L'Observateur Paalga 02/10/2008 à 16h33

Pour la Guinée du « non » à De Gaulle, 50 ans de perdus

L'Observateur paalga"
Boureima Diallo | L'Observateur Paalga

« Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage », avait lancé au général de Gaulle, en 1958 à Conakry, Ahmed Sékou Touré, alors jeune leader nationaliste, pour justifier son exigence immédiate, marquant ainsi le refus de la Guinée d’appartenir à la communauté franco-africaine si chère au grand maître blanc.

Fortement courroucé par ces propos, l’homme d’Etat français n’avait aucunement fait preuve de résistance pour accorder à la Guinée son indépendance.

Ce 2 octobre, cela fait exactement un demi-siècle, que ce pays a accédé à la souveraineté nationale, faisant ainsi de lui le premier Etat d’Afrique subsaharienne à avoir obtenu son indépendance de la France.


C’est pour cela que, du côté de Conakry, Kankan, Farana, Labé ou Nzérékoré, on se démène pour mettre les petits plats dans les grands pour que les festivités soient à la hauteur de l’évènement : grandioses.

Un Président grabataire

Et tout le pays attendait fébrilement l’adresse à la Nation du président de la République. C’est vrai que pour un homme d’Etat aussi grabataire que Lansana Conté, perclus depuis plusieurs années par la maladie, et qui reste une sorte d’objet volant non identifié dans la scène politique, prononcer un discours reste un véritable événement, même si, comme il l’a toujours clamé, ce sont ses pieds qui lui posent problème et non sa tête.

A défaut de montrer aux yeux de l’opinion publique de son pays et du monde la moindre réalisation tangible en un quart de siècle de pouvoir absolu, les Guinéens peuvent au moins, pour une des rares fois, se consoler en le suivant sur la RTG. Et cette adresse présidentielle est d’autant plus attendue qu’elle pourrait un tant soit peu fixer les populations sur l’état de santé de leur Président, qui souffre d’un diabète chronique et surtout les fixer sur l’avenir de leur pays qui, depuis, n’a cessé de tourner au ralenti.

Mais si à Conakry les esprits simples se contentent de vivre ces festivités dans une joyeuse insouciance, pour bien d’autres - et ils sont nombreux -, l’heure est au questionnement sur leur avenir ; et plus que jamais l’anxiété et l’angoisse prennent le pas sur l’optimisme béat d’antan.

Un bilan squelettique

En effet, en un demi-siècle d’indépendance, le bilan reste squelettique au triple plan économique, politique et social pour ce pays d’une dizaine de millions d’habitants, vivant sur un territoire de 245 857 km2, et qui fut le plus prospère de l’Afrique occidentale.

Potentiellement très riche grâce à son sol bien fertile, avec un réseau hydrographique dense et un sous-sol où on trouve à profusion bauxite, fer, or et uranium, la Guinée reste paradoxalement très pauvre, reléguée au rang de 160e sur un total de 177 pays selon les indicateurs humains du Pnud.

Pas d’eau, pas d’électricité, pas de routes, pas de grands hôtels dignes de ce nom, pas d’hôpitaux. Le choléra y est endémique dans les grandes villes, et un habitant sur deux n’a pas accès à l’eau potable. Le taux d’alphabétisation est d’environ 30% et, dans certains quartiers de Conakry, les maisons ne sont autres que des bâtisses à l’aspect médiéval, où le locataire présente les stigmates d’un malade de longue durée.

C’est dans cette catastrophe morale et physique que le pays d’Ahmed Sékou Touré se relève néanmoins aux yeux du monde entier pour célébrer ses 50 ans d’une indépendance dans laquelle le Guinéen n’a jamais connu le bonheur.

Pendant que bien des pays sont à la traîne à cause des nombreux coups de force et autres putschs sanglants qui imposaient d’éternels recommencements, avec ces pertes d’énergie, de temps et d’argent, en ce qui concerne la Guinée, on ne peut aucunement mettre en avant l’argument d’instabilité chronique pour justifier un quelconque retard.

En effet, en 50 ans d’indépendance, elle n’a jamais bien su ce qu’est une élection libre, n’a connu que deux chefs d’Etat qui, chacun à sa manière, ont littéralement vendangé le progrès en déstabilisant tous les paramètres du développement économique et social de ce pays.

De Sékou Touré le dictateur...

Le premier, Sékou Touré, que l’on pourrait appeler père de l’indépendance, leader progressiste dont le caractère dictatorial allait crescendo, s’est contenté, vingt-six ans durant, de fustiger l’impérialisme à travers ses nombreux discours, de terroriser l’intelligentsia, de mettre à mort presque tous ceux qui étaient susceptibles de lui faire ombrage, tout en oubliant soigneusement d’emprunter les chemins du progrès social.

Selon un décompte macabre effectué par des sources indépendantes, on estime que le Président Ahmed Sékou Touré s’est rendu coupable de la mort ou de la disparition de quelque 50000 personnes. Et pour ne pas passer de vie à trépas, plusieurs centaines de milliers de Guinéens ont sagement choisi la voie de l’exil.

C’est ainsi que, du 2 octobre 1958 au 26 mars 1984 (date de son décès), l’homme d’Etat guinéen, par la force du pouvoir autoritaire, a complètement défiguré le social de son pays.

Mais si le premier président de la Guinée n’a pas réussi à ajouter de la terre à la terre (comme dirait Me Frédéric Titenga Pacéré) pour résoudre les problèmes basiques de son peuple, on ne peut aucunement lui faire cependant le reproche d’avoir gaspillé les énormes potentialités de son pays. A sa mort, à Cleveland, au pays de l’Oncle Sam, elles étaient encore presque intactes.

... à Lansana Conté l’officier colonial terne

Sékou Touré est un politique doublé d’un manœuvrier, qui a fait ses premières armes dans le syndicalisme ; et son successeur, Lansana Conté, un militaire de la coloniale. Mais là n’est pas leur seule différence car, autant le premier brillait par son charisme, autant le second reste un homme terne, qui ignore véritablement d’où il vient et surtout à quel port d’attache il entend amarrer l’avenir des Guinéens.

Retranché dans sa ville de Wawa depuis une demi-dizaine d’années, car cloué par la maladie, il laisse la Guinée voguer au rythme des quelques éclaircies de son état de santé. Au pouvoir depuis le 24 avril 1984, il aura, lui, fait déjà un quart de siècle au pouvoir sans apporter une quelconque touche nouvelle à la gestion du pouvoir d’Etat, si ce n’est que se contenter du quotidien.

Le premier magistrat malade, la Guinée l’est aussi ; et les maux tels la corruption rampante, l’absentéisme, les détournements des maigres deniers de l’Etat, bref la malgouvernance, inconnus sous l’ère Sékou Touré, en sont de nos jours le lot quotidien.

Et c’est dans un pays qui tourne au ralenti, dans une indifférence quasi générale, que l’on célèbre le 50e anniversaire. Et pour le Guinéen qui ne finit pas de manger de la vache enragée, c’est 50 ans de perdus.

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L'Observateur paalga
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  • richelieu94
    • Posté à 17h39 le 02/10/2008
    • Internaute 32156

    Le « guinéen moyen » n’a pas les mêmes perspectives que ses voisins. S globalement les indicateurs sont ceux d’un PVD et que récemment les choses ont un peu bougé (installation d’opérateurs économiues internationaux), il est indénibale que la société civile guinéenne est moins bien lotie (à niveau comparable) que la population moyenne ouest africaine. Le drame guinéen est tout d’abord dans l’absence de démocratie (alors que les pays qui tirent leur épingle du jeu sont des démocraties, en tout cas des systèmes politiques « acceptables » moralement...ce pays a globalementreculé en 50 ans à force de purge dans les classes moyennes citadinnes : touit homme ou femme entrprenant en dehors du cercle du pouvoir était suspect et donc mort... ce pays dynamique reste dans une léthargie moribonde dont il ne sortira malheureusement que par le bas.. après tous les espoirs sont permis...

  • mohamed billy
    mohamed billy
    étudiant
    • Posté à 10h06 le 03/10/2008
    • Internaute 51965
      étudiant

    Il est clair que le guinéen moyen vit plus mal que ses voisins maliens ou sénégalais. Pourquoi ? parce que tout simplement, ils ne sont pas dans le noir, ont accès pour beaucoup à l’eau potable, à l’éducation, peuvent se permettre de rêver et donc d’espérer dans un avenir proche à une vie meilleur pour leurs enfants.c’est dommage qu’un pays qui pourrait être le plus riche de la sous-région se retrouve dans une situation d’abime.comme quoi le développement est une question de vision propre et de projection.A quand une guinée prospère digne de ses ressources minières et de sa population énergique , plein d’enthousiasme malgré tout ? Après la richesse humaine ,allons vers celle qui nous maintiendra en vie.AH Conakry quartier Minière même dans l’obscurité,je vois ton étincelle.

  • jack-no
    • Posté à 17h35 le 02/10/2008
    • Internaute 3371

    bonjour,

    c’est le cas de tous les pays ex-colonies. pauvres ou riches seuls les indépendantistes et les dirigeants s’enrichissent. le peuple tire le diable par la queue.

    ce sera le sort de la Corse, Nouvelle calédonie et les antilles sans oublier la Réunion.

    seule Mayotte a su garder la tete sur les épaules. les dirigeants locaux ont pensé au bonheur du peuple. chapeau bas.

    • richelieu94
      richelieu94 répond à jack-no
      • Posté à 17h42 le 02/10/2008
      • Internaute 32156

      ce n’est pas vrai pour des pays qui se développe comme le sénégal, le mali, le cap-vert... de plus, les inégalités ne sont pas que le fait des héritages coloniaux, elles dépendent surtout de défficit structurels, sociaux, politiques. Ensuite, de nombreux pays africains connaissent ces dernières années des alternaces démocratiques. Quand à mayotte, ce n’est tout à fait juste... les perspectives à court,moyen et long terme ne sont pas glorieuses...

      • mao-tse-toung-
        mao-tse-toung- répond à richelieu94
        grand démocrate réformateur
        • Posté à 19h19 le 02/10/2008
        • Internaute 41681
          grand démocrate réformateur

        « Quand à mayotte, ce n’est tout à fait juste… les perspectives à court,moyen et long terme ne sont pas glorieuses… »

        Forcément, envahis comme ils le sont par les clandestins qui crèvent de leur si chère indépendance .

         
        • richelieu94
          • Posté à 10h17 le 03/10/2008
          • Internaute 32156

          balancer le tout sur les clandestins c’est limite et inexacte... non pas que ça arrange la situation locale mais le gros problème de Mayotte est son insularité... L’insularité est en elle même une problématique de développement... on parle souvent de MIRAB economy (c’est le cas du cap-vert) on pourrait presque le dire pour mayotte.. ; à savoir un système qui tient sur les migrations, l’aide, la bureaucratie et les transferts de numéraire.. ; c’est ce que la france a plus ou moins instauré dans beaucoup de ses territoires ultramarins.. ; de plus, les ressources de mayotte sont quand même très limitée et peu diversifiée : vendre des droits de pêche et toucher des droits de douanes ne crée pas à eux seuls un avenir... le cas de l’île maurice est intéressant car dans les années 1960 ils ont parié sur le transport international et le développement d’une petit industrie manufacturière, peu à peu il sont montés en gamme et ont doublé les fonctionnalités (infrastructure de transport pour l’export mais aussi pour un tourisme plutot hype)... c’est pas une situation brillante mais c’est quand même sur la bonne voie...

        • richelieu94
          • Posté à 10h17 le 03/10/2008
          • Internaute 32156

          balancer le tout sur les clandestins c’est limite et inexacte... non pas que ça arrange la situation locale mais le gros problème de Mayotte est son insularité... L’insularité est en elle même une problématique de développement... on parle souvent de MIRAB economy (c’est le cas du cap-vert) on pourrait presque le dire pour mayotte.. ; à savoir un système qui tient sur les migrations, l’aide, la bureaucratie et les transferts de numéraire.. ; c’est ce que la france a plus ou moins instauré dans beaucoup de ses territoires ultramarins.. ; de plus, les ressources de mayotte sont quand même très limitée et peu diversifiée : vendre des droits de pêche et toucher des droits de douanes ne crée pas à eux seuls un avenir... le cas de l’île maurice est intéressant car dans les années 1960 ils ont parié sur le transport international et le développement d’une petit industrie manufacturière, peu à peu il sont montés en gamme et ont doublé les fonctionnalités (infrastructure de transport pour l’export mais aussi pour un tourisme plutot hype)... c’est pas une situation brillante mais c’est quand même sur la bonne voie...

        2 autres commentaires
    • federicoloco
      federicoloco répond à jack-no
      tequila, sexo, marihuana.
      • Posté à 22h14 le 02/10/2008
      • Internaute 45072
        tequila, sexo, marihuana.

      Pour ce qui est de la Nouvelle Calédonie, le mega-magot nickel et autres ressources est bien le but avoué des indépendantistes. Ils viennent d’ailleurs de signer le droit a Goro-nickel (CRDV brésilien, une multinationale minière) de bouziller le lagon sud du territoire qui vient tout juste d’être classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais ils en ont le droit, c’est leur terre. Il FAUT leur donner l’indépendance. Allez vite visiter ce paradis avant qu’il ne se transforme en désert marin.

      • elmath
        elmath répond à federicoloco
        • Posté à 13h22 le 03/10/2008
        • Internaute 41180

        Il me semble que ce n’est pas les indépendantistes qui ont « signer le droit a Goro-nickel ... de bouziller le lagon sud ». Les indépendantiste contrôlent la province nord mais sont minoritaire dans la province sud. L’accord a plutôt était signé par les descendants des colons. Mais je peut me tromper, je ne suis pas un spécialiste de la région.

         
        • federicoloco
          federicoloco répond à elmath
          tequila, sexo, marihuana.
          • Posté à 23h54 le 03/10/2008
          • Internaute 45072
            tequila, sexo, marihuana.

          D’un point de vue politique, oui le nord et les îles sont aux indépendantistes et le sud aux loyalistes. Sauf que les terres coutumières (tout sauf Nouméa et une grande partie de la cote ouest) sont régies par les tribus, aires coutumières (Djubea Kapone pour le grand sud) et donc aux mains des dignitaires mélanésiens. Ils ont donc autorisé Goro-nickel à relâcher les eaux de traitements de l’usine qui utilise un procédé hydro-métallurgique jugé hasardeux par beaucoup d’experts dans les eaux du canal de la Havannah ou le courant est assez fort pour évacuer tous les acides et autres produits chimiques en haute mer (sic ! ! ! !). C’est vrai que les autorisations d’exploitation des domaines ont été données par la province sud (loyaliste), mais le comité des gens du sud (Rheebu Nuu complètement mélanésien), aurait pu bloquer ce qu’ils avaient considérer (et qui est) dangereux pour l’environnement. Bref ils ont donné le droit que l’on bouzille leur paradis. C’est tragique et pathétique.

        1 autres commentaires
    • Marc Gelone
      Marc Gelone répond à jack-no
      On rigole...On rigole...
      • Posté à 23h04 le 02/10/2008
      • Internaute 47883
        On rigole...On rigole...

      « ...seuls les indépendantistes et les dirigeants s’enrichissent. »

      Ben ! ? ! ? ! ? Sinon, ça servirait à quoi, l’indépendance ?

    • Marc Gelone
      Marc Gelone répond à jack-no
      On rigole...On rigole...
      • Posté à 23h16 le 02/10/2008
      • Internaute 47883
        On rigole...On rigole...

      « ...seuls les indépendantistes et les dirigeants s’enrichissent. »

      Ben ! ? ! ? ! ? Sinon, ça servirait à quoi, l’indépendance ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h52 le 02/10/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Tournée général de Guinness pour fêter les 50 ans de guigne guinéenne.

  • Alexander Doria
    Alexander Doria
    wikipédien…
    • Posté à 17h52 le 02/10/2008
    • Internaute 42699
      wikipédien…

    Excellent article, en effet, qui a la justesse de montrer que ce n’est pas de l’instabilité politique, comme on a souvent tendance à le croire, que sort le mal-développement. C’est au contraire dès lors que la gestion du pays est figée par des élites immuables (l’exemple des deux Corées étant à ce sujet éclairant : l’un ayant un régime fixée depuis 50 ans et s’enfonçant dans la crise, l’autre ayant vu se succéder les coups d’États, et faisant maintenant partie des pays développés). Toute modernisation implique des changements abrupts, des mouvements rapides et incessants et bien souvent, un sentiment de mal-être : il est délicat pour des peuples ayant une histoire pluri-millénaire, comme c’est le cas en Afrique, et ce le fut en Europe, d’abandonner leurs traditions, leurs modes de vie etc… Un pays stable c’est, bien souvent, un pays qui n’avance pas. Tout ceci me rappelant la fameuse phrase d’Orson Welles : « L’Italie des Borgia avec son lot de crimes, de guerres et de souffrance a fait surgir en vingt ans ces grands génies de la Renaissance que sont Léonard et Michel-Ange. À l’inverse qu’est-ce que la Suisse a inventé au terme de cinq siècle de paix : le coucou ».

    Après reste la question de savoir si il faut moderniser. Problème philosophique épineux, et il n’est pas sûr que les guinéens, à l’instar des mauricens et des Séngalais, avec leur système social en panne soient plus malheureux que des français abonnés aux anti-dépresseurs. Il n’est pas non plus sûr que la modernisation soit un processus viable sur le long terme.

    • cabral amilcar
      cabral amilcar répond à Alexander Doria
      peureux célèbre
      • Posté à 23h43 le 02/10/2008
      • Internaute 29973
        peureux célèbre

      si, il est sûr que les guinéens sont plus malheureux que les français, infiniment sûr, il n’y a rien en guinée conakry, le riz coûte cher, l’électricité et l’eau potable sont rares, bref il y a une pénurie de tout, je trouve étrange que l’article ne parle pas des grèves de 2007 et de la révolte qui a suivi, avec quelques centaines de morts, qui avait débouché sur la nomination d’un premier ministre de consensus avec les organisations syndicales, lansana kouyaté, qui s’est vu paralysé par la présidence, lansana conté l’actuel président a 73 ans, il me semble, ce qui n’est pas si vieux, comparé à abdulaye wade qui a au moins 10 ans de +, autre différence la guinée conakry comparée au sénégal est un pays riche paradoxalement, disposant de beaucoup de richesses et de montagnes, tout cela dilapidé par deux dictateurs paranoïaques et leur clans, un invraisemblable gâchis de plus.

      la population pense très majoritairement que l’argent dépensé pour fêter l’indépendance était une dépense absurde et que ce fric aurait été mieux employé à répondre aux nécessités de base qui ne sont pas assurées, de plus hier en guinée conakry c’était également la fête de l’aîd el fitr, fin du ramadan, raison pour laquelle une apparence de fête a été constatée.

      enfin il faut lire pour mieux connaitre l’histoire sombre de la guinée conakry, ses deux meilleurs écrivains, williams sassine et thierno monenembo et accessoirement, camara laye, avec son incontournable « enfant noir », il me semble manquer aussi dans l’article une mention du camp boirot, comment parler de l’histoire de la guinée sans évoquer au moins le nom de ce camp sinistre où un grande partie de la population a été torturée.

    • richelieu94
      • Posté à 10h20 le 03/10/2008
      • Internaute 32156

      le bonheur n’est pas un indicateur de développement... aux dernières nouvelles

  • mao-tse-toung-
    mao-tse-toung-
    grand démocrate réformateur
    • Posté à 19h16 le 02/10/2008
    • Internaute 41681
      grand démocrate réformateur

    Et bien sûr, à force d’être pauvres à cause de ces salauds de français, il viennent nous pourrir la vie à faire les clandestins.

    Ils ont être libres, qu’ils restent libres chez eux et ne viennent nous envahir avec leur pauvreté dont on n’a que faire, il y a bien assez de pauvreté en France pour ne pas avoir à s’occuper de la leur, qu’ils ont tellement voulu et préférée.

    Et si c’est la faute de leurs dirigeants, qu’ils en changent, après tout, ils sont libres .

    • Teez-teez
      Teez-teez répond à mao-tse-toung-
      Back in the USSR
      • Posté à 08h11 le 03/10/2008
      • Internaute 41360
        Back in the USSR

      il y a combien de clandestins guinéens en France ?

      • pedro66
        pedro66 répond à Teez-teez
        informaticien bon à rien
        • Posté à 09h10 le 03/10/2008
        • Internaute 25616
          informaticien bon à rien

        Beaucoup trop ! ! !

         
        • richelieu94
          richelieu94 répond à pedro66
          • Posté à 10h29 le 03/10/2008
          • Internaute 32156

          quand orange s’installe dans des conditions très douteuses on ne s’interroge pas sur les moyens déployés et leurs conséquences pour et sur les populations... quand la france vend des armes aux forces de gendarmerie guniéennes et qu’elles tirent sur les étudiants, ça ne pose pas non plus de problème... alors le coup des guniéens qui profitent du système français me fait doucement rigoler.. ; enfin, vous connaissez décidémment bien mal les problématiques migratoires...

        1 autres commentaires
  • Innsa1
    • Posté à 20h41 le 02/10/2008
    • Internaute 36382

    Il faut constater, n’en déplaise a certains, que tous les pays qui ont dit « Oui » a De Gaulle sont eux aussi dans des situations tout aussi difficiles voire pire que la Guinée.
    Le Gabon, membre de l’OPEP n’a pas un seul hôpital public viable. Au Congo, pays producteur de pétrole, il n’y a rien, pas d’infrastructures, pas d’hôpitaux rien. La population du Cameroun vit de l’aide alimentaire alors que le pays est riche en pétrole, bois, or etc.
    Ne parlons pas du Niger ou du Burkina Faso (dont est originaire l’auteur).
    Le Oui ou Non a De gaulle ne change rien et n’est un critère de rien.
    Pour ceux qui perlent du développement du Sénégal, sorti de Dakar, il n’y a plus rien. Pas d’électricité, pas d’eau etc.
    « même si on n’aime pas le lièvre, il faut admettre qu’il court vite » : On ne peut pas cracher sur Sékou Touré le seul a avoir vu venir le plan françafricain de Gaule/Foccart.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Innsa1
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 22h09 le 02/10/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....tous les pays qui ont dit “ Oui ” a De Gaulle sont eux aussi dans des situations tout aussi difficiles ... »

      ► y compris la France, qui a vu reculer son influence politique, économique, politique, linguistique,

      a largué connement ses ressources pétrolières sahariennes,

      et se retrouve aujourd’hui endettée de manière abyssale, mais dans des habits propres.

      • Teez-teez
        Teez-teez répond à Pierrrrre
        Back in the USSR
        • Posté à 08h13 le 03/10/2008
        • Internaute 41360
          Back in the USSR

        Il aurait fallu faire quoi, alors ? se maintenir en Afrique coûte que coûte, au prix éventuellement de nouvelles guerres d’Algérie ?

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Teez-teez
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 08h52 le 03/10/2008
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ....Il aurait fallu faire quoi, alors ? .... »

          ► à minima, garder le Sahara

          Pour le reste, demander conseil aux anglais qui ont réussi leur common wells.

          Et de toutes les façons

          éviter les 100 000 exécutions programmées de nos harkis,

          éviter de faire exploser notre armée,

          éviter de constituer au sein de la république une équipe de barbouzes qui avait droit de mort et de torture avec badge barré de bleu blanc rouge (le SAC)

          éviter d’entretenir avec les « états libérés » des magouilleries avec les potentats du coin afin d’arroser le parti Gaulliste de fonds détournés de l’aide à l’Afrique,

          éviter une importation massive en France du marasme généré par la décolonisation (immigration)

          travailler pour favoriser une transition avec gouvernements francophiles, adeptes du libéralisme et de la démocratie
          (et non pas un état socialiste conseillé sur place par des socialistes français qui ont ruiné l’Algérie et autres par leur « révolution » agraire et industrielle.

          Le gaullisme marque un recul profond de l’influence de la France et du français dans le monde.

        1 autres commentaires
    • cabral amilcar
      cabral amilcar répond à Innsa1
      peureux célèbre
      • Posté à 22h13 le 02/10/2008
      • Internaute 29973
        peureux célèbre

      pire que la guinée conakry il n’y a pas, peut-être la somalie ou le soudan, le sort de la guinée conakry pourrait presque être comparé à celui du congo kinshasa en tant que pays victime de ses richesses, et cracher sur sékou touré on peut, sékou touré était un fou sanguinaire et opportuniste qui a joué un coup en disant non à de gaulle mais sans le bagage intellectuel pour tenir la distance, sékou touré était un obscurantiste oscillant entre islam et magie noire, entre torture stalinienne et meurtres rituels, un grand malade, personne aujourd’hui ne peut soutenir un tel dément même si il a eu raison un jour de dire non à de gaulle et à son référendum qui allait déboucher ailleurs sur de fausses indépendances biaisées par le système aujoulat/foccart, sékou touré restera un fou sanguinaire que personne ne peut défendre et dont le style hante encore l’actuel pouvoir avec les résultats que l’on voit, il fallait dire non à la france mais pas pour faire de telles conneries, la chanson la plus en vogue en guinée conakry dit : » quitte le pouvoir, quitte le pouvoir », c’est du groupe fac alliance je crois, à chercher dans youtube

      • euler
        euler répond à cabral amilcar
        étudiant
        • Posté à 22h51 le 02/10/2008
        • Internaute 49716
          étudiant

        « pire que la guinée ça n’existe pas », faut pas non plus dire n’importe quoi, il suffit de voir les infos pour se rendre compte qu’il y a beaucoup de peuples qui souffrent beaucoup plus que les Guinéens.

         
        • cabral amilcar
          cabral amilcar répond à euler
          peureux célèbre
          • Posté à 23h39 le 02/10/2008
          • Internaute 29973
            peureux célèbre

          « il suffit de voir », vous étudiez vite fait devant la télé et êtes sûr que votre opinion est fiable, vous vous trompez, il y a très peu de peuples qui souffrent autant que le peuple de guinée conakry, même si on ne vous le dit pas à la télé, notez que la guinée bissau n’est pas mal non plus dans le genre, mais vous ne pouvez imaginer la vie d’un jeune dans ces deux pays, on peut même comparer à la situation dans les pays en guerre, ce sont des guerre de basse intensité, beaucoup d’armes circulent, beaucoup d’homicides, beaucoup de violence, et pénurie de tout le reste, essayez de manger du riz sans rien d’autre pendant un mois, vous comprendrez davantage qu’en regardant la télé, la situation en guinée conakry est terrible et les populations y connaissent une immense souffrance qui dure depuis très longtemps, et le bilan de ces 50 années d’indépendance est terrible, quel échec, quelle honte.

          • euler
            euler répond à cabral amilcar
            étudiant
            • Posté à 12h07 le 03/10/2008
            • Internaute 49716
              étudiant

            J’étudie pas devant la télé comme vous dites, j’ai passé plusieurs années dans ce pays, peut etre plus que vous, les guinéens souffrent, beaucoup,mais je n’ai jamais vu dans les rues de conakry, de kindia ou de mamou des gens se nourrir de gallettes d’argile comme à Haiti. Et beaucoup de gens se sont nourris de riz tous les jours (c’est le cas de pratiquement plusieurs générations, que ce soit en guinnée ou ailleurs), c’est pas pour autant qu’ils sont morts ou moins intéligents et comparer la vie d’un jeune guinéen à celui d’un jeune dans un pays en guerre. La plupart des jeunes guinéens ont accès à l’enseignement secondaire, bien que les diplomes universitaires ne valent pas grand chose mais ils y ont accès et la preuve que l’éducation n’est pas aussi dramatique, il y a énormement de jeunes ayant le bac en guinée et qui sont dans des universités ou grandes écoles françaises . Certes la situation est dramatique, mais les jeunes guinéens sont pleins d’espoir et croyez moi ou pas ils sont loin de baisser les bras

            • richelieu94
              richelieu94 répond à euler
              • Posté à 17h20 le 03/10/2008
              • Internaute 32156

              l’argument j’y suis allé je connais donc n’est pas vraiment le meilleur... mais bon soit... ce que vous dites et juste quand à la volonté de la société civile.. mais vouloir n’est pas pouvoir... aussi le gros handicap de la guinée (comme de très nombreux pays d’afrique subsaharienne) est un taux de scolarisation brut qui peine à atteindre 65 % quand la moyenne des pays asiatiques est à environ 90%... de là, avec la meilleure volonté du monde et la démarche la plus positive possible on peut quand même douter de l’émmergence prochaine de leaders d’oppinion responsables et à même de créer une dynmique citoyenne...

            • cabral amilcar
              cabral amilcar répond à euler
              peureux célèbre
              • Posté à 10h47 le 04/10/2008
              • Internaute 29973
                peureux célèbre

              ce second commentaire est largement plus intéressant que celui où vous prétendiez qu’il suffit de voir les infos

        4 autres commentaires
      • Innsa1
        Innsa1 répond à cabral amilcar
        • Posté à 09h06 le 03/10/2008
        • Internaute 36382

        Bongo, ancien militaire, dictateur du Gabon depuis 50 ans, il a mené son pays riche a la ruine : il est présenté comme « le doyen, le vieux sage africain »
        Sassou Nguesso : ancien militaire, dictateur sanguinaire du Congo est un ami de la France
        Paul Biya, dictateur depuis 25 ans au Cameroun, il a fait tirer a balle réelle sur des étudiant qui manifestaient. Il est reçu avec les honneurs a l’Elysée.
        Idriss Deby qui utilise des enfants soldats est soutenu par la France.
        Eyadema, dictateur et fils de l’ex dictateur togolais est un ami de la France.
        Blaise Compaore dictateur du Burkina depuis 20 ans, ex militaire arrivé au pouvoir par coup d’Etat est présenté en exemple.
        Kadhafi..
        Bref, il faut relativiser la notion de dictateur sanguinaire.

         
        • mohamed billy
          mohamed billy répond à Innsa1
          étudiant
          • Posté à 10h21 le 03/10/2008
          • Internaute 51965
            étudiant

          Une chose est sure,c’est tous des Dictateurs.c’est assez suffisant.le reste est littérature.

        • mohamed billy
          mohamed billy répond à Innsa1
          étudiant
          • Posté à 10h23 le 03/10/2008
          • Internaute 51965
            étudiant

          une chose est sure , c’est tous des dictateurs.le reste n’est que littérature.

        2 autres commentaires
      • richelieu94
        • Posté à 10h33 le 03/10/2008
        • Internaute 32156

        tiken jah fakoly, album françafrique il me semble... et le jeu du pire, la guinée n’est quand même pas première (ni la dernière).... par pure curiosité serait ce la remarque d’un criolo do cabo verde ? (amilcar)

    • ragondine
      ragondine répond à Innsa1
      du poitou
      • Posté à 15h46 le 03/10/2008
      • Internaute 10036
        du poitou

      innsa je suis d’accord avec vous et je connais bien le sénégal pour avoir longtemps travailler au sénégal oriental près de la frontière avec la Guinée. Sous Sékou Touré l’aphabétisation était malgrés tout meilleure qu’au Sénégal . Pour l’économie elle ne s’est en effet pas développée mais il n’y a pas eu de « pillage » des matières premières malgrés la présence sovietique . Pour l’agriculture le dévellopement est difficile du fait même qu’il s’agit de contreforts montagneux susceptibles de perdre leurs terres arable en cas de déboisement total. la culture des pentes comme du côté Sénégalais se fait dans des champs dont on ne coupe pas les racines des arbres pour retenir la terre. Donc impossible d’utiliser des outils mécaniques comme le tracteur. La charrue elle même n’est utilisable que dans peu de terrains de plaine. la population souffre de ce régime dictatorial on peut même dire policier, mais n’est pas économiquement moins dévelloppé que le Sénégal.

      • cabral amilcar
        cabral amilcar répond à ragondine
        peureux célèbre
        • Posté à 10h56 le 04/10/2008
        • Internaute 29973
          peureux célèbre

        si, le sénégal est plus développé que la guinée conakry, la guinée est par terre, le problème c’est que le sénégal est en chute libre et risque donc de rejoindre rapidement la situation guinéenne mais l’économie au sénégal était jusqu’à récemment bien meilleure que celle de guinée conakry, il suffit pour le prouver de voir le nombre de guinéens étant venus vivre au sénégal, des centaines de milliers, autre preuve, ce serait wade qui aurait payé la fête d’indépendance du 2 octobre dernier avec 500 millions de fcfa dont le peuple sénégalais aurait bien eu besoin, je le répète, la guinée conakry est par terre, les guinéens n’ont rien, ont faim, manquent de tout et vivent dans l’arbitraire le plus brutal.

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 00h16 le 03/10/2008
    • Internaute 45440
      Consultant
  • paixgn
    paixgn
    medecin
    • Posté à 01h56 le 03/10/2008
    • Internaute 54851
      medecin

    Je ne sais pas en vertu de quoi l’auteur de cet article se base pour faire de la Guinée, le pays ayant le bilan le plus negatif des pays ayant accedé à l’indépendance ? Le mal de la Guinée, je le connais, puisque étant guinéen, c’est une question de leader, elle a eu la malchance d’avoir eu deux leaders qui n’ont rien fait pour le pays.

    Mais de là à faire de la Guinée, le pays le plus pauvre d’Afrique. C’est raconté des histoires à vos lecteurs. Et puis les journaux français s’acharnent sur ce pays pour la simple raison qu’il a deculotté leur idole qui est De Gaule, elle a osé dire Non à ce dernier.Et jusqu’à aujourd’hui Vous(français)vous ne digérer pas ce Non, vous ne dites pas à vos lecteurs les coup bas que vous avez tendu à ce pays depuis son ascession à l’indépendance.

    Et puis à l’auteur de cet article, je l’invite à parler de son pays, je l’invite à comparer les indicateurs de développement des deux pays,après je l’invite à faire un article. Tu veras après, je connais bien ton pays, mais pour respect au peuple de ce pays, je ne vais rien dire.

    Enfin, si l’histoire est à reprendre, on est prêt à redire Non à votre DeGaule. Non à la France ! La Guinée se développera avec ses fils et non avec vous.

    Dieu merci, nous avons aujourd’hui des partenaires comme la Chine pour nous développer sans la France. Et tenez vous bien tôt ou tard la Guinée se debrassera de ses dictateurs et partira sur de nouvelles bases.

    • manusan
      manusan répond à paixgn
      • Posté à 05h36 le 03/10/2008
      • Internaute 40431

      En attendant, les matières premières africaines partent en Chine et les africains partent en Europe (ou en rêvent). Quel est le sens du mot développement en Afrique ?

      • DBL8
        DBL8 répond à manusan
        Retraité
        • Posté à 08h10 le 03/10/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        Tout à fait d’accord !
        En plus, des chinois ce sont installés chez eux en tant que commerçants et vendent beaucoup moins cher que les commerçants locaux, ce qui génère des tensions vis-à-vis d’eux.
        Les chinois sont aller faire des travaux chez certains pays d’Afrique avec « TOUT » ce qu’ils avaient besoin ; mains-d’œuvre, matériel, alimentation, ect... et ses pays qui pensaient qu’il pourraient tirer un tant soit peu avantage de leurs présence y sont pour leurs frais.

        Échange de matière première contre des constructions, cela ne coute pas grand-chose aux Chinois, mais leurs rapportent « BEAUCOUP » !
        Et plusieurs pays sont dans ce cas, les populations concernés en ont marre ; cela ne fait rien, les dirigeants s’en mettent plein les poches.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à paixgn
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 07h40 le 03/10/2008
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      @Paixgn : Il vous aura apparemment échappé que cet article est issu d’un partenariat avec le site de l’Observateur Paalga, du Burkina Faso. Votre « vous » accusateur est mal dirigé...

    • richelieu94
      richelieu94 répond à paixgn
      • Posté à 10h34 le 03/10/2008
      • Internaute 32156

      ben pas avec la chine alors... que nombre de pays africain commence à écarter parec que c’est un allié encore plus emmerdant que la France

    • Le coup du hongrois
      Le coup du hongrois répond à paixgn
      habitant du monde
      • Posté à 12h17 le 03/10/2008
      • Internaute 54863
        habitant du monde

      De Gaulle, de colère, oublie son képi à Conakry, l’histoire, comme dans tous les pays, a pour le moins oublié certains faits : Sekou Touré courant derrière De Gaulle pour essayer d’arranger les choses, les tentatives diplomatiques pour renouer le dialogue et enfin, en désespoir de cause, l’appel du pied à l’URSS et la brusque conversion de Sékou Touré au communisme ! ! ! La preuve que De Gaulle a fait en Guinée une « erreur » énorme et que « Paixgn » a été un peu trop manipulé -conditionné-.
      La Guinée est un pays très riche et les guinéens très pauvre. C’est un des pays du monde ou la corruption est la plus grande. Ce n’est même plus de la corruption, les ministres, le chef de l’état et sa famille se servent ouvertement à la banque centrale, gardent les subventions tout aussi ouvertement etc.…
      Le dernier exemple : « aminata.com :
      Des clips sur l’indépendance de la Guinée diffusés sur un écran géants faisaient oublier la grande chaleur provoquée par un soleil de plomb. Un seul écran géant pour tout le pays, pour tous les guinéens alors que l’Etat a déboursé vingt milliards de francs guinéens (20 000 000 000 GNF). Sans compter que toutes les sociétés ont été contraintes de mettre la main à la poche. Ces sommes jalousement gardées par les organisateurs sont certainement gérées à la guinéenne comme le pays qui fête ses 50 ans de pauvreté et de misère.

    • fde
      fde répond à paixgn
      technicien
      • Posté à 16h35 le 03/10/2008
      • Internaute 49800
        technicien

      « Et jusqu’à aujourd’hui Vous(français)vous ne digérer pas ce Non »

      Après 50 ans ?

      A part quelques vieux nostalgiques du ’paternalisme’ colonial, je ne vois pas qui se préoccupe encore de ce ’non’. Je ne suis même pas sûr qu’une majorité de français se souvienne encore que la Guinée fut une colonie... Et pour la jeunesse, je doute un peu que de Gaulle représente autre chose que quelques feuillets dans un manuel d’histoire.

      Le monde change. Je pense que vous trouverez en France du cynisme envers les anciennes colonies plutôt que ce vieux relent de colonialisme.

      Certes, certains de ces nostalgiques ont encore un rôle politique, mais fort heureusement, la faucheuse n’est plus très loin !

  • jcb29arz
    jcb29arz
    Retraité
    • Posté à 05h40 le 03/10/2008
    • Internaute 24331
      Retraité

    @paixgn, médecin...
    C’est tout ce que l’on souhaite à votre pays... Se débarasser de ses dictateurs... Avouez que vivre sans révolution pour le faire depuis 50 ans... Ca doit paraître long... Puisque vous connaissez bien notre pays, c’est chez nous que vous avez eu votre « doctorat de médecine », pas à Pékin ! Nos Universités seraient-elles meilleures que les chinoises ?

    • paixgn
      paixgn répond à jcb29arz
      medecin
      • Posté à 15h48 le 03/10/2008
      • Internaute 54851
        medecin

      Réponse jcb29arz

      Juste vous préciser que j’ai fais toutes mes études supérieures aux USA. Alors arrêter de penser que seule la France est capable de former. Je n’ai rien à envier à quelqu’un qui a étudié chez vous. Dèjà la preuve est sur le terrain avec mes collègues ayant été formé chez vous.

      Le comble, c’est de penser sans me connaître que j’ai fais mes études en France. Je l’ai pas voulu et je ne le voudrais jamais. OK !

      Vous n’avez pas des leçons à me donner. Ok !

      Et je vous rappelle que vous le voulez ou pas, la Chine est partie pour devenir la 1ère puissance du monde. Toutes vos histoires, des droits de l’homme, de sabotage de la flamme olympique ne fera reculé la chine. En parlant de cela, si je ne trompe pas, votre Elysée avait envoyé des missionnaires pour demander « pardon » aux chinois.

      En parlant des droits de l’homme vous êtes mal placé pour parler de cela, ils sont chez vous privé de liberté pour la simple raison qu’ils ont fouillé pied chez vous ? C’est quoi cela ?

      Alors Monsieur, je n’ai rien contre les français, mais je n’aime pas votre ton paterniste, c’est ce qui vous differencie des américains, ils sont humbles, alors que vous, vous êtes snobes.

      Avec tout le respect que je vous dois.

      • orties
        orties répond à paixgn
        • Posté à 02h45 le 04/10/2008
        • Internaute 35738

        @paixgn

        1) Vous êtes bien meilleur médecin que vos collègues français ? Je n’en sais rien, je n’ai vraiment pas envie de tester un médecin qui méprise les Français. Mais je vous trouve bien prétentieux !

        2) Vous avez l’air d’oublier le faible niveau du système éducatif américain, dans lequel, pour entrer dans une bonne université, il vaut mieux, plutôt que d’être intelligent, être riche et pistonné ou très doué en sport.

        3) Vous semblez occulter le fait qu’une bonne part des meilleurs cerveaux de ce pays sont importés, débauchés à coups de dollars.

        4) Les Américains humbles ? Laissez moi rire ! ! ! Les contre-exemples ne manquent pas. Ce soit être à leur contact, d’ailleurs, que vous avez développé votre côté arrogant.

        5) En ce qui concerne les excuses aux Chinois, vous avez à moitié raison : le nabot de l’Elysée ne représente que ses copains industriels qui veulent faire du fric en Chine, en aucun cas le peuple français.

        6) Enfin, que la Chine devienne la première puissance du monde, cela ne me dérangerait pas du tout si elle était un concurrent loyal.
        Je veux dire : si elle « jouait le jeu » sans tricher sur la qualité de ses produits et sur le coût de la main d’oeuvre, sans réduire en esclavage une grande partie de sa population (surtout sa jeunesse), sans piller des pays dont les dirigeants se sont laissés arroser mais dont le peuple n’en peut plus d’être ainsi volé et ruiné par la concurrence des commerçants chinois.

        J’ai failli commencer mon post en disant que vous étiez de mauvaise foi. C’est pire. vous semblez croire ce que vous dites.

      • Le coup du hongrois
        Le coup du hongrois répond à paixgn
        habitant du monde
        • Posté à 07h48 le 04/10/2008
        • Internaute 54863
          habitant du monde

        Cette diatribe est un bon exemple de l’importance d’accueillir dignement en France des étudiants africains. S’ils vont aux USA, ils seront américains. Et, comme un jour ils seront ministres ou décideurs dans leur pays d’origine quels choix feront-ils ? Nos gouvernements successifs, en voulant faire plaisir aux électeurs de la droite dure, sont entrain de réduire chaque jour l’influence de la France.
        Par contre, il serait bon de ne pas donner de bourses qu’aux fils de ministres, n’est ce pas paixgn

         
        • cabral amilcar
          cabral amilcar répond à Le coup du hongrois
          peureux célèbre
          • Posté à 11h05 le 04/10/2008
          • Internaute 29973
            peureux célèbre

          les jeunes africains qui vont étudier aux states, et sans généraliser trop, il y a des exceptions, mais ce sont souvent des jeunes de familles extrêmement proches du pouvoir en place, ce qui ne les rend coupable de rien, si ce n’est d’avoir beaucoup de chance et en tout cas pas représentatifs de la jeunesse africaine qui les envie beaucoup.

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