TRIBUNE 17/10/2008 à 13h40

Lettre d'un jeune précaire français à son ami sénégalais

Gaël Lombart | Journaliste

Cher Abdou,

Je ne vais plus mentir. Chaque fois que nous discutons au téléphone, tu entends les mêmes excuses : « J’ai beaucoup de travail », te dis-je, alors que tu pointes la rareté de nos contacts. Ou bien : « Les appels vers l’étranger coûtent cher. » Pour être honnête avec toi et avec moi-même, il n’en est rien. Je ne suis pas des plus laborieux, ou alors je consacre mon temps à le devenir. Mon pouvoir d’achat n’est pas non plus en berne. Mais ici, vois-tu, nous adoptons volontiers cette posture.

Mi-héros, mi-victimes. Histoire de flatter notre ego et de nous délester de nos faiblesses. Vous, les Africains, vous êtes fatalistes. Quand la tristesse vous gagne, vous répondez : « Ça va un peu. » Mais en eussiez-vous l’opportunité, vous vous garderiez bien –superstition ? – de dire que tout va pour le mieux.

Nos différences culturelles, tu les connais. Elles transpirent de nos corps et de nos discours. Jusqu’à aujourd’hui, je négligeais l’un de nos points communs et pas des moindres : le chômage. Plutôt : l’énergie déployée à se forger un destin. La comparaison, à ce niveau, s’arrête là.

Salarié et bénéficiaire de l’allocation de demandeur d’emploi, je suis un mystère pour de nombreux Français. Pas pour ceux qui, comme moi, pigistes, intermittents, saisonniers, intérimaires de tous poils, professionnels en marge des bassins d’emplois, pratiquent à la rame une discipline digne de l’Olympisme : garder la flamme, en évitant les portes coupe-feu. Tu sais : celles qui ne laissent pas le temps de glisser un pied dans l’entrebâillement.

On nous appelle « précaires », un mot qui cache, derrière ses accents de galère domestique, un amour pour le travail. Un acharnement à combler des vides, laissés par des activités pointillistes sur cette toile de fond qu’est l’existence. De mes temps libres, parfois moins inertes que les autres, je m’accommode aussi, quitte à passer pour un pestiféré en cette ère de méfiance collective. Je n’ai pas à me plaindre. Je refuse la fatalité. Il m’arrive de penser que je suis le plus heureux des hommes. L’ego peut-être…

Toi, je sens que ton moral décline. Joindre les deux bouts est une gageure depuis que le prix du kilo de riz s’est envolé. Votre fameux « système D », cette agence d’intérim sans guichetier, doit être mis à rude épreuve.

Tu me dis que tu ne travailles pas. Par chez toi, je me souviens que ça se bouscule pour vendre aux touristes quelques soupçons d’exotisme. Car Dionewar n’est pas Gorée. Le Sine Saloum est une merveilleuse enclave. Aussi dépaysante qu’isolée. Une demi-journée de piste et de mer depuis Dakar. Si je t’envie la mangrove, les pirogues et les fêtes de village, je te donnerai bien un peu de mes infrastructures, tout ce que les Anglo-Saxons appellent « facilities »… Mais n’est-ce pas à ton gouvernement aussi de se soucier de ses lointaines provinces ?

Quant à la pêche, ce que vos mains de Sérères ont toujours su faire, tu ne sembles plus compter dessus. Tu n’as pas besoin de statistiques pour constater l’épuisement de vos réserves halieutiques. Jadis abondantes en poissons, les côtes sénégalaises sont pillées à échelle industrielle par des bateaux battant pavillons étrangers. Là encore, les répercussions sur le coût de vos vies sont prégnantes. Alors le village, la famille, se serrent les coudes. Excuse-moi, j’aurais du commencer par là : comment va la famille ?

Chez nous, on a beau être unis dans la réussite, c’est seul qu’on se prend des vestes, qu’on doute, qu’on se motive. De savoir qu’on n’a pas besoin de moi me bloque, me fait peur. On ne se jette pas à l’eau comme ça. Toi, tu n’as pas hésité à braver toute l’eau qui nous sépare. Quand ton esquif a échoué au Maroc, le village a pleuré tes compagnons défunts. Par deux fois, tu as dis adieu à ta famille, encore endolorie par la mort de ton frère, il y a quelques années, à Las Palmas. Tu connais dorénavant le danger. Tu m’as dit que tu ne le referais plus. J’aime à te croire. Mais je serais hypocrite à dire ce que j’aurais fait dans ton cas.

A écouter Nicolas Sarkozy, mon Président (ma rigueur scientifique m’impose d’appeler un chat, un chat), il faut choisir unilatéralement les immigrés en fonction de leur profession. Le tien, Abdoulaye Wade, prône plutôt une concertation entre le pays d’origine et le pays d’accueil. Dans les deux cas, j’en ai l’intime conviction, tu ne ferais pas partie des élus. Dans ton pays, les candidats à l’immigration sont trop nombreux et dans mon pays les places sont chères. Les clandestins sont régularisés en très faibles proportions, qu’ils travaillent ou pas.

Attirés par les sirènes zapateristes, vous vous tournez vers l’Espagne. Sa politique conciliante ne résistera pas longtemps à la « directive retour » votée par l’Union européenne en juin. Abdou, sais-tu vraiment quelle est la vie d’un travailleur clandestin en Europe avant que ses démarches n’aboutissent ? Vois-tu les actions que mettent en œuvre les sans-papiers de nos villes pour exister ? Si je te raconte les tracas d’un privilégié à Paris, c’est aussi pour que tu comprennes que là n’est pas l’eldorado que tu crois. Faut-il se voir périr pour s’en convaincre ?

Tout comme j’éprouverais beaucoup de peine à te savoir mort, l’Afrique, tu le sais, ne pourra supporter longtemps ce drame humain. « Rentrée dans l’Histoire » il y a longtemps, elle ne pourra pas non plus vivre éternellement sous perfusion. Elle devra s’émanciper, devenir performante et pleinement décisionnaire. Comment peut-elle parvenir à cet objectif ? Celui qui détient la solution a en main vos destins.

Ce que je sais, c’est que c’est à cette génération, la tienne et la mienne, que revient le devoir de la trouver. Dans 40 ans, nous serons 9 milliards. Les lignes auront bougé. Nous ne parviendrons pas à déloger les origines de la crise. Les gouvernements européens n’auront cessé, dans le même temps, de déloger tes frères.

Si nous ne nous battons pas, je continuerais à te dire que je n’ai pas le temps et tu continueras à m’en demander. L’avenir commence donc par de longues conversations au téléphone. Sans se raconter d’histoires !

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  • richelieu94
    • Posté à 15h48 le 17/10/2008
    • Internaute 32156

    ce qui ne veut rien dire

  • nada
    • Posté à 17h47 le 17/10/2008
    • Internaute 25026

    Oui ! et condamnons devant un tribunal tout ces dégueulasses qui spéculent sur le prix du blé, du mais, etc.... il s’agit d’un crime contre l’humanité, ni plus ni moins ! ! ! comment peut on vivre sachant qu’une partie des êtres de ce monde est délaissée aux profits des banques, de ces immondes personnes qui recommenceront ad vitam eternam ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • derjoschi
      derjoschi répond à nada
      Etudiant
      • Posté à 19h17 le 17/10/2008
      • Internaute 56130
        Etudiant

      et oui t’as raison... toute ces speculations c’est de la merde !

    • richelieu94
      richelieu94 répond à nada
      • Posté à 09h42 le 20/10/2008
      • Internaute 32156

      non... il ne s’agit pas d’un crime... ni contre l’humanité ni contre rien du tout.. la justiciabilité du droit à l’alimentation a toujour été bloquée (notamment par les très écolo canada, norvège, nouvelle zélande)... et quand bien même un tel droit signifierait une remise en question des circuits et du paysage mondial de l’agroalimentaire... ce que personne ne veut à droite, ni à gauche (y compris les plus à gauche malgrès les dicours)... ce droit (juste et indispensable) mettrait à la porte des entreprises des dizaines de milliers de salariés en europe et excluerait durablement les ONG de ce juteux marché ... et ça « c’est plus important » que la souveraineté alimentaire...

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 14h36 le 17/10/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Une lettre d’un « pair sans » emploi qui fait que loin... très loin d’être des étrangers ; nous sommes des frères d’infortune mais riches des combats à venir pour notre avenir commun !
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  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h05 le 17/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Hier, Daniel Mermet a épinglé Martin Bouygues dans son émission « Là bas, si j’y suis ». Témoignages audio à l’appui, il a montré le grand nombre de précaires sans papiers qu’il y avait sur ses chantiers. Demandé au téléphone par la journaliste de l’émission, ni le RH, ni Bouygues n’ont voulu répondre à France Inter.

    Je n’ai pas retenu les chiffres du délégué CGT sur le nombre de sans papiers, mais c’était édifiant... !

    Témoignage émouvant d’un intérimaire sans papiers qui travaille sur les chantiers de Bouygues quand on lui demande ce qu’il fait quand il ne travaille pas. Il répond : « J’évite de sortir...avec les contrôles... ».

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    • Mr_Quiconque
      Mr_Quiconque répond à Phil2922
      • Posté à 17h51 le 17/10/2008
      • Internaute 53003

      Le(s) lien(s) vers cette (ces) émission(s) afin que chacun puisse se faire son idée est un petit plus pouvant s’avérer utile (afin que nous puissions écouter directement la parole de ces travailleurs sans papiers plutôt que celle de leur porte-parole) :

      Leurs bras nous sont soumis :
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      Leurs bras nous sont acquis :
      Lien

      « Cette main d’œuvre étrangère est une main d’œuvre que j’aime beaucoup, parce qu’il y a vingt ans que je travaille avec une majorité d’étrangers, donc je les connais bien.
      Les étrangers sont des gens qui ont beaucoup de qualités, et ils ont une qualité fondamentale pour moi employeur, c’est qu’ils viennent chez nous pour travailler. [...] Alors, ça c’est à leur actif, mais par contre, ils ne parlent pas notre langue, ils ne sont pas tellement qualifiés et puis ils viennent avec une idée en tête, c’est d’amasser un pécule et de nous quitter quand ils auront amassé un pécule suffisant. » Ainsi s’exprimait Francis Bouygues en 1970.

  • beerootfr
    beerootfr
    rentier baroudeur
    • Posté à 15h12 le 17/10/2008
    • Internaute 40978
      rentier baroudeur

    Je vis au Sénégal plusieurs mois par an depuis plusieurs années.
    La réfexion que m’inspire cet article est qu’il s’agit (peut être)d’une lettre d’un précaire, mais un précaire intellectuel, à son ami sénégalais, mais sénégalais intellectuel.
    ... ou d’une lettre à un autre précaire intellectuel non sénégalais.

    Mais elle ne peut pas être comprise par les non intellectuels, qu’ils soient français ou sénégalais.
    Je ne dois pas en être un moi même, d’intellectuel : je n’ai rien retenu de la « substantifique moëlle » du message que vous avez voulu faire passer quand je suis arrivé au bout de la lecture de l’article.

    Il faudrait songer à faire candidature pour remplacer Gua(i)no

    • richelieu94
      richelieu94 répond à beerootfr
      • Posté à 15h45 le 17/10/2008
      • Internaute 32156

      entièrement d’accord... ya du guaino.. de la bonne volonté, de la condescendance, de la naiveté et de l’intelligence aussi... il a l’air sympa ce gars... mais c’est comme RUE89 en ce moment on voit pas bien sur quoi ça repose et où ça va .... bien à vous

    • RETRO
      RETRO répond à beerootfr
      artiste guitariste/chanteur/ (...)
      • Posté à 08h36 le 18/10/2008
      • Internaute 50175
        artiste guitariste/chanteur/ (...)

      je traine mon vieux bahut,mes klebars et ma guitar dans ces coins la dpuis 5ans,et si tu est aussi baroudeur que ça,tu doit comprendre le texte,ça fais des années que je rabache le meme discours a mes potes qui vont se crever en mer (pour le prix d’un petit commerce)direction las palmas,ou lanzarotte,afin DE JOUIR DE LA VIE SUPER DES CLANDESTIN DE FRANCE(ce sont les passeur qui distillent les fantasmagories sur le continent europeen,aux africains).
      on m’a dit un jour(de vent a TANTAN)« en france ya des magazins qui on une sonnette quand elle tintinabulent,les gens remplissent leurs caddies GRATOS ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! “et j’ai eut un putains de mal a leurs prouver l’inverse.elle sert a sa cette lettre a dire et redire partager du temps et des mots,pour jouir de nos frere partout dans le monde ; retro

      • richelieu94
        richelieu94 répond à RETRO
        • Posté à 09h47 le 20/10/2008
        • Internaute 32156

        ouais.. et on courera dans les champs de coquelicots, on mangera des champignons et la vie sera belle, car on est entre frêres.. super... mais je vois pas où ça mène.. et quand bien même si un mec veut passer, ni la mort, ni une réalité « non fantasmagorique » ne l’arrêtera.. de plus, plus ces pays se ’développeront’, plus il y a aura de candidats à l’émmmigration.

  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 16h20 le 17/10/2008
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Je ne sais pas qui est votre ami sénégalais, mais ce dont je suis pratiquement sur c’est que sa première réaction après cette lecture risque certainement de se résumer à un grand éclat de rire.

    Excusez-moi mais l’impression immédiate que m’a donné ce texte est de réentendre du Finkielkraut décrivant les banlieues ou du Zemmour parlant de l’Afrique, deux grands esprits de la pensée « par la télévision », dans la droite-ligne de l’idéologie du « co-développement » façon Hortefeux. Et si je vous dis cela c’est que ce texte commence par être parsemé de petites phrases malsaines : « Vous, les Africains, vous êtes fatalistes. », « de déloger tes frères. ». Revoilà, l’Homme africain que l’on ressucite, lui et ses frères, la ligne de séparation chez vous est donc d’entrée de jeu non plus fondée sur les conditions matérielles d’existence mais sur de pures notions abstraites (« L’Afrique et L’africain »), de la pensée binaire au manichéisme il n’y a qu’un pas. Et l’intervenant précédent a bien raison de vous en renvoyer à Guaino.

    D’autant plus que l’on y retrouve une foule de stéréotypes pour l’agrémenter, en particulier :
    « Tu me dis que tu ne travailles pas. Par chez toi, je me souviens que ça se bouscule pour vendre aux touristes quelques soupçons d’exotisme. »

    Pour en arriver à si profonde analyse de la situation africaine, je suppose que vous avez du passer énormément de temps dans les campagnes pour ne pas voir partout des gens qui se lèves aux aurores pour aller travailler les champs du matin au soir, des vieillards et des femmes qui se déplacent avachis sous le bois des branches bien après l’âge de la « retraite », des enfants qui travaillent dès le plus jeune âge au point d’être déscolarisés, tant que ça pour des gens qui ne « travaillent pas ». A moins que vous vous soyez contentés d’observer ce qui se passe autour des grands hôtels, et de toute la misère qu’attire les plus désespérés en tout genre.

    Ca ne serait peut-être pas aussi flagrant si on y trouvait un « tu » systématiquement à la place d’un « vous » dont on se demande bien d’où il sort :

    « Quand la tristesse “ vous ”( ?) gagne, “ vous ”( ?) répondez : “ Ça va un peu. ” Mais en eussiez-vous l’opportunité, “ vous ”( ?) vous garderiez bien –superstition ? – de dire que tout va pour le mieux. »
    Qui est ce vous ?

    Parce que mon expérience me ferait bien au contraire dire l’exact opposé de cette phrase. Ici, il suffira à certain qu’on égratine leur voiture pour que ce soit la fin du monde, dans d’autres endroit savoir que l’on aura simplement de quoi se nourrir permettra souvent d’avoir l’esprit tranquille.

    D’où l’impression que j’en tire que cette lettre n’est pas fondamentalement adressée à un sénégalais mais avant tout à vous même et à un lectorat conforté dans ses propres stéréotypes.

    Vous parlez des « sans-papiers » en France comme s’il s’agissait d’un comportement généralisable à tout africain, alors que non seulement parmis les africains ceux qui font le choix de l’exil, relativement à la population résidente en Afrique, sont rare, mais plus encore, ceux qui choisissent la France, comme le montre les chiffres de l’OfpraLien sont en baisse régulière.

    Et puis après tout, il n’est pas obligé d’en rire, il peut aussi par exemple vous répondre ça :
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    • Gaël Lombart
      Gaël Lombart répond à Weatherboy
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 18h56 le 17/10/2008
      • Journaliste 56197
        Journaliste

      Bonjour,

      Exprimer des préjugés, c’est une critique que vous pouvez adresser à mon texte, c’est aussi la plus évidente.

      Je suis pétri de préjugés. Comme vous... Je ne les aurais mis autant en valeur si je ne les assumais pas. Quand deux hommes qui n’ont pas la même vie se parlent, les clichés ressortent souvent. C’est avec la discussion qu’on affine le regard que l’on peut porter sur l’autre. Abdou est une personne unique avec ses lacunes. J’ai mes lacunes. On ne parle pas entre experts.

      Finkielkraut, Zemmour, Guaino, je n’ai rien à voir avec ces gens-là. Le conseiller de Sarkozy, c’est « l’Afrique n’est pas entrée dans l’Histoire ». Je dis « elle est entrée dans l’Histoire il y a longtemps ». Je demande à Abdou d’en être certain. Et c’est vous, pas moi, qui parlez de l’Homme africain...

      Ne prenez pas cette lettre pour une morale applicable à chacun. C’est simplement un début d’échange nouveau entre deux personnes...

      Si cette missive ne vous parle pas, c’est aussi que vous n’êtes pas lui.

      • Weatherboy
        Weatherboy répond à Gaël Lombart
        v2=notes articles en moins...
        • Posté à 19h32 le 17/10/2008
        • Internaute 38063
          v2=notes articles en moins...

        Bonjour,
        Effectivement je ne suis pas Abdou (je précise, au cas où...) et soyons d’accord que seul lui serait à même d’en juger. Je n’ai rien à rajouter à votre second paragraphe avec lequel je suis entièrement d’accord.
        Peut-être la forme de l’échange (privé rendu public sur un média) vous a conduit alors à passer à certains moments d’une situation individuelle à une généralité, de la personne unique au ton d’ « expert » comme vous dîtes, sur un terrain où il n’y en a pas (hors ceux auto-proclamés sus-cités), malgré vous alors, et c’est bien ce qui m’a sauté aux yeux quand j’ai lu le texte (par exemple le passage du « tu » au « vous » m’a surpris pour une correspondance privée, ou le « superstition ? », au lieu de « tu es superstitieux ? » par exemple). La reconnaissance de nos imperfections est ce qui nous rend humain.
        En tout cas merci pour la réponse et les explications

      • loux
        loux répond à Gaël Lombart
        • Posté à 12h48 le 18/10/2008
        • Internaute 31152

        Vous connaissez visiblement bien le Sénégal. Une seule erreur importante à corriger : la surpêche et la disparition des réserves halieutiques n’est pas le fait des méchants espagnols ou chinois mais d’une pêche artisanale qui a surexploité les côtes : 90% de la pêche est réalisée par 13.000 pirogues !

         
        • richelieu94
          richelieu94 répond à loux
          • Posté à 09h54 le 20/10/2008
          • Internaute 32156

          en même temps ils n’ont pas eu le choix... depuis 30 ans, il ya aurait du avoir une politique d’incitation à la restructuration des flottes, une limitation de la vente des droits de pêche aux nations étrangères, une valorisation des activités de transformation... ; non, depuis 30 ans une articulation(Migration-transferts, aide-bureaucratie-ONG, investissements-tourisme)... c’est pas top pour qu’un pays puisse évoluer à sa sauce sur des bases saines.. donc faire le procés des pécheurs sénégalais c’est dire aux pauvres « crever de faim mais ne vous attaquer pas à la nature »... par contre les français sont heureux d’acheter du poisson sénégalais à carrefour , intermarché, bref ces chaines qui arment des flottes, pêchent là bas, transforment sur des navires usines et vendent ici....

        • verseau974
          verseau974 répond à loux
          • Posté à 20h56 le 21/10/2008
          • Internaute 38841

          Je me demande comment 13000 pirogues à rames et à voile peuvent pecher 90% des ressources halieutiques. surtout que ces mêmes ressources se trouvent en haute mer, à la limite des eaux teritoriales sénégalaises d’une part , et que la pêche se pratique avec des filets génats , ongs de plusieurs kilomètres...Avez vous une idée du poids d’un de ces filets ?
          je vous invite à regarder « Planete Thalassa, National Géographic Channel ou encore Ushuaia TV ».
          Ces bateaux sous pavillon non sénégalais, nous en voyons remonter le canal de Mozambique pour certains, ou embouquer l’entrée de Gibraltar pour d’autres.
          Posez donc la question suivante : d’où viennent les poissons que vous achetez en grande surface ? A part les « panés “ bien sur ! ! ! !
          Cordialement

        2 autres commentaires
    • Roland Petitevarlope
      Roland Petitevarlope répond à Weatherboy
      La moutarde me monte au nez
      • Posté à 20h11 le 17/10/2008
      • Internaute 55349
        La moutarde me monte au nez

      ça fait plaisir, merci. Marre (même s’ils sont de bonne foi et avec un cœur gros comme ça)des gentils membres d’ONG « maisons » qui passent leurs vacances à Saly, Joal ou Cap Skirring et vont visiter la brousse en calèche ou pire en engins pétaradants. Ils vont construire des toilettes dans les villages et sont étonnés qu’à leur retour, elles soient transformées en rangement pour les outils, construire des écoles en parpaing et tôle au lieu de banco etc.. (j’ai des dizaines d’exemples encore pire). C’est tellement plus facile d’aller faire sa bonne action que de demander aux populations locales leurs besoins (et pas aux politiques). Et tout ça avec l’argent des contribuables par l’intermédiaire des subventions européennes, conseils régionaux, départementaux, mairies accordées par des fonctionnaires et politiques qui n’y connaissent rien. Je suis bien évidemment POUR ces subventions, mais elles doivent être attribuées à de vrais projets puis contrôlées.

      • richelieu94
        • Posté à 10h07 le 20/10/2008
        • Internaute 32156

        et les actions réalisées uniquement par des sénégalais... les ONG dans leur bonne volonté ne se rendent même pas compte qu’elles sont les jouets des grands argentiers et manitous de l’ultralibéralisme... le marché s’autorégule et pousse la développement...oui mais les failles du développement ? les ONG sont là pour y remédier... oui mais de quoi vivent les ONG ? de dons de grandes entreprises ultralibérale, de l’investissement de leurs fonds propres en bourse, du charity buisness en occident... oui mais comment se fait il que les gens ne le voient pas ? parce qu’il ya des millions de petits gars blancs un peu paumés qui ne trouvant pas de « sens à leur vie », sont heureux de venir passer 6 mois, un an ou deux ans sur place, coryant qu’ils sont utiles... mais il ne voient rien ? non, les discours sdont bien rodées, et puis il suffit de les entourre de trois blacks, de leur faire une fête de village et de leur coller deux-trois marmots dans le bras,de dire « interculuralité » et « solidaire » pour qu’ils soient persuadés du bien fondé de leurs actions.. et si ca ne suffit pas et qu’on les place devant l’absurdité de leurs actions, ils diront « ouais, mais y en marre des disours, il faut agir “ (tiens c’est ce que dit la Banque Mondiale à chaque fois qu’elle lance une politiqiue d’incitation.... le serpent se mordrait il la queue ? ? ?

         
        • Gaël Lombart
          Gaël Lombart répond à richelieu94
          Auteur(e) de l'article Journaliste
          • Posté à 10h57 le 20/10/2008
          • Journaliste 56197
            Journaliste

          C’est beau. J’aimerais comme vous tout connaître de tout. On vous parle relation d’amitié, vous répondez ONG, multinationales, etc. Ce doit être difficile, non, de vivre avec une conscience exacerbée comme la vôtre ? Nous sommes dans la caverne, montrez-nous la lumière !

          • richelieu94
            • Posté à 12h24 le 20/10/2008
            • Internaute 32156

            ce post ne s’adressait pas à vous mais au précédent, qui évoqué la place des ONG dans la région... j’ai dit ce que je pensais de votre lettre : elle est gentille, polie, sympa et je souhaite que vous en ayez plein comme ça avec votre pote (qui lui même a l’air d’avoir des préoccupations intéressantes)... ensuite, je reconnais le courrou du journaliste offensé (pensiez vous avoir un prix avec une telle réflexion ?)... pas de blem, mais souffrez, Monsieur, que l’on n’accorde que peu de crédit à vos écrits, vu que que la vision de l’Afrique par RUE89 est devenue plus que discutable.... dans quelques temps vous rejoindrez le cortège des pleureuses afropessimistes où vous pourrez échnager avec Guaino, Hortefeux et les altermondialistes lobotomisés au pamphlet et peu familliarisés avec les problématqiues profondes du mal développement... bien à vous sincèrement

            • Gaël Lombart
              Gaël Lombart répond à richelieu94
              Auteur(e) de l'article Journaliste
              • Posté à 10h58 le 21/10/2008
              • Journaliste 56197
                Journaliste

              Vraiment, je tiens à vous rassurer, il en faut plus pour me courroucer et je n’étais pas à la recherche d’un prix en envoyant ce texte à Rue89 (mais où allez-vous chercher tout ça ?). Non, ce que je vous dis n’est pas autocentré, je ris simplement de votre propension à avoir un avis sur tout sans jamais apporter de solution au « mal développement » comme vous dites. Quant à ce besoin permanent de placer un discours dans la lignée d’un personnel politique, il témoigne d’un manque d’arguments évident. Pardonnez-moi, mais chacun ses références...

        3 autres commentaires
  • Pierrot287
    • Posté à 16h17 le 17/10/2008
    • Internaute 19703

    Un précaire, ça baisse l’échine, un précaire ça ne conteste pas, un précaire ça ne manifeste pas, un précaire ça ne fait pas la grève, un précaire ça ferme sa gueule !
    Bravo Sarkô, beau boulot, tout est tranquille en Sarkozie, on peut flatter, et gâter les riches....
    Jaurès, revient vite, y a vachement de boulot ici, tout est à refaire ...

    • Mr_Quiconque
      • Posté à 22h59 le 17/10/2008
      • Internaute 53003

      Attention de ne pas trop généraliser abusivement :

      « Un précaire, ça baisse l’échine ».
      Je suis précaire et je sais qu’un précaire n’a pas peur de perdre son emploi. D’avoir des contrats renouvelés toutes les 2 ou 3 semaines ça aide à s’habituer à perdre son poste toutes les 2 ou 3 semaines pour en trouver un ailleurs.

      « un précaire ça ne conteste pas ».
      Quand certaines conditions de travail ou certaines personnes de l’entreprise utilisatrice nous tapent sur les nerfs, pour la raison citée précédemment on peut contester. C’est vrai que dans ce cas on sera le premier a dégager, contrairement à un embauché qui ne sera pas licencié pour ce motif.
      Mais on peut claquer la porte et croyez-moi ça arrive. Le problème est qu’après notre départ les conditions que l’ont a quittées ne s’arrangent pour le remplaçant parce qu’il y a toujours un autre précaire pour prendre la place. Là est le problème quand les employeurs ont à disposition un stock « inépuisable » qui ne demande qu’à travailler.

      « un précaire ça ne manifeste pas ».
      Certains précaires ont une conscience de classe ou tout du moins une forme de conscience sociale et peuvent se joindre à d’autres revendications quand il n’apprécie pas certaines réformes.
      Je ne vois pas ce qui empêche un précaire de se joindre au personnel des hopitaux par exemple pour les soutenir lorsqu’ils manifestent.

      « un précaire ça ferme sa gueule ».
      Non, pour certaines raisons précédentes.

      Vous faites un gros amalgame à l’aide de préjugés, reprenez-vous, laissez tomber ces préjugés qui ne sont qu’un voile troublant le jugement.
      Il me semble que les ouvriers, les précaires, les intermittents, les fonctionnaires, les sans-papiers manifestent et ouvrent leur gueule.
      Bravo surtout au courage des précaires sans-papiers qui devrait avoir toute notre estime. Ils manifestent aussi même si leur lutte n’est pas assez répercutée dans les médias des marchands de béton, de canons et patrons du CAC40...et pour cause, ce sont eux qui les exploitent et qui s’en servent pour exercer une pression à la baisse sur les salaires de tous les autres.
      Les manifestants ne sont certes pas assez nombreux, si nous perdons tous du terrain concernant les acquis sociaux c’est aussi parce que nous ne sommes pas assez à manifester dans la rue. Nous ne sommes pas assez solidaires les uns des autres. C’est avant tout cela qui mine nos acquis sociaux, nous ne nous serrons hélas pas assez les coudes, la meilleure preuve est que vous venez de stigmatiser (durement) le précaire. Le pouvoir l’a bien compris, fabriquer des motifs pour que nous nous stigmatisions les uns les autres, diviser pour mieux régner. Votre intervention en est la parfaite illustration ainsi que les votes qui approuvent votre propos.

      C’est triste de s’en prendre à des victimes d’un système inéquitable et à 2 vitesses plutôt qu’aux organisateurs de cette désintégration sociale.

      Il n’y a que la présence physique dans la rue qui peut mettre en échec le politique qui lui n’est maitre que de la joute oratoire.
      Les précaires sans papiers ne déméritent pas, loin de là. Ils ne courbent pas l’échine, pas encore. Peut être que les précaires sans papiers aimeraient vous voir dans leurs manifs, fraternellement, vous qui n’êtes pas sans papiers et ne craignez pas d’avoir les flics au cul sur délit de faciès.

      Je ne vous jette pas la pierre, moi aussi je suis trop souvent absent sur le terrain de ces luttes mais au moins je ne m’en réjouis pas.

      Par contre on n’entend pas souvent les salariés du privé. Si ? ;)

  • PANCH
    PANCH
    Cadre
    • Posté à 16h45 le 17/10/2008
    • Internaute 49993
      Cadre

    Beaucoup de riverains souhaiteraient pouvoir descendre dans la rue (la vrai - même si l’on est très bien sur R89) pour exprimer leur mécontentement. On s’en rend compte jour après jour en lisant nos posts... Et la frustration monte car les syndicats sont mattés et les partis d’opposition à la déroute.

    Il serait vraiment bien que vous ouvriez un espace du type : « descendons dans la rue » afin que les riverains (qui participent de part leur commentaires au dynamisme du site) puissent définir les modalités d’un rassemeblement d’envergure, calme, pacifique mais déterminé.

    L’IDEE EST LANCEE. A RUE 89 DE JOUER.

    CA URGE…. MOBILISONS NOUS…
    ECRIRE SUR CES PAGES NE SUFFIT PAS…

    • marie 75
      marie 75 répond à PANCH
      • Posté à 16h51 le 17/10/2008
      • Internaute 3563

      j’avais réclamé une R89 sociale ...
      C’est kif-kif...
      Mais no news ...
      Ca doit coincer au niveau des actionnaires.

      • KIKI21000
        KIKI21000 répond à marie 75
        retraité
        • Posté à 06h35 le 18/10/2008
        • Internaute 53190
          retraité

        @ Marie 75

        OK une RUE89 sociale mais pluraliste, sinon il y aurai réduction des opinions émises et risque de désintérêt d’une part des riverains

    • KIKI21000
      KIKI21000 répond à PANCH
      retraité
      • Posté à 06h26 le 18/10/2008
      • Internaute 53190
        retraité

      ils y a beaucoup d’organisations dans lesquelles chacun peut militer.

      Je ne pense pas que demander à RUE89 d’organiser la rébellion contre les injustices du système soit une bonne idée.

      RUE89 est un journal où les articles sont très souvent intéressant. Il ne faut pas qu’il fasse l’erreur de Politis avec son appel qui divise plus encore la gauche radicale.

      pour en revenir à l’article, je trouve qu’il ressemble à certain spots télévisés servant à dissuader l’émigration des jeunes africains de leur pays.

    • Mr_Quiconque
      Mr_Quiconque répond à PANCH
      • Posté à 10h21 le 18/10/2008
      • Internaute 53003

      Passer par un nouvel intermédiaire pour se fédérer est superflu.
      Il ne faut pas attendre d’organiser SA manifestation. Il faut se joindre aux manifestation existantes par solidarité.

      C’est la perte de solidarité qui est responsable de la perte de nos acquis sociaux. Les groupes isolés ne peuvent pas faire grand chose. Lorsque les ouvriers manifestent il faut les soutenir, non pas « en pensée » sur le papier d’une pétition/revendication ou derrière un clavier mais en étant présent physiquement avec eux dans la rue. Idem pour les profs, les retraités, les sans paipers, le personnel hospitalier, etc.
      Par exemple sous Thatcher c’est parce que le reste de la population ne s’est pas mobilisé derrière leurs ouvriers et mineurs que les industries sont parties en miette dans d’autres pays. Ils ne vont pas tarder à le regretter. La finance explose, il n’y a que les pays conservant un secteur productif à flot qui s’en sortiront vraiment. Tout les pays qui ont misé sur la croissance tirée par la consommation dopée aux crédits vont être les plus sévèrement touchés. Heureusement que Sarkozy n’a pas été élu plus tôt.

      Bref, c’est le nombre mobilisé par la solidarité qui permet de faire reculer les injustices. A chacun de choisir les injustices qu’ils souhaitent dénoncer, celles qui existent sont suffisamment nombreuses.
      La seule véritable nécessité est de reconquérir le terrain social perdu grâce à la solidarité, fraternelle, qui passe par la présence physique en nombre, non violente mais contestataire dans la rue avec les autres. Et surtout il faut arrêter d’attendre des « organisateurs » qui mobiliseraient votre volonté latentes parce que vous vous sentiriez concernés par leurs mots d’ordre. Vous souhaitez manifestez, allez-y, ce ne sont pas les manifestations qui manquent. Vous souhaitez manifestez, allez-y, n’attendez pas que quelqu’un lance un mot d’ordre « pour votre gueule ».

      Joignez-vous aux autres.

      (Il faut savoir que les pouvoirs publics craignent de plus en plus une mobilisation massive. Ils ne savent pas où elle pourrait s’arrêter. Les conséquences sociales de la crise actuelle sont devant nous. La situation va encore s’aggraver, ils le savent. C’est « la panique », ils tentent par tous les moyens d’être rassurants, ils mentent, ils maquillent les sondages pour masquer l’ampleur de la situation et de la contestation. Et ce ne sont surtout pas leur réformes qui vont améliorer la situation bien au contraire. Ils serrent la vis en disant qu’il y a trop de dépenses, c’est surtout parce qu’ils diminuent les recettes que le déficit augmente. De l’argent il y en a, ils l’ont prouvé, mais il n’est réservé qu’à certains. Ce sont toujours les mêmes qui continuent à l’accaparer, la crise actuelle n’est qu’un motif et moyen de l’accaparer « un peu plus » au travers des milliers de milliards d’euros et de dollars mobilisés en garantie, excusez du peu).

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 16h51 le 17/10/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Joli texte.
    Le Sénégal ?
    C’était français à une époque.
    Hommage d’ailleur à ces tirailleurs auquels nous devons tant.
    Mais le Sénégal n’est plus français.
    Et nous avons tant à faire avec nos Corses, nos Bourguignons, Lozériens, Martiniquais et autres Picards.

    ...Heureux de la décolonisation ? ou vrais couillonnés de l’histoire ?

    • tOrDrE L¤RdRe
      tOrDrE L¤RdRe répond à Pierrrrre
      chien de talus
      • Posté à 18h48 le 17/10/2008
      • Internaute 50571
        chien de talus

      Et nous avons tant à faire avec avec nos vieux c..caillou.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à tOrDrE L¤RdRe
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 19h06 le 17/10/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....Et nous avons tant à faire avec avec nos vieux c.... »

        ► rassurez vous, ToRDReLoRDRE, on ne vous oublie pas.

         
        • mechante langue
          • Posté à 21h56 le 17/10/2008
          • Internaute 28480

           : -))

          • parti
            parti répond à mechante langue
            punishment park
            • Posté à 22h31 le 17/10/2008
            • Internaute 36257
              punishment park

            ben alors t’as pas un couplet de brassens à nous sortir ?

            • Utilisateur désinscrit 2
              • Posté à 22h59 le 17/10/2008
              • Internaute 19086
                nc

              ’viens de découvrir la « tarte à la crème », l’« anar de droite », l’« individualiste » qu’est Brassens selon ML...

              Je t’aimais déjà de tout mon coeur ML, t’en rajoutes une jolie couche, en plus d’en tenir une sacrée.

              Bisou ma choupinette.

              • parti
                parti répond à Utilisateur désinscrit 2
                punishment park
                • Posté à 23h16 le 17/10/2008
                • Internaute 36257
                  punishment park

                elle est pas bêle la ml ?
                désolé bergère
                j’aime pas les moutons
                qu’ils soient pur laine
                ou chapeau melon
                qu’ils broutent leur clairière
                qu’ils broutent leur béton...
                jacques brel...

        4 autres commentaires
    • Ryze-
      Ryze- répond à Pierrrrre
      Révolté ! !
      • Posté à 16h07 le 20/10/2008
      • Internaute 30038
        Révolté ! !

      ...et nous avons tant a faire avec nos vieux fachos aigris nostalgiques de la colonisation et de l’oas... n’est ce pas pierrrrrot, ml et les autres troll ? ?

  • Chabert
    Chabert
    étudiant
    • Posté à 16h55 le 17/10/2008
    • Internaute 53701
      étudiant

    C’est une bien triste lettre que nous avons là !
    Elle résume assez bien la morosité poussée à la déprime de l’électorat français insatisfait (dont j’avoue faire parti) des dernières élections présidentielles.

    Oui, comme l’annonce 4 à 5 sondages hebdomadaire, le « moral des français » est en baisse. Mais le français se complait dans son état de déprime.
    La différence de vision de la vie entre le sénégalais et le français se résume peut être au fait que le français à le temps de se préoccuper et de s’interroger sur son moral à la différence du sénégalais.

    Je suis moi même parfois tenté par « les sirènes zapateristes » ayant vécu une année en Espagne. Je trouvais les espagnols plus actif dans la gestion de leur vie. j’entends par la ayant plus envi d’agir pour faire évoluer leur pays. Malheureusement j’ai peur que cette envi soit entrain de s’estomper au profit de la tendance européenne actuelle plutôt conservatrice...

  • Delaroute.9
    Delaroute.9
    Demandeur d'emploi
    • Posté à 17h03 le 17/10/2008
    • Internaute 56215
      Demandeur d'emploi

    Bon Pierrot, apprends à utiliser ta tête avant de te laisser emporter par une pseudo hardeur militante qui ne convaint personne.

    Mon commentaire s’adresse davantage à Weatherboy : A vous lire, j’ai le sentiment désagréable que le politiquement correct bat son plein. Quel dommage que de négliger l’essence d’un propos pour se précipiter à condamner l’usage du stéréotype qui soit disant le constitue. Vous faîtes le jeu d’un débat enkysté où l’utilisation de prétextes vains est coutume pour anéantir le discours de celui qui prend justement la parole. L’existence de groupe est une réalité, pourquoi la nier ? De quoi avez-vous peur ? Il serait stérile et dangeureux de croire que la définition succinte d’une entité culturelle signifie son exclusion. D’où le caractère inappropriée de mise en garde satisfaite sur l’éventualité d’une attitude manichéenne. Quand aux conclusions que vous tirer sur l’expérience africaine de l’auteur, il faudrait être d’une arrogance certaine pour prétendre la saisir dans son entiérité. Finalement, ce qui m’attriste le plus réside dans le fait que vous marginalisez l’objectif de ce garçon. Votre discours aurait certainement été autre si vous aviez saisi le sens de son message et la nature des intentions qui le constituent...

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 17h20 le 17/10/2008
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    c’est vrai,je l’ai trouvé très joli cet article...mais entre le beau discours et le Miroir au alouettes,qui des deux sera le plus fort...la misère gagne du terrain ! ! ! !

  • Hélène Quénot
    • Posté à 18h17 le 17/10/2008
    • Internaute 21017

    Oh. J’ai voulu vous répondre, Delaroute, parce que je trouvais au contraire Weatherboy particulièrement pertinent dans son commentaire, mais plus je vous lis, moins je comprends.

    Vous avez voulu dire quoi, au juste ?

  • N.MARECHAL
    • Posté à 09h57 le 18/10/2008
    • Internaute 9175

    Très beau texte, très touchant aussi, 2 hommes, 2 amis qui a des milliers de kilomètres connaissent finalement la même détresse.

    On aimerait tellement que les choses changent, déjà pour ces 2 là, puis pour les 2 suivants et ainsi de suite, jusqu’à ce que la société tourne rond pour tout le monde.

    Les conflits, les conflits d’intérêts, les courbes économiques, les institutions, la bourse, la compétition généralisée nous entraîne tous sans exception dans le fond de l’abîme.

    Finalement de toutes ces protections ridicules, de toute cette exploitation qu’en restera t’il ? Des agriculteurs qui ne savent plus cultiver, les pêcheurs qui ne savent plus pêcher. Autant de dignité perdue dans une spirale ou la faim s’explique mathématiquement, dans les bureaux feutrés de quelques ministères obscures.

    Le problème ne vient pas de mon voisin, ni du voisin de mon voisin mais d’une extrême minorité qui décide par avidité de ses intérêts sans jamais prendre en considération la valeur des hommes.

    Et nous qui sommes nous ? De braves producteurs fixés sur nos petits objectifs pour mieux faire, pour mieux offrir, mieux vendre… mais complètement impuissant devant les mouvances politiques intercontinentales qui nous réduisent à rien.

    • Mr_Quiconque
      • Posté à 11h13 le 18/10/2008
      • Internaute 53003

      Tout à fait pertinent sauf la dernière phrase. Nous commençons par croire à notre impuissance, c’est cette croyance qui nous rend graduellement impuissants. Nous commençons par nous lamenter puis graduellement nous abandonnons le terrain et les politiques finissent par décider à notre place, contre notre gré, contre notre intérêt. mais en définitive c’est nous qui nous laissons de plus en plus mener par le bout du nez par les représentants choisis. Nous laissons faire la démocratie représentative décider à notre place en croyant illusoirement qu’elle est vraiment représentative. En faveur de qui se font les arbitrages ? Si nous voulons pouvoir peser sur les arbitrages il faut nécessairement que nous nous exprimions directement mais comme nous ne sommes pas consultés et quand nous le sommes notre choix n’est pas respecté, la seule façon directe d’être là est d’être présent physiquement aux contestations, le nombre parle pour nous, le nombre plaide pour nous.

      L’impuissance est une croyance auto-vérificatrice. Nous commençons par y croire, puis nous laissons contre notre gré se développer les conditions qui nous mènent à une pseudo-impuissance effective.
      Venez sur le terrain et vous verrez que la contestation existe, que cela fonctionne et que c’est dans le nombre que réside notre puissance pour s’opposer aux politiques.
      Si la contestation n’a pas assez de répercussion c’est parce que nous ne sommes pas suffisamment nombreux, il faut noter que les médias des marchands de béton, de canons et patrons du CAC40 masquent l’ampleur de la contestation et donne une fausse image de la situation. Les contestations seraient selon eux marginales, les contestations seraient des foyers isolés de quelques méchants énervés contre un gouvernement qui veut notre bien en s’opposant avec ses petits points à une vilaine mondialisation inéluctable, contre un capitaliste qui a abusé et promet de se calmer. Oui on peut voir le monde comme cela, mais ce n’est pas l’image de la situation actuelle. La mondialisation ce sont eux qui l’organisent au jour le jour en votant ou en laissant voter des lois qui en font la promotion et qui l’organise. Les crises se sont eux qui les laissent se développer et éclater, une fois que le mal est fait il continuent à squatter le terrain pour apporter leurs solutions. Cela leur permet de rester en place.

      Combien de temps allons-nous les laisser faire, combien de temps allons nous encore accepter de nous laisser faire ?

      La contestation est d’autant plus efficiente que le nombre des personnes mobilisées et mues par la solidarité est important, contrairement à la croyance en une impuissance supposée qui isole les volontés en petits groupes désordonnés qui finissent, de guerre lasse, par abandonner le terrain à un petit nombre de décideurs acoquinés avec le 1% des plus riches qui possèdent 50% des richesses.

      • N.MARECHAL
        • Posté à 15h46 le 18/10/2008
        • Internaute 9175

        D’abord, je vous remercie pour votre intervention.

        Effectivement, nous votons pour nos représentants qui ensuite sont porte-parole auprès des autorités. Majoritaire ou non, ils sont en principe nos défenseurs.

        Lorsque le contre pouvoir devient trop faible, nous devons contester nous-même afin de nous faire entendre. Je fais parti de ceux-ci et je reconnais que les manifestations anti-gouvernementales n’attirent pas foule enfin pas autant qu’il conviendrait.

        L’impuissance dont je parle, n’est pas le résultat du petit français qui se plait dans sa complainte mais d’un constat amère. Le climat est malsain, car comme un volcan la tension subit des variations. Après, la colère, la révolte puis la résignation et ainsi de suite jusqu’au jour ou le cadrant se bloquera a nouveau.

        Au mois d’aout la nouvelle réglementation sociale des entreprises est passée en douce. Cette réglementation décapite pourtant le rôle si important des représentations syndicales dans les entreprises. Souvent, même les salariés parlent avec sourire du rôle des syndicats dans l’entreprise.

        En fait, je crois que le monde du travail ne comprend pas toujours le rôle de cette chaîne. Et pourtant, la perte de puissance des syndicats risque globalement de favoriser des positions contraires aux intérêts primaires des salariés.

        Ce n’est pas une question de couleur syndicale, ni même d’une position politique mais d’un pouvoir qui a honnêtement besoin d’un contre pouvoir pour se construire durablement.

        Je ne sais pas si j’arrive a me faire comprendre, cependant si en France, nous bénéficions encore de quelques droits, je ne suis pas certain que nous ne soyons encore suffisamment fort représentativement pour nous défendre efficacement contre des idées nouvelles qui sont à l’inverse de l’intérêt des salariés.

        Enfin, on aime dire que ces organisations syndicales détruisent les entreprises plus qu’elles ne les aident. En réalité, les pays où les syndicats sont le plus présent sont ceux qui obtiennent les meilleurs résultats. Probablement, que si je suis plus heureux dans la société alors je suis aussi plus productif et finalement tout le monde y gagne.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 18h38 le 17/10/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    en souvenir

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 19h18 le 17/10/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    et franchement

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 19h27 le 17/10/2008
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    Allons au bout de cette logique...Ouverture des magasins 7 jours sur7,24h sur 24,365 jours par an et 366 les années bissextiles !
    Mais,dans leur très grande fibre sociale,les employeurs autoriseront les salariés à coucher sur place ou à vivre dans une caravane sur le parking du magasin !
    Le meilleur des mondes est en marche !

    Il faudra aussi ouvrir les crèches et les écoles de la même façon,les administrations,etc...

    On s’apercevra alors que les clients ont disparu car tous au travail !

    Trêve de plaisanterie ( Quoi que ?) cette société capitaliste apparaît de plus en plus anti-humaine.
    J’oubliais...si le travail du Dimanche ( comme il est à craindre ) se généralise quid de la vie familiale,de l’éducation des enfants ( refrain sur la « démission » des parents ),des loisirs,de la culture,...bref,d’une VIE HUMAINE !

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Carmagnole
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 22h41 le 17/10/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ...cette société capitaliste apparaît de plus en plus anti-humaine.... »
      ► on devine le prof syndiqué au SNES, SNI, SGEN ayant formaté des générations d’élèves bien pensants

      « Heu, m’sieur, vous pourriez nous donner comme ça pour savoir un exemple de société qui ne soit pas anti-humaine ?
      Rien que pour savoir, m’sieur, si vous ne dites pas rien que des conneries.. »

      • chinchilla1967
        chinchilla1967 répond à Pierrrrre
        plate
        • Posté à 10h33 le 19/10/2008
        • Internaute 50756
          plate

        Il s’avère, au vu de la petite crise que nous traversons, que nous vivons dans une société où le contact est rompu entre une petite classe de très très riches et une masse de précaires, nouveaux pauvres, etc. Cela débouche sur de la violence à tous les niveaux et une fragilisation de cet ensemble devenu virtuel qu’on appelle Etat. Il est inquiétant de voir des gens embrayer à nouveau si rapidement sur la libéralisme sauvage. Le président est beaucoup plus prudent que vous. Et si vous voulez aller cracher à la gueule du contribuable : faites-le pour de vrai et nous verrons comment vous vous en sortez.

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