Témoignage 16/10/2008 à 11h13

« La Fièvre de l'or » en Guyane, un film contre un scandale à ciel ouvert

Olivier Weber | journaliste



Depuis quelques années, la forêt d’Amazonie est au cœur d’une nouvelle ruée vers l’or. Pour cette course vers les pépites et les paillettes jaunes, les hommes et les femmes s’enchaînent. Et détruisent l’un des derniers paradis, le poumon de la planète, la plus vaste forêt tropicale du monde, où tout se paie désormais en or.

Une destruction/déforestation qui se déroule dans plusieurs pays mais aussi en Guyane française, ciblée par des trafiquants internationaux qui ne reculent devant rien depuis la hausse des cours de l’or.

C’est cette histoire que raconte le film « la fièvre de l’or » que j’ai tourné dans des conditions très difficiles, en raison de l’hostilité des trafiquants et des menaces reçues en cours de route (voir la bande annonce ci-dessus).

Le monde prend l’or de la jungle, et y apporte du mercure

Autour des mines d’or, les hommes vivent dans des conditions très dures, voire sordides. Peu nombreux sont ceux qui s’en sortent, mais parfois certains parviennent à devenir riches, et même très riches. C’est la guerre alors entre eux.

A lire aussi


Les orpailleurs et trafiquants sont aussi très bien organisés. Partout près des mines d’or, au fin fond de l’Amazonie, le poumon de la planète, on trouve des générateurs, des villages clandestins, des petits commerces, tout ça à des journées de pirogue de la première ville.

On se croirait dans des villages à la Lucky Luke avec saloons, bordels, pasteurs, porte-flingues, mais sans shérif. Il y a même des aérodromes clandestins, avec des avions bi-moteurs qui convoient le matériel.

Or tout cet or ne profite que très peu aux populations d’Amazonie : il s’en va vers des capitales européennes ou ailleurs, à raison de 300 tonnes par an. En revanche, le monde envoie du mercure -120 tonnes par an ! -, métal indispensable pour extraire l’or. Même s’il pollue énormément les rivières et les habitants de la forêt.

C’est donc un échange inégal que tente de démontrer le film : l’or contre le mercure, des trésors contre du poison. Un drame qui dépasse largement les frontières de l’Amazonie.

Un « cycle du lingot », avec endettés, prostituées, parrains, trafiquants

Pour nos bijoux et les réserves des banques du monde industrialisé, on pollue davantage la planète, on encourage la déforestation, qui s’élève désormais à 20 000 km2 par an, soit l’équivalent de 4 millions de terrains de foot. Et des Amérindiens sont en voie de disparition...

Un « cycle du lingot » s’est ainsi constitué, avec son lot d’endettés, de prostituées, de parrains, de trafiquants. L’or a amené les maladies, le mercure, les crimes, l’alcoolisme, et a transformé les criques et les fleuves en poubelles.

Derrière ces trafics en tous genres, centrés autour du métal jaune devenu monnaie d’échange, des gangs et la pègre internationale qui parviennent à organiser la traite des femmes mais aussi à blanchir l’argent sale en toute impunité.

Au milieu de cette jungle sans frontières, le drame des Amérindiens Wayanas, pollués par le mercure et voués à une disparition prochaine. Déjà, on constate des malformations chez les enfants, des séquelles neurologiques et des cancers chez les plus âgés. Avec le trafic du mercure, on assiste à un nouveau massacre des Indiens.

Au coeur des ténèbres, le nouvel Eldorado est ainsi devenu l’un des pires théâtres de la mondialisation.

► La Fièvre de l’or un documentaire d’Olivier Weber - sorti en salles mercredi 15 - accompagné d’un livre, « J’aurai de l’or » (éd. Robert Laffont, 2008).

  • 6251 visites
  • 18 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 13h38 le 16/10/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    et oui, pendant qu’on fait du bruit avec une affaire d’une banalité affligeante, le monde continue à tourner et à détruire.
    toujours les meme maux (misère, avidité) toujours les meme conséquences (exploitation et destruction).

  • truman30
    truman30
    cadre
    • Posté à 14h01 le 16/10/2008
    • Internaute 56094
      cadre

    J’ai vécu en Guyane et j’ai visité nombre d’exploitations en activité, aussi bien des légales (mouais, bof) que le reste.
    Une exploitation devient rentable en moyenne 2 jours après s’être implanté, et peut produire en moyenne 1kg d’or pur par semaine (contre environ 700 g de mercure rejeté).
    Les endroits laissés à l’abandon (fini d’exploité) ne voient plus jamais les arbres repousser, en raison des fortes concentrations de mercure.
    J’ai vu des brésiliens, car ce sont eux en majorité qui osent aller à l’encontre des éléments, partir en expédition à travers la forêt vierge avec des générateurs à dos d’hommes pouvant peser jusqu’à 200 kg, pour des camps qui peuvent migrer en l’espace d’une journée, en fonction des ressources en or (de 10 à 20 km de trajet en une journée).
    Les exploitations « légales » sont quant à elles fixes et sont entourées de protections militaires aptes à les protéger de bandes organisées qui débarquent de nulle part pour piller (ces gars là vous tue sans sourciller).
    L’or ainsi obtenu sert à financer de nombreuses organisations (des partis politiques français, des hommes politiques et nombre de paramilitaires, dont certains sont toujours en cavale, chercher « Jean Bena » sur goo...).

  • Le requin rouge
    • Posté à 14h51 le 16/10/2008
    • Internaute 28023

    Merci de mettre en avant ce grand problème.
    Je suis allé plusieurs fois aux alentours de Saul et Maripasoula. C’est triste de découvrir des clairières stériles en pleine forêt primaire où l’on se croit seul... Tout est contaminé par le mercure, par le cycle naturel. C’est à en pleurer.

    Quant aux orpailleurs, effectivement il ne faut pas s’en approcher, ce sont des fous dangereux prêts à bousiller la planète comme ta vie.

    Bien sûr, beaucoup d’élus guyanais ferment les yeux et s’en mettent plein les poches, c’est connu.
    Les moyens sont quasi nuls pour lutter contre ce fléau.

    Je voyage souvent au Surinam et au Brésil où la forêt perd chaque jour l’équivalent de ... beaucoup trop ! , L’orpaillage, c’est encore pire que la déforestation pour l’exploitation du bois.

  • Galletas
    • Posté à 14h57 le 16/10/2008
    • Internaute 29045

    Il y a quelques années, Philippe Lafaix avait réalisé un documentaire sur le même sujet : La loi de la Jungle.
    Le documentaire n’a jamais été diffusé par les grands medias qui avaient joué la carte de l’autocensure. Le documentaire mettait en cause des hauts fonctionnaires qui touchaient leur part du gâteau doré. Relativement critique également à l’égard des Bushinenge (descendants des esclaves qui s’étaient enfuis des plantations hollandaise du Surinam voisin au cours du XVIIIe siècle et qui s’étaient installés sur les rives françaises du Maroni), le documentaire dénonce une partie de ces communautés qui ont un pied dans le business de l’orpaillage. Quel que soit l’avis qu’on peut avoir sur ce documentaire, le réalisateur a au moins eu le courage de (re)jeter un pavé dans la mare (boueuse).

    Pour compléter l’article, il faut préciser que les Amérindiens Wayana ne sont pas les seuls touchés par le poison mercuriel ; 6 peuples amérindiens vivent en Guyane et ils sont tous, de près ou de loin, touchés par les conséquences désastreuses liées au Mercure. 3 de ces peuples, dont les Wayana, qui vivent dans le sud du département au coeur du nouveau parc national sont directement victimes des activités illégales d’orpaillage (à savoir que l’orpaillage légal appel systématiquement un orpaillage illégal, les deux activités sont liées et rien n’empêche un patron chercheur d’or de monter une entreprise légale dans ce domaine pour se blanchir des nombreux chantiers illégaux qu’il a pu monter). L’orpaillage a non seulement des conséquences néfastes sur la santé ( empoisonnement de la chaîne alimentaire, pressions anthropiques importantes dans certaines zones donc développement du paludisme dont la Guyane est une des zones les plus endémiques d’Amérique du Sud)) et écologiques (destruction de la forêt, développement des eaux limoneuses...) mais elles sont aussi d’ordre sociologiques. Un exemple : la mairie d’une commune du sud de la Guyane a lancé la construction de 80 logements sociaux (des petits chalets en bois) avec un accès au « confort » (eau et électricité)pour les habitants amérindiens. Intention qui pourrait être louable, mais d’une part c’est éluder le problème de la pollution de l’eau qui est devenue impropre à la consommation à cause du mercure et de la boue (on s’attaque aux conséquences, pas au causes) et surtout, ce sont des logements sociaux formatés avec un standard de vie occidental à 100 lieues des modes d’habiter amérindiens...
    L’orpaillage est un problème global.

    Une remarque aussi : les Amérindiens ne sont pas en voie d’extinction, pas en Guyane du moins. Ils ont un taux de natalité extrêmement élevé ; à voir le nombre d’enseignants insuffisants dans les écoles amérindiennes chaque année. Il est clair que l’orpaillage a des conséquences directes sur la santé et l’intégrité physique des Amérindiens, mais de là à imaginer leur disparition prochaine... Il y a par contre des graves problèmes d’acculturation, des déséquilibres causés par l’affrontement de plusieurs identités (des Amérindiens que l’on insère à marche forcée dans la société dominante créole et occidentale...).
    Ceci dit, à force d’être trop négatif, on en oubli les forces vives de ces peuples qui se battent au quotidien et qui font aussi avancer les choses.
    Ne les sacrifions pas sur l’autel d’une vision eschatologique chère à certains « grands écologistes » médiatiques.

  • la Regouille
    la Regouille
    sous informé
    • Posté à 15h13 le 16/10/2008
    • Internaute 52775
      sous informé

    et dire qu’avec la crise ils se mettent tous a acheter de l’or...
    C’est comme le marketing du bio : Tout le monde se met a cheter du bio ce qui va forcement nuire a la planete aussi ! !
    quand les gens comprendront-ils que c’est seulement la decroissance qui permettra de changer les choses

  • sylvain B
    • Posté à 15h22 le 16/10/2008
    • Internaute 855

    pour suivre les debats autours du film
    ou les salles ou il est projeté, allez le site : la fievredelor.com
    Bonne projection

  • Erwan69100
    • Posté à 15h59 le 16/10/2008
    • Internaute 14567

    C’est une honte et un scandale sordide !
    ça rappelle une citation d’une tribu Amerindienne

    Proverbes crees (Indiens du Canada)

    Quand le dernier arbre sera abattu,
    La dernière rivière empoisonnée,
    Le dernier poisson pêché,
    Alors vous découvrirez
    Que l’argent ne se mange pas.

    On nous parle d’écologie, greenpeace mais on finira par avoir une (totale) Blackwar ! ! !

    Désolant...

  • GanLanShu
    GanLanShu
    http://shodavid.blog.lemonde.fr/
    • Posté à 16h39 le 16/10/2008
    • Internaute 10692
      http://shodavid.blog.lemonde.fr/

    Je suis toujours un peu, comment dire..., perplexe quant à ce genre de mission. Pas d’lez ! le propos est louable, fondé, évidemment défendable et justifiant tous les soutiens, tout ce qu’on veut de positif au gré de nos bonnes consciences... Les aveugles, volontaires ou non, recouvrent la vue et c’est parfait, le good job total ! Mais, l’opium en Afghanistan, les diamants en Afrique (plutôt sud), les cobayes humains du tiers monde (partout) pour les labos pharmaceutiques occidentaux, bref, la cupidité mondiale soutenue par toutes les puissances d’argent auxquelles nous appartenons, propriétés affiliées aux sécus et autres redevances, on fait quoi ? Tout spécialement, nous, riverains nantis ? Y’en a combien parmi nous assez dans la merde pour s’embarquer orpailleur dans le trouduc de la forêt vierge ? En Chine où je vis depuis un petit moment, ils en ont rien à foutre de l’état de la planète. « S’enrichir est glorieux », point. Tout comme au fin fond de l’Amazonie, du Turkmenistan ou du Zimbabwe, ils veulent s’enrichir coûte que coûte, jouir du même délire matérialiste vanté par les programmes TV qui singent ou importent le mode de vie de nos élus, des stars que nous avons élues...

  • Palassissi
    Palassissi
    ethnologue
    • Posté à 16h45 le 16/10/2008
    • Internaute 56098
      ethnologue

    D’ accord avec le précédent message.
    Oui, ces Amérindiens ne sont pas en voie de disparition physique (génocide), mais en voie de disparition culturelle = ethnocide.Même si des biologistes ou la très courageuse association Solidarité Guyane utilisent le mot « génocide » pour désigner les conséquences de la maladie de Minamata causée par le mercure. Car effectivement, au Japon, il a fallu 20 années de déversement de mercure dans la baie de Minamata, 1932, 1952, avant de voir apparaître les premiers signes alarmants, d’ abord sur des chats(lire « le 400e chat » qui raconte comment on a fini par découvrir que c’ est le mercure qui était la cause des troubles d’ abord constatés sur les chats) puis sur les enfants. Sans les photos du célèbre Eugen Smith dans LIFE en juin 1972, ce scandale n’ aurait jamais éclaté. Un film bouleversant montre comment les responsables de l’ usine CHISSO s’ en sont tirés lors du procès intenté par les populations de pêcheurs contaminés.
    En France aussi, la justice n’ a pas donné suite à la plainte pour empoisonnement déposée par la fédération des Indiens (FOAG)début 2001.Le précédent du Japon fait peur car en Guyane aussi, les Wayana et les Wayampi, Apalaï et Teko, tribus amérindiennes du sud, n’ en sont peut-être qu’ au début de l’horreur, et les cas graves n’ apparaîtront peut-être aussi que dans 20 ans.
    Le mercure, métal lourd, ne disparaît jamais et s’ accumule toujours plus le long des chaînes alimentaires.Pour une autre tribu de l’ extrème sud guyanais, les Akulio, c’ est déjà trop tard : ils sont tous morts suite à leur découverte en 1969. Mais pour une autre raison. Les missionnaires du Summer Institute of Linguistic, des acharnés de la traduction de la Bible dans toutes les langues du mode, décidèrent de déporter ces indiens jugés trop nomades et trop primitifs (haches de pierre)en les regroupant dans une « réduction », celle de TepuPepta, où il y avait déjà des Wayana et des Trio. Choc culturel et microbien brutal. Ils moururent tous de suicide et de maladies. Succès pour les missionnaires (Ivan L Schoen, rapport archivé à l’ IRD-Cayenne, Report of the West indies missions)car les âmes furent sauvées ...par le baptême.Je rappelle que le préfet Vignon, arrivé en Guyane en 1948 avec la toute récente départementalisation de cette colonie, donc l’ assimilation, le contraire de la décolonisation, mais c’ était un voeu de l’ élite bourgeoise cayennaise style Gaston Monnerville ! ce préfet créa deux postes fixes d’ attraction et d’ assistance pour « civiliser » les populations tribales de l’ intérieur = les noirs issus du marronnage et les amérindiens : les postes fixes de Maripa-Soula et de Camopi. Si les Indiens mangent trop de poisson, c’est avant tout de la faute de la politique de regroupement et de sédentarisation des Wayana et des Teko et Wayampi, ce qui rend la chasse plus difficile et plus coûteuse : il faut aller plus loin, en moteur hors-bord, pour trouver des zones où il y a encore du gibier. Donc pour avoir assez de protéines, ils compensent par plus de pêche... mais 4 espèces de poissons carnivores leur amènent 70% du mercure qu’ils ingurgitent. Suite à un scandaleux colloque sur le mercure à Cayenne qui, selon la presse locale « excusa les chercheurs d’or » car des scientifiques -traîtres tel Alain Boudou osèrent faire croire que la pollution au mercure était avant tout d’ origine naturelle, l’ Etat décida de ne pas s’ en prendre aux orpailleurs, mais de s’ attaquer aux Indiens, les vrais coupables, puisque ces « citoyens français » commettent la faute d’ aller encore chercher leur nourriture dans la nature ! Et 10 fonctionnaires dont 3 ethnologues acceptèrent d’ être payés à tenter de changer les habitudes alimentaires des Indiens.Un peu comme si soudain on disait aux français d’ abandonner le pain, le vin et le fromage ! Par contre,on ne pris jamais le taureau par les cornes en donnant à la Légion l’ ordre d’ éradiquer l’ orpaillage.Rappelons cette parole d’ un chef des gendarmes : « La différence entre l’ orpaillage légal et illégal n’ a que l’ épaisseur d’ une feuille de papier à cigarette ! » Rappelons aussi qu’ on nous a complètement trompé avec le soit disant parc national dont même le WWF est fier, alors qu’ il ne fait que 1,8 milions de KM2 d’ un seul tenant, et non 3,4, alors qu’ il aurait pu en faire 6 ou 7 millions, puisque 95% de ce département est inhabité. Pour atteindre ces 3,4, le WWF compte aussi la zone dite de « libre adhésion », et on ne saura que dans 5 ans si les communes acceptent ou non de mettre des terres en « libre ahésion » dans le parc ou non.Les Wayana voulaient être dans la zone coeur, celle où l’ Etat dit vouloir interdire l’ orpaillage et vraiment protéger la nature, mais ils se sont retrouvés soudain, en février 2007, dans la zone extérieure, celle au statut provisoire de « libre adhésion », avec des orpailleurs partout !
    de plus, par la nouvelle loi sur les parcs de mars 2006, en outre-mer les parcs ne sont plus vraiment nationaux car soumis au Schéma d’ aménagement Régional,SaR, et un alinéa spécial Guyane précise que dans ce département, on pourra faire des travaux même en zone centrale dite « coeur ». Et comme le SaR rêve de faire des routes partout, au nom du « désenclavement »... Et comme l’ ONF se précipite pour créer des « forêts de production » dès qu’ une route est construite ! Ce parc national est donc une illusion. Peu importe les règlements : on voit bien avec les opérations de répression bidon dont on ne fait que changer les noms de code : ANACONDA, HARPIE, l’ Etat ne veut pas appliquer ses propres lois. Les juristes du SHERPA dans leur audit minier de la Guyane ont prouvé que toutes les mines sont illégales en Guyane. la loi interdit de modifier le lit d’ une rivière, par exemple.
    Autre agression ethnocidaire chez les Indiens : la réouverture des zoos humains comme du temps des colonies ! Les cadres du nouveau Parc National ont déjà engagé des travaux pour que les touristes aillent dans le « Pays Indien » ,ce tiers sud de la Guyane à accès réglementé par arrêté préfectoral en 1970 pour y interdire le tourisme afin de protéger les Indiens.On semble donc donner le feu vert pour que cesse cette protection !
    Pour en savoir plus, lire l’ appel au secours rédigé par les Indiens début septembre, la pétition lancée par cyberaction, consulter Lien
    Lien Lien
    site de ICRA, site de GITPA, site des Verts Guyane ...

  • Ouko
    Ouko
    Citoyen réinformateur .....
    • Posté à 16h55 le 16/10/2008
    • Internaute 55260
      Citoyen réinformateur .....

    Ce qu’aurait dû écrire Olivier Weber
    Encore un article peu pertinent , mais est ce étonnant de la part d’un futur dhimmi ...
    Ce genre de personne qui baisse la tête en marchant lorsqu’il croise un quelconque danger...
    Le problème pourrait être résolu en quelques mois ..
    Retour aux racines citoyennes ...
    Ces pauvres indiens ne sont pas assez patriotes et c’est là où ça pêche ...
    Si nous avions des politiques qui font de la politique et non pas du clientélisme niais , le problème aurait été résolu depuis longtemps ..
    Que nos valereux militaires locaux soient employés à entraîner des indiens français au combat pour terroriser les criminels qui polluent les rivières et volent l’or du pays ...
    Tous les moyens devraient être appliqués et la terreur restaurée dans les forêts et retour aux bonnes traditions qui ont fait leurs preuves( scalps , flèches empoisonnées...... )
    L’arc est très bien et ne fait pas de bruit...

    Bref ; lorsque cela sera dangereux de s’aventurer dans la forêt grâce aux indiens, la forêt redeviendra tranquille comme au bon vieux temps ....
    De vastes zones réservées aux seuls indiens avec panneau signalitique

    Chez nous , en Bigorre profonde, la racaille de banlieue, ne s’aventure pas ..
    et pour cause ..
    Bref, redonnons de la liberté d’action à nos amis indiens et qu’ils se comportent comme de vrais hommes qui défendent leurs territoires de l’invasion allogène ..
    sur ce..
    Ouko, meilleur ami des indiens français ...
    Bonne idée de leurs apprendre la Marseillaise , en langue indienne , pour les motiver pour aller au combat ...

    • caro
      caro répond à Ouko
      délinquante avérée
      • Posté à 17h38 le 16/10/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      avant de raconter n’importe quoi, je vous suggère d’aller faire un tour dans la forêt amazonienne. Ne vous perdez surtout pas, on n’aurait plus le plaisir de lire vos commentaires tellement argumentés. Attention aux orpailleurs, aux caïmans, aux serpents et autres vilaines bêtes dont vous ne soupçonnez même pas l’existence et la dangerosité. Evitez aussi de manger du poisson, il est plein de mercure.

  • Palassissi
    Palassissi
    ethnologue
    • Posté à 16h55 le 16/10/2008
    • Internaute 56098
      ethnologue

    Je serai à la projection de ce soir à Nanterre, suivie d’un débat ; Donc Jeudi 16, à 20H30 au cinéma Les Lumières.
    Sinon, autres débats le 17 à Montreuil, 20H45, au Méliès, metro Croix de Chaveau, les 20 et 23 à l’ Espace St Michel, le 21 à ST Ouen L’ Aumone

  • Palassissi
    Palassissi
    ethnologue
    • Posté à 18h17 le 16/10/2008
    • Internaute 56098
      ethnologue

    serait-il revenu, le temps des porteurs de valise, comme du temps du soutien au FLN, pour apporter des armes aux indiens = c’ est le sens de leur ultime démarche auprès de la gendarmerie de Maripa Soula = « à vous de tirer sur les orpailleurs, sinon, on sera obligé de le faire nous mêmes. »
    Récit dans la lettre du 15 septembre de Solidarité Guyane à Sarkozy.retrouvable sur Lien

  • CXparfait
    CXparfait
    chef d'entreprise
    • Posté à 18h31 le 16/10/2008
    • Internaute 55710
      chef d'entreprise

    C’est Frédéric Farine, le journaliste récemment évincé d’un voyage de presse par l’armée qui a révélé dans plusieurs reportages dans La Semaine Guyanaise en 2007, je crois, que les orpailleurs même légaux n’étaient pas dans les clous en Guyane. Notamment par rapport au code del’environnement.

    Sherpa a dû s’inspirer de ces reportages pour mener son audit. Il y a d’ailleurs un reportage du journaliste qui a été repris sur le site de Sherpa

  • ganima
    ganima
    chomeur de longue durée furtur (...)
    • Posté à 23h26 le 16/10/2008
    • Internaute 55513
      chomeur de longue durée furtur (...)

    mais que fait la police !

    on a là-bas la lègion française, et je vous assure qu’ils ne se tournent pas les pouces tranquilement au soleil !

    biensur c’est pas l’afganistan mais c’est trés dur quand même.

  • Palassissi
    Palassissi
    ethnologue
    • Posté à 01h28 le 17/10/2008
    • Internaute 56098
      ethnologue

    La commission de mise en place du Schéma d’ orientation minière pour la Guyane, promise par Sarkozy en février dernier, est composée de 9 amis de l’ industrie minière et de deux ennemis en tant que membres d’ associations de protection de la nature.9 contre 2 !
    J’ ignore où se range le responsable de la DIREN. Payé pour protéger la nature, il avait donné un avis favorable pour la mine d’ or de Kaw-Camp Caïman de taille industrielle avec les opérateurs canadiens Cambior puis Iamgold, dans le Parc Naturel Régional et en bordure de la réserve naturelle des marais de Kaw, projet finalement repoussé par Sarkozy fin janvier 2008. Pire, il avait trompé les scientifiques du comité de pilotage pour la création du Parc national en leur montrant des fausses cartes des limites du futur parc, afin de les rassurer. Les scientifiques tels les Pierre et Françoise Grenand découvriront seulement le lendemain de la signature du décret de création de ce Parc National, le 27 février 2007, que ce Parc n’ est plus d’ un seul tenant, mais éclaté en trois morceaux, qu’il ne va même plus jusqu’à la réserve des Nouragues, puisque soudain la commune de Régina a retiré toute sa forêt qui aurait dû être dans ce Parc, et que du côté de Maripa-Soula, on a complètement trompé les indiens puisqu’ils se retrouvent dans la zone à orpaillage autorisé !
    De toute façon, Sarkozy veut faire fusionner les Diren avec les Drire, c’ est à dire les administrations chargées de promouvoir les industries minières avec les administrations chargées de protéger l’ environnement !

    Pire : dans cette Commission qui va se réunir le 21 octobre pour décider de la politique minière en Guyane, il n’ y a AUCUN REPRESENTANT DES POPULATIONS AMERINDIENNES ! On lira sur le site des Verts Guyane la lettre manuscrite de la chef coutumière du village de Kayodé, pour demander dès mai dernier à faire partie de cette commission.Il s’ agit de Mélanie Aliman’Hé, cette femme que l’ on voit dans le film d’Olivier Weber derrière les enfants dont Jean Pierre Havard (Solidarité Guyane), prélève quelques cheveux pour les faire analyser par le laboratoire de Minamata au Japon.

    On verra aussi sur le site de Lien comment l’ industriel de Auplata, Michel Juilliand, nous trompe : il est aussi interviewé dans « La fièvre de l’or »

  • naejsiuol
    naejsiuol
    professeur
    • Posté à 19h01 le 18/10/2008
    • Expert 56253
      professeur

    Bonjour, je prends connaissance comme beaucoup sans doute, avec grand intérêt, d’un problème majeur en Guyane.
    Avant ce nouveau film, édifiant sans doute, il y eu « la loi de la jungle » en 2005, réalisé par P.Laffaix
    Combien de film seront nécéssaires avant que les pouvoirs publics ne prennent vraiment leur responsabilités ! !
    Il est de la responsabilité des tous les états et particulièrement de la France et du Brésil de mettre tout en oeuvre pour arrêter le massacre.
    Le massacre d’enfants, de femmes et d’hommes, de la forêt, de sa faune...
    Comment faire bouger ces inerties avant que l’irréparable ne soit atteind !
    La crise de la finance, du capitalisme devrait déboucher sur des prises de conscience pour penser l’Homme, non comme prédateur, mais comme être responsable, respectueux de son environnement physique et humain ! !

  • argh
    argh
    Pour une révolution sanglante (...)
    • Posté à 23h43 le 18/10/2008
    • Internaute 55024
      Pour une révolution sanglante (...)

    Les pouvoirs publics prendront des mesures quand les Indiens seront tous morts

    Ils voteront des LOIS MEMORIELLES