enquete 27/10/2008 à 10h19

Collecteurs de dettes, un secteur en plein boom

Lise Barcellini | Journaliste



Manif à Taipei pour demander l’aide de l’Etat pour les surendettés en juin 2007 (Pichi Chuang/Reuters).


Avec la crise, la fragilité financière des particuliers et des entreprises s’accroît, et avec elle, le nombre de mauvais payeurs. De quoi donner du boulot aux sociétés chargées de faire la chasse aux impayés.

Rue de Belleville, dans le XXe à Paris. Le téléphone sonne. C’est encore un nouveau client. Malgré le ralentissement économique, sefairepayer.com, société de recouvrement de dettes génération 2.0, ne connaît pas la crise.

Normal, son créneau, ce sont les impayés. De 2 à de 150 000 euros, pour un loyer ou une facture, pour les particuliers comme les entreprises... Plus les gens ont du mal à joindre les deux bouts, plus sefairepayer.com a du travail.


Rien à voir ici avec les méthodes de la société espagnole El cobrador del frac (voir la vidéo ci-contre) : pas d’employés vêtus d’une redingote et d’un haut-de-forme. Dans l’Hexagone, le harcèlement moral, la pression sociale et l’humiliation ne font par recette : la filiale française del Cobrador del frac a donc dû fermer ses portes.

Record de fréquentation

Dans 90% des cas, des lettres de relance et des appels téléphoniques suffisent pour dénouer l’affaire à l’amiable. A sefairepayer.com, les visites au domicile du mauvais payeur sont peu courantes : seuls les clients qui ont souscrit l’« offre commando intégrale » y ont droit et l’encaisseur n’est d’ailleurs pas tenu à une obligation de résultat : s’il trouve porte close, tant pis.

Le site connaît ce mois-ci un record de fréquentation et de commandes. Mais les fondateurs restent prudents : difficile de savoir ce qui est lié à la crise, disent-ils, et ce qui dépend de la croissance régulière de leur jeune entreprise (créée en 2005).

Une chose est sûre : l’activité du recouvrement de créances, qui compte 300 à 500 entreprises selon l’AFP, est en progression partout en France. Exemple, chez Intrum Justitia, leader du marché. La directrice générale adjointe, Anne Williart, indique :

« Nous constatons une hausse de 40% de notre activité au premier semestre 2008, et encore une hausse de 10% ce mois-ci. »

Le volume d’activité n’est pas le seul indice de la bonne santé du secteur. Il faut aussi prendre en compte la fraîcheur de la date d’échéance de la créance. Explication.

les entreprises cherchent à obtenir leur paiement de plus en plus rapidement : elles attendent de moins en moins avant de contacter une société spécialisée dans la chasse aux mauvais payeurs. Chez sefairepayer.com, la date d’échéance était en moyenne révolue depuis 88 jours en juin, aujourd’hui elle est d’environ 65 jours.

Un baromètre des différentes facettes de la crise

En clair, les sociétés de recouvrement de créances ne connaissent pas la crise, mais la crise, ça les connaît !

Les motivations des clients de ces sociétés montrent à quel point la psychose fait tâche d’huile. Refus d’un crédit bancaire, peur d’un dépôt de bilan de leur débiteur : les entreprises craignent de se retrouver en manque de trésorerie.

Monsieur Cerutti, patron d’une petite entreprise de textile, en est un bon exemple. Il a engagé une action contre l’un de ses détaillants pour un impayé de 10 000 euros :

« Je lui avais fait crédit parce que la banque ne voulait pas, et maintenant il refuse de me rembourser. Or si l’un de mes débiteurs est placé en liquidation judiciaire, je perds tout. »

Youssef est responsable d’une PME de transport logistique. Lui aussi redoute la hausse du nombre d’impayés dans les mois à venir :

« Je fais 75% de mon chiffre d’affaire avec trois clients. Si l’un d’eux ne paie pas tout de suite, je suis dans la merde. »

Pascal Abel, co-fondateur de sefairepayer.com, témoigne :

« J’ai plusieurs clients qui m’ont dit que les banquiers leur ont refusé un crédit en leur disant : “pourquoi nous demandez-nous de l’argent alors que vous en avez chez vos clients ?” »

Agriculture, intérim, transports : les secteurs les plus touchés

Les sociétés de recouvrement de créances sont un bon indicateur des secteurs les plus fragilisés par la conjoncture. Anne Williart d’Intrum Justitia énumère les secteurs où elle ressent, comme elle dit, le plus de « tensions de trésorerie » :

« La filière viande de l’agroalimentaire ; l’intérim dans les services ; les transports en dépit de la loi Gayssot ; et le second œuvre dans le secteur du BTP. »

Une liste évidemment non exhaustive et qui dépend des secteurs où Intrum a le plus de clients.

Une responsable d’une entreprise de sécurité alimentaire, cliente d’une société de recouvrement de créances, complète la liste des secteurs qui ont de plus en plus de mal à payer leurs factures. Selon elle : entre les boulangers, les charcutiers, les traiteurs, les bouchers, les épiciers et les restaurateurs, ce sont ces derniers qui sont les plus durement touchés. Même si tous sont concernés.

Des dossiers d’impayés qui ne datent pas d’hier

Pas évident de tirer un enseignement immédiat de la crise financière de ces dernières semaines : les dossiers d’impayés qui sont traités en ce moment remontent à plusieurs mois.

Tous les acteurs du secteur s’accordent sur un point : la crise ne date pas d’hier. Les particuliers et les entreprises sont fragilisées depuis déjà plusieurs mois, et le boom que connaît le secteur du recouvrement de créances n’est pas soudain. La tendance à la hausse est constatée depuis janvier (+40% pour Intrum Justitia France). La bonne santé du secteur devrait encore se renforcer.

Voilà cinq ans que Claire téléphone aux débiteurs pour leur faire payer leur créance. Pour elle, les effets de la crise ne se sont pas encore fait ressentir :

« On travaille encore avec des anciens dossiers d’impayés. La cause du non-paiement est antérieure à la crise financière. Pourtant, ce matin, j’ai eu un débiteur au téléphone qui se cachait derrière la crise pour ne pas payer. »

Profiteurs de la crise ?

Demander à une société de recouvrement de créances si elle profite de la crise, c’est un peu comme demander à un croque-mort s’il tire profit d’une épidémie de choléra.

Chacun récuse. Tous soulignent qu’ils sont là pour « aider leurs clients à récupérer leur argent ».« Nous ne faisons pas un métier de charognard », lance Basile Soulebot de sefairepayer.com.

La directrice générale adjointe d’Intrum Justitia France, Anne Williart, récuse elle aussi totalement ce terme de « profiteur » de la crise :

« Nous avons certes un surcroit d’activité commerciale, mais nous sommes rémunérés sur ce qu’on encaisse (à la commission) : le nombre de créances augmente, mais la capacité de paiement baisse... Nous mettons 20% de moyens en plus par rapport à l’année dernière pour récupérer le même montant de créance. »

Pour sefairepayer.com, la crise n’est paradoxalement pas une si bonne nouvelle :

« Moins il y a de business, moins il y a de transactions, et donc moins il y a d’impayés. C’est mécanique. »

Les sociétés de recouvrement de créances sont confrontées à un double mouvement contradictoire : la baisse générale d’activité économique, et la hausse du nombre de faillites à venir.

Certaines développent d’ailleurs un nouveau créneau : l’information financière, c’est-à-dire l’enquête sur la solidité financière d’une entreprise, sa faisabilité et sa solvabilité, pour le compte d’une autre entreprise.

Photo : manif à Taipei pour demander l’aide de l’Etat pour les surendettés en juin 2007 (Pichi Chuang/Reuters).

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  • Radadalamechantesorciere
    Radadalamechantesorciere
    Cocker anglais
    • Posté à 19h20 le 27/10/2008
    • Internaute 25251
      Cocker anglais

    La solution : envoyez les chier, ne payez pas !
    Si personne ne paye, ils n’auront pas de résultat, ils n’auront pas d’argent, ils devront fermer !
    J’ai tenu 5 ans contre un créancier, aujourd’hui on ne me demande plus rien. Je n’ai jamais répondu aux intimidations et autres lettres que je recevais toutes les semaines.
    Faites la même chose, il ne faut pas avoir peur des charognards, ils n’attaquent que la chair morte.
    Attention : si j’ai fait ça, c’est que j’estimais que le créancier avait tort. Quand le créancier a raison, je paye mes factures.

    • Emma Indoril
      Emma Indoril répond à Radadalamechantesorciere
      Nérévarine
      • Posté à 19h43 le 27/10/2008
      • Internaute 29462
        Nérévarine

      Ouais mais bon....

      Sur quel critères estimez vous qu’il est « légitime » de payer ses factures ?

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 14h31 le 27/10/2008
    • Internaute 50571
      chien de talus

    Dans le même genre on trouve les pompes funèbres pendant les épidémies...

    • pablico
      pablico répond à tOrDrE L¤RdRe
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h22 le 27/10/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Comme un vol de gerfauts, hors du charnier natal...(José-Maria de Heredia)

      une nouvelle de cheval :

      le tiercé franco-belge est touché (ni dans l’ordre, ni dans le désordre), mais par la faillite....

      Lien

      où va-t-on ? ?
      ils nous ont pourtant rien fait les chevaux...

  • Seccotine
    • Posté à 14h35 le 27/10/2008
    • Internaute 31263

    Qu’entend-on par « anciens impayés » ? Puisque la crise a commencé avant qu’elle ne soit déclarée comme telle.
    Maintenant, c’est peut-être vrai qu’elle a bon dos, la crise dans certaines circonstances et là me vient aussi mes interrogations...
    Dernier salon de l’automobile à Paris : Tout le monde était content : taux de participation en augmentation, commandes en augmentation, etc. et pas plus de 8 jours derrière on entend : fermetures de sites, chômage technique, etc. C’est un peu incohérent non ?
    Bonne idée cet article qui aborde ce thème en sortant un peu des sentiers battus. Serait intéressant de savoir où ils en sont dans 3 ou 4 mois.

  • Lize
    Lize
    Curieuse-chercheuse
    • Posté à 15h34 le 27/10/2008
    • Internaute 51710
      Curieuse-chercheuse

    J’ai la nausée !

    Les sociétés de recouvrement, pour se justifier, mettent en avant les PME en difficulté, pour cause d’impayés. Mais en réalité ce type d’organismes pourchassent aussi et surtout les particuliers. Affirmer qu’ils ne téléphonent pas aux gens, ne les harcèlent pas, ne les menacent pas et surtout ne les humilient pas est un mensonge.

    Comment peut-on faire ce métier ?
    « Si ce n’est pas moi, quelqu’un d’autre le fera, alors autant que j’en profite »... voilà ce que l’on entend en général.

    Et si un jour on disait stop ?

    • zphilou
      zphilou répond à Lize
      • Posté à 16h23 le 27/10/2008
      • Internaute 23395

      SSSTTTTOOOOOOOOOPPPPPPPPPPPPPPPPPPP....... ! ! ! ! ! ! !

      p-s : prreeeuuuuummmmmmmmm’’’’sssssssssssssssss.. ! ! !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 18h10 le 27/10/2008
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    L’affacturage n’est pas nouveau, il consiste à récupérer les créances en assurant le recouvrement pour son propre compte et en supportant les pertes éventuelles sur les débiteurs insolvables. Le factor (affactureur en français) se rémunère au moyen de commissions et d’agios. (wikipédia) Cette procédure ne concerne que les entreprises. Ce qui est nouveau c’est le recouvrement de créances auprès des particuliers. Je ne sais pas si cette activité est encadrée juridiquement (obligation d’être en présence d’un huissier par exemple) ou si l’on est en plein Far West. Dans ce cas on peut chasser l’intru et le mettre dans le goudron et dans les plumes.
    Quelqu’un peut il m’éclairer sur ce point ?

    • Lize
      Lize répond à padiran
      Curieuse-chercheuse
      • Posté à 19h57 le 27/10/2008
      • Internaute 51710
        Curieuse-chercheuse

      Normalement, en France, ces procédures sont encadrées car il y a eu des abus : appels sur le lieu de travail, insultes, humiliation, harcèlement... Aujourd’hui, les tribunaux peuvent être saisis. Mais peu de gens le savent et les procédés de certains organismes, que les banques ou les boites de crédits sous-traitent, sont souvent immondes.

      En tout cas, ok pour le goudron et les plumes. J’y pensais en voyant se promener dans la rue l’Espagnol, fier de lui, avec sa redingote. Et je rêvais d’une révolte de la rue !
      Il veut que son action soit visible pour que les gens aient honte. Mais c’est lui qui devrait être mort de honte !

    • agnès93
      agnès93 répond à padiran
      citoyenne
      • Posté à 23h15 le 27/10/2008
      • Internaute 56448
        citoyenne

      Ce que vous dites sur l’affacturage est juste, beaucoup en fait achètent les « dettes » à bas prix auprès des banquiers fatigués par les procédures longues et coûteuses que leur font les clients « résistants ». c’est pourquoi il ne faut pas avoir peur de négocier cette même « dette “ et ne JAMAIS payer les frais, les coûts d’acte etc...

    • Absurde
      Absurde répond à padiran
      • Posté à 08h11 le 28/10/2008
      • Internaute 57173

      Au sujet d’Intrum Justitia :

      Cette société a été créée en Suède selon le droit suédois. elle est cotée à la bourse de Stockholm. S’autoriser à encaisser des sommes pour le compte de tiers est possible comme un enfant perçoit de sa grand-mère de l’argent pour le compte du tiers, le marchand de légumes. Avertir un débiteur que s’il ne paye pas ce qu’il doit, il risque une procédure de saisie-vente, oui. Mais une saisie inéluctable qui laisse croire que tout est enlevé... le compte bancaire bancaire bloqué... le salaire prélevé, menaces pour leur propre compte comme ils le laissent entendre est illicite, la somme réclamée n’ayant pas été vérifiée par une autorité compétente qu’est un juge.
      Etant victime des agissements de cet organisme, il me parut curieux que l’adresse mentionnée sur la demande de paiement soit une boite postale à Nevers. Or voici donc les adresses des différents bureaux, beaucoup plus simple pour envoyer directement des courriers :

      Paris 75019 - pas d’adresse trouvée - établissement secondaire

      Lyon 69007 - 35, rue Victorien Sardou 04 72 80 14 14 - établissement principal
      service paiement : 0 826 27 27 27 (numuéro surtaxé)

      Varennes-Vauzelles 58640 ( boite postale Nevers) : 2, impasse André Marie Ampère 03 86 93 29 00 - établissement secondaire

      Courbevoie 92400 84, bld Mission Marchand 01 49 97 12 12 - établissement secondaire

      Strasbourg 67000 27, rue des Fossés Treize 03 88 21 90 00 - établissement secondaire

      Nantes 44300 2, allée des Citronniers 02 40 40 04 71 - établissement secondaire
      service paiement : 0 826 27 27 27 ( numéro surtaxé)

      Pour les numéros de téléphone : utiliser de préférence les traditionels. Les numéros 08xx sont surtaxés et plus le numéro après le 8 est important et plus la taxe est importante.

      Activité déclarée :

      Filiale de :
      INTRUM JUSTITIA AB
      ACTIVITES
      Gestion des comptes clients, recouvrement de créances. Recouvrement des impayés
      Externalisation totale ou partielle du poste client
      Réactivation pertes et profils
      Rachat de créances
      Nature of business [Français | Anglais] ? Marques
      COFRECO
      JEAN RIOU
      Renseignements commerciaux et recouvrements de créances
      Enquête sur le statut et les références de crédit
      Informations sur l’insolvabilité
      Recouvrement de dettes, créances
      Recherche de débiteurs pour recouvrement des dettes
      Services internationaux de recouvrement de créances
      Informations sur les entreprises (international)
      ––> Enquête sur le statut et les références de crédit ? ? ? ? sur le contractant = atteinte à la vie privée = plainte au pénal
      ––> Informations sur l’insolvabilité = relève uniquement des compétences de l’huissier de justice, en aucun cas de cette officine = direct plainte au pénal pour... Grave atteinte à la vie privée
      ––> Recherche de débiteurs pour recouvrement des dettes - ne dispose d’aucune autorité officielle, peut donc se voir refuser tout renseignement et être l’objet d’une plainte au pénal pour atteinte à la vie privée.

      Enfin contrairement à un huissier qui n’a pas de sélection de clientèle, Intrum-justitia a spécifié : la personne physique uniquement. La pression sera plus aisée avec une jeune mère de famille , abondonnée sans ressource, ne pouvant payer son abonnement portable plutôt qu’avec toute autre personne surtout parfaitement informée...

  • jose11
    • Posté à 18h48 le 27/10/2008
    • Internaute 4765

    l’affacturage n’a rien a voir avec le recouvrement de créances
    le factor doit avoir une sacré solidité financière et généralement adossé à une banque en effet il fait crédit sur des créances
    les recouvreurs de créances sont des individus ou des sociétés qui prospèrent en jouant plus ou moins les gros bras (c’est encadré comme profession mais sans plus..)

  • Anonyme

    Bonsoir, a quand le retour du ?

    A plus

  • otto didakt
    otto didakt
    citoyen en colère
    • Posté à 20h33 le 27/10/2008
    • Internaute 19852
      citoyen en colère

    pratique courante de ce genre « d’entreprise » :
    téléphoner aux parents, leur faire peur pour qu’ils « lâchent un chèque
    et hop, le tour est joué
    et après démerdez-vous avec vos parents !

    le goudron et les plumes c’est gentil !
    je verrais bien une tête au bout d’une pique !

  • sevinilud
    sevinilud
    GAULOIS
    • Posté à 20h53 le 27/10/2008
    • Internaute 27066
      GAULOIS

    Quand les faibles s’épuisent, les hyènes ne sont jamais loin !

  • sevinilud
    sevinilud
    GAULOIS
    • Posté à 20h57 le 27/10/2008
    • Internaute 27066
      GAULOIS

    Dans quelques années il faudra songer à souscrire un « commando intégral “ pour revoir le pognon prêté (donné ?) à nos banques tellement elles sont fortes, tellement elles sont solides, tellement elles roulent en renault...

  • JEAP
    • Posté à 21h48 le 27/10/2008
    • Internaute 36652

    J’ai connu l’époque où les P&TT ( France Télécom) menaçaient de couper le téléphone aux parents d’abonnés dont les factures étaient en souffrance de paiement. Mon père médecin, ne pouvant pas se priver professionnellement de téléphone avait cédé au chantage et réglé ma facture. Ce fut la honte de ma vie.

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 21h53 le 27/10/2008
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    Un exemples de mode opératoire des ces entreprises de recouvrement aurait été intéressant.
    Comment font-ils pour « mettre la pression » sur le mauvais payeur ?
    (en restant dans le cadre légal)

  • Irfan
    • Posté à 22h05 le 27/10/2008
    • Internaute 30779

    Un article très intéressant, merci pour le travail effectué.
    Pour ceux qui ont tendance à stigmatiser ce genre d’entreprises, ce qui se comprend, car elles ressemblent à des hordes de « charognards » organisées, malgré la dénégation, ou bien à ces personnes qui ramassaient les armes des morts sur les champs de bataille, l’article lui-même souligne que les sociétés françaises se bornent à une relance régulière du « mauvais payeur ».
    Contrairement à d’autres méthodes plus musclées, s’il s’agit ici de rappeler régulièrement le contrevenant à l’ordre, voire de négocier avec lui pour régler sa dette peu à peu, sans intérêts supplémentaires, alors ce sont plutôt des sociétés de nettoyage que l’on peut considérer positivement.
    J’aime bien aussi le denier paragraphe, paradoxal donc nécessairement intéressant pour le journaliste, qui souligne que la crise n’aide pas vraiment les créanciers à recouvrer leurs créances.

    Pour un plus long papier peut-être, quels liens ont ces entreprises avec la justice, avec la police, avec (qui sait ?) des réseaux informels ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h59 le 27/10/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Sale boulot ! Par les temps qui courent, en France, ce genre de types risquent gros : se faire casser la g... sans même pouvoir la ramener devant un tribunal.
    Jusque dans quel abîme nous mène donc la misère ?
    On s’attend à rencontrer Thénardier au prochain coin de rue.

    • Strelok
      Strelok répond à nemo3637
      Humain
      • Posté à 14h49 le 28/10/2008
      • Internaute 51074
        Humain

      C’est bien, dans l’air du temps de gueuler sur les recouvreurs de créances. En même temps, quand on a une dette, on la paye, c’est une question d’honneur, ou alors on ne la contracte pas...

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 07h34 le 28/10/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    C’est la crise, le moindre petit sou attire donc les charognards !

    Lien

  • Absurde
    • Posté à 08h01 le 28/10/2008
    • Internaute 57173

    Deux liens à éplucher pour en savoir un peu plus sur ces officines de recouvrement et les pratiques légales du recouvrement :

    Lien

    Lien

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 09h11 le 28/10/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    déjà u affaire à ses oiseaux je les ais envoyé chier

  • nimenoii
    nimenoii
    Prof
    • Posté à 09h41 le 28/10/2008
    • Internaute 56859
      Prof

    Par principe et par réflexe, je trouve ce genre de pratique puante . Il y a quelque chose d’immoral à faire de l’argent sur ce type de situations.
    Mais si ce commerce prospère c’est parce qu’on lui laisse la place de le faire, comme le chiendent, ces choses se développent dans les interstices. Le défaut de paiement chez un petit propriétaire immobilier ou pour une petite entreprise peut être catastrophique.
    En fait ceci devrait être pris en charge par un organisme d’état (impôts) susceptible d’assurer le paiement et de s’occuper ensuite du recouvrement de manière digne. Laisser cette activité à des boutiques privées, c’est risquer toutes les dérives.

  • Aliocha Iordanoff
    Aliocha Iordanoff
    consultant Web
    • Posté à 12h34 le 28/10/2008
    • Internaute 49868
      consultant Web

    Il existe aussi des solutions plus constructives pour les particuliers ou les entreprise qui sont trop ou plutôt mal endetté. exemple pour les professions libérales : Lien
    Il vaut mieux intervenir en amont, cela évite les conséquences les plus dures.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h55 le 28/10/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    J’arrive pas à comprendre à quoi ça sert leur boite...

    J’ai toujours pensé que quand quelqu’un devait de l’argent à quelqu’un d’autre, il suffisait de porter plainte, et que si le mec ne payait pas les flics se pointaient et on lui piquait son compte en banque, ses meubles et sa maison...

    Et dans les milieux moins officiels, on lui pète les genoux et on lui prend ses organes...

  • marabbeh
    marabbeh
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 17h36 le 28/10/2008
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    Ces sociétés de recouvrement n’ont aucun droit. Elles comptent sur la peur pour se faire payer. Personnellement je n’ai jamais accepté de payer ces sociétés.

    D’un autre côté, lorsqu’on a une entreprise, surtout actuellement en temps de crise, il faut faire gaffe à ne pas laisser filer les créances.

  • Raziel
    Raziel
    Entrepreneur
    • Posté à 10h11 le 29/10/2008
    • Internaute 57275
      Entrepreneur

    Je suis une micro-entreprise et je fait appel au service de société de recouvrement pour récupérer mon argent quand d’autres sociétés ne me payent pas.
    C’est pas seulement pour ma survie c’est aussi pour mon image de marque.
    Je suis désolé mais quand on a une dette on la paye, c’est quand même un principe simple.