Decryptage 13/10/2008 à 17h59

Films bio : Coluche, Mesrine et l'effet musée Grévin

Olivier De Bruyn | Journaliste

A une semaine d’intervalle sortent deux biographies filmées. Pourquoi cet emballement pour un genre longtemps boudé ?



François-Xavier Demaison en Coluche et Vincent Cassel en Mesrine (DR).


A gauche, l’amuseur en salopettes, reconverti, le temps d’une saison, en homme politique provoc’ semant un bordel monstre lors de l’élection présidentielle de 1981.

A droite, l’ennemi public numéro un, incarnation de la rébellion incontrôlable, pourfendeur des quartiers de haute sécurité et traqué par la police pendant plus de quinze ans, avant de finir exécuté Porte de Clignancourt.

Au centre, deux gros films français sortant sur les écrans à une semaine d’intervalle et objet d’une promotion en béton armé dans les médias. Jolie bataille industrielle franco-française qui agite le mois d’octobre, avant que, le 29 du même mois, déboule dans les salles le très attendu « W », d’Oliver Stone, consacré à Bush Junior. Mais, pour l’heure, restons chez nous.

Biopic, mon amour

Depuis le succès international de « La Môme », les projets de « biopics » hexagonaux s’amoncellent et ce n’est évidemment pas un hasard. Ainsi, Yves Montand, Serge Gainsbourg, Romy Schneider, Sœur Sourire et Coco Chanel (ouf !) connaîtront bientôt un nouveau destin (lucratif ?) sur les écrans. Gros budgets à la clé et « stars » dévoilant leurs spectaculaires métamorphoses en haut de l’affiche : les ingrédients du film bio certifié conforme sont connus depuis des lustres. Concernant le résultat, tout dépend, bien entendu, de la manière de concocter la sauce.

Anne Fontaine vient d’entamer le tournage de « Coco avant Chanel », une biographie libre qui, comme son titre l’indique, cherche à mettre en scène l’égérie avant sa consécration. Dans le rôle-titre, Audrey Tautou, comédienne talentueuse et « bankable », dont la notoriété dépasse les frontières françaises (atout considérable pour le destin international du film). Anne Fontaine explique le phénomène du « nouveau biopic » :

« Depuis le triomphe de “La Môme”, le biopic, jusqu’alors considéré avec dédain en France, a le vent en poupe. Il y a probablement une nostalgie des grands destins et un effet de mode. Personnellement, je déteste l’imitation, les performances, le maquillage et le surmaquillage. Or souvent, les biopics semblent produits pour rafler des récompenses aux césars et aux oscars. Des films de prestige où l’acteur importe au moins autant que son personnage et où la subtilité ne règne pas toujours en maître. Dans mon film, j’espère éviter ces pièges : il y a un point de vue et une histoire singulière. »

Imitation, piège à… ?

Et dans « Coluche » d’Antoine de Caunes ? Et dans « Mesrine » de Jean-François Richet ? Quid de la performance, de l’imitation, du point de vue ? Rendons grâce aux instigateurs du projet consacré à l’inventeur des restos du cœur : plutôt que de retracer par le menu l’existence de leur modèle, ils ont taillé dans sa vie compliquée et n’ont retenu que les huit mois précédant l’élection de 1981. Période où le trublion s’impose sur la scène médiatico-politique, grimpe sur la cime des sondages, noue des alliances parfois discutables et finit écrasé par la censure et sa propre invention agit-prop. (Voir la vidéo)



« Un bon film met en lumière des contradictions, explique Edouard De Vezines, le producteur :

“ Nos choix ne sont peut-être pas les plus évidents commercialement -d’ailleurs TF1 ou M6 ne se sont pas battus pour nous financer- mais nous désirions absolument avoir un point de vue. Nous avons choisi un Coluche ambigu, affligé par des problèmes dans sa vie privée et publique. ”

Programme alléchant, mais… résultat incertain. Si le scénario retrace avec minutie l’aventure de la présidentielle et donne à voir les ambivalences de Coluche, il reste malheureusement à la surface de son beau sujet. Les scènes se succèdent, certaines bien artificielles (notamment quand le comique s’ébroue sur scène), et les seconds-rôles incarnant Jacques Attali (Denis Podalydès), le professeur Choron et consorts semblent obsédés par la ressemblance mimétique avec leurs modèles, à un doigt de la caricature.

Comédiens en pleine lumière

Sous les traits de Coluche -enjeu fondamental de l’affaire- un autre comique, aujourd’hui populaire : François-Xavier Demaison. Faut-il s’en étonner ? Pas sûr. Le cinéma français de poids, depuis quelques années, doit quelques-uns de ses plus grands succès à des comédiens “ venus d’ailleurs ”, reconnus pour leurs prestations scéniques ou cathodiques et n’appartenant pas au sérail. Faites rire ailleurs et les financiers vous plébisciteront ! Jean Dujardin, Jamel Debbouze, Franck Dubosc, Gad Elmaleh, Dany Boon sont aujourd’hui parmi les comédiens les plus demandés dans l’Hexagone.

De la même manière, la présence de Vincent Cassel dans le rôle de Mesrine n’étonne pas, malgré les flops ( “ Blueberry ”, “ Sa majesté Minor ”…) essuyés par l’acteur au sacro-saint box-office. Attaché au projet depuis des années, Cassel a menacé de renoncer, quand un premier script (signé Barbet Schroeder et Guillaume Laurant) n’a pas eu l’heur de lui convenir. Oui mais voilà : dans l’économie du “ biopic ” (surtout quand il est aussi un blockbuster), l’acteur a souvent le dernier mot. (Voir la vidéo)



Exit, donc, le projet initial. Et bonjour Jean-François Richet, réalisateur qui, depuis ses premières armes dans le film-fauché (“ Etat des lieux ”, brûlot sur la banlieue), a roulé sa bosse, y compris à Hollywood (“ Assaut sur le Central 13 ”).

Tout ça pour quoi ?

Enorme production divisée en deux parties (le second volet sort le 19 novembre), déjà vendue dans de nombreux pays suite à la présentation en fanfare d’un quart d’heure d’images lors du dernier festival de Cannes (plus de dix millions d’euros engrangés), “ Mesrine ” avance tel un mastodonte, prêt à tout écraser sur son passage.

De “ Télérama ” à “ Studio ”, pour en rester à la presse écrite, impossible à quinze jours de la sortie en salles, d’échapper aux interviews de Cassel, revenant par le menu sur son implication et ses hallucinantes transformations (vingt kilos en sus pour les besoins de la cause).

Oui, mais le film ? Si Richet et ses collaborateurs évitent l’hagiographie et l’“ héroïsation ”, ils semblent avant tout préoccupés de signer un film d’action efficace, à base de casses, évasions, coups foireux, agitation tous azimuts. Si plusieurs séquences font preuve d’efficacité, le contexte politique de l’affaire et l’ambiguïté de Mesrine n’apparaissent qu’en filigrane. Frustrant.

Quant au reste du mirobolant casting, il s’en tire avec plus ou moins de bonheur. Si Mathieu Amalric (François Besse) convainc, Depardieu, Lanvin, Ludivine Sagnier ou Cécile De France ne semblent pas toujours très à l’aise sous leurs postiches et déguisements d’époque.

Ultime phénomène troublant dans le registre “ musée Grévin ” : la présence de l’excellent Olivier Gourmet dans le rôle du commissaire Broussard et de son collier de barbe. Joli travail du maquilleur qui rappelle celui effectué dans “ Coluche, l’histoire d’un mec ”, où le rôle de l’omnipotent impresario du comique est interprété par un certain… Olivier Gourmet. Le monde du “ biopic ”, terre de surprises ? Euh…

Coluche, l’histoire d’un mec En salles le 15 octobre.

Mesrine, l’instinct de mort En salles le 22 octobre. “ Mesrine, l’ennemi public n°1 ”. En salles le 19 novembre.

Photo : François-Xavier Demaison en Coluche et Vincent Cassel en Mesrine (DR).

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  • quetzal2012
    quetzal2012
    enseignant précaire
    • Posté à 18h06 le 13/10/2008
    • Expert 26736
      enseignant précaire

    Peut-être tout simplement parce que l’on a compris que pour faire un biopic « grand public“( ce qui n’implique pas de faire un bon film, ni l’inverse), il ne fallait pas parler du personnage mais de la mythologie qui s’est formé autour de son image publique (comme pour celui de Sagan par exemple)

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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 18h20 le 13/10/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    ah les biopic j’ais vue qu’il sortait aussi la famille suricat un biopic sur une famille genre belette du désert

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 18h21 le 13/10/2008
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Voilà un grand mystère : les films réalisés par Antoine de Caunes ont tous été plus ou moinsdes bides. Comment un « cinéaste’ sans succès peut-il continuer à faire des films ? Voilà le principal mystère de ce Coluche qui s’ annonce bien mal à l’ écoute de la doublure de sa voix.

  • deecurl
    • Posté à 18h28 le 13/10/2008
    • Internaute 13077

    Olivier Gourmet, voilà un acteur excellent, mais trop rare sur les écrans...

    quant aux deux autres films, j’irai malgré tout les voir, pour pouvoir en parler :)

    • Alex Muiz
      Alex Muiz répond à deecurl
      pigiste sur http://agoradufoot. (...)
      • Posté à 18h49 le 13/10/2008
      • Internaute 52250
        pigiste sur http://agoradufoot. (...)

      Je suis d’accord sur le fait que Olivier Gourmet est un très bon acteur. Mais trop rare ?

      Depuis 2005, on l’a vu (entre autres) dans L’Enfant, Le Parfum de la dame en noir, Sauf le respect que je vous dois, Les brigades du tigre, Mon colonel, Congorama, Jacquou le Croquant, Pars Vite et Reviens Tard, Mon Fils à moi, Cow Boy, Le silence de Lorna, Go Fast et là il est à l’affiche des deux films dont traite l’article.

      Je pense qu’il est physiquement impossible pour Olivier Gourmet d’être plus présent dans les salles obscures !

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      • deecurl
        deecurl répond à Alex Muiz
        • Posté à 14h05 le 14/10/2008
        • Internaute 13077

        des seconds rôles aussi parmi ces films...

  • compte supprimé 13
    • Posté à 18h34 le 13/10/2008
    • Internaute 10266

    j’ai eu l’impression de relire
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    • Perez
      Perez répond à compte supprimé 13
      ingé & zikos
      • Posté à 10h33 le 14/10/2008
      • Internaute 9534
        ingé & zikos

      ce n’est pas qu’une impression
      l’article aurait pu s’appeler : « critiques de cine, quand le journaliste radote »

  • Alex Muiz
    Alex Muiz
    pigiste sur http://agoradufoot. (...)
    • Posté à 18h43 le 13/10/2008
    • Internaute 52250
      pigiste sur http://agoradufoot. (...)

    Ce phénomène des « biopic » ne serait-il pas lié à la « vague people » qui nous submerge ?
    Je m’explique, je ne cherche pas à faire de généralités mais force est de constater qu’aujourd’hui on nous abreuve de plus en plus de livres ou d’articles dans des journaux (dont c’est plus ou moins le rôle d’ailleurs) d’informations sur la « vraie vie » (en d’autres termes, la vie privée, l’intimité) des personnages publics.

    Loin de moi l’idée de comparer ces deux films (que je n’ai pas vus puisqu’ils ne sont pas sortis) aux pages people des magazines mais mon idée est que si ces films peuvent être produits et si l’idée vient à des réalisateurs et des producteurs de les faire, c’est qu’une demande existe aujourd’hui (je ne dis pas que les réalisateurs n’avaient pas ce genre d’idées auparavant mais simplement que leur réalisation était moins envisageable).

    Le spectateur sera ainsi plus interpellé par un film sur la candidature aux présidentielles de Coluche que d’autres films récents sur le même thème (Le Candidat de Niels Arelstrup par exemple) parce qu’il y sera question d’un personnage connu de tous (et aimé de la plupart).

    Le coté « ça s’est vraiment passé » ou « voici la vraie histoire » (cf le titre du film sur Coluche qui fait référence à ses blagues mais qui laisse penser qu’on va nous raconter l’histoire de Coluche) aimante le public.

    En bref sans faire d’amalgame entre l’intérêt des journaux people et l’intérêt des différentes biopic réalisées ces derniers temps, je pense que la raison de leur existence est commune : la demande du public.

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    • Dubitatif
      Dubitatif répond à Alex Muiz
      • Posté à 22h38 le 13/10/2008
      • Internaute 32246

      Je suis foncièrement d’accord avec votre analyse d’une manière générale, bien que je pense que vous accordez sans doute un peu trop d’importance au facteur « people », qui a certes son importance, en négligeant quelque peu l’aspect « nostalgie » qui, c’est bien connu, est renforcé quand tout va mal (ou tout du moins, quand ça va moins bien qu’avant, ce que je pense - au risque de passer pour un jeune vieux-con - être le cas).

      Je suis convaincu, par ailleurs, que la télévision a joué un rôle important dans l’essor de ces ’biopics’. J’irai plus loin que vous (à moins que ce ne soit ce que vous aiyez voulu dire ?) lorsque vous dites que les personnages impliqués sont « connu[s] de tous ». Tout Français connaît Vercingetorix, mais l’attrait que peut représenter une biopic de ce vieux bougre n’est pas de la même nature que celle que représente une biopic de Coluche (je précise : je ne parle bien entendu pas ici de la valeur intrinsèque de l’une ou l’autre des entreprises, ne me parlez pas de Christophe Lambert). Il semble évident que - contrairement à d’autres ’figures historiques’ - les mouvements et la voix de Coluche ou de certaines autres des personnalités évoquées, au même titre que leurs actes ou leurs oeuvres, font souvent partie de notre ’savoir commun’. A ce titre, l’effet de curiosité est en effet renforcé pour certains, y compris mézigues qui étais impatient de voir comment Demaison allait s’en tirer (très bien s’y je me fie aux images que l’on a déjà pu voir lors de la promo).

  • Large
    Large
    Dessinateur
    • Posté à 19h00 le 13/10/2008
    • Internaute 52709
      Dessinateur

    Guillaume Depardieu ne jouera jamais le rôle de son père..

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    • yoye-2000
      yoye-2000 répond à Large
      se leve tard et travaille mou
      • Posté à 22h26 le 13/10/2008
      • Internaute 48274
        se leve tard et travaille mou

      non, mais en tout cas, on a hate de voir son biopic.. je viens d’allumer la télé, et là je viens de me rendre compte qu’on a perdu un grand hommme (« ange », « rimbaud », « pur »,« james dean », « écorché vif », j’en passe...)

      Non vraiment, on se demande ce qui fait le plus chier : la disparition d’un bon acteur avec une réelle épaisseur (ce qui n’est pas courant) ou d’entendre tout ce tas de conneries démago...

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  • Freeeman
    Freeeman
    Informaticien
    • Posté à 19h03 le 13/10/2008
    • Internaute 31745
      Informaticien

    Pour moi l’art est universel et intemporel. Les mec qui ont fait Lascaux n’avaient pas fait les beaux arts, ils avaient un truc à raconter.

    Depuis un certain temps dans le cinéma et la musique, la grande mode c’est le remake.

    Quand l’art ne crée plus il n’avance plus. Quand une société n’avance plus elle recule. Aujourd’hui nous reculons.

    Chaque jour, nous reculons. Des élites médiocres et discréditées ne font plus rêver personne.

    Un bon exemple et cette crise actuelle, personne ne sait ni à gauche ni à droite ce qu’il faut faire. Pas un pays dans le monde ne sait comment réagir.

    Ce genre de cinéma est à l’image de ce monde, il regarde vers le passé car il ne rêve plus d’avenir.
    Pire pour lui et tous les arts, ils ne sont plus guidés par la création mais leur potentiel à créer du pognon !

  • gropl
    • Posté à 19h16 le 13/10/2008
    • Internaute 25566

    Les bénéfices Du film « Coluche » iront-ils aux restos du coeur ?

  • la panthère verte
    • Posté à 19h37 le 13/10/2008
    • Internaute 32620

    aux vues des précédents films de De Caunes, je crains le pire ! heureusement dans le genre il y Paulo Anarkao ;)

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  • Al-Ice
    Al-Ice
    -_-'
    • Posté à 20h00 le 13/10/2008
    • Internaute 54790
      -_-'

    Ce n’est qu’un effet de mode, ça va passer. Et « la mode n’est qu’un éternel recommencement ».

    Ceci dit, outre que je n’ai pas encore vu ces deux films, il n’y a pas besoin que ce soit un biopic pour qu’un soit un navet... parce que dans la série des films qui n’ont pas de scénarios ou des adaptations de romans ratées, il y en a tellement !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h05 le 13/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    On peut faire des films intéressants et originaux avec n’ importe quel sujet et pourquoi pas un « bio_pic » (Exemple : Guédiguian avec Mitterrand ou Todd Haynes avec Bob Dylan ou Oliver Stone avec Nixon ), mais pas quand le commercial au départ prend le pas sur la création .

    D’ après ce que vous écrivez sur ces deux la ( j’ aime bien le scénario de Barbet Schroeder refusé) , on peut avoir toutes les craintes ..

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 20h16 le 13/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Ah Coluche avec une des célèbres phrases qui n’est pas au musée grévin et toujours d’actualité : « Ils voudraient qu’on soit intelligents et ils nous prennent pour des cons, mais comment il faut qu’on fait.. ? ».

    Sans tomber dans la nostalgie, les biopics nous permettent de retrouver des personnages que l’on a aimé et sur lesquels on a pu s’identifier, de prendre du recul par rapport à tout ce qui se passe aujourd’hui autour de nous... !

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  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 20h33 le 13/10/2008
    • Internaute 1001
      nc

    A propos de Mesrine.

    Il existe une chanson, Porte de Clignancourt (Daniel Vachée) introuvable sur le net sauf une référence à la médiathèque de Cergy Pontoise. Qui aurait le texte ?

    Je peux vous dire que sur Broussard et ses cowboys, ça envoie.

  • yan
    yan
    loin
    • Posté à 21h21 le 13/10/2008
    • Internaute 9191
      loin

    ça donne aussi l’impression que le cinéma (parisien avant d’être Français.. ou le contraire je ne sais plus) n’a pas trop d’idée de scénar.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h54 le 13/10/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    NOTE A LA RÉDACTION DE RUE 89

    Il y a Rue89.

    Il y a Eco89.

    Un moment, Rue89, la grande sœur, la plus courue des deux, forcément, accueillait en une les articles de la petite sœur pour la présenter sans doute à ses copains les lecteurs. Et ça marchait !

    Depuis quelques jours, ça ne semble plus être le cas. Chacun chez soi. La grande sœur snobe un peu la mouflette. Chacune son territoire, ses éditos, ses petits papiers...

    Du coup, c’est ballot, la petite sœur a un peu l’air délaissé (au nombre un peu riquiqui de visites).

    Et la grande sœur, un peu déconnectée (à l’ouest, disent les jeunes), n’affiche que des appâts sans grande conviction. La une de ce lundi 13 octobre au soir par exemple : « l’effet Musée Grévin » (hum, hum, pas trop prémonitoire, j’espère ?), le vieux Dennis Hopper (en tchat video tout ce qu’il y a de moderne, mais tout de même !), la santé de Mc Cain, Haïti, « Vicky Cristina » du serial Woody Allen...

    Bon, en fait pas inintéressant, mais pas folichon non plus, au moment où, sur Eco89, en quelques centaines de petites visites et de commentaires d’égarés, s’écroule tout un monde. Le nôtre.

    Enfin bon, ce que j’en dis, moi...

    • Léofil
      Léofil répond à Le Yéti
      • Posté à 09h44 le 14/10/2008
      • Internaute 40587

      De fait, ce matin, la une de Rue89 n’a pas changé.
      « Pas inintéressant, mais pas folichon non plus... »
      Je souscris complètement.
      Merci au passage d’avoir attiré mon attention sur Eco89 : c’est bien que « Eco89 » soit écrit en gros, mais ce serait encore mieux que ses titres soient écrits en gros aussi, pour vraiment... faire la une ;)

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Le Yéti
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 10h53 le 14/10/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Vous n’avez pas tort sur l’intérêt d’Eco89 ; -) Vous comprendrez que je partage moins votre remarque sur le « pas inintéressant, mais pas folichon non plus » de Rue89.
      Sur le fond voilà quel est notre problème : si nous reprenons en Une de Rue89 la plupart des articles d’Eco89, vous ne finirez jamais par aller sur Eco89, puisque tout sera disponible dans la « maison-mère ». Pour essayer de faire vivre notre site Eco89, nous pensons qu’il est mieux d’éviter de trop doublonner.
      Mais le widget Eco89 que l’on a placé en haut à gauche de Rue89 vise à vous tenir informés de l’actu éco. Par ailleurs, certains gros titres d’Eco89 se retrouvent sur Rue89.
      Vous dites vous-même que la petite soeur a l’air un peu délaissée, si l’on veut que cela change, il faut donner des incitations à s’y rendre.
      C’est un débat que nous avions initié ici. Il y avait des propositions très intéressantes de riverains, nous sommes en train d’y réfléchir.

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Arnaud Aubron
        yetiblog.org
        • Posté à 11h08 le 14/10/2008
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        @ Arnaud Aubron

        Je suis trop assidu lecteur (et commentateur !) pour trouver ma petite Rue89 elle-même, « pas trop folichonne » ; -)

        Ce que je ne trouvais pas folichon dans l’exemple donné, c’est le reflet du monde que donnait sa une en question.

        Par ailleurs, pourquoi séparer l’actualité économique de l’actualité tout court. C’est un tout, non ? Surtout en ce moment.

        Ensuite, c’est bien par la une de Rue89 que j’ai découvert Eco89. Et que j’y ai lu les autres articles.

        Enfin, il est si difficile de capter un auditoire fidèle parmi la masse des possibilités « grouillantes » offertes par le Net, que je pense contre-productif de dédoubler cette attention avec deux vitrines distinctes.

        Mais ce n’est qu’un avis que je vous livre avec une intention constructive (désolé de ne pas l’avoir posté sur le bon post !)

         
        • Arnaud Aubron
          Arnaud Aubron répond à Le Yéti
          Les Inrocks (et ex-Rue89)
          • Posté à 11h18 le 14/10/2008
          • Internaute 77
            Les Inrocks (et ex-Rue89)

          Pas de souci, tous les avis sont les bienvenus. C’est une des spécificités de Rue89 (et maintenant d’Eco89), le site progresse en fonction de vos retours. Je prends donc bonne note de vos remarques, on va brainstormer à nouveau.

  • huck
    huck
    Riendutoutiste
    • Posté à 07h40 le 14/10/2008
    • Internaute 55856
      Riendutoutiste

    C’est très étrange cette façon d’employer à tout va ce terme de « Biopic » pour désigner un film biographique. Dans ce cas là dites-vous Historypic ou film historique ?

  • compte supprimé 22 janvier
    • Posté à 09h03 le 14/10/2008
    • Internaute 24826

    Aux dernières nouvelles Carla Bruni ferait son entrée au Musée Grévin : comme cela, le bon peuple pourra lui mettre les mains aux fesses.

  • tatibonbon
    • Posté à 09h27 le 14/10/2008
    • Internaute 40432

    ...après la môme piaf, on va avoir aussi Coco Chanel....ils vont tous nous les passer en revues comme ça ? ....

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 10h38 le 14/10/2008
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Mais non, le biopic, c’est le schmilblick (mot inventé par Pierre Dac) du cinéma d’aujourd’hui. Coluche nous a souvent fait rire, ce qui n’est pas le cas des critiques de cinéma. Chacun son truc.

  • monisme
    monisme
    clm
    • Posté à 10h50 le 14/10/2008
    • Internaute 52504
      clm

    Ah ! Un film sur Mesrine.Et Rouillan en prison.

  • 9911francis
    • Posté à 11h12 le 14/10/2008
    • Internaute 37453

    je pense aussi et surtout que l’on craint de faire appel à des scénaristes originaux dans le cinéma.
    Autant prendre un sujet paraîssant fédérateur, puisque tout le monde connaît déjà au moins son nom.
    Après, c’est la roulette russe.
    Ca marche , ou pas du tout...
    La télé passera de toute façon ces films, bons ou navets, puisqu’elle y investit la majorité du budget, et que les reponsables de programmes des chaînes sont en majorité des incapabales et des incultes qui ne peuvent donc miser sur des sujets originaux sans crainde de perdre leur place en cas de bide.

  • monisme
    monisme
    clm
    • Posté à 11h24 le 14/10/2008
    • Internaute 52504
      clm

    Je n’ai rien contre un film sur Coluche et un film sur Mesrine. Bien évidemment, ce ne sont pas eux qui les ont réalisés. Ce sont deux bons sujets-clichés de cette société de spectacle qui avale tout et consomme tout dont elle-même. Déjà, des Coluche-Mesrine n’ont pas le temps de crever que leurs faire-parts de décès sont dans un tiroir journalistique ou cinématographique. Mais bon. Un documentaire bien ficelé analytique et tout sur cette période de l’activité de Coluche aurait certainement suffi. (ça a peut-être été déjà fait). Alors, quand bien même la doublure de Coluche atteindrait la qualité de ce dernier dans Tchao Pantin ça ne resterait qu’une doublure. Et une doublure, ce n’est ni mime ni pantomime. Ces deux films ont donc encore et necessairement un goût d’indécence si l’on essaie de connaitre les difficultés de la création en France. Me vient enfin une interrogation. Les « citoyens volontaires » d’hier iront-ils voir le film sur Mesrine ? Qui vont-ils assister/ Mesrine ou la police ?

    • Oudinot
      Oudinot répond à monisme
      llanoddr yffr â gastell caedidd (...)
      • Posté à 10h38 le 15/10/2008
      • Internaute 24903
        llanoddr yffr â gastell caedidd (...)

      D’autres biopics ont été ou seront réalisés, souvenez vs il y a une semaine ou deux de Sagan de Diane curis ou de human bomb il y a plus longtemps et encore plus longtemps de Gaulle avec B. Farcy F2 ? Et prochainement Beregovoy avec Daniel Russo F2.

  • comcast
    comcast
    simple citoyen
    • Posté à 12h33 le 14/10/2008
    • Internaute 51002
      simple citoyen

    J’aime bien Antoine de Caune à la télé, mais je me pose vraiment la question, comment fait il pour faire encore des films ? Il ne fait que bide sur bide. C’est un trés mauvais réalisateur.

  • Oudinot
    Oudinot
    llanoddr yffr â gastell caedidd (...)
    • Posté à 12h39 le 14/10/2008
    • Internaute 24903
      llanoddr yffr â gastell caedidd (...)

    Je hais les biopics, ces films fonctionnent comme la fameuse madeleine de Proust. Ils sont faits pour nous faire regretter le passé et oublier le temps présent : cf le fragment 80 des Pensées de Pascal : « Nous ne tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l’avenir comme trop lent à venir, comme pour hêter son cours, ou nous rappelons le passé pour l’arrester comme trop prompt, si imprudents que nous errons dans des temps qui ne sont point nôtres [...]. C’est que le présent ordinaire nous blesse, nous le cachons à notre vue parcequ’il nous afflige, et s’il nous est agréable nous regrettons de le voir échapper. [...] Le présent n’est jamais notre fin. Le passé & le présent son nos moyens, le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais »
    Tout ça pour vous dire que l’on a pas fini d’entendre parler de biopics, le passé est vendeur.

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 17h11 le 14/10/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Je suis en train de tourner mon biopic avec un super acteur dans mon rôle principal. Moi.

    Ca parle de ma période difficile des 10-13 ans. Je travaille beaucoup la photographie parce qu’à l’époque je faisais pas mal d’insomnies, d’ou l’importance de scènes de nuit. Cette aura crépusculaire qui semblait ne jamais me quitter, durant ces nuits que je passais seul assis sur le fauteuil du salon ou ces journées dans le coltar, avec cette sensation que l’obscurité incomplète étiat mon univers, doit constituer le lit visuel de mon film.

    Les seconds roles sont pas important. C’est de moi, après tout qu’il s’agit...

    J’espère bien que ce film me plaira, mais je crains avoir été trop ambitieux. Je suis pas un grand cinéphile et j’ai du mal à suivre les intrigues psychologiques...

    Après je vais faire un biopic sur le premier gagnant de la staracadémie...

    Comment ca « J’ai rien à dire ».. ?