Explicateur 13/10/2008 à 19h55

Plans anti-crise de l'Etat : d'où vient l'argent ?

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Les milliards valsent, passant des poches de l’Etat à celles des entreprises touchées par la crise. Nicolas Sarkozy a annoncé lundi un engagement « considérable » de l’Etat, « de l’ordre de 360 milliards d’euros au total », qui suivent les 22 milliards promis aux PME, le milliard apporté à Dexia, les 2 milliards alloués au secteur du logement... D’où vient tout cet argent ?


L’Etat encaisse moins

Pour trouver les 22 milliards d’euros alloués aux PME, l’Etat a choisi de toucher moins sur ce que devraient lui rapporter les produits d’épargne destinés au financement des PME. Avant le plan, les banques devaient redistribuer à l’Etat 85% de l’argent des Livrets d’épargne populaire ; aujourd’hui, elles en conservent 30% dont elles donnent la moitié aux PME. Idem pour les Codevi : les 9% auparavant alloués à l’Etat partent désormais pour les PME. « Le problème, c’est qu’aucun moyen de contrôle n’est prévu pour vérifier que ces sommes sont bien allouées aux PME », note Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).


L’Etat puise dans son bas de laine

Pour renflouer Dexia dans des délais très courts, l’Etat a puisé dans les fonds de l’Agence France Trésor, dont la mission est de « gérer la dette et la trésorerie de l’Etat au mieux des intérêts du contribuable ». Ce « compte en banque » de l’Etat fédère en fait les 6700 comptes de différentes institutions publiques (musées, hôpitaux, trésoreries départementales...). L’argent est placé sur les marchés monétaires, avec des mouvements quotidiens de l’ordre de 25 milliards d’euros. En moyenne annuelle, le solde de ce compte est positif, à 100 millions d’euros.


L’Etat emprunte

L’emprunt par émission d’obligations ou de bons du Trésor est la principale source de financement des plans anti-crise. C’est d’ailleurs le cas, en temps « normal », de la plupart des dépenses imprévues, ce qui explique que 88% de la dette de l’Etat (soit 984 milliards d’euros) est de la dette négociable.

C’est par ce biais que l’Etat finance les 2 milliards alloués au secteur du logement, et c’est là aussi qu’il trouvera la partie des 360 milliards d’euros nécessaire aux éventuelles recapitalisation d’une banque ou à la réalisation de garantie d’un prêt sur le marché interbancaire.

Actuellement, le contexte est favorable aux emprunts d’Etat : les acteurs privés refusant de se prêter entre eux par crainte de garanties insuffisantes, ils se ruent sur les émetteurs d’emprunt public. « Tout le monde veut du papier public », résume l’économiste Agnès Bénassy-Quéré, professeur à Paris-X-Nanterre :

« Contrairement à un individu, l’Etat ne meurt pas et peut donc continuellement rembourser ses dettes à l’aide d’emprunts nouveaux ; contrairement à une entreprise, l’Etat peut rembourser ses dettes en levant des impôts. »

Les taux d’intérêts des dettes d’Etat, fixés par le marché, sont donc plutôt favorables. Ainsi, pour ses bons du Trésor à trois mois, l’Etat français versait 2,05% d’intérêts au 3 octobre, contre 3,9% début octobre 2007.

Les souscripteurs de ces emprunts sont surtout des fonds souverains, des fonds de pension, des banques centrales, des banques commerciales, des compagnies d’assurance... Au deuxième trimestre 2008, 57% des obligations assimilables au Trésor étaient détenues par des non-résidents, venus de pays en forme financièrement. Ces dernières années, il s’agit principalement de la Chine, de la Russie et des pays pétroliers.


Qu’est-ce que tout cela coûtera au contribuable ?

En présentant lundi le plan français de soutien au secteur bancaire, Nicolas Sarkozy a parlé de « pari raisonnable » : « En apportant cette garantie, nous n’aurons pas à la faire jouer. » Un pari effectivement « raisonnable », puisqu’il s’agit de lutter contre une crise de confiance sur le marché interbancaire. Maintenant que les transactions sont garanties, elles devraient donc repartir de plus belle et, dans la foulée, la valorisation boursière des banques, et ainsi de suite, ce qui rendrait moindre leur risque de défaillir.

« La seule ombre au tableau, c’est que la garantie porte en partie sur des actifs douteux, et qu’on a toujours aucune idée de leur ampleur, relève Agnès Bénassy-Quéré. S’il y a un seul défaut d’une banque, l’Etat perdra de l’argent. » Selon elle, le contribuable prend donc un risque avec ce plan :

« Mais le risque est bien moindre qu’aux Etats-Unis, où l’Etat a nationalisé les actifs toxiques, ce qui avantage les actionnaires au détriment du contribuable. En Europe, c’est l’inverse, puisqu’on nationalise les banques et pas les actifs. »

Le risque de défaut de garantie d’une banque est a priori faible, puisqu’elle aura auparavant sollicité l’Etat, qui sera entré dans son capital. Pour Mathieu Plane, « le seul risque de perte de l’Etat, c’est qu’il y ait un gros taux de défaut des ménages et des entreprises auprès des banques ».

Dans tous les autres cas, le contribuable ne perdra pas, ou gagnera si l’Etat revend ses parts achetées au plus bas dans une banque.


  • 11082 visites
  • 54 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h54 le 13/10/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « POKER MENTEUR »

    Pas grand chose à ajouter à ce que dit le Yéti, et à ce qui déjà dit à plusieurs reprises ici, dans les commentaires, concernant cette étrange « production » de fonds.
    Ce qui peut paraître également étrange c’est la publication aujourd’hui de cet article « politiquement correct » au moment où de plus en plus de gens se pose effectivement cette question pertinente.
    Qui cherche t-on à endormir ?

    • yan
      yan répond à nemo3637
      loin
      • Posté à 23h43 le 13/10/2008
      • Internaute 9191
        loin

      ah bon ! ! ce n’est donc pas la révolution de l’info sur eco 89 ? ? ? ?

       
      • nopseudo
        nopseudo répond à yan
        • Posté à 11h56 le 14/10/2008
        • Internaute 31346

        Une révolution qui leur permet de vendre des T-shirt...

      1 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 22h51 le 13/10/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    si les boursicoteurs, reprennent confiance en sachant que c’est du poker menteur , il y a de quoi douter de l’humanité.

    que nous croyons cela à notre petit niveau, ébloui par tout ses milliards, comme des feux d’artifice du 14 juillet, je peux le concevoir, mais les financiers ?

    qu’ils soit malhonnêtes d’accord, mais pas naïfs.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à pablico
      yetiblog.org
      • Posté à 22h58 le 13/10/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      T« en fais pas, pablico, ça ne va pas durer. Personnellement, je leur donne une semaine de griserie.

       
      • Lapin Bleu
        Lapin Bleu répond à Le Yéti
        Journaliste n°89910
        • Posté à 09h58 le 14/10/2008
        • Journaliste 42116
          Journaliste n°89910

        Et encore le Yéti, tu es généreux...
         :)

      1 autres commentaires
    • ah_bon
      ah_bon répond à pablico
      cherchant
      • Posté à 00h57 le 14/10/2008
      • Internaute 54339
        cherchant

      mais justement, c’est essayer de grapiller quelques euros (ou dollars) sur chaque action, on multiplie ça par des millions (d’actions), puis on revend avant que ça redescende, en espérant que c’est le voisin (ou plutot le petit porteur) qui sera couillonné...

      En fait le système boursier est comme un système de ventes pyramidal, celui qui est en haut fait plein d’argent, et ceux d’en bas se font couilonner...

      Pardon pour mes gros mots, c’est interdit aux moins de 13 ans ce site ?

    • kkadim
      kkadim répond à pablico
      service public rhone alpes
      • Posté à 07h22 le 14/10/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      pourquoi se priver de jouer au poker quand ce n’est pas vous qui avancé les mises, mon cher pablico.

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 08h58 le 14/10/2008
    • Internaute 29846
      menuisier

    Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une fuite en avant comme tu le dis. Je pencherai plutôt pour un étalement de la crise dans le temps, histoire que le gros des capitaux sains se répartissent ailleurs (or peut être), aient le temps de de bouger dans le calme (sans effet de baisse sur les marchés).

    C’est une belle arnaque et je ne sais ce qu’il en adviendra de ces sommes « investies ».

    Par contre je suis tout à fait d’accord, la crise qui avance en ce moment, vaguement endiguée par ce type d’annonce, sera féroce et déclenchera un nombre considérable de conflit dans le monde.

    Investissez dans les jardins potagers et les poulaillers : Ca ne se dévalura pas.

  • theodore-perier
    theodore-perier
    fonctionnaire
    • Posté à 20h26 le 13/10/2008
    • Internaute 52874
      fonctionnaire

    Bonne question :

    Les Européens ont abandonné (le 7 février 1992), le droit « régalien » de l’État de création monétaire, au profit des seules banques (sur le modèle américain de la FED).

    Lire la suite sur le site suivant :

    Lien

    Et pour approfondir :

    Lien

    Voir aussi le petit film d’animation qui explique tout ça : « L’argent dette » de Paul Grignon :

    Lien

    Les banquiers créent de l’argent artificiellement pour s’enrichir, et s’arrangent pour que tous, de l’état au simple individu en passant par les entreprises restions endettés à vie.

    De le savoir changera sans doute rien, mais on mourra moins cons.

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 21h12 le 13/10/2008
    • Internaute 24237
      prof. en province

    360 Milliards d’Euros, c’est le tiers de la dette publique, on peut donc se poser des questions !

    Soit le chiffre que l’on nous annonce n’a pas grande signification (en quelque sorte il est un peu bidonné), soit les « affaires » d’intérêt général (celles de tous les Français) ne vont pas s’arranger de sitôt, soit la dette n’est pas chose si importante que cela... !

    Ne dit-on pas « qui paye ses dettes s’enrichit “, donc si aujourd’hui on est capable de mettre sur la table 360 Milliards aussi rapidement, pourquoi n’a-t-on pas fait de même quand il était encore temps pour atténuer cette dette, qu’on sert à toutes les sauces pour nous faire accepter tous les sacrifices !

    Qui sont les dindons de la farce ?

  • Gandijyn
    • Posté à 22h02 le 13/10/2008
    • Internaute 30465

    Pour info : Qui est derrière la crise financière ?

    La manipulation des marchés et les spéculateurs institutionnels par Michel Chossudovsky
    Mondialisation.ca, Le 13 octobre 200
    - Lien

    • sup à la demande du riverain
      • Posté à 15h40 le 14/10/2008
      • Internaute 22866

      et si cette crise n’était que du bluff, comme la grippe aviaire en somme (souvenez-vous en 2005 en comptait déjà le nombre de victimes possibles)
      Les français gobent décidemment tout ce que les médias leur racontent !
      Un conseil à tous ceux qui s’angoissent : éteignez la télé, fermez les journaux, débranchez internet et partez en vacances ou en balade (selon vos moyens) et tout ira beaucoup mieux puisque plus personne n’aura de prise sur vous et vous vous sentirez beaucoup plus LIBRES.
      Ne vous laissez plus manipuler par tous ces requins !

  • claustaire
    claustaire
    enseignant
    • Posté à 21h51 le 13/10/2008
    • Expert 43479
      enseignant

    Bref, pour que des banques imprudentes, véreuses ou addictes à mort de leur jeu de casino ne perdent pas tout notre argent en faisant faillite, il faut que nous (l’Etat) jetions encore plus d’argent dans ces infernales machines à sous, de crainte de perdre davantage tout de suite.

    Le nouveau slogan de notre système financier (et de ses prédateurs de haut vol) : Pile je gagne, face tu perds.

    L’indice Niqués... quoi.

  • wiztricks
    • Posté à 21h57 le 13/10/2008
    • Internaute 28297

    Les Etats de la planète sont confrontés à un des chantages les plus pervers qui soit : ne pas supporter leurs banques et déclencher la panique (regarder les effets de Lehman Brother ou de l’Islande), ou se porter garants de ces dettes en espérant que ce ne soit pas qu’un sparadrap.

    La situation est aussi grave qu’une guerre et ces mesures d’urgences sont prises avec la hate que requiert une telle situation.

    Ceci dit, souvenons nous qu’avant la crise financière qui attire tous les feux ces jours ci, le monde était entré en récession à cause de la hausse du coût des matières premières.

    Ces perspectives de récession ont réduit quelque peu les tensions sur le prix des matières premières mais l’inflation et la hausse du prix du crédit qui en a résulté à provoqué l’insolvabilité de nombre de débiteurs. La réactualisation des actifs des banques ne pouvait que se traduire par des refinancements et à la crise de confiance que nous connaissons.

    Vous constaterez que si la bourse a retrouvé des couleurs, le prix du pétrole est aussi reparti à la hausse.

    Nous sommes donc dans une situation fort intéressante ou les possibilité d’effacer la dette des banques est subordonnée à une croissance bridée par la rareté des matières premières (et aux difficultés d’inventer du jour au lendemain une économie moins dépendante des matières premières).

    Une catastrophe immédiate serait lourde de conséquences pour tous, il est sensé que les Etats se donnent les moyens de l’éviter. Mais les problèmes de fonds posés par notre économie restent entiers et reviendront nous interpeller plus vite que nous le croyons.

    • Numerosix
      Numerosix répond à wiztricks
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 22h45 le 13/10/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Je crois que vous avez raison . Je suis pas doué en economie , je vais faire une reflexion vraiment simpliste : je veux bien qu’ on soit tous imbriqués , mais toute la finance mondiale qui s’écroule sous prétexte que 2 millions de pauvres , même américains, sur six milliards d’ habitants ne peuvent plus payer les traites de leurs petites maisons me semble vraiment étrange . Il y a autre chose ..

  • Humain
    • Posté à 22h00 le 13/10/2008
    • Internaute 21387

    L’argent ? Mais quel argent ?

    Aucun etat, aucun argent n’est sorti !

    Cet argent est une promsse de garantie !
    (C’est parfois voté mais pas encore fait)

    Les américains vont racheter les actions pourries dans leurs banques (mais pour l’instant rien n’est fait)
    Les Anglais vont augmenter le capital des banques qui deviendront nationales (Alors que les Anglais étaient plus libéraux que Strauss Khan ! !)
    Les français vont proposer une garantie aux banques qui « auraient » besoin d’emprunter (Ces fonds sont un « caution » et nnon un prêt)
    Dans les trois cas rien n’est vraiment encore fait.

    De plus nous savons que Nationaliser sans suivre et vérifier ne sert à rien !
    La question n’est plus entre McAin ou Obama, comme elle n’est pas, ou n’était pas chez nous entre Sarkozy et Strauss Khan
    Ou même entre Sarkozy et Ségolène.

    La vraie question est : comment nous sortir de ce marasme dans lequel nous sommes ?

    Et pendant ce temps, pour mieux consommer on vous proposera des crédits Sofinco ou autres…

    La solution ?
    1 Prendre la majorité dans les grandes banques par l’Etat (comme les Anglais sont en train de la faire)

    2 Ensuite, dininuer le taux d’usure de 19% à 10% !
    (Cela limitera le taux d’endettement des familles)

    3 Et ensuite : embaucher des fonctionnaires (hé oui !) afin de « vérifier » que les banques nationalisées suivent bien les principes demandés et accordent bien les crédits (à taux normaux) aux gens et aux PME.

    Si nous ne vérifions pas ce qui est mis en place, nous nous retrouverons dans un marasme plus grand encore.

    La crise arrive… Hélas, et ne sera pas que financière.

    Vérifions ce qui se passe, sachons vérifier les comptes.

  • marie 75
    • Posté à 22h30 le 13/10/2008
    • Internaute 3563

    17 : 14 L’ONG Transparency International France (TI) estime qu’« il n’y aura pas de reconstruction crédible du système financier international » sans « remède » contre les paradis fiscaux, et s’étonne du silence des instances internationales à ce sujet, dans un communiqué publié lundi.

    17 : 14 L’indice des trente valeurs vedettes Dax de la bourse de Francfort gagnait 10,04% à 5.000,50 points à 15H03 GMT, grâce au fort rebond de la bourse de New York et l’annonce du plan d’aide du gouvernement allemand au secteur bancaire.

    17 : 13 L’économiste américain Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008, s’est déclaré « terrifié » lundi par la crise financière actuelle qui lui rappelle la dépression des années 1930.

    cf le temps

    Sorry ! je ne pavoise pas !

    • kkadim
      kkadim répond à marie 75
      service public rhone alpes
      • Posté à 07h31 le 14/10/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      juste une petitte remarque : le pris nobel n’a jamais existe, c’est une confusion maintes fois dénoncé, mais qui arrange. c’est un prix remis par une banque en « lhonneur de nobel ».

    • -Candide-
      -Candide- répond à marie 75
      Jardinateur
      • Posté à 11h05 le 14/10/2008
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      Bonjour Marie,

      à vous qui aimez les citations :

      Reuters By Jon Hurdle Mon Oct 13, 7 : 34 PM (ET)
       » ...Krugman praised the European-led plan that sparked huge rallies in world stock markets on Monday as having a good chance of fixing the credit crisis. But he said the market’s euphoric reaction was not necessarily a signal it would work.... »

      Krugman a fait l’éloge du plan conduit par les européens ... qui a une bonne chance d’enrayer la crise du crédit...sans que la remonté des cours de ce lundi soit pour autant un signe tangible de son efficacité.

      Là, on est bien dans le sujet il me semble.

      Maintenant, une fois ceci objectivement rappelé, on peut très bien développer sur d’autres sujets, d’autant que comme le rappel le prix nobel, si la crise bancaire a de bonnes chances d’être enrayé, la crise classique (baisse de la croissance voire récession, remontée du chomage, etc...) est toujours potentiellement devant nous sans que personne ne s’aventure à prédire ni son ampleur ni sa durée.

      concernant vos deux autres citations
      - Paradis fiscaux : à priori il n’y a aucun lien direct avec la crise bancaire actuelle.
      C’est peut-être pour celà que çà n’a pas été pris en compte dans les priorités par les différents gouverrnements européens.
      Maintenant si l’ONG Transparency International pense le contraire, merci de nous publier leurs arguments, pas leur conclusions

      Une question bête au passage :
      Vous puisez vos sources depuis le le journal Suisse « Le temps »
      Par paradis fiscal, vous vous limitez au petits comme le lichtenstein, guernesey, monaco, les iles caïmans ou vous incluez aussi des pays comme le Luxembourg et la Suisse ?

      - indice DAX qui remonte.
      Je n’ai pas vraiment saisi la pertinence de cette info sur le DAX : -/
      Est-ce pour dire qu’à défaut de savoir si le plan est réellement efficace et durable, le marché allemand (comme les autres marchés européens) lui font au moins confiance à court et moyen terme ?

      Le plus important finalement ce n’est finalement peut-être pas votre revue de presse, mais votre conclusion :
      « Sorry ! je ne pavoise pas ! »

      Je ne suis pas loin de penser que certains dans la rue espèrent sincèrement que la crise soit suffisamment forte et durable pour engendrer des changements profonds de notre système.
      Si ces personnes avaient l’amabilité de développer ce qu’ils entendent quand ils disent « bientôt, la fin du capitalisme ».
      Pourquoi pas, mais vers quoi allons nous précisément ?

  • jpbe
    • Posté à 22h56 le 13/10/2008
    • Internaute 41264

    excellente analyse de Le Yéti qui nous change de celles carrément plus ou moins débiles de ces soi-disants spécialistes, très souvent juges et parties.
    Pour revenir sur un terrain beaucoup plus pragmatique et quotidien qui montre bien l’effondrement prochain de l’éconmie il suffit d’examiner la situation personnelle de (quasiment) chacun d’entre nous et les efforts désespérés des services commerciaux qui ne savent plus quoi inventer pour financer nos achats (aussi petits soient-ils) ou plus simplement pour nous rouler !
    Enfin il y a une chose qui n’est jamais prise en compte dans le pouvoir d’achat et qui augmente considérablement et qui va augmenter de façon vertigineuse et cela très rapidement ce sont les impôts et taxes !

    mon salaire + mes heures sup - le logement - la bouffe - l’électricité - l’eau - les déplacements - LES IMPOTS - LES TAXES - LE PLAN DE SAUVETAGE DES BANQUES - - - ... = ah ben tiens je suis en faillite ? L’état va-t-il me secourir ?
    Ah mais non car il y a LA solution miracle : UN CRÉDIT ! ALLELUIA !
    Décidément les voies du seigneur finances sont remarquables et impénétrables !

    Bref ce plan restera dans les annales du banditisme comme le plus grand hold-up, allez carrément, de l’histoire humaine !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h55 le 13/10/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    NOTE A LA RÉDACTION DE RUE 89

    Il y a Rue89.

    Il y a Eco89.

    Un moment, Rue89, la grande sœur, la plus courue des deux, forcément, accueillait en une les articles de la petite sœur pour la présenter sans doute à ses copains les lecteurs. Et ça marchait !

    Depuis quelques jours, ça ne semble plus être le cas. Chacun chez soi. La grande sœur snobe un peu la mouflette. Chacune son territoire, ses éditos, ses petits papiers...

    Du coup, c’est ballot, la petite sœur a un peu l’air délaissé (au nombre un peu riquiqui de visites).

    Et la grande sœur, un peu déconnectée (à l’ouest, disent les jeunes), n’affiche que des appâts sans grande conviction. La une de ce lundi 13 octobre au soir par exemple : « l’effet Musée Grévin » (hum, hum, pas trop prémonitoire, j’espère ?), le vieux Dennis Hopper (en tchat video tout ce qu’il y a de moderne, mais tout de même !), la santé de Mc Cain, Haïti, « Vicky Cristina » du serial Woody Allen...

    Bon, en fait pas inintéressant, mais pas folichon non plus, au moment où, sur Eco89, en quelques centaines de petites visites et de commentaires d’égarés, s’écroule tout un monde. Le nôtre.

    Enfin bon, ce que j’en dis, moi...

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Le Yéti
      Déchoukeur
      • Posté à 23h52 le 13/10/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Ce n’est peut-être pas non plus « folichon » pour les rédacteurs de Rue89 de répandre ou de trop mettre trop en évidence des commentaires qui démolissent la pensée unique.
      Ce n’est pas « vendeur ».
      Et il vaut mieux cantonner les « enragés » de l’économie et des marchés dans la petite cour au fond du jardin.
      Avez-vous remarqué où en est aujourd’hui la faiblesse de l’argumentation des tenants du libéralisme ?
      Le cinéma, l’effet musée Grévin, les chaussettes du Pape,le santé de Mc Cain...voilà de quoi parler d’autre chose, de changer les idées.

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à Le Yéti
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 11h37 le 14/10/2008
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Bonjour Le Yéti,

      effectivement, au début, nous avons publié en doublon certains articles. Il nous fallait faire connaitre Eco89 et publier les articles Eco dans la colonne centrale de la Rue a permis d’amener les riverains vers le nouveau site.

      Problème : beaucoup de lecteurs nous ont - à juste titre - reproché d’avoir des « homes » quasi identiques, en cette période où l’actu économique est omniprésente. Sur Eco89, il n’y avait plus que les articles Vie de bureau et les Questions/Réponses comme valeur ajoutée. Du coup, à quoi bon créer un site Eco si ses papiers restent sur la Rue ?

      La double publication reste possible, pour certains articles grand public, très généralistes. Mais nous essayons plutôt de limiter cette pratique.

      Eco89 est accessible depuis la barre des rubriques de Rue89, donc pourquoi ne pas considérer Eco89 comme une sous-rubrique de Rue89 ?

      Aucune malice là-dessous en tous cas, et loin de nous l’idée de « cantonner les “enragés” de l’économie et des marchés dans la petite cour au fond du jardin », comme le suggère Nemo 3637.

      La petite cour n’aspire qu’à être aussi courue et à provoquer les mêmes débats enflammés que sa grande sœur.

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Marie-Sophie Keller
        Déchoukeur
        • Posté à 14h39 le 15/10/2008
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Marie-Sophie,

        Ce n’est pas tant sur la forme des articles (en doublon, sous diverses rubriques) que la critique de nombreux internautes portent mais sur le contenu lui-même. Certes un journal ne saurait être seulement un outils didactique, un « éducateur des masses » et il doit traiter de sujets légers. Mais doit-on tomber dans les travers que l’on reprochait jadis à France-Soir ou à France-Dimanche ?
        Concernant « l’économie » on a eu droit, de début septembre à aujourd’hui à presque tous les poncifs de la pensée libérale – à de rares exceptions près. On ne demande certes pas aux journalistes de tout savoir, mais on peut leur demander quand même d’aller puiser leur information à des sources diverses et de pouvoir réellement informer pour susciter un vrai débat, avec tous les éléments en main. Quel est l’article ici qui a remis en question ici le capitalisme lui-même et son économie ? C’était trop moche de dire une grossièreté pareille ? Il y a des gens, arguments à l’appui, qui pensent que le capitalisme est dans sa phase terminale. Peut-être après tout ont-ils tort. Pourquoi ne pas publier leur pensée ? Ce genre d’article, encore une fois, a été publié dans « Le Monde » en date du 12/10/2008. Et ce débat, quoiqu’on puisse penser de sa pertinence, est ouvert plus que jamais. Pas à l’initiative de Rue89.

         
        • Marie-Sophie Keller
          Marie-Sophie Keller répond à nemo3637
          Ex-Rue89 mais toujours fan
          • Posté à 16h24 le 15/10/2008
          • Internaute 26936
            Ex-Rue89 mais toujours fan

          Bonjour Nemo,

          nous serions ravis d’accueillir des tribunes de voix divergentes. Je vous sens bien « enragé », n’auriez-vous pas envie de faire un papier pour développer la remise en question du capitalisme ou sa mort annoncée ?

          Votre tribune / témoignage serait sans doute très « débatogène » et c’est dans les files de commentaires que nous repérons parfois des plumes ou des avis intéressants qui nous fournissent ensuite d’autres articles ou des témoignages permettant d’entamer une enquête.

          Il suffit peut-être simplement d’amorcer la pompe.
          Merci, en tous cas, pour vos critiques constructives et l’intérêt que vous nous portez.

          Au plaisir de vous lire.

          • nemo3637
            nemo3637 répond à Marie-Sophie Keller
            Déchoukeur
            • Posté à 20h20 le 16/10/2008
            • Internaute 44521
              Déchoukeur

            Marie-Sophie,
            Je vous remercie de l’intérêt que vous me portez.
            J’ai en effet écrit deux articles pour Rue89 qui n’ont pas été publiés.
            Le premier avait pour sujet un postier gréviste menacé de révocation. Par sa forme, qui appelait à la mobilisation et à la solidarité, il faisait plus penser à un tract qu’à un article « journalistiquement-correct ». C’est d’ailleurs ce que m’ont reproché nombre d’internautes du Post et de Agoravox qui, eux, l’avaient publié en « Tribune libre ». C’est quand même la publication de ce texte-là qui me tenait le plus à coeur.
            Le second - « Quelle solution face à la crise » - se voulait réflexion et propositions de réorganisation sociale. Il n’a pas été publié, ni par AgoraVox, ni par LePost, ni par Rue 89. Seuls quelques sites « associatifs » ou blogs ont accepté de le reproduire.
            Je n’en fait pas « un plat » car je ne me fais pas d’illusions au départ sur la politique de publication des grands médias. Je savais que ce que je pouvais dire était destiné à des forums et à des commentaires, pas plus.
            Cependant la ligne « politiquement correct »qui consistait à ne publier que des poncifs alors que la crise battait son plein, devenait de moins en moins tenable. Le journal « Le Monde » en date du 12/10/2008 l’a finalement compris.
            Je ne suis qu’un citoyen comme les autres. Je n’ai pas la prétention d’être un grand penseur et ce que je dis ne prétends aucunement à l’infaillibilité. Cependant j’aspire moi aussi au respect, au droit d’être fustigé par tous ou partie si je dis des absurdités. Merci encore : je vous renvoie donc mon article, in extenso, du 04/10/2008.

        2 autres commentaires
  • violeta
    violeta
    psy
    • Posté à 23h28 le 13/10/2008
    • Internaute 34895
      psy

    Le « gros taux de défaut des ménages » .... ce sera ce qui va m’arriver. Plus du tout confiance dans ces boites à fabriquer toujours plus de cupidité et qui ont assujetti les citoyens et les États. Nous sommes dans l’obligation de passer par les banques pour percevoir nos salaires, mis à part ça, je vais vite essayer de m’en passer le plus possible, c’est ma décision.

    Nous devrons inventer des systèmes solidaires concrets basés sur les sels ou le troc ou autre chose qui n’existe pas encore. Il est temps que les citoyens proposent des contre-projets concrets à ce système et se donnent la peine de les faire fonctionner. Des expériences de micro-économie alternatives seraient les bienvenues. Pour l’instant, le climat majoritaire est toujours au suivisme du modèle capitaliste. Tant de gens pensent qu’il peut continuer à être un moindre mal s’il n’avait pas été secoué par les excès du néolibéralisme. Comme s’ils n’allaient pas recommencer ! Bien sur qu’ils ne vont pas lâcher cet engouement pour la richesse. Vous pensez que les États rompus aujourd’hui à ce fonctionnement vont le moraliser ? Je n’y crois pas une seule seconde. Les castes gouvernantes sont actionnées le plus souvent par des intérêts colossaux, comment voulez-vous qu’elles s’intéressent à ce qu’elles ne connaissent plus ? ...

    La gauche bien pensante et la droite sont, sur ce point de la perpétuation du capitalisme, bien d’accord.

    Les imaginations semblent être en panne. Mesurer l’état dans lequel ce système a jeté le monde nous referme sur une dimension tragique et sourde. Dans la jouissance de l’immédiat, qui veut s’attarder à saisir le danger extrême qu’il y a à poursuivre cette logique destructrice, à part quelques « allumés » qui vous parlent de décroissance, de services publics ? ...
    Les explications rassurantes de A.Scalbert postulent que ce système doit et peut se redresser, qu’il est impératif de juger que LES PERTES peuvent ne pas être catastrophiques et que le citoyen et l’Etat peuvent même être gagnant....

    gagner quoi : de l’argent ? Et détruire-perdre-laminer tout le reste ? Jouer au jeu de hasard de la bourse l’avenir de la planète ? Mépriser, rejeter les immigrants qui quittent leur pays car ils ne peuvent plus continuer de cultiver et respirer la terre de leurs aïeux ? Continuer de produire des quantités abominables de déchets que le capitalisme entretient pour se pérenniser, ...Nourrir les humains avec des OGM gavés de pesticides et des poulets élevés dans des prisons ? Construire des villes-champignons pré-formatées d’une laideur qui déprime....

    Sur que dans 5 milliard d’années elle aura disparu la planète, c’est pas une raison de la casser comme un jouet ... Je ne sais par où il faudra commencer mais ça ne peut pas continuer comme cela.

    • Augustin Scalbert
      Augustin Scalbert répond à violeta
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 12h20 le 14/10/2008
        rédacteur
      • Journaliste 27
        Journaliste

      Bonjour Violeta,

      je ne postule rien du tout. Je m’interroge sur la provenance de cet argent, et je pose la question à des économistes. Je n’en déduis rien sur la nécessité ou la possibilité pour le système de se redresser, ou qu’il est impératif de juger quoi que ce soit.

      • violeta
        violeta répond à Augustin Scalbert
        psy
        • Posté à 17h05 le 14/10/2008
        • Internaute 34895
          psy

        F.Fillon vient de confirmer tout à l’heure cette idée qu’il y a peut-être plus à gagner qu’à perdre dans ce temps de l’intéressement que l’Etat va avoir auprès des banques, en entrant dans leur capital ( il ne dit pas que lorsque l’affaire sera juteuse, l’Etat se retirera, l’info est toujours à moitié) . Mais l’on reste toujours, même si vous ne faites que l’énoncer dans l’impossible représentation qu’UN AUTRE SYSTEME puisse exister.
        Toutes les analyses, mêmes performantes, ne se fondent jamais que sur la réalité de la financiarisation d’aujouird’hui et les esprits (aussi honnêtes qu’ils soient) peinent à désirer autre chose.

        Même si quelques gémissements nous parviennent que la difficulté vient de ce que nous n’ayons pas digéré le communisme et le capitalisme d’Etat qui allait avec, dévoyés par le système autoritaire outrancier d’un Staline et consorts.

        Si la perversion hulmaine a aussi touché « les généreux » qui se réclamaient du peuple... forts de cette histoire nous ne devons pas pour autant renoncer à penser demain en des termes de partages des richesses aussi équitablement que possible.
        On ne résoudra pas l’injustice, mais nous pourrions je crois combattre la faim, la misère..... et lutter contre les excès. Ce qui ne sera jamais le cas dans notyre système où les extravagances de la jet set and-co laissent la planète exsangue.

        Pour cela je crois qu’il ne suffit plus de commenter mais que nous devons le dénoncer .

        merci pour votre réponse.

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Augustin Scalbert
        Déchoukeur
        • Posté à 14h55 le 15/10/2008
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Augustin Scalbert ,
        Vous nous présentez les généralités d’un fonctionnement. Mais cela fonctionne t-il réellement comme vous le décrivez ? Comment se décompose ce financement dans la lecture d’une dette publique qui dépassait déjà les 1300 milliards de dollars en 2006 ? Quelle est le chiffre actuel de cette dette publique ?
        La vérité c’est le pâté de cheval et de pie : une moitié de cheval, une moitié de pie. Le financement vient principalement d’obligations.
        « L’Etat ne meurt jamais ». C’est une grande et belle phrase. Elle ne doit pas rassurer cependant les Islandais. Les Russes, depuis la fin de l’URSS et de la CEI n’y croient plus trop non plus.

  • le persan
    le persan
    FINANCIER
    • Posté à 23h34 le 13/10/2008
    • Internaute 28089
      FINANCIER

    Pour un débat citoyen informé !

    Sans vouloir influencer votre opinion définitive sur ce plan – la démocratie n’existe que tant qu’on peut défendre le point de vue qu’on souhaite sans se faire vouer aux gémonies ! - , il est cependant utile d’apporter quelques éclairages techniques sur deux points pour la qualité du débat citoyen puisque la presse dans son ensemble ne l’a pas fait.

    1 - D’abord le plan de garantie du crédit interbancaire. Généreusement informés, vous avez tous compris en quoi il consiste. Exemple : la BNP a besoin d’emprunter pour 3 jours 5 milliards d’€ et la Deutsche Bank (le marché interbancaire est européen) est prête à lui prêter cette somme mais assortie d’une garantie publique française ; la Direction du Trésor française accordera sa garantie à la BNP moyennant le dépôt en garantie pendant les 3 jours de 5 milliards d’€ de titres financiers qu’elle possède. Si la BNP au cours de cette période enregistre un sinistre d’1, 5 milliards € sur ces titres, l’Etat prendra à sa charge cette perte et versera le 1,5 milliards € à la BNP pour qu’elle rembourse la Deutsche Bank. Soit dit en passant, la garantie de l’Etat n’est pas payante contrairement à ce qui a été dit : elle est comme d’habitude gagée sur un « collatéral », exactement comme le demande la BCE pour prêter à court terme aux banques. Le coût effectif du plan pour l’Etat ne portera que sur les sinistres dans la limite d’un engagement total de 320 milliards €. En moyenne, les fonds de garantie montés pour des produits financiers ou des crédits de qualité enregistrent 3 à 5 % de sinistres : l’addition pourrait donc coûter en théorie entre 10 et 15 milliards. Pourquoi fait-on ça ? Parce que la BCE reçoit en garantie des Banques depuis plusieurs semaines du papier de qualité de plus en plus dégradée (des « actifs pourris ») et que son bilan est plombé, comme celui de la FED. Elle demande donc aux Etats de prendre le relais puisque ce sont eux les garants en dernier ressort de tout le système financier. En somme, le plan européen revient sans le dire à faire la même chose que le plan Paulson : les Etats vont reprendre les actifs pourris détenus par les Banques. Les sinistres à charge de l’Etat dépasseront probablement les 5 %. L’Etat n’a pas le sou, il va donc emprunter sur les marchés financiers et comme tous les pays européens empruntent et le Trésor américain aussi, il faudra servir des intérêts beaucoup plus élevés qu’aujourd’hui pour appâter le client. Le payeur final de la dette, c’est bien évidemment nous tous, et en premier lieu ceux dont l’impôt n’est pas plafonné à 50% de leurs revenus. On ne peut certes pas laisser mettre en faillite les Banques, on a laissé faire en 1929 avec les résultats que l’on sait. Ceci étant, le dispositif de garantie du passif interbancaire ne met rien à la charge des actionnaires. Il n’y a qu’en cas de nationalisation partielle que ceux-ci perdaient une bonne partie de leur mise.

    2 – Le crédit aux entreprises et à la consommation ne sera pas relancé. Les Banques ont pris beaucoup de risques sur des opérations insolvables et de plus aujourd’hui elles ne peuvent plus titriser leur portefeuille de prêt ( comme ce fut fait avec les subprimes). Donc les conditions de crédit se sont déjà durcies et vont se durcir encore : blocage des crédits de trésorerie pour les PME, critères drastiques pour les prêts immobiliers, raréfaction du crédit consommation. Nos Banques vont restaurer leur bilan sans trop de casse et de pertes pour les actionnaires. Mais nous paierons collectivement la facture sous forme d’une grosse dépression.

    • papy55
      papy55 répond à le persan
      prof. en province
      • Posté à 07h13 le 14/10/2008
      • Internaute 24237
        prof. en province

      En résumé, le chiffre global n’a pas la signification que les gouvernants veulent laisser croire, il tient plus de la com’ politique, pour montrer qu’ils sont à la hauteur face à la crise, mais ils cachent une réalité bien plus modeste, quelques milliards au plus, mais dont l’effet social sera catastrophique, ce qu’il faut donc faire oublier à l’instant !

      Au final, les actionnaires vont s’en tirer, voire même en tirer profit, les contribuables ordinaires et les non contribuables (ceux qui n’ont déjà rien !) vont payer comptant les conséquences de cette crise financière !

      Je suis de plus en plus persuadé, que cette crise financière a été organisée de l’intérieur pour soutirer la garantie des Etats, ce qui est maintenant fait, et que la plus grosse et meilleure part du gâteau reste dans les mêmes mains !

      Il n’y a pas en fait de véritables nationalisations, à l’exclusion de celle des pertes !

      Et la dette publique, où est-elle, dans quelles « mains » (je veux dire,, qui enrichit-elle ?), elle grossit de jour en jour !
      Et là, quand il s’agit de sauver le système bancaire, on n’en parle plus, même si du même coup elle explose brutalement !

    • le persan
      le persan répond à le persan
      FINANCIER
      • Posté à 14h02 le 14/10/2008
      • Internaute 28089
        FINANCIER

      ERRATUM :
      Je disais dans mon post que la garantie offerte aux banques ne sera pas payante. Je n’étais pas à Bercy hier à 16H30 pour écouter Mme Lagarde préciser ce point qui n’avait fait l’objet jusqu’alors que de déclarations d’intention sans dispositif concret affiché ; les sites Internet des grands quotidiens (Le Monde, Libé, Les Echos, etc) n’ont rapporté ses précisions de Mme Lagarde que ce matin (il est dommage d’ailleurs qu’avant ses précisions, il n’aient pas fait remarquer que la déclaration d’intention du Président n’était étayée par aucune disposition concrète : il fallait au moins dire au public qu’on devait attendre la concrétisation avant de s’en féliciter). Le principe de base énoncé par la Ministre de l’économie est que l’Etat refacture aux banques l’intérêt qu’il paiera sur ses emprunts pour les refinancer et qu’il leur fera payer en plus une commission qui élèvera le taux d’intérêt du refinancement de + 1,8 à + 1,9%. Ceci étant cela ne change pas mes autres commentaires : un haut fonctionnaire de Bercy estime que le taux de sinistre sur les actifs apportés en collatéral par les Banques ne sera pas supérieur à 2% ; on peut émettre des doutes, car seul le secteur du microcrédit affiche un taux de sinistre aussi faible. Comme les actifs remis par les Banques à l’Etat comprendront des prêts immobiliers, il vaut mieux retenir le taux de défaut sur ces prêts. Mon hypothèse d’un taux de sinistre de 3 à 5% est réaliste, avec donc un coût public de 10 à 15 milliards € donc une augmentation de la dette pour ce montant. Quant à la crise économique, tous les observateurs (la presse par exemple) et les syndicats patronaux (ex : Roubaud, patron de la CGPME) nous disent qu’elle n’est plus une supputation mais une réalité. La Banque de France annonce une croissance du PIB de - 0, 1 % au 3ème trimestre 2008, ceci est en ligne avec les prévisions du FMI d’une croissance inférieure à 1% en 2008 et 2009 en France inch’allah ! Les Banques seront redressées mais la résolution de la crise financière ne changera rien à la crise économique pour les raisons que j’expliquais - c’est du moins mon hypothèse et on peut toujours se tromper.

      • le persan
        le persan répond à le persan
        FINANCIER
        • Posté à 12h52 le 15/10/2008
        • Internaute 28089
          FINANCIER

        Avant hier, on nous expliquait qu’il n’y avait pas de risque dans ce plan - ce qui était manifestement faux dés lors qu’on décrypte sa sauce technique, et que le problème de la crise était réglé - ce qui était pour le moins hasardeux sur le plan financier et carrément erroné sur le plan économique.

        Deux citations de Fillon aujourd’hui :

        « On n’est pas à l’abri d’un accident systémique, c’est à dire un accident qui est entraîné par le fait que certaines banques peuvent avoir des produits toxiques en part importante dans leur bilan »

        « C’est une panne de croissance avec des conséquences sur l’emploi, des conséquences sur l’activité économique, sur le pouvoir d’achat. »

        CQFD

        Entretemps, impossible de se faire entendre. Merci à Rue 89

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 07h20 le 14/10/2008
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    ce matin à la radio j’entendis un des ces fumeux experts expliquer que ces milliards déversés n’étaient absolument pas choquant : c’est comme une « assurance ». le larbin tenant le micro, qui s’auto-attribue le titre de journaliste, ne lui fit même pas remarqué qu’une assurance qui vient à votre secours sans que vous ayez payé aucune prime ç’est plutôt rare.
    en fait nous avons ici l’un des principes centraux du libéralisme : « externaliser les charges ». en bon français : faire payer par les autres tout ce qui ne fonctionne pas.

  • -Candide-
    -Candide-
    Jardinateur
    • Posté à 09h48 le 14/10/2008
    • Internaute 40778
      Jardinateur

    L’article a été classé par rue89 « EXPLICATEUR »

    Pour ma part, cela sous entend qu’il a été lu par les journalistes de la rue,
    qu’ils ont estimé qu’il s’agissait essentiellement de faits partagés par les spécialistes de tous bords et retranscrits pour nous faciliter la compréhension.

    Contrairement à une « TRIBUNE » qui concerne l’avis d’une personne et n’engage qu’elle même, ou à une « POLEMIQUE » qui met en avant un point de vue dont on sait à l’avance qu’il n’est pas partagé.

    Si des imprécisions ou des inexactitudes sont présentes, il peut être intérréssant que nous lecteurs puissions apporter de l’eau au moulin.
    Voire aussi pour améliorer le coté didactique.
    Mais je ne vois pas l’intérêt de polluer l’article qui se veut pédagogique avec des polémiques qui n’ont même pas rapport avec le plan anti-crise.

    Certes, en citant Nicolas Sarkozy qui a parlé de « pari raisonnable », c’était déjà ouvrir la polémique. Surtout sur rue/eco89 ^^
    Si on avait replacé dans le contexte, on aurait plutôt mieux fait de rappeler que le plan européen (qui diffère du plan US comme le souligne l’article) a été pensé par nos amis britanniques et en particulier Gordon Brown, premier ministre (travailliste !) et ancien ministre de l’économie.

    Même si les britanniques saluent l’élan qu’a donné la France en donnant l’impulsion de la coordination européenne, je ne résiste pas au plaisir de vous en donner les termes que vous prendrez bien sûr au premier degré.

    « Gordon Brown’s brain and Nicolas Sarkozy’s brawn combined to shake up Europe this weekend, with eurozone governments agree­ing to follow Britain with a co-ordinated and systematic bank rescue plan. »

    littéralement, « la tête et la force musculaire » le pendant de notre expression « la tête et les jambes ».
    Et vous avez bien compris que la tête, c’était le premier ministre britannique.

  • parousnik
    • Posté à 09h57 le 14/10/2008
    • Internaute 18991

    L’ultralibéralisme garantie par l’Etat...Ainsi n’importe quel Bouton peut faire joujou avec l’argent qu’il n’a pas et s’il y a une dette ce sera a l’Etat de la payer....quand a faire des profits ne révons pas comme pour les autotroutes et en tout ce que les populations ont travers l’Etat ont investi durant le siècle dernier et les précedents des qu’une entreprise devient rentable et bénéficiaire ...elle est privatisé. La maison Blanche a mis au point une arnaque mondialisé...une nationalisation, des dettes des entreprises financières... et bancaire... Les risques sont couvert par les Etats mais biensur les bénéfices resteront d’une manière ou d’un autre par un jeu d’écriture, une facilité etc...privatisés... Cette crise boursière spétaculaire est artificielle destiné aussi a appauvrir les populatrions réticentes aux guerres de pillages...Le 21ème siécle sera le siècle des escrocs et des assassins...et le retour a la justice féodale...Il a commencé par l’organisation en mondiovision des événements du 11 septembre 2001 pour justifier les pillages du Moyen Orient... etc. et cela continue avec l’organisation de cette arnaque...basé sur un argent sans valeur réelle...

  • Zorro est arrivé
    • Posté à 10h07 le 14/10/2008
    • Internaute 53638
      Lecteur

    C’est sur la marché obligataire que ça se joue maintenant.
    Transfert de patate chaude...

    • le persan
      le persan répond à Zorro est arrivé
      FINANCIER
      • Posté à 12h49 le 16/10/2008
      • Internaute 28089
        FINANCIER

      Bien vu Zorro ! C’est ce qui se passe depuis une semaine au moins et s’est accéléré depuis lundi. Les opérateurs des marchés financiers constatent l’entrée en récession, observent qu’aucune mesure n’est prévue pour y faire face ( la proposition Autrichienne de plan anti-récession a été rejetée par le Sommet Européen hier). En conséquence, anticipant une chute du résultat des entreprises, ils fuient le marché des actions et se reportent sur le marché obligataire par préférence pour la liquidité. Ceci ne va bien sûr pas arranger la crise puisque ce sera moins d’argent injecté dans l’économie et plus d’argent injecté dans le marché de la dette...dont la bulle est à l’origine de la crise financière. Comme dans les histoire de bip bip, le coyotte s’est rendu compte qu’il avait dépassé le bord de la falaise et pour échapper au vide, il court encore plus vite !
      Accessoirement, le compartiment « dette publique » sur le marché obligataire est jugé le plus sécurisant, mais avec l’afflux de demande de refinancement par les Etats, les opérateurs de marché vont demander une prime de risque supérieure à ce qu’elle est. En langage de tous les jours, ça veut dire que les Etats vont devoir payer plus chers leurs emprunts, que la charge des intérêts comptabilisée dans le budget va croître et que celle-ci est financée par l’impôt. Comme les rentrées de l’impôt sur les sociétés et de la TVA seront plus faibles à cause de la récession et qu’il sera difficile politiquement d’accroître le siphonnage fiscal des classes moyennes, les Etats vont refinancer l’impasse en émettant de nouveaux emprunts. Après la cavalerie de la dette privée (la titrisation et les produits structurés), on aura droit à la cavalerie de la dette publique. Ce serait un bon exercice de travailler sur ce qui pourra en résulter car concrètement, ce sont les jeunes de la génération 80 et 90 qui vont être confrontés à ce méga-bug.

  • Aelendel
    Aelendel
    Salarié
    • Posté à 10h49 le 14/10/2008
    • Internaute 12830
      Salarié

    Ca vous rassure de savoir que vos banquiers rouleront dans une porche payer par vos impôts et ceux de vos enfants ?
    P.... ou elle est la guillotine ? ? va falloir l’aiguiser elle doit plus trop couper ! ! ! !

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 11h03 le 14/10/2008
    • Internaute 16438
      ici et là

    Tout ce que je sais, c’est que comme l’affirme le porte parole d’Oxfam France, 30 milliards de dollars seulement permettraient de nourrir durant un an les 925 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.

    Que les Les états aient leur priorités je le comprends, mais qu’on nous le dise clairement que si aussi peu d’argent est affecté au développement c’est parce qu’on s’en fout royalement, Quand le système financier mondial est menacé on trouve forcement des centaines de milliards de dollars... Bizarre, mais ça m’ecoeure.

  • Counch
    Counch
    Citoyen en résistance en (...)
    • Posté à 11h31 le 14/10/2008
    • Internaute 23248
      Citoyen en résistance en (...)

    Bravo Le Yéti. Trés bonne analyse que je partage.
    J’ai même cette « étrange » impatience de l’effondrement du système.

    Place maintenant aux phylosophes et autres penseurs qui doivent inventer un nouveau système qui fonctionne et en harmonie avec notre environnement. Nous ne sommes pas dans un monde virtuel ! ! !

    Notre bonne vieille terre se régule et nous renvoie les lois de la physique à la gueule. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme...

    Les paysans en 1789, étaient à des milliards de lieux d’imaginer, lorsqu’ils marchaient sur Versaille ce qui allait découler de tout ça. Ils avaient juste faim...

  • Humain
    • Posté à 12h16 le 14/10/2008
    • Internaute 21387

    Le plan anti-crise... ou le mythe du prachute doré !

    Du jamais vu !

    On promet des milliards, si besoin est, aux banques avant même qu’elle ne croulent ! !

    C’est merveilleux : Je suis patron de banque, et si les choses tournent vraiment mal, je suis certain de ne pas être acculé à la banqueroute !

    Après les parachutes des dirigeants, on offre des parachutes aux banques ! !

    Et les tenants du libéralisme ont l’air ma foi d’apprécier cette position très confortable.

    Du jamais vu !

    Supposons qu’un gros malin en profite pour se débarrasser de comptes plutôt encombrants... Il ne coure vraiment aucun risque ! C’est super !

    Les établissements financiers et banques travaillent non seulement avec l’argent des autres mais avec en prime l’assurance ne ne pas avoir comme nous des problèmes de faillites ou de fin de mois difficiles à cause d’un emploi perdu, dû à une banque qui justement est trop peu confiante !

    Je suis certain que les Arlette Chabot, et autres Sylvestre ou Strauss Khan nous expliqueront bientôt devant les caméras comment dans un monde libéral on peut ainsi avancer avec des béquilles des casques et des pare -chocs entièrement fabriqués par l’Etat, et payés par les citoyens.

  • démocrate35
    • Posté à 12h56 le 14/10/2008
    • Internaute 39704

    Rien d’étonnant donc à ce que les bourses remontent puisque l’Etat va garantir les « conneries », surtout que les gages laissés par les banques en échange de la garantie d’état correspondent aux actifs « pourris », alors que normalement ces actifs devraient être provisionnés. On risque donc à terme d’avoir des bilans « bidon ».
    Sur les marchés aux bestiaux, on entend souvent ce vieil adage : la première perte est la meilleure, et on on est en train de faire tout le contraire. On regonffle la bulle. Pas bon.
    Sûr qu’Angela doit être furibarde...sans parler du 0,1% Tapie( 400 millions de racket/360 milliard de garantie)
    Ah non,... pas bon.

  • survivant
    • Posté à 14h43 le 14/10/2008
    • Internaute 25864

    Où l’état va trouver l’argent dites-vous ? Simple ; l’état va gonfler la dette publique et la répercuter sur les générations futures voire 2 ou 3 générations après nous ! Les sommes de ce gigantesque holdup sont colossales. Tout ça sera transformer sous forme de taxe. « pas vu , pas pris ».

  • pfavre
    • Posté à 15h14 le 14/10/2008
    • Internaute 242

    Encore une occasion perdue pour la gauche !
    Il aurait été logique et bien compris des classes moyennes de conditionner le soutien des groupes de Gauche au retrait IMMEDIAT des mesures imbéciles et injustes prises l’été dernier (loi TEPA dite ’paquet fiscal’).
    Perpetuer des scandales tels que le bouclier fiscal dans les circonstances actuelles est incompréhensible.

  • Anonyme

    « Dans tous les autres cas, le contribuable ne perdra pas, ou gagnera »

    Voila, tout va bien. Que les imbéciles heureux rassurent le monde, l´Etat s´endette de quelques petits milliards, « prête » aux banques du fric qu´il récuperera quand le soleil aura explosé, les entreprises virent a tour de bras, des centaines de miliers de ménages américains (sans parler des autres) sont a la rue, aucune réforme structurelle du marché bancaire et/ou boursier pour préparer la prochaine crise - dans 5 ans au plus, une économie qui fonctionne au pétrole, qui espere une guerre (en Iran ) pour tourner un peu mieux....

    cet article est une belle merde ! heureusement que les commentaires sont plus réalistes...

  • bilou.
    bilou.
    Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ (...)
    • Posté à 16h19 le 14/10/2008
    • Internaute 21503
      Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ (...)

    Le barril de petrole sous les 80 dollars a son plus bas niveau la semaine derniere, le prix a la pompe va t il anticiper la remontee, ou bien va t il baisser de 45% comme le barril, la est la question ? Sinon, c est 40% du litre qu on paye a la pompe qui nous est taxe en plus des taxes habituelles !
    En dix jours combien de pognon peuvent se faire les etats sur le dos des contribuables a des taux si eleves ... ? De quoi alimenter la speculation boursiere des millions de personnes qui ne vivent plus que de ca, on augmente la dette du coup on augmente la capacite du systeme a acceuillir plus de speculateurs sur les marches qui n envisagent plus que de speculer pour un lifetime, c est cool, warren buffet c est bien comme ca qu il est devenu le plus riche du monde, alors pourquoi pas en faire un metier ? Selon lui d ailleurs les regles seraient trop simple, une fois qu on est tres riche on devient forcement de plus en plus riche, la preuve la crise lui a rapporte 8 nouveaux milliards de dollars flambant neuf et il comprend pas pourquoi les impots des plus riches sont si bas, le challenge d impots plus eleves seraient plus croustillant selon lui. Alors on a beau shoute dans le ballon de la crise le plus loin possibe, ce qu il faut changer c est la dynamique sousjacente de cette crise, sinon le probleme reviendra toujours.

  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 16h50 le 14/10/2008
    • Internaute 32845
      La france inquiète

    On a l’impression que l’état a volontairement surévalué les éventuelles difficultés financières des banques françaises (qui selon FILLON n’ont aucun problème de trésorerie) pour se constituer un « bas de laine » inespéré qui sera utilisé tout au long des réformes pour acheter, qui la paix sociale, qui des mouvements corporatistes dont on pressent la colère devant l’incapacité de ce gouvernement à faire face à notre crise économique intra muros !
    On saisit mieux pourquoi depuis trois semaines, Nicolas SARKOZY « balance » des milliards d’euros à qui en demande ! On ne savait pas vraiment d’où pourraient bien venir ces milliards ; maintenant, on a compris que le président français, for de sa position à la tête de l’U.E, s’est consitué en exploitant habilement la crise financière généralisée, une sorte de découvert autorisé, et a enjoint les autres pays de l’Union à faire de même !
    Heureusement que les dirigeants européens ont suivi l’idée...
    La crise a du bon tout de même. L’histoire ne dit pas qui paiera la facture finale où pour le moins, combien cela coûtera à chaque citoyen français, car 360 milliards d’euros, c’est peut-être excessif pour des garanties financières à des banques qui n’ont pas de souci de trésorerie ? A moins que l’on nous ait caché quelque chose ?

    Le paravent de la crise économique internationale ne durera que quelques mois ; il faudra tôt où tard rendre des comptes au peuple français . Nicolas SARKOZY a raison de dire que c’est un pari mais s’il le perd, c’en sera définitivement fini de l’europe et de ses prétentions de leader économique mondial.
    Pendant ce temps, quid du pouvoir d’achat, du logement, de l’emploi ?

  • Aller à la page
  • 1
  • 2