Decryptage 02/10/2008 à 00h57

Sarkozy lance-t-il des « Etats placebo » de la presse ?

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Nicolas Sarkozy a entretenu le suspense sur les détails des Etats généraux de la presse, qu’il inaugure en grande pompe ce jeudi. Pas un mot du Président à ce sujet depuis le mois de juillet, et son appel à la constitution de « grands groupes français indépendants ».

En attendant de connaître précisément les orientations données par le chef de l’Etat et les feuilles de route empruntées par les quatre groupes de travail (lire l’encadré), les acteurs des médias en sont réduits aux conjectures.

Côté journalistes, on s’inquiète, puisque seul l’aspect économique paraît pour l’instant au coeur des préoccupations de l’Elysée. Mais on se prend aussi à espérer : si ce « Grenelle de la presse » constitue un réel lieu de réflexion et de débat servant à l’élaboration des textes de loi, la qualité de l’information pourrait en sortir améliorée.

Quatre tables rondes pour vingt propositions


Préparés par l’ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, les Etats généraux de la presse sont lancés jeudi à 11h00 par un discours du Président, et s’étaleront sur deux mois. Quelques informations ont filtré dans la presse, mais rien n’a été confirmé officiellement. Quatre personnalités des médias ont commencé à constituer les tables rondes qu’ils animeront, entourés chacun d’une vingtaine de personnes.

Arnaud de Puyfontaine animera le groupe sur le « contexte économique de la presse ». Ex-PDG des groupes de presse Emap et Mondadori, ce petit-fils d’un inspecteur général de l’ORTF a aussi présidé l’Association pour la promotion de la presse magazine, le lobby des patrons de ce secteur.

Bruno Patino animera le groupe sur Internet et les développements du numérique. Ex-vice-président du groupe Le Monde et président de Télérama et du Monde interactif, cet ancien journaliste vient d’être nommé directeur de la radio publique France Culture. Il est le co-auteur d’un essai remarqué intitulé « Une presse sans Gutenberg ».

Bruno Frappat animera le groupe sur le métier de journaliste. Ancien directeur de la rédaction du Monde (1991-94), puis de La Croix, il est aujourd’hui président du directoire du groupe Bayard Presse. Ce journaliste devenu patron de presse est considéré comme intègre par la plupart des journalistes.

François Dufour animera le groupe intitulé « presse et société », qui suscite quelque scepticisme. Fondateur du groupe de presse jeunesse Play Bac, cet éditeur a transmis l’an dernier à différents médias ses dix idées pour améliorer la presse.

Emmanuelle Mignon souhaite que chacune de ces tables rondes se mette d’accord sur cinq propositions. En recrutant les participants, les quatre hommes assurent qu’ils ont « reçu des garanties d’indépendance ».

Le hic, c’est qu’en matière de médias, l’exemple de la Commission Copé a montré que Nicolas Sarkozy pioche ce qui lui plaît dans les propositions issues des débats, et y ajoute ensuite quelques mesures de son cru. Si ce trait de caractère du Président se confirme, plusieurs rapports publiés ces dernières années serviront d’esquisses aux orientations qui sortiront de ces Etats généraux.

Rien sur l’exception française des groupes médias tributaires des commandes publiques

Points communs : un criant appel à la levée des seuils anti-concentration pour les groupes de médias ; peu de cas des moyens d’améliorer la qualité de l’information ; et un silence assourdissant sur une triste spécificité bien française, l’appartenance des principaux médias privés à des groupes en partie tributaires des commandes publiques.

Dans un entretien au Monde du 17 juillet, Nicolas Sarkozy évoquait son intention de développer les médias, cette « industrie stratégique » :

« Si vous ne pouvez être viable économiquement, c’est la démocratie qui en pâtira. [Il en va de] la responsabilité du président de la République que d’essayer de construire un modèle économique qui permettra à des grands groupes français d’être indépendants. [...] Le grand groupe de communication français Lagardère n’a pas de télévision et le grand groupe de télévision français Bouygues n’a pas de presse. Quant au groupe de télévision Canal +, il n’est présent qu’en France. »

Passons sur quelques légères approximations -Lagardère possède plusieurs télévisions thématiques (MCM, Canal J...) et 20% du groupe Canal+ ; TF1-Bouygues détient plus du tiers du quotidien gratuit Metro France ; et Canal+, filiale de la multinationale Vivendi Universal, conserve plusieurs divisions à l’étranger (principalement dans le cinéma).

Les rapports sont unanimes : le salut passe par la concentration

Notons plutôt que cette volonté sarkozienne se retrouve dans le rapport de l’institut Montaigne publié en août 2006 (résumé sur le site du think-tank), dans le rapport du sénateur de Broissia (UMP) d’octobre 2007, et enfin dans celui de l’élue UMP Danièle Giazzi, remis le 11 septembre à Nicolas Sarkozy : assouplir les règles anti-concentration dans le secteur des médias, pour permettre -par exemple- à Bouygues de posséder 100% de TF1 (contre 49% aujourd’hui), à Lagardère de toucher plus d’auditeurs avec ses radios, ou à tout groupe de posséder à la fois des médias d’information en télévision, presse et radio.

Ce serait la fin de la « règle des 2 sur 3 », naguère jugée nécessaire pour assurer le pluralisme. « Quand on lit le rapport Giazzi, on ne peut pas oublier les amitiés du Président, la soirée au Fouquet’s, Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère ou Martin Bouygues », commente Jean-Michel Dumay, président du Forum permanent des sociétés de journalistes (qui en regroupe 27, mais n’avait, mercredi soir, été convié à participer à aucune table ronde). « Impossible de faire abstraction de ce contexte-là », ajoute-t-il.

Concentrer plus, alors que la Constitution garantit le pluralisme...

Cette volonté de dérégulation est contestable économiquement, mais s’oppose aussi au bon sens : « Si la concentration était utile à la presse, la presse ne serait pas moribonde », remarque Dominique Pradalié, la secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), le plus important de la profession, qui n’a été invité à participer qu’à une table ronde, celle sur le métier de journaliste.

Et surtout, au regard de l’actualité politique récente, une question candide se pose : le pluralisme des médias ne vient-il pas d’être inscrit dans la Constitution ? Article 34 :

« La loi fixe les règles concernant [...] la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias. »

Voilà sans doute la contradiction la plus flagrante de Nicolas Sarkozy. Pour Dominique Pradalié, c’est une « aberration évidente ».

Mais ces Etats généraux devraient aussi aborder des questions économiques et industrielles plus urgentes (la distribution et la fabrication de la presse), évidentes (le passage au numérique), explosives (les aides publiques à la presse, le droit d’auteur des journalistes à l’heure de la multidiffusion des contenus qu’ils créent), ou les trois à la fois (le rôle néfaste du syndicat du Livre CGT).

Toujours aucun poids ni aucune indépendance pour les rédactions

Quasi absente des rapports, la question de la qualité de l’information, et de son indépendance. Danièle Giazzi préconise la création d’un observatoire du pluralisme... rattaché au Premier ministre ! Elle propose aussi l’ajout de la charte de déontologie des journalistes à leur convention collective, ce qui la rendrait théoriquement opposable aux demandes de leurs patrons.

Mais elle ne dit rien sur la reconnaissance juridique des sociétés de journalistes ou sur leur droit veto à la nomination du directeur de la rédaction, choses qui leur donneraient du poids pour s’opposer efficacement aux atteintes à la liberté de l’information.

Au moment où nombre de spécialistes des médias évoquent une « crise de l’offre éditoriale » parmi les raisons majeures du déclin de la presse écrite, c’est inquiétant. Les journalistes sont donc pendus aux lèvres du Président et des acteurs de ses Etats généraux. Il n’y a qu’une alternative, selon Jean-Michel Dumay :

« Soit c’est un vrai lieu de débat où chacun apporte son opinion pour aboutir à de vraies avancées. Soit c’est totalement pipeau. »

Dominique Pradalié considère que dans ce dernier cas, ce Grenelle n’aura qu’une conséquence sur la presse : « Le malade mourra guéri. »


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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 15h19 le 02/10/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    tant qu’un journaliste travaillera pour un patron, que ce soit un privé ou un d’état, l’information qui a déjà tendance à être « distordue’(le mot est faible), le sera encore plus..
    il faut faire avec…
    vous avez dit liberté ?
    liberté conditionnelle et encadrée, peut-être.
    ce qui donne une information encadrée, ce qui est à même de donner des opinions pré-établies, et cela pousse souvent à manipuler en amont.

    une science est née, avec diplôme à la clef, c’est la communication.
    L’art par la dialectique, la connaissance des réactions humaines, pour conduire, faire consommer, de garder en douceur, de tondre , et avec leur assentiment, les moutons que nous sommes.

    placebo..c’est vraiment le mot.

    cela a le gout de la presse, cela à l’odeur du papier et de l’encre, mais ce n’est pas de la presse.

    raison, esprit, imagination, intelligence, jugement, réflexion, entendement, compréhension, raisonnement, parole, philosophie, spéculation, concept, conception, méditation, préoccupation, idée, opinion, sentiment, intention, projet
    toute cette liste est devenue marchandise de PRISUNIC, sous cellophane, bien aseptisée, pré-mâchée. Il suffit juste de la digérer et de la faire sienne.

    ps : on se moquait du ’reader digest’... son concept a fait flores.

    • I.P
      I.P répond à pablico
      Flat4
      • Posté à 17h39 le 02/10/2008
      • Internaute 25391
        Flat4


      tant qu’un journaliste travaillera pour un patron, que ce soit un privé ou un d’état, l’information qui a déjà tendance à être « distordue’(le mot est faible), le sera encore plus..
      il faut faire avec…
      vous avez dit liberté ?
      liberté conditionnelle et encadrée, peut-être.

      Le tout est d’avoir un nombre suffisant de “patrons” pour diffuser un éventail représentatif des points de vue.
      Ensuite libre à chacun de brancher son cerveau, ou de moutonner.

       
      • pablico
        pablico répond à I.P
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 19h04 le 02/10/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        mais comment raisonner, juger, prendre parti, avec des informations tronquées ?

        • I.P
          I.P répond à pablico
          Flat4
          • Posté à 19h43 le 02/10/2008
          • Internaute 25391
            Flat4

          Il faut avoir assez d’informations tronquées pour pouvoir reconstruire les faits.
          Je sais, c’est facile à dire.
          Mais tant que des êtres humains rédigeront les articles, consciemment ou non, ils ne seront pas objectifs. Le problème du « patron » n’est qu’accessoire, tant qu’on ne tombe pas dans le cas où une petite poignée de privilégiés possède tous les organes d’information.
          Malheureusement on va droit dans cette direction.

      2 autres commentaires
  • Mobile
    • Posté à 03h56 le 02/10/2008
    • Internaute 27554

    Poincaré. Poingt carré ! Point barre.

  • Mobile
    • Posté à 03h59 le 02/10/2008
    • Internaute 27554

    Le « t » de « poingt » carré était calculé.

    • vincelle
      vincelle répond à Mobile
      • Posté à 16h33 le 02/10/2008
      • Internaute 31923

      les électeurs sarkosystes ont-ils compris ?

  • jck
    jck
    • Posté à 04h17 le 02/10/2008
    • Internaute 27688

    Génial les 10 idées de Dufour, il faut des quotidiens bourrés de photos pleine page, d’infographie, de sport, de posters et qui parlent de ce qui intéresse les « vrais gens » (auto, conso, brico,impôts, people..) la preuve c’est ce qu’ils font en angleterre.
    Mais pourquoi le canard enchaîné se vend si bien alors ?

    • I.P
      I.P répond à jck
      Flat4
      • Posté à 17h41 le 02/10/2008
      • Internaute 25391
        Flat4


      Mais pourquoi le canard enchaîné se vend si bien alors ?

      Pour la page 2 qui parle des people ?

  • Sebby
    Sebby
    mouche du coche
    • Posté à 07h12 le 02/10/2008
    • Internaute 48516
      mouche du coche

    Tout à fait en ligne avec vous et mort de rire.

    Tous les conviés à ce genre de manifestations font comme si depuis 5/6 ans ce gouvernement négociait des choses.

    Même pris la main dans le sac (TCE, Edvige...) et collé au mur par le bon peuple, il dévoie, louvoie, et nous renvoie dans nos 22.

    Les commissions, groupes de travail, rapports commandés ne sont qu’alibis pour promouvoir en force des idées déjà arbitrées par une idéologie.

    Y participer c’est malheureusement leur donner une respectabilité qu’ils ne méritent pas.

    Bouygues et Bolloré ont déjà les cartes en main, et celui qui compte les points c’est un ami. D’ailleurs on lui a même prêté un yacht et parrainé son fils.

    Bon sang de bon sang, ça me met dans une colère !

    C’est les bases de la démocratie qu’on tue !

    Grrrrrr....

    • Keloglan
      Keloglan répond à Sebby
      • Posté à 10h01 le 02/10/2008
      • Internaute 11536

      Bien vu, Sebby. Si la presse veut redevenir un « 4ème pouvoir » (non parce qu’elle partage effectivement le pouvoir, mais parce qu’elle doit être indépendante des trois autres et de quelques autres encore), elle n’a pas à s’acoquiner avec le pouvoir Exécutif dans une opération dont les conclusions sont déjà prêtes.
      J’adore le titre « Etat Placebo » - c’est peut-être du déjà lu, mais c’est la première fois que je le croise.

  • clive
    • Posté à 07h37 le 02/10/2008
    • Internaute 27908

    C’est bon là, ...on a compris à qui on avait à faire, on sait ce qu’ils veulent, qui ils servent, plus besoin de se poser des questions et de faire des constats molassons.

    Passer en mode « lutte »...

  • chinchilla1967
    • Posté à 07h44 le 02/10/2008
    • Internaute 50756
      plate

    Albanel a osé en parler, après avoir calomnié Siné sur un prétendu dessin qu’il aurait fait et qui n’a jamais existé (pas un mot d’excuse au passage). Ces gens sont vraiment éhontés. Des effrontés, comme ce ministre anglais des affaires étrangères : une bande de petits niais arrogants qu’il faudrait remettre en place.

  • PAC_
    • Posté à 07h54 le 02/10/2008
    • Internaute 37521

    Pourquoi est-ce à l’Etat d’organiser des états généraux de la presse ? Je trouve surprenant que personne ne s’étonne de cette ingérence de l’Etat dans le secteur marchand.

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 08h11 le 02/10/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Des assises pour une presse couchée ? C’est de l’humour. Non ?

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 08h16 le 02/10/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Un vieux rêve !

    Ne comptons pas sur lui et ses amis grands patrons indépendants pour la

    Lien

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 08h28 le 02/10/2008
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    soyons méchant avec nos amis « journalistes » ; ainsi vous voudriez avoir votre mot à dire sur la nomination de votre rédacteur en chef...
    et puis quoi encore : vous n’avez pas compris que l’entreprise dans laquelle vous travaillez doit être gérée comme toutes les autres. depuis quand un subalterne décide qui va être son supérieur ?
    c’est votre tour, aprés tant d’autres, d’être ramené au sort reservé à la piétaille libérale.

    je sais je suis méchamment méchant, et de totale mauvaise foi, mais çà fait du bien.

    • pablico
      pablico répond à kkadim
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h41 le 02/10/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      non, c’est bien analysé..pas de mauvaise foi du tout.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 08h35 le 02/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Le contre pouvoir est un mouroir ?

    • Mr_Quiconque
      Mr_Quiconque répond à Numerosix
      • Posté à 17h02 le 02/10/2008
      • Internaute 53003

      C’est quand le contre pouvoir est « embedded » qu’il agonise, car justement il n’est plus ce qu’il prétend être.

      Un contre-pouvoir financé par les mêmes qui financent et trust(ent( ?)) tous les pouvoirs ?

      La bonne blague. La plus « drôle » étant de le voir encore chercher, ou plutôt faire comme s’il cherchait les causes de son déclin. Sans parler de la pub qui ne fait qu’accélérer sa chute. Surtout ne pas déplaire aux annonceurs !

      Le contre-pouvoir trouvera toujours un moyen de s’exprimer et c’est bien pour cela que la presse mainstream se casse la gueule. Les gratuits également d’ailleurs.

      Pourquoi ?

      Philippe Tesson insiste sur l’indépendance de ton et d’esprit.
      A l’évidence cette indépendance ne doit pas seulement se faire à l’égard du pouvoir en amont, il doit se faire également à l’égard du pouvoir en aval, le lecteur, en ne cherchant pas toujours à prêcher le convaincu.

      Pourquoi payer pour entendre ce que l’on a envie d’entendre ?
      Pourquoi perdre son temps à lire des gratuits qui auraient les mêmes pratiques, noyées dans un flot de pub dont on a cure ?

      Il n’y a pas à chercher plus loin, le lecteur demande autre chose qu’être simplement encarté ou lire des médias encartés. Je trouve également symptomatique que les lecteurs soient absents de ces états généraux.
      EDIT : aaah paraitrait que nous pouvons donner notre avis sur un site, mais de là a être écouté, on sait à quoi s’en tenir).
      Toutes ces réunions, ces grenelles ne seraient-ils pas surtout destinés à rémunérer des prestataires de service proches du pouvoir ? Vu ce qu’il en ressort ! ? !

      C’est une mascarade de plus.

      La finance et les milieux d’affaire ont tout acheté...sauf les lecteurs ;)

  • Di
    Di
    • Posté à 08h54 le 02/10/2008
    • Internaute 8231

    « Mais on se prend aussi à espérer : si ce “ Grenelle de la presse ” constitue un réel lieu de réflexion et de débat servant à l’élaboration des textes de loi, la qualité de l’information pourrait en sortir améliorée. »

    Espérez, rêvez, soyez naïfs, quoi ! Depuis quand Sarkozy fait-il des « réformes » pour « améliorer » quoi que ce soit, à part sa propre main-mise sur tout ? ? ?

    • Asder
      Asder répond à Di
      des croissants actifs
      • Posté à 09h28 le 02/10/2008
      • Internaute 54451
        des croissants actifs

      « Tout est possible », puisque ces imbéciles ont voté pour nous, servons nous tant qu’il en reste, après nous le déluge. Vérouillons tout, privatisons tout, le retour en arrière sera tellement difficiles que l’avenir nous est assuré pour longtemps.

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 09h30 le 02/10/2008
    • Internaute 29846
      menuisier

    Pour suivre et essayer de comprendre la politique de S, il y a une règle fondamentale : Ne pas s’interresser à ce qui est mis en avant par Saussez et sa clique ce communicants. Ce sont autant de chiffon et de paravents.

    Excusez le hors sujet, mais avez vous entendu parler du démantèlement des IUFM, Les futurs enseignants feront des « masters » au sein des universités « autonomes ».

    Tout le monde s’est énervé sur Evige, mais outre le fait que le fichier (rebaptisé) sera constitué, qui sait que « base élève » est d’ores et déjà en place, vide de toute information, mais il existe : Chaque en fant a désormais un numéro d’immatriculation...

    Les tatouages numériques s’accumulent.

    Alors le « grenelle de la presse ».

    Cette dernière ferait mieux de faire son travail, plutot que d’aller penser où S le demande.

  • Teberli
    Teberli
    Enseignant
    • Posté à 09h34 le 02/10/2008
    • Expert 48108
      Enseignant

    Citoyens, n’achetez plus les journaux et magasines qui vous démontrent par les avis d’experts bidons que le libéralisme peut être rendu plus juste et plus humain - ils mentent pour le compte de ceux qui les possèdent financièrement et donc réellement.

    « N’achetez pas » non plus cette soupe que vous servent régulièrement les partis « socialistes » ou « socio“-libéraux

    Protestez chaque fois que nos radios ou télés publiques se font les porte-paroles et les propagandistes des gouvernants ou des puissances économiques.

    soutenez la presse et les média qui ont choisi le camp de l’anti-libéralisme.

    Apportez à ces média et organisations anticapitalistes vos informations, vos idées, votre énergie et vos espoirs.

  • dijou
    dijou
    Esclave d'une SSII
    • Posté à 10h03 le 02/10/2008
    • Internaute 803
      Esclave d'une SSII

    Rien que la personne en charge de préparer ces assises « Emmanuelle Mignon » sonne comme une claque dans la tête aux journalistes.
    Celle Qui disait que les sectes en France n’étaient pas un problème, il fallait oser. Belle mascarade en perspective..

  • compte désactivé 2
    • Posté à 10h06 le 02/10/2008
    • Internaute 29938

    En fait un bon journaliste n’est le caniche de personne. Or ceux qui se proclament libres, en particulier dans les stations de radio publiques, sont le plus souvent des caniches de la rue de Solférino !

    • Thiasma
      Thiasma répond à compte désactivé 2
      Passant sans-soucis
      • Posté à 13h10 le 02/10/2008
      • Internaute 40399
        Passant sans-soucis

      Ha, Ha Mort de rire ! !
      C’est prêter un bien grand pouvoir à la rue de Solférino ! !

    • Teberli
      Teberli répond à compte désactivé 2
      Enseignant
      • Posté à 19h24 le 02/10/2008
      • Expert 48108
        Enseignant

      Solférino, Elisée, même combat.

  • compte supprimé16
    compte supprimé16
    révolté
    • Posté à 11h36 le 02/10/2008
    • Internaute 53568
      révolté

    La liberté, la pluralité et l’indépendance de la presse, son utilité à la démocratie, passent par une multitude de conditions. Certaines sont rarement évoquées. Je me demande quel est l’intérêt d’un paysage médiatique fait de groupes de presse financièrement indépendants et viables quand il s’agit de lutter contre des facteurs bien plus sournois comme :
    -l’uniformisation des profils des journalistes. Les rédactions, et plus particulièrement les rédactions en chef, sont trustées par des journalistes formatés dans un tout petit nombre d’écoles : ESJ, CFJ, Sciences-po Paris.
    -l’avènement du journaliste généraliste au détriment du journaliste spécialiste.
    -la quasi disparition du journalisme d’enquête au profit du faux reportage issu du fil d’info de 2 ou 3 agences internationales de presse/d’images ou d’exercices vains et futiles comme le commentaire de sondages.
    -la complicité/proximité qui s’est installée sous différentes formes entre les journalistes (presse locale ou grands médias nationaux), le pouvoir exécutif et le pouvoir économique.
    -la parole systématiquement donnée à... des professionnels de la parole médiatique dits « experts, intellectuels... »
    -le refus des médias de faire vivre en leur sein un médiateur réellement indépendant.
    Quant à ces états généraux, cette stratégie politique a déjà été éprouvée récemment sur la question de l’environnement. La presse va-t-elle, en soutenant servilement cette initiative, servir les intérêts d’un gouvernement et d’un chef d’état qui ont déjà montré leur mépris pour la presse libre et la démocratie. Je le crains.

    • Augustin Scalbert
      Augustin Scalbert répond à compte supprimé16
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 02h11 le 03/10/2008
        rédacteur
      • Journaliste 27
        Journaliste

      Merci pour votre analyse, à laquelle je souscris, sauf sur deux points.

      1. A Rue89, nous avons choisi de participer à ces Etats généraux (Pierre Haski s’en explique dans un édito), ce qui ne signifie pas que nous soutenons « servilement » cette initiative. Si la tournure qu’elle prend nous déplaît, rien ne nous empêche de claquer la porte des Etats généraux ou, après leur conclusion, de dénoncer l’éventuelle mascarade à laquelle ils auraient abouti. Dans ces deux hypothèses, il serait plus utile de les avoir vécus de l’intérieur, pour mieux les dénoncer.

      2. Sur le « formatage » opéré par les écoles, je dois vous préciser que la quasi totalité des journalistes de Rue89 sont passés par l’une ou l’autre des trois écoles que vous citez. C’est le cas aussi de journalistes du Canard Enchaîné, du Monde Diplomatique, de Politis, mais aussi du Point ou du Figaro, etc. Peut-être que ces écoles « formatent » leurs étudiants ; elles apprennent aussi -les écoles de journalisme en tous cas- des techniques qui permettent d’exercer ce métier.

      Les journalistes qui sont diplômés de ces écoles ne sont pas, parce qu’ils en sont diplômés, meilleurs ou pires que les autres. Comme le disent les anciens, « la meilleure école de journalisme, c’est le terrain » ou, plus généralement, l’empirisme. L’essentiel, pour un journaliste, est de garder les yeux grand ouverts, afin de rester le plus possible en prise avec la réalité la plus large possible.

      • compte supprimé16
        compte supprimé16 répond à Augustin Scalbert
        révolté
        • Posté à 15h41 le 03/10/2008
        • Internaute 53568
          révolté

        1.L’organisation des états généraux est un piège. Les deux positions (participer ou non) sont délicates à défendre, chacune comporte des inconvénients, mais soyons réalistes. Peu de français vont s’intéresser à ces états généraux, a fortiori dans le contexte actuel de crise économique (je confirme), et encore moins pourront en capter les enjeux car cela implique documentation, réflexion, analyse... en résumé, cela nécessite du temps. Pour la majorité d’entre-nous, la participation massive annoncée de la presse à cette manifestation en fera un succès quelqu’en soit l’issue... que l’on connaît déjà.
        Seul un retrait coordonné d’une partie des grands médias participant à l’initiative (je suis sur que vous êtes comme moi sans illusion sur votre capacité d’influence et d’audience) pourrait contrebalancer ce premier effet, et je ne l’envisage pas un seul instant. N’oublions pas que la majorité des médias en France est détenue par des « amis », parfois très personnels, du pouvoir en place. L’objectif majeur de ces états généraux est de servir des intérêts communs. La méthode du grand rassemblement n’est qu’un leurre pour y parvenir. C’est encore (et toujours depuis 18 mois) de la stratégie politique visant à affaiblir la partie adverse pour atteindre un objectif prédéterminé.
        La presse avait aussi des éléments et des arguments valables pour refuser de participer à cette initiative : l’indigence du rapport Giazzi, le choix d’E. Mignon comme organisatrice, la méthode et les raisons de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, ce que le chef de l’état a montré de son rapport aux médias, l’évolution du Grenelle de l’environnement… Avec ou sans elle, l’objectif sera atteint et elle n’en sortira pas grandie mais encore plus affaiblie, plus discréditée car elle aura participé à son propre dévoiement.

        2. J’ai cité ces 3 écoles à dessein. Vos informations sur le profil courant des journaliste de la presse française ne font qu’apporter de l’eau à mon moulin. La presse et Rue 89 sont donc en grand danger et l’ennemi de l’intérieur, l’uniformité, progresse. La rhétorique « sur le terrain » est d’un autre âge, elle ne correspond plus à la réalité du fonctionnement de la presse d’aujourd’hui et décrite dans mon précédent message. Elle appartient à une époque ou les journalistes avaient des formations et des parcours divers, se formant par la pratique aux dites « techniques », finalement assez simples, du moins pour les plus importantes. Cette relative diversité génératrice d’une subjectivité fondamentale (vous avez bien lu) est aussi un élément de protection de la liberté car elle favorise le développement et l’expression de perceptions, d’opinions, de points de vue, de perspectives différents. Former de jeunes esprits à des techniques professionnelles dans des écoles très productrices de normes et dirigées et animées par des « anciens » me semblent offrir bien moins de garanties.

  • compte désactivé 2
    • Posté à 10h08 le 02/10/2008
    • Internaute 29938

    Il faudrait aussi insister sur la responsablité du journaliste. Le doit de dire et d’écrire n’importe quoi sans courir aucun risque, cela ne doit pas exister ! Au nm de quoi, ces petits messieurs auraient-ils des droits que n’auraient pas les autres citoyens ?

    • Teez-teez
      Teez-teez répond à compte désactivé 2
      Back in the USSR
      • Posté à 12h33 le 02/10/2008
      • Internaute 41360
        Back in the USSR

      « Le doit de dire et d’écrire n’importe quoi sans courir aucun risque, cela ne doit pas exister ! “
      Mais ça n’existe pas mon cher ! souviens-toi de la journaliste de TF1 qui s’est fait virer pour faute grave après avoir annoncé en direct et à tort la mort d’un enfant...

    • Cirdec
      Cirdec répond à compte désactivé 2
      Cadre qui commence à comprendre (...)
      • Posté à 13h27 le 02/10/2008
      • Internaute 8798
        Cadre qui commence à comprendre (...)

      T’es pas content qu’il y en ait d’autres que toi a ecrire n’importe quoi ?

  • Llewellyn
    Llewellyn
    internetteux
    • Posté à 10h30 le 02/10/2008
    • Internaute 54733
      internetteux

    Bonjour,

    Une autre remarque par rapport à ces états généraux : la question de la presse en ligne. Sauf erreur, ont été audités sur le sujet des groupes de presse traditionnels (tous dotés de leurs sites), Mediapart (des anciens du Monde) et Rue89 (des anciens de Libé).
    Bref, vu de Giazzi, la presse en ligne ne peut pas être une création ex nihilo, il doit forcément s’agir d’une émanation plus ou moins directe de structures et de modes de fonctionnement déjà existants. Pas un mot sur les nombreux sites qui existent depuis une dizaine d’années et qui, eux, génèrent de nouvelles cartes de presse, à la différence des groupes traditionnels, plus portés sur le plan « social ».
    Désolé pour Rue89, à mes yeux un modèle en matière de qualité de journalisme en ligne, mais qui ne dispose pas de la même expérience de la survie sur Internet que d’autres sites qui ont su résister aux crises du Web.
    Avec de telles « sources d’informations », Giazzi et ses commanditaires élyséens sont partis pour nous pondre de belles recommandations sur la nécessité de sponsoriser la presse « de qualité », i.e. la presse aux ordres de Dassault, Bolloré et Lagardère, qui est en train de dégoûter les lecteurs du journalisme par ses pratiques.

  • compte désactivé 2
    • Posté à 11h03 le 02/10/2008
    • Internaute 29938

    Il faudrait surtout mettre fin à la dictature invraisemblable du syndicat du livre sur la presse !

  • anamaywong
    • Posté à 11h04 le 02/10/2008
    • Internaute 2868

    A lire dans le monde diplomatique : « ces patrons qui veulent devenir journaliste »

    • Mr_Quiconque
      • Posté à 13h18 le 02/10/2008
      • Internaute 53003

      Il serait bon de donner le lien, lorsqu’il existe, pointant vers ce que vous citez ou voulez faire connaitre.

      C’est un petit effort qui peut s’avérer utile.

      Merci.

      Ces patrons qui veulent être journalistes.
      Lien

  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 11h51 le 02/10/2008
    • Internaute 1001
      nc

    Lire ce projet destiné à assurer l’indépendance des médias et lire en même temps les démèlés des journalistes du Figaro avec leur actionnaire principal, c’est astap’ !

    Surtout que Le Figaro, notamment Madame, c’est pas vraiment des gauchisses haïs par Gaga ! Voir le dernier FigMad, allumé par le Canard dans « Dura luxe sed luxe » (dernière page). Un bijou, mais pour un euro et des seulement.

    Où on apprend, entre autres, qu’on peut se faire brusher les cheveux par le merlan de Sharon Stone pour 1000 euros. Je n’aurais rien contre mille euros évidemment. Mais si je pense aux CD, aux livres à acheter, au voyage à faire avec...

    Sur ce bijou, une perle. Mâhâme Iñès de la Frange s’indigne qu’on galvaude le luxe en ces termes : « Quand j’entends quelqu’un dire “ je mange des coquillettes et du jambon devant ma télé, et c’est mon luxe à moi ”, je ne suis pas d’accord ».

    Voilà. Pour un riche, le vrai bonheur n’est pas dans la longueur de son yatch, mais de savoir que les pauvres sont non seulement pauvres mais malheureux. Et un pauvre heureux avec son plat de nouilles, la Nénès, ça la rend vénèr…

    Ah ma chochotte. Pas foutue capable de voir que ce pauvre, quand il est planté béat devant sa télé, ne pense pas à venir serrer ton cou ou celui de tes pareils.

    Naaan, j’rigole. Tu as un trop joli cou.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h05 le 02/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    PARIS - Nicolas Sarkozy a lancé jeudi les Etats généraux de la presse en créant quatre groupes de travail destinés à réfléchir à l’avenir de la presse française.

    « Je déclare ouvert le Grand Magic Circus de la Presse écrite et ses animaux tristes ! »

  • Manoplas
    Manoplas
    En los madriles
    • Posté à 12h07 le 02/10/2008
    • Internaute 23174
      En los madriles

    Sarkozy va achever de transformer la presse et les médias en outils de propagande, encore plus qu’ils ne le sont déjà...
    Je vis en Espagne, et quand il dit que le groupe Canal+ n’est présent qu’en France... Il suffit d’allumer le poste et de trouver Canal+ España, ou faire un petit tour sur wikipédia où l’on voit bien que ce groupe n’est pas présent qu’en France, et pas seulement dans le domaine du cinéma, c’est un exemple parmi tant d’autres de la manière de prendre des données partielles, de les manipuler pour les adapter à son discours et le tour est joué.
    On a eu la flambante démonstration en Espagne de la couverture médiatique mensongère orchestrée par l’état des attentats de Madrid, ou du naufrage du Prestige sur les cotes de Galice...Durant l’époque Aznar, c’était toujours à mourir de rire (jaune) de voir les journalistes espagnols de TVE commenter les meetings du PP : les gens sifflaient, insultaient et huaient les dirigeants de manière assez évidente, mais les journalistes continuaient à affirmer que c’était une véritable ovation, c’était aussi gros que ça.
    Malgré le changement de gouvernement,l’alliance Etat-information ne fait pas bon ménage, avec la couverture plus que partiale de sujets comme ceux de l’ETA par exemple, aucun contrepoids, aucun débat d’opinion...
    C’est ce qui nous attend : plus de liberté d’informer, plus de liberté de débat, d’opinion, ni d’indépendance, cynisme ouvertement affiché ...
    L’information comme outil de lobotomisation, et cadeau aux copains. C’est tellement pratique d’être président.

    • Augustin Scalbert
      Augustin Scalbert répond à Manoplas
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h28 le 02/10/2008
        rédacteur
      • Journaliste 27
        Journaliste

      Canal+ Espagne n’appartient plus à Canal+. Depuis plusieurs années, le groupe a décidé de vendre toutes ses filiales de télévision à l’étranger.

  • beluga
    beluga
    Perdue en Sarkoland
    • Posté à 12h21 le 02/10/2008
    • Internaute 36123
      Perdue en Sarkoland

    Le nouvel ordre mondial est en marche...

  • Donsar
    Donsar
    petitpatron
    • Posté à 12h47 le 02/10/2008
    • Internaute 54758
      petitpatron

    États généraux des marchands d’armes et des financiers, orchestrés par les béni-ouiouistes, sous le haut patronage de l’association des amis du CAC40. Coïncidence ? Complot ? Ce même jour, Le Plan B numéro 15 est en kiosques...

  • Akoibon
    • Posté à 13h18 le 02/10/2008
    • Internaute 43388

    Le mari de la chanteuse lance ce qu’il peut en l’air et devrait, loi de la « gravité » oblige, se le prendre dans la face un jour ou l’autre.

  • JePise
    JePise
    retraité
    • Posté à 13h17 le 02/10/2008
    • Internaute 52426
      retraité

    Nous voguons vers une presse aux ordres : la concentration ne sera qu’ unifier les infos . Un groupe détient des dizaines de titres , chaque titre ne dit pas sur sa couverture qu’il appartient à un groupe ; une info ou un scoop est donné à toute la chaîne sans variation.
    C’est l’info émiettée qui montre la pluralité des opinions mais en réalité c’est toujours la même.
    Plus d’observations ou d’analyses différentes de celles obligées par les tenants des capitaux .
    Et chaque titre est une entreprise qui doit vendre , vendre, faire du bénéfice.
    Bouygue n’a que 49% de TF1, quand il aura 100% ,nous aurons un seul canal comme la télé d’état une PRAVDA dans un état démocratique .
    C’est une avancée extraordinaire dans la longue marche pour « l’émancipation » des citoyens .
    Et ne parlons pas des médias publiques car le gvt veut les affaiblir et surtout comme j’ai vu sur un post : supprimons les syndicats.
    Une info ,une seule : la voix de la France ( bon sang où ai-je entendu ça)

  • essonne-2008
    essonne-2008
    Journaliste
    • Posté à 13h23 le 02/10/2008
    • Journaliste 32789
      Journaliste

    y’a moyen de participer à ce grand moment ? ? Je n’ai trouvé aucune adresse, ni aucun site qui permette de suivre ces assises. Quelqu’un a des infos ? ? ?
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    • Augustin Scalbert
      Augustin Scalbert répond à essonne-2008
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 13h48 le 02/10/2008
        rédacteur
      • Journaliste 27
        Journaliste

      A la conférence de lancement à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir que « les citoyens » participent au débat, d’où la création de ce site :

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