L'euro fort met fin à la love story entre dollars et dealers
Nouvelle pièce dans le jardin de l’euro fort ou simple diversion dans le bras de fer politique américano-européen ? La monnaie européenne aurait dépassé le dollar dans le portefeuille des... dealers. C’est en tous cas ce qu’a affirmé la semaine dernière Karen P. Tandy, administrastrice de la DEA, l’agence antidrogues américaine, qui organisait à Madrid, avec le gouvernement espagnol, une conférence internationale sur le sujet. « L’euro a remplacé le dollar parmi les trafiquants du continent américain, ce qui est un changement exceptionnel. Alors que la consommation de cocaïne baisse aux Etats-Unis, le marché européen est à la hausse. »
Ainsi, ce dont ont rêvé Chavez et les Iraniens pour le pétrole, en menaçant d’effectuer leurs transactions en euros, les cartels colombiens l’ont fait pour la cocaïne. On savait déjà que l’euro avait dépassé le dollar pour les transactions mondiales en liquide, mais d’autres ressorts expliqueraient ce « changement exceptionnel » en matière de géopolitique des drogues.
D’abord, selon le think tank antiphobitionniste Conseil de Senlis, le Patriot act, s’il a permis de lutter contre le blanchiment d’argent en dollars aux Etats-Unis, n’aurait fait que déplacer le problème vers l’Europe, où la mise en place de la monnaie unique a parallèlement facilité le blanchiment. Une preuve de confiance d’une certaine manière, puisque la criminalité organisée a logiquement tendance à investir dans des monnaies qu’elle estime stables et fortes.
Flatteur, l’argument n’est pas nouveau mais n’a probablement jamais été porté aussi haut. Il faut dire qu’il permet également à la DEA de faire passer un second message, moins anécdotique celui-là : le fait que le marché europeéen des drogues est en train de supplanter le marché américain. C’est en euro que se vend désormais la cocaïne et il s’en vend de plus en plus sur le vieux continent. Selon le rapport 2006 de l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie, 10 millions d’Européens auraient goûté à la cocaïne (page 13).
Une information que Washington souhaite faire passer, alors que « cette année n’est vraiment pas bonne pour la guerre à la drogue américaine : les démocrates se font tirer l’oreille pour continuer à financer le plan Colombie et les derniers chiffres de la cocaïne aux Etats-Unis sont mauvais. Donc, stratégie habituelle : faire diversion », explique un spécialiste de la géopolitique des drogues.
A Madrid, les responsables américains n’en ont pas moins continué à comparer l’engouement actuel pour la cocaïne en Europe à celui des Etats-Unis dans les années 80... Enfin la vérité sur les raisons du revival disco.
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Lentement, mais inexorablement l’euro poursuit sa progression. C’est l’une des raisons pour laquelle la BCE est sourde aux appels concernant les baisses de taux, quelqu’en soit l’impact pour l’industrie, et donc l’économie européenne.
La déchéance du dollar finira par arriver et déclenchera une crise terrible. Les américains ne pouvant plus se refinancer en empruntant des dollars devront restraindre leur niveau de consommation, ce qui prolongera l’ensemble du monde dans le marasme. Les asiatiques seront aux premières loges et paieront le prix fort comme le japon en 90.




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