A LA UNE 05/10/2008 à 00h57

Le mini-sommet de Sarkozy : un feu vert pour les déficits ?

Guillemette Faure | Journaliste



Merkel, Berlusconi, Sarkozy et Brown à l’ELysée le 4 octobre 2008 (Philippe Wojazer/Reuters).


Ils sont tous là sur le podium de la salle de presse de l’Elysée. Le Premier ministre britannique Gordon Brown avec des grosses notes au feutre devant lui, la chancelière Angela Merkel en veste rose, le président du conseil italien Silvio Berlusconi qui gigote tellement sur sa chaise qu’il ferait passer Nicolas Sarkozy pour un maître zen, le président de la commission européenne José Manuel Barroso et aux deux bouts de la table les deux gendarmes, le premier ministre luxembourgeois et président de l’eurogroupe Jean-Claude Juncker et le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

A la sortie de leur réunion samedi (un jour bien choisi, les marchés sont fermés), les quatre membres européens du G8 annoncent qu’ils soutiendront les établissements financiers européens en difficulté. Les solutions seront nationales et les pays de ce G4 s’engagent « à ce que les dirigeants qui ont failli soient sanctionnés ».

Un spectacle d’unité rassurant

Les membres du G4 appellent à la tenue rapide d’un sommet économique international pour revoir les règles du capitalisme financier « avec les Etats les plus concernés » (ce ne sera pas tout de suite, un Etat très concerné attend de connaître son prochain président).

Chacun leur tour, les invités du président français prononcent des discours similaires qui répètent les mots « confiance », « coordination », « stabilité », « responsabilité ». Après ce concert d’unité, un journaliste demande à Nicolas Sarkozy ce qu’il est advenu de l’idée de son ministre des finances de créer un fonds commun européen pour venir en aide aux institutions bancaires européennes. « Je n’ai d’autant eu moins de mal de renoncer à cette proposition que je ne l’ai jamais assumée, proposée, imaginée », répond-il. La réponse, à défaut d’être gracieuse pour Christine Lagarde, a le mérite de faire plaisir et d’effacer la cacophonie de la semaine précédente. Angela Merkel, opposée au projet, approuve de la tête.

Le président français rebondit sur l’idée du sommet « pour poser les bases d’un capitalisme de l’entrepreneur et non pas du spéculateur ». On ne s’attendait certes pas à ce que le président français annonce que le G4 avait décidé d’ouvrir les vannes au capitalisme sauvage, mais la voix se veut rassurante, le ton moraliste.

Quid des critères de déficit de Maastricht ?

Plus difficile, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie demandent aux autorités européennes de faire preuve de « flexibilité » dans l’application du Pacte de stabilité qui impose aux Etats-membres de ne pas avoir un déficit dépassant le seuil de 3% du PIB. Cela veut-il dire qu’on peut désormais laisser filer les déficits ? Et de quelle « flexibilité » parle-t-on si le Luxembourgeois et président de l’eurogroupe Jean-Claude Juncker, demande à ce que le pacte soit respecté « dans son intégralité ».

Les quelque 150 journalistes internationaux venus à la conférence de presse n’ont droit en tout qu’à une question pour chaque dirigeant. On en saura donc pas beaucoup plus.

A la sortie de la salle, les représentants des médias tentent de lire entre les lignes du paragraphe du texte de la déclaration commune qui dit que « l’application du Pacte de stabilité et de croissance devrait également refléter les circonstances exceptionnelles que nous traversons ».

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino explique à un groupe de journalistes que le problème, c’est d’aider « les banques centrales » à rendre confiance aux épargnants « pour éviter qu’il y ait une panique et un effondrement du système bancaire ». (Avec ces mots, là, heureusement que ce n’était pas lui qui était chargé d’être rassurant à la tribune).

Flou

Et quand on demande à cet ancien anti-Maastricht si les critères du pacte de stabilité sont caduques, il répond d’une périphrase : « La priorité des priorités, c’est de sauver le système bancaire. »

Après une semaine de communication brouillée sur le sujet par des ministres qui se contredisaient parfois, il reste difficile de se faire une idée claire de la façon dont le gouvernement français compte répondre à la crise financière et ce qu’il va advenir du respect des critères de Maastricht.

Aux Etats-Unis, l’adoption du plan Paulson a été l’occasion de discussions, de va-et-viens, d’amendements qui ont occupé le Congrès cette semaine avant son approbation. En France, on attend toujours le débat parlementaire ou la conférence de presse où ces questions seront posées.

Photo : Merkel, Berlusconi, Sarkozy et Brown à l’ELysée le 4 octobre 2008 (Philippe Wojazer/Reuters).

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  • richy
    • Posté à 09h15 le 05/10/2008
    • Internaute 38388

    olalalalala emmetre des doutes sur l omniscience du président en ses temps troublés alors que nous devrions serrer les rangs, mettre nos économies a la disposition des banques ! ! et partir en confiance la fleur au fusil ! ! !
    ah Monsieur je ne vous félicite pas ! ! mdr

    • geubeul1
      geubeul1 répond à richy
      edité sur http://fils2prof.over (...)
      • Posté à 10h49 le 05/10/2008
      • Internaute 4028
        edité sur http://fils2prof.over (...)

      une vraie question encore ...
      que fait « la main invisible qui régule le marché » ? ?

      Lien

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 04h47 le 05/10/2008
    • Internaute 45440
      Consultant
  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 04h50 le 05/10/2008
    • Internaute 45440
      Consultant
    • Jerrick
      Jerrick répond à Alex Engwete
      Les paroles sincères ne sont (...)
      • Posté à 08h28 le 05/10/2008
      • Internaute 42163
        Les paroles sincères ne sont (...)

      Si, si, on a des nouvelles. Elle vient de chanter, tenez-vous bien « en direct », sur un TV allemande. Info dispo sur « The Voice of France in France » qu’est France Info.

    • AlfredoGarcia
      AlfredoGarcia répond à Alex Engwete
      Rien
      • Posté à 14h26 le 05/10/2008
      • Internaute 47461
        Rien

      Alex,
      seul un détail, la chaussette est un peu trop pleine de sous, en réalité elle n’a rien dedans et est troué au gros-orteil et au talon (TEPA exige).

  • lamichael
    • Posté à 05h16 le 05/10/2008
    • Internaute 20431

    Combien de temps encore avant que...BOUM !
    Cé pas k’chui un pas chiant,
    Mais y’en a marre d’ête py pour un con !

  • dupontlajoie
    dupontlajoie
    cadre sud
    • Posté à 07h08 le 05/10/2008
    • Internaute 26047
      cadre sud

    Grandes déclarations d’intention et com à l’usage des petits épargants mais rien de concret dans ce sommet ! chaque pays s’occupe de ses banques : on le savait déjà ! les uns type SARKO cherche à creuser les déficits eu égard à l’échec des politiques menées dans ces pays(sarko en france par ex)et les autres ne veulent pas toucher le pacte de stabilité(JUNKER ,BARROSO)RIEN DE NOUVEAU DONC ! si ce n’est la mise en scéne du TOUTPETIT qui est toujours au centre du ...vide ! ! ! ! ! ! !

    • kestiontoi
      kestiontoi répond à dupontlajoie
      travailleur forcé
      • Posté à 20h43 le 05/10/2008
      • Internaute 30798
        travailleur forcé

      « chaque pays s’occupe de ses banques : on le savait déjà ! » (dupontlajoie)

      Au fait, comment se portent les banques dans les paradis fiscaux ? ?

  • Sinouhé
    • Posté à 08h06 le 05/10/2008
    • Internaute 22732

    L’ordre de la vérité

    Lien

  • Jerrick
    Jerrick
    Les paroles sincères ne sont (...)
    • Posté à 08h24 le 05/10/2008
    • Internaute 42163
      Les paroles sincères ne sont (...)

    Il faut sauver le système bancaire
    Il faut sauver le système bancaire
    Il faut sauver le système bancaire

    C’est compris ?

    Surtout que les pauvres ont encore un peu de pognon, et que comme les pauvres sont très nombreux, un petit peu multiplié par très beaucoup, ça fait beaucoup. Les milliards d’euro valsent à en donner le tournis. De 3 Mds on passe à 30 Mds, aux US c’est déjà 500 Mds d’€. Il suffit de 2 Mds pour ne plus avoir de sans logis en France. Mais il faut sauver le système bancaire, il faut sauver le système bancaire, je répète il faut sauver le système bancaire. C’est compris ?

  • Tintinac
    • Posté à 08h24 le 05/10/2008
    • Internaute 15124

    Notre président a arraché avec les dents un accord gigantesque.

    Il a obtenu que chacun des états pourrait faire ce qu’il veut (mais attention, très important, en coordination avec les autres).

    Bien ... ? ? ? ? ? ?
    Tout compte fait cela ressemble étrangement à ce qui se faisait avant.

    Mais ... ? ? ? ? ? ?
    Je crois bien que c’est vraiment comme avant.

    Après réflexion ... ? ? ? ? ? ?
    C’est vraiment comme avant.

  • micmac19
    micmac19
    musicien contrarié
    • Posté à 08h42 le 05/10/2008
    • Internaute 52161
      musicien contrarié

    Ha bon l’Angleterre fait partie de l’Europe ....
    avec ses propresrègles alors !

  • ollivier gerard
    • Posté à 09h03 le 05/10/2008
    • Internaute 55032
      dge56

    on parle de crise bancaire sans toutefois désigner nominativement les banques dans la tourmante.
    je pense qu’individuellement chaque déposant est concerné.
    demandez à votre propre banque si elle est en difficulté vous aurez comme moi une réponse négative avec un air de dire ce n’est pas moi c’est les autres établissements qui sont concernés.
    autre point pourquoi ce sommet et cette agitation présidentielle puisqu’on nous rabache que le systeme Français est fiable et pas concerné.
    concentrons nos efforts à la relance de l’économie à l’éradication du chomage plus tot que de dicuter avec 4 responsables européens pour prendre une décision européenne qui de toute façon ne pourra etre prise qu’à 27

    • pablico
      pablico répond à ollivier gerard
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h20 le 05/10/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      si les banques étaient tant que cela saines. croiriez vous qu’ils se remueraient comme çà ?

      Les banques ne sont surement pas si saines que cela.
      Le déficit comment croyez vous qu’on l’alimente ?
      ce sont les banques qui prêtent
      Si il n’y a pas d’argent à emprunter comment continuer à rouler grand train, à financer nos guerres, et autres joyeusetés ?

      En vérité, je vous le dit :
      on est pas sorti de l’auberge (pour ne pas dire autre chose).

      Nos états vivent à crédit sans fin , et en mode cavalerie, et ce crédit qui est une bulle (mot à la mode) va surement éclater faute de carburant.

      cela s’appelle pour une personne privée : de l’irresponsabilité, de l’imprévoyance, de manque de maturité, et d’incompétence...et retrait du carnet de chèque et interdit de banque.... et justice et prison pour cavalerie, grivèlerie et escroquerie frauduleuse.

  • hagalma
    • Posté à 09h04 le 05/10/2008
    • Internaute 8451

    Il pourra dire : 1) c’était la faute de la financiarisation

    Un super politique ce Sarkozy, non ? !

  • richy
    • Posté à 09h09 le 05/10/2008
    • Internaute 38388

    alors comme ca nous Francais avec nos banques saines et a l’abrit allons devoir renflouer les banques européenes pourries ! ! olalala ! ou alors je n’ai pas tout compris ! ne me dites pas que l’on nous aurais MENTI !

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 09h20 le 05/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    La G4, c’est une nouvelle voiture qui sera présentée au Salon de L’Auto à Paris... ? ! Ce qui est clair, c’est qu’il n’y a pas d’Union Européenne si chaque pays apporte une réponse nationale à la crise financière. En fait n’était-ce pas le but avoué des Américains : foutre encore plus le bordel en Europe... ! !

    Lien

  • gelu42
    • Posté à 09h22 le 05/10/2008
    • Internaute 23109

    Je ne sais pas vous mais moi j’étouffe en France, je n’arrive plus à respirer, je sens une oppression au niveau de la poitrine. De grâce ouvrez la fenêtre... et profitez en pour y balancer ce sarkozy et toute sa clic

  • DOMIE
    DOMIE
    vieille chômeuse de 50 ans !
    • Posté à 09h41 le 05/10/2008
    • Internaute 51449
      vieille chômeuse de 50 ans !

    sarko aime bien ce qui est mini, un peu comme lui quoi ! mini-traité, mini-sommet, mini président, mini résultats .... A quoi ça sert de réunir un mini-sommet à 4 puisque de toute façon toutes les résolutions se prennent à 27, surtout si c’est juste pour assurer que chacun devra faire le ménage chez soi. C’est une fois de plus, une séance d’enfumage ou c’est pour satisfaire le phantasme de mini-sarko (et de son père) : se prendre pour le président des Etats Unis d’Amérique. Les autres pays n’ont-ils pas voulu participer à cette mascarade et satisfaire le caprice de mini-sarko ? Ou l’Allemagne, la GB et l’Italie sont-ils dans une si mauvaise passe qu’ils doivent, eux aussi, donné des gages médiatiques à leurs populations ? Ou encore, ces quatre pays prépareraient-ils, à l’occasion de cette crise, une redéfinition de l’Europe ? Bref, je trouve ce G4 bien étrange et un peu ridicule ! !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 10h42 le 05/10/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    DU VENT !

    Les « promesses » de soutien aux banques par les gouvernements européens, ce week-end, valent leur pesant de courant d’air. Des mots, des mots, des mots. Aucun détail chiffré, aucune stratégie proposée.

    Et pour cause ! Un « soutien » aux banques avec quoi ? Les caisses des États sont vides. Et je vous parie que les banques centrales elles-mêmes, qui ont déjà injecté des milliards et des milliards pour tenter, en vain, de maintenir à flot un système moribond, font désormais fonctionner la planche à billets. Chacun sait comment ça se termine, n’est-ce pas ?

    Attendons maintenant les « craquements » (ils vont venir !) des premières banques dites « populaires » (genre Caisse d’Epargne ou Crédit Agricole chez nous). Et voyons les réactions de « l’Europe ».

    Le gouvernement belge, qui dans un premier temps avait volé au secours de la banque Fortis pour pallier à l’urgence, cherche déjà à se débarrasser dare-dare du baton merdeux.

  • Zorro est arrivé
    • Posté à 10h03 le 05/10/2008
    • Internaute 53638
      Lecteur

    Je t’enfume, tu m’enfumes, ils nous enfument...
    Le plus chouette pour eux, c’est qu’ils sont payés pour ce boulot.

    Des exemples ? ? ?
    Tenez ! Au hasard, voilà ce qu’on trouve dans les archives d’un grand quotidien de « référence » :

    - « La crise financière s’apaise mais la crise économique s’aggrave », 2 mai 2008.
    - « Crise bancaire : pour M. Noyer, “ il n’y a pas de deuxième vague ” », 26 juin 2008.
    - « Sérénité chez les assureur », 9 octobre 2007.
    - « Eric Le Boucher : Non aux scénarios catastrophes ! », 23 mars 2008.
    - « Frédéric Lemaître, à Davos : “Une majorité d’experts exclut une récession mondiale”, 25 janvier 2008.
    - “David Naud, économiste à la Deutsche Bank ‘ Il n’y aura pas de krach en 2008 ’”.
    - “Crise financière - Faut-il plus de régulation ? Bertrand Jacquillat, Cercle des Économistes : Non”, 8 avril 2008.
    - “L’OCDE estime que le pire de la crise est sans doute passé”, 5 juin 2008.
    - “Alan Greenspan voit l’immobilier américain se stabiliser”, 15 août 2008.

    En revanche, tout était annoncé en janvier 2008, là :
    Lien

    Curieux, non ?

  • Mohamed.K
    Mohamed.K
    Magasinier
    • Posté à 10h05 le 05/10/2008
    • Internaute 48916
      Magasinier

    Les crédits hypothécaires,personne ne connait ni la quantité ni le prix.Les états rachéteront à l’aveuglette ces titres pourris,histoire de remettre de la confiance.La prochaine anarque consistera à transférer un maxi de ces crédits pourris sur la colléctivité.Une nouvelle ingénierie financière est en route.

  • marie 75
    • Posté à 10h09 le 05/10/2008
    • Internaute 3563

    La France combat une récession qu’elle nie !
    FRANCE | Sarkozy et son gouvernement soutiennent l’économie sur fond de cacophonie.

    JEAN-NOËL CUÉNOD / PARIS | 04.10.2008 | 00 : 00

    « Austérité », « rigueur » font partie des mots interdits dans la bouche des ministres français. Quant au terme de « récession », il a disparu du vocabulaire gouvernemental. Et pourtant, la France est officiellement entrée en récession si l’on applique le critère économique habituel : une diminution du produit intérieur brut (PIB) pendant deux trimestres consécutifs.

    En effet, l’Institut national de la statistique (Insse) prévoit une baisse du PIB français de 0,1% pour les troisième et quatrième trimestres qui s’ajoute à celle du second trimestre.

    Convergence négative

    La France est confrontée à une convergence de facteurs négatifs : la baisse du pouvoir d’achat due aux salaires peu élevés pour une grande partie des travailleurs ainsi qu’aux augmentations des denrées alimentaires et du carburant. Dès lors, la consommation des ménages a dégringolé.

    De plus, tenant compte de la crise du subprime, les banques françaises ont restreint leurs prêts, notamment hypothécaires. Ce qui a entamé fortement le marché immobilier et, par contrecoup, le secteur de la construction, gros pourvoyeurs d’emplois, qui va devoir licencier. Mais la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, reste droite dans ses escarpins et refuse d’évoquer quelque récession que ce soit.

    La grosse artillerie dirigiste
    S’ils continuent à nier le mot, Nicolas Sarkozy et son gouvernement n’en combattent pas moins la chose. Ils sortent même la grosse artillerie en prenant deux décisions fort dirigistes.

    ❚ Logements. Afin de relancer la construction, le bras financier de l’Etat — la Caisse des dépôts et consignations — ainsi que d’autres organismes publics rachèteront à moindres coûts 30 000 logements à des promoteurs dont les travaux n’avaient pas pu être lancés à cause du refroidissement financier. Des mesures sont prévues pour aider les ménages modestes à acquérir ces logements.

    ❚ PME. 22 milliards d’euros seront dévolus aux banques pour qu’elles n’hésitent plus à accorder des crédits aux petites et moyennes entreprises. Cette somme ne sera pas prélevée des coffres de l’Etat. Mais la Caisse des dépôts et consignations sera également sollicitée.

    « Couac » d’Henri Guaino
    Alors que le président Sarkozy souhaitait que sa majorité parlementaire mette une sourdine à ses querelles afin que les plans du gouvernement soient solidement soutenus, un « couac » a semé le trouble au sein du parti sarkozyste UMP.

    Le conseiller du président Henri Guaino a publiquement déclaré que les critères de Maastricht (interdiction de présenter un déficit annuel supérieur à 3% du PIB) n’étaient pas « la priorité des priorités ». Cela a provoqué le tollé de la part des députés de l’UMP, qui ont fait assaut de feux de bouche, parasitant ainsi la communication du président Sarkozy à un moment particulièrement délicat.

  • drecman
    drecman
    A 2 ans de la retraite (-1)
    • Posté à 10h27 le 05/10/2008
    • Internaute 31547
      A 2 ans de la retraite (-1)

    Je vous conseille ces sites pour comprendre le rôle des banksters et leur puissance. Comment les états européens payent des intérêts aux banques privées, s’étant tirés une balle dans le pied avec les accords de Maastrich (et antérieurement en France grace à Giscard alors ministre des finances de Pompidou).

    Lien
    Lien
    Lien

  • Anonyme

    Bonjour, l’ argent est une dette pas une valeur donc les déficits sont obligatoires. C’est la béauté de l’arnaque et le moyen de contrôle ideal. A bientôt

    Lien from Lien on Lien.

    • drecman
      drecman
      A 2 ans de la retraite (-1)
      • Posté à 11h13 le 05/10/2008
      • Internaute 31547
        A 2 ans de la retraite (-1)

      Bien joué stangrof. Je ne savais pas comment faire (2 ans de la retraite, on fatigue)

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 10h46 le 05/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Bidon .

    Elle croyait que j’étais James Dean, Américain d’origine
    Le fils de Buffalo Bill, alors admiration
    Faut dire que j’avais la chemise à carreaux, la guitare derrière dans le dos
    Pour faire le cow-boy très beau, mes compositions
    Elle me parlait anglais toute le temps
    Je lui répondais deux trois mots bidon
    Des trucs entendus dans des chansons, consternation

    Lien

    • Zorro est arrivé
      Zorro est arrivé répond à Numerosix
      Lecteur
      • Posté à 11h07 le 05/10/2008
      • Internaute 53638
        Lecteur

      « Que font ces jeunes, assis par terre,
      Habillés comme des traîne-misère.
      On dirait qu’ils n’aiment pas le travail.
      Ça nous prépare une belle pagaille.
      Mais comprenez-moi : c’est inquiétant.
      Nous vivons des temps décadents.
      Mais comprenez-moi : le respect se perd
      Dans les usines de mon grand-père. »

      Quel visionnaire ce Souchon !

      • Numerosix
        Numerosix répond à Zorro est arrivé
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 11h27 le 05/10/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        OUI , hein . Et c’est pas rassurant :

        Pan ! Pan ! Pan !
        Y a la guerre tout l’temps.
        On fait le civil
        Puis on s’envoie les missiles.
        On s’le fait le coup du calumet de la paix
        Mais c’est du cirage,
        De la gomina
        Pour cacher le cra-cra
        Et zoom zoom télé,
        Toutes ces belles photos saignées.

        Tu vois pas qu’on s’aime pas ? {4x}
        On s’aime pas... {8x}

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 11h24 le 05/10/2008
      • Internaute 29846
        menuisier

      Aïe N°6.
      Vu hier soir « Vanishing Point » : Bien content que tu me l’ais remis en tête.
      Et dire que je n’aimais pas trop le cinéma des 70’s.. !

  • Bon Scott
    • Posté à 11h01 le 05/10/2008
    • Internaute 24531

    « La priorité des priorités, c’est de sauver le système bancaire. »

    Le rêve de Sarkozy de rendre les Français tous propriétaires n’est-il pas en train de s’envoler ?

    Encore une promesse ......

    Mais heureusement, que nous avons Mme Christine Lagarde comme ministre de l’économie et des finances ! ! !

    « La ministre de l’Économie et des Finances, Christine Lagarde, multiplie les bourdes depuis son arrivée à Bercy. Après avoir parlé en 2007 de “ plan de rigueur ”, puis prôné l’utilisation du vélo pour économiser de l’essence, elle annonçait tout sourire, en mai dernier, une croissance de 0.6% pour le premier trimestre de l’année, et projetait une croissance de 2% sur l’année 2008. Raté puisque selon les prévisions de l’Insee, la France est entrée en récession !

    Même doublement raté puisqu’elle déclarait, à l’été 2007, “ je pense qu’on a le gros de la crise [financière] derrière nous ”. Les faits parlent contre elle.

    Manifestement, Lagarde a dû mal à se débarrasser de la “ gaffitude ”, un virus hyper résistant. Dans une interview accordée au quotidien économique allemand “ Handelsbatt ” et publiée jeudi 2 octobre, Lagarde a évoqué l’idée d’un fonds européen pour faire face à la crise financière actuelle. Une annonce aussitôt démenti par l’Élysée.

    Avec ce commentaire d’un proche de Nicolas Sarkozy : “ Lagarde a encore eu une phrase maladroite !” »

    Backchich.info

    C’est pas gagné, même si le petit corps malade, nous avait dit, que pour former son gouvernement, il prendrait les meilleurs .... Cherchez l’erreur ! ! !

  • N.MARECHAL
    • Posté à 11h03 le 05/10/2008
    • Internaute 9175

    La crise américaine couvre toutes les autres bavures des états qui nous entourent.

    Nous, nous pratiquons la cavalerie pour payer ne serait ce que les intérêts de nos dettes. En comme la dette et pratiquement à l’égal du capital, on n’a besoin de personne pour plonger dans le rouge.

    Bref, lorsque l’on pratique la cavalerie dans ses finances, il faut reconsidérer immédiatement sa stratégie pour rembourser sa dette sinon les affaires partent très vite en live.

    En France, cela fait depuis 1973, que le système traîne sa dette et pratique la cavalerie. Autant dire qu’a présent, le rattrapage est quasi impossible et qu’une crise majeure n’a rien d’illogique.

    Le plus triste est que chaque citoyen s’efforce de gérer ses propres dépenses, s’efforce de régler ses dettes au mieux, car chacun mène sa barque de façon durable. Visiblement nos gouvernants n’ont pas les même valeurs, et chacun de dire « après moi le déluge ».

  • parousnik
    • Posté à 11h08 le 05/10/2008
    • Internaute 18991

    Crise : le sommet du G4 ne parvient pas
    à résoudre toutes les divergences
    Lien

    La Banque centrale européenne injecte 50 milliards $ US de liquidités
    Il y a 2 jours
    FRANCFORT, Allemagne — Les banques centrales d’Europe ont injecté jeudi 68 milliards $ US de liquidités supplémentaires sur les marchés, la Banque centrale européenne (BCE) offrant notamment 50 milliards $ US.
    La BCE, la banque centrale des 15 pays de la zone euro, a dit avoir reçu 55 demandes de financement pour un montant total de 67,2 milliards $ US. De son côté, la Banque d’Angleterre a annoncé une offre de refinancement de 10 milliards $ US sur son site Internet dit avoir alloué 8,9 milliards $ US.
    La Banque nationale suisse (BNS) a dit avoir reçu des demandes de 13 établissements bancaires pour son offre de neuf milliards $ US.
    Les banques centrales du monde entier, dont la Réserve fédérale américaine, ont injecté des centaines de milliards de dollars de liquidités sur les marchés depuis la faillite de la banque d’affaires américaines Lehman Brothers le mois dernier, qui a précipité la crise financière mondiale.

    Lien

    Ce gouffre est sans fond et le restera tant que le dollars qui représente 75% de la monnaie mondiale n’aura aucune valeur réelle...et impossible que le dollars redevienne une valeur refuge car la dette US représente 40 000 milliards d’euros... La faillite du systéme monétaire libérale conduit inéluctablement à un appauvrissement généralisé...récession aujourd’hui demain hyperinflation... les pillages du Moyen Orient par l’occident ne produisant rien d’autre que de la misère précipitent encore d’avantage nos régions vers l’abîme...

  • parousnik
    • Posté à 11h13 le 05/10/2008
    • Internaute 18991

    La BCE veut absorber jusqu’à 200 milliards d’euros de liquidités sur le marché
    Il y a 4 jours

    FRANCFORT (AFP) — La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi vouloir absorber jusqu’à 200 milliards d’euros de liquidités sur le marché monétaire de la zone euro, après l’avoir massivement irrigué ces derniers jours pour aplanir les tensions liées à la crise.

    A cette fin, elle va proposer aux banques de leur reprendre leur « cash » au taux fixe de 4,25% via une opération rapide dite de « réglage fin » sur une journée.

    L’idée est de rétablir des conditions plus équilibrées sur le marché de l’argent et de ramener les taux interbancaires à des niveaux proches du principal taux de la BCE, le taux de refinancement, actuellement à 4,25%.

    Ce derniers jours, l’institution a procédé à plusieurs énormes injections de liquidités, aussi bien en euros qu’en dollars, en vertu de ses accords d’échanges de devises avec la Réserve Fédérale américaine (Fed). Les remous financiers conjugués à l’approche d’échéances trimestrielles menaçaient le circuit d’asphyxie.

    « La réaction de la BCE jusqu’à présent a toujours été d’inonder le marché en liquidités dès qu’un dysfonctionnement est apparu », explique Stephane Deo, analyste chez UBS, et ce depuis le déclenchement de la crise financière en août 2007.

    Elle a procédé de la sorte en août et septembre 2007, puis en décembre quand de nouvelles fortes tensions sont apparues, et enfin depuis trois semaines, alors que le secteur bancaire américain s’écroule.

    Cette ligne de conduite « a été efficace pour atténuer les problèmes », souligne l’analyste.

    Mais la confiance des banques est quand même au plus bas. Elles ne se prêtent quasiment plus d’argent entre elles sur le marché monétaire, et celles qui ont vraiment besoin de refinancement se retrouvent prises à la gorge.

    D’autres opérations de refinancement de la BCE, notamment à plus long terme, vont sans doute se multiplier dans les semaines à venir, pour permettre de préparer les banques très en amont à l’échéance de la fin de l’année qui risque d’être particulièrement tendue, estime l’expert.
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  • Polhictic
    • Posté à 11h20 le 05/10/2008
    • Internaute 29189

    Avec Sarkozy et sa fascination pour le modèle économique US la situation est plutôt au « BULLER PLUS POUR PERDRE PLUS » qu’au « travailler plus pour gagner plus »...
    A quand un plan de sauvetage pour ceux qui seront les vrais perdants de la crise : les chômeurs, les salariés, les retraités, les pays pauvres... ?
    Alors, bien entendu il faut un plan certainement pour éviter un 29 bis...mais on est en train toujours plus de s’endetter pour régler nos problèmes...
    Les perdants de notre société ont tout accepté depuis 30 ans pour la « compétitivité » mais que signifie ce mot aujourd’hui ?
    Tout cela fait réfléchir et il faut que l’on trouve des nouvelles pistes pour que nos sociétés soient davantages égalitaires...
    Pour quoi se sont sacrifiés les travailleurs US (qui ont peu de congés, d’avantages sociaux) ces dernières années ? ? ? quand certains ne peuvent plus rembourser les traites de leurs emprunts..
    C’est pas la valeur travail qui est privilégiée depuis des années mais bien la valeur rente ...ouvrez les yeux ... !

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 11h53 le 05/10/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    La réunion de l’Elysée a sanctionné le décès peu glorieux des contraintes de Maastrict en matière de déficit. L’Eurogroupe et la BCE n’ont pu que s’incliner.

    Entre-temps, les Irlandais n’en faisant qu’à leur tête, ils ont commencé à drainer l’épargne britannique en offrant des garanties des dépôts bancaires que le Royaume-Uni ne peut se permettre, ce qui fait bien braire les Anglais. Cette concurrence entre Etats membres de l’UE est « insupportable », jugent les Britanniques, alors qu’eux-mêmes la pratiquent à qui mieux mieux depuis leur entrée dans le Marché Commun !

    L’Allemagne, qu’on a connue plus solidaire, refuse l’idée sarkozyenne d’un fonds européen d’intervention sur le modèle du « bailout » de Paulson. Les Allemands ne paieront pas les dettes, même temporairement, de leurs alliés européens les plus proches, y compris des Français.

    La réunion de l’Elysée vient par conséquent de sonner le glas d’une quelconque solidarité européenne face à la crise. Qu’à cela ne tienne, on exigera un traitement « international » du problème de l’insolvabilité potentielle des banques ! Si ce n’est pas une fuite en avant, ça, qu’est-ce que c’est ?

    Il est permis d’être très pessimiste quant à l’avenir de l’Europe. On essaiera peut-être de sauver l’euro, mais sans plus. De toute manière, cela se fera aux dépens de la politique monétaire de la BCE...

    De toutes les belles paroles qu’on a pu entendre sur l’Europe « unie » depuis des années, il ne reste donc plus rien ou presque. Seul l’euro surnage, pour l’instant. On peut se demander ce qu’il va advenir de JM Barroso, le bon apôtre d’une politique libérale à tout crin. Il n’a plus rien à faire à la tête de la Commission, mais qui osera le lui dire ? S’il avait des tripes derrière le nombril, il démissionnerait de son plein gré. Etant donné le personnage, il est permis de douter d’une telle issue.

    Tout compte fait, Sarkozy paraît aujourd’hui être le moins laisser faire de tous ces messieurs-dames. Au fond, ce n’est qu’une demi-surprise, car il n’a jamais eu de réflexion économique autre que superficielle (comme pour tout le reste). Christine Lagarde fait les frais de l’instabilité idéologique de son président. Ce ne sera sans doute pas la seule, mais qui peut prévoir la prochaine volte-face de Sarkozy ?

    Le statut de girouette du président français ne le dessert pas pour le moment, mais comme il n’a aucune prise sur la réalité, ce n’est pas cela qui va le mettre en odeur de sainteté avec les Français, y compris ses quelques supporters interventionnistes (je parle des vieux porteurs d’esquilles d’os du squellette gaulliste qui parsèment encore sa majorité parlementaire).

    Au fond, on n’a aucune idée, non seulement de ce qu’il va advenir du système financier, mais aussi et surtout de ce que sera la position de la France en cas de coup dur.

    Cramponnez-vous, bonnes gens, le voyage promet d’être rude !

    • airlane
      airlane répond à Jaycib
      • Posté à 12h02 le 05/10/2008
      • Internaute 28372

      Sarko va pouvoir sous peu tester les décisions de son G4 :

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      Comment pourrait on imaginer que la France soit à l’abri ? ? ? ? mais il est vrai que chez nous les catastrophes s’arrêtent aux frontières ! ! ! !

    • Beryl
      Beryl répond à Jaycib
      • Posté à 19h09 le 06/10/2008
      • Internaute 25737

      Bien vu ! ...

      Dans le brouillard, sans pilote sérieux, sans boussole, inch’Allah, que la montagne est belle...

      Crach boursier ? Crash d’une civilisation...

      10 ans de glissements de terrains...

      10 ans pour se ramasser à la petite cuiller...

      Après, je ne suis pas prophète, mais les deux premières étapes sont inscrites au programme...

      On va au moins pouvoir se marrer, lorsque Sarkozy, acculé au mur de son cher capitalisme (entrepreurial ! ... Ouiche !), devra se creuser ses cinq cerveaux pour que ses mensonges puissent continuer à passer la rampe...

      Mais non, rien ne pas plus...

  • Bruno Rèbufie
    Bruno Rèbufie
    Logisticien
    • Posté à 12h09 le 05/10/2008
    • Internaute 3870
      Logisticien

    Je me félicite tous les jours d’avoir voté non au TCE et son positionnement libéral.

    Mais nos élites verront elles que le fossé entre le capitalisme et le libéralisme acharné et le peuple se creuse de plus en plus ?

    • Humain
      Humain répond à Bruno Rèbufie
      • Posté à 12h38 le 05/10/2008
      • Internaute 21387

      A Rabia

      Vous avez raison..

      L’europe se décide à quatre quand les choses vont bien....

      Et en décision commune quand les choses vont bien !

  • Humain
    • Posté à 12h46 le 05/10/2008
    • Internaute 21387

    Un sommet pour résoudre un problème économique ne réunit que 4 pays !

    Drôle de facon de prendre des décisions en Europe ! ! ?

    Quatre pays, alors que nous entendons chaque jour parler de décision d’ensemble ?

    Quel est ce président du conseil de l’Union Européenne, (et non pas de l’Europe comme on le dit), qui associe le FMI à des discussions concernant l’ensemble de l’Union où les décisions ne sont prises que par certains ?

    Quelle est cette Europe, où la banque centrale conviée à cette réunion, se vante d’être indépendante ?

    Quelle est cette réunion dans laquelle l’Angleterre, qui n’utilise pas l’Euro, nationalise à tout va, en donnant des cours de libéralisme.

    J’aimerais comprendre, comment cette Europe réagit à cette « Croissance négative » ?

    Résultat de la réunion : les critères de Maastrich sont mis (un peu) entre parenthèses, et chaque pays peut, vis à vis des ses propres banques, agir seul ?

    L’Europe serait donc pour une prise de décision en commun quand les choses vont bien....

    Et prendre les décisions avec seulement quelques uns quand les choses vont mal ?

    Bigre.... ! Si nous avions pas voté « non » (comme les Iralandais) je pense que la vague nous aurait englouti encore un peu plus et un peu plus vite !

  • AlfredoGarcia
    • Posté à 14h13 le 05/10/2008
    • Internaute 47461
      Rien

    « Le mini-sommet de Sarkozy : un feu vert pour les déficits ? »
    Aucune importance, une crise économique suivie de sa récession provoque autant de déficit ou même plus (elle peut détruire toute l’économie d’un pays ou d’une région, exemple : la crise économique des années 80 en Amérique du Sud - 15 ans perdus) qu’une intervention des états avec l’argent public.
    Par contre ce sommet à tourné au marketing, en gros rien n’a changé ; Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, France, Luxembourg et Belgique avaient déjà creusé leur déficit pour aider ses banques en difficulté, c’est le chacun pour sa peau et sauve qui peut.
    Quant aux mots : « confiance », « coordination », « stabilité », « responsabilité », la réponse du marché sera : « Cause toujours », il y a des décennies que le marché tourne comme ça, et en pleine crise la spéculation ne s’arrête pas, et qui sont les « méchants spéculateurs » ? On dirait qu’ils ne sont pas les banques, leurs actionnaires, leurs « traders », leurs Pdgs et des Pdgs des grands groupes et leurs stock-options et parachutes-dorés.
    Petit exemple tout chaud :
    « JP Morgan Chase a refusé à Lehman Brothers holding Inc.(LBHI) d’accéder à ces actifs (17 milliards de dollars d’actifs) et au lieu de cela a ’gelé’ le compte de LBHI ». « En conséquence (...), LBHI a souffert d’une crise de liquidités immédiate, qui aurait pu être évitée par un certain nombre d’événements, dont aucun ne s’est produit. » (Le Monde/Sunday Times) Alors cause toujours « confiance », « coordination », « stabilité »

  • jpbe
    • Posté à 13h47 le 05/10/2008
    • Internaute 41264

    Le système bancaire ne fait que refléter l’état de l’économie réelle donc le sauver ne changera rien : ça le sauvera mais ne changera rien à l’économie. Bref on sauve le système bancaire mais pas l’économique ! C’est une vue à très court terme qui ne fait que repousser la crise donc attendez vous au pire dans les mois et années qui viennent !
    Il va bientôt falloir liquider ses positions en bourse !

    Et cela me conforte dans mon idée que l’europe n’est qu’une vaste fumisterie.
    Ceux qui sont contre en connaissent beaucoup mieux les raisons que les tenants du oui ! Ces derniers n’invoquant que des déclarations d’intention dont sont faits la plupart des articles de la constitution et qui n’obligent en rien l’europe.
    En outre tous les règlements et plus particulièrement les normes européennes ressemblent plus à la mise en place d’une quasi dictature économique qu’à la mise en place d’un état européen politique et économique.

    Les irlandais n’ont fait que confirmer le sentiment de la majorité des européens car ce n’est pas pour rien que la très grand majorité des pays sont passés par les parlementaires pour éviter des échecs cuisants !
    La grande majorité n’est pas contre l’europe mais contre ce foutu traité !

    Enfin, contrairement à une idée répandue, dans tous les cas il n’y a pas de majorité absolue car les votes blancs non comptabilisés ne sont pas anodins et surtout pas neutres dans la plupart des cas.

    La dernière norme que je viens d’apprendre (tout récemment) par un employé de france telecom (qui travaillait chez un client) qui ne voulait pas aller réparer un boîtier endommagé qui se trouvait à l’extérieur au niveau du premier étage : interdit d’intervenir à plus de trois mètres de haut sans nacelle ! ! ! Eh oui norme européenne certainement destinée à casser les artisans (qui n’ont certainement pas les moyens de payer ou louer ce style d’outil) pour favoriser les grosses boîtes. Et ce n’est qu’un exemple parmi des centaines voire plus ! ...
    bon dans l’histoire le client a pris des risques monumentaux ! ! ! Il est monté avec une échelle pour faire le boulot lui-même ! C’est ça l’avenir : devenir autonome au maximum.

  • airlane
    • Posté à 13h56 le 05/10/2008
    • Internaute 28372

    Si vous n’avez pas compris comment fonctionne le système financier international je vous recommande cette vidéo très intéressante (env. 1 h.) :

    Lien

    • nemo3637
      nemo3637 répond à airlane
      Déchoukeur
      • Posté à 21h36 le 06/10/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Merci du renseignement. Les nombreuses interventions des internautes, les articles de fond qui sont disponibles, finissent quand même par nous faire comprendre ce qui se passe.

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