Logement : rue de la Banque, les tentes sont faciles à remonter
Josiane Balasko, Mgr Gaillot, Guy Bedos et Dan Franck sont venus dimanche après-midi rue de la Banque, là où 374 familles de mal logés s’étaient installées le 3 octobre 2007. Depuis, un tiers ont été relogées. Le gouvernement s’est engagé à trouver un toit aux 250 qui restent avant la fin de l’année.
C’est pour rappeler la ministre du Logement Christine Boutin à ses engagements que l’association Droit au logement (DAL) avait organisé cette petite manifestation. Balayée par un violent vent soufflant quelques gouttes, la rue s’est remplie d’une grosse centaine de personnes, aimablement protégées par le contenu de sept estafettes de gendarmes mobiles. Les journalistes étaient nombreux. « C’est quand on fait des actions comme celle-ci que le gouvernement se réveille d’un seul coup », remarquait Micheline, du DAL.
Josiane Balasko et Mgr Gaillot, rue de la Banque à Paris le 5 octobre (Augustin Scalbert/Rue89).
Les quatre célébrités ont réaffirmé leur soutien aux familles présentes. Dan Franck a souhaité « ne pas être là au prochain anniversaire ». Guy Bedos a ironisé sur la proximité de la Bourse, « il faut y penser un peu ». « J’attends que les gens de l’opposition viennent », a ajouté l’humoriste.
Symboliquement, trois tentes ont été dressées sur la chaussée. Le message est clair : si le gouvernement ne tient pas sa promesse avant la fin de l’année, « les familles sont prêtes à remettre en place le campement », comme l’expliquait au mégaphone le porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyrault.
Depuis la fin du campement avant Noël 2007, les familles qui n’ont pas été logées sont ballotées d’hôtel en hôtel. Sur les 250 qu’il reste à loger, 25 ont une proposition en cours, 46 se sont vues opposer un refus du bailleur, et 27 ont refusé le logement qu’on leur proposait.
Samedi prochain, le 11 octobre à 14 heures, une autre manifestation est organisée, cette fois en présence de parlementaires. Mot d’ordre en forme de boutade : « Boutons Boutin ! »
Augustin Scalbert
► Rectifié le 6/10 à 14h57 après cette mise au point du DAL : « Pour devenir adhérent de l’association les familles doivent être inscrites sur les fichiers des demandeurs de logement, en revanche on se moque complètement de la nationalité des gens. Autre point important, nous ne sommes pas le relais de l’Etat et à ce titre n’avons pas comme critère restrictif d’adhésion que les familles soient éligibles au DALO, nous soutenons toute personne en difficulté de logement. »
Article suivi : Rue de la Banque : le gouvernement s’engage à trouver des logements
Photos : Josiane Balasko, Mgr Gaillot et Guy Bedos rue de la Banque à Paris le 5 octobre (Augustin Scalbert/Rue89).
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Les logements achetés ne sont pas tous construits, ce sont pour la plupart des programmes arrêtés faute de moyens (parait-il), et j’ai lu dans la presse qu’ils seraient convertis en logements sociaux. Le hic c’est que Boutin considère qu’elle remplit sa part du contrat en revendant ces futurs logements dans le cadre de la loi « droit au logement ». Gonflé !
@ Augustin Scalbert
Vous êtes sûr que le Dal n’intervienne que pour les nationaux ? Il me semble qu’ils ne font pas de discrimination dans leur soutien, mais qu’ils oeuvrent pour tous qu’ils soient français ou régulièrement installés en France, à l’exclusion des clandestins donc.
D’ailleurs, la loi française interdit la discrimination notamment au logement et je ne pense pas que le Dal tombe dans le « chaudron de soupe ».




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