01/10/2008 à 02h30

« Monsieur D. » met en grève la psychiatrie marseillaise

Rémi Leroux | Rue89

L’annonce du retour de ce malade violent a déclenché une grève des agents hospitaliers, qui dénoncent le manque de moyens.


Devant l’hôpital de la Conception (Rémi Leroux/Rue89)

L’emballement médiatique provoqué par le retour de « Monsieur D. » dans une unité psychiatrique marseillaise a surpris tout le monde. Les agents hospitaliers grévistes comme la direction de l’Assistance publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM).

Il faut dire que le cas de « Monsieur D. » est hors norme. Ce patient présente « une pathologie psychiatrique lourde » couplée à des caractéristiques physiques « ahurissantes », selon Gérard Avena, de SUD santé-sociaux AP-HM. Un colosse de 2m03 et 140 kilos que le représentant syndical décrit comme « sociopathe ». (Voir la vidéo)

Un diagnostic que confirme, en le nuançant, Didier Stingre, directeur à l’AP-HM et référant pour la psychiatrie :

« C’est un patient psychiatrique à l’identique de tout autre patient, avec une pathologie certes lourde. Effectivement, ce qui le singularise, c’est une force physique un peu hors du commun.

“Il nous a néanmoins été adressé après un avis expertal d’essence médicale. C’est-à-dire que des psychiatres ont décidé qu’il était parfaitement apte à être accueilli dans une structure hospitalière classique, évidemment ayant une orientation psychiatrique telle que la nôtre.”

Révélateur d’un “manque de moyens”

Parce que “les conditions d’accueil et de prise en charge de ce patient ne sont pas réunies”, les agents hospitaliers se sont mis en grève illimitée depuis lundi 29 septembre. Ils souhaitent, expliquent-ils, “pouvoir prodiguer leurs soins dans les meilleures conditions de sécurité pour eux-mêmes et pour les patients qui leur sont confiés ainsi que pour l’environnement immédiat”.

“Il y a cinq ans déjà, poursuit Gérard Avena, son passage par l’hôpital de La Timone a laissé de très mauvais souvenirs. C’est quelqu’un qui recherche une satisfaction immédiate et s’il ne l’obtient pas, il cogne.”

Mais pour les agents, le cas de “Monsieur D.” est révélateur des difficultés d’un secteur qu’ils estiment, depuis de trop nombreuses années, vidé de ses moyens, en nombre de lits comme en personnel. Un secteur qui pâtit du “désengagement des pouvoirs publics”. (Voir la vidéo)

Un constat que ne partage pas Didier Stingre :

“La psychiatrie marseillaise se porte très bien. Nous avons ouvert en 2006 deux nouvelles structures (sur les sites de la Conception et de Sainte-Marguerite, ndlr) d’essence tout à fait contemporaine, à la fois dans leur architecture, dans leur organisation, dans leur mode de prise en charge, avec les effectifs et les personnels qui ont été négociés entre la direction et les organisations syndicales.”

Il considère la féminisation de la profession d’infirmière comme “un fait de société, un fait démographique” et rappelle que la présence massive d’infirmiers se justifiait à une époque où “les pratiques étaient des prises en charge de confinement, proches d’un univers carcéral. Vingt-cinq ans plus tard, elles ont considérablement évolué”.

Une profession de plus en plus féminisée

“Il n’empêche, note encore le syndicaliste, la profession est aujourd’hui féminisée à plus de 80%. Dans les écoles d’infirmières, bien souvent, les stages de psychiatrie ont lieu dans des maisons de retraite. Le personnel n’est donc pas formé à la violence de certains patients.”

“Si tout allait bien, comment alors justifier qu’il faille envoyer un patient comme Monsieur D. dans tous les services psychiatriques de la région pour permettre aux équipes de souffler entre temps ?”, interroge un agent.

Monsieur D. devait arriver en début de semaine en provenance de l’unité spécialisée de Montfavet, dans le Vaucluse. Le mouvement des agents hospitaliers a reporté son arrivée de quelques jours.

Jeudi 2 octobre, une assemblée générale des personnels devrait décider de la poursuite du mouvement de grève. Du côté de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) et de la direction de l’AP-HM, il a été proposé de mettre à disposition un vigile au sein de l’unité psychiatrique. Cela sera-t-il suffisant ? Didier Stingre :

“Notre patient est dans la reconnaissance de l’autorité qui se manifeste par un certain nombre de symboles, l’uniforme par exemple. Donc la présence d’un vigile, en dehors de la sécurité apportée aux personnels, aura un rôle sur le comportement du patient car il est dans une forme d’hyper-respect de l’autorité.”

Même si, pour les agents de la Conception, il n’est pas question “de refuser l’accueil à une personne en souffrance”, Gérard Avena rappelle qu’il y a quelques années, il avait fallu “pas moins de 15 agents pour parvenir à maîtriser Monsieur D”.

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  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 02h40 le 01/10/2008
    • Internaute 50571
      chien de talus

    Devrait figurer dans eco89 cet article, puisque maintenant la santé physique et mentale n’est considéré, par nos gouvernants, que sous l’angle économique.

  • jojomigrateur
    jojomigrateur
    Photojournaliste
    • Posté à 03h15 le 01/10/2008
    • Journaliste 19668
      Photojournaliste

    C’est simple mais il suffisait d’y penser... Il faut embaucher Teddy Riner et David Douillet comme infirmiers psychiatriques... !

    • Blummy des sables
      Blummy des sables répond à jojomigrateur
      réformé
      • Posté à 10h26 le 01/10/2008
      • Internaute 41922
        réformé

      C’est vrai, si Hulk est en HP, il faut prendre Superman et Steeve Austin comme infirmier

      Bonne journee

  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 07h44 le 01/10/2008
    • Internaute 19562
      Retraité

    Il y a quelques années il y avait des cellules capitonnées pour les cas de ce genre.
    Elles n’existes plus ?

    Qu’il soit mit dedans avec la prise de pilule qui font rire, et y reste.
    N’attendons pas qu’il y ait des blessés voir plus, rappelons-nous ce qui est arrivé il y a quelques temps dans un de ces hôpitaux psy.

    • A déménagé le 8-10
      A déménagé le 8-10 répond à DBL8
      nc
      • Posté à 09h06 le 01/10/2008
      • Internaute 1001
        nc

      Entre votre mépris pour celui qui est (jusqu’à plus ample informé) non un cas mais un être humain, entre ce mépris et celui des hauts décideurs qui ne sont pas, eux, en prise directe avec Monsieur D et se permettent de condamner cette grève, il y a de la place pour une solution qui respecte tout le monde, non ?

      Ah oui, mais elle coûte cher...

      • DBL8
        DBL8 répond à A déménagé le 8-10
        Retraité
        • Posté à 10h16 le 01/10/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        Quel mépris ?

        Vous lisez ? Apprenez à comprendre ce que vous lisez !

        A moins que ce ne soit pour vous défouler en pianotant sur le clavier.
        OÙ ai-je condamné cette grève ?

         
        • Colonel Fabien
          Colonel Fabien répond à DBL8
          www.get_anxious.com
          • Posté à 11h10 le 01/10/2008
          • Internaute 31416
            www.get_anxious.com

          Vous osez demander où se trouve le mépris lorsque vous traitez des personnes malades avec un tel dédain que votre solution consiste les enfermer dans un cage (matelassée...), à les gaver de pilules (qui ne font absolument pas rire... bien au contraire) plutôt que de les soigner.
          Pour ma part, je connais ces institutions puisque l’un de mes proches travaille depuis des années dans un service psychiatrique.
          Tout d’abord, sachez qu’il en existe de différents types (ou niveau) en fonction des patients (et non des cas) qui sont traités, notamment de leur dangerosité, pour eu-même, les autre patients ou les personnel médical.
          On y croise des dépressifs chroniques, des toxicomanes, des personnes atteintes d’une légère maladie mentale, d’autres qui subissent une crise passagères, d’autres ayant fait une tentative de suicide, des psychotiques, etc...
          Ce qui fait que certaines structure, comme cet établissement « classique » à Marseille, ne semblent pas adapté à certains patients, comme Monsieur D.
          Il y a ensuite un autre point qui me chagrine, c’est votre mépris pour tout ce qui n’est plus « productif » à vos yeux. Car en effet, si vous suggérez d’enfermer cet homme à double tour, de la gaver de pilules qui l’assommeront et l’abrutiront, c’est que vous considérez que les efforts à mettre en oeuvre pour le soigner, car il est bel et bien malade, ne valent pas le coup, ou le coût.
          En effet, on ignore si l’on peut véritablement aider cet homme, peut-être va-t-on dépenser des sommes importantes pour lui seul et que cela n’aura aucun résultat probant. Mais le devoir de la médecine est de mettre tout en oeuvre pour soigner ceux et celles qu’elle peut aider.
          Faut-il enfermer tous les « nuisibles » que l’on ne peut ramener rapidement et simplement dans la société ? Doit-on les jeter aux oubliettes ? Peut-être un jour serez-vous atteint d’Alzheimer (je ne vous le souhaite pas, croyez-le), dans ce cas, vous devez apprécier maintenant que l’on fasse tout pour vous aider, sans vous considérer comme quantité négligeable.
          Lorsque comme vous, on maîtrise aussi peu un sujet, on ferait mieux de se taire et d’écouter. Vous pourriez apprendre quelque chose.

          • Gina Grimont
            • Posté à 14h40 le 01/10/2008
            • Internaute 25324

            @Colonel Fabien
            Je vais certainement vous choquer mais j’ai demandé à ma famille, si un jour, je devenais Alzheimer, de se débrouiller pour pratiquer l’euthanasie, même de façon illégale. Je ne peux en aucun cas admettre l’idée d’avoir le cerveau en compote, d’être un déchet cérébral qu’on continue à nourrir, à laver, à coucher. Quelle absurdité ! Je préfére que l’argent de la sécu ( de plus en plus rare grace à notre bon prince Sarkonabot) aille aux jeunes malades du Sida, aux cancéreux dont toute la tête fonctionne, ect...
            Quant aux fous tarés comme Monsieur D, je ne les aime pas, pourquoi devrions nous subir, au nom d’une flagellation judéo-chrétienne, la folie de gens comme ça qui n’ont plus la notion des autres et de leurs limites. Il est évident qu’il fait des hopitaux hyper-spécialisés pour ces gens là et que le personnel soignant d’un hopital psy n’ a pas à prendre en charge des pathologies aussi atroces. Alors, oui, il sera bourré de calmants et alors ? Vous voudriez qu’il tue une infirmière ? Arrêtons la démagogie !
            Et une fois de plus, l’État se fout de ce qui est vital dans nos sociétes, la santé, l’éducation, la culture plus occupé à enflouer les banques à coups de millions d’euros !

          • henribourso
            • Posté à 15h13 le 01/10/2008
            • Internaute 27270

            Vous devriez leprendre chez vous ! Ca serait plus simple et moin risqué pour les autres ! Pauvre tache ! ! !

          • A déménagé le 8-10
            • Posté à 17h01 le 01/10/2008
            • Internaute 1001
              nc

            C’est bien la première fois que je dis merci à un colonel !

        • General Subverciòn
          General Subverciòn répond à DBL8
          viva Makhnovchtchina
          • Posté à 11h12 le 01/10/2008
          • Internaute 47117
            viva Makhnovchtchina

          les cellules capitonnées sont d’une autre époque,c’est dégradant tout simplement.Imaginez vous ne serait-ce qu’une demi heure dans un endroit pareil...Les HP,même sans ça sont des endroits particulièrement glauques à l’ambiance particulièrement éprouvante.Vous parlez d’euthanasie qui est un geste décent envers des gens souffrant et généralement en phase terminale de vie,pratique qui n’a rien à avoir avec la psychiatrie,alors au lieu de profèrera des insanités dignes d’un 19ème siècle ou l’on étouffait parfois les « agités » entre deux matelas pour « les calmer »,vous feriez mieux d’aller y faire un tour à titre de visiteur histoire de savoir de quoi vous parlez.

          • DBL8
            DBL8 répond à General Subverciòn
            Retraité
            • Posté à 12h06 le 01/10/2008
            • Internaute 19562
              Retraité

            Mais, vous êtes de grands malades tous les deux ! !

            Où est-il écrit « cellules capitonnées »
            Idem pour « Vous parlez d’euthanasie “

            Apprenez à lire et ‘SURTOUT’ à comprendre ce que vous lisez.

            Quant à écrire ‘vous feriez mieux d’aller y faire un tour...’ et bien je l’ai fais sur invitation de la part de personnels que je connaissais, cela ce visite, ou visitait, à une certaines époque pas si lointaine.

            Vous aussi vous feriez mieux...
            Fin de cet échange de ma part (car inutile avec vous), vous pouvez déverser votre bile.

            • Cortex
              Cortex répond à DBL8
              Néanmoins, peut-être
              • Posté à 13h57 le 01/10/2008
              • Internaute 25135
                Néanmoins, peut-être

              DBL8 | Retraité
              12H06 01/10/2008

              Mais, vous êtes de grands malades tous les deux ! !

              Où est-il écrit « cellules capitonnées »

              Réponse

              DBL8 | Retraité
              07H44 01/10/2008

              Il y a quelques années il y avait des cellules capitonnées pour les cas de ce genre.
              Elles n’existes plus ?

              Petit problème de mémoire ? ;)
              Tout comme ces deux « grands malades », je ne peux pas être d’accord avec votre vision du traitement de ce genre de cas.

              • Louve Bleue
                Louve Bleue répond à Cortex
                en survie
                • Posté à 10h08 le 02/10/2008
                • Internaute 35566
                  en survie

                Les « cellules » capitonnées (nous on parle de chambres d’isolement) ne le sont plus car bien trop dangereuses. De toute façon le malade agité la mettrait en lambeaux et mangerait le capiton. Le risque d’incendie et de fuméees toxiques en a tué plusieurs. Maintenant le malade non calmé suffisamment peut défoncer les murs de placo-platre, hurler et taper...Jours et nuits.

        8 autres commentaires
  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 07h59 le 01/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Ca fait un moment que les hôpitaux psychiatriques manquent de moyens. C’est pour ça que les prisons récupèrent de plus en plus de malades qui auraient plutôt besoin de soin...

    2m03, 140kg..., je propose que Monsieur D aille soutenir un pilier du Palais Brognard qui tangue pas mal... !

    Lien

  • ClemClemClem
    ClemClemClem
    étudiante en psychologie (...)
    • Posté à 08h29 le 01/10/2008
    • Internaute 51970
      étudiante en psychologie (...)

    A DBL8 : oui oui braves gens, il faudrait même faire plus simple : une euthanasie hein ? ! comme ça on est tranquille en prévention d’une potentielle violence, cet homme qui est rappelons le MALADE devrait selon vous être maintenu physiquement et chimiquement ? Vos idées sont dans l’air du temps, vous devriez écrire à l’Elysée...
    des « pilules qui font rire », vraiment ? ! vous ne savez même pas de quoi vous parlez, les médicaments utilisés en psychiatrie ne font pas rire, ils rendent apathique, dépendant, font grossir, ralentissent le cours de la vie... à croire que c’est le café du commerce ici (moi aussi tiens, je vais m’improviser experte en finances, comme ça je donnerai un avis sur tout par les temps qui courrent !)

    Je suis choquée par deux choses dans cet article principalement : on appelle les agents hospitaliers « agents » à tout bout de champ, ce qui amene une confusion avec les agents de police, qu’ils ne sont pas.

    Une remarque est très pertinente : comment se fait il qu’il faille faire à Monsieur D le tour des HP pour que tout le monde souffle à son tour ? Est-ce profitable à ce patient ? Le serment d’Hippocrate stipule « premierement ne pas nuire », pourtant il est claire qu’un suivi en dents de scies ne peut pas ne pas nuire à quelqu’un comme monsieur D ! Voici la question de fond de la psychiatrie française... Où sont les psychologues cliniciens là dedans d’ailleurs ? Où est le soutien et la supervision aux équipes ? Comment est pris en charge Monsieur D ?
    L’article évoque tout sauf ça, c’est troublant... Gave t on cet homme de tranquillisants sans plus de thérapie que ça ? Où est l’humain, dans tout ça ? Où est le sujet ? Monsieur D est violent, « frappons le en retour et enfermons le » j’espère que nous n’en sommes plus là... Le but de l’hôpital psychiatrique n’est pas de protéger la société des malades mais de les SOIGNER ! Ca serait bien qu’on s’en rappelle, et ça donnerait plus de profondeur dans cet article au réel désarroi des soignants qui au lieu de pouvoir s’y atteler craignent pour leur intégrité et leur sécurité...

    • DBL8
      DBL8 répond à ClemClemClem
      Retraité
      • Posté à 09h10 le 01/10/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Puisque vous vous étonnez de mes écris, pourquoi n’allez-vous pas donner vos conseils à ses soignants ?
      Surement qu’ils seraient les bien venus vu qu’ils ne savent plus comment faire avec ce malade !

      Vous vous dites « étudiante en psychologie clinique », avez-vous au moins été apprendre dans un de ses établissements et été confronté à un malade similaire ? Ce n’est pas dans les livres que vous apprendrez, mais à leurs contacts !
      Et, malgré vos propos, je vous souhaite « bien du courage » (et le mot n’est pas trop fort) lorsque vous serez confrontez à eux. Vous pourrez constater que « seul ou à deux » personne ne rentre dans la chambre, c’est presque en groupe que les infirmiers le font.
      Et ils prennent quand même des coups !

      Je connais des infirmiers(es) psy. qui y ont été confrontés, et bien c’est la solution qui ait appliqué ; des malade dangereux ne ce soignent pas comme n’importe quel autre, allez dans un de ses établissements, après vous pourrez donner vos idées, qui je ne le doute pas seront accueil avec toutes la déférences qu’ils susciteront. (au mieux des sourires)

      • grogro
        grogro répond à DBL8
        • Posté à 10h03 le 01/10/2008
        • Internaute 54568

        D’accord avec DBL8 (je me suis inscrit pour cela d’ailleurs).

        Le jour où clemclemclem aura été agressée par un molosse de ce type, elle sera, à n’en pas douter, toute décidée à fonder une association de type « plus jamais ça » comme on en voit créer par tous ceux qui croient mieux savoir que les autres...

         
        • DBL8
          DBL8 répond à grogro
          Retraité
          • Posté à 10h18 le 01/10/2008
          • Internaute 19562
            Retraité

          MERCI !

          • grogro
            grogro répond à DBL8
            • Posté à 13h35 le 01/10/2008
            • Internaute 54568

            De rien,

            c’est d’ailleurs sans doute pour exprimer l’incoercible joie de se retrouver en face d’un individu dangereux que les services psychiatriques font la grêve.

            Comme quoi moinser ne change rien à la vérité, qui est que les personnels soignants n’ont pas envie de se faire éviscérer par un demi-fauve.

            • ClemClemClem
              ClemClemClem répond à grogro
              étudiante en psychologie (...)
              • Posté à 10h17 le 02/10/2008
              • Internaute 51970
                étudiante en psychologie (...)

              eh mon vieux, je vous renvoie à la lecture de michel foucault, moi qui suis une pauvre petite étudiante dans ses livres ! votre vision des « fous » est un peu en retard (quelques siècles, une broutille !), mettez vous à jour avant de poser vos gros doigts sur un clavier pour déblatérer vous horreurs sur des personnes humaines que vous considérez comme des animaux...

        • ClemClemClem
          ClemClemClem répond à grogro
          étudiante en psychologie (...)
          • Posté à 21h05 le 01/10/2008
          • Internaute 51970
            étudiante en psychologie (...)

          ClemClemClem ne peut pas savoir comment elle réagirait suite à une agression alors comment pourriez vous vous même le savoir ?
          Je ne crois pas mieux savoir que les autres mais que VOUS : D
          Allez, amusez vous bien, de toute façon heureusement pour eux vous ne rencontrez pas ces patients, et moi oui ! comme quoi les choses sont pas trop mal faites...

        • luz
          luz répond à grogro
          • Posté à 16h45 le 03/10/2008
          • Internaute 26606

          Et si votre fils ou votre frère devient un jour un monsieur D, on peut aussi en déduire que vos réactions seront petit peu plus mesurées que ce qu’on peut lire pour le moment.
          C’est bon, on a épuisé les arguments à deux balles là ?

        5 autres commentaires
      • ClemClemClem
        ClemClemClem répond à DBL8
        étudiante en psychologie (...)
        • Posté à 20h59 le 01/10/2008
        • Internaute 51970
          étudiante en psychologie (...)

        eh bien justement j’y travaille 2 jours par semaine... donc ne me parlez pas de mes études dont vous ignorez tout... je connais sans doute ces patients et les difficultés à les prendre en charge mieux que vous qui n’hésitez pourtant pas à étaler vos considérations au ras des paquerettes !
        les soignants n’ont pas besoin de conseils mais de colegues de travail en nombre, de moyens financiers, de supervision pour ne pas subir toute la violence psychique en masse mais la traiter pour eux memes et pour pouvoir en faire quelque chose avec les patients.

    • Rémi Leroux
      Rémi Leroux répond à ClemClemClem
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 10h01 le 01/10/2008
      • Internaute 17622
        Rue89

      @ ClemClemClem
      Bonjour et merci pour vos remarques. Concernant les agents, évidemment ils sont hospitaliers et non de police. Bien loin de moi cette idée... : -)
      A propos de « l’humain », je ne crois pas qu’il soit absent de cet article. Au contraire, je trouve que lorsqu’on écoute Gérard Avena, dans la deuxième vidéo notamment, ce qu’il dit est très fort : « Les fous, personne n’en a rien à cirer. Ils sont considérés comme une sous-humanité. » Il ne s’agissait pas ici de résoudre les problèmes de la psychiatrie simplement d’en soulever les difficultés... Et les soignants le disent : ils veulent « pouvoir prodiguer leurs soins dans les meilleures conditions de sécurité pour eux-mêmes et pour les patients ».

      • jexiste
        jexiste répond à Rémi Leroux
        si, si
        • Posté à 11h30 le 01/10/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        Tous les lecteurs de cet article devraient lire aussi cette tribune de Dominique Laurent et les commentaires qui lui font suite :

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        • DBL8
          DBL8 répond à jexiste
          Retraité
          • Posté à 12h11 le 01/10/2008
          • Internaute 19562
            Retraité

          Bon article que je n’ai pas vue passer.

          Mais, il y a un manque car l’hospitalisation à domicile n’est, « semble-t-il », pas évoqué ; pourtant elle ce pratique couramment.

          • jexiste
            jexiste répond à DBL8
            si, si
            • Posté à 12h17 le 01/10/2008
            • Internaute 53099
              si, si

            Il n’est pas passé en Une, il fallait z’yeuter dans les colonnes de droite pour le repérer.

            Hospitalisation à domicile ? De quoi parlez-vous ? Vous voulez fermer les hôpitaux psy ? Vous allez vous faire mettre en pièces...

        2 autres commentaires
      • ClemClemClem
        ClemClemClem répond à Rémi Leroux
        étudiante en psychologie (...)
        • Posté à 10h31 le 02/10/2008
        • Internaute 51970
          étudiante en psychologie (...)

        Merci tout d’abord d’avoir pris le temps de me répondre.

        Je trouve que les mots sont forts et lourds de sens, peut être par déformation professionnelle... agent evoque souvent « msieur l’agent ». mais c’est sans doute le vocabulaire hospitalier aussi.

        En tout cas c’est à interroger dans la politique actuelle de santé mentale qui fait beaucoup de grands sauts en arrière, à coup de discours bien pensants qui évoquent ceux qu’on entendait pour le maintien de la peine de mort « ah oui mais si ça arrivait à vos enfants ! là vous seriez pour, etc. » eh bien retournons à ces gens la question : si monsieur D était votre fils ? On a pas beaucoup avancé avec ce genre de considérations...

        Je voulais parler aussi (peut être maladroitement sous le coup de la colère il faut bien le dire) des conditions dans lesquelles on met les soignants par rapport à ces patients dits « difficiles » quand on mène une politique de réduction des effectifs et des budgets, tout en faisant passer des lois rendant aux yeux des gens lambda les malades psychiatriques pour des criminels potentiels... C’est un dangereux retour en arrière je le répète !

        Enfin, je trouve tout de même bien que cet article ait permis de susciter des réactions variées et intéressantes dans l’ensemble, ce qui prouve qu’on peut s’intéresser au problème et envisager des solutions pour améliorer les condition de vie des patients et des soignants. Encore faudrait il qu’une politique valable se mette en place, au lieu de détruire des gens (patients et soignants, bien sur)

    • frazof
      frazof répond à ClemClemClem
      Futur ex-Belge
      • Posté à 10h36 le 01/10/2008
      • Internaute 23175
        Futur ex-Belge

      Et bien le mieux, c’est que vous alliez vous même vous faire taper dessus par un fou, puisque c’est normal pour vous !

      Allez le faire leur boulot...

    • orties
      orties répond à ClemClemClem
      • Posté à 10h50 le 01/10/2008
      • Internaute 35738

      Je suis d’accord avec votre post, mais pourquoi protester contre l’appellation d’« agents » ? La confusion avec les agents de police n’est guère plausible. On parle bien d’agents du fisc, de l’éducation nationale ou de toute autre administration.

    • jexiste
      jexiste répond à ClemClemClem
      si, si
      • Posté à 12h03 le 01/10/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      On ne fait plus de psychothérapies dans les hôpitaux psy depuis 1992.

      On donne des cachetons, des gouttes, des coups, on fait des piqûres, et c’est tout.

      Les malades ayant testé clinique privée et hôpital psy préfèrent la clinique.

      Le personnel y est moins nombreux, a une charge de travail plus importante, mais néanmoins se soucie du malade et trouve le temps de lui parler, de discuter avec lui.

      Dans les hôpitaux psy, les infirmiers et infirmières passent le plus clair de leur temps à papoter dans leur cage de verre : des conjoints, des enfants, du week-end ou des congés, des vacances, et des actions syndicales.

      • jexiste
        jexiste répond à jexiste
        si, si
        • Posté à 12h36 le 01/10/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        Je suis un peu sévère, là.

        Il reste quand même les ateliers pâte à modeler où les « patients » qui peuvent le tolérer sont infantilisés à souhait...

      • Louve Bleue
        Louve Bleue répond à jexiste
        en survie
        • Posté à 09h58 le 02/10/2008
        • Internaute 35566
          en survie

        C’est faux ! ! ! Et dans les cliniques privées on « choisit » les malades ! Je suis une soignante psy. en syndrome d’épuisement professionnel. Alors quand vous dites qu’on papote ! J’ai envie de hurler ! Mettez moi la camisole de force avant que je fasse un malheur ! ! ! !

         
        • jexiste
          jexiste répond à Louve Bleue
          si, si
          • Posté à 13h26 le 02/10/2008
          • Internaute 53099
            si, si

          A ma connaissance, dans le privé, c’est plutôt le malade qui choisit.

          Il existe entre cliniques privées (sauf agréments exceptionnels) et hôpitaux publics une différence de taille dont je n’ai pas parlé et qui peut expliquer une part des dérives : seul le public est habilité à faire des internements sous contrainte (internements à la demande d’un tiers et internements d’office).

          • Louve Bleue
            Louve Bleue répond à jexiste
            en survie
            • Posté à 10h56 le 03/10/2008
            • Internaute 35566
              en survie

            Non, les cliniques refusent de prendre en charge les malades trop agités , violents, donc elles « choisissent » bien. La demande du patient peut donc être rejetée.Et elle l’est !

            • jexiste
              jexiste répond à Louve Bleue
              si, si
              • Posté à 13h45 le 03/10/2008
              • Internaute 53099
                si, si

              Reste que ceux qui y sont ne le sont pas contre leur gré.

              Pour autant que je sache, le plus gros problème des hôpitaux psy n’est pas le malade dangereux (qui reste un cas rare) mais celui qui risque de faire un procès pour internement abusif à sa sortie.

        3 autres commentaires
    • LGX
      LGX répond à ClemClemClem
      Acheteur
      • Posté à 13h55 le 01/10/2008
      • Internaute 52911
        Acheteur

      Salut.
      Je suis entierement d’accord avec DBL8.
      Le soigner ok. Ca fait combien de temps qu’on le soigne ? Est il soignable ?
      Et si non, on en fait quoi du Hulk ? On le bute ? Non.
      On le remet dehors ? Surement pas. Alors on le met ou ?

    • henribourso
      • Posté à 15h25 le 01/10/2008
      • Internaute 27270

      Va faire un tour en Psy et tu comprendra que l’encadement en a marre de ce genre de cas et est disposé à te le leguer, grosse tache ! !

      • jexiste
        jexiste répond à henribourso
        si, si
        • Posté à 15h33 le 01/10/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        Et oui, traiter contre leur gré des non malades, c’est quand même vachement plus facile, hein ?

         
        • Louve Bleue
          Louve Bleue répond à jexiste
          en survie
          • Posté à 10h23 le 02/10/2008
          • Internaute 35566
            en survie

          S’ils ne sont pas malades ! Que font-ils à l’hopital ? S’ils troublent l’ordre public, ils doivent donc aller en prison ?
          Non, le « fou » est bien malade mais n’en est pas conscient au moins au début. Il faut donc le protéger d’abord contre lui-même et le soigner contre son gré. On fait ce qu’on peut et pas toujours avec les bons moyens. Le soigant gréviste l’explique très bien Revisionnez ses commentaires. Et merci à RUE 89 de « parler » d’une info importante pour tous.

          • jexiste
            jexiste répond à Louve Bleue
            si, si
            • Posté à 13h34 le 02/10/2008
            • Internaute 53099
              si, si

            Les internements abusifs sont légion. Et personnellement, je ferais bien interner tous ceux qui restent dans le déni à propos de ce trouble psychiatrique majeur.

            Voici présenté dans ce texte un excellent ouvrage à lire sur la question :

            Lien

        2 autres commentaires
      • Gina Grimont
        • Posté à 22h04 le 01/10/2008
        • Internaute 25324

        @henribourso

        Pourriez arrêter à chaque commentaire de traiter les gens de grosse tâche ? ! C’est de l’énervement bas de gamme et ça ne fait pas avancer le débat.

      • ClemClemClem
        ClemClemClem répond à henribourso
        étudiante en psychologie (...)
        • Posté à 10h37 le 02/10/2008
        • Internaute 51970
          étudiante en psychologie (...)

        @henribourso : Mais j’y vais régulièrement, chère « grosse tache » (c’est ainsi qu’on se salue désormais ? chouette !) au lieu de parler de monsieur D comme d’un objet à déplacer, interrogez vous sur le fonctionnement global de la psychiatrie... en commençant par votre propre discours !

    • Louve Bleue
      Louve Bleue répond à ClemClemClem
      en survie
      • Posté à 09h51 le 02/10/2008
      • Internaute 35566
        en survie

      Vous avez raison. Et les soignants en grève (mais ils travaillent quand même) le font pour çà. Je suis soignante en psychiatrie, pas à Marseille, mais les conditions de travail en psychiatrie PARTOUT en France sont EPOUVANTABLES et DANGEREUSES : pour les malades et pour les soignants ! ! ! Cela s’aggrave encore d’ailleurs depuis quelques mois.
      La grève de Marseille n’est pas la première. Il y en a eu une à AUCH qui a duré environ 2 mois cet été. Et çà ne veut pas dire que là où il n’y a pas de grève ,il n’y a pas de soucis ! Hélas...
      Entre autres chose : manque affolant de psychiatres qualifiés (Deux, là ou six seraient nécessaires !), manque d’infirmiers spécialisés (le diplôme spécifique a été supprimé vers 1992)
      manque de lits
      etc... On veut « traiter » la psychiatrie comme la médecine ou la chirurgie...Et çà nous amène des charges de travail supplémentaires irraisonnées souvent.
      Je ne dis pas non plus d’ailleurs que la nouvelle marche forcée de travail en médecine ou chiurgie soit bonne !
      Le syndrome d’épuisement professionnel : vous connaissez ? Moi , oui ! ! ! ! Et beaucoup de mes collègues aussi. Mais quand les DRH s’en mêlent c’est pour accentuer les pressions par la perversion des solutions. J’en dirais pas plus, j’ai pas le droit....

    • sujetduprince
      • Posté à 15h34 le 02/10/2008
      • Internaute 8155

      agent des services hospitalier ... c’est ainsi que l’on nomme ce qu’anciennement on appelait les femmes de menage ...les autres sont des infirmiers, des aides soignants,des éducateurs, des secretaires medicales etc...
      mais cela demontre bien comment est considéré depuis longtemps le soignant en psychiatrie : un sous infirmier qui fait de la psychiatrie parcequ’il est pas assez bon pour faire de la médecine noble : cardio, neuro
      après une periode faste on retourne aux gardes fous ...exit le diplome de psychiatrie et les infirmiers specialisés... l’infirmier tout venant fait l’affaire
      et meme s’il est souvent bien gentil les competences des anciens qui avaient eu une formation specifique ... (les vieux cons qui avaient un vrai diplome) ... il ne les possedera jamais ou de façon empirique par essais erreurs sur de la matière humaine
      la psychiatrie est morte ... le medcament miracle l’a tuée ... le fou se soigne comme le grippé : deux ou trois cachets et dehors (et tant pis pour la population qui les cotoie chaque jour sous forme de s.d.f. plus ou moins « abordables » ou de voisins de pallier que l’on evite soigneusement de croiser dans l’escalier
      sinon ... on peut faire passer un patient d’un etablissement à l’autre pour eviter l’essouflement de l’équipe ...essouflement qui s’aboutit généralement en maltraitance : enfermement longs longs et arret des « essais therapeutiques » qui necessitent une prise de risque calculée.

  • marie 75
    • Posté à 08h53 le 01/10/2008
    • Internaute 3563

    et la baisse de 30% du points Ircantec ?
    Les pédiatres :
    La retraite des PADHUE « IRCANTEC »
    Grève le jeudi 16 octobre 2008

    La majorité des PADHUE travaillant dans les hôpitaux sous différents
    statuts sont concernés par la reforme de la retraite IRCANTEC.
    Ils sont particulièrement lésés du fait d’une entrée souvent plus tardive
    dans leurs fonctions, ce qui aura comme conséquence moins d’années de
    cotisation.
    La FPS cherche une solution pour la retraite des PADHUE et proposera
    quelques pistes à la tutelle.
    Par ailleurs tous les PADHUE travaillant dans les hôpitaux cotisant à l’
    IRCANTEC sont inquiets par la perspective d’une détérioration de leurs
    retraite avec la nouvelle reforme. Ce sera une double pénalisation pour
    les PADHUE.
    La FPS dépose un préavis de grève totale le jeudi 16 octobre 2008.

    • orties
      orties répond à marie 75
      • Posté à 10h46 le 01/10/2008
      • Internaute 35738

      Si vous ne parlez que par sigles, comment voulez-vous que le commun des mortels vous comprenne ?

      De plus, le cas d’un malade violent n’a pas grand chose à voir avec les cotisations IRCANTEC, à moins que les agents hospitaliers n’aient pris pour prétexte vis à vis des média l’arrivée de Monsieur D. comme justification de leur grève alors qu’il s’agit de revendications catégorielles.
      Ce n’est pas très honnête, alors que leur travail et les conditions dans lesquelles ils l’effectuent méritent une toute autre considération.

  • marie 75
    • Posté à 08h56 le 01/10/2008
    • Internaute 3563

    les hospitaliers n’en peuvent plus ...
    La nouvelle gouvernance, une absurdité
    Grève .....

    Syndicat National des
    Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs

    Membre adhérent et fondateur de l’ Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers, INPH
    Membre adhérent de la Fédération Européenne des Médecins Salariés, FEMS
    Membre adhérent et fondateur de la Fédération de la Permanence des Soins
    Hospitalière FPSH
    Docteur Michel Dru Docteur Nicole Smolski
    Président Vice-Présidente

    Lien

    PH, SAUVONS NOS RETRAITES : PREAVIS DE GREVE 16 et 17 OCTOBRE.

    Le SNPHAR a pris connaissance des textes officiels parus le 23 septembre
    dernier modifiant l’IRCANTEC. Ces textes réglementaires amputent notre régime de retraite complémentaire
    de 30 %. Les PH, qui cotisent toute leur carrière à cette caisse, sont pris de
    plein fouet par cette réforme, quel que soit leur âge. Cette réforme n’était pas justifiée par les audits de l’Ircantec, c’est un
    passage en force qui va avoir de lourdes conséquences en terme
    d’attractivité des carrières hospitalières. La baisse drastique de nos retraites est une rupture du contrat social
    qui a participé à nous faire choisir la carrière hospitalière.

    Les pouvoirs publics qui avaient pour mission de limiter le retentissement
    de cette baisse importante n’ont toujours pas répondu aux attentes des
    praticiens hospitaliers. Les propositions sont très éloignées des demandes
    émises par les intersyndicats de praticiens hospitaliers.

    Le SNPHAR rappelle ses exigences :
    - Pas plus de 40 annuités pour une pension à taux complet, car, outre 5 à 7 ans de travail de nuit pour nos carrières à gardes, nous
    travaillons plus de 48 heures hebdomadaires, soit bien plus que le temps
    réglementaire des autres salariés. Nous avons participé à l’effort
    collectif en passant de 37,5 annuités à 40, nous n’accepterons pas une
    annuité de plus.
    - Pas de taux de remplacement inférieur à 66% du dernier salaire, comme le
    prescrit la Loi Fillon.
    - Respect des protocoles d’accord de 2005, toujours pas appliqués (cotisation sur toutes les astreintes notamment).
    - Elargissement de l’assiette de cotisation IRCANTEC à toutes les primes et
    proratisation pour les temps partiels.

    Devant la gravité des conséquences de cette réforme, le SNPHAR appelle les
    praticiens hospitaliers de toutes les spécialités médicales et
    chirurgicales à une grève des soins urgents et non urgents les 16 et 17
    octobre.

  • supprimé à la demande du riverain 23 mars
    • Posté à 09h37 le 01/10/2008
    • Internaute 26946
      x

    « Dans les écoles d’infirmières, bien souvent, les stages de psychiatrie ont lieu dans des maisons de retraite. Le personnel n’est donc pas formé à la violence de certains patients. »

    Vous oubliez sans doute les unités protégées pour les malades d’Alzheimer qui bien souvent sont violents, voire très violents ; là aussi le problème de la gestion se pose ! Que faire dans ces cas reconnus de démence ?

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