TRIBUNE 09/08/2007 à 13h04

Spock.com : le droit au silence des puces

Bernard Benhamou | Maître de conférences à Sciences Po

Spock.com (1) représente la première version grand public d’outils de recherche qui jusqu’ici étaient réservés aux professionnels de l’intelligence économique. Mais, plus encore que la sophistication de ces outils de recherche, ce sont les conditions de leur extension qui ont évolué. En effet, le recueil d’informations sur les personnes a connu une montée en puissance à mesure que les utilisateurs eux-mêmes participaient à la diffusion de ces informations, et c’est l’un des paradoxes de ce que l’on nomme le web 2.0 ; les informations confiées volontairement par les utilisateurs au travers des blogs et des « réseaux sociaux » comme MySpace, Facebook et autres LinkedIn pourraient à terme créer les conditions d’une crise de confiance massive à mesure que ces réseaux pourront remettre en cause… la vie sociale de leurs usagers.

De l’Internet… à l’Everyware (2)

Le règne de l’hypertransparence que beaucoup prédisent pourrait prendre bientôt une forme bien différente de celle qu’avaient imaginée les auteurs de science-fiction. Ainsi, s’il était déjà possible de connaître de nombreux éléments liés à la vie privée via l’Internet actuel, il sera possible d’en connaître infiniment plus lorsque l’ordinateur ne sera plus le moyen d’accès prioritaire à l’Internet.

En effet, l’adoption des outils mobiles de connexion (téléphone mais aussi automobile et bientôt l’ensemble des outils électroniques) changera profondément le profil (et la quantité) des données recueillies sur les personnes. L’entrée de l’Internet dans la « vie de tous les jours » soulève en effet de nombreuses questions sur les mesures que les créateurs de ces nouveaux services prendront pour éviter que la vie privée ne soit progressivement remise en question.

Ainsi, la convergence des technologies de mobilité, de géolocalisation et d’identification des objets pourrait installer dans la vie de leurs utilisateurs des systèmes de plus en plus intrusifs. Ces réseaux ubiquitaires ou encore cet « Everyware », pour reprendre le néologisme d’Adam Greenfield, pourraient alors remettre en cause la notion même de vie privée. Les services offerts par ces technologies pourraient dans un premier temps être jugés assez utiles pour que les contreparties en termes de libertés individuelles puissent passer au second plan.

En effet, avec ces nouveaux outils, le recueil d’informations sera permanent là où jusqu’ici il était « fractionné » par la connexion des usagers aux ordinateurs. Avec l’avènement de l’Internet mobile et bientôt de l’Internet des objets, c’est l’ensemble des activités quotidiennes qui auront une traduction sur le réseau.

Du droit à l’oubli… au droit au « silence des puces »

Ces technologies, une fois combinées aux technologies des puces sans contact (ou puces RFID), pourraient devenir littéralement indiscernables, ce qui faisait dire récemment à Alex Türk, président de la CNIL, dans son rapport d’activité 2006 : « Les nanotechnologies permettront bientôt de dissimuler complètement une technologie informatique en la réduisant à l’échelle du millionième de millimètre. les règlements suggérés par la Cnil pourraient être complètement submergés et contournés par cette “nouvelle vague de miniaturisation.”

Les conflits entre les impératifs de sécurité des Etats et la protection de la vie privée prendront aussi de nouvelles formes. Le contrôle par les usagers des informations les concernant, qui apparaissait comme une nécessité théorique, deviendra une obligation de plus en plus évidente pour les acteurs de l’Internet. Ainsi, Google a “préventivement” modifié sa politique de conservation des données issues des recherches des internautes pour éviter des accusations de “big brotherisation” (3) du moteur de recherche.

Le droit à l’oubli, qui semble pourtant bien difficile à établir sur un réseau ouvert, pourrait bientôt être remplacé par un nouveau droit, le droit au “silence des puces”. En effet à mesure que l’Internet des objets se développera, le contrôle démocratique par les citoyens devra leur permettre de désactiver ces puces afin d’éviter qu’elles ne les privent durablement… de leur vie privée.

Bernard Benhamou est maître de conférences à Sciences Po et enseignant à l’université Panthéon-Sorbonne. Il a aussi été conseiller de la délégation française au sommet des Nations unies sur la société de l’information.

(1) Le moteur de recherche “personnel” reprend en effet le nom de Spock, le personnage de Star Trek originaire de Vulcain et adepte du culte de l’“hyperlogique” dénuée d’émotion.

(2) Everyware : “The Dawning Age of Ubiquitous Computing” par Adam Greenfield (Peachpit Press, 2006).

(3) EU privacy group : “Google cookie life still too long” par Tom Espiner(ZDNet UK, 20 July 2007).

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  • Ehim
    Ehim
    http://ehim.over-blog.com
    • Posté à 08h49 le 09/08/2007
    • Internaute 9598
      http://ehim.over-blog.com

    C’est notre Sarko qui va être content. Tout le monde saura tout le temps où il est et ce qu’il est en train de faire. Même plus besoin de journalistes.
    Enfin, presque, parce que quand il est avec Rachida Dati, il n’est visiblement pas content que ça se sache.
    Lien

    • Anonyme répond à Ehim

      source de tes infos ? Ehim...et toi t’es content ?
      ...le trait de génie du système de domination et de controle consiste à séparer les gens les uns des autres de telle sorte qu’ils ne puissent travailler ensemble...content vous avez dit content

  • Anonyme

    C’est mal écrit, ça enfonce des portes ouvertes... Rue 89, faites un effort dans le choix de ce que vous publiez !

  • Anonyme

    2 domaines échappent encore au fichage et au contrôle :
    Le vote, mais les ordinateurs de vote ont (discrètement) débarqué, bien que démasqués aux US, en Belgique...
    L’internet, pas facile mais on y travaille....

  • Anonyme

    Je suis assez surpris que l’on fasse autant de battage sur Spock, alors que depuis de longues années on connaît les dérives (ou riques de dérives) de l’Internet et de la surveillance.

    Mais dans ce cas, n’a-ton pas droit à la révolte ? au moins dans différents pays se « fédérant » ?

    Par ailleurs, le contrôle aux aéroports dont j’ai parlé dans mon blogue (à la rubrique « Cinq ans ferme ! » ce me semble) n’est-il pas plus grave, puisque notre petit homme qui nous gouverne ne respecte toujours pas les énormes réserves que la CNIL avait faites sur ce qui était déjà en place en 2005, alors qu’il n’était « que » ministre de l’Intérieur ?

    Et de ça, point. No comment.

    Fabien
    Lien

    Sinon, le sujet de M. Benhamou est plutôt instructif. Merci.

  • Anonyme

    si vous testez Spock, vous vous apercevrez que Google est bien plus performant

    rien de neuf sous le soleil

    • Anonyme

      C a de 14h19 

      tout à fait d’accord google fait beaucoup mieux ! !

      Fr@n6 : Lien

  • Anonyme

    Spock controle- t-’il les pets ?

    le moine Lacha Nonim

  • Alexad
    • Posté à 15h46 le 09/08/2007
    • Internaute 8145

    Bonjour,
    Une question à rue89. Pouvez-vous me dire qui ferme les commentaires ?
    Merci

    • Damien Cirotteau
      Damien Cirotteau répond à Alexad
      Entre la chaise et le clavier Rue89
      • Posté à 18h13 le 09/08/2007
        administrateur
      • Internaute 81
        Entre la chaise et le clavier

      Les commentaires sont refermés en fonction du vote des internautes. Tout commentaire avec une « note » inférieure à 2 est refermé. A ce propos, les votes sont supposés évaluer la pertinence du commentaire et non pas l’accord/désaccord avec son auteur (même si ce n’est pas toujours vrai dans les faits). Nous sommes en train de mettre au point un nouveau système de vote dans la nouvelle version qui permettera de différencier les 2 fonctions.

  • Thomas AMICO
    • Posté à 19h54 le 09/08/2007
    • Internaute 14040

    Pour avoir beta-testé Spock, il est clair qu’ils sont toujours en plein développement... A suivre...

    Il n’empêche que l’article pose une question essentielle : que reste-t-il du droit à la vie privée ? Les sources d’érosion du respect à la vie privée m’apparaissent en effet double.

    Tout d’abord, il y a les sites dits « sociaux » ou « communautaires » qui fonctionnent sur la base du volontariat. Tout le monde remplit frénétiquement son profil Facebook, LinkedIn ou MySpace, communique chaque instant de sa vie via Twitter, publie toutes ses photos sur Flickr et ses videos sur Youtube. Cette publicité « volontaires » de la vie privée est déjà potentiellement dangereuse même si ça paraît plutôt « cool » au premier abord d’être suivi par des milliers de fans sur Twitter se demandant ce que vous allez manger à midi. Un seul exemple d’effets pervers : imaginons une entreprise se créant un profil facebook pour « scanner » le profil de candidats à un emploi. Rien ne lui est plus facile et peu coûteux. Je suis toujours intrigué par le niveau de détails qui figurent dans le profil de nombreuses personnes. Ainsi, il serait sans doute facile à notre employeur de repérer les homosexuels (interested in ...) ou les personnes d’origine étrangère (Hometown) grâce à une petite recherche sur facebook.

    L’article de Bernard Benhamou traite plus spécifiquement du second mode d’érosion du respect de l’intimité : l’intrusion, à leur insu, des technologies dans la vie privée des utilisateurs. Quelques mini-scandales ont déjà secoué le web : tout le monde garde en mémoire les fuites d’AOL sur les recherches effectuées via son moteur de recherche. Certes, même si les internautes n’étaient pas nominalement désignés, les proches pouvaient facilement les reconnaître tel cet homme habitant une petite ville des USA, marié à une femme médecin qui cherchait sur Internet comment lui annoncer qu’il voulait divorcer et qui souhaitait savoir si le fait qu’il fantasmait sur sa belle mère était normal ! On imagine que ça a dû jazzer dans la petite ville en question...beaucoup avaient en effet reconnu le couple en question et averti madame...

    Les puces RFID et les technologies de recherche telles que celles développées par Spock vont encore plus loin. Elles s’immiscent de façon totalement anodine dans notre vie quotidienne. qui sait si demain cette charmante puce qui vérifie le contenu de votre frigo pour passer commande à votre place chez Telemarket ne communiquera pas à des tiers que vous êtes diabétique et ne mangez pas de sucre ? On pourrait multiplier les examples. Des technologies comme Google Street View paraissent géniales de prime abord mais que dites-vous si vous êtes photographié sortant d’un sexe shop ou au bras de votre maîtresse. Est-ce à Google de rendre ces informations publiques ? Mais allons plus loin. Imaginons que quelqu’un vous reconnaisse au bras de votre maîtresse sur une photo Google Street. Il vous « tague » alors comme dans Facebook (associe votre nom et votre photo) ou publie la photo sur Internet avec votre nom, uniquement pour la montrer à quelques amis (t’as vu c’est machin qui trompe sa femme). Spock, grâce à des technologies de recherche pointues glâne l’information et l’ajoute à votre profil, informant du même coup tous vos contacts d’une mise à jour de vos informations ! ouch !

    Science fiction dites vous ? Comme Bernard Benhamou, qu’il me soit permis de penser que le respect de la vie privée et « le droit au silence » doivent être mieux protégés. Un nécessaire débat de société doit s’instaurer et cet article constitue certainement un très bon début !

    Thomas Amico
    Lien

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à Thomas AMICO
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 17h39 le 10/08/2007
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      Google est manifestement plus pernicieux que Spock. Mais il y a deux domaines dans lesquels Spock à l’air assez dangereux : le catalogage, et le fichage façon « infotainment ».
      C’est à dire que non seulement les gens y sont classés par catégories (ivrognes / pétasses / informaticien / homme politique / etc.), mais on peut trouver dans leur fiches des renseignements sur leurs affaires personnelles (on peut savoir que machine est l’ex-girl friend de bidule).
      Il me semble à cet endroit que le problème vient du débordement total du mode de pensée américain pour qui ces méthodes sont monnaies courantes.
      Pourrons nous échapper à ce nouveau bulldozer de la pensée ?

  • Anonyme

    « intelligence économique ».
    Regrettons ce contre sens. Il s’agit du renseignement,de l’espionnage économique. Comme dans CIA (Central Intelligence Agency).

    • pom7848
      pom7848
      Emmigré
      • Posté à 18h41 le 09/08/2007
      • Internaute 13588
        Emmigré

      Oui. Où est le contre sens ?

      « Intelligence avec l’ennemi »

  • Anonyme

    Il y a quelques jours, le journal « Aujourd’hui » publiait un micro-trottoir sur un prototype de voiture interdisant le démarrage du véhicule en cas de taux d’alcoolémie au dessus de la règle, or 4 personnes sur les cinq, dont les réactions étaient publiées, ont approuvé ce dispositif... ! L’ére du Terminator est arrivé : on laisse la machine décider si oui ou non on peut conduire un véhicule ! Attention, je réprouve la conduite sous empire alcoolique mais je conteste le droit à une machine de décider pour moi...
    On s’inquiète de Spock mais on laisse l’électronique se mêler de nos vies. Plutôt que de critiquer la Sarko-surveillance on devrait se pencher sur nos propres besoins et nos propres peurs...
    Entre parenthèse, je préfère être un courageux anonyme sur ce coup là !

  • Anonyme

    « L’internet des objets », kesako ?
    Merci.
    O.

    • Anonyme

      internet des objets ? simple, le frigo, la machine à laver, la voiture, les lampes du salon, la télé, la chaudiere à gaz etc etc seront connecté à Internet. Un peu d’intelligence ds une micro-puce + internet = la porte ouverte à d’innombrables applications : le meilleurs mais aussi le pire.

    • Anonyme

      La norme d’adressage sur l’Internet (déterminant le nombre d’adresses différentes possibles) est l’IP V6. (Internet Protocol version 6).
      Au départ, c’était fait pour pouvoir identifier les ordinateurs connectés à la Toile. Mais l’ancienne norme ayant trouvé ses limites (exemple 155.155.155.155 > 4 triplets de 0 à 255) on a fait sauter les limites.
      Du coup, on peut « adresser » bien d’autre chose que les ordinateurs du moment que c’est relié ou reliable. Exemple, les prises de courant d’une maison, ce qui permettrait, enfin de donner un sérieux coup de pouce à la domotic qui pène à avancer.
      Enfin bref, la nouvelle norme IP v6 ayant a un nombre de combinaison suffisamment large pour pouvoir adresser tout, et surtout, n’importe quoi. Y compris des objets dont au départ ce n’était pas le but.
      Mon téléviseur est branché sur une prise électrique. La prise à un numéro IP v6, le téléviseur aussi. Dès que je l’allume, on peut savoir ce que je regarde !
      Mon réfrigérateur également. On peu savoir ce que je mange ou j’y stocke.
      Mes fringues ont une puce RFID posée pour des raisons de sécurité par les magasins. Dès que je passe devant un récepteur, on sait que je suis là à ce moment là.
      Boîte de médicament >> Idem.
      Etc. etc. etc.

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 09h06 le 10/08/2007
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Il est inévitable que le moyens de renseignements disponibles soient utilisés. Il faut se faire à l’idée d’une société transparente, dont les avantages, d’ailleurs, surpassent les inconvénients.

    Lien

    Pierre JC Allard

    • Anonyme répond à pierrejcallard

      je dois être vraiment trop vieux, ou alors avoir trop de mémoire et me souvenir que pour vivre heureux il faut vivre caché, mais là, quand je lis que les avantages de la totale transparence dépassent ceux d’une société partiellement opaque, j’ai l’impression de voir une mauvaise traduction de Novlangue. Pourriez-vous m’expliquer en quoi l’abandon de mon libre arbitre est il préférable à la bonne marche de la société ? j’ai comme un doute

  • Anonyme

    L’internet des objets ?
    D’autres exemples :
    - Les fabricants de voitures mettent au point des dispositifs anticollision qui permettront aux voitures de se localiser mutuellement (GPS) et d’évaluer les risques d’accident sur base des vitesses respectives de déplacement. Cela demande un dispositif d’identification des voitures et une transmission (broadcast) de la position et de la vitesse. Chaque voiture à portée de transmission recevra donc ces informations et pourrait théoriquement les réémettre. Aujourd’hui, le GPS calcule sa position et ne l’émet pas. Demain, toute voiture devient potentiellement localisable et traçable.
    - Il existe déjà des capteurs/émetteurs qui tirent leur énergie des vibrations du support sur lequel ils sont posés. Ils peuvent théoriquement être inclus dans un plafonnage et rester actifs de nombreuses années.
    - L’évolution des puissances de calcul devrait permettre, dans quelques années, de faire fonctionner un ordinateur d’aujourd’hui pendant plusieurs mois avec quelques piles du commerce.

    Toutes ces informations ne seront évidemment pas captées, mais elles seront disponibles.

    A titre d’information, la Commission belge de Protection de la Vie Privée a refusé l’inclusion de puces RFID dans les pneus de voiture pour éviter de créer une source d’information sur les comportements des conducteurs que les assureurs auraient été (trop) tenté d’utiliser. La Belgique a aussi voté une loi (et les budgets pour les systèmes informatiques) imposant l’enregistrement de toutes les demandes d’information faites par un fonctionnaire (qui et quelle information). Chaque citoyen peut consulter son propre registre sur Internet et questionner les demandes d’information.

    Je pense qu’il devient indispensable d’étendre la charte des droits de l’homme au monde digital en reconnaissant le droit inaliénable de l’individu à l’information sur l’enregistrement et l’utilisation faite des données qui le concernent.

    Un technologue du secteur privé.

    • Anonyme

      Je ne comprends pas, je pensais que les GPS émettaient déjà la position du véhicule puisqu’il y a un calcul entre la position actuelle de la voiture et sa destination. Comment serait-ce possible autrement ?

      Question plus globale : Que pouvons-nous faire ? Ce n’est pas du dépit mais une vraie question. Comment faire pour que notre société ne devienne pas le meilleur des mondes ? L’idée n’est pas un rejet de la technologie dans son ensemble mais d’une réflexion sur celle-ci dans le même temps. J’ai l’impression que le mot progrès est abusé et détourné trop souvent.

      N’a-t-on pas le droit de rester humains ? Avec nos défauts, avec la mort, la maladie, la concupiscence, le désir, la colère, les tourments de l’âme ?

      (Pour ceux que ça peut intéresser, je crois que Paul VIrilio sort un nouvel essai bientôt « L’université du désastre »)

  • Anonyme

    Spock il ne trouve même pas mon mec...tu parles d’un traceur... ; -)

  • Anonyme

    Tout à fait d’accord avec c.a. de 14h29 !
    Jamais la sacro sainte SECURITE ne justifiera les privations de libertés qui progressent dans tous les domaines.
    On ne demande pas à devenir parfaits, ni immortels juste à rester humains avec effectivement nos défauts qui nous rendent vulnérables et aimables.
    Est-ce qu’il va falloir lutter pour ça maintenant ?

    Imagine all the people ...

    Anne64