27/10/2008 à 16h20

« Mesrine, l'instinct de mort », biopic épique ou pathétique ?

Hubert Artus | Rue89


Vincent Cassel dans ’Mesrine : l’instinct de mort’ (Roger Arpajou/La Petite Reine).

A lire vos critiques de « Mesrine : l’instinct de mort », j’ai pu vérifier ce que j’avais déjà constaté lorsque je m’étais penché sur les livres parus sur le sujet.

Ce film, il y avait ceux qui voulaient illico le voir... et ceux qui avaient décrété qu’ils n’iraient pas (parce que trop de Mesrine, trop de Cassel, trop d’argent dans cette superproduction française… en deux opus). Et comme on pouvait s’y attendre s’agissant d’un tel personnage, il y a eu deux aspects dans vos critiques : l« œuvre en elle-même, et l’homme qui l’a inspirée.

Dès le début, nombre d’entre vous ont décrété qu’ils n’iraient pas voir le film. Comme Le Yéti :

“Y a-t-il une seule raison esthétique, artistique, culturelle, conjoncturelle, de considérer cette super-production comme un évènement majeur, sinon celle de remplir les poches des super-producteurs ?”

Comme Czar : “ La meilleure définition du bonhomme reste celle donnée par Broussard : un beauf. ” Ou comme Bovary :

“ Mesrine fut l’ennemi public n° 1. Pas un héros, même de cinéma. Dépenser autant d’argent pour un salaud… J’espère que ce sera un bide. ”

S’en est suivi un débat sur “ peut-on critiquer un projet avant d‘avoir vu le film ?’. Débat... qui vous a donné envie de le voir. Du moins, de nous écrire vos commentaires.

‘Mesrine, un prétexte pour faire un film bien commercial’

Ainsi, Paul02 :

‘ Le film est assez décevant et peine à se démarquer des clichés de film de gangster, ça tire, ça baise et on reste la ! On a l’impression que l’histoire de Mesrine sert de prétexte au réalisateur pour faire un film bien commercial.

On y déplore l’absence d’un semblant de théorie sur la psychologie du personnage, et les prestations de Vincent Cassel et Cécile de France ne suffisent pas à rattraper le film. ’

Citoyenne inquiète acquiesce :

‘ Tout à fait d’accord avec votre critique, je ne suis pas du tout rentrée dans le film. Mesrine reste trop hermétique : on ne sait jamais ce qui le pousse à agir.

Un coup, il décide de se ranger des camions, devient un père poule qui s’occupe de la popote et de ses gamins, trouve un boulot ; tout de suite après, comme il a perdu son emploi, il devient ultraviolent vis-à-vis de sa femme, un type vraiment pas sympa.

Je me dis que peut-être le réalisateur et la production ont eu peur qu’on leur reproche d’avoir fait de Mesrine un héros, alors ils ont devancé la critique et en ont fait un mec vraiment pas fréquentable. Ceci dit, je n’ai pas vu le temps passer, c’est déjà pas mal. ’

Certes. On fera remarquer cependant que ne pas pénétrer la psychologie du personnage est le code narratif parfait pour un film de genre. Le personnage s’apprécie par ce qu’il fait, non par ce qu’il pense.

En ce sens, Richet a respecté le code dans les deux films. Plus encore dans le second d’ailleurs, où on verra le Mesrine surjouant son propre mythe (‘l’ennemi public’, l’homme qui s’évade toujours, le provocateur).

‘Il y a de l’action, le rythme est bon, la reconstitution de l’époque très réaliste’

Quetzal 2012 le remarque, d’ailleurs :

‘ On ne peut de toute façon que difficilement pénétrer la métaphysique d’un homme et aucune biographie où biopic n’a jamais pu rendre la vie d’un homme, le risque était en effet grand de tomber l’héroïsation de Mesrine, mais il l’était encore plus d’effacer toute humanité du personnage. Mais il m’a semblé que le film donne de l’épaisseur au personnage. ’

Quoiqu’on en pense, ces deux opus unissent efficacement le genre du film d’action au genre du portrait de ‘ figure ’, pour un résultat assez rare dans le film noir made in France.

Pour John² :

‘ Il y a de l’action, le rythme est bon, la reconstitution de l’époque très réaliste. Deux bémols : l’attaque de la prison que j’ai trouvée peu réaliste, digne d’un Die Hard’. Et aussi le fait que Mesrine devienne de plus en plus ‘sympa’ au cours du film, alors que son coté beauf, violent, bref sale type est vraiment bien montré dans tout le début. ”

Pour Cyril Jedyi :

“ La réalisation sobre, dynamique, réaliste (bémol peut-être sur l’attaque de la prison effectivement) le personnage nous met mal a l’aise, on aimerais l’aimer mais on ne peut pas, l’ambiguïté est présente en permanence.

C’est un très bon polar, nerveux et réaliste, sans héros. Ne pas oublier que Mesrine était un mythomane et un bon mégalo. ”

Manuzan aime de façon plus tempérée :

“ Malgré des effets de styles modasses et pompés sur ‘24 heures chrono’, j’ai trouvé le film vraiment bien réalisé et surtout bien joué. J’ai moins aimé le côté ‘boum-boum-je défonce tout’ de la fin ”.

Snowman reprend lui aussi le côté action :

“ De Richet vous oubliez son sympathique remake du ‘Assaut’ de John Carpenter [‘Assaut sur le Central 13, sorti en 2005’, ndlr]. En tout cas, après Florent Emilio-Siri l’an passé et son excellent ‘L’Ennemi Intime’, heureux de revoir un réal français de retour sur un projet ambitieux et, osons le mot, couillu. ”

“Sans moralisation, sans concession, sans fausse pudeur”

Il y a eu joute, entre Rastakouer et Valzeur.

Rastakouer, qui a vu le film, commençait avec des arguments distincts bien affûtés :

“ Il convient d’abord de dire que j’y suis allé à reculons. Le film m’a incroyablement surpris. En bien. C’est un film grand public, qui surprend agréablement par la finesse qu’il se permet. La figure de l’antihéros y est admirablement traitée.

Dès l’instant ou vous vous laissez aller à éprouver de la sympathie pour le terrible personnage, une scène atroce vous fait prendre conscience de la folie obscure qui l’habite. Jamais on ne peut adhérer à l’ultra violence de Mesrine, mais l’on se retrouve malgré soi à l’aimer un peu, beaucoup même, pour tous ses côtés sympathiques (il en avait de nombreux, parait-il).

Ce qui m’a le plus intéressé, c’est l’absence de tentative de moralisation. Le film ne cherche pas à expliquer le pourquoi de la violence de Mesrine

De plus, le film est sans concession, et sans fausse pudeur. Je dois admettre que j’adore ça. Le racisme, la torture, la violence, tout cela est effectivement présent. Mais le film ne se permet pas la diabolisation. Il raconte, simplement. ”

“ Anecdote ”, conclut-il :

“ J’étais dans un cinéma à Gare de Lyon à forte concentration en petits lascars. Inlassablement cons pour la plupart, qui se sont permis de crier pas mal de choses pendant le film. Pour le coup, j’aurais pu les tuer sans le moindre état d’âme.

Mais, à la sortie du cinéma, une remarque intéressante, assez révélatrice de l’effet que pourra provoquer le film chez nos jeunes prétendus gangsters, de banlieue ou des villes, issus de l’émigration ou pas : ‘ Enfin un jambon-beurre qui a des couilles !’.

Mais pour Valzeur :

‘ L’Instinct de mort, c’est le degré zéro du biopic à la française qui se rêve film de genre ultime. Le but de Richet ? Faire du graaaaaand cinéma à l’américaine, avec des gangsters bigger than life’, mixer ‘Scarface’ et Scorsese, se la jouer couillu.

Son point de vue ? Déployer les épisodes biographiques avec l’invention d’un métronome. Sa seule idée ( ?) : si Mesrine est cyclothymique de la tatane (femmes, victimes, tout le monde), c’est parce que a) on l’a obligé à torturer en Algérie, b) son pôpa fricotait (peut-être) avec les nazis. ”

S’en est suivi un solide débat entre les deux internautes, sur le film beauf, le dandysme au cinéma. Et Rastakouer étant capable de raccrocher au dit débat “ Ennemis Intimes ”, de Houellebecq et BHL !

Vivement le second opus… Rendez-vous, donc, le 19 novembre pour la sortie de “Mesrine : l’ennemi public n°1”.

A lire aussi : Votre critique ciné de la semaine : “Mesrine, l’instinct de mort”

Photo : Vincent Cassel dans ’Mesrine : l’instinct de mort’ (Roger Arpajou/La Petite Reine).

  • 14535 visites
  • 36 réactions
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  • GT.13.NRV
    GT.13.NRV
    NEGOCIANT
    • Posté à 16h39 le 27/10/2008
    • Internaute 51698
      NEGOCIANT

    S’en est suivi un débat sur « peut-on critiquer un projet avant d“avoir vu le film ?”.

    Ne devrait on pas écrire “ s’est ensuivi..” ?

    • Beryl
      Beryl répond à GT.13.NRV
      • Posté à 20h11 le 27/10/2008
      • Internaute 25737

      Vincent Cassel nefait pasle poids.
      Imaginez Paul Muni àla place ! ! !

      BIDON,cefilm.

      • JJ Reboux outrageur de poulets
        • Posté à 00h40 le 28/10/2008
        • Internaute 41591

        Ah ouais ?
        Je ne suis pas de cet avis, ô combien ! ! !
        Vincent Cassel est aussi convaincant en Mesrine qu’en truand russe dans « Les promesses de l’ombre » de David Cronenberg.
        Des films bidon comme ça, moi, j’en redemande. Et j’attends avec impatience la suite…

      • InitiativeDharman
        InitiativeDharman répond à Beryl
        Berger dans les nuages
        • Posté à 11h40 le 28/10/2008
        • Internaute 56651
          Berger dans les nuages

        Au moins un qui a vu le Scarface de Howard hawks !

      • peut-être
        peut-être répond à Beryl
        • Posté à 11h41 le 28/10/2008
        • Internaute 26676

        Et Jean Delfosse tu l’oublies Beryl le frère de brigitte Delfosse là on aurait eu du cinéma avec un grand C comme...c

  • ysengrimus
    • Posté à 16h42 le 27/10/2008
    • Internaute 12674

    Et naturellement, on oublie les récipiendaires des balles perdues...

    Commercial, en effet...
    Paul Laurendeau

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à ysengrimus
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 16h51 le 27/10/2008
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Non, on n’oublie rien, mais, monsieur, cela fait trois fois, que, sous des articles sur Mesrine, vous mettez ce lien. Une fois suffit, on a compris.

  • frmwa
    • Posté à 17h36 le 27/10/2008
    • Internaute 11415

    C’est efficace, je ne me suis pas ennuyé. Vincent Cassel a l’étoffe qu’il faut pour jouer le perso.
    Mais voilà, effectivement, c’est un peu 24 heures chrono, point de vue couilles. Auquel on rajoute bien clairement « Hé, attention, ce gars est raciste et pas sympa ». Je ne l’ai pas trouvé très fin, justement (l’utilisation des chtits nenfants, c’est un peu procédé) et je n’ai rien ressenti de l’époque (j’étais déjà né). Le minimum syndical : DS, blagues racistes. J’aurais préféré une approche plus « docu » mais bon ceci dit, il y a rien qui mérite l’opprobe, y compris le fait d’être commercial. On pourrait dire que c’est un film commercial plutôt bon, mais sans génie.

    Ce n’est pas qu’il soit mauvais mais pourquoi doit-on retrouver Depardieu dans TOUS les films !

    Les prisons canadiennes ne sont pas montrées sous un jour très reluisant, qu’en sera-t-il des françaises dans la 2e partie ? Je suis assez curieux de cet aspect des choses.

    • Expatrie volontaire
      Expatrie volontaire répond à frmwa
      Chef d'entreprise
      • Posté à 17h47 le 27/10/2008
      • Internaute 55773
        Chef d'entreprise

      Depardieu/Cassel, c’est le ticket gagnant pour assurer une distribution internationale. Cassel est connu en Asie (ou je vis) et pas seulement connu en tant que « Mr Belucci » et Depardieu lui aussi est tres connu dans cette region du monde sauf qu’ici ils l’appelent « big nose » (gros nez)

      • sam09
        • Posté à 19h57 le 27/10/2008
        • Internaute 783

        « Par ailleurs, le cinéma est une industrie. »

        C’est de qui ça ?

  • Expatrie volontaire
    Expatrie volontaire
    Chef d'entreprise
    • Posté à 17h43 le 27/10/2008
    • Internaute 55773
      Chef d'entreprise

    De toute maniere cela reste un film meme si c’est un film qui relate la vie d’un homme qui a fait les gros titres de la presse de l’epoque. Et a quoi sert un film ? Tout simplement a se detendre, a passer un petit monent en s’echappant de la realite.
    Je n’arrive pas a comprendre les reactions outrees de certaines personnes qui nous disent que Mesrine etait un salop, une ordure etc, etc et que c’est une honte de faire un film a la gloire de ce bandit.
    Si moralement parlant vous etes contre le fait qu’on fasse un film tire de la vie d’un personnage (bon ou mauvais) et bien c’est tout simple, n’allez pas voire ce film et puis c’est tout.
    Mais dans le meme temps, je pose la question a ces memes personnes qui se plaignent. Lorsque vous allumez votre television tous les soirs a 20 heures et que vous regardez les JT ou des magazines « d’informations » ou l’on nous abreuve de faits divers, tous plus morbides les uns que les autres, eteignez vous votre television ou bien regardez vous la fin de ces reportages ? ? ?

  • xicoïa
    • Posté à 18h02 le 27/10/2008
    • Internaute 31710

    La polémique sur le fait que l’on aime ou pas Mesrine est elle de mise ici ? C’est une critique sur le film ou sur son sujet ?
    Les films réalisés sur des gangsters il y en a eu (Al Capone pour ne citer que lui) ce sont de bon films et cela ne change rien au fait que ce fussent de véritables salopards.
    j’irai voir ces films si c’est un bon film et cela ne me fera pas changer d’avis sur le fait que Mesrine est un tueur et tuer n’as rien ni d’héroïque, ni de glorieux. Il ne me semblera pas plus sympathique. Tuer, frapper, torturer, la vrais question est de savoir pourquoi on en arrive la. Les flics qui l’on abattu sont aussi peu respectables.
    C’est cette logique de violence qu’il faut arrêter.
    Et ça c’est pas du cinéma.

  • loloster
    • Posté à 19h01 le 27/10/2008
    • Internaute 9467

    j’ai adopté un principe simple pour ne pas aller voir *certainement* certains films (deux en fait) :

    1- si en bas de l’affiche (les producteurs) je vois le logo TF1 c’est niet : parceque c’est de la daube

    2- si en bas de l’affiche (les producteurs) je vois le logo MSN c’est niet : parceque c’est de la daube nian-nian

    sur l’affiche de « Mesrine » y a celui de MSN

    donc niet... c’est con car je voulais aller le voir ce p’tin de film

    les critiques ici confirme mon principe

    • Harry Powell
      Harry Powell répond à loloster
      Intermittent en devenir
      • Posté à 13h25 le 28/10/2008
      • Internaute 57199
        Intermittent en devenir

      Oui et puis il y a aussi M6 Films et Canal + .

      N’oublions pas que sans argent, point de films...

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à loloster
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 16h43 le 28/10/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Et s’il y a le logo Rue89 sur l’affiche ?

  • indfrisable
    • Posté à 19h07 le 27/10/2008
    • Internaute 23024

    La question sur Mesrine, au-delà du coup médiatique, est morale plus qu’économique. Quelle signification prend Mesrine aujourd’hui ? Le film lance au moins un débat sur les déviances historiques, au-delà de leurs effets cruels.
    Je vois principalement deux raisons pour lesquelles le film qui sort et le sujet dont il parle sont de notre époque.

    1/ Un effet miroir de notre société et de son fonctionnement à partir de l’image qu’on se donne ou qu’on doit se donner de soi, comme impératif social. Ce film sur Mesrine, que je n’ai pas encore vu, s’est manifesté dans l’espace public par une campagne d’affichage, « campagne de communication » assez maladroite à mon avis, reprenant mal, mais à son compte tout de même, la photographie d’identité policière, la photographie anthropométrique. On est, au regard de ces placards, plus dans le photographie de mode que dans la photographie anthropométrique, ce qui aurait pu être plus fort, du point de vue de la critique. Mesrine voulait aussi se faire d’une autre manière une critique des médias. Ces affiches parlent d’avantage de notre « société de contrôle » que d’un personnage, qui aurait pu être un autre. Ces photographies « communiquent » davantage notre société et son rapport à l’image plutôt qu’un destin singulier. C’est ici que réside la force évènementielle d’un tel sujet, au-delà des effets spectaculaires propres au genre du film d’action, qui est à la mode des films « documentaire-fiction ».

    2/Si Le film se veut l’interprète une trajectoire fatale, celle d’un homme qui jouait de sa position dans l’espace médiatique, et qui communiquait une image de « Mesrine ennemi public N°1 » qui, malgré les multiples accoutrements dont il se parait, restait un seul personnage, identique à lui-même comme évènement médiatique, et donc menaçant pour le pouvoir giscardien et le retour à l’ordre de l’après 68... Pour cette raison, Mesrine le communiquant est de notre époque, car la plupart des personnalités politiques, culturelles, élaborent des stratégies de communication au sein de l’espace public, plus que des travaux d’analyse. Ils se contredisent, au gré des conjonctures.
    Mesrine est à l’opposé d’un Séguéla, qu’on peut caractériser de « communiquant intégré », qui sait naviguer entre les positions opposées, retournant sa veste au gré des retournements politiques. Cette morale n’était pas celle de Mesrine, qui demeurait intègre de ce point de vue, en tant que communiquant.

    Comme événement historique, le « sujet Mesrine » croise aussi ladite « moralisation du libéralisme » de la crise actuelle avec la nécessité politique. Pourquoi un pauvre type révolté mais violent, « ennemi public N°1 », doit-il être à un moment donné physiquement liquidé, assassiné, comme la trajectoire d’H.B. du reste, alors que le caractère délictueux des quelques traders qui laminent des économies internationales n’aura que des répercutions symboliques, et non exemplaires ? Le traitement des bandits des grands chemins n’est jamais le même que les traders en col blanc, même si les effets de leurs actes font à la fin des morts.

    On doit faire une analyse politique de Mesrine pour le manifester, mais pas sa biographie, sinon, on en fait une réduction historique.

    La destinée de Mesrine voulue par Giscard aura été une façon de maintenir la critique gauchiste et révolutionnaire au niveau du conte, critique qui aura été bridée contre l’effet de réalité plus fort du néo-libéralisme, décrétant qu’il ne peut exister qu’une seule réalité, une réalité en tant que telle, celle de l’économie des marchés, du management, doublé d’une bonne dose de puritanisme.

    • lebuffalo
      lebuffalo répond à indfrisable
      • Posté à 20h18 le 28/10/2008
      • Internaute 23050

      je croyais que cet article était fait pour un « critique » de cinéma... On en est loin même si très intéressant !

      Lien

    • VforVendetta
      • Posté à 22h45 le 28/10/2008
      • Internaute 1875

      merci. votre article m’a permis de rire un bon coup...ça fait du bien...mesrine, séguéla, giscard et le bonhomme michelin...

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius
    Citoyen
    • Posté à 21h19 le 27/10/2008
    • Internaute 28239
      Citoyen

    « Mesrine reste trop hermétique : on ne sait jamais ce qui le pousse à agir. »

    Le savait-il seulement lui-même ?
    En tout cas sa petite histoire aura permis à plein de gens de s’exprimer et même à certain de gagner leur vie.

    Un type déjanté présenté comme un rebelle ( ?) qui finalement a fait vendre du papier ou de la pélicule sur un simple nom qui sonnait déjà assez bien de son vivant, suffisamment pour en faire un personnage de roman exploitable à volonté. Et visiblement le filon est toujours bon. Bientôt le téléfilm ou la BD ? ; -))))

    Delenda Carthago

  • liberté_ en sursis
    liberté_ en sursis
    chercheuse de trèfles à quatre (...)
    • Posté à 22h42 le 27/10/2008
    • Internaute 54823
      chercheuse de trèfles à quatre (...)

    Je pourrais aller voir ce film,en plus j’aime bien Vincent Cassel.
    Je n’irai pas,car je n’ai toujours pas réglé le détail(dans ma tête) de la sauvagerie avec laquelle on l’a abattu ! et j’avoue que je me suis toujours posé la question jusque maintenant : Le gouvernement l’a décrit comme le n° un à abattre parce qu’il commençait à être
    encombrant en devenant justement le héros et le mythe de
    milliers et de milliers de personnes.

  • FERIS
    • Posté à 06h51 le 28/10/2008
    • Internaute 22644

    Pour ce faire une idée sur ce film sans remplir les poches de ces salauds de producteurs

    Il faudrait peut-être le télécharger ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    hi ! hi !

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 07h32 le 28/10/2008
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Je n’ai pas encore vu le film. Je le verrai surement. Ya pas l’feu.....sera sur EMule bientot.

    Ceci dit, ceux qui ne sont pas d’accord avec l’idée de faire un film sur un bandit........moi j’ai adoré, Le Parrain, Goodfellows, Citizen Kane ( un autre type de bandit, mais bandit quand même...), Mean Streets, Pepe le Moko, Les Tontons Flingueurs, je continue pas....la liste est beaucoup trop longue....

  • sûrderien
    sûrderien
    paresseux
    • Posté à 09h42 le 28/10/2008
    • Internaute 35914
      paresseux

    A liberté en sursis

    Mesrine a été assassiné sur ordre d’un pdt de la rép.

    par des représentants de la loi ! Paradoxal non ?

    Mais quand on sait que ce même pdt prenait son pied à

    loger des balles de gros calibre , dans des corps

    d’éléphants , on est moins surpris .

    Pour mémoire, Emile Buisson , ennemi public des années

    50 , tueur impitoyable , a été arrêté par 4 flics ,

    3 hommes ,uns femme , dans un resto , où il était assis

    armé d’un flingue et d’une genade . Ces flics l’ont

    ceinturé et capturé . C’est l’histoire de l’inspecteur

    Borniche , dont on a tiré un film , FLIC STORY .

    Autres temps , autres moeurs .

    Bien à vous .

    p.s a l’attention de la comédienne je crois que Delon

    et Trintignant interprétaient .de J.Deray

  • pete sampras
    pete sampras
    étudiant
    • Posté à 09h48 le 28/10/2008
    • Internaute 48944
      étudiant
  • Anne_Marie
    Anne_Marie
    Vigilance
    • Posté à 11h13 le 28/10/2008
    • Internaute 55616
      Vigilance

    Bonjour,

    Vous pouvez regarder mon article très personnel sur Mesrine :

    Lien

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Anne_Marie
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 12h04 le 28/10/2008
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Merci pour ce document et votre approche personnelle.

      • Anne_Marie
        Anne_Marie répond à Charles Mouloud
        Vigilance
        • Posté à 12h20 le 28/10/2008
        • Internaute 55616
          Vigilance

        Merci à vous ! Cela fait toujours plaisir de faire plaisir.

    • liberté_ en sursis
      liberté_ en sursis répond à Anne_Marie
      chercheuse de trèfles à quatre (...)
      • Posté à 13h25 le 28/10/2008
      • Internaute 54823
        chercheuse de trèfles à quatre (...)

      Merci beaucoup,cela me conforte dans mes pensées !

  • comcast
    comcast
    simple citoyen
    • Posté à 11h52 le 28/10/2008
    • Internaute 51002
      simple citoyen

    même si Mesrine est un beauf, c’est quand même un mec qui c’est attaqué au banques et au puissants et il en a payé le prix fort !

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 12h16 le 28/10/2008
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    A tous ceux qui admirent mesrine, savez vous qu’il était copain avec l’OAS ?

    • sûrderien
      sûrderien répond à Atlantis
      paresseux
      • Posté à 12h39 le 28/10/2008
      • Internaute 35914
        paresseux

      tu pourrais amener des preuves . ?

      • saintjack66
        saintjack66 répond à sûrderien
        cadre superieur
        • Posté à 16h50 le 28/10/2008
        • Internaute 57206
          cadre superieur

        çà fait partie de son Histoire officielle...un vrai facho proche de l’OAS aprés avoir combattu en Algérie (il n’était bon qu’à la violence...)C’est son propre fils qui le dit dans de nombreux reportages dont l’un diffusé par la tv canadienne que tu trouves facilement sur le net...c’est un fait et non une rumeur.

  • comcast
    comcast
    simple citoyen
    • Posté à 13h43 le 28/10/2008
    • Internaute 51002
      simple citoyen

    moi je l’admire pas, mais sa trajctoire de vie nous prouve qu’il y a des choses auxquels il ne faut pas toucher.

  • Erwan69100
    • Posté à 15h15 le 28/10/2008
    • Internaute 14567

    « de Beryl :

    Vincent Cassel ne fait pas le poids.
    Imaginez Paul Muni àla place ! ! ! »

    Paul MUNI ? On est pas dans les années 40-50 !
    A l’heure actuelle je ne vois aucun autre acteur capable d’interpréter avec efficacité Mesrine.

    Sinon autre bon film français à voir absolument :
    LE DERNIER GANG

    P/s : j’ai beaucoup aimé « Mesrine, l’instinct de mort » bien que la durée du film ait obligé le réalisateur a faire de fortes coupures dans l’histoire et de prendre qques libertés trop appuyées (attaque de la prison)

  • saintjack66
    saintjack66
    cadre superieur
    • Posté à 16h47 le 28/10/2008
    • Internaute 57206
      cadre superieur

    MESRINE n’a été qu’un criminel parmis tant d’autres...et ce qui me fait bien rire c’est de constater l’admiration de jeunes de quartiers pour ce sale individu...çà s’appelle l’ignorance...MESRINE était un proche de l OAS (extrême droite terroriste...)et a tojours eu une « haine viscérale des Arabes »...c’est Bruno MESRINE,son propre fils qui l’affirme dans un reportage...C’est un peu comme si un pied noir admirait le FLN...MOI JE DIS UN GRAND BRAVO A BROUSSARD D AVOIR ELIMINE CETTE VERMINE...FORCE DOIT RESTER A LA LOI ! ! ! (même si la Police d’aujourd’hui ne force pas le respect...)

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 23h04 le 28/10/2008
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    ARTUS tire à la ligne. MESRINE = OVERDOSE !

    Langman te paye ou quoi ?