Droit de suite 20/10/2008 à 20h09

Sauvetage des villes : Matignon confirme les infos de Rue89


Cinq milliards d’euros pour les collectivités locales : comme Rue89 l’annonçait dès samedi, le gouvernement a présenté lundi un plan de sauvetage des villes spéculatrices. En sortant d’une ultime réunion avec les banques, François Fillon a précisé que cette somme serait octroyée à 50/50 par la Caisse des dépôts et consignations et par les établissements concernés.

La situation est-elle si tendue que le gouvernement a décidé d’accélérer le mouvement ? En tout cas, une semaine après les premières consultations avec les principales banques concernées (Dexia, Crédit Agricole et Caisse d’Epargne), le Premier ministre a annoncé un plan de sauvetage pour assurer le financement des collectivités locales.

En injectant cinq milliards d’euros, l’Etat veut sans doute éviter des déconvenues trop lourdes pour les finances locales. Laval, par exemple, aurait perdu 400 000 euros en quelques semaines. A Tulle, l’équipe municipale avoue avoir renégocié cet été un prêt de 6,7 millions d’euros dès que la courbe des taux s’est inversée, en juin. A chaque fois, les équipes renégocient leurs prêts, mais l’addition s’alourdit, au détriment des contribuables.

Villes, départements et régions sont adossés sur des « produits structurés »

Cinq milliards d’euros, est-ce suffisant ? D’après David Diano, directeur Finance publique internationale chez Fitchratings, l’estimation est cohérente :

« L’ordre de grandeur me paraît cohérent avec les besoins des collectivités locales. Cela correspond à un quart du total des nouveaux emprunts estimés en 2008, qui devraient s’élever à 20 milliards d’euros. »

Pourtant, il pourrait y avoir des surprises, pour deux raisons :

  • D’abord, rien n’oblige les collectivités à rendre public la structure de leur dette. Légalement, elles doivent juste déclarer en annexe de leur compte administratif, en fin d’année, les opérations de couverture de l’année, affichant les gains et les pertes.

  • Ensuite, la fin de l’année est toujours une période critique, car c’est le moment où les collectivités bouclent leur ligne de trésorerie et donc... négocient avec les banques. Or, en pleine discussion, il n’est jamais bon de montrer ses faiblesses.

Pour l’analyste David Diano, ce plan de sauvetage n’est que la première étape du processus de renflouement :

« La tentation d’un certain nombre d’établissements bancaires était de graver dans le marbre des conditions de prêt aujourd’hui très dégradées, c’est sur ce point qu’il faudra être vigilant. »

Les banques ont-elles manqué à leur « obligation de conseil » ?

Pourtant, comme dans les plus fameux tangos, collectivités et banques ne peuvent pas se passer les unes des autres. Dans les faits, une ville, un département ou une région ne peut être placée en faillite. En cas de cessation de paiement, une commune passe automatiquement sous contrôle du préfet, puis de la Chambre régionale des comptes. Donc de l’Etat.

Les banques ont donc tout intérêt à se montrer conciliantes avec de si bons clients. Mais l’affaire n’en est qu’à ses débuts : certains élus menacent d’attaquer au pénal pour défaut d’information. Ils s’appuient sur la jurisprudence d’un récent jugement du Tribunal de commerce de Toulouse, qui a sonné comme un coup de tonnerre. Voici comment le résumait le Bulletin des annonces légales du 1er octobre 2008 sur les comptes consolidés de Natixis :

« Litiges concernant des opérations de swap avec les Sociétés HLM : Par décision en date du 27 mars 2008, le Tribunal de Commerce de Toulouse a prononcé la résiliation de deux contrats de swap de 7,5 et 12,5 M€ de notionnel passés avec la Société Patrimoine Languedocienne, SA d’HLM (SPL), et a reconnu la responsabilité solidaire de la Caisse d’épargne Midi Pyrénées (CEMP) et de Natixis dans la mise en place de ces swaps. Le tribunal a nommé un expert chargé d’évaluer le préjudice qui a fait l’objet d’un paiement provisionnel. Natixis a fait appel de ce jugement.

Prenant appui sur les considérants de ce jugement de première instance, la Société d’Economie Mixte de Construction de la ville de Tarbes (SEMI Tarbes) a assigné la CEMP et Natixis en juin 2008 en vue d’obtenir la résiliation d’un contrat de swap d’un notionnel de 20 M€ et l’indemnisation du préjudice prétendument subi du fait de la conclusion de ce contrat.

Les contrats de swap concernés ont été mis en place afin de couvrir l’exposition de la SPL et de la SEMI Tarbes à la variation du taux du Livret A, sur lequel les emprunts de ces deux sociétés sont indexés, étant précisé que la variabilité de ce taux est effective depuis 2004. En s’appuyant notamment sur un avis de la Compagnie Nationale des commissaires aux comptes relatif au traitement comptable de ce type de contrat, le Tribunal de Commerce de Toulouse a décidé que les swaps ont un caractère spéculatif. Les juges ont prononcé l’annulation des contrats de swap mis en cause au motif que la CEMP et Natixis auraient manqué à leurs obligations de conseil relatives aux instruments spéculatifs. »

« Manquement aux obligations de conseil »... un gros mot dans les conseils d’administration, où les temps ne sont pas à l’indulgence.

David Servenay


Article suivi : Un plan de sauvetage pour les villes spéculatrices

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  • 53 réactions
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  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 20h20 le 20/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Le problème reste que si je suis à découvert, ma banque ne me fera pas de cadeaux... !

    Lien

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h23 le 20/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Ma banque , ma mutuelle d’ assurance, ma ville , mon boulanger : tous ces crétins , ils ont spéculé avec MON argent !
    La prochaine fois que je vais chez mon poissonnier, il va me vendre une arête ?

  • mao-tse-toung-
    mao-tse-toung-
    grand démocrate réformateur
    • Posté à 20h44 le 20/10/2008
    • Internaute 41681
      grand démocrate réformateur

    Qui va payer, et comment seront punis les responsables de ces dérives ?

    • jma14
      jma14 répond à mao-tse-toung-
      • Posté à 09h30 le 21/10/2008
      • Internaute 31729

      Certainement pas les politiques, tous les élus qui sont pris les doigts dans le pot de confiture sont aussi bien de droite que de gauche.

      J’ai pour habitude de taper régulièrement sur les journalistes, mais Rue89 a le mérite de faire sortir un vrai dossier. Dossier qui ne sera probablement pas relayé dans les « grandes » presses, puisque aucun des parties n’aura d’intérêt.

      Sinon comment punir ? En votant et en votant blanc. C’est le seul vote qui permettra aux citoyens de se faire comprendre. Ce n’est plus un problème de gauche ou de droite, c’est un problème de république.

      • Mr_Quiconque
        Mr_Quiconque répond à jma14
        • Posté à 11h21 le 21/10/2008
        • Internaute 53003

        Le vote blanc n’est décompté que pour le taux de participation, ça ne va pas leur faire grand mal.

        Lien

        Et puis le vote cela donne l’illusion que l’on s’exprime, à chaque élection les politiques nous disent qu’ils ont compris certains votent de protestation, qu’ils ont compris l’abstention, etc mais rien ne bouge. Pourquoi ? Parce qu’une fois qu’ils ont votés les gens se rendorment au fond de leur canapé alors le vote...bof.

        Sans parler du référendum sur le traité de constitution européénne sorti par la porte et revenu par la fenêtre.

        Le vote c’est juste pour légitimer les politiques à leur poste, c’est un chèque en blanc.

        Il n’y a qu’une chose que les politiques comprennent, c’est la manif de rue et rien d’autre.

         
        • MrBozo
          MrBozo répond à Mr_Quiconque
          Ingénieur
          • Posté à 16h23 le 21/10/2008
          • Internaute 56589
            Ingénieur

          La source du problème politique est que la politique repose sur la violence. L’état, la commune, la localité, prennent la propriété de leurs sujets par la force. Si vous ne me croyez pas, essayez de ne pas payer vos impôts et observez ce qu’ils vous arrivera.

          Répondre à ce problème par la manifestation pose deux problèmes :
          - La manifestation aussi repose sur la violence. Vous bloquez des rues. Vous empêchez d’autres personnes d’exercer leur liberté. Bref vous commettez un crime similaire aux crimes commis par les politiques eux-même.
          - Vous esperez que les politiques vous écouteront et arrêteront de vous piller. C’est complètement illusoire. Et pire que tout, vous admettez la légitimité du politique à vous gouverner. Vous légitimisez votre position d’esclave et la position de maître du politique.

          Non la solution dans un premier temps est de rejeter la politique complètement. Autant que faire se peut j’entends. Ne demandez plus aux politiques de résoudre tel ou tel problème. Boycotez l’armée, boycotez l’administration, boycotez la bureaucratie, arrêtez de voter. Payez vos impôts car sinon vous serez jetez dans un donjon, mais faites le en ayant pleine conscience de l’immoralité du système. Libérez vous de la politique. Lorsque le président sera élu avec un vote correspondant à 5% de la population, à ce moment là seulement les choses pourront changer.

          • jma14
            jma14 répond à MrBozo
            • Posté à 16h39 le 21/10/2008
            • Internaute 31729

            « Libérez vous de la politique. Lorsque le président sera élu avec un vote correspondant à 5% de la population, à ce moment là seulement les choses pourront changer. »
            C’est bien pour cela qu’il faut voter blanc. Seul se vote à un sens et un seul. Ne pas voter, c’est envoyé un message illisible. Le vote blanc est trop dangereux pour les politiques, c’est pour cela qu’il est maintenu dans les absentions. Le jour où comme vous dites (à l’inverse) 95% des gens voteront blanc, croyez-moi que le message sera bien passé.
            A noter que les quelques politiciens qui ont eu l’idée de rendre obligatoire le vote, se sont vite retirés. Car trop dangereux, le blanc deviendrait une idée en elle même, impossible à classer dans les absentionnistes.

        2 autres commentaires
  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 20h45 le 20/10/2008
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    D’aprés une « source » au conseil général de l’essone, la situation est catastrophique.
    Des collectivités se sont vu proposer des emprunts sur mesure : les remboursements (ou seulement les intérêts, ça nécessiterai de vérifier) ne commencent qu’au bout de 5 ans.
    Quelle coïncidence, le mandat du décideur ne dure que 5 ans ! ! !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h48 le 20/10/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Qui va payer ?

    Personne ! Personne NE POURRA jamais rembourser toutes ces liquidités inventées en désespoir de cause pour l’occasion. Voilà l’impasse gravissime dans laquelle nous sommes désormais projetés. Celle qui va bientôt sonner le glas de toutes ces promesses intenables (ah, ces hallucinants 1700 milliards d’euros censés sauver le système financier européen !). Et de ce fait précipiter l’agonie d’un système pervers devenu totalement dément.

    Résumons la situation à ce jour :

    1/ le système financier s’est proprement effondré, ne tient la tête hors de l’eau que grâce aux milliards injectés depuis le début de l’année par des banques centrales désormais à sec ;

    2/ en manque d’oxygène financier, les entreprises privées (PME en premier lieu) comme publiques (Éducation Nationale, Santé, collectivités locales...) vont boire la tasse jusqu’à la lie la plus amère dans les mois qui viennent, sans AUCUN ESPOIR de reprise ;

    3/ dans les mois qui viennent, toujours, les entreprises exsangues, privées comme publiques, vont jeter dans la rue des millions de travailleurs devenus inutiles. Le BIT (Bureau International du Travail) en prévoit pas moins de 20 millions supplémentaires en 2009 dans le monde. Soit l’équivalent d’un tiers de la population française ;

    4/ toute l’agitation médiatique ou diplomatique de nos « puissants » en déroute, toutes les réunions au sommet, toutes les mesures et les plans de sauvetage ahurissants sortis de chapeaux troués, toutes les bouffées d’euphorie boursière (aussitôt suivies de prostrations soudaines encore plus meurtrières), tout cela n’est que pathétiques et vaines agitations d’agonisants.

    Plus d’espoir ? Si, un seul : vider l’abcès (et les parasites des pseudo sommets qui commencent à nous les gonfler sérieux !), tourner la page d’un capitalisme en état avancé de mort clinique, reprendre les choses à zéro, inventer une organisation toute neuve, toute simple et pas trop bégueule...

    MAIS QUI ? ? ?

    • jackie75 desactivé
      • Posté à 07h55 le 21/10/2008
      • Internaute 29024

      Yéti,

      Vous êtes un grand malade. Y’a pas d’autre mot...

      • Thucydide
        Thucydide répond à jackie75 desactivé
        Que survive la Démocratie en (...)
        • Posté à 16h27 le 21/10/2008
        • Internaute 6396
          Que survive la Démocratie en (...)

        Je le comprends, la société qu’on est en train de nous bâtir rendrait malade n’importe qui.

        Apparemment pas vous : je vous félicite

    • jma14
      jma14 répond à Le Yéti
      • Posté à 09h45 le 21/10/2008
      • Internaute 31729

      « tourner la page d’un capitalisme en état avancé de mort clinique, reprendre les choses à zéro, inventer une organisation toute neuve, »
      Nous sommes à peu prêt d’accord sur ce constat. Mais la question, c’est de savoir laquelle. On sait maintenant que le communisme est mort et n’a pas fait ces preuves. Ne parlons même pas des extrèmes. Le seul sytème qui tiendrait éventuellement debout serait la décroissance. Ce sytème n’a jamais été établi à grande échelle. Et c’est bien au niveau mondial qu’il faut refaire le système, car une poignée de pays ne sera pas suffisante.
      Le problème de la décroissance c’est qu’elle nourrit en son sein quelques extrémistes propageants des idées plusque mauvaises.
      Pour pondre un bon système, il faudra d’abord faire une bonne synthèse du capitalisme et tout le problème est là.

      • lecok
        lecok répond à jma14
        • Posté à 09h50 le 21/10/2008
        • Internaute 16946

        Si la Crise perdure,

        Ils vont nous réinventer la poudre,
        Nous faire redécouvrir le fil à couper le beurre
        Mais aussi la roue, le papier, le feu et donc l’eau chaude avec !

        Ne trouvent-ils pas soudain quelques vertus au marxisme ?
        N’estiment-ils pas enfin que la bonne gestion des pays suppose
        Des États forts, actionnaires majeurs et protecteurs, régulateurs et salvateurs ?

        S’ils avaient eu d’autres lectures que les doctrines s’élaborant entre leurs experts cooptés, toujours les mêmes et désormais très cathodiques, des extraits comme les suivants ne leur auraient pas échappé. Des idées au rebours de la pensée dominante, contenues dans « un fascicule de mobilisation générale autour de quelques sujets, grands et petits, sans autre carcan que celui de l’ordre alphabétique ». Intitulé « Pourquoi, diable, n’ai-je pas été un griot ? » il a été publié par Ganndal, une petite maison d’édition de la Guinée-Conakry en 2006.

        Page 41
        « Communisme :
        S’il est une pensée libératrice de tous les carcans à commencer par celui du communisme (…), c’est bien la dialectique marxiste appliquée au… marxisme !
        La réhabilitation du communisme, inévitable dans un avenir plus ou moins lointain, passera par son avènement aux Etats-Unis d’Amérique ou dans quelques pays démocratiques d’Europe occidentale ! Il s’imposera à point nommé pour éviter de justesse que le libéralisme arrivé à son point de saturation ne précipite le monde vers sa totale désintégration. »

        Page 52
        « Libéralisme :
        On lui pardonnerait tout pour (…) le couple qu’il forme avec liberté. Mais combien on aurait tort car, à l’état sauvage, il devient vite fou furieux et poignarde sa femme, très belle et irréprochable, elle. »

         
        • jma14
          jma14 répond à lecok
          • Posté à 16h27 le 21/10/2008
          • Internaute 31729

          Dit comme cela le communisme s’est très beau. Mais dans les faits le communisme est très moche. Et je suis gentil.
          Votre vision est aussi magniquéenne que les ultras-libéraux.
          La vérité ne se trouve certainement pas dans les extrèmes. Il faut ré-inventer un système.

        1 autres commentaires
      • Le Yéti
        Le Yéti répond à jma14
        yetiblog.org
        • Posté à 09h59 le 21/10/2008
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        ASSAINISSEMENT (@ jma14)

        Non je ne crois pas que la « décroissance » soit la solution. Il faut dépasser ces notions de « croissance » et de « décroissance ». Le maître-mot me semble plutôt être « ASSAINISSEMENT ».

        L’économie doit être assainie, restituée à sa dimension première : la fabrication et la distribution de biens et de services destinés à satisfaire les besoins et le confort des populations, de toutes les populations. Certainement pas à engraisser les porcs, dilapider les ressources naturelles, créer le superflu et submerger les décharges publiques, fabriquer du fric totalement stérile et imbécile.

        La « décroissance » n’est que le revers de la médaille « croissance ». L’assainissement de l’économie demande bien plus d’ambition et d’imagination. Elle suppose de remettre toutes les choses à plat pour rebâtir

        C’est les « imagineurs » en chef qui manquent cruellement ! Jusqu’à présent, les fous n’ont trouvé que les guerres pour mettre « les choses à plat ».

         
        • jma14
          jma14 répond à Le Yéti
          • Posté à 16h23 le 21/10/2008
          • Internaute 31729

          Oui, mais quel système ?
          Ce changement ne se fera qu’avec l’accord des citoyens. Là est le problème. En effet, les emmerdes arrivent, dès que le citoyen lambda se demande où il va placer son argent pour payer les études de ces enfants, la prochaine voiture...(PEA, codevi, livret A, PEL, CEL.....) Et je vous fais grace du dernier plasma ou téléphone portable pour en avoir de plus « grosses » que son voisin.

          Les politiques ont certes vraiement intérêt à trouver de bonne solution, mais attention au signal que le citoyen va envoyer.

        • Thucydide
          Thucydide répond à Le Yéti
          Que survive la Démocratie en (...)
          • Posté à 16h34 le 21/10/2008
          • Internaute 6396
            Que survive la Démocratie en (...)

          Dans l’absolu, l’assainissement est certainement la seule solution.

          Mais quelle structure serait en mesure de centraliser, planifier et contrôler cet assainissement, nécessairement à l’échelle planétaire ?
          Aucune.

          Et ceux-là mêmes qui seraient en mesure de la mettre en place font pour l’essentiel partie des cibles d’un tel assainissement.

          Ouroboros : c’est le serpent qui se mord la queue.
          Et c’est à lui que nous avons affaire...

        2 autres commentaires
      • Mr_Quiconque
        Mr_Quiconque répond à jma14
        • Posté à 11h45 le 21/10/2008
        • Internaute 53003

        Le communisme a été dévoyé par et pour un petit groupe d’apparachiks, le capitalisme l’a été par les financiers au profits de 1% les plus riches en laissant des miettes plus ou moins grosses aux autres.
        Que dire du capitalisme auquel on a laché la bride est qui pour se sauver en appelle à une forme de socialisme, sans compter les dégats environnementaux, sociaux, humains de sa logique qui tend de plus en plus au court termisme pour maximiser les profits ?

        Le capitalisme a transformé l’humain en petit rat qui court après le profit, pour quelle finalité si ce n’est son auto-destruction à long terme ?

        Une proposition (audio) :
        Le SLAM
        Lien

        Afin d’apporter sa modeste contribution à la refondation du capitalisme en cours, « Là-bas si j’y suis » propose une deuxième diffusion du petit cours d’économie du Professeur Lordon.
        A bon entendeur...
        Comment l’actionnariat a-t-il pris le dessus sur l’économie ?
        Quel remède possible contre cette dictature de la puissance financière ?
        L’économiste dissident Frédéric Lordon se propose de répondre à ces questions en revenant sur la généalogie du pouvoir financier, et en suggérant l’esquisse d’une solution : le SLAM, le Shareholder Limited Authorised Margin, ou, en bon français, la limite de marge actionnariale autorisée.

    • MrBozo
      MrBozo répond à Le Yéti
      Ingénieur
      • Posté à 17h48 le 21/10/2008
      • Internaute 56589
        Ingénieur

      « banques centrales désormais à sec »

      Les banques centrales sont les créatrices de la monnaie. Elles ne peuvent techniquement jamais être à sec. C’est comme si vous aviez une machine à billets dans votre cave, vous ne seriez jamais à sec de billets. Par contre à chaque billet que vous imprimez vous dilluez la valeur de tous les billets existants, bref vous volez une part de la monnaie détenue par autrui. Et si vous utilisez un peu trop votre machine à billets et créez des milliards de milliards de billets, vous allez détruire complètement la monnaie, elle ne vaudra plus rien. Même lorsque vous n’utilisez votre machine qu’un petit peu vous pervertissez déjà petit à petit l’économie, c’est d’ailleurs la cause de la crise actuelle.

      « les entreprises privées comme publiques vont boire la tasse jusqu’à la lie la plus amère dans les mois qui viennent, sans AUCUN ESPOIR de reprise »

      Il est d’abord primordial de faire la différence entre entreprises privées et publiques :
      - Les entreprises privées sont financées par leurs clients. Elles ne survivent que si les clients existent, c’est-à-dire que si elles offrent des produits qui ont une réelle valeur. Et elles ne survivent que si elles sont performantes, c’est-à-dire que si la valeur qu’elles produisent est supérieure aux coûts qu’elles consomment. Les entreprises privées sont créatrices de valeur ajoutée : la valeur créée est supérieure à la valeur consommée.
      - Les entreprises publiques sont financées par le contribuable. Elles survivent peu importe la qualité ou l’utilité de leur production. Elles n’ont aucun repère pour savoir si ce qu’elles font est créateur ou destructeur de valeur car le client ne paie rien directement. Tout est financé par la contribution collective, qu’il est plus exact d’appeler pillage collectif.

      Au cours des dernières années le crédit a coulé à flot grâce aux taux d’intérêts artificiellement bas maintenus par les banques centrales. Ceci est source de nombreux investissements défectueux. Par exemple de nombreuses maisons ont été construites aux Etats-Unis au cours de la bulle immobilière, sans pour autant trouver preneur à un prix élevé aujourd’hui (dans cet exemple : cela n’affecte pas que les constructeurs, cela affecte les fournisseurs de constructeurs et les fournisseurs de ces fournisseurs etc jusqu’au matières premières). Mais *tous* les investissements ne sont pas défectueux pour autant. Certaines entreprises restent saines. Ce qu’il se passe en ce moment et va se passer au cours des prochains mois est une réallocation des ressources économiques : les entreprises ayant mal investis font faillite ou se font rachetées, des emplois disparaissent dans un premier temps puis de nouveaux emplois seront créés ailleurs, dans des secteurs correspondant au marché, c’est-à-dire des secteurs créant de la valeur ajoutée et répondant aux préférences des consommateurs.

      Les entreprises publiques, elles, restent financées par le contribuable et restent sans aucun repère vis-à-vis de leur utilité ou de leur efficacité. Ceci ne changera pas. Par contre, ce que l’on constate par les vastes plans d’aide et de nationalisation ou semi-nationalisation, c’est que l’état empêche le marché de fonctionner. L’état empêche ou plutôt ralentit le processus de réallocation des ressources éonomiques (capitaux, emplois) vers des utilisations rentables. Et qui va payer ces plans d’aide ? Vos enfants bien sûr. De la même manière que vous payez aujourd’hui les vastes arnaques des politiciens d’il y a 20 ans. Le financement se fait toujours par la dette, ou par l’inflation, c’est selon, dans tous les cas la facture ne se fait sentir que plus tard.

      L’état réalise ces plans d’aide car certaines entreprises ont des lobbys politiques forts protégeant leurs intérêts, et parce que le système bancaire est complètement lié à l’état depuis la création de la banque centrale il y a longtemps. En fait le système monétaire actuelle est par définition même une fraude institutionalisée par l’état. Les banques créent de la monnaie papier, elles prêtent de l’épargne qui n’existe pas, c’est là la source des crises à répétition.

      Le problème n’est pas le capitalisme. Le capitalisme n’est pas un système politique. Le capitalisme est juste la liberté, laisser les gens produire et échanger leur production librement. Comment peut-on penser que la liberté est le problème ? Mais le système actuel n’est pas la liberté. C’est un système mercantiliste : politique et économie sont étroitement liés, les banques centrales sont des institutions frauduleuses, les entreprises qui réusissent sont celles qui profitent au mieux de l’état, par le biais de contrats ou d’aides ou de régulations limitant la concurrence etc. L’état maintient son pouvoir grâce à la propagande et la dévotion quasiment religieuse que la population lui accorde. Mais l’état se finance par l’impôt, l’impôt n’est pas un don volontaire, l’impôt est un vol institutionalisé. De la violence ne peut naître qu’un système pervers. Et la majorité des lois et régulations n’ont plus rien à voir la moralité, elles sont toujours créées pour le profit à court terme d’un petit groupe de pression aux détriments de tout le monde à long terme.

      Le problème n’est pas le capitalisme. Le problème est l’existence même de l’état. La solution n’est pas de chercher un nouveau fonctionnement pour l’état, la solution est d’éradiquer complètement l’état. Mais bien sûr cela demande de comprendre que la liberté augmente le niveau de vie de tous, les plus pauvres y compris. Le marché libre n’est pas la loi de la jungle où les plus faibles s’appauvrissent. C’est le cas actuellement justement car le marché n’est pas libre. Il faut bien être conscient que l’économie n’est pas un jeu à somme nulle : tout échange est bénéfique aux 2 partis, sinon l’échange n’aurait pas lieu. Et les plus faibles profitent tout autant des plus forts que l’inverse.

      « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » - Frédéric Bastiat.

  • Lairderien
    • Posté à 21h21 le 20/10/2008
    • Internaute 22751

    Bref, si je comprends bien cette crise c’est comme un iceberg, on n’en voit que la partie émergée, les trois quart sont encore invisible ! ! !

    Ou pour prendre une autre métaphore, on a commencé à tirer un fil et on s’aperçoit que bientot on aura détricoté toute la couverture et que nous serons tout nu ! ! !

    • Numerosix
      Numerosix répond à Lairderien
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 22h55 le 20/10/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Ce n’est pas trois quart , c’est 8/9 em , la face immergée de l’ iceberg métaphorique !

      Bloug !

  • tangi
    tangi
    perplexe
    • Posté à 13h23 le 21/10/2008
    • Internaute 49400
      perplexe

    Encore une fois, il y a confusion (volontaire ?) : les 5 milliards d’euros dont parle l’article des échos sont destinés a pallier au crédit crunch, conséquence direct de la crise, et dont les collectivité ne sont responsables en rien (lire l’article des échos en lien).

    Il est sur que certaines ont adossé des emprunts à des produits structurés. Certaines vont avoir des problèmes, mais cela restera marginal. Et le montant des pertes ne sera certainement pas de 5 milliards d’euros.

    Ce mode de financement des collectivité est une vraie information, mais sans rapport avec la crise.

    Le traiter en parallèle avec leurs futures difficultés de financement pour lesquelles elles n’y sont pour rien (hormis celles qui ont vraiment fait n’importe quoi, un tout petit nombre), c’est entretenir une confusion, et c’est presque de la désinformation.

  • goalexandre
    goalexandre
    technicien du batiment
    • Posté à 22h27 le 20/10/2008
    • Internaute 45858
      technicien du batiment

    je n’ai aucune confiance dans le personnage bling bling et et de son equipe de sans personnalitée qui sont des bénis oui oui

    voila ces gens comme zorro ils viennent sauver les villes les regions gérés par les socialistes ? ? ? ? ,
    tiens bizarre non ? ? ,

    Je soupsonne les capitalistes liberaux mondiaux d’avoir mis en place des strategies pour affaiblir le socialisme mondial qui leur fait peur
    en effet crise financiere ! qui en est a l’origine les banquiers qui sont tous aux ordres des capitalistes acharnés

    et si tout ce tintouin tzarkozyste buschiste barroso n’etait fait justement pour ecarter a jamais les socialistes pour les affaiblir a jamais

    sarko a juré la perte du socialisme et de la gauche mais il se gourre
    quitte a en crever on sera là et bien là

    que pouvons nous faire ? peut etre une strategie contraire
    aprés tout le socialisme dans le monde se porte bien

    et si les peuples se mettaient a dénoncer et combattre ces exploiteurs profiteurs

    citoyerns citoyennes du monde ecartons ces capitalistes
    unissons nos intelligenses collectives et empechons ses
    gens individualistes d’executer leurs stratégies anti sociales

    • jma14
      jma14 répond à goalexandre
      • Posté à 09h54 le 21/10/2008
      • Internaute 31729

      « Je soupsonne les capitalistes liberaux mondiaux d’avoir mis en place des strategies pour affaiblir le socialisme mondial qui leur fait peur »
      La théorie du complot ? Reprenez vos esprits, je pense que ce sont plutôt des gens individualistes qui se copient entre eux, se rassamblent comme des moutons (comme le peuple) avec un peu plus de pouvoir (parce que mieux fédéré du fait du nombre). Croyez moi il y a quelques riches moutons qui boivent la tasse.

      • antonvoyl
        antonvoyl répond à jma14
        gestionnaire administratif
        • Posté à 16h15 le 21/10/2008
        • Internaute 56090
          gestionnaire administratif

        Ne croyez-vous pas que les banques privées complotent depuis la troisième république pour prendre autant de pouvoir qu’elles n’en ont aujourd’hui ?

        Savez-vous que c’est la banque de france qui a soutenu le réarmement de l’Allemagne nazie et qui a sacrifié la tchecoslovaqie à Munich ?

        Lisez certains historiens contemporains. Les archives se sont ouvertes il y a peu de temps et je peux vous garantir qu’on y decouvre des surprises. Je ne parle pas de théories fumeuses glanées sur internet. Mais on comprend mieux maintenant pourquoi ils n’ont qu’un mot à la bouche « devoir de mémoire ». Un souvenir s’escamote plus facilement qu’une vérité historique...

    • MrBozo
      MrBozo répond à goalexandre
      Ingénieur
      • Posté à 18h11 le 21/10/2008
      • Internaute 56589
        Ingénieur

      Bonjour. La crise actuelle est plutôt en train de renforcer le socialisme, je ne comprends donc pas vos propos. N’avez-vous pas lu que de nombreuses banques avaient été nationalisées ?

      Et pourquoi défendez-vous le socialisme au juste ? Qu’avez vous contre l’individualisme ? N’êtes vous pas vous même un individu ? Puis-je entrer chez vous et vous prendre votre ordinateur, pour le bien de la communauté ? Serais-je alors un sage socialiste à vos yeux ? Vous ne croyez pas en la fondation morale de la propriété privée ?

      Les banques entrent aujourd’hui parfaitement dans le « filet de sauvetage » socialiste, un monde magnifique où les profits sont individualisés et les pertes sont collectivisées. Ne s’agit-il pas là du monde socialiste rêvé ? Il s’agit pourtant parfaitement de la « tragédie des communs » que je vous invite à googler.

      Ou voulez-vous collectiviser les profits et individualiser les pertes ? C’est ce qu’il se passait en URSS, les chefs d’usine avaient des objectifs à réaliser, du type « fabriquer 1,000,000 de clous par an », ils ne gagnaient rien à réaliser l’objectif mais par contre ils étaient envoyé au goulag s’ils échouaient. Est-ce là votre modèle socialiste idéal ? Ou peut-être voulez-vous tout collectiviser ? Rejeter complètement la notion de propriété privée ? Avez-vous déjà essayé de prendre le jouet des mains d’un enfant de 2 ans ? Pourquoi la propriété privée est-elle innée ? Peut-être découle-t-elle d’un droit naturel qu’il serait intéressant d’étudier non ?

      Bon, je vais m’arrêter là. Le socialisme n’est peut-être pas le modèle de moralité que vous croyez. J’espère juste avoir initié quelques onces de curiosité dans votre esprit.

  • millesime
    millesime
    retraité
    • Posté à 23h19 le 20/10/2008
    • Internaute 26299
      retraité

    les collectivités allemandes sont dans la même situation, les responsables des affaires financières municipales des villes allemandes se sont laissés séduire par les grands instituts financiers à l’anglo-saxonne de sorte que les municipalités sont menacées de faillite... !
    en fait dans tous, tous partout, ont trempé le doigt dans le pot de miel... !

    ainsi on va recapitaliser les banques françaises (qui selon la ministre Mme Lagarde était « saines ») et le contribuable va être mis à contribution à tous les niveaux...

    bravo les banksters... !

    Lien

  • Pierrot44
    • Posté à 23h25 le 20/10/2008
    • Internaute 32264

    M. Servenay, pour reprendre l’idée développé par « tangi » (déjà dans votre précédent article, mais a priori vous n’en avez pas tenu compte ...), je suis navré de vous dire que vous faites, délibérément ou non, une grave confusion.
    Les 5 milliards n’ont RIEN à voir avec les villes « spéculatrices », absolument RIEN : vous devez l’admettre et corriger le tir. Ces milliards vont pallier l’impossibilité totale ou partielle des banques à prêter sur leurs ressources « classiques », compte tenu de la crise de liquidité. Ces milliards seront prêtés aux collectivités, quelque soit leur santé financière.

    La question des produits structurés est une autre question, importante, mais sans aucun rapport avec cette mesure gouvernementale.
    Il est important que vous rétablissiez cette vérité au risque de mettre aux yeux de vos lecteurs toutes les collectivités dans le même sac.

    • alain69
      alain69 répond à Pierrot44
      • Posté à 07h00 le 21/10/2008
      • Internaute 21342

      Désolé de vous contredire en partie.
      Il est vrai que les banques ont moins de possibilités de prêter du fait de leurs égarements sur les marchés financiers, de la liquidité qui s’est raréfiée, avec pour conséqquence une course effrenée des collectivités pour trouver le financement de dépenses souvent déjà engagées.
      Mais il est aussi vrai que ces mêmes localités ont parfois participé à des opérations de swap, ou emprunté en yen ou en franc suisse (les taux sont quasi nuls sur le yen) pour augmenter leur capacité d’emprunt par rapport à un emprunt classique en euros. Et lorsque le marché se retourne, l’addition peut être très lourde de conséquences.
      C’est donc à mon avis le mélange des deux qui est responable du risque de cessation de paiement de certaines collectivités.
      Et in fine, ce sont toujours les mêmes qui paieront : nous, les citoyens.

      • tangi
        tangi répond à alain69
        perplexe
        • Posté à 09h21 le 21/10/2008
        • Internaute 49400
          perplexe

        Oui, l’addition peut être lourde. Ces articles sur ce mode de financement de la dette sont pertinents.

        Mais il n’y a AUCUN RAPPORT avec le plan de 5 milliards du gouvernement. Lisez l’article des echos, Fillon y indique qu’il ne renflouera pas les collectivités spéculatrices qui n’ont qu’à assumer.

        Donc traiter les deux sujets en même temps, c’est une confusion, et plutôt génante.

  • Petite citoyenne
    Petite citoyenne
    Indépendante
    • Posté à 07h23 le 21/10/2008
    • Internaute 49432
      Indépendante

    Qui ruinent la france ?
    Les pauvres et ceux qui utilisent la sécu, nous martèle-t-on.
    Qui paiera ?
    Les pauvres et les un peu moins pauvres qui en plus devront limiter leurs dépenses de sécu et moins envoyer leurs gosses à l’école...par économie...pour l’état.
    J’aimerais lire un article qui relate ce qui ce passe dans les autres pays.
    Les responsables politiques sont-ils aussi gravement délinquants et ont-ils ruinés aussi leurs propres pays ?

  • Petite citoyenne
    Petite citoyenne
    Indépendante
    • Posté à 07h33 le 21/10/2008
    • Internaute 49432
      Indépendante

    Et un député sur 10 présent à l’assemblée nationale pour discuter le budget en cette période de débacle.
    On doit l’interpréter comment ? Leur incompétence est un désastre.

    • re-traitée
      re-traitée répond à Petite citoyenne
      re-traitée
      • Posté à 08h26 le 21/10/2008
      • Internaute 53511
        re-traitée

      bonjour,oh ! « concluseuse »« clairée !

      Non,ils ne sont pas là !

      Ils faut arriver à 64 ans pour découvrir TOUTES LES IMPOSSIBILITES majeures des politiques.
      Gens de bonne foi,ou arrivistes,peu importe,JAMAIS il n’est demandé de COMPETENCES à un “éligible”...hélas.
      Ces élus se sont présentés sur des idéologies louables ,ou non,mais leur formation initiale ?

      Une histoire qui a fait le tour des chaumières ds les années 50
      ministre de l’agriculture,puis,ministre de la culture,,puis ministre du culte,puis ministre du .. ;

      juste pour préciser qu’un mandat électoral donne droit à gérer N’IMPORTE QUOI,sans détenir l’ombre d’une once de compétences.

      J’ajouterai que la société,tte entière,bien calquée sur le fonctionnement de l’état CREVE des incompétences des “EMPLOIS” !

      Avez-vs remarqué le petit pas de deux que l’on a imprimé ds le mental en substituant emploi à métier ?

      On est employé à exécuter des tâches dont on n’a pas bénéficié de la formation SANS connaître le métier,et le tour est joué

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 08h10 le 21/10/2008
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    La démocratie,la vraie,celle où le citoyen est informé sur les décisions de « ses élus » ,celle où il peut intervenir,donner son avis,demander des comptes,contrôler,etc...est plus qu’en panne ! Elle n’existe pas ! d’où l’opacité qui règne dans l’utilisation de l’argent public ! Mais ne nous faisons pas d’illusion,c’est la seule « forme démocratique » qui peut fonctionner et être tolérée avec une société dont le système économique est le libéralisme...donc ! ! !
    Avec le libéralisme on est garanti de n’avoir aucune garantie quand on est citoyen de base et qu’on n’appartient pas à la sphère très fermée et secrète de la soi-disant « élite » !
    Un des arguments répétitifs pour nous « envoyer dans les cordes » est le fameux...« Vous savez,c’est complexe,ce n’est pas aussi simple,il faut bien comprendre que,etc... »

    • MrBozo
      MrBozo répond à Carmagnole
      Ingénieur
      • Posté à 22h03 le 21/10/2008
      • Internaute 56589
        Ingénieur

      Pourquoi défendez-vous la démocratie ? Mettons que je rentre chez vous par effraction avec 2 amis pour venir voler votre téléviseur. Je vous croise, je vous salue aimablement, et comme je suis un voleur civilisé, nous discutons du crime que je suis en train de commettre. Je défends le rôle fondamental de la démocratie et nous nous retrouvons à voter sur la justesse du crime étant commis. Nous sommes 3 vous êtes seul. Je repars avec votre téléviseur et la démocratie m’a défendu. Y voyez-vous un problème ?

      Pourquoi pensez-vous que vous n’avez rien à dire dans le libéralisme ? N’avez-vous pas choisi l’appartement ou la maison dans laquelle vous habitez ? N’avez-vous pas choisi la nourriture que vous achetez ? N’avez-vous pas choisi l’ordinateur que vous utilisez ? Chacune de vos dépenses est un « vote » en quelque sorte. Vous êtes le vrai patron de toutes ces grandes multinationales « capitalistes ». Si demain plus personne n’achète de voiture de la marque Renault, Renault fait faillite. Ce ne sont pas les actionnaires de Renault les patrons de Renault. Ce sont tous les acheteurs de voiture, ce sont eux les vrais patrons. Pensez-vous vraiment que le monde politique est plus juste que la liberté complète que vous offre le marché libre ? Tous les méfaits que vous attribuez au libéralisme, je suis prêt à parier que nous pouvons les étudier pour tracer leur source directement vers des décisions politiques.

      En opposition à cette liberté que le libéralisme vous propose, je vais vous dire ce que vous n’avez PAS choisi : vous n’avez pas choisi le financement de votre retraite, vous n’avez pas choisi votre éducation, vous n’avez pas la possibilité de refuser de financer des armes de guerre, vous n’avez pas la possibilité de refuser de financer le monument hideux installé sur le rond point à côté de chez vous... y a-t-il un point commun dans ces manques de choix, dans ces violations de liberté ? Hmm je me demande !

      Vous avez tout à fait raison, ce n’est pas si complexe que cela, seulement on ne veut pas que vous réfléchissiez trop... vous pourriez, *gasp*, remettre en question le système politique ! Ne comptez pas sur les médias ou les politiques pour vous inviter à réfléchir.

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 08h20 le 21/10/2008
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    cinq milliards pour des abrutis retors qui confondent gestion territoriale et spéculation en eaux troubles...
    10 milliards pour renflouer des banques qui ont littéralement détourné les sommes qui leurs étaient confiées pour s’en mettre plein les poches.

    Total, déjà quinze milliards de déboursés à nos frais pour soutenir ceux qui déjà nous ont abusés.

    Une première question : Martin Hirsch n’a pas encore démissionné ?

    Une autre interrogation : Puisque la mode est aux références historiques :
    Après un Grenelle de l’environnement...*
    Après un autre Bretton Woods de l’économie...
    Bonaparte mis à part, à quand un 18 Brumaire de la cinquième République ?

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 08h32 le 21/10/2008
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    Et puisque nous en sommes à contempler la merveilleuse action moralisatrice de notre champion national, saluons :

    La nomination de Nicolas Mérindol à la Présidence du Crédit Foncier (je croyais qu’il avait été viré sèchement de la Caisse d’Épargne ?)

    Les contorsions de Christine Lagarde à l’encontre des paradis fiscaux, qui ont représenté pendant des lustres ses anciens clients.

    Peut-être qu’un 14 juillet se révèlerait plus de circonstance qu’un 18 brumaire ?

  • sifer
    • Posté à 08h57 le 21/10/2008
    • Internaute 51466

    A quand les caisses de retraite ?
    Elles ont surement aussi joué avec les produits « structurés »

  • sevinilud
    sevinilud
    GAULOIS
    • Posté à 09h30 le 21/10/2008
    • Internaute 27066
      GAULOIS

    Et si on puisait dans nos livrets pour acheter des tromblons...

  • Ech-picard
    Ech-picard
    au fond de sa campagne.
    • Posté à 11h28 le 21/10/2008
    • Internaute 280
      au fond de sa campagne.

    Les subprimes à l’européenne nous y voilà.
    On emprunte aux banques (accroissement de la dette publique) pour donner aux banques.
    Cette cavalerie, car c’est une cavalerie, ne coutera qu’aux citoyens les plus pauvres :
    les collectivités sont contraintes, faute de financement de l’État, aux emprunts à taux variable - * une forme collective des subprimes *-
    Les banques ne saisiront pas les mairies ou les hôpitaux, ou les trains (quoi que) les impôts continuerons de tomber sur ceux qui ne seront pas à l’abri du bouclier fiscal.
    Si l’on veut vraiment sortir de ce merdier il faut impérativement rendre la demande solvable (répartir les richesses produites vers le salariat) et sanctionner le système bancaire par une nationalisation à bon compte et sans « espoir » de retour vers une privatisation.
    Revenons vers des fondamentaux ! comme dirait l’un de ces ministres qui gère le système éducatif à coup de suppression d’emploi.

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 12h49 le 21/10/2008
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    Ce matin, j’ai complètement oublié de saluer (Marianne de samedi 18/10) la société de refinancement présidée par Michel Camdessus (le mémorable M. Argentine) qui sera majoritairement propriété des banques avec la manipulation de fonds garantis par l’État ! !

    C’est invraisemblable ! Le p’tignouf à nous qu’on a depuis 18 mois (encore 3 ans et demi) sonne le branle-bas du retour de l’État tout en organisant son entrée sur scène pour mieux le rabaisser et mieux le piller ! ! !

    Ca devient vraiment passionnant, ce remue-ménage organisé de A à Z pour achever de prendre ce qui reste de richesse dans les dépouilles de l’Occident.
    La seule question qui vaille est de savoir combien de temps nous allons endurer le saccage qui s’opère sous nos yeux...

  • Hors-cases
    Hors-cases
    Chômeur surdiplômé trop vieux
    • Posté à 17h45 le 21/10/2008
    • Internaute 42258
      Chômeur surdiplômé trop vieux

    En lisant cet article ainsi que les réactions parues, il me vient la même nausée que celle ressentie au printemps dernier quand j’ai arrêté d’alimenter et même de consulter mon blog ouvert quelques mois plus tôt. Mais, tous les articles et posts parus sur ce site, qu’ils concernent l’économique, le social, la politique, les dirigeants, l’enseignement, la recherche, etc. font état d’un tel désarroi que le mien devient dérisoire. J’en suis arrivé à certains moments à me dire, comme certains ici, il est temps de sortir nos tromblons ou d’arrêter de voter, ou encore... Mais d’autres ont déjà mis quelque chose en place il y a une dizaine d’année : Al Qaïda, en sortant non pas les armes mais en délocalisant les « amorces » que sont les dirigeant le temps de mettre en route la machine puis de « faire péter les verrous ». Car les révolutions à partir de mouvements locaux prenant soin de la vie de leur entourage a montré, comme les régimes dits socialistes leur limites (en Irlande, Espagne, Corse, etc.). Mais je n’ai aucune envie d’être assimilé et encore moins de devenir un « démonteur » de système, de régime au prix de vies et de souffrance. Il me reste - comme la plupart des lecteurs, sympathisants et intervenants de rue89 - l’espoir fou que les bonnes volontés, le bon sens et l’humanité des gens nous sortira de là. Et comme les voeux pieux ne sont pas mon fort, je préfère m’en remettre à des principes évoqués ici déjà mis en oeuvre le 14 juillet 89 à commencer par ce qui a déjà fait ses preuves : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dont l’intitulé a changé selon les pays et les périodes mais qui est resté identique dans son contenu et voté comme fondamental par l’ONU ; et pour nous passé en préambule de la Constitution, soit le référentiel suprême qui est sensé prévaloir sur tous les hommes, les Pouvoirs, les Lois, réglementation, etc.
    Et si nous nous servions de ce texte fondamental pour re-fonder nos règles de fonctionnement, qu’elles soient politiques, sociales, législatives, économiques, etc. ? Et il faut aller vite car l’homme de pouvoir actuellement « légitime » (« sauveur de l’Europe » et du capitalisme) n’a plus que quelques jours - voire quelques semaines - avant que le nouveau Président des USA ne mette sa machine en route...

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 18h25 le 21/10/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Y a qu’ à choisir des maires franco-marocains ou franco-algériens comme à Rotterdam et tout va bien se passer.. N’est ce pas..
    Si en plus on peut trouver un franco-saoudien, ca serait le pied..
    –––––––
    Posté le : Mar 21 Oct 2008, 12 : 44 Sujet du message : Pour Filip Dewinter : « l’islam au pouvoir à Rotterdam&quo

    ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    Filip Dewinter, un des dirigeants du Vlaams Belang, a réagi à la désignation d’Ahmed Aboutaleb comme bourgmestre de Rotterdam. “ Un bourgmestre marocain à Rotterdam : la prise de pouvoir islamiste est un fait ”, écrit-il.

    Ahmed Aboutaleb (photo ci-contre), 47 ans, qui a la double nationalité néerlandaise et marocaine, a été désigné jeudi soir par le conseil municipal de Rotterdam (580.000 habitants), deuxième ville du pays derrière Amsterdam.

    La désignation de M. Aboutaleb doit encore être entérinée par le gouvernement et acceptée par la reine Béatrix. “ C’est une formalité ”, a cependant indiqué un porte-parole de la ville.

    Pour Filip Dewinter “ l’installation d’un bourgmestre marocain ne fera qu’augmenter l’arrogance des allochtones marocains partout en Europe ”. Il estime que M. Aboutaleb doit faire un choix entre la nationalité néerlandaise et marocaine.

    “ Lentement mais certainement, on se dirige vers un système d’apartheid avec deux sociétés où les villes sont habitées essentiellement par des étrangers et des allochtones et le reste du pays par des autochtones ”, juge encore le dirigeant du Vlaams Belang.

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    Lien

  • anti_Tsarcosy
    anti_Tsarcosy
    etudiant
    • Posté à 19h42 le 21/10/2008
    • Internaute 35242
      etudiant

    Ce qui me surprend...c’est nous, le peuple, on ne fait rien (et j’en fait parti).
    c’est la merde, et rien ne se passe, on se regarde, on discute et c’est tout. C’est consternant et triste à la fois. L’individualisme est pesant, en d’autre temps, ça aurait pété de partout.

    Alors je me pose cette question, la vie va t’elle continué et Sarkozy sera réélu en 2012 (Vive les veaux).
    Ou bien chacun de nous dans nos maisons, sommes-nous entrain d’attendre que quelque chose arrive, un mouvement qui permettrait de fédérer la population.
    La peur de se lancer, mais la volonté de rejoindre d’autre gens si les manifs commencent à pousser. Et c’est là que je pense que la gauche à une énorme part de responsabilité en restant silencieuse.

  • Zorko
    Zorko
    Flâneur
    • Posté à 21h08 le 21/10/2008
    • Internaute 49024
      Flâneur

    Chouette, on va pouvoir spéculer avec l’état comme parachute ! Mais non, vous n’avez rien compris, c’est de l’argent que l’on prête, pas comme le RSA...On se fait entuber en beauté !

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 23h26 le 21/10/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    @ anti tsarcosy
    Si cela devait arriver, ça ne viendrait certainement pas de la gauche. Pourquoi voudriez vous que ces gens là brûlent les villes ? ....
    Qui alors ? ..
    L’ extrême gauche ? ... faites pas rire. Le facteur ne résonnera pas deux fois..
    Les pauvres ? .. lesquels... ? Les pauvres...
    La droite ? .. ventres trop plein.. Peux pas en faire des révolutionnaires quand même ! ..
    L’ extrême droite ? .... le temps qu’ils se réveillent de leur nostalgie de l’ empire perdu il y aura belle lurette que les carottes seront cuites.

    250 millions de soldats chinois qui nous arrivent de l’ Est ?
    100 millions de soldats musulmans qui nous arrivent du Sud ?
    Les deux en même temps, mon capitaine ?

    Allez, ne soyez pas pessimistes. Dans 50 ans on referra une petite république ou un petit émirat...

  • SARTORI
    SARTORI
    Veuf, grand-père, citoyen (...)
    • Posté à 09h52 le 22/10/2008
    • Internaute 27430
      Veuf, grand-père, citoyen (...)

    Qui va sauver la France surendettée ?

    « Une nation, pas plus qu’un ménage ne peut durablement vivre à crédit. “
    ” l’objectif du Gouvernement est de revenir le plus rapidement possible à l’équilibre de fonctionnement “
    ” l’Etat doit faire un usage économe du produit de vos impôts, maîtriser ses dépenses, lutter contre tous les gaspillages, réduire son déficit et son endettement “
    Affirmations de Monsieur Jean ARTHUIS, Ministre de l’économie et des finances, parues sur les documents accompagnant les déclarations de revenu des années 1995 et 1996.

    Il est dommage, pour les contribuables, que ces propos très sensés n’aient pas eu de répercussion et d’application. Ils nous confirment :
    • que les intérêts de la dette 37 M. € ( en 2004) 46 M.€ cette année sont totalement honorés chaque année par de nouveaux emprunts,
    • que l’Etat ne maîtrise ni les dépenses, ni les gaspillages et qu’il ne gère ni le déficit ni l’endettement,
    • que tous les dirigeants politiques, en place aux différents Gouvernements de ces quinze ou vingt dernières années, ont endetté la Nation de manière inconsidérée et qu’ils signent ou ont toujours signé des traites sur l’avenir et sur les générations d’un futur de plus en plus immédiat,
    • que personne ne s’inquiète mais il faudra bien répondre un jour prochain aux questions :
    qui va payer ?
    quand ?
    comment ?
    et combien ?

    Autres endettements :
    • du Conseil Général des 102 départements et territoires d’outre mer ?
    • du Conseil Régional dans chacune des 22 régions de l’hexagone et des DOM-TOM ?
    • des 36 000 communes ?
    • des établissements publics ?
    • des sociétés nationalisées ?
    La fuite en avant avec la tête dans le sable n’est pas l’attitude de responsabilité que doivent arborer les dirigeants d’un des états les plus ‘ riches de la planète. Il est grand temps de prendre l’avenir de la France et des Français en considération et de dire la vérité.

    • tangi
      tangi répond à SARTORI
      perplexe
      • Posté à 12h15 le 22/10/2008
      • Internaute 49400
        perplexe

      Il est très pertinent de s’interroger sur la bonne utilisation de l’argent publique, beaucoup moins de crier par principe sur l’endettement publique.

      Mettez en parallèle le patrimoine de l’Etat et son endettement, le solde est positif. Idem pour les collectivités.

      Contrairement aux idées reçues, un bébé naissant en France vient au monde au monde avec de l’actif, et non du passif. Plus d’actif qu’il y a 30 ans, et non l’inverse, bien que l’endettement ait augmenté pendant ce temps.

      Je ne suis pas un spécialiste du sujet. Avec une toute petite recherche vous pourrez trouver plein d’articles expliquant parfaitement pourquoi il s’agit d’une idée reçue. Evidement, si vous vous contentez du discour ultra dominant, et économiquement complètement faux, vous pouvez continuer à hurler.

      Ne comprenez pas que je dis qu’il faille laisser filer le déficit et faire n’importe quoi avec l’argent publique, mais plutôt qu’il faut se poser les bonnes questions.

  • Jacques Arbres
    • Posté à 12h01 le 22/10/2008
    • Internaute 53233

    « Car les principales banques manquent de liquidités pour faire face aux demandes croissantes des collectivités locales, explique-t-on dans l’entourage de MAM », extrait tiré de l’article précédent « Un plan de sauvetage pour les villes spéculatrices »

    J’aimerais comprendre...
    Pour quelles raisons les collectivités locales ont-elles besoin de ces liquidités ? Pour rembourser leurs emprunts ? Pour continuer à fonctionner (payer les salaires de leurs agents, les entreprises qu’elles font travailler, etc) ?
    Et pourquoi ces demandes de liquidités de la part des collectivités locales sont-elles croissantes ?

    • tangi
      tangi répond à Jacques Arbres
      perplexe
      • Posté à 12h07 le 22/10/2008
      • Internaute 49400
        perplexe

      Les collectivités ne peuvent s’endetter que pour faire de l’investissement. La partie fonctionnement de leur budget, contenant le remboursement des intérêts de l’emprunt et les salaires de leurs agents notamment doit être équilibré en dépense/recette sans recours à l’emprunt.

      La partie investissement (équipement) peut elle être équipé par le recours à l’emprunt.

      Pourquoi les demandes de liquidité sont elles croissantes ? Parce que les collectivités ont de plus en plus de compétences sans augmentation de moyen, et une gestion de l’argent publique souvent loin d’être idéale,

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