15/10/2008 à 12h20

L'Amérique latine tentée par la dépénalisation des drogues

Arnaud Aubron | Les Inrocks (et ex-Rue89)



Dans une rue de Tijuana, en mai 2008 (Reuters).


Voilà qui pourrait donner des sueurs froides au prochain locataire de la Maison-Blanche. En quinze jours, ce ne sont pas moins de trois dirigeants latino-américains qui se sont prononcés pour une forme ou une autre de dépénalisation de la consommation de drogues. Et pas seulement de cannabis.

Contre toute attente, c’est le Mexicain Felipe Calderon qui a ouvert le bal le 1er octobre. Lancé, avec le soutien des Etats-Unis, dans une guerre sanglante contre les cartels de la cocaïne, Calderon a proposé de dépénaliser l’usage de tous les stupéfiants (herbe, cocaïne, héroïne et méthamphétamine).

Concrètement, toute personne qui serait trouvée en possession de petites quantités de drogues (0,5 g de cocaïne ou 2 g de marijuana) et accepterait un traitement en conséquence, ne serait pas inquiétée par les autorités. En cas de refus, les récalcitrants se verraient infliger de simples amendes. Certes, on est encore loin de la dose en vente libre en pharmacie, mais considérant d’où l’on vient, le pas est énorme. Il est pourtant passé totalement inaperçu.

Sa justification est pourtant simple : les bureaux du procureur général sont tellement débordés par leur lutte contre les grands cartels qu’ils n’ont plus le temps de s’occuper de simples consommateurs dont le nombre explose. Selon une récente étude du gouvernement, le pays compterait aujourd’hui 300 000 accros aux différentes drogues.

Une mesure similaire avait été proposée au Congrès mexicain il y a deux ans, mais était finalement restée lettre morte, entre autre en raison des pressions de Washington.

Une porte de sortie expérimentée en Colombie dans les années 90

Ce n’est pas la première fois que, face à l’ampleur des violences liées au trafic de stupéfiants, un pays se laisse tenter par la dépénalisation de la consommation afin de se concentrer sur les gros poissons. Au milieu des années 90, la Colombie des cartels de Medellin et Cali avait ainsi décidé de dépénaliser la possession de petites quantités de drogues (1g de cocaïne par exemple). Expérience qui tourna court, là encore en partie face aux pressions de Washington.

Mais cette fois, l’initiative semble prendre de l’ampleur. Quelques jours après la déclaration de Calderon, à Mexico toujours, le secrétaire général de l’OEA (l’Organisation des Etats américains), le Chilien José Miguel Insulza, a semblé rebondir sur la proposition devant un parterre de ministres américains en charge de la sécurité, dans un langage toutefois plus diplomatique :

« Quand une politique (la répression, ndlr) n’a finalement pas eu de résultats en vingt-cinq ou trente ans, il faut la réviser, l’ajuster. Je ne sais pas dans quelle direction, mais il faut en trouver une. »

Le président du Honduras, Manuel Zelaya, est quant à lui allé beaucoup plus loin lundi, devant les responsables de la lutte antidrogues de trente-deux pays d’Amérique latine réunis à Tegucigalpa :

« Les trafics d’armes, de drogues et de personnes (...) sont des fléaux internationaux aux trames économiques très fortes, et nous empêchent de leur apporter les ripostes efficaces dont nous disposerions dans une situation normale de légalité. »

Et d’expliquer ensuite que les consommateurs doivent être considérés « comme des malades » :

« Plutôt que de poursuivre et de tuer les trafiquants, nous pourrions alors investir les ressources que nous y consacrons à l’éducation et la formation. »

La région la plus violente du monde

Si l’on ajoute à ce panorama que la Bolivie a élu fin 2005 Evo Morales, un Indien ayamara, ancien responsable du syndicat des cocaleros, les planteurs de coca ; que les présidents équatorien et vénézuélien s’opposent de plus en plus frontalement à la « guerre totale » à la drogue que Washington entend mener en Amérique latine, il semble bien que le vent est en train de tourner dans le sous-continent.

La violence endémique qui y sévit, notamment en lien avec le narcotrafic, n’est peut-être pas pour rien dans cette succession de prises de position. L’Amérique latine détiendrait en effet le record mondial du pourcentage d’homicides : environ 100 000 meurtres par an, soit cinq fois plus en moyenne que sur le reste de la planète.

Reste un obstacle juridique de taille sur le chemin de cette dépénalisation : les conventions de l’ONU interdisent toute expérience de ce type. Et un obstacle politique peut-être plus important encore : pas sûr que Washington regarde ses voisins dépénaliser sans rien dire, alors que les Etats-Unis dépensent chaque année des milliards de dollars pour les « aider » à lutter contre un trafic qui alimente avant tout leur marché intérieur. A moins que l’élection d’un candidat qui a goûté de la cocaïne ne change la donne à la Maison-Blanche.

Photo : dans une rue de Tijuana, en mai 2008 (Reuters).

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  • Anonyme

    « les Etats-Unis dépensent chaque année des milliards de dollars pour les “ aider ” à lutter contre un trafic »

    J´ai souvent lu que la CIA gérait son propre trafic pour financer ses activités. merci de m´éclairer.

    d´autre part, petit hors sujet, je ne peux m´empêcher de penser, comme d´autres, que les drogues servent aussi a endiguer les révoltes en sapant la volonté des gens.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron
      Auteur(e) de l'article Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 14h25 le 15/10/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Sur la CIA c’est exact (lire à ce sujet LE livre de référence : Alfred McCoy, « La politique de l’héroïne »). Mais les différentes agences gouvernementales n’ont pas toutes le même agenda. Un peu comme le ministère de l’Economie et celui de l’environnement par exemple.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 14h28 le 15/10/2008
    • Internaute 24252
      卑語

    L’horloge de la guerre à la drogue américaine
    Cette horloge rappelle qu’aux Etats-Unis, la guerre à la drogue n’est pas un vain mot. En 2005 toujours, la police a appréhendé 786 545 personnes pour des affaires liées à du cannabis. Ce qui représente une arrestation toutes les deux minutes. Nouveau « record » selon le FBI. En 2003, le budget fédéral alloué à cette cause était de 600 dollars par seconde.
    Il a augmenté depuis. Quant au nombre des contamination au HIV qui auraient pu être évitées, il souligne le refus constant de Washington de lever son veto au financement de programmes d’échange de seringues. Introduits en France dès 1987.

    Lien
    l’horloge à partir de l’heure courante présente
    les coûts pour l’état fédéral, les états et sont liés au nombre d’arrestations liées à la drogue et pour finir le nombre d’arrestations liées au cannabis uniquement.

    « Sur l’insistance des USA se tient à Shanghai, en 1909, la première conférence internationale pour une prohibition générale de l’opium pour tout usage non médical.

    Au nom de la morale ? Soyons sérieux ! Nous avons vu le rôle de la morale américaine dans la guerre du Nord libéral contre le Sud esclavagiste. Guerre qui visait moins à libérer les Noirs de l’esclavage qu’à récupérer une main d’œuvre bon marché pour l’industrie nordiste. Nous avons vu le rôle de la morale dans l’anéantissement du peuple indien. Pour préserver le peuple américain des drogues ? Peu plausible, les Américains s’adonnant plus volontiers aux alcools forts.

    Alors, pourquoi les Américains insistent-ils tellement pour une interdiction mondiale de l’opium alors qu’ils se contenteront d’une déclaration d’intention sans qu’aucun organisme de contrôle soit mis en place ? En fait, les USA, grâce à leurs bases coloniales dans le Pacifique, se sont assurés la maîtrise de cette zone jusque-là contrôlée par la Grande-Bretagne. Et la nouvelle croisade anti-opium va leur permettre de saper l’emprise commerciale anglaise en Asie, en arraisonnant légalement les navires anglais transportant l’opium.

    La deuxième conférence, à La Haye, en 1912, toujours à leur demande, étend l’interdiction à la cocaïne et au cannabis. Seront ainsi retirés des pharmacies et des drugstores la quasi-totalité des gadgets opiacés et cocaïnés dont les industries pharmaceutiques européennes tirent d’immenses profits.

    Enfin, toujours convoquée à la demande des USA, la conférence de Genève, en 1925, prévoit, avec l’interdiction de toutes les drogues pour un usage non médical, un contrôle sévère du comité central permanent de la Société des Nations. À partir de là, le commerce des drogues, qui était un commerce lucratif, considéré comme immoral mais légal, devient alors un délit passible de lourdes peines. Et les sanctions prévues dopent les prix, pénalisant ainsi les laboratoires européens. Et cette prohibition générale des drogues dynamise un trafic contrebandier international, multiplie les réseaux clandestins incontrôlables, sauf par les mafias américaines nées de la prohibition de l’alcool (de 1919 à 1931) qui, sous l’impulsion de Lucky Luciano, s’emparent du marché et utilisent les mêmes filières mises en place pour la contrebande des alcools.

    Une conclusion s’impose : les prohibitions n’ont rien eu d’idéologique. Tous les discours au nom de la morale et de la protection des peuples n’ont servi qu’à couvrir des buts économiques, géopolitiques ou de conquête. »
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    « Engagée dans les années 60-70, la guerre à la drogue, c’est-à-dire la politique de prohibition de la production, du commerce et de l’usage de stupéfiants classés illicites s’est appuyée sur un arsenal répressif impressionnant, renforcé d’année en année. Pour faire appliquer conventions internationales, accords régionaux et législations nationales nombreuses et contraignantes, souvent attentatoires aux libertés, on a multiplié à tous les échelons les bureaucraties spécialisées. Polices, armées, douanes, justice, administrations pénitentiaires, fiscales, financières, équipes médicales et services de santé, comités et commissions d’évaluation et de coordination ont perfectionné et diversifié leurs moyens d’action, gonflé leurs effectifs et leurs budgets.

    A travers le monde, des centaines de milliers d’agents participent au combat et des dizaines de milliards de dollars sont dépensés annuellement. Le tout dans un climat entretenu de guerre à outrance, aux épisodes renouvelés de plus en plus violents, où l’opinion publique est en permanence mobilisée par la mise en scène médiatique d’ennemis diabolisés, des seigneurs de la guerre des hauts plateaux du Triangle d’or aux triades chinoises de Hongkong, des chimistes de la french connection aux banquiers arabes et pakistanais de la BCCI, du général Noriega à Pablo Escobar, des sicaires de Bogota aux gangs de Los Angeles.

    Bilan incontesté des combats : au cours de la même période, la production, le trafic et la consommation de drogues illicites n’ont cessé de se développer (2). Tout d’abord les zones de cultures, les lieux de fabrication, les circuits de transit des principales drogues : cannabis, héroïne, cocaïne, autrefois localisés, se sont étendus géographiquement et couvrent aujourd’hui presque toute la planète. Ainsi, la production d’opium, le trafic de morphine base et d’héroïne débordent les zones du Triangle d’or et du Croissant d’or et leurs circuits d’acheminement traditionnels, pour s’étendre à l’Asie centrale et à la Chine, à l’Europe de l’Est et à la Russie et même à l’Afrique.

    De même, la culture de la coca, la production et le trafic de la cocaïne concernent aujourd’hui plus d’une quinzaine de pays d’Amérique latine et centrale contre trois ou quatre il y a une dizaine d’années. Quant au cannabis, il est cultivé partout et, pour les variétés aux teneurs les plus élevées, aux Pays-Bas comme aux Etats-Unis, où il est devenu, en valeur, une des premières productions agricoles. De véritables boulevards de la drogue tracent leurs circuits mouvants à travers les cinq continents.
    Ainsi, la guerre à la drogue tue bien davantage que la drogue elle-même. A un coût prohibitif, elle engloutit des moyens humains et financiers qui font défaut dans la lutte contre les causes sociales du développement de la toxicomanieFerventes prohibitionnistes, les mafias n’ont pas de meilleurs complices, involontaires, que les douanes et polices. Leur action ajuste à la hausse le prix des drogues et augmente le nombre de drogués revendeurs.Par-dessus tout, entre prohibition et drogue, la complicité tourne souvent à la duplicité. Tout d’abord, les narco-dollars, c’est-à-dire les énormes profits tirés du trafic, blanchis par les réseaux bancaires avant d’être recyclés, sont devenus l’un des principaux régulateurs de l’économie mondiale. Ainsi, les créanciers du tiers-monde : pays membres du G7, des clubs de Paris et de Londres, Fonds monétaire international et Banque mondiale acceptent volontiers que l’argent blanchi de la drogue assure le service de la dette ou finance les plans d’ajustement structurel. Et la France s’assurera de meilleures garanties de paiement en vendant ses Mirage à la Colombie ou au Pakistan — ce qu’elle fait. »

    • greenworld
      greenworld répond à unagi-
      • Posté à 14h36 le 15/10/2008
      • Internaute 29214

      Pour lire le post ci dessus qui est intéressant mais long :)

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  • bondurant
    • Posté à 14h30 le 15/10/2008
    • Internaute 25934

    La prohibition est une aberration qui s’en prend à la liberté individuelle et repose sur des présupposés moraux. Elle banalise le non respect de la loi, ce qui est grave et fait peser une insécurité quotidienne sur des millions de citoyens qui consomment du cannabis. Elle rend vulnérable des millions de citoyens face à un état de plus en plus policier et répressif. Toujours sur ses gardes face à la police qui représente une grave menace, car se faire prendre est devenu très dangereux pour sa sécurité.
    Une société sans drogue n’existe pas : c’est un constat fait par les anthropologues et qui se vérifie lorsque l’on se penche sur notre culture liée au vin et à l’alcool ( « ceci est mon sang » ).Le pourcentage de fumeurs aux pays bas est beaucoup plus faible que chez nous ( on est parmi les plus gros consommateurs)mais on les pousse à faire comme nous. Voilà une politique sanitaire basée sur la raison. Je n’aborde pas le cas des antidépresseurs.
    Je suis persuadé que légaliser la vente dans des débits strictement contrôlés ferait baisser la consommation à moyen et long terme. Car la transgression liée à ce produit disparaitrait. De plus, la plupart des fumeurs achètent par habitude, lorsque le produit se présente car ils ne savent pas si ils pourront se fournir lorsque ils le désireront. Assurer l’offre constante permettrait d’acheter seulement lorsque l’on désire consommer.
    Ensuite, alors que l’on nous rabat les oreilles avec des contraintes budgétaires, taxer fortement ce produit permettrait de financer nos systèmes de santé plutôt que de laisser cette manne aux organisations criminelles.
    Mais avec un gouvernement populiste, qui fonde sa politique sur l’idéologie et non sur la raison et les sciences sociales, cette époque reste lointaine et je continue à avoir peur de la police. Ce qui en définitive, est peut-être l’effet recherché.
    Je passe sur l’étude réalisée par un comité d’experts scientifiques sous le gouvernement Jospin et qui avait classé le cannabis comme moins dangereux que l’alcool et le tabac. Oubliée cette aberration scientifique. La science aux oubliettes.
    Tout ceci est STUPEFIANT.

  • bondurant
    • Posté à 14h49 le 15/10/2008
    • Internaute 25934

    Et que dire du Maroc, pays que j’affectionne particulièrement. Dans les montagnes du Rif dans le Nord dans une région de 200km est-ouest sur 50 km N-S, les champs de cannabis bordent les routes. Les marocains qui ne consomment pas d’alcool sont en majorité fumeurs. Ils produisent un haschisch de terroir tiré de la plante et qui est relativement doux.
    Produire du blé sur ces pentes de basses montagnes qui culminent à un peu plus de 2000 mètres, c’est réduire des centaines de milliers de paysans à la disette ou au moins à la pauvreté.
    Le vin chez nous est valorisé, à juste titre, comme un produit de fête et de terroir. Pourquoi ne pas faire la même chose au Maroc avec le cannabis ? Pourquoi ne pas mettre en place des accords avec le Maroc pour une importation contrôlée ? Je postule pour le job-lol.
    Plus sérieusement cela permettrait à ces paysans de tirer un revenu convenable de leurs terres, de développer cette région et pourquoi pas de limiter l’immigration. Mais le développement du sud n’intéresse pas notre gouvernement malgré les promesses de campagne qui n’engagent que lui.

    • Sir_galaad
      Sir_galaad répond à bondurant
      HADOPI-RATES
      • Posté à 15h11 le 15/10/2008
      • Internaute 42084
        HADOPI-RATES

      Un bon retour au comptoir du kif, le rêve ! ! ! !

  • Thorgal46
    Thorgal46
    Informaticien dans le Lot
    • Posté à 14h57 le 15/10/2008
    • Internaute 4302
      Informaticien dans le Lot

    Comme j’ai l’impression d’être entouré de spécialistes, je voudrais en profiter pour poser une question :

    Selon vous, peut on physiologiquement et psychologiquement consommer de la cocaïne de façon « festive et conviviale » sans devenir accro ou dépendant ?

    Comme le disait un Riverain plus haut :
    Je bois de l’eau toute la semaine, mais le week end, en soirée avec des gens que j’aime bien, je ne culpabilise pas si je me prends une petite cuite...

    Le même fonctionnement est il envisageable avec d’autres drogues que l’alcool ?

    • bondurant
      bondurant répond à Thorgal46
      • Posté à 15h20 le 15/10/2008
      • Internaute 25934

      Oui, c’est possible avec toutes les drogues mais plus vous jouez avec les drogues dures, plus le risque d’addiction est rapide et les effets médicaux dangereux.

    • greenworld
      greenworld répond à Thorgal46
      • Posté à 16h05 le 15/10/2008
      • Internaute 29214

      Clairement pour le cannabis, aucun soucis il n’y a pas de dépendance. J’ai été un fumeur régulier (tous les jours) pendant environ 10 ans. Aujourd’hui, j’ai même arrêté la cigarette (dur dur pour la clope),le reste c’est vraiment occasionnel (10 fois dans l’année). Après c’est une évidence que fumer des joints tous les jours, ça éveille pas forcément. Sinon fumer quelques joints le week-end, aucun problème pour aller bosser le lundi.

      Pour les drogues psy genre LSD, psylo, acides en tous genre, MDMA, ect...Il n’y a aucune dépendance mais ce sont des drogues puissantes (même si le LSD et les amphets n’ont pas grand chose à voir)et peu de gens en consomment chaque week-end sauf ceux qui ont décidé de s’envoyer dans le mur. C’est comme pour tout, il y a des gens qui boivent à vomir chaque week-end, d’autres mangent des pilules à se casser la tête. Niveau effet physique, peu ou pas grand chose. Après au niveau psychologique, c’est clair que manger un buvard d’acide tous les weekends, pour ma part, je pense que c’est de la folie. Les prises bien puissantes, c’est 2-3 jours pour atterrir complètement : D Si le LSD était en vente libre, je pense que sur 10 personnes peu portées sur les drogues qui testeraient, 1-2 recommenceraient de temps en temps, les 8 autres considérant que ce premier voyage leur aurait suffit : p

      Mon avis sur la cocaïne est que c’est une drogue qui se rapproche de l’alcool fort et que prendre 10 rails (voir 20 bien souvent) de coke tous les week ends pendant 6 mois, ça va être dur de décrocher. Un rail de temps en temps pourquoi pas,la prise unique qui rendrait accro, c’est une légende. L’effet physique est modéré (relatif).

      Les problèmes relatifs aux drogues sont surtout liés à l’environnement. Un personne avec un boulot et une famille ou bien un étudiant ne pourra jamais faire des prises régulières (tous les week ends) de LSD. C’est tout simplement impossible de sortir boire un verre, de conduire ou d’avoir une activité sociale avec des gens cleans.
      La cocaïne, c’est plus compliqué car on peut faire tout comme d’habitude (socialiser, travailler, se déplacer), c’est vraiment facile et de là vient le problème. On peut abuser rapidement. Je pense que c’est la drogue la plus invisible socialement parlant. Beaucoup moins visible que le cannabis ou que l’alcool même. Peu ou pas d’effets physiques néfastes. Perso, c’est cette drogue là qui va envoyer (et qui envoie déjà) le plus de gens dans le décor. Plein de jeunes, refroidis par les acides par exemple (un bonne frousse et c’est fini : D) usent et abusent de la cocaïne. Nombreux sont ceux qui traitent de fous les consommateurs occasionnels de LSD et qui ne voient pas encore le danger de leur consommation de cocaïne...

      Bref, c’est comme tout modération est le maitre mot.

      • Thorgal46
        Thorgal46 répond à greenworld
        Informaticien dans le Lot
        • Posté à 16h53 le 15/10/2008
        • Internaute 4302
          Informaticien dans le Lot

        Merci pour cette franche explication bien loin de la langue-de-bois médiatique habituelle.

        J’aimerais avoir ton avis :
        Dans le show-Biz, ils ont tous le nez poudré !
        Légende ou réalité ?

         
        • greenworld
          greenworld répond à Thorgal46
          • Posté à 00h14 le 16/10/2008
          • Internaute 29214

          Honnêtement aucune idée. Sauf pour certains qui l’avouent ouvertement comme Johnny par exemple qui est cocaïnomane depuis des dizaines d’années :)

          Après voila, sans vouloir rentrer dans les clichés, chaque classe sociale a sa drogue : les hippies les acides, les prolos le shit, les riches la coke, la middle class l’alcool.
          La drogue est,hormis l’effet, un marqueur social et une façon de se démarquer. Ca varie aussi beaucoup avec le temps et les modes, comme tout dans la vie en fait :)

        1 autres commentaires
    • Keldan
      Keldan répond à Thorgal46
      Now future & karpe diem
      • Posté à 18h11 le 15/10/2008
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Tout à fait d’accord avec mon voisin de la Place des Camé(lia)s.

      Couramment, on raconte que la première chose qu’on se dit en prenant un rail de coke, c’est qu’on se sent en forme. Et la deuxième qu’on en reprendrait bien un autre, surtout quand on sent la forme décroitre.

      Perso, j’adore ça, et c’est bien pour ça que je m’en méfie. Très facile de se laisser emporter, et la remontée est des plus difficiles. Surtout que je connais quelques personnes qui y sont depuis des années, et le résultat n’est pas beau à voir.

      En clair, l’idéal est de se trouver de quoi se faire deux trois rails chacun pour la soirée, et pas plus, afin de ne pas être tenté le lendemain.

      Et idéalement en acheter seulement avec quelqu’un qui connait, ou auprès de quelqu’un en qui on a confiance. Parce qu’à 80€ le gramme, ça fait mal de se faire fourguer du talc !

      Et autre conseil, ce n’est pas le genre de chose à prendre pour passer sa soirée devant sa télé. C’est vraiment une drogue festive, mais il faut surveiller l’alcool car une fois la CC partie et la condition surhumaine qui va avec, l’éthanol frappe un grand coup. Et mieux vaut éviter de fumer des pets, pas que ça soit dangereux mais c’est un peu con de mélanger deux effets inverses.
      Of course, ne pas conduire, éviter les les coins dangereux, ne pas signer de contrat bref rien faire qu’on puisse regretter le lendemain.

      .

      Pour l’héro, c’est simple, il n’y a rien de festif. C’est le genre de came qui te fait scotcher devant ta télé, même si elle est éteinte. Sans même ce coté délirant et hilarant du THC.

      Et la dépendance est violente, je me souviens de ma première gueule de bois à ça, et bien je me sentais mal. Quand même pas les vomissements, mais deux trois à ce régime jours et c’était mort...

      .

      Et mon chouchou dans la liste, c’est le LSD.
      C’est super puissant, c’est pire que la pire cuite qu’on puisse prendre. C’est comme une cuite à 17 ans, on contrôle plus rien et on fait n’importe quoi.
      Ses versions light s’appelent psilocybes, petits champignons qu’on trouve en Auvergne, ou encore mescaline, comme la décrit Huxley dans « Les portes de la perception ».

      Il faut aussi ne pas être seul à en prendre, déjà les gens cleans nous prennent pour des dingues, mais c’est plus fun d’être plusieurs à halluciner.

      Et il faut aussi être dans un milieu cool, qui ne dégage pas de « mauvaises vibrations », car rien n’est pire qu’un bad trip.
      Et bien sur un endroit sécurisé, vu que les perceptions sont aussi perturbées que les idées, mieux vaut éviter les balcons... et éviter de sortir dans la rue, car c’est très dangereux de croiser des flics quand on ne peut plus contrôler son fou rire !
      J’admets avoir été trippé en pleine rue, mais c’était la Fête de la Musique, et la dose était faible. Mais mieux vaut faire gaffe quand même, car les gens ne comprennent pas pourquoi on essaye d’avaler des flocons de neige au mois de Juin...

      Et un bon conseil est d’avoir de quoi fumer. Souvent les buvards contiennent d’autres choses, comme du speed, et il est parfois utile de ralentir le coeur en fumant un gros joint.

      Les conséquences sont assez douloureuses. Au mieux pour les champignons c’est une bonne chiasse le lendemain, et avec l’acide on peut s’attendre à une gueule de bois monstrueuse. Bref, prévoir un ou deux jours de repos après.
      Et du coup, on a carrément pas envie de recommencer avant un bon bout de temps.
      Il existe aussi le phénomène de flashback (remontée de LSD plusieurs semaines après), un gars que je connais a mal fini à cause de ça, mais j’ai jamais trop su si c’était vraiment ça ou autre chose.

      Voilà, en espérant que plus de dix ans de défonce puisse servir à la jeune génération (ou même à la vieille).
      Bien entendu, ma chère Edvige, pour faire tout cela je suis allé au Pays Bas.

      • San-A-
        San-A- répond à Keldan
        • Posté à 23h51 le 16/10/2008
        • Internaute 35056

        Excellente ta chute ! Sympa le récit, encore une fois, c’est du vécu et sans langue de bois.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h23 le 15/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Mais Obama et McCain savent-ils pêcher pour pouvoir attraper les gros poissons... ? !

    Lien

  • enzo2A
    enzo2A
    surfeur
    • Posté à 15h53 le 15/10/2008
    • Internaute 24907
      surfeur

    « La drogue c’est de la merde ...
    ... surtout quand y’en a plus ! “

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  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 16h24 le 15/10/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    wahou, c’est interdit par l’onu ! !
    voila qui fait trembler les américains ou les anglais quand ils envahissent l’irak ou encore les russes quand ils attaquent la georgie.
    l’onu n’est qu’un prete nom pour se drapper de légalité lorsqu’on est un pays qui régie la vie ou l’économie de la planete.
    plus sérieusement, certaines drogues et non des moindres comme l’alcool ou les médicaments (calmant...)ont pignon sur rue et d’autres sont interdites. ces interdictions sont plus souvent culturelles que réellement en rapport avec la santé publique.
    difficile de toute façon de parler de santé publique quand on ne connait pas les malades. on les voit arriver avec des hepatites ou le vih, c’est trop tard...
    dernière remarque : si on regarde la période de prohibition de l’alcool aux usa, on se rend compte que la violence liée au traffic n’est pas nouvelle (quel qu’il soit d’ailleurs).
    diaboliser un usager, ce n’est en rien trouver une solution au problème. il semble que couper le traffic à sa source ne soit pas non plus très simple...
    il reste deux alternatives :
    soit on permet à des gens de gagner le vie de leur culture et on aide à la reconvertion des terres plutot qu’à la formation des portes-flingues
    soit on dépénalise une grande partie des drogues et l’état taxe la circulation des produits. d’une part ça levera des taxes « justes » puisque payées par les consommateurs (au profit de la prévention ou de la santé par ex), d’autres part ça permettra d’avoir une vue d’ensemble du problème et du nombre de « malades »...

  • VinceDeg
    • Posté à 16h28 le 15/10/2008
    • Internaute 36941

    A Rio de Janeiro où je me trouve, au final, les gens seraient plutót favorables à une légalisation de la vente de la drogue, ce qui supprimerait une bonne partie du financement de la criminalité des favelas... Donc pas seulement de la dépénalisation qui est le thème de cet article. Et quand je dis les gens, ça peut même être des bonnes mères de famille qui ont jamais touché un joint.

    Faut dire qu’ici, la théorie de « l’escalade » ne veut pas dire grand-chose : il est tellement facile de se procurer de la drogue que la pénalisation n’a aucun effet dissuasif... D’autant plus que tous le monde sait qui consomme : ce sont les classes hautes, les universitaires, les hommes d’affaire, etc, qui ne seront pas inquiétés par la justice.

    Et ce sont les mêmes personnes, qui, d’après les dires, contrólent au final le traffic, pas les « bandidos » des favelas. Même des hommes politiques seraient impliqués... Aucune chance donc d’obtenir une évolution de la politique sur les drogues : trop de personnes bien placées profitent de la situation actuelle.

  • Job
    Job
    • Posté à 16h39 le 15/10/2008
    • Internaute 9860

    Le fait que ce soit Calderon qui, modestement certes, lance le pavé dans la mare, devrait faire aussi réfléchir les adeptes du « ou tout blanc, ou tout noir », selon lesquels on est soit un infâme suppôt de l’obncle Sam, soit un révolutionnaire éclairé... Calderon est de droite, cela n’a échappé à personne, son élection est fortement contestée, sa politique sociale ne mérite que des quolibets, son laisser faire vis a vis des potentats locaux (Marin, Ruiz...) est désespérante mais j’ai quand même l’impression qu’il est plutôt sincère dans sa lutte contre les cartels. Fox était du même parti et n’a jamais levë le petit doigt...

  • Anonyme

    « Un rail de temps en temps pourquoi pas,la prise unique qui rendrait accro, c’est une légende. »

    un contre avis peut-être ? c´est un point important... étant non-consommateur de drogues, je constate simplement que la majorité des gens ne savent pas utiliser les produits dangereux, de même qu´ils n´ont pas conscience du danger que représente la bagnole, les produits chimiques, etc.

    • Ludik69
      Ludik69
      toxico de l'info
      • Posté à 18h13 le 15/10/2008
      • Internaute 48785
        toxico de l'info

      Non il a raison sur le plan physique. Mais en partant du principes que la cocaïne crée une dependance psychologique et que les premières prises sont souvent les meilleurs, on peut admettre que selon les personnes il y aura une facilité a être dependant plus rapidement... Mais une prise unique de cocaïne ne rend pas « accro » c’est sur.

    • greenworld
      • Posté à 00h24 le 16/10/2008
      • Internaute 29214

      Pour avoir consommer divers produits, le seul et unique qui m’ait fait ressentir un manque et bien c’est la cigarette, j’ai eu du mal (et j’ai encore du mal) à arreter. Après rien n’est aussi simple, l’addiction étant différente d’une personne à l’autre.

      Ce que je veux dire dans cette légende du rail qui rend accro, c’est que c’est totalement caricatural du processus d’addiction en général.

      Tu soulignes aussi tout le problème. Les gens ne savent pas, donc ne sont pas éduqués sur les risques, les dangers et les manières de consommer de la drogue. Vu la prohibition actuelle, c’est une question de hasard. Je suis bien conscient que je suis tombé sur les bonnes personnes, au bon moment. Ce n’est bien évidemment pas le cas d’autres personnes que j’ai pu croisées.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h26 le 15/10/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Sur le fond, cette histoire me fait bien rigoler.
    En fait, ce qu’on dépénalise, c’est les pots de vin. Parce que je suis pas sur que plus de 10% des amendes finissent dans les caisses de l’état.
    Au Mexique, rien n’est plus facile que de trouver de l’herbe ou de la coke. En fait, le plus difficile c’est de trouver des gens qui veulent pas pigeonner des gringos, et je parle pas simplement de payer double tarif...

    Le plus drôle, c’est que selon certaines sources, le premier producteur de marijuana c’est la Californie.
    Bon c’est à prendre avec précaution, car c’est une estimation, mais entre le nord et le sud de la frontière, il y a une sacré production.

    Par contre, j’ai oui dire que le Maroc n’était plus le premier producteur de haschich, comme il le fut depuis très longtemps. L’Afghanistan lui serait passé devant !
    Déjà que pour l’opium ils sont passé de 10% à 80% de la production mondiale depuis que les talibans se sont fait virer du pouvoir.

  • ocelote
    ocelote
    Casseur de tête indigné
    • Posté à 19h37 le 15/10/2008
    • Internaute 44437
      Casseur de tête indigné

    La sélection naturelle va s’accentuer...

  • noke33
    • Posté à 19h58 le 15/10/2008
    • Internaute 31310

    un débat très vieux : dépénaliser ou pas ? Comme le produit est interdit il génère des revenus énormes, dont il serait d’ailleurs intéressant de savoir-par exemple au Maroc-qui en profite, et dans quelle mesure cette culture au Nord du pays participe à l’équilibre social et politique global de ce pays.
    Si on supprime l’interdit le produit devient sans intérêt, donc non lucratif.....Ce raisonnement simpliste, économique, fait bien sur l’impasse sur les dégâts sociaux, qui sont bien entendu bien supérieurs à ceux de l’alcool, produit toxique culturel occidental....
    Evidemment, plus démagogiquement, il y surement certains occidentaux qui en profitent, mais dans cette hypothèse à quel niveau de responsabilité se joue la corruption à la fois dans le pays producteur et dans le pays importateur ?
    Débat sans fin, comme ceux sur la religion.....
    Par contre il ne paraît pas idiot de lacher la grappe du consommateur. Combien de places seraient libérées dans les prisons françaises, si on relachait les détenus en préventive, et les courtes peines pour les petits traffics de canabis ? Certainement de quoi les remplacer par les nombreux délinquants en col blanc que personne ne poursuit, et de quoi loger dignement les condamnés sexuels par exemple. Sans compter que la Police aurait alors du temps pour faire autre chose que de fouiller cinq jeunes qui se partagent un joint au bas d’une cité, ce qui finit par faire 5 infractions pour consommation de stupéfiants, plus quelques outrages à agent...

  • Job
    Job
    • Posté à 20h19 le 15/10/2008
    • Internaute 9860

    Lien

    Comme quoi Rue89 anticipe bien sur l´actualité ! Un député du parlement du DF (Mexico) propose la dépénalisation de la marijuana...

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Job
      Auteur(e) de l'article Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 14h23 le 16/10/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Merci, merci ; -)

  • fedor20b
    fedor20b
    balagne
    • Posté à 21h25 le 15/10/2008
    • Internaute 49602
      balagne

    La (les) prohibition ne profitent qu« aux mafias ! Il faut trouver autre chose....

  • infiltré_
    infiltré_
    ex étudiant......
    • Posté à 22h06 le 15/10/2008
    • Internaute 44615
      ex étudiant......

    la politique de lutte contre le narco traffic de la DEA est en réalité une machine a sous maquillée d’une couche de « on protège le peuple »

    La logique de main droite et main gauche de l’Etat.

    La DEA qui est officiellement une administration policière et non pas un service d’espionnage traque les trafiquants et fait appel pour celà aux société militaires privées pour le soutient logistique et autres barbouzeries

    De l’autre côté, les services spéciaux US font aussi appel a ces structures privées pour protéger leur canal de distribution voir si nécessaire quelques barons.

    Au niveau des frontières, la CIA s’assurent que les Coast Guard n’interceptent pas certaines cargaisons.

    De même en France, certains camions venant du maroc notamment ne sont pas interceptés.

    Petite histoire :
    - Cour de droit, le prof nous raconte avoir assisté a une décision d’un juge concernant des camions de haschisch intercepté par la douane française.

    Le Juge : « Merde 3 camions chopés en provenance du maroc ? fait chier, bon gardez-en un et laissez les autres passer. sinon ça va faire des problèmes diplomatiques »

    On l’aura compris, si on coupe le traffic du maroc alors les travailleurs des champs n’auront plus de revenus et se jetteront dans les bras des islamistes et celà va faire des soucis politiques au royaume qui appelera l’élysée pour se plaindre, puis la chancellerie et ça va être un bordel pas possible etc
    et au passage, les traffiquants professionnels, flics, et autres politiciens ripoux prennent quelques enveloppent.

    Deux visions :

    Dépénaliser en Amérique du sud c’est renforcer le pouvoir déjà exorbitant des barons et donc augmenter le pouvoir des privés et le le blanchiment dans nos très chères et vertueuses banques. c’est aussi renforcer l’ingérence sous couvert de « sécurité nationale ».

    Dépénaliser c’est affaiblir les traffiquants en rendant la disponibilité des narcotiques encore plus grande et donc faire chuter rapidement les prix du marché dans le monde. Mais c’est aussi se retrouver avec des populations amorphes, violentes et malades dans le monde entier.

    Quoi qu’il en soit, les plus malins arrivent toujours à se faire du fric...

  • lapinours
    lapinours
    bancale
    • Posté à 00h43 le 16/10/2008
    • Internaute 48731
      bancale

    depenalisation ?
    voila qui ne va pas plaire aux prohibitionnistes,dont font parti de nombreuses mafias.Et peut-etre aussi a une certaine marque de pastis.
    Lien

  • federicoloco
    federicoloco
    tequila, sexo, marihuana.
    • Posté à 04h41 le 16/10/2008
    • Internaute 45072
      tequila, sexo, marihuana.

    ¡OJALA ! Si Calderon et ses compadres nous fait une loi de cet acabit, nous allons fêter cette date pendant très longtemps car le peuple mexicain est prêt à l’accepter pour stopper les meurtres quotidiens. Nous l’attendons tous ici (au moins toutes mes relations) avec impatience. La violence est omniprésente dans toute la république et pas seulement à la frontera del norte. Franchement je n’aurais jamais cru cela possible sous cette présidence. BRAVO et surtout protégez-le d’un possible assassinat politique ou d’une mort suspecte, les enjeux sont tellement importants qu’il est maintenant devenu une cible de tout premier ordre.

  • Guy KOPP
    Guy KOPP
    retraité
    • Posté à 09h16 le 16/10/2008
    • Internaute 55163
      retraité

    Toute prohibition a l’effet inverse de celui qui en est attendu. L’être humain est responsable, de sa vie. C’est ce qui fait sa dignité. Au lieu d’interdire il faut laisser à l’être humain de prendre ses responsabilités.

  • le pillier du 59
    le pillier du 59
    ( pillier actif et gourmand)
    • Posté à 13h31 le 16/10/2008
    • Internaute 36964
      ( pillier actif et gourmand)

    en ces temps de crise
    legalisons tva a 19.6% et en plus ca créé de l’emploi
    et op pour les agriculteurs qui trouvent à raison que certaines cultures ne rapportent pas assez un peu d’herbe et repouvoir d’achat
    cercle de vices vertueux

  • mecontent
    • Posté à 17h06 le 17/10/2008
    • Internaute 40954

    Que donnerait la liberté totale de la vente de la drogue ? Les gens qui n’en consomment pas ne se mettraient pas à en consommer. Les habitués continueraient évidemment, certain à outrance, jusqu’à la mort. Et alors ! Cela arrive déjà. Je ne suis ni sociologue, ni addictologue et je n’ai pas d’avis tranché sur la question.

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