A LA UNE 05/10/2008 à 00h57

Le mini-sommet de Sarkozy : un feu vert pour les déficits ?

Guillemette Faure | Journaliste



Merkel, Berlusconi, Sarkozy et Brown à l’ELysée le 4 octobre 2008 (Philippe Wojazer/Reuters).


Ils sont tous là sur le podium de la salle de presse de l’Elysée. Le Premier ministre britannique Gordon Brown avec des grosses notes au feutre devant lui, la chancelière Angela Merkel en veste rose, le président du conseil italien Silvio Berlusconi qui gigote tellement sur sa chaise qu’il ferait passer Nicolas Sarkozy pour un maître zen, le président de la commission européenne José Manuel Barroso et aux deux bouts de la table les deux gendarmes, le premier ministre luxembourgeois et président de l’eurogroupe Jean-Claude Juncker et le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

A la sortie de leur réunion samedi (un jour bien choisi, les marchés sont fermés), les quatre membres européens du G8 annoncent qu’ils soutiendront les établissements financiers européens en difficulté. Les solutions seront nationales et les pays de ce G4 s’engagent « à ce que les dirigeants qui ont failli soient sanctionnés ».

Un spectacle d’unité rassurant

Les membres du G4 appellent à la tenue rapide d’un sommet économique international pour revoir les règles du capitalisme financier « avec les Etats les plus concernés » (ce ne sera pas tout de suite, un Etat très concerné attend de connaître son prochain président).

Chacun leur tour, les invités du président français prononcent des discours similaires qui répètent les mots « confiance », « coordination », « stabilité », « responsabilité ». Après ce concert d’unité, un journaliste demande à Nicolas Sarkozy ce qu’il est advenu de l’idée de son ministre des finances de créer un fonds commun européen pour venir en aide aux institutions bancaires européennes. « Je n’ai d’autant eu moins de mal de renoncer à cette proposition que je ne l’ai jamais assumée, proposée, imaginée », répond-il. La réponse, à défaut d’être gracieuse pour Christine Lagarde, a le mérite de faire plaisir et d’effacer la cacophonie de la semaine précédente. Angela Merkel, opposée au projet, approuve de la tête.

Le président français rebondit sur l’idée du sommet « pour poser les bases d’un capitalisme de l’entrepreneur et non pas du spéculateur ». On ne s’attendait certes pas à ce que le président français annonce que le G4 avait décidé d’ouvrir les vannes au capitalisme sauvage, mais la voix se veut rassurante, le ton moraliste.

Quid des critères de déficit de Maastricht ?

Plus difficile, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie demandent aux autorités européennes de faire preuve de « flexibilité » dans l’application du Pacte de stabilité qui impose aux Etats-membres de ne pas avoir un déficit dépassant le seuil de 3% du PIB. Cela veut-il dire qu’on peut désormais laisser filer les déficits ? Et de quelle « flexibilité » parle-t-on si le Luxembourgeois et président de l’eurogroupe Jean-Claude Juncker, demande à ce que le pacte soit respecté « dans son intégralité ».

Les quelque 150 journalistes internationaux venus à la conférence de presse n’ont droit en tout qu’à une question pour chaque dirigeant. On en saura donc pas beaucoup plus.

A la sortie de la salle, les représentants des médias tentent de lire entre les lignes du paragraphe du texte de la déclaration commune qui dit que « l’application du Pacte de stabilité et de croissance devrait également refléter les circonstances exceptionnelles que nous traversons ».

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino explique à un groupe de journalistes que le problème, c’est d’aider « les banques centrales » à rendre confiance aux épargnants « pour éviter qu’il y ait une panique et un effondrement du système bancaire ». (Avec ces mots, là, heureusement que ce n’était pas lui qui était chargé d’être rassurant à la tribune).

Flou

Et quand on demande à cet ancien anti-Maastricht si les critères du pacte de stabilité sont caduques, il répond d’une périphrase : « La priorité des priorités, c’est de sauver le système bancaire. »

Après une semaine de communication brouillée sur le sujet par des ministres qui se contredisaient parfois, il reste difficile de se faire une idée claire de la façon dont le gouvernement français compte répondre à la crise financière et ce qu’il va advenir du respect des critères de Maastricht.

Aux Etats-Unis, l’adoption du plan Paulson a été l’occasion de discussions, de va-et-viens, d’amendements qui ont occupé le Congrès cette semaine avant son approbation. En France, on attend toujours le débat parlementaire ou la conférence de presse où ces questions seront posées.

Photo : Merkel, Berlusconi, Sarkozy et Brown à l’ELysée le 4 octobre 2008 (Philippe Wojazer/Reuters).

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  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 14h37 le 05/10/2008
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Outre les belles paroles (inutiles) pour rassurer une opinion plus que sceptique quant aux capacités de Sarko de résoudre, voire déjà de comprendre, le problème actuel, j’ai surtout remarqué la tendance maladive de ce type à vouloir s’abriter systématiquement derrière la chancelière allemande...
    les « comme dit Angela ... nous avons décidé avec Angela ... nous sommes bien d’accord avec Angela “.

    Plus personne (ou presque) ne croyant plus aux boniments de ce guignol, il est obligé de trouver sa caution Outre-Rhin.

    Celà commence à friser la couardise et la devise ‘je refile ou je me défile’ (comme devant les jeunes apprentis par ex.) lui irait aujourd’hui comme un gant.

  • fedor20b
    fedor20b
    balagne
    • Posté à 14h58 le 05/10/2008
    • Internaute 49602
      balagne

    On n’est pas sorti de la M.... ! ! !

  • Choucroute
    • Posté à 15h39 le 05/10/2008
    • Internaute 13844

    J’ai entendu notre président faire ses déclarations tonitruantes contre les dirigeants qui ont failli. Il faut des sanctions dit-il. Mais si ma mémoire est bonne, n’avait-il pas promis durant sa campagne électorale de dépénaliser les délits économiques. Point de double peine disait-il. Et puis s’il fallait sanctionner les dirigeants qui ont failli, ne serait-il pas le premier à être sanctionné, lui qui promettait d’aller chercher le point de croissance qui manquait avec les dents, lui qui promettait de défendre la pouvoir d’achat des Français. Comme faillite on peut difficilement faire mieux. Alors oui il va falloir sanctionner, cette UMPet ce président ? qui sont en train de plomber la France pour plusieurs décennies.

    • moravagine
      moravagine répond à Choucroute
      Observateur désabusé
      • Posté à 19h38 le 05/10/2008
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      Tout à fait d’accord ! On pourrait même ajouter que cet « omni-président » qui s’est « auto-accordé » une augmentation substantielle au début de son mandat, pourrait avoir l’honnêteté d’y renoncer au vu de ses résultats catastrophiques ! Les « golden-parachutes » c’est pas seulement chez les patrons du privé, c’est aussi chez les élus de sa trempe !

      PS : pour les anciens de la métallurgie, une bien mauvaise trempe d’ailleurs !

  • sinclair
    • Posté à 17h13 le 05/10/2008
    • Internaute 2580

    Réunion au delà du réel. Ce G4 Européen réunit 4 pays dont un l’Angleterre a un statut particulier, pas pleinement européen, qui n’est pas dans le système Euro. Les 23 autres pays sont pries d’apprécier et applaudir.
    Les résolutions sont au final chacun fait au mieux et on se tient au courant. Position qui était celle de l’Allemagne des le départ.
    Réunion donc pour l’image, inutile et sans portée autre que médiatique.
    Ah ! si on peut constater le manque d’article de réflexion sur le sujet les « journalistes » se contentant de constater le fait.

  • beluga
    beluga
    Perdue en Sarkoland
    • Posté à 18h07 le 05/10/2008
    • Internaute 36123
      Perdue en Sarkoland

    Sauvons ces pauvres banquiers et hommes d’affaires si durement touchés par la crise. Ils le méritent : ils savent tellement bien gérer l’économie (la preuve). Et puis le bon peuple est si compréhensif !

  • meccano44
    • Posté à 19h41 le 05/10/2008
    • Internaute 24247

    Bonjour,
    Quelqu’un a-t’il la vidéo du journal de 20h du samedi 4/10 ? Je regardais distraitement sans doute quand Sarko parlait du G4. Il m’a semblé voir un bras vêtu de rose faire des signes (des coucous !)derrière sa tête.
    Ai-je rêvé ?

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 20h43 le 05/10/2008
    • Internaute 23794

    Les membres du G4 appellent à la tenue d’un sommet économique international, mais quel est le poids d’une Communauté européenne divisée ? On a vu comment elle avait résolu le conflit russo-géorgien !
    Quant à ce G4, il est actuellement composé d’un Président français qui désavoue perpétuellement son gouvernement et d’un Premier ministre britannique affaibli sur le plan national, et même au sein de son propre parti. Et je ne parle pas du Président du Conseil italien.
    Oui appeler à une « flexibilité » du pacte de stabilité est une porte ouverte aux déficits : l’occasion est en effet trop belle, pour Nicolas Sarkozy, pour s’affranchir de sa promesse de retour à la stabilité en 2012. Il peut ainsi invoquer les circonstances d’une crise qu’il n’avait pas prévue (ce qui témoigne de sa vision politique et justifie qu’il ait été élu !). Vraisemblablement, Jean-Claude Junker ne s’y est pas trompé.
    Le seul aspect positif de cette crise, mais il est de taille, est de montrer qu’un Etat est indispensable pour réguler l’économie de marché. La preuve est là, éclatante, qu’il ne peut se réguler tout seul et qu’il suffit de laisser-faire. Malheureusement, il a fallu attendre que de grands établissements financiers viennent crier misère, comme de vulgaires Sans Domicile Fixe. C’est à ce genre de signe que les puissants se rendent compte à quel point la misère est une chose horrible !

  • Anonyme

    alors, on va redonner aux porcs la confiture qu´on leur a déja filé une fois ?
    merci le systeme, vive le travail a perte, vive l´esclavage, et surtout vive la France (paradis bancaire) !

  • maxmtl
    maxmtl
    Consultant
    • Posté à 01h47 le 06/10/2008
    • Internaute 51961
      Consultant

    Et si vous profitiez de cette crise financière pour redéfinir le système financier mondial ?

    Me semble que l’exemple américain (faisons payer le contribuable) devrait servir de déclencheur à une réflexion citoyenne sur un système financier mieux encadré et plus juste socialement.

    Ce système de libre-échange n’a de libre que le nom. La globalisation des marchés n’est que la distribution du risque financier et ce sont toujours les mêmes quelques happy few qui en profitent. La mondialisation est une illusion qui fait que les contribuables du monde entier payent les pots cassés.

  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 09h38 le 06/10/2008
    • Internaute 52604
      à croquer

    L’Europe c’est devenu quoi ? 4 pays qui décident de récolter des fonds et se chargent de les répartir.
    Quant au remboursement des sommes avancées aux banques pour les maintenir à flots et aux modalités de remboursement (si remboursement il y a), personne n’en parle.
    Et pour finir, le fameux traité de Lisbonne (gloireeee à notre préééésident) : on se rend compte qu’il n’est pas du tout, mais alors pas du tout, adapté !

  • YoshiL7
    • Posté à 10h55 le 06/10/2008
    • Internaute 29840

    Cette réunion est à l’image du personnage... mini en tout ; -)

    Il prone des sanctions contre des patrons & co alors qu’il prone la dépénalisation du droit des affaires... trouver l’erreur...

    Il veut ses boucs émissaires comme pour tout probleme... c’est son sport fétiche avec le mensonge et les promesses... Le point positif est qu’aujour’hui, le peuple n’est pas le premier responsable... mais ca devrait l’etre d’ici peu... surtout il commence à retirer ses petites économies des banques...

    De plus, ce n’est certainement pas en régulant les parachutes dorées que l’on va en faire de bons patrons et que l’on évitera leur facon de jouer avec l’économie financière... preuve, dans ce milieu fermé, même les mauvais patrons retrouvent illico presto une place tout aussi bling bling que la précédente... et puis, on peut supprimer les parachutes dorées, dans tous les cas, ils sont du que l’on soit bon ou mauvais... alors, autant se faire payer la prime directement en prime de bienvenue... plus de scandales de parachutes, on en parle plus et ils auront quant même touché le gros lot... le tour de passe passe n’est pas loin...

    Par contre en sauvant Dexia, les gouvernements n’ont pas pris trop de risque... vu que c’est la banque des états et collectivités... et dans sa définition, un état n’est jamais en faillite. Mais en attendant, ce sont nos économies qui vont renflouer ceux qui n’hésitent pas à nous foutre dans la merde au moindre petit découvert... par contre, quand ces banques auront a nouveau de beaux et gros gateaux à se partager, elles oublieront vite les choses... et l’épargnant sera toujours le bon pigeon à plumer...

  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 14h52 le 06/10/2008
    • Internaute 24833

    j’aimerais bien un article de Rue89 sur le débinage de sarkozy à Bercy vendredi, après avoir été sifflé lors du rassemblement des 12.000 apprentis européens ; il devait y prononcer un discours, mais vu l’accueil qui lui a été réservé 30mn avant qu’il ne se présente, il a finalement décidé de partir en prétextant une excuse bidon, son mini-mini-sommet de samedi...

    quel mépris pour l’europe d’en bas ! ! !

    voir agoravox :
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    • Thucydide
      Thucydide répond à A déménagé le 6-2
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 17h15 le 06/10/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      Pauvre Sarkozy : et aujourd’hui 6 octobre à Sandouville, rebelote et dix de Der !
      Son altesse Raybanissime n’a pu rencontrer les ouvriers parce qu’ils étaient en grêve.
      Et l’avaient chaudement reçu, mais ça ce n’était pas une excuse avouable.

      Sans doute aussi y-avait-il trop de CRS dans l’usine et le pauvre biquet n’a pas pu forcer le passage...

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 16h25 le 06/10/2008
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    OCCIDENT, Chronique d’une fin annoncée ? ,

    Il y a eu Maastricht,
    avec deux décisions sous-jacentes sur lesquelles nous nous sommes prononcés ’à l’insu de notre plein gré’ :
    L’Europe se dote d’un pouvoir administratif non-élu, omniprésent et ultra contraignant dans tous les détails les plus impliqués dans la vie quotidienne, mais sans aucun pouvoir politique digne de ce nom, laissant à un fumeux Conseil Européen cette prérogative, sous réserve d’un d’un improbable
    accord général.
    Les États membres s’interdisent le droit régalien de battre monnaie, et s’obligent à mobiliser les fonds nécessaires par des emprunts avec intérêts, auprès d’une Banque Centrale totalement indépendante. Ce qui leur retire toute initiative de régulation ou de contrôle des flux économiques.

    Puis, systématiquement, un élargissement continu de l’Union,
    rendant de facto impossible une quelconque décision du Conseil Européen du fait même de la divergence d’intérêts des États-membres. Pratiquement aucune politique ne serait-ce que d’influence, n’est plus envisageable.

    Enfin, des projets constitutionnels ubuesques,
    inacceptables pour tout européen convaincu, parce qu’institutionnalisant une doctrine économique, et achevant le sabotage de l’Union politique, par un brouillard d’articles aussi incongrus que le droit pour chaque État-membre de conserver ses alliances particulières.

    Au final nous nous retrouvons avec une pseudo Union,
    où la légitimité des États a disparu sans avoir été remplacée par quoi que ce soit d’efficient.
    Une Europe molle, sans volonté ni objectif, riche de son passé, incapable de réglementation.
    Une Europe grande ouverte au pillage.

    Là-dessus, viennent subitement planer sur nous de noires menaces
    Par l’exploitation de notre principale faiblesse : la peur de manquer, nous avons été progressivement formatés pour craindre :
    La mondialisation et sa cohorte de licenciements, de délocalisations, de perte d’activités.
    L’inflation galopante de l’euro, qui porte comme par hasard sur les prix, mais pas sur les salaires.
    Les étrangers, qui ne viennent sur notre territoire qu’à fins de parasiter nos systèmes de protection, nos emplois, ou nos biens.
    Les classes défavorisées avec leurs ’zones de non-droit’ et leurs brigades de dealers mettant en danger nos biens, notre morale, nos vies ; faisant ainsi une menace de ceux que nous devrions protéger.
    Le terrorisme (de préférence islamique), sourcils sombres, femmes voilées, regards ombrageux et barbes hirsutes, le tout enturbanné de noirs desseins
    L’ours Russe revanchard (OURS, RUSSE, URSS, malheureuse parenté qui favorise l’amalgame) osant affirmer son existence et menaçant de nous imposer, à défaut de bolchévisme, un anti-américanisme primaire par pure haine de la Liberté et irrépressible volonté de renouer avec la force perdue.

    Le Folamour Iranien, le pétrole qui manque, l’environnement qui fout le camp, les USA en croisade...

    Avec, dans le rôle de cerise sur le gâteau,
    La Crise financière (et bientôt économique) qui ne peut qu’amplifier au delà du raisonnable les conséquences désastreuses de toutes ces crises conjoncturelles sans cesse accumulées, jamais résolues, qui tournent à la hantise.

    Ainsi, pendant que la peur nous tétanise,
    la fine équipe UMPénitente s’organise pour éhontément nous faire les poches et afficher vulgairement sa vie dorée.

    Pourvu que ça ne dure pas trop...

  • millesime
    millesime
    retraité
    • Posté à 19h16 le 06/10/2008
    • Internaute 26299
      retraité

    si vous souhaitez avoir une idée de ce qu’est vraiment la FED et avoir un avis sur le dollar...voici un site :

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    c’est long à lire mais oh combien documenté et instructif...peut-être que l’on peut comprendre quelque peu l’assassinat de Kennedy...qui avait promulgué un décret...mais il est bon de lire...

    quant aux parachutes dorés, la presse n’en parlait guère en 2006...je vous invite à lire un article que j’ai publié sur mon blog
    intitulé : La France et le capitalisme ..le O3/06/2006

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  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 00h29 le 07/10/2008
    • Internaute 45440
      Consultant
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