Tribune 17/10/2008 à 17h03

La crise, prétexte idéal pour imposer le travail le dimanche

Vincent Lecourt | Avocat (dominante droit du travail)

Souvenez-vous, c’était il y a un an. A cette époque, nulle crise financière, nulle chute de la bourse, et pourtant un sentiment d’urgence pousse Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la Consommation, à devenir devin et à annoncer au JDD le dépôt prochain d’un amendement visant à permettre le travail du dimanche, mettant ainsi fin aux actions judiciaires engagées par différents syndicats.

La disposition finalement adoptée ne prévoit finalement qu’une dérogation (la 181e) au droit commun du travail pour les commerces du secteur de l’ameublement, grâce à l’entremise de la sénatrice UMP Isabelle Debré. Mais deux engagements passent à la trappe : la mesure ne devait concerner que des employés volontaires, et ces derniers devaient être payés double.

Pris en défaut, la main sur le cœur, les promoteurs du texte promettent de corriger cette erreur au printemps. C’est ce qu’annonce Xavier Bertrand, ministre du Travail et pompier de service. Pourtant, la promesse s’envole. Les médias passent à autre chose. Fermez le ban. Cela aurait pu être la fin de l’histoire…

C’est sans compter le député UMP Richard Mallié, acquis à la cause du dimanche travaillé et aux commerçants de sa circonscription. Il commet quelques mois plus tard une proposition de loi, après avoir organisé des auditions en la vendant sous la forme d’un toilettage, là où il s’agit de mettre fin à un principe fondamental. Mais elle ne trouve pas de majorité, preuve que les parlementaires sont alors plus attentifs à la réalité.

Le lobbying ne faiblit pas

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Le lobbying ne faiblit pas pour autant. Il est même encouragé, comme en témoignent les échanges épistolaires entre Richard Maillé, Roger Karoutchi, Axel Poniatowski et François Fillon.

Ce n’est d’ailleurs que du fait de la pression de quelques enseignes prises de nouveau la main dans le sac que ce dossier revient aujourd’hui sur la table, et ce, à la veille des plaidoiries destinées à leur présenter l’addition de la somme de leurs infractions.

A grands renforts de moyens de communication, ces enseignes mobilisent tout ce qu’elles ont de réseaux pour obtenir les mêmes dérogations que dans le secteur de l’ameublement. Au nom de leurs salariés qu’elles ont placé dans cette situation en connaissance de cause. Au nom des étudiants qui leur doivent la vie. A les entendre. En balayant tous ceux qui ont perdu leurs emplois parce qu’ils ne pouvaient pas résister à ces géants et tous ceux qui ont trop peur pour refuser demain cette précarité supplémentaire.

Rebelote donc.

Le JDD a sorti dimanche dernier, très à propos, une interview de Luc Chatel et un sondage dont l’interprétation hasardeuse permet à l’ensemble des médias de reprendre en chœur, au moins dans un premier temps, que les français sont favorables au travail du dimanche. Le temps qu’ils se reprennent, il est déjà trop tard.

La vague sur laquelle surfent nos ministres en goguette est lancée. Luc Chatel se fait même filmer dans le centre commercial Thiais Village (Val-de-Marne) où il va à la rencontre des contrevenants. (Voir la vidéo)

Personne n’a prêté attention à ce que l’on voit à l’arrière-plan durant les trois premières secondes. Le député Richard Mallié fait la bise à la sénatrice Isabelle Debré. Là, je l’avoue, j’ai eu peur… J’ai eu le sentiment d’assister à un très mauvais remake.

En panne d’idées, les commentaires sur le Net des promoteurs de cette dérégulation supplémentaire accusaient de tous les maux de la terre et, tour à tour, les 35 heures, les syndicats archaïques, les vendeurs sur la Toile qui sont pourtant les mêmes enseignes, les mêmes empêcheurs de déréguler en rond.

Avec la crise financière qui a démontré l’importance d’un cadre légal, ces arguments ont d’abord fait flop. Mais, miracle de la stratégie de communication, cette même crise financière a ensuite servi de prétexte à l’idée d’aller chercher la croissance en travaillant le dimanche. Il ne s’agit plus de créer des emplois, mais d’éviter leur destruction.

La réalité est bien différente : la proposition de Richard Mallié ne contient même pas le doublement du salaire avancé comme argument. Luc Chatel se fait d’ailleurs fuyant, puisqu’il répond simplement au journaliste qu’elle prévoit des majorations, là où Xavier Bertrand semble mettre en avant le doublement du salaire.

Le droit au refus du salarié est avancé comme l’arme fatale. Il revient à prétendre qu’il suffirait d’inscrire le droit de refuser le harcèlement pour qu’il disparaisse, ou de penser que la question n’est pas un critère d’embauche. Là, le praticien rigole…

Pour évacuer le débat, Luc Chatel renvoie la patate chaude de son contenu aux partenaires sociaux. Le gouvernement pourra ainsi leur renvoyer la responsabilité en cas de difficulté d’application.

A quoi ont servi les travaux du CES et de l’OFCE ?

Cette proposition ne simplifie pas davantage la loi. Elle crée une nouvelle dérogation territoriale extensible à tout le territoire. Elle ne respecte pas non plus les engagements internationaux de la France. Elle revient surtout à concentrer les problèmes sur les départements déjà pollués par tous les maux de la société actuelle.

A quoi ont donc servi les travaux du Conseil économique et social (CES), ceux de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui ont conclu à l’absence d’impact économique de cette mesure ?

Déjà, sur le terrain, l’amendement concernant l’ameublement sert aux préfets à justifier, au nom de la concurrence, les ouvertures des enseignes du bricolage qui vendraient aussi de l’ameublement ; demain, elles justifieront les dérogations du secteur de l’électroménager et de l’équipement de la maison, puis à terme, par un effet d’entraînement, l’ensemble des commerces.

Après ce sera au tour des services. Xavier Bertrand a déjà franchi le cap en annonçant l’ouverture des crèches le dimanche, sans préciser que ce sont les mêmes salariés du dimanche qui les paieront sans doute double. Il ne restera alors qu’à obliger les fonctionnaires qui ne pourront plus faire autrement que d’accompagner « l’évolution de la société » en marche.

Le travail du dimanche sera banalisé. Les majorations seront absorbées dans la masse salariale comme lors du passage aux 35 heures. Nos gouvernants veulent revenir en arrière : au temps d’avant 1906 où le travail dominical était possible. Evolution ou régression ? C’est toute la question. Comment peut-on ouvrir un vrai débat quand le discours est à ce point caricatural et le lobbying si intense ?

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  • violeta
    violeta
    psy
    • Posté à 18h30 le 17/10/2008
    • Internaute 34895
      psy

    Monsieur Quiconque vous exagérez : vous êtes quelqu’un !
    je vous suis et rend lisible une partie de l’iceberg immergé que vous nous avez soumis,c’est légèrement long mais... bon !

    Merci :

    Des médias entre mutisme et mensonges

    C’est au début des années 1980 que le basculement intervient. Deux phénomènes se conjuguent : d’abord, le ralentissement de la croissance, qui passe de 4,8 % en moyenne durant les « trente glorieuses » (1945-1975) à environ 2 %. Ensuite, un bouleversement dans la répartition de cette croissance : « Tout se passe comme si ce changement de rythme avait été mis à profit pour modifier les règles du jeu au détriment des salariés (4) », notent des chercheurs de l’IRES.

    D’abord par des « suppressions de postes » : des salaires ne sont plus versés, et leur part dans le PIB se réduit naturellement. Dans le secteur public, dernièrement, mais surtout dans le privé, avec des entreprises (Whirlpool, Michelin, European Aeronautic Defence and Space [EADS], Danone, etc.) qui surfent sur les bénéfices tandis qu’elles « restructurent » vers des « pays à bas coût de main-d’œuvre ». En outre, le chantage au chômage aidant, les salaires réels ont stagné : « Le revenu salarial net n’a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années », précise le quotidien Les Echos (5). Les approximations optimistes concèdent 16 % d’augmentation seulement entre 1987 et aujourd’hui. C’est aussi en 1987 que naissait le CAC 40, avec un indice 1 000. Il cotait 5 697 points le 11 décembre dernier : + 470 %, donc.

    La « flexibilité » aussi a fait plonger les salaires, en les rendant plus irréguliers. Depuis 1980, « la proportion des travailleurs à temps partiel est passée de 6 % à 18 % de l’effectif salarié total, et celle des autres formes d’emploi atypique (intermittence, intérim, etc.) de 17 % à 31 % du salariat (6) ». Devenu jetable, malléable, sur mesure, l’emploi s’est ajusté aux besoins variables des entreprises.

    Enfin, on a rogné sur les à-côtés du salariat : il faut désormais cotiser plus et plus longtemps pour des retraites plus faibles, verser la contribution sociale généralisée (CSG) et des franchises médicales pour que les remboursements diminuent toujours, etc. « La masse salariale a deux composantes, nous explique Michel Husson, économiste à l’IRES : le salaire direct et les cotisations. Dans un premier temps, le salaire net a fait baisser la part salariale à un niveau qu’on ne peut plus faire trop descendre. Dans un second temps, la part des cotisations prend le relais. »

    Le mutisme qui entoure ce détournement de richesses constitue un exploit permanent. Des heures de radio, des pages dans la presse : les journalistes ont glosé sur les miettes des régimes spéciaux, sur ces « bénéficiaires de lois obsolètes », sur ce « privilège intolérable », sur cette « inégalité inacceptable », sur la « nécessité économique et démographique » de cette « mesure d’équité » (7). Mais ils ont presque toujours oublié de mentionner le combien plus « inégal » partage des ressources nationales. Nos éditorialistes ont aussi omis de pester contre le « privilège intolérable » des actionnaires, ces « bénéficiaires » d’abattements fiscaux, sur la « nécessité économique et démocratique » de taxer leurs revenus financiers »...

    ça c’est de l’INFO !

  • marie 75
    • Posté à 21h03 le 17/10/2008
    • Internaute 3563

    galeries lafayzette en grève aujourd’hui et demain si négociations n’aboutissent pas...

  • RETRO
    RETRO
    artiste guitariste/chanteur/ (...)
    • Posté à 08h01 le 18/10/2008
    • Internaute 50175
      artiste guitariste/chanteur/ (...)

    a ya pas ! pour un quiconque ,tu te pose la,en terme d’idées je te suis a fond,et si tu est dispo je cherche une « putain de plume » comme toi pour retravailler des chansons
    piratement votre

  • Chuck Norris
    • Posté à 17h21 le 17/10/2008
    • Internaute 32284

    Ces démarches pour ouvrir les magasins le dimanche sont bien sûr purement idéologiques, et manifestations de « bougisme ». Elles n’auront bien sûr aucun effet sur la situation économique ; à titre personnel, je ne pourrai pas plus dépenser le dimanche l’argent que je n’ai pas la semaine...
    Mais il faut tout sacrifier à la sanctification du « travail » (enfin du labeur) voulue par l’UMP, y compris le seul jour de repos qu’est le dimanche dans le secteur de la distribution. C’est bien vu pour la vie de famille et le lien social...

    Le seul bon commerce du dimanche, c’est le marché.

    • violeta
      violeta répond à Chuck Norris
      psy
      • Posté à 18h46 le 17/10/2008
      • Internaute 34895
        psy

      le travail n’est plus une valeur financière importante, il est juste devenu une variable d’assujettissement aux besoins des entreprises.

      Travailler le dimanche c’est accepter, bientôt, qu’il soit un jour comme un autre. Plus de balades alors, ni de fêtes en famille....

  • la Regouille
    la Regouille
    sous informé
    • Posté à 17h24 le 17/10/2008
    • Internaute 52775
      sous informé

    Comme par hasard ce sont les salariés du secteur commercial qui seront concernés par l’ouverture le dimanche.
    Les Chatel et Co pourront en famille faire leurs petits courses, les salariés du tertiaire et les fonctionnaires itou.
    Demandez aux employés des grosses boites de la Defense si ca les branchent d’avoir comme les salariés du commerce deux jours dans la semaines (qui ne se suivent pas bien entendu).
    Certains quartiers comme les champs-elysées sont deja en zone « touristique » et les salariés ne percoivent pas un salaire double pour le dimanche plus une journée de recuperation mais seulement 25 % de majoration.
    Ne reste plus a Bebert et Chatel de rendre tout Paris et les centres villes des grandes agglomerations en zones touristiques et le tour sera joué ! !

    • Chuck Norris
      • Posté à 17h38 le 17/10/2008
      • Internaute 32284

      Pour rebondir sur le thème des majorations dans la grande distribution, il faut savoir qu’en vertu des conventions collectives des entreprises de « commerce à prédominance alimentaire » (en gros les supermarchés), les majorations sont déjà minimes. Par exemple, les heures de nuit ne sont majorées que de 10%...pratique pour faire travailler les salariés à partir de 4h du matin.

      Donc cette histoire de salaire doublé le dimanche, même si cela existe dans certaines enseignes (par exemple les contrats étudiants chez Ikea), on peut être sûr que ce ne sera pas la norme quand le travail du dimanche sera banalisé...

      • pablico
        pablico répond à Chuck Norris
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 20h02 le 17/10/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        travailler le dimanche, un pansement sur une jambe de bois.
        Ont-ils pensé aux enfants de ses gens là, aux repas familiaux du dimanche ? à la vie sociale familiale ?
        comment vont évoluer ces enfants ?
        ce sera plus tard un futur problème à résoudre..mais le mal sera fait.
        je suis pour le travail du dimanche, mais que pour les célibataires.
        Les autres ont droit à faire leur devoir de parents dans de bonnes conditions (c’est déjà si difficile)

         
        • patfab44
          patfab44 répond à pablico
          • Posté à 20h37 le 17/10/2008
          • Internaute 37005

          Remettre en cause le Dimanche, c’est un leurre pour les salariés( il n’y aura pas à terme d’augmentation de pouvoir d’achat)
          c’est la remise en cause des acquis des salariés après tant d’autres
          Les faux culs qui théorisent sur la disparition du lien social, ont bien là matière à réfléchir, à titre préventif, sur une disparition de la vie sociale qui subsiste encore le dimanche à travers la vie des associations, familiales les rencontres d’amitiés

        1 autres commentaires
    • violeta
      violeta répond à la Regouille
      psy
      • Posté à 19h00 le 17/10/2008
      • Internaute 34895
        psy

      « la regouile » arrêtez de taper sur les fonctionnaires, vous faites leur jeu ! D’accord avec le fait insidieux que demain le dimanche sera un jour comme les autres, c’est pourquoi, il ne faut pas accepter DU TOUT de travailler le dimanche à moins d’avoir de très sérieuses garanties.... qu’ils ne nous donneront pas parce qu’ils ont toujours un coup ou deux d’avance, comme aux échecs, et qu’ils se moquent bien de nos besoins affectifs et vitaux ! ! La seule chose qui compte c’est leurs.... BENEFICES BENEFICES BENEFICES.....€€€€€,$$$$$,€€€€€,$$$$$
      euros euros euros dollars dollars .... et, c’est tout !

      • la Regouille
        la Regouille répond à violeta
        sous informé
        • Posté à 14h58 le 18/10/2008
        • Internaute 52775
          sous informé

        Violeta,
        Je prenais les fonctionnaires, comme d’autres en exemple. Loin de moi l’idée de taper dessus, simplement le manque de cohesion dans le secteur privé fait que si par malheur cette loi est enterinée, certaines branches auront plus de mal à se defendre que d’autres.

    • Homer555
      Homer555 répond à la Regouille
      • Posté à 20h59 le 17/10/2008
      • Internaute 45141

      Un petit passage, juste pour signaler que dans la grande distribution, il y a très souvent (pour pas dire toujours) des accords d’entreprises, pris unilateralement au vues du poids miserable des salariés, qui permettent de faire bosser les salariés 6jours/7. En général il n’y a que le dimanche comme jours de repos. Nos journée se résume grosso modo à 5H-11H du lundi au samedi.

      Il va sans dire que si il y a instauration du travail le dimanche, on demandera au salariés de GD de bosser 7j/7 au nom de la survie de l’entreprise (les autres le font, nous devons suivre pour rester compétitif... bla bla bla). C’est une action tout à fait possible puisque apparament, rien n’empeche de contrer une convention collective ou meme le code du travail via un accord d’entreprise. Les clients n’ayant pas plus d’argent, il n’y aura pas plus de ventes donc pas plus de travail => inutile d’embaucher, il faut étaler le travail.

      Je tiens à signaler que l’enseigne où je bosse est hostile à cette mesure. Simplement parce que ils se rendent compte que ça ne rapportera pas plus (les gens n’ont pas plus d’argent) mais que ça coutera plus (électricité, frais de vigiles, frais de nettoyage...). C’est donc une action qui coute de l’argent (le client paye, n’oubliez pas), tout au plus, on observera une migration des clients d’un jour de la semaine vers le dimanche.

      C’est donc une idée qui ne fait rien gagner à personne. En gros, nulle, juste digne de notre gouvernement...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 17h29 le 17/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Moi je ne comprend pas qu’ ils continuent a faire leurs reformes hyper libérales au moment ou l’économie hyper libérale s’ecrase la gueule , mais je dois etre vraiment bete.

    • violeta
      violeta répond à Numerosix
      psy
      • Posté à 19h03 le 17/10/2008
      • Internaute 34895
        psy

      non pas bête ! juste confiant et pas du tout rompu à l’inimaginable ; mais il est temps de faire de gros efforts et de sortir de votre tendresse pour apercevoir ce monde de brigands, tel qu’il est !

      sans rancune

  • Loulala
    Loulala
    BBA
    • Posté à 17h47 le 17/10/2008
    • Internaute 24612
      BBA

    travailler plus pour gagner moins ; ça continue. retour au 19ème siecle, (on y va, L.Joffrin l’a écrit comme étant la dynamique du pouvoir actuel, dans un de ses livres l’an dernier) Qui nous sortira de cette panade ultralibérale ?
    On continuera à nous prendre pour des benets jusq’à ce les arroseurs soient arrosés parce que le ras le bol, l’écoeurement devant l’absence de vergogne de cette cynique équipe au pouvoir se seront mués en révolte. Hélas...

    • Mr_Quiconque
      Mr_Quiconque répond à Loulala
      • Posté à 18h03 le 17/10/2008
      • Internaute 53003

      Un t-shirt fait par le comité de soutien de Denis Robert résume parfaitement la situation en 3 mots, tirés directement du discours présidentiel.
      Quand une idée(ologie) est exprimée sans les mots superflus c’est tout de suite plus clair.

      Lien

      (Quelle est la technique pour afficher un image dans un message ?)

      • caro
        caro répond à Mr_Quiconque
        délinquante avérée
        • Posté à 18h15 le 17/10/2008
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        comme ça ?

         
        • violeta
          violeta répond à caro
          psy
          • Posté à 19h07 le 17/10/2008
          • Internaute 34895
            psy

          bravo Caro ! c’est formidable.
          « Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours ! »

        • moravagine
          moravagine répond à caro
          Observateur désabusé
          • Posté à 21h54 le 17/10/2008
          • Internaute 30925
            Observateur désabusé

          Génial ton tee-shirt !

          • caro
            caro répond à moravagine
            délinquante avérée
            • Posté à 00h33 le 18/10/2008
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            il faut remercier Mr_Quiconque, j’ai seulement inséré l’image qu’il a donné en lien. C’est vrai que le T-shirt est formidable !

        3 autres commentaires
  • survivant
    • Posté à 17h56 le 17/10/2008
    • Internaute 25864

    Nous sommes dans un gouvernement d’anticipation. Que se soit pour le financement du renflouement des banques et assurances des escrocs de la finance, en annonçant 340 milliards d’euros et des caisses vides. Il n’y a pas un pas mais l’abysse ! Réfléchissions deux secondes au tour de passe passe. Il est sous nos yeux, il passe régulièrement à la publicité. Trop de crédits ? regroupez les en un seul. Comment ? Simple le regroupement des crédits se fait sur la longueur en années de remboursement et les taux d’intérêts qui se greffent dessus. Les 340 milliards seront répercutés sur les générations futures. Là pour le travail le dimanche sachant que les Français n’ont pas un rond mais là encore le magicien à plus d’un tour dans sa musette et le micro crédit ? et le crédit révolving ? ce n’est pas fait pour les chiens mais pour les couillons. Aujourd’hui tout le monde pense qu’ouvrir le dimanche revient à dire ouvrir à perte surtout pour les petits commerçants voire la mort pure et simple. Mais le gouvernement lui anticipe en se projetant déjà à l’après crise une fois que le dénommé sarkozy sera allé chercher la croissance avec les dents, que l’Europe aura ratifié le traité de Lisbonne que sarkozy sera de nouveau président de la république en 2012 ça en fait des « que » tout ça.

    • violeta
      violeta répond à survivant
      psy
      • Posté à 19h14 le 17/10/2008
      • Internaute 34895
        psy

      La croissance ? Nous ne l’auront pas avant dix années mais Sarko lui ? J’ose pas l’envisager..... Aubry ? delanoë,Ségo ? Besancennot ......

      SALESSE ? ? ?

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      bingo !

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 18h03 le 17/10/2008
    • Internaute 50571
      chien de talus

    Faisons la révolution le dimanche !

  • Seccotine
    • Posté à 18h06 le 17/10/2008
    • Internaute 31263

    « permet à l’ensemble des médias de reprendre en chœur, au moins dans un premier temps, que les français sont favorables au travail du dimanche. Le temps qu’ils se reprennent, il est déjà trop tard »
    Tout dépend comment sont formulées les questions :
    « Etes-vous favorable à l’ouverture des magasins le dimanche ? » - pas de doute les oui l’emporteront massivement :
    « Etes-vous favorable pour travailler le dimanche ? ». Là, ça m’étonnerait que le oui l’emporte.
    Quand c’est les autres et quand c’est nous, ça fait une différence. Mais ne nous y trompons pas, ça commence par les autres et ensuite ça nous arrive à nous, mais là, c’est trop tard !

    • gargamelle
      gargamelle répond à Seccotine
      • Posté à 18h38 le 17/10/2008
      • Internaute 14123

      En fait, la déclaration de Chatel ou de Bertrand concernant le travail du dimanche à été soutenue avec l’ensemble des médias en mettant en avant le résultat d’un sondage publié (par Lagardère) réalisé par l’Ifop-Parisot. Ce sondage un rien orienté a été demandé par une boîte de pub « publicis-Consultant », qui n’est autre que l’agence (légèrement lié a l’état) puisqu’elle réalise la pub de Bercy, célèbre ministère de Lagarde.
      Voilà qui en dit long sur la certitude des ministres que les français approuvent à 67% l’idée de travailler le Dimanche !

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 18h22 le 17/10/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    le code du travail n’existe plus. C’est la triste constatation. De son point de vue, le gouvernement a bien joué. Combien se sont élevés contre cette mort annoncée ? Bien peu. Maintenant, on peut s’en mordre les doigts, sauf à aller devant les tribunaux en référence aux recommandations de l’OIT :
    Lien

    Nous retournons vers le 19e sans rien dire, sauf en tapotant sur nos ordinateurs ?

    • Mr_Quiconque
      Mr_Quiconque répond à caro
      • Posté à 19h21 le 17/10/2008
      • Internaute 53003

      C’est bien cela le problème que je tentais également d’exprimer en filigrane dans mon premier message.

      Sur le terrain de la lutte les mots et leurs dérivés comme par exemple les pétitions ou les forums internet ne servent pas à grand chose, cela à une utilité mais elle est indirecte.

      Les pouvoirs se rendent maitres des mots, des idées fumeuses, des valeurs travesties, ils possèdent (directement ou indirectement) les médias qui permettent de les diffuser en masse. La contestation est y marginalisée, volontairement sous représentée.
      De plus les pouvoirs ne cessent de réinventer les mots, les valeurs et les idées, cela leur donne également la longueur d’avance nécessaire pour faire passer leurs réformes.

      Sur le terrain des « mots » ce sont eux qui ont l’avantage. Le véritable (contre-) pouvoir ne s’exprime pas via la télé, ni dans la presse, ni sur internet.
      Le seul langage ayant une efficacité directe est le langage du corps, la présence physique.

      Le pouvoir, la contestation doit se faire en nombre et dans la rue, sans violence, il n’y a que ce langage qu’ils comprennent vraiment. Tant que nous nous bornerons à parler sans cesse dans nos salons, derrière nos télés ou nos claviers, nous serons perdants.

      Le véritable pouvoir s’exprime par la présence physique...en nombre...dans la rue, mais pas dans les commerces le dimanche.

  • Rvicier
    Rvicier
    Con-Trôleur
    • Posté à 18h32 le 17/10/2008
    • Internaute 50951
      Con-Trôleur

    On commence par ouvrir les commerces le dimanche, puis le reste des activités. Etape suivante, ouverture des commerces la nuit pour que les travailleurs de jour puissent consommer la nuit. Puis étape suivante, la nuit pour tous !
    Et pour faire passer la pilule facilement, il suffit de faire peur au peuple.
    Il parait ( ce sont les mauvais esprits qui le disent ) que ça s’appelle « manipulation de masse “ avec grands renforts médiatiques.
    11.09.1973 : coup d’état puis dictature puis 1ere expérience libérale.
    11.09.2001 : ‘ coup d’état ( !) puis flicage et fichage généralisés, loi liberticide, ... nous aurons tous notre puce !
    Eté 2003 : canicule et mortalité importante des personnes agées ? Du pain béni pour supprimer un jour férié. ...
    Alors, ces messieurs qui nous gouverner doivent se frotter les mains en pensant à la crise actuelle et toutes les bonnes réformes bien libérales qu’elle va générer.
    Une question cependant me chagrine :
    Cette fameuse crise, était-elle prévisible, était-elle prévue, a-t-elle été organisée ?
    Se poser la question, c’est peut être aussi y répondre !

    La stratégie du choc :
    Lien

  • le chainon manquant
    • Posté à 18h38 le 17/10/2008
    • Internaute 42058
      éducateur

    - Créer des problèmes, puis offrir des solutions

    Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

  • gotics
    gotics
    créateur d'inactifs
    • Posté à 18h38 le 17/10/2008
    • Internaute 38500
      créateur d'inactifs

    J’accepterai le travail le dimanche lorsque les bancs des assemblées ne seront plus clairsemées (Oh l’excuse du travail sans parler des portefeuilles multiples) et lorsque les politiques travailleront le dimanche avec un salaire identique au mien.

    Une politique de merde, un gouvernement de merde, un président de merde.

  • yapadebug
    • Posté à 18h41 le 17/10/2008
    • Internaute 840

    La crise, prétexte idéal pour virer cette mafia qui nous gouverne...

  • Utilisateur désinscrit 2
    • Posté à 18h56 le 17/10/2008
    • Internaute 19086
      nc

    Le jour du seigneur pour relancer l’économie... Autant aller à la messe, même effet : néant.

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 19h01 le 17/10/2008
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    C’est le patronat qui a décidé que le jour de repos hebdomadaire tomberait un dimanche.
    1) Pour que les ouvriers aillent à la messe. A la messe où le curé expliquait que l’ouvrier, qui en chie un max sur Terre, sera le premier au Paradis.
    2) jour de repos non pas arraché au patronat par les travailleurs mais concédé aux travailleurs pour pallier à leur manque de productivité dû à une fatigue trop grande.

    Après la messe qui n’attire plus les foules, nombre d’entre nous n’arrivent pas à penser une sortie qui ne soit pas commerciale. Du coup, il faut évidemment que les commerces soient ouverts tout le temps, sans quoi la vie a l’air creuse. C’est un peu effrayant.
    Au final, tout le monde bossera n’importe quand, n’importe comment et je me demande qui trouvera encore le temps d’aller faire ses foutues courses le dimanche.

    Côté des patrons ? je les entends dire : Baissons les salaires pour augmenter la docilité
    Le volontariat qu’ils disent les médias et les ministres
    Et mon Q c’est du poulet ?

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 19h07 le 17/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Hier soir, Luc Chatel était sur France Inter à l’émission « Le téléphone sonne ». Heureusement Bedouet avait aussi invité un délégué CGT du Commerce qui l’a remis en boîte, tellement ses interventions étaient indigestes au énième valet du néo-libéral atlantiste Sarkozy... !

    Lien

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 19h11 le 17/10/2008
    • Internaute 24237
      prof. en province

    C’est vrai qu’il est urgent d’aller travailler le dimanche, surtout pour les clients de la Caisse d’Epargne qui seront sollicités pour rembourser les 600 Millions d’Euros qui ont été satellisés par des golden traders maison !

    Je ne sais pas, si ils se rendent compte, que ce que les gens « normaux » ne pourront dépenser la semaine ce qu’ils auront dépensé le dimanche, où comme le suggérait une caricature du Canard, que vont-ils acheter le dimanche ce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter la semaine !

  • gbmaven
    • Posté à 19h10 le 17/10/2008
    • Internaute 28636

    Désolé, parti trop tôt.

    AMHA, il y a 3 conditions indispensables pour accepter de travailler le dimanche :

    VRAI volontariat
    Deux jours de repos CONSECUTIFS
    ET
    contrat de 35 heures

  • norman
    • Posté à 19h32 le 17/10/2008
    • Internaute 23497

    C’est le type classique de mise en scène et de campagne de communication destinées à servir un certain lobby commercial. On vous parle de liberté, de volontariat, on embauche l’IFOP de Mme Parisot, on met au boulot deux ou trois médias serviles (JDD, Parisien, Figaro) et le tour est joué croient le gros Bertrand et son vassal Chatel. Les caméras accourent. Mais ça ne marchera pas car les gens concernés sont moins cons que ne le croient les pervers du pouvoir économique. Le dimanche n’est pas fait pour aller s’emmerder dans les galéries marchandes. Faites du sport, bouquinez, décontractez vous autour d’une bonne table mais surtout ignorez cette société du fric qui veut que vous consommiez sept jours sur sept. Et si on mettait Chatel tout un dimanche à la caisse d’un magasin, il serait encore pour l’ouverture le frisé ?

  • morlar
    morlar
    nouvelle nuit du 4 aout
    • Posté à 19h43 le 17/10/2008
    • Internaute 40592
      nouvelle nuit du 4 aout

    Le travail du dimanche est un vieux serpent de mer de cette droite libérale qui veut faire croire aux travailleurs pauvres qu’ils pourront gagner un salaire décent. Or comme chacun sait, tout salarié à un contrat de travail qui le lie à son employeur. Il a un lien de subordination par rapport à celui-ci : sur ce point le volontariat n’existe pas. De plus, la journée payait double le dimanche bien que prévu par le code du travail, ne concerne que les ouvertures exceptionnelles. Ce gouvernement scélérats prépare un travail du dimanche devenant habituel ainsi, le salaire de cette journée sera le même que le reste de la semaine. La Cour de Cassation a tranché dans cette optique. Les mensonges de chatel et Bertrand sont flagrants.
    Pour éviter le travail du dimanche, il faut payer les gens correctement le reste de la semaine. Quant au sondage du JDD lisait le Canard enchaîné,on n’y apprend que ce sondage est grugé et qu’une interprétation fallacieuse en est sortie. sondage qui a été commandépar Publicis et payé par Bercy pour
    vive la révolution

  • GRrrrrrrrrrr
    GRrrrrrrrrrr
    poil à gratter
    • Posté à 19h46 le 17/10/2008
    • Internaute 46988
      poil à gratter

    Blablabla....A l’avocaillon prenant la plume pour condamner... Genre de socialo à la Royal ! Qui ne savent même plus ce qu’est le social mais qui sorte de leur 8 arr de paris ou de leur quartier vernisé pour nous en parler ! Ca fait toujours marrer. VROUMMMVROUMMMMM en Merco... Et le baveux nous parle de social !

    C’est bizarre mais dans les quartiers populos on s’rait plutôt content ! Parce que le mec ou la femme qui sort de son taffe à Paris , qui prend les transports en commun pour rentrer chez lui/elle est plutôt vanner pour faire les courses après une journée de turbin et 1H30 de trajet ! ce qu’evidemment petit bourge grassouillet aux entournures t’echappe complètement. C’est curieux....

    • papy55
      papy55 répond à GRrrrrrrrrrr
      prof. en province
      • Posté à 20h04 le 17/10/2008
      • Internaute 24237
        prof. en province

      Ne fais pas parler le mec populo qui sort de son taf et qui prend les transports en commun pour rentrer chez lui, il ne reprend pas le train et le métro, pour retourner le dimanche matin, faire ses courses dans les magasins chics parisiens....par contre, l’employée « volontaire » préférerait peut-être pouvoir profiter de sa famille le dimanche.... !

      • GRrrrrrrrrrr
        GRrrrrrrrrrr répond à papy55
        poil à gratter
        • Posté à 20h21 le 17/10/2008
        • Internaute 46988
          poil à gratter

        Mais qui a dit qu’il fallait que nous retournions a paname faire nos courses ? Qui l’a dit ?
        Qui a dit que la base ouvriere française allait faire ses courses dans les magasins chicos de la capitale ? En semaine comme le week-end ! ?
        Et je ne fais pas le...j’en suis et trouver une grande surface ouverte le dimanche simplifierait beaucoup les choses pour beaucoup d’entre nous .

         
        • papy55
          papy55 répond à GRrrrrrrrrrr
          prof. en province
          • Posté à 20h44 le 17/10/2008
          • Internaute 24237
            prof. en province

          T’es du populo, moi aussi, et je peux te dire que ceux qui m’entourent s’en foutent complètement de pouvoir aller faire leurs courses le dimanche, ils ont bien d’autres choses à faire !
          L’intox ne passe pas !

          • GRrrrrrrrrrr
            GRrrrrrrrrrr répond à papy55
            poil à gratter
            • Posté à 22h23 le 17/10/2008
            • Internaute 46988
              poil à gratter

            Parce qu’en semaine c’est tellement mieux...T’as raison !

        • yamato
          yamato répond à GRrrrrrrrrrr
          • Posté à 20h51 le 17/10/2008
          • Internaute 21748

          « Mais qui a dit qu’il fallait que nous retournions a paname faire nos courses ? Qui l’a dit ? »
          « Qui a dit que la base ouvriere française allait faire ses courses dans les magasins chicos de la capitale »

          Tiens, encore un parisien qui croit que la france s’arrête au Kremlin-Bicêtre.

          L’ouverture de ton champ de vision géographique mais laisse mal présager de ton ouverture en général,mon cher grognon.

          • GRrrrrrrrrrr
            GRrrrrrrrrrr répond à yamato
            poil à gratter
            • Posté à 22h27 le 17/10/2008
            • Internaute 46988
              poil à gratter

            Ce qui est vrai pour Paris devrait également l’être pour les habitants de berck sur plage ! Le premier n’étant qu’un exemple !

            • Rvicier
              Rvicier répond à GRrrrrrrrrrr
              Con-Trôleur
              • Posté à 11h07 le 18/10/2008
              • Internaute 50951
                Con-Trôleur

              Avec des SI, on mettrait Paris dans une bouteille de coca et Berck plage sous le Pont Neuf ?

        • Homer555
          Homer555 répond à GRrrrrrrrrrr
          • Posté à 21h18 le 17/10/2008
          • Internaute 45141

          Et les centaines de mecs qu’on va obliger à bosser 7j/7 pour votre petit plaisir de consommateur ? Et ils font quand leurs courses eux ? Ils voient quand leurs familles eux ?

          Ouais je sais rien à foutre... Si les lois nous arranges tant mieux c’est pas la peine de regarder se qui se passe chez les autres. Des gens comme vous j’en vois 10/jours quand je taf. Je les reconnais à leur regards...

          • GRrrrrrrrrrr
            GRrrrrrrrrrr répond à Homer555
            poil à gratter
            • Posté à 22h45 le 17/10/2008
            • Internaute 46988
              poil à gratter

            Mais ouais les chaînes et les boulets aux pieds aussi...Nombreux sont les metiers de services ou bosser le dimanche est d’actualité . Bar , restos , hôtels , hôpitaux , pompiers , poulardins , ambulanciers , medecins et la liste est non exhaustive et personne n’en n’est mort .
            En principe, le dimanche est un jour de repos. Toutefois, sous certaines conditions, le travail du dimanche est autorisé.
            Quel est le principe ?
            Un employeur ne peut occuper un salarié plus de six jours par semaine. En effet, le Code du travail précise qu’un jour de repos hebdomadaire d’une durée minimale de 24 heures (plus 11 heures de repos quotidien, soit au total 35 heures) doit être respecté et donné le dimanche. Toutefois, le Code du travail prévoit également des dérogations à ce principe.

            Dans quelles entreprises le travail du dimanche est-il autorisé ?
            Certaines entreprises sont autorisées de manière permanente à organiser le travail le dimanche. Il s’agit notamment :
            - de sentreprises industrielles utilisant ou fabriquant des produits susceptibles de s’altérer et de se déprécier rapidement ;

            - des entreprises à feu continu ;

            - des établissements de ventes de denrées alimentaires au détail (dans lesquels le travail du dimanche est autorisé jusqu’à 12 heures) ;

            - des établissements fabriquant des produits alimentaires à consommation immédiate ;

            - des hôtels et des restaurants ;

            - des débits de boissons et de tabac ;

            - des hôpitaux, des hospices, des asiles, des maisons de retraites, ... ;

            - des entreprises de spectacles, des musées et des expositions ;

            - etc.

            Par ailleurs, d’autres entreprises ont la possibilité, sous certaines conditions, d’organiser le travail le dimanche. Il s’agit notamment :
            - des établissements fournissant des biens et des services destinés à faciliter l’accueil ou les activités de détente et de loisirs du public dans certaines zones touristiques et thermales et dans les zones touristiques à forte affluence qui peuvent, pendant les saisons touristiques et après autorisation du préfet, ouvrir le dimanche ;

            - des entreprises industrielles fonctionnant avec des équipes de suppléance et couvertes par un accord collectif étendu prévoyant le travail le dimanche ;

            - des établissements dans lesquels le repos simultané du personnel le dimanche peut être préjudiciable au public ou au bon fonctionnement de l’établissement, après autorisation du préfet.

            Enfin, les commerces de détails non alimentaires qui sont habituellement fermés le dimanche ont la possibilité d’ouvri 5 dimanches par an sur autorisation du Préfet (ou du maire à Paris).

            Les salariés travaillant le dimanche ont-ils le droit à des compensations ?
            Oui, dans tous les cas, les salariés travaillant le dimanche doivent bénéficier d’une compensation. Cette compensation peut être organisée de l’une de manière suivante : roulement du personnel, repos du dimanche midi au lundi midi, repos le dimanche après-midi avec repos compensateur d’une journée par quinzaine, fermeture de l’établissement un autre jour de la semaine.

            Par ailleurs, d’autres compensations existent dans certains secteurs particuliers :

            - dans les entreprises industrielles fonctionnant avec des équipes de suppléance, la rémunération des salariés concernés est majorée de 50% ;

            - dans les commerces de détail non alimentaires ayant obtenu l’autorisationd’ouvrir 5 dimanches par an, les salariés bénéficient d’une majoration de salaire égale à 1/30ème de la rémunération habituelle. De plus, un repos compensateur doit être accordé dans la quinzaine qui précède ou suit le dimanche travaillé, sauf si celui-ci précède une fête légale. Dans ce cas, le repos doit être accordé le jour de cette fête.

            A savoir : Les conventions ou accords collectifs de travail prévoient souvent des compensations au travail du dimanche.

            Référence juridique : Articles L. 221-1 et suivants, R. 221-1 et suivants du Code du travail

            • papy55
              papy55 répond à GRrrrrrrrrrr
              prof. en province
              • Posté à 08h29 le 18/10/2008
              • Internaute 24237
                prof. en province

              Il est vrai, qu’à cette longue liste de dérogations prévues par le code du travail, on peut donc ajouter les commerces de meubles, d’appareils électroménagers, de fringues, ...... dont l’arrêt de la vente le dimanche altère la qualité des produits et celle de la valeur des actions de ces sociétés !
              Ensuite il faudra prévoir la circulation des camions le dimanche pour le transport de toutes ces marchandises, sachant que les stocks doivent être réduits à leur plus simple expression nécessitant une organisation à flux tendu, et logiquement que les usines produisent 7 jours sur 7, enfin un monde de rêves pour les ultras libéraux !

              • GRrrrrrrrrrr
                GRrrrrrrrrrr répond à papy55
                poil à gratter
                • Posté à 12h17 le 18/10/2008
                • Internaute 46988
                  poil à gratter

                C’est a dire que lorsque une usine produit 7 jours sur 7 . L’usine répond à une demande . Pour que l’usine tourne toute la semaine , il faut des employés ...

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