Enquete 18/10/2008 à 01h26

Un plan de sauvetage pour les villes spéculatrices

David Servenay | Ex-Rue89

L’Etat prévoit des milliards pour éviter que des collectivités n’entrent en cessation de paiement à cause de leurs placements.

Infosignalée par
un internaute



La forêt suspendue, à Lille, en 2004 (Pascal Aimar/TF)

Par où la crise va-t-elle arriver ? Les villes seront-elles les prochaines cibles de l’effondrement boursier ? Les départements ? Les régions ? Alerté depuis des mois, le gouvernement prépare un plan de sauvetage des collectivités locales : « plusieurs milliards d’euros », selon une source officielle.

Place Beauvau comme à Bercy, on suit en effet la situation de près. L’estimation des encours de prêts pour les collectivités locales en 2008 s’élève à 67 milliards d’euros. Or, sur cette somme, 10 milliards seraient des « produits toxiques », précise-t-on dans l’entourage de la ministre de l’Intérieur, Michèle Aliot-Marie. L’agence de notation financière Fitchratings estime, elle, ces produits toxiques à 20 à 25 milliards d’euros. En juillet, elle livrait le diagnostic suivant :

« Ces produits, qui comportent généralement des contrats d’option très risqués, ont déjà entraîné certaines collectivités dans une fuite en avant qui pourrait les mener jusqu’à l’insolvabilité. »

Car les principales banques manquent de liquidités pour faire face aux demandes croissantes des collectivités locales, explique-t-on dans l’entourage de MAM :

« En début de semaine, nous avons eu une réunion avec les banques au ministère des Finances pour identifier les ressources : il faut trouver plusieurs milliards. [...] Les communes ont fait comme dans toutes les entreprises, pour présenter des choses bien lissées. On appelle cela la comptabilité optimisée. Mais lorsque les élus ont signé ces prêts, ils sont en principe responsables. Personne ne vous oblige à signer... »

Le gouvernement a tout de même décidé d’accélérer la mise en oeuvre de son plan. Les collectivités sont un maillon essentiel de l’économie, puisqu’elles assurent 75% de l’investissement public du pays. Si cette machine tombe en panne, la France est potentiellement en banqueroute. Un scénario noir jugé impossible par les observateurs, mais il faut prévoir le pire. Or, ces dernières semaines, les banques multiplient les refus de crédits.

A la communauté urbaine de Lille, 57% de la dette en produits complexes

L’information est passée inaperçue : le 25 septembre, le conseil de la communauté urbaine de Lille a voté la délibération « Réaménagement de la dette communautaire en 2009 ». Vote à l’unanimité, sur la foi d’un rapport présenté par Martine Aubry. Le texte s’achève par cette phrase mystérieuse qui autorise la présidente de la CULM :

« A faire appel en cas de besoin à des index référencés en devises étrangères de pays n’appartenant pas à la zone euro, dans la mesure où ces devises présentent des taux attractifs et un risque de change maîtrisé, et dans la limite de 15 % de l’encours de dette au 31/12/2008. »

Taux « attractif » ? Risque de change « maîtrisé » ? C’est la deuxième fois que les élus autorisent la collectivité à prendre des risques sur les marchés financiers. Et pas n’importe lesquels : le même jour, dans la délibération « Recours aux instruments de couverture du risque de taux et de change en 2009 », un chiffre est lâché :

« Au 31 décembre 2007 le portefeuille d’instruments de couverture comprenait 48 contrats représentant un montant notionnel de 955 068 669,46 euros, soit 57,40 % du stock de dette. »

En clair, sur les 1,7 milliard d’euros de dette, 57% sont adossés à des produits spéculatifs. Le banquier du Grand Lille ? Dexia... la banque qui assure les trois-quarts des crédits dédiés aux collectivités territoriales françaises. L’adjoint aux finances de Lille, Pierre de Saintignon, assure que les produits structurés ne représentent que 30% de la dette (160 millions d’euros) :

« Nos produits structurés sont des produits plutôt simples (essentiellement des taux fixes bonifiés avec des barrières sur les taux variables) et nous ne disposons pas de produits basés sur la pente de la courbe des taux (qui ont été les produits les plus risqués ces derniers mois) ni de produits exotiques sur le change. »

L’argentier de Lille n’en dira pas plus : il négocie en ce moment avec les banques.

Des prêts indexés sur les produits les plus volatiles

Pour comprendre, il faut revenir trois ans en arrière. A partir de 2005, les fertiles cerveaux du trading imaginent de lancer sur le marché des collectivités locales de nouveaux produits. A l’époque, les taux d’intérêts sont encore très bas. Les communes présentent un très bon facteur de risque et surtout elles sont de plus en plus endettées. La recette des banquiers pour réduire cette dette ? Parier sur les « taux structurés ».

Les gros établissements de la place (Dexia, Crédit Agricole, Caisse d’Epargne) proposent à leur client ces prêts très spéciaux :

  • Les taux fixe à barrière désactivante. Ces contrats prévoient une période de grâce (ou de bonification) de deux ou trois ans durant laquelle le taux applicable à l’emprunt est inférieur au coût de l’argent. Puis, une fois la « barrière » désactivée, le taux d’intérêt est calculé sur la base d’un autre indice européen, type Euribor, mais sans être « capé », c’est-à-dire sans limite...

  • Puis, des contrats de deuxième génération sont apparus -appelés « taux à effet de levier »- ils proposent la même chose et cette fois-ci le taux de référence n’est plus un indice, mais un calcul d’indice. En clair, un produit hautement sophistiqué comme l’écart entre deux taux, une option sur des cours de matières premières... bref, un indice hautement volatile.

Lyon a même indexé certains de ses prêts sur le cours du baril de brut. Concrètement, le risque avec ce type de prêt est de voir passer un taux de 3 à 10% ! Une perspective qui n’est plus si chimérique avec les soubresauts de ces dernières semaines.


Le maire de Saint-Etienne, Vincent Maurice (DR)

Le maire (PS) de Saint-Etienne s’en est aperçu au printemps dernier, après un audit financier des comptes de sa ville soupçonnant une gestion hasardeuse de son prédécesseur UMP. Une véritable aberration pour Maurice Vincent... car à partir de 2011, Saint-Etienne plonge dans « l’inconnu » :

En juin, Maurice Vincent alerte les cabinets de Christine Lagarde, ministre des Finances, et Michèle Aliot-Marie, ministre de l’Intérieur, leur enjoignant de prendre des mesures réglementaires pour interdire ce type de prêts. Il n’a jamais reçu de réponse.

A Tulle, Hollande a choisi un prêt de pente en 2007

Qu’elles soient de droite ou de gauche, ces municipalités ont fait un pari très risqué sur l’avenir. Avec l’immense avantage de pouvoir afficher, juste avant les élections, une réduction substantielle des charges financières. Une sorte de brevet de bonne gestion, quitte à jouer à la roulette sur les années suivantes. L’exemple de Tulle est emblématique.

En juillet 2007, la ville corrézienne contracte, sous l’égide de son maire François Hollande, un prêt de 6,7 millions d’euros (pour une dette globale de 29,5 millions) à un taux fixe de 3,65% sur vingt ans, à condition que l’écart entre les taux à un an et les taux à trente ans reste positif. Dans le jargon de la finance, c’est un prêt de pente sur la courbe des taux. « Une gestion dynamique de l’endettement », commente Laurent Bourgès, directeur général des services.

En juin 2008, la courbe des taux s’inverse. Catastrophe, le taux « fixe » de 3,65% s’envole. Tulle renégocie alors son contrat avec Dexia. Elle obtient une garantie de taux fixe pour 2008, un passage à 4,3% pour 2009 et pour 2010... un retour aux conditions du premier contrat ! « Nous étions avec Dexia hier, ajoute Laurent Bourgès, et heureusement les courbes se sont recroisées il y a une semaine. » Cette fuite en avant est la seule solution possible. Pour repasser sur un taux fixe, la banque exigeait 6 à 7% de taux d’intérêt.

Des collectivités notées sur les marchés financiers

Tout un business s’est développé autour de ces contrats. A commencer par celui de la notation financière. Fitchratings est l’une des premières à avoir mis en place une liste mensuelle de cotation de communes. Objectif : fournir aux investisseurs un outil complet pour évaluer les opportunités du marché. David Diano, analyste chez Fitchratings, reconnaît que ces montages ne sont pas toujours très limpides pour les clients :

« Dans les plus grosses collectivités, on a souvent des équipes plus aguerries aux risques financiers, dans les plus petites, on peut en douter. Le contenu de ces contrats est rarement rendu public. »

Des petites communes comme Pont Saint-Esprit (Gard) ou Monteux (Vaucluse) ont cédé aux sirènes des produits structurés. Elles seraient plus nombreuses qu’on ne le croit. « Ces petites villes ne souhaitent pas communiquer, explique André Robert, délégué de l’Association des petites villes de France, car elles auront alors plus de difficultés pour négocier avec les banques. » Le 8 octobre, l’APVF a écrit au Premier ministre pour sonner l’alarme. Là encore, pas de réponse.

Le cabinet indépendant Public Evaluation System (PES) propose un autre palmarès, sur les grandes villes, les départements et les régions. Ici, pas de note, mais un classement des meilleurs profils financiers. Dans le palmarès 2008 des grandes villes, on trouve en queue de classement :

  • Grenoble
  • Tours
  • Mulhouse
  • Reims
  • Marseille

Marseille... l’une des villes les plus endettées de France : en 2006, sa dette s’élevait à 2290 euros par habitant, pour une moyenne dans sa catégorie de 995 euros. Marseille, où les emprunts financent certaines dépenses de fonctionnement, ce qui est théoriquement interdit. Quelle est la part des prêts exotiques dans cette dette ? L’information est quasiment impossible à obtenir. Céline Moyon, consultante de PES, s’est souvent heurtée à cette opacité :

« Dans une délibération de conseil municipal, vous n’avez pas tout le détail du contrat, au nom du secret industriel et commercial. La seule obligation légale est de faire apparaître dans les annexes du compte administratif, en fin d’année, la liste des opérations de couverture (si elles ont eu lieu), le nom de l’établissement bancaire, les gains et les pertes. »

Maurice Vincent, pourtant professeur agrégé d’économie, avoue n’avoir compris les complexes montages de Saint-Etienne qu’après l’audit réalisé par des spécialistes en finance publique.

Un risque de placement sous tutelle

En fin d’année, les règles comptables obligent les collectivités locales à équilibrer leurs comptes. Avec l’argent des banques. Face à la crise financière et à la rareté des liquidités, peut-on imaginer des faillites ?

A priori, non, répondent en choeur les protagonistes. Le risque, souligne Maurice Vincent, est plutôt de voir les villes en difficulté passer sous tutelle de la Chambre régionale des comptes, si elles se retrouvent en cessation de paiement :

Chez Fitchratings, David Diano se montre nettement moins optimiste :

« Nous n’excluons pas de voir des entités en très grande difficulté. Cela sera d’autant plus probable que la collectivité :

  • a une dette importante
  • a une marge de manoeuvre fiscale et budgétaire faible
  • a dans ses emprunts une part importante de produits structurés »

La liste des villes au bord du gouffre est entre les mains du gouvernement, mais pas question de la rendre public : « Pas d’affolement, nous sommes attentifs », répète-t-on à l’envie, comme pour se convaincre que le pire n’est jamais sûr.

A lire aussi :

► La note de conjoncture de Dexia de septembre 2008, assez alarmante.

► La note de Fitchratings de juillet 2008 « L’abus de produits structurés met certaines collectivités locales françaises dans une situation à haut risque ».

Photo : la forêt suspendue, à Lille, en 2004 (Pascal Aimar/TF)

  • 48508 visites
  • 83 réactions
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  • mosndup
    • Posté à 10h38 le 18/10/2008
    • Internaute 41602

    Vive la décentralisation !

    • pablico
      pablico répond à mosndup
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h32 le 18/10/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      on commence à se rendre compte que c’est une crise ’poupée russe’. dans la crise il y a une autre crise, qui elle même contient une autre crise....
      on a pas fini alors ?
      c’est plein de rebondissements...(on est toujours en plein émerveillement, c’est trop, trop, merci il fallait pas vous donner tant de mal pour nous faire plaisir... : -(... )

       
      • Shaddocko
        Shaddocko répond à pablico
        • Posté à 23h13 le 18/10/2008
        • Internaute 56071

        C’est une crise hightech : une crise.mkv

      1 autres commentaires
  • KIKI21000
    KIKI21000
    retraité
    • Posté à 04h18 le 18/10/2008
    • Internaute 53190
      retraité

    Que des villes spéculent avec les impôts, est-ce vraiment légal ?
    Les élu(e)s locaux, nationaux et européen devraient soumettre, pendant leurs mandats, à un vote sur leurs activités et budgets (prévisionnel et en cours) de façon régulières devant leurs administré(e)s ; avec possibilité de révocation !

    Pour la commission européenne, c’est un déni de démocratie qu’elle ne soit pas élu par les européens au suffrage universel direct dans les même conditions que je cite si-dessus.

    • KIKI21000
      KIKI21000 répond à KIKI21000
      retraité
      • Posté à 04h22 le 18/10/2008
      • Internaute 53190
        retraité

      ajout ;
      il est écrit « devraient soumettre... »

      il faut lire « devraient se soumettre... »

      veuillez m’en excuser, merci

  • miresa
    • Posté à 04h32 le 18/10/2008
    • Internaute 23506

    « Si cette machine tombe en panne, la France est potentiellement en banqueroute ».

    « La liste des villes au bord du gouffre est entre les mains du gouvernement, mais pas question de la rendre publique “.

    c’est qui déjà qui disait ‘on ne nous dit pas tout’ ? ?

    Attends, attends ! ! ! ça va s’arranger : Sarko monte dans ses deux avions et s’en va voir Bush en passant par le Québec....

  • Alain Pacifique
    Alain Pacifique
    enfin!! ça marche !
    • Posté à 06h20 le 18/10/2008
    • Internaute 24637
      enfin!! ça marche !

    et pour en rajouter une couche, bonjour l’augmentation des impots locaux. les baisés comptez vous !
    est ce qu’un jour les élus penseront à autre chose qu’à leur élection ou réelection. etre au service du public, c’te blague !

  • rtbt139
    rtbt139
    Retraité
    • Posté à 07h52 le 18/10/2008
    • Internaute 4204
      Retraité

    Si vous voulez examiner les comptes de votre ville
    C’est là
    Lien

  • castorpolitique
    • Posté à 08h02 le 18/10/2008
    • Internaute 37879
      Rien

    Les collectivité locales cherchent simplement à répondre au « toujours moins d’impôts » idéologique. Les erreurs de gestion ne sont pas excusables, mais elles sont de l’ordre d’un comportement moutonier.

    Lien

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 08h22 le 18/10/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    PLUSIEURS MILLIARDS...

    ... pour sauver les villes spéculatrices ! Manquait plus que celle-là ! Avec des caisses vides, des banques au bord de la banqueroute, voilà que l’État va nous sortir de son chapeau enfiévré un nouveau « plan de sauvetage » à « plusieurs milliards » !

    Combien va-t-il devoir en inventer d’autres dans les semaines, que dis-je, les jours à venir, des « plusieurs milliards » ?

    Aussi crédible que de vouloir faire évacuer les stades parce que la Marseillaise se serait pris des tomates.

    Sauve-qui-peut, on nage en plein délire ! On patauge en pleine panique à plein nez !

  • sinclair
    • Posté à 08h09 le 18/10/2008
    • Internaute 2580

    L’article laisserait entendre qu’il y a spéculation avec l’argent du contibuable, ce qui n’est pas le cas (sauf erreur et dans ce cas c’est un délit).

    En fait l’état s’est déchargé de l’investissement immobilier, mobilier, social et l’entretien et réparation des structures d’équipement.

    Les communes en compensation reçoivent des fonds pour ce faire. Mais insuffisant et arrivant tardivement. Les communes s’endettent en faisant des prêts relais pour ce faire. Prêts concoctés par les banques avec des systèmes sophistiqués intéressant quand tout allait bien. De plus les banques ne prêtent plus du tout.

    Conséquence des difficultés de trésorerie et un arrêt des investissement prévisible, les communes représentent une part majoritaire des marches publique. Donc moins de chantier, chomage recession.

    A rapprocher donc des taux fixes et variables pour les particuliers(les particuliers qui ont pris un taux variable ont donc spéculé dans ce cas). Le mot spéculation me parait non adaptes ici.

    • David Servenay
      David Servenay répond à sinclair
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 09h01 le 18/10/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Vous n’avez pas tout à fait tort, sinclair.

      Ces « placements » ne sont pas fait avec l’argent des contribuables, puisque ce sont des prêts.

      Néanmoins, en adossant ces prêts à des produits spéculatifs, les élus se comportent comme des spéculateurs : ils misent sur les mouvements du marché, à la hausse ou à la baisse.

      Un titre est souvent un raccourci, c’est la loi du genre, mais en l’occurrence, il n’est pas faux.

      J’ajoute que votre analogie avec les prêts immobiliers fixe/variable accordés aux particuliers est très pertinente.

      • -Candide-
        -Candide- répond à David Servenay
        Jardinateur
        • Posté à 15h27 le 18/10/2008
        • Internaute 40778
          Jardinateur

        « vous n’avez pas tout à fait tort »
        -> Je pense même que sinclair a complètement raison

        Je note au passage que sur 36000 communes en France vos quelques exemples concernent notamment
        Lille, ville de M Aubry
        Thulle, ville de F Hollande (qui soutient P Delannoé)

        Y aurait il un rapport entre le choix de vos exemples et le congrès du PS qui se prépare ?

        Votre article doit-il être considéré comme une enquête « objective » ?

         
        • DBL8
          DBL8 répond à -Candide-
          Retraité
          • Posté à 21h26 le 18/10/2008
          • Internaute 19562
            Retraité

          Les villes de droite comme de gauche doivent être dans la merde. POINT
          La couleur politique ne change rien au fait que les contribuable vont devoir faire encore des efforts pour que les élus s’en sortent.

          Et pourquoi ne devrait-ils pas rendre des comptes sur leurs fonds ?
          ils jouent avec nos impôts et lorsque cela va mal... c’est de la fautes aux gouvernements ... quelque soit sa couleur. Car ne nous trompons pas, ILS ont presque tous fait ça !

          Merci pour le lien des comptes des communes, je n’arriverais pas à serrer les fesses assez fort, une mauvaise nuit s’annonce !

        1 autres commentaires
      • Shaddocko
        • Posté à 20h24 le 18/10/2008
        • Internaute 56071

        Ces « placements » ne sont pas faits avec l’argent des contribuables, puisque ce sont des prêts.

        D’accord.
        Et quand le placement foire, on rembourse avec l’argent du contribuable.

        Sans l’argent du contribuable, on ne peut rien faire.
        Donc qu’on le veuille ou non, l’argent du contribuable sert à emprunter.

        Au fait : quand on emprunte pour bâtir une rocade,...
        on emprunte et on rembourse comment et à qui ?

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 08h11 le 18/10/2008
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Bravo ! Sauver les banques déjà ça risque d’être dur pour les contribuables, mais sauver les municipalités qui ont fait confiance à ces mêmes banques qu’il faut sauver, alors là, on nous prend vraiment pour des cons.

    • Thucydide
      Thucydide répond à Pépé61
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 18h04 le 18/10/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      Vous savez pourquoi ils nous prennent pour des cons ?

      Parce que nous les avons élus aussi bien à droite qu’à gauche

      • yan
        yan répond à Thucydide
        loin
        • Posté à 20h47 le 18/10/2008
        • Internaute 9191
          loin

        il faut mettre un terme aux maîtres.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 09h04 le 18/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Je comprends d’autant plus pourquoi le gouvernement veut supprimer les départements... Le problème, c’est que Sarko a confié le dossier à Balladur qui est plus préoccupé, comme d’autres décideurs, par les paradis fiscaux d’outre-mer.

    En attendant, je me gratte les « noisettes » et ensuite j’enlève les crottes de nez, que je garde pour pouvoir les balancer à la prochaine manif qui doit correspondre, cette fois-ci, à une GREVE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE RECONDUCTIBLE.

    Non, parce-que là, c’est trop nous prendre pour des nazes... ! !

    Lien

    • yan
      yan répond à Phil2922
      loin
      • Posté à 11h46 le 18/10/2008
      • Internaute 9191
        loin

      Du foutage de gueule incroyable.

      Les choses sont clairs, nous connaissons les raisons de ce bordel.

      Dans 6mois-1an, quand la crise sera bien installée dans le monde réel, il ne faudra pas oublier l’origine de cette merde.

      Français, réveille toi ! ! ! ! ne vois tu pas le vampire te sucer le sang ! ! ! Serais-tu maso ? ? ?

  • nahera
    • Posté à 09h26 le 18/10/2008
    • Internaute 6180

    J’ai renoncé à essayer de comprendre le fond de toutes ces salades. Mais je sais une chose et ça depuis longtemps :
    C’est nous qui paierons !
    Parce que de toute façon, les seuls ayant des salariés à plein temps payés pour comprendre, ce sont les banques.
    Je suis convaincue qu’ils ont déjà tous leurs super-cerveaux qui fonctionnent à plein temps pour trouver comment récupérer les 360 milliards qui ne devraient servir que de garanties des états, tout en empêchant ces mêmes états de faire du bénéfice à la fin de tout ça ! !
    Les collectivités locales, ben voyons,...ça c’est un joli coup quand même.
    Ceci dit, concrètement, que se passe-t’il en cas de mise sous tutelle ? (A part que les chambres régionales des comptes vont devoir embaucher...)

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 09h59 le 18/10/2008
    • Internaute 29846
      menuisier

    Concrètement, on y est jusqu’au cou..

    Les Français vont devoir payer à tous les étages : Impot locaux, nationnaux, hausse des prix, chomage, dépression.

    Il faut nationaliser « à sec », c’est à dire PRENDRE la propriété de ces organismes parasites que sont les banques, sans verser un kopeck aux actionnaires mais en plus leur réclamer les dividendes de ces dernières années.

    Tant que l’on ne leur fera pas VRAIMENT mal, ils recommenceront.

    Edit : Merci pour la clarté de l’article malgrè l’aridité du sujet et la folie des branquignols de la finance.

    • rafigui
      • Posté à 15h46 le 18/10/2008
      • Internaute 27422

      Super tes idées ! ! On a vu ce que ça a donné les nationalisations à fond.
      Quand aux actionnaires : heureusement qu’il y a des gens courageux, près à risquer une partie de leurs économies pour permettre à une entreprise en laquelle ils croient de se développer.

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 21h17 le 18/10/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        Amen.

        Edit : Je n’ai pas vraiment l’impression en ce moment que ce soient les « actionnaires » qui sont/vont être mis à contribution.

        Alors l’ode au courage des investisseurs qui prennent des risques, et tout ça....

        Tu n’as pas l’impression d’être deuxième choriste dans « plus prês de Toi Mon Dieu » sur le Titanic ?

      • michel 13
        michel 13 répond à rafigui
        • Posté à 19h28 le 18/10/2008
        • Internaute 49378

        Les actionnaires ne sont pas des philanthropes, ils veulent surtout développer leur investissement, et si la boîte ne rapporte pas assez, ils cherchent ailleurs pour gagner plus. L’intérêt de la boîte ils s’en moquent, seul le pognon les intéresse, d’ailleurs c’est pour augmenter les profits qu’on licencie dans une boîte qui fait des bénéfices. Faut pas être naïf comme ça mais bien regarder ce qui se passe.

  • Emma T.
    Emma T.
    Camille est sur SeXpress
    • Posté à 10h04 le 18/10/2008
    • Internaute 40366
      Camille est sur SeXpress

    L’état venant d’« inventer » 340 milliards d’euros pour sauver les banques, cet argent ne se retrouvera-t-il pas dans les tuyaux sans en rajouter encore ?
    Ou alors le système est complètement syphonné au sens propre ?

    • Patate
      Patate répond à Emma T.
      • Posté à 12h53 le 18/10/2008
      • Internaute 14576

      Il ne les a pas inventé ... mais emprunté aux banque !

      • Emma T.
        Emma T. répond à Patate
        Camille est sur SeXpress
        • Posté à 23h52 le 18/10/2008
        • Internaute 40366
          Camille est sur SeXpress

         : -)

        J’utilisais le mot « inventer » au sens mathématique mais vous avez raison, dans le cas présent, l’Etat a peut être « découvert » 34O milliards d’euros...

  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 10h11 le 18/10/2008
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    ce que je ne comprends pas c’est qu’on est laissé faire car il ya un an et demie des economistes (attali en premier) le disaient que ça aller etre la débacle pourquoi nos dirigeants n’ont rien fait alors qu’ils savaient, ils ont laissaient faire. ils savaient que la débacle allait profiter aux grands intérets privés, que cette histoire aller leur faire gagner du temps dans le proccessus de privatisation de tout ce qui nous entoure. certaines collectivités locales sont ruinées suite a leurs placements. liepzig avait mis ses transports en commun dans le fait de fait c’est le privé qui va le récuperer. Cologne c’est son réseau d’egout, berlin c’est ses grandes halles de foire d’exposition et la ville d’Ulm c’est son chauffage urbain ! ! ! c’est magique l’ultraliberalisme il gagne quoiqu’il arrive. et on veut moraliser le capitalisme avec juncker qui est le premier ministre du luxembourg ! c’est une vaste blague.

    • Shaddocko
      Shaddocko répond à delalo
      • Posté à 23h44 le 18/10/2008
      • Internaute 56071

      La débacle, elle n’est pas là pour le profit des intérêts privés.

      Elle est là pour mettre les peuples au pas.

      Ils seront emm... si les peuples s’y mettent d’eux mêmes au pas.

      Edit
      le Luxembourg...
      ça s’rait-y point ce pays où c’que les requins se désaltéraient dans le courant d’une onde pure ?

      Les sous-titres en anglais refusent de s’afficher [NdlR]

    • Petite citoyenne
      Petite citoyenne répond à delalo
      Indépendante
      • Posté à 08h36 le 19/10/2008
      • Internaute 49432
        Indépendante

      Bien évidemment, il ont fait quelque chose. Ils ont vite changés les règles du chomage avant l’arrivée en masse des petits nouveaux. Ils appelaient ça des réformes.

  • sans_avoir
    sans_avoir
    sans profession
    • Posté à 10h11 le 18/10/2008
    • Internaute 55657
      sans profession

    La bourse & ses séides nous punit collectivement .Chassez les .Taïaut.

    Depuis déjà des années ,cette nouvelle aristocratie ,politiques serviteurs de l’oligarchie financière mais incapables de prévoir à une petite semaine près quel sera notre sort ,suffisants experts au pourboire ,banquiers odieux aux gens qui travaillent ,serviles aux puissants ,prétendus philosophes sans doctrine que celle de passages à la TV ,poudrés ou crasseux ,selon le créneau choisi ,camarilla qui nous dit quoi faire & que penser ; où jeter nos pécules ; comment faire leur bien ,leur fortune ou leur notorété ; quel est la bonne action pour placer leur cousin ; quel est notre intérèt à faire le contraire du simple droit naturel ; comment déliter notre bon sens ; & mème ,comment devenir ,par appel à l’épargne publique ,un petit capitaliste en achetant ,mettons ,de l’Eurotunnel ; si,si.
    L’entreprise à réussi au delà de leurs espérances .
    Mais ,si certains se terrent pour quelques semaines encore dans les silences ,honteux ou ayant peur de la moquerie ou de la tomate mûre ,vous savez ceux qu’on lisait ou voyait gloser sur le moindre événement à l’autre côté de la terre ,d’ autre qui ne manquent pas de culot ,c’est leur métier ,nous persuadent du contraire de ce qu’ils pronaient la veille .
    Ils ont étés incapables de protèger nos emplois ,notre industrie ,nos pauves patrimoines ,nos épiciers de quartier ,pire ,de nous avertir de la venue de crash pour proteger leurs prophéties et ne pas affoler le consentant gogo ,de peur que ,pris de panique ,celui-ci vide les coffres .
    Il était si urgent pour eux de ne rien faire avant le chute ,le compteur tournait encore .
    Certains ,aux commandes ou dans des cabinets noirs malgré de sérieux échecs ,on dit aussi Fanny à la pétanque ,comme celui-ci qui en 3 ans mit une compagnie aérienne nationale au bord de la table qui recule ,lequel avait ,dans un dernier etage d’une tour ultra-chic ,fait installer une batterie d’écrans d’où il pouvait voir atterrir les avions de la Cie ,de Séoul à Mexico ,menant aussi une vie de sybarite aux frais d’une banque à tel point que l’anglais ,pourtant pas chiche ,s’en plaignit ; mais vous culpabilisera si vous ne vous privez pas de l’aigrelet vin de pays du dimanche pour donner les sous de la quille à l’Arche de Zozo ou fondation aux comptes obscurs .
    Tel autre gourou encore sous la table magique qui par ses conseils fit ,par des achats hasardeux ,perdre des milliards à des sociètes ; ou etais-ce prémédtité et aux ordres de concurents .
    Et cet autrefois ministre des finances ,des finances ! Ou de la finance ?
    La liste est si longue .
    Voici ceux ,soporifiques bateleurs qu’on nous balance encore dans les neurones .
    Et pas sûr que le public ,puissance des médias divers aidant ,n’y prête pas encore une oreille endormie ou complaisante ; les bougres savent ce que le public aime à entendre ; dormez braves mecs .
    Passeront-ils au « paseo » des tribunaux ? Qui rendront un jugement apaisé dans 10 ans ,tenant compte des ,encore experts ,du fatras des documents faciles à brûler et mème des psychologues ou du témoignage des voisins ?
    Sans doute quelques lampistes ,plus un ou deux ex-dirigeants en disgrâce pour avoir avoué s’être trompé en trompant le public ,les non professionnels ,ceux qui payent & perdent à tous coup .
    Mais les autres ? Les gradés ,les élites .Qui ,en bonne justice relèveraient de procès staliniens
    Faites les partir de votre soleil .

  • Pharisien
    Pharisien
    Pas bien situé
    • Posté à 10h14 le 18/10/2008
    • Internaute 10799
      Pas bien situé

    C’est un peu facile de chercher à reporter la responsabilité sur le gouvernement central. Ces maires ont signé des contrats qu’ils ne comprenaient pas, le soucis c’est qu’ils ont engagé leurs concitoyens. Il serait temps d’arrêter les sottises.

    • Ouko
      Ouko répond à Pharisien
      Citoyen réinformateur .....
      • Posté à 12h26 le 18/10/2008
      • Internaute 55260
        Citoyen réinformateur .....

      Réponse aux pharisiens ..
      les maires qui ont fait prendre des risques , biens personnels saisis, prison pour commencer..

      Tout les reste , ce n’est que de la littérature ..
      cqfd

  • Ouko
    Ouko
    Citoyen réinformateur .....
    • Posté à 10h16 le 18/10/2008
    • Internaute 55260
      Citoyen réinformateur .....

    Autre nouvelle citoyenne ...
    Ouko est là pour enfoncer le clou ...
    Chaque citoyen internautepourra le vérifier ..

    Nouvelle citoyenne UMP-PS
    Le numéro 2 du PS rémunéré par Dexia : « En toute transparence »

    Sur Le Post, l’entourage de François Rebsamen explique pourquoi le maire de Dijon a touché 20.000 € de la banque franco-belge en 2007.

    1. Quatre élus locaux figurent au conseil d’administration de Dexia : François Rebsamen, sénateur-maire PS de Dijon, Philippe Duron, député-maire PS de Caen, Antoine Rufenacht, maire UMP du Havre et Christophe Béchu, président UMP du conseil général de Maine-et-Loire.

    Ils sont administrateurs de Dexia - Crédit local où ils représentent les crédits municipaux de leur ville.

    2. Une rémunération de 20.000 € / an pour chaque élu ?

    A ce titre, ils auraient touché 20.000 € en 2007, d’après Le Canard Enchaîné, qui précise que ces élus « continueront » à l’avenir à « percevoir leurs jetons de présence [rémunération accordée aux membres du conseil d’administration de sociétés anonymes, ndlr]. »

    Le Canard Enchaîné ironise : ces élus ne feraient donc pas les frais de la crise financière, comme l’ancien patron de Dexia : au moment où Dexia a été renflouée par la Belgique et la France, Axel Miller, devant la polémique, a dû quitter la banque sans son parachute doré. Son montant s’élevait à plus de 3,7 millions d’euros.

    3. Qu’en dit François Rebsamen ?

    Contacté par Le Post, François Rebsamen ne souhaite « pas faire de commentaires ».

    Son attachée de presse précise : « Tout est normal, transparent. Ce type de rémunérations existent depuis des années. »

    « François Rebsamen a bien touché la somme de 20.000 € en 2007, en tant qu’administrateur de Dexia - Crédit local. Cette somme correspond à des jetons de présence. Ce sont des dédommagements qui ont toujours été versés aux élus quand ils font partie du conseil d’administration d’une societé. Le principe : les élus sont rémunérés par une société à qui ils donnent du temps. »

    « Ce type de rémunérations existe depuis des années et cela se fait en toute transparence. Tout est normal, officiel et cette somme figure d’ailleurs dans la déclaration d’impôts de M. Rebsamen. »

    « C’est Dexia qui a demandé à M. Rebsamen de faire partie de ce conseil en vertu du fait qu’il est un spécialiste du fonctionnement des collectivités locales. »

    « Désormais, dans le contexte actuel, c’est à Dexia de décider, lors de sa prochaine assemblée générale de clôture du bilan 2008, si elle souhaite revoir le montant des indemnités accordées aux administrateurs. »

    (Sources : Le Post, Le Canard Enchaîné, Wikipédia)

    La France où tout est possible ....

    Ouko ne se sent pas cocu car il n’a jamais voté pour les uns t les autres..
    mais les internautes citoyens doivent se sentir trahis .... cela doit faire mal et rester douloureux au travers de la gorge ...
    On n’apprend vraiment qu’à ses dépens ..

    Ouko lui n’est pas cocu ..
    Ouko se marre ...
    arrivederci ..
    MDR

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Ouko
      journaleux - blogueur
      • Posté à 10h23 le 18/10/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Rebsamen peut toujours demander des conseils à Copé, ancien adminstrateur de Dexia et avocat à 16h (parfois même à 17).

      • Shaddocko
        • Posté à 23h24 le 18/10/2008
        • Internaute 56071

        Quand est-ce que le CTPC (Collectif Territorial des Pov’ Con-tribuables) va rétrograder Copé au rang d’avocat à never - never et demie ?

        Ça urge

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à Ouko
      menuisier
      • Posté à 10h27 le 18/10/2008
      • Internaute 29846
        menuisier

      Ouko va raquer pourtant, comme les autres, à moins qu’il ne se soit domicilié dans quelque paradis fiscal ?

  • Eliott
    • Posté à 10h31 le 18/10/2008
    • Internaute 24550

    Dans cette histoire j’ai la forte impression qu’on va payer 2 fois.

    Une fois pour les banques (Dexia par exemple) et pour leurs clients (les collectivités locales).

    Si on suit cette logique, j’en conclue donc que contrairement à ce que dit l’Etat, la garantie des banques et la garantie de nos dépôts certes ne va rien lui couter, puisque c’est nous tous qui allons payer 2 fois cette banqueroute.

    • Shaddocko
      Shaddocko répond à Eliott
      • Posté à 20h27 le 18/10/2008
      • Internaute 56071

      Vous avez absolument raison.

      Pour corriger cette mécanique infernale, je propose que nous mettions l’État Français avec tous ses dirigeants sous tutelle

  • rasdien
    rasdien
    pluréactif
    • Posté à 10h36 le 18/10/2008
    • Internaute 55864
      pluréactif

    Beaucoup de sentiments d’injustice et de réactions de colère...parfaitement justifiés.

    Pourtant dans la tourmente, et dans l’espoir d’un monde meilleur, voyons le côté positif de la chose.

    La gestion de nos collectivités confirme bien la gangrène dont est victime notre société. Une bonne raison pour que les citoyens décident aux prochaines élections de faire un grand coup de ménage ( de printemps)et en remerciant sans parachutes dorés ces mauvais gestionnaires, pour incompétence.

    Et le jours où nos communes ne seront plus administrées par ces voyous en costume-cravate, nous pourrons alors espérer faire un nouveau coup de ménage au sommet de l’état...

  • Anthropia
    • Posté à 10h53 le 18/10/2008
    • Internaute 17441

    Les collectivités locales auraient dû rester fidèles à ce bon vieil adage, un placement de père de famille.
    Je déteste découvrir que des socialistes comme Martine AUbry jouent l’argent public comme au casino.

    Pour le coup, Monsieur Balladur qui place son patrimoine en immobilier et obligations, me semble tout à coup un homme bien rassurant.

    Lien

  • 2pil
    • Posté à 10h59 le 18/10/2008
    • Internaute 28101

    Un petit doc (environ 1h) pour petits cerveaux (comme le mien) qui peinent à comprendre :

    Lien

    C’est très instructif et même amusant à voir ! ! ! !

  • Ouko
    Ouko
    Citoyen réinformateur .....
    • Posté à 11h16 le 18/10/2008
    • Internaute 55260
      Citoyen réinformateur .....

    Positivons ...
    C’est une très bonne nouvelle pour cet adorable Olivier Besancenot .....
    Les journalistes ont de quoi écrire de beaux billets ..
    Bref, réjouissons nous de cet événement ..
    La France où tout est possible ......
    Il ne faut plus s’étonner de rien , et au bout de quelques mois , tout sera presque oublié comme d’habitude par la populace de droite et de gauche ...
    Bref, je me demande pour qui voter ..

    Car on peut les mettre tous dans le même sac , et en faire quoi ? ? ?
    personne dans le monde n’en veut et pour cause ..

    Décision citoyenne et définitive..
    Voter pour les prochaines élection pour Olivier Besancenot ...
    Voilà un objectif citoyen courageux , mais qi’il faut faire pour avoir enfin la conscience tranquille ..
    J’invite les internautes courageux à voter en masse pour Olivier Besancenot ..
    Cela provoquerait un électro choc salutaire aux résultats des élections ..
    Ce que je compte faire moi même en définitive aux prochaines électons ...

    Ouko citoyen , qui en marre des médiocres UMP PS qui nous mènent à la ruine etqui nous donnent des leçons ...
    et les impôts locaux continuent d’augmenter pendant que ces gens là roulent carosse ...
    Bref, je compte leurs faire payer à mon niveau.

  • Le_semeur_de
    • Posté à 11h36 le 18/10/2008
    • Internaute 25241

    TOUS COUPABLES ! ! ! ... tous le monde râle contre la crise financière, les politiques, etc ... mais qui a élus les politiques ? qui a placé sont argent pour gagner plus ! ! ! ... qui a cédé au sirènes de ceux qui proposent le meilleurs rendement ? ? ? ... qui veux acheter le moins cher possible ? ? ? qui achète de la marque contrefaite ? ? ? qui achète de la marque surmarkétisée ? ? ? qui veux la plus grosse ou la plus belle pour paraitre ? ? ? ... Qui ne se bouge pas quand on propose autre chose ? ? ? Qui a voté pour un Sarko ou une Ségo ? ? ? ... VIVE LA CRISE : D ... Peut être qu’enfin plus personne ne votera pour ne pas assoir une légitimité a des politiques qui n’en valent pas la peine ... et enfin pourra peut être éclore une nouvelle race de dirigeants qui remettra les pendules à l’heure ... Soyons francs ... par constat ce n’est pas demain la veille ... a priori il faut encore que ça s’écroule plus pour que ça change ... car c’est bien connu ... RARES sont les résistants de la première heure, ET PLUS NOMBREUX sont les dénonciateurs, marchés noiristes et résistants de la dernière heure ...

    • Ouko
      Ouko répond à Le_semeur_de
      Citoyen réinformateur .....
      • Posté à 14h33 le 18/10/2008
      • Internaute 55260
        Citoyen réinformateur .....

      Réponse au Semeur pas très honnête..
      quand on vote pour un homme politique , on lui fait confiance ..
      etquand il nous trahit , ce n’est pas de notre faute ..
      Alors , peu importe si on a voté pour lui..

      Bref, votons por Besancenot ...
      Provoquons un électro choc social ..
      On verra bien , on ne peut pas aller plus mal ..

      La France où tout est possible grâce à ce SarkO

      O.

    • Shaddocko
      Shaddocko répond à Le_semeur_de
      • Posté à 23h33 le 18/10/2008
      • Internaute 56071

      Qui a voté ceci qui a fait cela ?

      Ben nous autres, les pov’cons, on casse pas la baraque, du moins pour l’instant.

      Mais ça peut changer, parce qu’à mon humble avis, ne plus voter, ça ne suffira pas.
      Il faudra une petite musique d’accompagnement bien rythmée pour accompagner ce joli monde à la Lanterne.

      Ils seront comptants ; o) le meilleur d’entre eux y va déjà.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 11h42 le 18/10/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Excellent article, qui vient malheureusement renforcer les craintes concernant la solvabilité des collectivités locales, notamment les moins riches.

    Longtemps, la dette de ces collectivités a été considérée comme un placement sûr et pratiquement exempt de défaut (exception : Angoulème, suite à l’administration déraisonnablement dispendieuse du sieur Boucheron dans les années 80 ; il a fallu que la ville se serre la ceinture pendant des annnées par la suite).

    Si cette énorme dette existe bel et bien (il n’y a pas de raison d’en douter), on peut se demander, en élargissant notre champ de vision, si on ne va pas se retrouver dans une situation analogue au niveau mondial (en tout cas dans les pays développés). Il existe en effet un parallèle entre la notation longtemps excellente des « municipal bonds » (obligations) américaines, dont le montant doit également être énorme (en pourcentage du PIB des Etats-Unis).

    Si la dette des collectivités locales des USA et d’autres pays est aussi polluée par les produits structurés à intérêt variable que celle des collectivités françaises (comment pourrait-il en être autrement ?), je ne vois pas commment nous pourrons éviter une longue période de vaches (très) maigres au niveau mondial.

    Quoi qu’on fasse, la dépression éco-financière est parmi nous ! Car il va falloir rembourser. Une prise de contrôle des finances des collectivités locales par l’Etat ne résoudrait absolument rien, tout en entraînant des conséquences politiques incalculables (centralisation des pouvoirs, annihilation des politiques de décentralisation).

    Va-t-on devoir, comme pour les banques, isoler les actifs « toxiques » des collectivités, et qui les rachètera à un taux sans commune mesure avec les conditions de crédit « accordées » aux collectivités, sinon l’Etat ?

    Soit dit en passant, surtout au vu des pratiques pendables de financement de certains élus locaux, y compris socialistes, on est en droit de se demander si le constat des observateurs « raisonnables » (Peyrelevade, Fillon – qui en sait beaucoup plus qu’il n’est prêt à le dire –, et, entre les lignes de ses rapports, la Cour des Comptes) n’est pas fondamentalement juste : les Français et leurs institutions « les plus fiables » (sur le papier) ont vécu largement au dessus de leurs moyens, et le temps est venu de payer...

    Quelle éclatante démonstration de la domination IDEOLOGIQUE du capitalisme ! Qui, en effet, ne s’est pas laissé prendre ?

    Il y a de quoi pleurer toutes les larmes de son corps.

  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 11h47 le 18/10/2008
    • Internaute 18202

    C’est assez hallucinant tout ça. Finalement, qui faut-on blâmer ? Les politiques, les traders, les banquiers ?

    Quand on sait qui payera la dette salée, il y a de quoi s’inquiéter.....toujours les mêmes, les pauvres, les contribuables.

    Néanmoins, sauvons Rama Yade.

    Lien

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h04 le 18/10/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Voyons,
    le municipalités, c’est public,
    par définition, elle gèrent bien l’argent des contribuables, sans aucun risque spéculatif et ne font jamais d’emprunt inconsidéré.

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