En direct de la crise financiere 08/10/2008 à 23h18

Trichet (BCE) supplie : « Reprenez vos esprits »


Infosignalée par
un internaute

Les milliards volent, les banques valsent, les politiques s’affolent, les citoyens écarquillent les yeux... Revivez la folle journée de mercredi.


Un trader à la bourse de Francfort mercredi (Kai Pfaffenbach/Reuters).

24h00. « Reprenez vos esprits » lance mercredi soir le président de la Banque centrale européenne (BCE) aux opérateurs des marchés financiers, sur France3 :

« Le pessimisme excessif est très mauvais conseiller... Nous, nous sommes unis au niveau de la planète entière. Nous appelons l’ensemble des acteurs du marché, qui sont dans un état de turbulence accentué, nous leur disons reprenez vos esprits, il y a des éléments de confiance qui sont là. »

23h14. Sixième séance consécutive de recul pour le Dow Jones, qui termine en baisse de 2%. Depuis la clôture du mardi 2 octobre, l’indice phare de Wall Street a perdu 14,7%.

18h42. Pendant la crise financière, >la crise alimentaire continue. Et l’ampleur des sommes débloquées par les gouvernements pour voler au secours des banques donne le tournis aux organisations humanitaires, habituées à batailler ferme pour débloquer les fonds nécessaires à leurs projets.

Sylvain Trottier, d’Action contre la faim explique : « On est conscients qu’on ne peut pas laisser le système bancaire s’effondrer. Mais on est très inquiets pour la suite : c’était déjà de plus en plus difficile d’obtenir des financements, ça risque de ne pas s’arranger. »

ACF estime ainsi à 3 milliards d’euros par an les fonds nécessaires par an pour traiter les cas de malnutrition sévère, qui touchaient 20 millions d’enfants dans le monde en 2007 -et sans doute beaucoup plus aujourd’hui, vue la hausse prix des produits agricoles dans le monde. Une paille à côté des 700 milliards du plan Paulson, ou des 64 milliards d’euros mobilisés par le gouvernement anglais pour renationaliser partiellement les banques anglaises.

L’ONG appelle à la mobilisation le mercredi 15 octobre. Au programme notamment, une « freeze mob » sur l’esplanade de la Défense, à Paris (plus d’infos sur la page Facebook du happening).


18h19. Attention, message à caractère honteusement publicitaire. Ami trader, tu veux la jouer second degré dans ta salle des marchés au bord de la crise de nerfs ? Ami militant altermondialiste, tu veux afficher ta défiance envers le capitalisme triomphant ? Ami riverain, tu veux soutenir ton site préféré ? Achète le T-shirt spécial crise d’Eco89 !

Le visuel est signé Mathilde Hiesse, actuellement stagiaire à Rue89.

17h50. La journée a été catastrophique pour la Bourse de Paris. Le CAC 40 a perdu 6,31% et atteint son plus bas niveau depuis août 2004. La situation n’est pas meilleure sur les marchés étrangers. A Londres, le Footsie chute de 5,18%. Et à Francfort, le DAX perd 5,88%.

17h47. Les gadins du CAC40 affolent, mais qu’est-ce que ça donne si on prend un peu de recul ? Bonne nouvelle : l’indice phare de la Bourse de Paris n’est pas encore tombé dans les tréfonds du début des années 2000, après l’éclatement de la « bulle Internet ». Mauvaise nouvelle : il est bien parti pour attendre ces niveaux...


17h15. Une crise financière, en fait, c’est aussi simple à comprendre que la malbouffe. Le gérant d’un fonds explique la perte d’appétit des investisseurs (via le George Washington’s Blog) :

« Imaginez que vous êtes en train de commander un Big Mac dans un “drive in”. Au premier guichet, vous commandez et vous payez, et au second, 20 mètres plus loin, vous récupérez votre repas. Mais que se passerait-il si vous étiez persuadé qu’après avoir payé au premier guichet, votre sandwich aux 1 000 calories ne vous attendait pas au second ? Vous refuseriez probablement de payer.

C’est ce qui se passe sur les marchés financiers. Après la faillite de Lehman Brothers -une banque d’investissement qui prenait les commandes à un guichet, et promettait ensuite des milliards de dollars en crédits et autres “sandwiches” financiers-, les investisseurs institutionnels ont préféré rester chez eux à manger du beurre de cacahuète, plutôt que de risquer de perdre de l’argent en commandant un BigMac.

Leur argent reste donc sous le matelas plutôt que d’être dépensé chez MacDonald’s, des gens sont licenciés, les bénéfices diminuent, les prêts des banques se raréfient, et l’économie ne peut pas tenir. »

17h10. (Débat à l’Assemblée) « Aucune ! » C’est la réponse à la question « le débat à l’Assemblée a-t-il permis d’apporter des solutions à la crise ? », les députés de tous bords sont unanimes. A la sortie de l’hémicycle, des élus PS, MoDem et UMP l’ont fait savoir à la presse. Ils regrettent qu’il n’y ait pas eu de vote, à l’inverse du Congrès américain, dont les membres ont en plus débattu nuits et jours du plan Paulson.

Lionnel Luca (UMP) parle d’un « pseudo-débat » qui « apporte surtout la solution du gouvernement et fait entendre la voix de l’opposition ». Une opposition qui regrette, par la voix de Philippe Martin (PS), que « toutes les choses évoluent à l’extérieur de ce Parlement » que « ce sont les marchés financiers qui font évoluer la situation ». (Voir la vidéo)



17h03. En ces temps de grosse déprime économique, les traits d’humour/de crayon des dessinateurs de Rue89 font vraiment du bien. Nouvelle preuve avec ce dessin de Rémy Cattelain.




16h52. Débat à l’Assemblée.Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, s’énerve lors d’une prise de parole exceptionnelle. Il déplore l’absence de François Fillon dans l’hémicycle à la fin de la séance : « Nous aurions du avoir trois heures de débat en présence du Premier ministre et du Président de la République, comme les Allemands l’ont fait hier. Ici ce n’est pas un échange, c’est une succession d’interventions ».

Puis il conclut : « Le pays a droit à la vérité », citant le cas de Noël Forgeard, qui selon lui, protégé par le bouclier fiscal, ne participera pas au financement du RSA.

16h51. Pendant que les politiciens débattent, les financiers font leurs calculs. Et pour Mr Greed, la baisse des taux décidée par les banques centrales ne suffira pas à fournir les liquidités nécessaires aux banques. Selon lui, la solution britannique (nationalisation partielle des banques, garantie de leurs dettes) est plus pertinente :

« En fait, on craint un peu le coup d’épée dans l’eau. Le problème avec la liquidité bancaire, ce n’est pas tant son prix que sa disponibilité nulle.

Par exemple, le taux de refinancement de la Banque centrale européenne était de 4,25% avant l’intervention d’aujourd’hui, et le taux d’intérêt à trois mois entre banques était de 5,39%. On peut parier que demain, même avec un taux BCE descendu à 3,75%, le taux à trois mois restera aux alentours des 5,4%.

Les banques qui ont du cash ne le prêtent plus aux autres banques ni aux entreprises. D’ailleurs, passé l’effet d’annonce, le CAC est reparti au nord. Encore une fois, le problème est celui de la solvabilité des banques, et la seule réaction appropriée est celle des Anglais. »

16h45. Débat à l’Assemblée. Pour Jean-Philippe Roy, « On est définitivement sorti du mythe d’une Europe à 27 homogène et supranationale, au profit de la réalité intergouvernementale du système européen. Ce qu’on appelle la “géométrie variable”. » :

« La discussion qui se déroule maintenant objective encore plus clairement la nature de l’argumentation développée par le gouvernement. Il s’agit d’assigner une responsabilité à la crise. Les Etats-Unis sont clairement dénoncés comme ce responsable.

Cette réalité est à prendre en compte, car la structure des alliances géopolitiques pourraient ainsi s’en trouver affectée, et on trouve là le fondement même du tournant européen que je signalais au début de mon analyse. »

16h37. Info Rue89. La Commission économique de la nation, cénacle d’économistes rattaché au Trésor et chargé de bâtir les comptes prévisionnels de la nation, décide prudemment de reporter sa réunion fixée aujourd’hui. Message reçu par les membres de la Commission :

« Compte tenu des circonstances exceptionnelles actuelles, la réunion de la Commission Économique de la Nation prévue aujourd’hui est annulée et reportée à une date ultérieure d’ici la fin de l’année ».


16h26. Débat à l’Assemblée Patrick Ollier, député UMP pas franchement soupçonné d’hostilité au gouvernement, demande à la ministre de l’Economie de « clarifier [ses] annonces ». Il renchérit, visiblement inquiété par les retours de ses administrés (il est élu dans les Hauts-de-Seine) : « Il faut qu’aucun doute ne subsiste : ces milliards doivent faciliter le crédit, pas seulement aider les banques. »

Christine Lagarde tente de rassurer sur le fait que les 17 milliards sont mobilisés « afin d’aider les entreprises ». Elle précise qu’un observatoire sera mis en place à cet effet et que la Banque européenne d’investissement exercera un contrôle sur l’argent injecté dans l’économie.

La ministre trouve trois raisons de se réjouir dans la conjoncture actuelle :

  • La diminution de l’inflation lié à un ralentissement de la croissance
  • La baisse des prix du pétrole
  • La baisse de l’euro face au dollar, qui va aider la compétitivité européenne

Réaction de Jean-Philippe Roy, politologue :

« Là encore, on assiste à un moment presque historique : à travers les contrôles proposés de l’investissement de l’Etat, se cache une question extrêmement nouvelle : quelle est la réalité de l’évaluation des politiques publiques, c’est-à-dire de l’intervention politique. »

16h24. Débat à l’Assemblée. Avant de passer la parole à François Hollande, Gilles Carrez, rapporteur général du budget (UMP) a raillé l’absence de l’opposition : « Quand on est socialiste, il faut être en poste à Washington pour faire des propositions au gouvernement ».

Commentaire de Jean-Philippe Roy :

La droite, par essence, est pragmatique et peut donc défendre une politique interventionniste, même si elle s’est fait élire sur un programme libéral. En revanche, la gauche, elle, a besoin d’une doctrine. Que sera son message et notamment la prise de parole du groupe socialiste ?

Pour le Premier secrétaire du PS, François Hollande, la gauche sort gagnante de cette crise sur le plan des idées : « C’est l’effondrement d’un système, celui de l’économie d’endettement sans contrôle ». Puis il a accusé le gouvernement : « Vous avez, pendant un an, sous-estimé la crise. » Renchérissant : « La crise n’est pas que financière, la récession est déjà là en France »

Le leader de l’opposition a félicité le le Premier ministre sur certains points, comme le fait qu’il « a raison de vouloir rassurer les épargnants sur leurs dépôts » et la BCE sur « la baisse des taux ». Mais l’urgence est pour lui de relancer l’activité des entreprises. Il faut lancer « un grand emprunt européen », ce qui n’est pas gagné vu les critères de Maastricht (interdiction pour la dette de dépasser 60% du PIB).

« C’est la question de l’accès au crédit des entreprises et particuliers qu’il faut poser. Le Fonds de garantie des dépôts étant largement insuffisamment doté, comme l’a expliqué Rue89 François Hollande a souhaité “la création d’un fond national de garantie des prêts ”.

Commentaire de Jean-Philippe Roy, politologue :

“La prise de parole de François Hollande fixe le curseur qui marque la différence entre la majorité et l’opposition. Pour résumer, deux diagnostics sont posés : à gauche, on pense qu’il s’agit d’une crise du libéralisme, du système libéral lui même. A droite, au contraire, on pense qu’il s’agit d’une crise du discours libéral. Ce qui n’est pas la même chose.

En effet on comprend comment, pour Hollande et Brard, il faut revoir les fondements matériels du système économico-politique, pour Fillon et Perruchot, il s’agit de faire face à une phase, mais ne pas remettre en cause les fondamentaux du fonctionnement économico politique.

C’est-à-dire, qu’à terme, pour ces derniers, la logique de marché doit reprendre ses droits. Remarque au passage, une question ne fait plus réellement problème : la nécessité de voir le pouvoir politique intervenir et dire son mot dans les choix de la BCE.”


15h50. La Caisse d’Epargne et la Banque populaire ont la joie de vous annoncer leurs fiançailles. Le faire-part a pris la forme d’un communiqué de presse, qui précise qu’une fois mariées, les deux parties ne mettront pas tous leurs biens en commun.

Elles fusionneront leurs organes de direction, mais devraient conserver chacune leur réseau d’agences. Il s’agit plus d’un mariage de raison que d’amour, l’objectif immédiat étant de sauver leur banque d’affaires commune, Natixis.

“Le nouvel ensemble aurait des fonds propres de plus de 40 milliards d’euros, 480 milliards d’épargne et de dépôts, (...) un réseau de 8 200 agences en France et près de 100 000 collaborateurs”, détaille le communiqué.

15h55. La crise s’aggrave ? C’est le moment de voler au secours du capitalisme ! C’est le raisonnement de Maxime Sbahi sur son blog Carpe diem Politique, qui publie
un plaidoyer qui a le mérite de l’originalité :

“ Pourtant, le capital -dont la finance n’est que l’outil de gestion- permet un transfert formidable des capacités de financement vers les besoins de financement. L’épargne des français est ainsi omniprésente sur les marchés financiers par les retraites par répartition -le fonds de réserve pour les retraites gère ainsi près de 31 milliards d’euros-, les retraites par capitalisation, les Plan d’épargne en actions, le livret A, les OPCVM, les contrats assurance-vie, etc.

Et tous les acteurs économiques tirent profit de cette épargne mise à disposition. ”

15h50. Débat à l’Assemblée. “Votre gouvernement fait face avec sang froid, lucidité et détermination à cette crise financière sans précédent”, déclare d’entrée Gilles Carrez, députés UMP. La guerre entre le groupe UMP de l’Assemblée nationale et le gouvernement est enterrée. Au moins le temps de la crise. Finalement, les seuls à répondre à la demande “d’unité politique” de François Fillon sont... l’UMP et le Nouveau Centre. Rien de neuf sous le ciel gris de la crise !

Commentaire du politologue Jean-Philippe Roy :

“[La question centrale, c’est : ] quelle est la marge de manœuvre de l’Etat sauveteur de l’Economie ? Est ce simplement un ‘rôle de pompier’ face à une situation qui lui échappe, ou au contraire, la question sociale, c’est-à-dire la question de la justice sociale doit elle gouverner en partie le rôle de l’Etat ?

On assiste, en tout cas au premier effet de la réforme constitutionnelle votée en juillet. Le Parlement revient au devant de la scène politique, en tout cas comme le lieu où tente de se reconstruire la cohésion nationale.”

15h30. Débat à l’Assemblée. Jean-Pierre Brard, député communiste, parle lui à la tribune de “crise majeure du capitalisme” et à l’adresse de Nicolas Sarkozy (absent de l’hémicycle) : “Oui, votre système.” Et de fustiger “le modèle américain de son ami Bush” qu’il est accusé d’aduler. “Aucune mesure préventive significative n’a été mise en place”, accuse également Jean-Pierre Brard. Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, RÂLE au premier rang de l’hémicycle : “Ça va pas, ca va pas !”

Commentaire du politologue Jean-Philippe Roy :

“La discussion qui se déroule est un moment tout à fait exceptionnel, car ce qui se passe est rien moins que la redéfinition des relations entre politique et économie. On le voit à travers le discours de Jean-Pierre Brard, on assiste à la traduction des enjeux qui ont structuré la discussion publique lors de la campagne sur la ratification du TCE. Ce qui se joue devant nous, c’est la redéfinition de la place de l’Etat dans l’économie.

15h29. Débat à l’Assemblée. Le débat qui suit le discours de François Fillon est organisé en deux phases : les porte-paroles des groupes vont intervenir, puis sept députés poseront des questions.

15h28. Débat à l’Assemblée. Vit-on la grand retour de l’interventionnisme de l’Etat dans l’économie ? Début de réponse par le politologue Jean-Philippe Roy :

Ce discours fixe les conditions nouvelles de l’interventionnisme étatique. Il s’agit de suppléer l’absence de confiance dans les relations interbancaires quand cette absence de confiance peut faire exploser la crédibilité du système économique. Par ailleurs, les mesures facilitant l’accession à la propriété, les prêts qui en sont le véhicule, tout cela repose sur l’idée qu’une économie rationnelle repose sur la propriété.

Au fond, cette nouvelle politique met en application l’idée que le pouvoir politique intervient, mais subsidiairement, en attendant que le système économique libéral, c’est-à-dire la loi du marché retrouve son équilibre.’


François Fillon (Charles Platiau/Reuters).

15h27. Débat à l’Assemblée. ‘Notre politique budgétaire est adaptée à la crise, car elle n’est ni laxiste ni récessive , poursuit François Fillon, avant de préciser dans les contraintes du pacte de stabilité budgétaire de l’Union européenne’. Une manière de dire que le gouvernement français ne fera pas fi de ce pacte, comme le proposait Henri Guaino, conseiller spécial de l’Elysée, la semaine dernière.

15h26. Débat à l’Assemblée. Jean-Philippe Roy, le politologue qui tient le blog Politicom sur Rue89, commente à chaud l’intervention du Premier ministre à l’Assemblée :

‘François Fillon, à travers son message travaille à restaurer la confiance politique. Il intègre, à travers la dimension européenne, la réalité intergouvernemantale de la construction européenne. C’est-à-dire le fait que, face à la crise, c’est le fameux G4 qui est le lieu de la politique. Cette crise intègre un tournant pragmatique de la construction européenne.’

15h17. Débat à l’Assemblée. ‘L’Etat assurera son rôle de garant en dernier ressort de la continuité du système bancaire. Aucune d’entre elle ne pourra être acculée à la faillite.’ François Fillon se prépare à d’autres sauvetages, comme pour Dexia. Mais il assure que cela se fera dans ‘l’intérêt des contribuables’, en changeant s’il le faut les responsables de banques fautifs. ‘L’Etat, par ailleurs, n’a pas vocation à rester durablement dans leur capital.’

15h16. Débat à l’Assemblée. ‘Au-delà de vos considérations partisanes’, il faut une ‘unité politique’... François Fillon introduit son discours à l’Assemblée nationale sur la crise par une demande d’unité face aux ‘événements qui affectent l’économie mondiale’, qui ‘sont d’une gravité historique’. Ce n’est pas la faute du ‘capitalisme’ (huées sur les bancs de la gauche), mais d’une ‘mauvaise régulation du capitalisme’, continue-t-il.

‘Quand on doit décider en deux heures au milieu de la nuit comment sauver une banque, il ne vaut mieux pas avoir à réveiller ses homologues.’ François Fillon justifie par cette phrase le choix de solutions nationales plutôt qu’européennes. Tollé à gauche, le président de l’Assemblée nationale est obligé d’interrompre le Premier ministre pour ramener de l’ordre dans l’hémicycle.

14h45. Résumé de la situation par Mr Greed, trader et riverain de Rue89 :

‘Des actions ont été entreprises sur tous les fronts. Sur celui de la liquidité à court terme pour les banques et les entreprises : achat de billets de trésorerie de la part de la Réservé fédérale américaine, baisse des taux concertée par les principales banques centrales, et il faut bien sûr saluer la décision des autorités anglaises.

Elle répond directement au problème d’insolvabilité de l’univers bancaire en apportant des fonds propres. Plus direct, plus juste’ que le plan Paulson.”

Mais notre boursicoteur préféré reste lucide et ne perd pas son mordant :

“L’électrochoc banque centrale a sauvé le malade. Enfin, disons qu’il n’est pas mort, mais il n’est pas bien fringant non plus. La banque du Japon n’a pas participé à la baisse concertée. Cependant, ils se sont fendus d’une déclaration pour dire qu’il soutenait l’action des banques centrales européennes et yankee. Ça fait chaud au cœur.”

15h00. Au fait, c’est quand qu’on va où ? La crise actuelle désarçonne les plus chevronnés des spécialistes de l’économie dans les médias (notamment ceux qu’on a vu il y a quelques mois sur les plateaux de télévision expliquer que le pire était derrière nous). Devant l’incertitude, le scénario catastrophe proposé dans le blog Les mots ont un sens semble semble presque crédible :

Voici ce qui nous attend en novembre :

Novembre 2008. La liste noire s’allonge et les premières holdings LBO viennent s’y ajouter. Carlyle évite le crash grâce à l’intervention de l’Etat américain, justifiant de l’intérêt de la nation. Ouf ! Les autres n’auront pas cette chance. John McCain est élu alors que les sondages le donnaient nettement perdant.

Mais le pire est pour février 2012 :

Février 2012. Au Cern, le LHC est remis en service après une mauvaise série de problèmes techniques. Une série de collisions inattendues crée un trou noir dans lequel la Terre est aspirée en l’espace de quelques secondes... Sarkozy ne sera pas réélu. La tuile !

13h40. La journée folle continue à la bourse de Paris : après avoir chuté de près de 8% au cours de la matinée, le CAC40 s’est brutalement redressé jusqu’à l’équilibre après l’annonce d’une baisse coordonnée des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine et des banques centrales européenne et anglaise (les taux directeurs sont abaissés de 0,5 point). SI vous ne comprenez rien à la phrase précédente, pas de panique, allez faire un tour sur cet explicateur.

13h40. Les méchantes langues diront que sur tous les Titanic, il y a des musiciens qui continuent à jouer pendant le naufrage. Alain Minc, en tout cas, n’est pas inquiet sur l’issue de la crise. Interrogé notamment par Sophie Verney-Caillat pour l’émission Parlons Net de David Abiker, l’éminence grise des hommes d’affaires et conseiller du soir de Nicolas Sarkozy, est particulièrement optimiste :

Le capitalisme est un phénix qui renaît toujours de ses cendres. Nous assistons à un soubresaut gérable et aucun déposant ne paiera un sou de sa poche.”

Il prédit une concentration des banques, à laquelle on est déjà en train d’assister, “il y aura deux ou trois banques [concernées] par pays, puis après cinq ou sept ans, il y aura de nouveau une dérégulation.”

13h33. Sophie Verney-Caillat, la patronne d’Eco89, est allée rue Vivienne, à Paris, prendre la température chez les négociants spécialisés dans l’or, la numismatie et les bijoux anciens. Ces derniers ne constatent pas de “ruée vers l’or” chez leur clientèle, mais un intérêt ravivé pour le plus précieux des métal, comme toujours lors des grosses crises financières.

A lire sur Eco89 : A Paris, pas de ruée vers l’or, mais beaucoup de curiosité

13h10. Les banques centrales décident d’un commun accord de relâcher la pression. Elles annoncent une baisse des taux, qui devrait permettre aux banques de se refinancer à moindre coût. Depuis sa salle des marchés, Mr Greed commente :

“C’était la mesure que tout le monde attendait : une baisse des taux concertée de 50 points de base de la plupart des banques centrales (Réserve centrale, Banque centrale européenne, Banque d’Angleterrre, Canada, Suisse...). Est-ce que pour autant la liquidité va revenir dans le marché interbancaire ? Evidemment, la mesure va dans le bon sens, elle souligne l’urgence et la gravité de la situation. Une baisse concertée est extrêmement rare.”


13h06. A gauche, la fausse couverture de The Economist. A droite, la vraie. Laquelle vous donne le plus envie d’acheter le vénérable hebdomadaire économique, parangon du libéralisme économique ?



Devant une agence pour l’emploi à San Francisco en 1936 (Reuters).



12h43. Marre des photos de traders se rongeant les ongles ou grimaçant devant leurs quatre écrans d’ordinateur ? L’agence photo Reuters a pensé à vous : elle vient de ressortir une série de photos d’archives prises pendant la Grande Dépression aux Etats-Unis dans les années 30... Files d’attente devant des agences pour l’emploi, familles vivant dans des tentes ou forcées à l’exil à bord de chariots, chômeurs attendant la soupe populaire... Retour vers le futur ?

12h27. Le CAC 40 ralentit sa chute, mais perd encore 5%. La surchauffe de ce matin (la baisse a atteint 8% !) a contraint Euronext à actionner le disjoncteur, en suspendant pendant un quart d’heure les cotations. La suspension est automatique, dès que le montant des transactions atteint 35% de la valeur totale du CAC40.

12h26. Le plan de sauvetage des banques anglaises peut-il inverser la tendance et sortir la finance de la dépression ? Prudent, Pascal Riché fait une réponse de Normand :

“Qui sait ? Il faut l’espérer, en tout cas : si cela marche, les contribuables britanniques auront fait une bonne affaire sur le dos des actionnaires des banques. Si cela ne marche pas, la crise s’aggravera au détriment de tous les citoyens.”

A lire sur Eco89 : Le plan de sauvetage britannique peut-il marcher ?

12h22. Un petit tour par la rubrique people. Les vedettes ne connaissent pas la crise, nous apprend Challenges.fr : Céline Dion vient d’acheter une maison à 47 millions d’euros, villa Montmorency à Paris. Une zone résidentielle fermée et très select, dont les habitants sont un peu à la peine ces temps-ci. Alain Afflelou vous propose ainsi de racheter sa maison, pour 15,5 millions d’euros.

11h51. Face à la crise, une réponse européenne, ou bien des réponses nationales ? Les Anglais ont décidé de renationaliser partiellement huit banques britanniques. Christine Lagarde, la ministre française de l’Economie, s’est réjouie des mesures annoncées par Londres :

“Ces mesures sont conformes à la doctrine d’intervention arrêtée le 6 octobre par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne et précisée par les ministres des Finances lors du conseil Ecofin du 7 octobre. Ces mesures sont appropriées à la situation britannique.

Ce mercredi, Gordon Brown invite les autres pays de l’Union à refinancer le système bancaire. Le Premier ministre britannique s’est entretenu ce mercredi avec Nicolas Sarkozy. Mais l’Allemagne rechigne à l’idée d’un grand plan de relance européen, Angela Merkel fustigeant le modèle capitaliste anglo-saxon, responsable de la crise.

11h15. Allez, deux mauvaises nouvelles de plus, en France cette fois-ci. Le déficit de l’Etat s’est encore creusé en août, et s’élève désormais à 67,6 milliards d’euros. Et le déficit commercial a lui aussi augmenté. Sur un an, il est de 51,3 milliards d’euros. Et Rue89 peut vous annoncer en exclusivité que d’autres mauvaises nouvelles devraient être annoncées dans la journée (bon, OK, on s’avance pas trop).


10h45. Les Britanniques choisissent la manière forte : la renationalisation partielle de huit de leurs banques. Pour leur fournir des liquidités, il va les recapitaliser à hauteur de 50 milliards de livres (plus de 64 milliards d’euros). Il disposera d’actions préférentielles, qui lui permettront de contrôler l’action des banques.

Deuxième volet du plan annoncé ce matin : le gouvernement va prêter de l’argent aux banques, en ouvrant une ligne de crédit de 200 milliards de livres (257 milliards d’euros). Et il garantira leurs dettes pour un montant de 250 milliards de livres (322 milliards d’euros).

10h40. Après la chute de près de 9% enregistrée lundi, on pouvait penser que le CAC40 avait touché le fond. Mais, dans ces cas-là, c’est bien connu, on peut toujours creuser : à cette heure, le CAC40 est (déjà) en chute libre de plus de 6%, à son plus bas niveau depuis décembre 2003. Londres affiche pour l’heure -6% et Francfort -7%.

10h30. Sale nouvelle au petit-déjeuner des traders européens : à Tokyo, l’indice Nikkei a terminé sur une gamelle de 9,38%, la pire depuis le lundi noir’ de 1987. Même tendance à Séoul (-5,8%), Hong Kong (-8,2%), Shangaï (-3%). Vu de loin, on a l’impression d’une boucle infernale : la baisse des indices américains le soir entraîne l’effondrement des places asiatiques au petit matin, qui pousse les bourses européennes à la culbute le midi, qui donne une mauvaise tendance pour les marchés outre-Atlantique l’après-midi... et c’est reparti pour un tour.

Photos : Un trader à la bourse de Francfort mercredi (Kai Pfaffenbach/Reuters) - Devant une agence pour l’emploi à San Francisco en 1936 (Franklin D. Roosevelt Presidential Library and Museum/National Archives and Records Administration/Reuters) ; François Fillon (Charles Platiau/Reuters) - François Fillon (Charles Platiau/Reuters).

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  • Gimp
    Gimp répond à jck
    • Posté à 13h33 le 08/10/2008
    • Internaute 36258

    Là dessus, il faut absolument lire un article des échos d’un jeune docteur en économie sur la taxation des produits pétroliers. Il soutient que cette taxation à pour but de capturer la rente pétrolière, au détriment des pays producteurs.
    Cela pourrait être une explication.

    Lien

  • Yann Guégan
    Yann Guégan répond à jck
    Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
    • Posté à 14h32 le 08/10/2008
      éditeur
    • Journaliste 1836
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

    N’oubliez pas d’envoyer votre question à l’équipe d’Eco89 (ça se passe dans le bloc bleu « Posez votre question sur l’économie » en haut à droite de cette page.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Yann Guégan
      Déchoukeur
      • Posté à 23h16 le 08/10/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Voilà, j’ai posé ma question : « Y a t-il une similitude entre la chute de l’Empire romain et la fin annoncé du capitalisme ? »
      Votre fidèle lecteur, nemo.

  • Millecalottes SARKASTIK
    Millecalottes SARKASTIK répond à jck
    Variable
    • Posté à 08h07 le 09/10/2008
    • Internaute 44768
      Variable

    La liquidité… c’est limpide !

    Cordialement

  • parousnik
    • Posté à 13h28 le 08/10/2008
    • Internaute 18991

    Au début du règne de Jo Bush Dalton il y a eu les effondrements controlées des 3 tours du WTC , un avion vaporisé au Pentagone un autre disparu a Sankville et a la fin du règne de ce même les effondrements controlées des bourses ou se vaporisent des centaines de milliards d’euros... mais ou vont ces milliards dans quelles caisses sur quels comptes ? Etrange que les journalistes ne suivent pas la pistes de ces milliards qui pshittt...

  • zphilou
    • Posté à 13h39 le 08/10/2008
    • Internaute 23395

    Intermède littéraire (époque de vendanges oblige.. ! !)

    A force d’avoir planté les sarments de l’injustice, l’heure est venue de récolter les raisins de la colère... ! !

    A ce propos, il serait temps d’imposer ce prodigieux ouvrage de Steinbeck dès la 6ème...avec relecture obligatoire jusqu’en terminale ! !

    Ceci éclairerait peut-être les futurs électeurs et de saines lectures valent 100 fois mieux qu’un conseiller d’orientation...en général désorienté.... ! ! !

    Salutations.................vinicoles... ! ! !

  • papy24
    papy24
    retraité
    • Posté à 13h46 le 08/10/2008
    • Internaute 46603
      retraité

    Il est remarquable de constater que les gouvernements, tous plus libéraux
    les uns que les autres, n’ont qu’un soucis, nationaliser…… les
    banques !
    Un système est mort il y a peu, le communisme, un autre agonise
    lamentablement, le capitalisme forcené.
    Le plus dramatique, c’est que des couillons, qui auraient toutes les
    possibilités de participer d’un autre monde se battent pour être « le
    chef » et ne réfléchissent pas, depuis 2002 quand même, à cet autre
    monde !
    Celà laisse la place aux voyous pour détourner l’argent du plus grand
    nombre au profit de cette minorité dévoyée, et ce avec comme argument :
    « Il faut punir les responsables » Magnifique, mais qu’attend donc notre
    président pour le faire…. c’est pas lui le patron de ces entreprises.
    Je ne doutte pas qu’ils règlent celà, les uns et les autres, sinon
    comment partiraient-ils en vacances..........entre autres

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 14h01 le 08/10/2008
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Il n’y a pas si longtemps, un « expert » de la finance nous prédisait du pétrole à $2.5 pour le 3ème trimestre 2008. La « crise » sert au moins à tous ces spécialistes de l’inconnu qui viennent pérorer derrière les micros. N’hésitons pas à dire que désormais tout est rigoureusement imprévisible, et nous passerons pour de fins analystes. Les gourous Attali et Minc, au passé balisé d’extraordinaires réussites professionnelles vont bientôt venir nous prédire l’avenir. Avec autant de fiabilité que Carmen Tessier qui, elle, est quand même passée par la Sorbonne.

  • zphilou
    • Posté à 14h08 le 08/10/2008
    • Internaute 23395

    1) Leitmotiv = « TRAVAILLER PLUS, POUR GAGNER PLUS »

    2) Illustration : (article Libé)

    « Rapide calcul, niveau… CM1  : combien font 13. 650. 000 dollars, divisés par 18  ? Environ 758 .333 dollars. Soit le montant délirant par jour de travail qu’Alan Fishman récoltera – a minima – pour avoir occupé pendant 18 jours le siège de PDG de Washington Mutual (WaMu), plus grande banque de dépôt de l’histoire américaine. Avant de la mener, jeudi dernier, à la faillite.

    Alors que les autorités monétaires ont rétrocédé WaMu à JP Morgan dans la foulée, ce nouvel épisode de parachute doré risque de faire du bruit. Le plan de sauvetage du système bancaire est censé se pencher sur le système de rémunération…

    Reprenons. Le 7 septembre, WaMu, plombée par ses créances pourries dans les subprimes n’arrive plus à faire face à ses échéances. Kerry Killinger, le boss de l’ex-petite mutuelle de Seattle qu’il a dopé aux hormones de croissance pour en faire la plus grande mutuelle des Etats-Unis, est mis sur la touche. Pas les mains vides  : 98 millions de dollars en 14 ans de job…

    Alan Fishman, 62 ans, ex-patron de l’Independance community bank, lui succède. Il reçoit, en guise de bienvenue, un cadeau (“golden hello”) bonus de 7,5 millions de dollars. Et une clause  : 6,15 millions de dollars en cas de rupture de son contrat. Le conseil d’administration place alors “une grande confiance dans les capacités d’Alan de diriger WaMu et ramener la firme à la profitabilité”. “Je sais que nous allons surmonter les problèmes que nous rencontrons”, répond l’intéressé.

    Las  : le titre s’effondre à la bourse. En dix jours, les particuliers retirent plus de 16,7 milliards de dollars dans les agences. Du coup, pour éviter des émeutes, l’administration Bush décide, le jeudi, de refourguer WaMu à JP Morgan. Les actionnaires perdent tous leur argent. Pas Fishman. Selon la firme Reda & associates, son chèque pourrait (incluant salaire et stocks options), culminer à 19,1 millions… Qui dit mieux  ? »

    3) Qu’en pense donc notre Monarque national.. ? ? Si prompt à faire les pompes au modèle « Outre-Atlantique »... ? ? ? ...

    4) Dans Outre-Atlantique...Il y a quand même « OUTRANCE »...en cherchant bien... ! ! !

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 14h26 le 08/10/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    J’aime bien la réaction d’Alain Minc (il est 14h15, 08/10/2008), notre devin national. Etonnant Minc, qui ne trouve rien de mieux à dire que : la capitalisme est un « phénix » qui renaît toujours de ses cendres après une crise, pour repartir à nouveau, après une période de régulation de 5 à 7 ans, comme s’il ne s’était rien passé !

    Evidemment, si nous restons les bras ballants à attendre, le phénix ressuscitera sans doute. Et les mêmes excès se reproduiront.

    Mais quel cynisme dans la macro-prophétie, quand même ! Des millions de gens vont être mis sur la paille, mais, pour notre oracle parisien, ce n’est qu’un accident de parcours. On comprend que les journalistes du Monde se soient débarrassés de lui (comme président du Conseil de Surveillance). Ca ne suffira pas. Quelqu’un a une idée de la manière dont nous pourrions le mettre définitivement à la retraite ?

    • brazz
      brazz répond à Jaycib
      • Posté à 14h31 le 08/10/2008
      • Internaute 40271

      Forcément, il en profite : le chef-penseur-prophète Attali est un peu occupé ces temps ci ! Au moins pour le moment on a échappé à ça (dire qu’il accumule les c...ies et les retournements de veste depuis qu’il nous gonflait de sa suffisance à Vincennes !)

  • zphilou
    • Posté à 14h27 le 08/10/2008
    • Internaute 23395

    Dans notre série « Rions z’un peu... ! ! »

    Un mariage et un limogeage

    - Le ministre de l’Éducation est venu pour une réunion gouvernementale en hélicoptère mardi. Rien à dire sauf qu’il a gardé l’engin au retour pour se rendre à un mariage privé… le sien. Le Premier ministre n’a pas apprécié les 485 km aux frais de l’État et a viré son ministre. Ah, ne fantasmons pas, ça se passe en Roumanie ; -).

    Salutations....No comment.... ! ! !

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 14h36 le 08/10/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Avis de recherche !
    Où est passé Pierrrrre ?
    Not’ seul internaute côté en bourse.
    Le défenseur de la loi naturelle du liberalisme , le Minc de la rue89, l’eco89 des savanes.
    Faisez kek chose ! Trouvez le !

    • Les Chats
      Les Chats répond à Charles Mouloud
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 16h41 le 08/10/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Ah non Charles pas le Minc de sarko faut pas pousser quand même.
      Pierre est ce qu’il est mais sur Eco89, il a bien développé les sujets et pas forcément dans le sens où tu le laisses entendre.

      Mais pour ta question je me posais la même, où est passé Pierre ?

    • Utilisateur désinscrit 2
      • Posté à 18h53 le 08/10/2008
      • Internaute 19086
        nc

      Une épidémie Charles, not’ Tatave qu’on aime, a lui aussi mystérieusement disparu...

      Lançons un appel à témoins, en Suisse peut être.

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 14h40 le 08/10/2008
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Lorsque la finance dérape par nos excès, nous nous retournons vers un Etat, qui alors comble le déficit des erreurs avec l’argent de ceux dont les emplois deviennent toujours plus précaires !

    C’est à cette mesure que nous nous réfugions derrière un CAC40 dont nous vendons les usines en saccager nos emplois pour remplir des usines à l’autre bout du monde.

    La chine ou l’Asie sont comme nous composées de provinces et de personnes qui veulent vivre, qui veulent évoluer.
    Tout comme notre Bretagne, notre Auvergne, et chacune de nos provinces.

    La question concernant le chômage n’est plus « A cause de qui ? » ou « C’est la faute à qui ? » mais plutôt « Que doit-on réellement faire ? »…
    Pour dire oui à des métiers, nous devons avoir les industries et les services qui les demandent.

    Pourquoi bradons nous nos services, pourquoi vendons nous nos propres usines ?

    Il semble que nous n’ayons pas encore compris deux choses :

    -1 Le CAC40 est un thermomêtre financier, et non un indicateur économique.
    -2 Economie et écologie sont deux mots qui ont la même racine, « eco », et la finance en est la conséquence, pas l’objectif.

    Il en est pour exemple le trou de sécu, de quelques milliards, à comparer avec les propositions de fonds garantis envers les banques et assurances.

  • zphilou
    • Posté à 14h43 le 08/10/2008
    • Internaute 23395

    Hum... ! ! ! ! !

    Pour info : (Question subsidiaire : « Y-aurait-il un journaliste dans la crise.. ? ? ? ...Pour nous chiffre le raoud des journées parlementaires UMP à Antibes. ? ? (meeuhh nan.. ! ! C’était pas à Monceau Les Mines) »

    Sauvés par les fonds publics, les patrons d’AIG s’offrent une semaine dans un hôtel de luxe !
    Six jours après avoir été sauvés de la faillite par une injection de 85 milliards de dollars frais, une poignée de dirigeants de la société d’assurance AIG ont fêté ça dans un hôtel de luxe pour la modique somme de 440.000$. Vive la crise !

    Luxe, calme et volupté sur la côte californienne. Capture du site stregismonarchbeach.com
    Luxe, calme et volupté sur la côte californienne. Capture du site stregismonarchbeach.com
    200.000$ pour les chambres, 150.000$ pour les repas et 23.000$ de bains à remous, soins du corps et autres prestations : c’est l’addition payée par la société d’assurance AIG pour l’organisation d’un séminaire interne, dans un hôtel-spa de luxe de la côte californienne. Il fallait bien ça pour que les dirigeants se remettent de leurs émotions après que leur boîte eût frôlé la faillite ! Dévoilée par le sénateur républicain Henry Waxman, à l’ouverture de l’audition des dirigeants de l’entreprise, la facture de 440.000$ (publiée par le Washington Post) correspond à une semaine de séminaire du 22 au 30 septembre. Soit six jours seulement après le rachat de 79,9% du capital de la première société d’assurance américaine pour 85 milliards de dollars publics.

    Un séjour pour fêter… 5 milliards de pertes !
    La réservation aurait été faite fin 2007 et moins d’une dizaine de cadres aurait profité des chambres à plus de 1.600$ la nuit. « Sur une colline surplombant le majestueux Océan pacifique se dresse ce lieu remarquable aux proportions légendaires », annonce le site de l’hôtel, le St Regis Resort de Monarch Beach, situé entre San Diego et Los Angeles. Selon le porte-parole de AIG, il ne s’agit là que d’une « pratique courante dans le milieu des assurances américaines pour récompenser les meilleurs commerciaux ».

    Un argument assez malvenu puisque les rapports d’activité de la compagnie montrent que ses placements aventureux ont causé dans le dernier trimestre 2007 plus de 5 milliards de pertes : pas vraiment le genre de performance qui mérite une semaine de retraite luxueuse. Il faut dire que AIG n’est plus à ça près : malgré les mauvais résultats de l’entreprise, son PDG Martin Sullivan a bénéficié d’un bonus de 5 millions de dollars suivi d’un parachute doré de 15 millions. Le plan Paulson de 300 milliards de dollars de fonds publics a fait des heureux !

  • marie 75
    • Posté à 14h48 le 08/10/2008
    • Internaute 3563

    le cac : - 3,93 ....
    bfmtv
    Cool ! ! ! Raoul ! ! ! ! !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h12 le 08/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    La Maison Blanche a salué aujourd’hui les efforts concertés « importants et utiles » des banques centrales pour empêcher un effondrement des marchés financiers internationaux.

    0 Grande Banque Centrale

    que votre pognon soit sanctifié, que votre chèque arrive,

    que votre volonté soit faite sur la terre globale vue du ciel.

    Donnez-nous aujourd’hui nos milliards de chaque jour.

    Desserrez nous les taux comme ceux que nous avons élargis

    Et ne nous laissez pas tomber dans l’ hyper inflation.

    Mais délivrez-nous du Krach

    Ainsi soit-il.

    • Les Chats
      Les Chats répond à Numerosix
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 18h37 le 08/10/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Ouahhh en pleine forme Numerosix ! ! Bravo ! ! !

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 15h15 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Toutes ces nouvelles sont fort attristantes !

    Mon patron tire une tronche pas possible et sa femme porte des lunettes noires depuis une semaine .... soit il la bat, soit elle pleure, soit elle pleure parce qu’il la bat .....

    Le matin, le couple de patron n’apporte plus les croissants et il n’ont pas racheté de recharges de café pour l’appareil à café.

    Le midi, ils mangent avec nous à la cantine .... mais leurs tronches, franchement, ça nous coupe l’appétit !

    Au bureau, c’est l’ambiance ’couteaux dans les tiroirs ...’
    La patronne ne dit plus bonjour à la secrétaire et lui fait faire les courses au supermarché et l’envoie à la poste chercher et poster le courrier ....

    Le soir, ils nous surveillent très ostensiblement pour vérifier qu’on n’emène rien avec nous ... stylos, crayons, gommes, papier ...
    Si la crise continue, ils finiront par nous fouiller .... vous verrez ....

    Bon, je vous laisse, les voilà qui reviennent de leur golf ...

    • Pas lolo
      Pas lolo répond à Yfig
      fasciné
      • Posté à 21h14 le 08/10/2008
      • Internaute 29635
        fasciné

      Pour sur, si ils rentrent du golf à 15h30 ça doit être assez grave.

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 15h19 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Madiran :
    « Pourquoi bradons nous nos services, pourquoi vendons nous nos propres usines ? »

    Je le jure sur la tête de mes taupes !
    j’ai rien vendu ... j’ai même pas d’usine(s)

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 15h20 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Madiran :
     »
    -1 Le CAC40 est un thermomêtre financier, et non un indicateur économique. »

    Ah ! d’accord ! ! ! ! je comprends mieux pourquoi ils nous le mettent dans l’anus ! ! ! ! !

  • yan
    yan
    loin
    • Posté à 15h21 le 08/10/2008
    • Internaute 9191
      loin

    Je ne comprends pas grand chose à notre belle économie mais je me pose tout de même une question :

    Auprès de qui l’état s’adresse pour emprunter de l’argent ? Auprès de banques ? d’institution ?

    Si nous parlons des mêmes banques et/ou institution que l’état est en train de renflouer, alors pourquoi ne pas effacer la dette ? ? ? ?

    • Homer555
      Homer555 répond à yan
      • Posté à 17h15 le 08/10/2008
      • Internaute 45141

      Il me semble que l’état n’emprunte à personne. Il émet des obligations.

      • richy
        richy répond à Homer555
        • Posté à 19h22 le 08/10/2008
        • Internaute 38388

        l’état emprunte aussi aux banques, de l’argent que les banque ont créé !
        Lienéo.google.com/videoplay ? docid=2717439213901961611&hl=fr
        mieux que ca l’état paie des interets sur les sommes empruntées et crées par les banques !
        dés le depart 1945 les dés étaient pipés ! ! tout pour la banque !

         
        • Les Chats
          Les Chats répond à richy
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 22h56 le 08/10/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          L’Etat emprunte aux banques ? Mais elles sont toutes dans le rouge et l’Etat vient à leur rescousse.
          Tu m’embrouilles richy, j’en perds mon latin !

        1 autres commentaires
  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 15h23 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Madiran :
    « Il en est pour exemple le trou de sécu, ...... [...] »

    On pourrait y mettre le thermomètre .....

  • Gringo
    • Posté à 15h30 le 08/10/2008
    • Internaute 24805

    C’est vrai qu’affirmer que « ce n’est pas la faute du capitalisme » c’est laisser ses « considérations partisanes » de côté. Merci M. Fillon.

    Au fait, si c’est la faute « à une mauvaise régulation du capitalisme », on est en droit de se demander qui le régule depuis 2002 ?

    Et si c’était « une capitulation due au mauvais réalisme » ?

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 15h32 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Yan

    L’Etat n’a plus besoin d’emprunter de l’argent ..... il a compris et nous explique que la crise est virtuelle et liée à une panique irrationnelle du marché ....

    Du coup, il joue l’irrationnalité et le virtuel en réponse du berger à la bergère .... l’important étant que les petits porteurs soient rassérénés et confiants qu’ils ne reverront jamais leurs éconocrocs !

    Tout est dans le sourire .... il faut avoir l’air !

    Tu comprends, maintenant ?

    Sinon, ils disent aussi qu’ils font appel à la CDC (Caisse des Dépôts et Consignation) ..... et à sa réserve de 3 milliards d’euros ....

    exemple :
    la caisse d’épargne a besoin de 6 milliards ?
    no problemo, on leur fait un chèque sur le CDC

    La BNP a besoin de 3 milliards ?
    Ca tombe bien on va leur faire un chèque sur la CDC

    Le crédit agricole cherche 9 milliards ... ?
    Le CDC ....

    Et puis, la PME de Montreuil n’a pas trouvé les 1000 euros de trèsorerie qui lui manque pour payer la note du restaurant ... C. Lagarde lui apporte en main propre un chèque tiré sur la BCE (Banque Centrale Européenne) de 1000 euros signé de la main même de JC Trichet ! ! !

    Elle est pas belle la vie ? (comme on dit à la télé !)

    • Keldan
      Keldan répond à Yfig
      Now future & karpe diem
      • Posté à 16h43 le 08/10/2008
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Et bien c’est un peu ça. Une boite dans laquelle j’ai travaillé à misérablement coulé, et pendant les six derniers mois, je touchais mon salaire avec des chèques de la CDC.

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 15h35 le 08/10/2008
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    Je suis une burne en économie...
    Mais je vois que la BCE abaisse ses taux, ca fait remonter le CAC dans le vert jusqu’à 14 heures.
    Et puis patatra il est 15 heures on est à -4.42...

    Quel sont les abrutis qui ont vendu ? ou pire acheté au plus bas puis revendu dans la foulée ? ? ? Y en a des qui se foutent de la gueule du monde.

    Le boursicotage a fond les ballons est toujours d’actualité, la crise n’amène aucune moralité comme nous l’entendons dans certaines interventions.

    Ensuite on nous demande de serrer les coudes et de jouer la solidarité nationale.

    Je suis sincèrement dégoûté par la tournure des évènements et si le système peut s’effondrer définitivement grand bien lui fasse.

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 15h38 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Flixp,

    si tu veux comprendre comment les traders se foutent le blé dans la poche, va là :
    Lien

    bonne lecture !

    • richy
      richy répond à Yfig
      • Posté à 19h11 le 08/10/2008
      • Internaute 38388

      pas eu accés a la page ? ?

      • Les Chats
        Les Chats répond à richy
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 20h01 le 08/10/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Elle fonctionne avec le clic droit à partir de la page d’accueil :
        Lien

  • Gringo
    • Posté à 15h40 le 08/10/2008
    • Internaute 24805

    « cette nouvelle politique met en application l’idée que le pouvoir politique intervient, mais subsidiairement, en attendant que le système économique libéral, c’est-à-dire la loi du marché retrouve son équilibre »

    En bref, l’interventionnisme libéral, c’est « Il est urgent d’attendre »

    Y’a rien qui va mal, on s’occupe de tout...

  • Dedalus
    • Posté à 15h50 le 08/10/2008
    • Internaute 914

    L’argent est une dette ! Les banques créent la monnaie. Pis, elles créent la monnaie qu’elles ne détiennent pas. On pourrait parler de bulle monétaire pour expliquer la crise systémique actuelle.

    Lien permet de comprendre ce qui arrive... mais aussi ce qu’il faudrait changer pour que ça n’arrive plus :

    Lien

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 16h04 le 08/10/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Voir le communiqué (très) pessimiste du FMI (en anglais) sur le site du NYTimes, publié avant l’annonce concertée des banques centrales. Toutes les prévisions de croissance mondiale sont revues à la baisse pour le dernier trimestre 2008 et pour 2009. Le taux de croissance des pays émergents s’inscrit à la baisse et ne suffit plus à compenser les maigres performances des pays dits développés.
    A noter : la Chine a réduit son taux directeur de plus de 25 points de base ce matin (ce qui revient à aller dans le même sens que la Fed, la banque centrale de GB et la BCE).

    Lien

  • Gringo
    • Posté à 16h05 le 08/10/2008
    • Internaute 24805

    [...]Elle alla crier famine
    Chez la Fourmi sa voisine,
    La priant de lui prêter
    Quelque grain pour subsister
    Jusqu’à la saison nouvelle.
    Je vous paierai, lui dit-elle,
    Avant l’août, foi d’animal,
    Intérêt et principal.
    La Fourmi n’est pas prêteuse ;
    C’est là son moindre défaut.
    Que faisiez-vous au temps chaud ?
    Dit-elle à cette emprunteuse.
    Nuit et jour à tout venant
    Je chantais, ne vous déplaise.
    Vous chantiez ? j’en suis fort aise :
    Et bien ! dansez maintenant

    Et... « les banques valsent »...

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 16h12 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Oui, Dedalus,
    mais tu occultes totalement l’économie réelle.
    Les banques, certes vivent de biens qu’elles ne possèdent pas, mais s’adossent à des biens réels fabriqués par des ouvriers.

    Le problème, c’est la spéculation boursière autour de ces valeurs réelles qu’elle projette dans un futur idyllique directement inspiré de leurs rêves de richesse sans connection avec le réel de l’entreprise dont les moyens de production et la production elle même reste limitée.

    Mais quand un fonds de placement demande 20%, faut bien inventer quelque chose pour leur piquer leur pognon !

    J’explique tout ça sur mon blog ..... depuis le ’A’ de « à vos marques »
    jusqu’à le ’Z’ de « zéro + zéro = la tête à toto » !

    Lien

  • Amelie89
    Amelie89
    sans ou toutes
    • Posté à 16h30 le 08/10/2008
    • Internaute 53121
      sans ou toutes

    A quand la planche à billets pour traiter la famine et le Sida dans les pays pauvres ?

    En quelques jours, voilà les politiques qui s’agitent dans tous les sens, et dégagent des centaines de milliards d’euros pour aider les banques. Pourquoi ne fait-on pas fonctionner la planche à monnaie pour traiter les problèmes de famine et de sante dans les pays les plus pauvres ?

    De qui se moque-t-on quand les dirigeants de nos pays riches disent qu’ils n’en ont pas les moyens ? Et bien, qu’ils prennent conscience qu’ils sont co-responsables de tous les morts et de toutes les souffrances engendrés par leur manque d’intervention ! ! ! Honte à eux, et à ceux qui continuent de les élire.

    • flixp
      flixp répond à Amelie89
      Aboyeur
      • Posté à 16h46 le 08/10/2008
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      si j’ai bien compris c’est de l’argent qui n’existe pas...
      les labo pharmaceutiques eux veulent du cash, du vrai...

  • survivant
    • Posté à 16h31 le 08/10/2008
    • Internaute 25864

    S’il n’y avait que les banquiers qui étaient coupables le peuple n’hésiterait pas une seconde à faire bouffer les pissenlits par la racine à tout ce beau monde. Ce que fillon n’arrive pas à dire (de peur de représailles ?) les esclavagistes et tous les collaborateurs qui ont mis en place ce système financier et qui ont laisser faire doivent sérieusement se bouffer les ongles. Les financements occultes vont des confédérations syndicales salariales comme patronales, les partis politiques de tous bords, les patrons et enfin les banques et toutes leur armada de traders et autres actionnaires. Tous ! en ont croqués. Nous suivons en direct la débâcle d’un système de pourritures.

    • Numerosix
      Numerosix répond à survivant
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 16h50 le 08/10/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      .

      Pas de débacle , ils vont se refaire , grace à leurs mains invisibles de pickpockets du marché qui nous volent nos portefeuilles ....

      Avec pour complices les responsables politiques en place ..

      C’est hallucinant ..

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 16h38 le 08/10/2008
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    Fillon entonne le chant sur « l’unité nationale » pour sauver les banques ; en clair que tous les français mettent la « main à la poche“et ‘se serrent la ceintureencore plus ! ! !
    Et comme cette crise ce n’est pas la faute du capitalisme( ! ! !) il s’empresse de nous avertir qu’après la nationalisation’ des pertes quand les profits seront de retour...ils seront ¨PRIVATISES”.
    Citoyens français ,allez-vous encore longtemps être les “dindons de la farce” ? allez-vous encore longtemps accepter de vous faire exploiter et spolier ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h54 le 08/10/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Si la Caisse d’Epargne coule, ça serait sympa qu’elle le fasse avant que je touche mon salaire et quand mon compte est à découvert.
    Enfin du coup, je sens que mon banquier va me lâcher les basques un moment avec mes trous à répétition, je me dis qu’il doit être occupé à autre chose que chercher la petite bête à son pire client préféré : D

    Et puis cette crise, je trouve ça génial. J’avais pas tout pigé au précédente, et celle là à l’air vraiment costaud en plus. C’est rempli de suspens, encore plus palpitant que le début d’une guerre (la super partie avec missiles hi-tech et images vertes).

    Et sinon j’ai une question : que se passe-t-il dans le reste du monde ? Les banques chinoises, indiennes, brésiliennes, maliennes et turménistanaises sont épargnées ? Elles sont mortes ? Elles se goinfrent ?

    Et question bonus : il y a une super crise pile pour le lancement de Eco89. Avouez le, c’est vous les coupables qui avait déclenché ça juste pour faire de l’audimat ! : D

  • Eliott
    • Posté à 17h04 le 08/10/2008
    • Internaute 24550

    Mais non ce n’est pas de la faute du capitalisme...

    Comme le dit Madelin c’est de la faute des états et des pauvres...

    Par contre si il y a des pauvres, des guerres, des famines etc... C’est de la faute de qui ?

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 17h11 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Oui, Dedalus,

    mais tu occultes totalement l’économie réelle.

    Les banques, certes vivent de biens qu’elles ne possèdent pas, mais s’adossent à des biens réels fabriqués par des ouvriers dans les prêts qu’elles accordent, même si ensuite, elle réempruntent sur le prêt en question ....

    L’autre problème, c’est la spéculation boursière autour de ces valeurs réelles qu’elle projette dans un futur idyllique directement inspiré de leurs rêves de richesse sans connection avec le réel de l’entreprise dont les moyens de production et la production elle même reste limitée.
    Car la bourse est au moins autant génératrice d’argent virtuel que les banques ...
    Mais quand un fonds de placement (d’investissement) demande 20% de rentabilité, faut bien inventer quelque chose pour leur piquer leur pognon !

    J’explique tout ça sur mon blog ..... depuis le ’A’ de « à vos marques »
    jusqu’à le ’Z’ de « zéro + zéro = la tête à toto » !

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  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 17h15 le 08/10/2008
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Mille pardon ....

    mon doublon est lié à une mauvaise réaction du site qui m’a renvoyé vers mon message .... ? ? ? ?

    Oui, c’est vrai, ça que c’est étrange cet argent pour sauver un système qui vit de l’exploitation de l’homme par l’homme et refuse de bouger les orteils pour sauver les misérables de la famine, donner un toit et un travail décent à chaque ménage ! ?

    vraiment de quoi se révolter !

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