Internaute 47205
            retraité

          C’est pas elle, même si elle avait été la qui aurait empêché le naufrage et la pollution ! ! jugeons la plutôt sur ce qu’elle a fait ou pas fait, plutot que sur des conneries relayées par tf1.

      4 autres commentaires
  • Alain Pacifique
    Alain Pacifique
    enfin!! ça marche !
    • Posté à 22h24 le 27/10/2008
    • Internaute 24637
      enfin!! ça marche !

    en gros , il faut que le PS redevienne un parti de gauche, déjà. sinon, la gauche radicale va tirer les marrons du feux ( pas pour me déplaire ). attendons le congrés du PS et celui du NPA ,on en recausera après.

    • Absurde
      • Posté à 12h08 le 28/10/2008
      • Internaute 57173

      Elle est radicale en quoi, cette gauche-là ? Evoque-t-elle une totale refonte de l’échelle des salaires, et par là un Smic à 2000 euros ? Non. Propose-t-elle de plafonner les loyers locatifs ? Non. Remet-elle en cause la dictature du travail comme valeur-socle de la société ? Non. Est-il question d’une refonte de la Constitution allant dans le sens d’un mandat électif unique et non renouvelable ? Non. Parle-t-elle de prise de distance à l’égard de la CEE ? Oui, mais dans ses factions minoritaires, pas au niveau de la LCR, pardon, du NPA. Que l’on n’entend guère s’exprimer à propos de l’emploi précaire. Pourtant il y aurait là de quoi largement fédérer un électorat hésitant, et faire revenir aux urnes tout un non-électorat de conviction.

      • michel 13
        michel 13 répond à Absurde
        • Posté à 13h21 le 28/10/2008
        • Internaute 49378

        Effectivement la gauche radicale n’a rien de révolutionnaire. Elle peut être considérée comme radicale par rapport à la gauche molle représentée par le PS. tout est relatif. Le NPA ne remet pas en cause le fonctionnement de notre société, il se contente de réajustements qui n’auraient qu’une portée modeste.

         
        • Absurde
          Absurde répond à michel 13
          • Posté à 15h32 le 28/10/2008
          • Internaute 57173

          Donc elle n’est ni radicale ni révolutionnaire. Disons qu’elle cible le créneau laissé vacant par le PC et l’aile gauche du PS. Or c’est le fonctionnement même de notre société qui, moi, me pose problème. Ce qu’elle est devenue à cause des dévoiements de ce fonctionnement et de ceux qui travaillent à la faire fonctionner de cette façon. La perte des repères positifs que constituaient naguère les institutions, les syndicats, l’éducation, la culture ; la mise en panne de l’ascenseur social ; une administration à notre service devenue une bureaucratie partisane à la botte d’un Etat policier et d’un patronat voyou. Là oui, on est dans la radicalité. Et en face il n’y a rien qu’une follasse mystique et un petit postier qui se réclame d’une gogauche avant tout fonctionnariale pour nous vendre, quelle prétention ! un « nouveau » parti anticapitaliste qui donne dans le « oui mais » plus que dans le refus pur et dur de la recette explosive qui nous mènera où on le sait, et avec quels dégâts aussi prévisibles, sans jamais s’engager sur le fond. Il touche à peine à la forme, comme s’il prétendait à peine, pour lui et pour ses potes, à quelque strapontin bien payé dans quelque hypothétique futur gouvernement d’alternance. C’est d’autant plus désespérant qu’à la LCR, pas plus qu’au PC, on ne souffre la contradiction.

          Pour en revenir à l’article, la gauche n’est pas en voie de marginalisation, loin de là. La gauche c’est l’autre troupeau.

        1 autres commentaires
      • jexiste
        jexiste répond à Absurde
        si, si
        • Posté à 13h28 le 28/10/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        La LCR assure les basses oeuvres du PS... et de l’UMP. Point.

      • InitiativeDharman
        InitiativeDharman répond à Absurde
        Berger dans les nuages
        • Posté à 08h50 le 29/10/2008
        • Internaute 56651
          Berger dans les nuages

        Vous n’avez pas dû lire le programme de Ségolène Royal en 2007. Tous les thèmes nobles et indispensables que vous évoquez étaient proposés dans son projet...

    • pablico
      pablico répond à Alain Pacifique
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h32 le 28/10/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      La crise peut-être du pain béni pour la Gauche.
      Mais elle en a peur, elle n’est pas prête surement à force de se déchirer... alors tant pis, et dommage pour nous.
      l’Histoire (la vie) continue à avancer, il faut monter dedans, elle n’attend jamais.

      C’est le même problème en Italie...

  • A.V.
    • Posté à 22h30 le 27/10/2008
    • Internaute 24685

    « Gaël Brustier, chercheur en science politique ». Dans l’affolement général, on forme des mecs pour rechercher la gauche. Courage man, elle est bien planquée.

  • A déménagé le 13-01-2012
    • Posté à 23h00 le 27/10/2008
    • Internaute 18368

    À force de catégoriser bêtement les populations dans des schémas sans réalité on finit par récolter ce que l’on sème : du vent !

    • nipivime
      • Posté à 09h53 le 28/10/2008
      • Internaute 503
         ; -

      Exactement mon impression à la lecture de cette tribune.

      Même si au fond il y a en effet des considérations stratégiques liées à la géographie sociale,et même si le vote est souvent le résultat un peu égoiste d’un arbitrage entre ses propres valeurs et ses propres angoisses, cela me semble être déjà baisser les bras que de chercher à qui un programme « de gauche » doit s’adresser.

      Voyons déjà ce qu’il faut proposer. Et assurons nous que tous sont capables de l’entendre. Ensuite, le choix sera celui de chacun.

      Mais les stratégies ne pallieront jamais le vide des propositions. C’est pas ce que vit le PS, d’ailleurs ?

    • nipivime
      • Posté à 09h55 le 28/10/2008
      • Internaute 503
         ; -

      @Gaël Brustier

      Bon, en plus, ce n’est pas « la gauche » qui est « forte dans les centre villes », c’est le PS.

      La gauche, si on prend la définition de gens comme Emmanuel Mounier par exemple, (en gros, l’exigence de Justice, mais relisons les textes), je ne vois pas pourquoi elle serait l’apanage de quelques uns, et encore moins d’une classe et pas d’une autre.

      L’ambition « de gauche » est en chacun de nous. Chez l’ouvrier écrasé par les mensualités de remboursement de son appartement de banlieue, chez le pharmacien de centre ville amateur de bourgogne, chez le Directeur des Risques d’un Hedge Fund qui amène ses enfants à l’école le matin, chez le journaliste inquiet de son statut, chez le chercheur en sciences politique quand il se réincarne en citoyen, chez le député qui passe ses soirées dans des MJC à défendre les idées de son parti même s’il n y croit pas toujours, chez l’électeur de ce député venu l’écouter au lieu de regarder sa télé...

      Simplement, elle n’est pas aussi importante chez tous... Et carrément très faible chez certains.

      • A déménagé le 8-10 2
        • Posté à 11h34 le 28/10/2008
        • Internaute 41917
          nc

        C’est sûr qu’amener ses enfants à l’école le matin au lieu de confier ça au chauffeur de la Rolls, pour un Directeur des Risques d’un Hedge Fund, c’est hachement de gauche !

         
        • nipivime
          • Posté à 11h41 le 28/10/2008
          • Internaute 503
             ; -

           : -)
          C’était juste une façon de parler. Et certains aiment, comme cela, se sentir profiter de la vie.

          Cela dit, et à mon avis, quand on comprendra que, justement, les directeurs des risques des hedge funds ne roulent pas en rolls avec chauffeur, on pourra plus facilement déconstruire ce monde affreux construit non pas pour 5% ni pour 1%, mais pour 0,1% des gens...

          Bon d’accord, il a sans doute une porsche (sans doute même cayenne), et les 5% sont complices. Mais au fond de lui, il y a quand même, je le crois, une petite lueur...

        1 autres commentaires
  • Tinhinane
    Tinhinane
    Médiatrice scientifique
    • Posté à 23h12 le 27/10/2008
    • Internaute 4901
      Médiatrice scientifique

    Tant que l’on continuera à croire que la gauche c’est le PS avec ses actuels cadres on ira de débâcle en débâcle.

    Venant d’un chercheur ce paragraphe me laisse perplexe :
    « Il reste aussi à régler le problème des rapports entre gauche radicale et social-démocratie : il faut que la gauche radicale, dans le champ intellectuel comme dans le champ politique, soit capable de mener un dialogue de fond avec les sociaux-démocrates et cesse de “ tirer sur le pianiste ”. »

    Pourquoi adressez-vous vos conseils à la seule gauche radicale ? Un dialogue est une communication à deux, or vous semblez stigmatiser la gauche radicale l’estimez-vous seule responsable de l’incommunicabilité actuelle ?

    PS : Je précise que je ne suis militante d’aucun parti.

    • kawouede
      kawouede répond à Tinhinane
      • Posté à 10h07 le 28/10/2008
      • Internaute 27995

      Bien d’accord avec vous

    • Lavrenti
      Lavrenti répond à Tinhinane
      • Posté à 11h56 le 28/10/2008
      • Internaute 24899

      Après relcture de l’article, je pense que l’auteur fait allusion à ce qui s’est passé à gauche jusqu’à l’election de mitterrand ou à droite actuellement.

      Prennons l’exemple de la droite.

      Entre les conservateurs classiques, les liberaux, les reactionnaires et l’extreme droite braillarde, il a été très long et difficile de mettre en place les liaisons et les jointures mais le résultat est là : sarkozy rassemble la quasi totalité de son camp, il sera réélu en 2012 et hortefeux est à la tête du commissariat à la question immigrée.

      En d’autres termes la droite a réussi à trouver dans ses extremes comme dans ses elements plus modérés des individus capables de créer les liens indispensables à l’union.

      A contrario l’extrême droite braillarde est marginalisée et ne represente plus un poids electoral significatif.

      Je pense que ce schema reflete bien l’article : les sociaux-democrates doivent evoluer vers une critique et une opposition de fond mais il faut aussi que la gauche radicale soit capable de créer et de maintenir des liens avec le ps. Sans cela, la gauche restera divisée et sa partie « extrême » même en obtenant des scores electoraux non ridicules ne sera jamais en mesure d’influer en quoi que ce soit sur la politique du pays.

      • Fondriest
        Fondriest répond à Lavrenti
        http://spermufle.wifeo.com/
        • Posté à 12h11 le 28/10/2008
        • Internaute 49865
          http://spermufle.wifeo.com/

        « Sans cela, la gauche restera divisée et sa partie “ extrême ” même en obtenant des scores electoraux non ridicules ne sera jamais en mesure d’influer en quoi que ce soit sur la politique du pays. »

        ==> Parmi les extrêmistes de Gauche, combien sont réfractaires par principe à la moindre « compromission » avec la social-démocratie, partant du principe que la seule option envisageable est la Révolution (cette chimère après laquelle on court depuis 150 ans) ?

         
        • Lavrenti
          Lavrenti répond à Fondriest
          • Posté à 14h23 le 28/10/2008
          • Internaute 24899

          Certes, mais d’un autre coté combien à l’extrême droite sont incapables d’envisager la situation sans un sauveur supreme ?

          Cela n’a pas empeché une bonne partie des cadres et surtout l’essentiel de l’electorat d’oublier le caudillo local et de passer au sarkozisme.

          Je ne pense pas que les fantasmes revolutionnaires à gauche soient sensiblement plus intense que les rêves de dictature à droite.

          Mais de toutes façons cela n’est à mon avis envisageable que s’il y a une évolution des deux cotés, c’est à dire de la gauche gouvernementale comme de la gauche radicale.

          Et je ne pense pas que ce soit quelque chose qui puisse se faire uniquement à coup de recettes de cuisine electorale et de shows televisés.

        1 autres commentaires
  • sigismund
    sigismund
    autre/ne se prononce pas
    • Posté à 23h43 le 27/10/2008
    • Internaute 910
      autre/ne se prononce pas

    Ce n’est pas nouveau : déja Franco a gagné la guerre d’espagne parce qu’il avait réussi à reunir aussi bien les cathos traditionnalistes que les phalangistes athées ! ! ! Faut-il croire que la gauche est condamnée à être divisée en fractions irréconciliables ?

  • compte supprimé16
    compte supprimé16
    révolté
    • Posté à 01h50 le 28/10/2008
    • Internaute 53568
      révolté

    L’Etat me parait être un instrument bien insuffisant et parfois contre-productif pour imposer « les aspirations progressistes » que vous évoquez sans les préciser. Vous semblez ignorer le rôle des organisations supra-nationales et les effets positifs qu’elles peuvent produire.
    C’est une absence de démocratie généralisée à tous les échelons du système politique (international, régional, national et local) qui empèche un progrès pour tous les peuples, y compris ceux qui sont sans Etat et qui devraient pourtant être eux aussi concernés. Reste à savoir quelle force politique est la plus apte à mettre en oeuvre ce progrès.
    LH
    PS : Et selon vous, les sociaux-démocrates peuvent-ils, voire même veulent-ils, mener un dialogue de fond avec ce que vous appelez la gauche radicale ?
    Lien

    • Gaël Brustier
      Gaël Brustier répond à compte supprimé16
      Auteur(e) de l'article Chercheur en science politique
      • Posté à 15h57 le 28/10/2008
      • Expert 23817
        Chercheur en science politique

      Intéressant sur les organisations internationales : pourriez vous développer ?

      • compte supprimé16
        compte supprimé16 répond à Gaël Brustier
        révolté
        • Posté à 16h54 le 28/10/2008
        • Internaute 53568
          révolté

        Je pense à l’ONU en priorité mais pas telle qu’elle est conçue et fonctionne actuellement puisqu’elle consacre l’Etat au détriment des peuples. Je vous renvoie aux travaux de Johan Galtung que vous connaissez sans doute.
        Même avec d’énormes défauts (hégémonie des EU, des puissances moyennes européennes et des vainqueurs de la 2nde guerre mondiale ; partie pris souverainiste ; moyens dérisoires...), l’ONU arrive parfois à peser positivement sur l’évolution interne de certains Etats pour le plus grand bénéfice des populations.
        Ensuite les organisations régionales type Union Africaine qui souffrent aussi du même handicap que l’ONU.

        A l’inverse, on peut aussi considérer que des organisations comme l’OMC ou le FMI s’opposent bien souvent aux aspirations des peuples... et également à la volonté des Etats. Mais comme le souligne Galtung, beaucoup d’organisations internationales ne fonctionnent pas de façon démocratique (pas de contrôle des citoyens, représentation exclusive des Etats au détriment des peuples ...), en particulier les dernières que je viens de citer.

         
        • Gaël Brustier
          Gaël Brustier répond à compte supprimé16
          Auteur(e) de l'article Chercheur en science politique
          • Posté à 17h19 le 28/10/2008
          • Expert 23817
            Chercheur en science politique

          Ok , je suis d’accord...

          Je parle de l’Etat-nation comme du seul « espace pleinement civique », dont celui qui peut, en cas de crise majeur, disposer des capacités de réaction les plus rapides...

          Je ne fais pas de statolâtrie non plus...

        1 autres commentaires
  • parousnik
    • Posté à 03h06 le 28/10/2008
    • Internaute 18991

    La Gauche ? ? ? ? La Gauche ne peut plus être que révolutionnaire maintenant que l’effondrement du libéralisme prouve que seuls les équilibres sont les garants de la pérénnité de n’importe quel systéme...économique, sociale, vivant... etc. Les parasites pillent et se perdent dans les méandres de leurs combines nauséeuses jusqu’a l’effondrement du chateau de sable qu’ils ont bati pour éblouir les sots...et la gauche autorisé se tait bien sur puisqu’elle croque...

    • Infovite
      Infovite répond à parousnik
      info-espress.over-blog.com
      • Posté à 07h16 le 28/10/2008
      • Internaute 8783
        info-espress.over-blog.com

      Tout est bien dit !
      La gauche ne doit plus être un concept creux mais constituer l’auto-organisation concrète du peuple des démunis en quête de justice sociale.
      Elle aura alors et seulement la légitimité de construire un avenir soucieux de l’intérêt collectif.

      • Absurde
        Absurde répond à Infovite
        • Posté à 11h39 le 28/10/2008
        • Internaute 57173

        Quand est-ce qu’on y va ?

        Non, parce que quand je vais balancer mes petites humeurs sur Bellaciao, comme quoi ce qu’il reste de la gauche ferait bien d’agir sur le terrain, en priorité, de l’exclusion, terrain qu’elle a toujours ignoré sans doute parce qu’il n’est pas assez porteur électoralement parlant, eh bien mes posts sont censurés. Dès que j’y vais de mes coups de gueule sur le réunionnisme compulsif de ces braves gens (je parle là des derniers des Mohicans du PC et de l’extrême-gogauche), à qui je suggère de commencer par poser des actes en phase avec leurs convictions (création d’entreprises autogérées, coopératives agricoles, logements d’urgence pour les SDF, soutien concret des collectifs au service des mal-logés, des premières victimes du RSA, des « Ni Pauvre Ni Soumis », des familles fliquées par les Caf...), eh bien on me fait fermer ma gueule. Chez Bellaciao comme sur le site du NPA, ex LCR. Et au PC.

        Je n’ai pas ma carte du Parti, ni ma carte d’électeur, et je n’en aurai pas de sitôt. Je laisse la petite gogauche à son entre-soi farci de ses certitudes d’appareil, et le PS à ses naïfs et ses bobos.

         
        • Infovite
          Infovite répond à Absurde
          info-espress.over-blog.com
          • Posté à 14h40 le 28/10/2008
          • Internaute 8783
            info-espress.over-blog.com

          A bientôt !

        • jexiste
          jexiste répond à Absurde
          si, si
          • Posté à 11h55 le 29/10/2008
          • Internaute 53099
            si, si

          « ... l’exclusion, terrain qu’elle a toujours ignoré... »

          Vous oubliez AC ! Agir ensemble contre le chômage, la précarité et les exclusions, un truc monté en 93-94 par des syndicalistes de la LCR pour occuper ce terrain et empêcher toute association de chômeurs, précaires et exclus de s’y installer. Le travail de fond auquel ils s’adonnent depuis 15 ans : dézinguer méthodiquement, avec une grande perversité et une extrême violence, tous ces salauds de pauvres qui tentent de se regrouper, s’entraider, défendre collectivement leurs intérêts.

          Aux militants de base, les cadres du parti expliquent qu’il faut multiplier les massacres de salariés du privé pour accélérer la venue du Grand Soir, ce grand moment qui verra enfin les morts se rebeller contre le diable capitaliste qui est censé les avoir tués.

          Ils y croient.

          C’est beau, la foi.

        2 autres commentaires
  • KIKI21000
    KIKI21000
    retraité
    • Posté à 07h25 le 28/10/2008
    • Internaute 53190
      retraité

    tant que les dirigeants, éléphants ou éléphanteaux du PS ne seront pas différenciés politiquement et économiquement de la droite molle ou dure et du libéralisme économique elle ne pourra jamais accéder au pouvoir. De toute façon, bientôt se sera bonnet blanc et blanc bonnet. Vivement qu’il y est un militant courageux pour mettre un coup de pied dans la fourmilière. Moi je préfère les comités antilibéraux ou le NPA au moins lin’y a pas tromperie sur la marchandise.

  • marie 75
    • Posté à 08h59 le 28/10/2008
    • Internaute 3563

    grève SNCF, et vite ! ! ! ! !
    Trains gratuits ... pour aller monter manifester (toute la gauche)sur Paris, comme en Italie.

  • pete sampras
    pete sampras
    étudiant
    • Posté à 09h46 le 28/10/2008
    • Internaute 48944
      étudiant
  • zorbec
    zorbec
    retraité
    • Posté à 09h57 le 28/10/2008
    • Internaute 9945
      retraité

    « Chercheur en science politique » ?
    Avec un boulot comme çà vous êtes sûr de ne pas être au chomage tout de suite !

  • Fondriest
    Fondriest
    http://spermufle.wifeo.com/
    • Posté à 10h33 le 28/10/2008
    • Internaute 49865
      http://spermufle.wifeo.com/

    « En somme, le tour de passe-passe de Nicolas Sarkozy a été, en 2007, de faire voter pour lui les ouvriers de l’Est industriel et les traders de la Défense »

    ==> Principal enseignement : la Gauche (y compris l’extrême-gauche) doit cesser de considérer que certaines catégories électorales lui accorderont automatiquement leurs sufrages. Une part importante du prolétariat s’est détourné de la Gauche, semble-t-il de manière durable (phénomène déjà constaté en 2002). Quelle explication M. Brustier propose-t-il à ce sujet ? Quelles sont ses suggestions pour inverser cette tendance ?

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 10h43 le 28/10/2008
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    En somme, il faudrait que la Gauche réalise ce que la Droite a réalisé sous Sarko ( que Chirac avait déjà réalisé, mais en moins culotté, c’est dire !).

    Mais on sait depuis longtemps qu’il est plus facile d’être de droite ( sans état d’âme, sans scrupules, brut de décoffrage...), que de gauche ( avec ses contradictions, ses intransigeances, son honnêteté, oui...)

    Elle est longue, la route...

    • Jambalaya-
      Jambalaya- répond à Waldeck
      Le contenu de ce champ apparaît (...)
      • Posté à 21h58 le 28/10/2008
      • Internaute 25992
        Le contenu de ce champ apparaît (...)

      « Mais on sait depuis longtemps qu’il est plus facile d’être de droite ( sans état d’âme, sans scrupules, brut de décoffrage…), que de gauche ( avec ses contradictions, ses intransigeances, son honnêteté, oui…) »

      Pour la gauche vous avez oublié son sens des nuances et son humilité...

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 11h38 le 28/10/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    La crise actuelle est un veritable boulevard, une autoroute ? que dis-je une autoroute... ? c’est un spatiodrome pour régler son compte au capitalisme.Et elle est où la gauche... ? Pour une fois où elle pourrait l’ouvrir à bon escient, pour une fois qu’elle pourrait crier au nom du Peuple !
    Elle bavotte dans son coin,vieillarde moribonde...

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 11h54 le 28/10/2008
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    Pour que tout ça veuille dire quelque chose,il faudrait que le PS soit encore à gauche,cela ne les arrange pas toujours car ils préfèrent être assimilés à des centristes« sociaux-démocrates » quitte à s’allier avec le gros plouc de Pau plutôt qu’a des militants LCR,ça fait moins pouilleux...Ils s’imaginent que toute la « gauche » fait partie de leur classe de petits bourgeois endormis ou tétatnisé par le « charisme » de leurs dirigeants mais ils oublient que c’est le PS qui à sabordé la gauche française en la phagocytant sous couvert de pluralité (ça ne vous dit plus rien le concept de « gauche plurielle »,les amnésiques ?)....Pouvoir,quand tu nous tient....
    Ps : si Sarko nous a tous niqués,c’est parce qu’on lui a donné l’occasion de le faire...mais surtout,parce qu’il n’y avait personne d’assez « compétant »,voire intègre pour mettre à sa place...
    Faut tout recommencer...
    Vive la Révolution et à bas l’ordre mondial !

  • el Chiquito
    el Chiquito
    en promenade
    • Posté à 12h01 le 28/10/2008
    • Internaute 45214
      en promenade

    « La gauche est forte dans les villes-centres “ gentrifiées ” et dans les banlieues, tandis que la droite de M. Sarkozy fait son miel dans les zones périurbaines et rurales tout en drainant les voix des quartiers bourgeois de la droite ancestrale. Cette équation électorale rend la droite sociologiquement majoritaire et peut empêcher durablement la gauche d’accéder au pouvoir »
    C’est un peu brut de décoffrage non ? ça mériterait d’être un peu nuancé, n’est-ce pas M.Gaël Brustier Chercheur en science politique ?

    Pas très sérieux tout cela ! ! !

    • Gaël Brustier
      Gaël Brustier répond à el Chiquito
      Auteur(e) de l'article Chercheur en science politique
      • Posté à 13h46 le 28/10/2008
      • Expert 23817
        Chercheur en science politique

      Exposez vos arguments, n’hésitez pas... El chiquito en promenade ;)

      • hulk hogan
        hulk hogan répond à Gaël Brustier
        vivre en pârésiaste
        • Posté à 14h11 le 29/10/2008
        • Internaute 43107
          vivre en pârésiaste

        comme chiquito, votre article m’interpelle. vous parlez de géographie électorale, de « gentrification », mais vous ne définissez pas vos termes ; de même, qu’est ce que vous voulez dire (comme disait l’ami bourdieu) quand vous écrivez « Cette équation électorale rend la droite sociologiquement majoritaire » ?

        pour moi, c’est plutôt l’inverse qui se produit ; une équation sociale produit une équation électorale ; c’est parce que vous etes ouvrier que vous votez à gauche (ou que vous vous abstenez), et pas l’inverse ;

        globalement, votre papier ne fait pas du social un facteur déterminant pour le vote, alors que c’est souvent en comprenant comment les gens vivent et quels sont leurs préoccupations qu’on comprend pourquoi ils votent comme ils le font.

        ces choses ne peuvent se découvrir qu’en allant à leur rencontre, en les interrogeant ; je suis curieux de savoir quelle méthodolgie vous avez suivi pour en arriver à vos conclusions, qui sont au final très normatives ;

        désolé d’être un peu dur, mais je trouve qu’on apprend pas grand chose en vous lisant

      • el Chiquito
        el Chiquito répond à Gaël Brustier
        en promenade
        • Posté à 14h19 le 30/10/2008
        • Internaute 45214
          en promenade

        « La gauche est forte dans les villes-centres “ gentrifiées ” et dans les banlieues, tandis que la droite de M. Sarkozy fait son miel dans les zones périurbaines et rurales tout en drainant les voix des quartiers bourgeois de la droite ancestrale. Cette équation électorale rend la droite sociologiquement majoritaire et peut empêcher durablement la gauche d’accéder au pouvoir »
        OK, je vais développer un peu... ma remarque est que votre analyse est « brut de décoffrage »...
        -La gauche n’est pas forcément forte dans les centres des grandes villes par exemple Marseille, et à Paris les 5e, 6e, 7e, 8e... arrondissements entre autres (je n’ai pas les détails pour Lyon, Toulouse, Bordeaux...
        - et vous dites la gauche est forte dans les banlieues : sûrement pas la banlieue ouest de Paris).
        -La droite a toujours été bien implantée dans les villages (les agriculteurs votent traditionnellement à droite.
        Les petites cités ouvrières votent à gauche aussi par tradition mais parfois à l’extrême droite quand les pertes d’emplois ont fait des ravages...

        J’en ai sûrement oublié...
        A bientôt

  • Ouko
    Ouko
    Citoyen réinformateur .....
    • Posté à 12h27 le 28/10/2008
    • Internaute 55260
      Citoyen réinformateur .....

    Naissance d’un nouveau parti de gauche chez les Néerlandais socialos-écolos-cannabis.

    Cette nouvelle citoyenne, fort pertinente, ne devait pas passer sous silence ...
    Devoir citoyen oblige ...

    Nouvelles de la gauche socialisteNeerlandaise..

    Plusieurs Anversois envisagent de fonder un parti musulman pour les élections communales de 2012, indiquent lundi De Standaard et Het Nieuwsblad.
    Ce parti viserait essentiellement les électeurs du SP.A [parti socialiste], et donc les voix de Patrick Janssens, bourgmestre de la métropole.

    Le nom de cette nouvelle formation politique est déjà choisi : MOSLIM (pour « musulman » en néerlandais).
    Ceux qui le projettent comptent récolter les voix des électeurs qui rejettent l’interdiction du port du foulard pour les fonctionnaires publics, en vigueur notamment à Anvers.
    Ils réclament aussi davantage d’initiatives communales
    en matière d’emploi et d’enseignement en faveur de la communauté « allochtone ».

    Lisez la suite de l’article sur le site Le Vif.be en cliquant ici

    Lien

    Ouko se marre et ce n’est pas fini ...
    Ouko citoyen en alerte ...

    P.S. Dommage que l’on ait pas encore ça en France, il faudrait le prévoir pour le prochain congrès....
    dans l’attente.....

    • guerzit-
      guerzit- répond à Ouko
      Incomprenant majeur
      • Posté à 14h30 le 28/10/2008
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Ouko est inutile. Ouko ne sert à rien. Ouko est une tranparence. Ouko sonne creux. Ouko se répète. Ouko ne se lasse pas. Ouko est un hamster. Ouko est monocellulaire. Ouko est impayable.

  • SDF Alsace
    • Posté à 18h46 le 28/10/2008
    • Internaute 26260

    le PS à Strasbourg et les verts, c’est :

    1/ roland ries qui inaugure et vante les mérites d’une association qui cet hiver, pour le plan grand froid proposera des chaises aux sans-abri
    le président de cette asso est aussi au ccas et caetera

    2/ les démolitions d’immeubles sociaux programmées par l’ex tandem maire(s) ump plus que jamais d’actualité ; pas de constructions prévues...

    3/ c’est un paquet de mecs qui cumulent les casquettes (à jeton)

    4/ c’est plus de vidéo surveillance accompagnée de bancs anti-clochard

    5/ et caetera

    c’est pire qu’avant, parce que ce ps là nous prend en plus pour des cons
    l’ump elle nous le disait franchement :)

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