Droit de suite 29/09/2008 à 18h42

Accusé de pédophilie, un policier témoigne dans « Calomnie »

Caroline Fleuriot | Etudiante en journalisme


Christophe Bridou, ex-policier dont l’affaire a été révélée par Rue89, raconte dans « Calomnie », un livre qui vient de sortir, sa longue descente aux enfers après avoir été accusé de pédophilie par l’ancienne ministre Nelly Olin.

Suite à l’ordonnance de non-lieu rendue en juillet 2007, l’heure de la contre-attaque a sonné pour celui qui se dit victime d’une cabale homophobe. Il porte plainte pour dénonciation calomnieuse et saisit la Halde et la Cour européenne des droits de l’homme.

Ancien chef de la police municipale de Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise), Christophe Bridou a été révoqué de ses fonctions en 2002 suite à des accusations de Nelly Olin, ancienne maire de Garges-lès-Gonesse et ministre, de détournements de bien public et de recel de photos à caractère pédophile.

Ce jeune père de famille expliquait, à Rue89 en septembre 2007, le cauchemar qu’il a vécu pendant plus de six ans : l’humiliation de la garde à vue, les perquisitions, la rue, la mendicité, les tentatives de suicide, l’isolement...

Dans « Calomnie », il décrit de façon directe et touchante le calvaire qu’il a vécu au quotidien, puis son soulagement le jour où l’ordonnance de non-lieu a été rendue.

Ayant essuyé un premier refus de réintégration de la part du nouveau maire et suite à l’annonce d’un nouveau délai pour statuer, il menaçait en février 2008 d’entamer une grève de la faim. Finalement, la Justice a pressé le pas et vient de débouter Christophe Bridou de sa demande. Pour lui, c’est évident, les pressions politiques perdurent. (Voir la vidéo.)



« Alors que j’ai suis innocenté sur le plan judiciaire, on ne veut pas reconnaître mon innocence au niveau administratif », soupire l’ex-policier qui a décidé de faire appel.

« On ne veut vraiment pas que cette affaire avance »

En parallèle, Christophe Bridou a porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre son ancien adjoint -« à la tête de l’affaire » d’après lui-, contre Nelly Olin et contre la mairie :

« Cela fait plus d’un an que j’ai déposé plainte, aucun nouvel élément n’a été présenté, et pourtant on ne m’a toujours pas communiqué le nom d’un juge d’instruction ! On ne veut vraiment pas que cette affaire avance. Pourquoi Nelly Olin et mon ancien adjoint n’ont toujours pas été entendus par la Justice ? »

Appuyé par l’association SOS homophobie, Christophe Bridou a saisi la Halde pour discrimination. Il s’est également rapproché de la Cour européenne des droits de l’homme car, d’après lui, il y a eu violation de l’article 6 de la Convention, qui prévoit que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue (...) dans un délai raisonnable. »

« Entre le moment où j’ai été mis en examen et l’ordonnance de non-lieu, plus de six années se sont écoulées. Un temps record ! [...] J’aimerais que mes accusateurs s’expliquent et me demandent pardon, qu’il y ait une Justice en France. Dans ce pays, les innocents sont très mal perçus. On a du mal à parler de l’affaire d’Outreau, de l’affaire Dreyfus. On n’en parle pas car ça gène. »

En attendant de réintégrer la police, Christophe Bridou est gardien à mi-temps. Et ne gagne que 500 euros par mois, une fois les pensions alimentaires déduites. Mais après de longues années de séparation, il passe enfin du temps avec son fils : (Voir la vidéo.)



Calomnie par Christophe Bridou et Mathieu Duchesne - Hachette Littératures, Les Docs - 186p., 17€.


Article suivi : Un policier accusé à tort de pédophilie par une ministre

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  • 59 réactions
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  • Sylvain85
    • Posté à 19h52 le 29/09/2008
    • Internaute 49955

    En même temps « ici » est-ce lu par beaucoup de Français (en %) ?

    Surtout ce qui est appréciable « ici », c’est que les journalistes continuent à suivre le sujet, ce qui est trop rare dans la plupart des médias.

    • jexiste
      jexiste répond à Sylvain85
      si, si
      • Posté à 19h58 le 29/09/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      Oui, d’accord. Mais ils n’en font pas autant pour d’autres, qui accusent pourtant des préjudices bien plus importants.

       
      • zecky
        zecky répond à jexiste
        • Posté à 21h00 le 29/09/2008
        • Internaute 3976

        L’affaire Vervloesem en belgique et le gendarme Roussel en France méritent tous 2 bien plus d’attention que les rixes de jeunes dans le XIXème...

      1 autres commentaires
  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 17h49 le 01/10/2008
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    d’un autre côté, l y avait une actualité plus chaude :
    Lien
    dans laquelle l’AFP s’est emmêlée totalement les pinceaux sur les étiquettes politiques des protagonistes.

    certes, qu’une ministre fasse dans la dénonciation calomnieuse est assez scandaleux, mais il se trouve que ladite ministre a déjà milité dans certains mouvements (dépendant de l’UMP), qui défendaient la police gay ; on trouve facilement les photos sur google images. double langage purement électoraliste ?

  • hagalma
    • Posté à 19h15 le 29/09/2008
    • Internaute 8451

    C’est sûr, vaut mieux avoir un accident de scooter, et s’appeler Jean...

  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 19h24 le 29/09/2008
    • Internaute 43503
      retraité

    Les accusations pour acte(s) pédophile(s) ou pour abus sexuel constituent une arme absolue par laquelle la vengeance peut facilement -trop facilement- s’exprimer.Il est très facile soit d’influencer un gamin ou une gamine soit de transformer habilement des déclarations qui -dans le cadre de la permissivité de nos éducations familiales -sont bien souvent l’expression de fantasmes.S’en suit presque systématiquement sous le règne de SARKO 1er une garde à vue alors que bien souvent une audition suffirait.La garde à vue permet le fichage pour 30 ans du « présumé “innocent c’est pourquoi elle devient banale.C’est toujours ça de pris pour la maison ‘poulaga’.Démolir ‘l’innocent’ est la technique de base et là tout est bon : menottes,fouille à corps,privations des repères ,de sommeil ,voire de nourriture etc.. Et l’on voudrait aprés ça que l’on aime notre police !

    • marc b
      marc b répond à setori
      anarchiste communautaire
      • Posté à 14h55 le 30/09/2008
      • Internaute 47521
        anarchiste communautaire

      C’est la question sous jacente à toute notre société : peut ont abandonner une partie de nos liberté pour avoir un peu plus de sécurité ?

      L’histoire nous prouve que l’ont perd généralement les deux.

      Cette affaire doit également faire réfléchir tous les acteurs en charges de l’ordre et de la justice.

      L’irrespect, l’arbitraire, l’humiliation est monnaie courante lors des enquêtes, des interpellations et des interrogatoires.

      La pression médiatique et la culture du résulta renforce encore cette dérive dans les comportements.

      L’efficacité de telles méthodes sur un coupable n’est toujours pas prouvée. Ce qui est prouvé par coutre, c’est le terrible effet destructeur sur tous les innocents ainsi persécutés.

    • Lucius Sergius
      Lucius Sergius répond à setori
      Citoyen
      • Posté à 17h56 le 01/10/2008
      • Internaute 28239
        Citoyen

      Tout à fait d’accord, mais il n’y a pas que sous un pouvoir de droite que le sordide et la démolition d’innocents a été un sport très pratiqué et a même permis à certains de surfer sur une certaine vague médiatique, ça serait trop simple, et il faut arrêter de diaboliser la police et la justice qui ne font que suivre les procédures que les politiques votent ou décident.
      C’est en amont qu’il faut regarder un peu.

      Par exemple, quelle est la circulaire célèbre par le nom qui a mis en péril nombre d’innocents au sein d’une institution, en quasi-automatisant la mise en examen de l’accusé de pédophilie, même sans preuve, sur simple dénonciation, à partir du moment ou aucun alibi en béton ne s’offre à lui ? Un truc qui a permis de jeter l’opprobre de manière bien pratique et très efficace sur toute une profession au moment ou celle-ci faisait de la résistance aux « réformes » de l’époque ? Il y a même eu un suicidé reconnu innocent (l’affabulateur a fini par reconnaître son forfait, mais il me semble bien qu’il n’ait eu aucune condamnation pour ça en tant que pauvre petit choux, même s’il a reconnu par la suite que ce n’était qu’une péteuse petite vengeance bien crasseuse...)
      C’était avant Outreau, on ne faisait qu’installer l’ambiance et fournir les armes conformes aux préjugés décrétés obligatoires, les moyens, qui allaient permettre cette catastrophe judiciaire en quasi-instituant des automatismes de lancement de procédure. On préférait fermer les yeux et finalement suivre les dictons populaires idiots : si un enfant le dit, c’est que c’est vrai, n’est-ce pas... Et peu importe pour les principes relatifs aux Droits de l’Homme ou la manière dont on a fait « causer » l’enfant.
      Pour la petite histoire, l’auteur(e) de la jolie circulaire, « de gauche » et qui a fait son chemin depuis, pendant un bon moment, contre l’évidence, a comme essayé de faire valider dans les médias audiovisuels la culpabilité du suicidé, comme pour se couvrir, si on en croit les documents de l’époque...
      Pour Outreau, ensuite, on a peut-être bien chargé le petit juge débutant pour éviter de gratter du côté des responsabilités politiques, bien partagées... La fameuse circulaire, par exemple, n’a pas été modifiée ou annulée quel que soit le ministre et la tendance en place ensuite. Le seul politique de premier plan à l’avoir courageusement mise en cause au nom du droit à la pésomption d’innocence (peut-être même avant l’affaire avec mort d’innocent), alors que la populace en redemandait, a été François Bayrou...
      Dans le genre esprit de la loi, chez les autres ça donnait bien dans le ton démago façon chasse à l’homme et dénonciation gratuite...

      Tant que la calomnie ne sera pas punie à la hauteur de sa portée (dans bien des cas des diffamés disculpés se voient conseillés par leur avocat de jeter l’éponge plutôt que de poursuivre, pour ne pas plus envenimer les choses, les coupables risquant relativement peu : leur « émotion » et leur « bonne foi » permettent souvent de quasi annihiler les sanctions), et quelle que soit la position de son auteur, il n’y a aucune raison qu’une arme, aussi dégueulasse et efficace, tout particulièrement en matière de pédophilie présumée, ne soit pas utilisée. Ce n’est pas vraiment une question d’opinion politique, mais simplement de justice et de morale.

      Delenda Carthago

  • thierry reboud
    • Posté à 19h36 le 29/09/2008
    • Internaute 20923

    Je trouve qu’il y a, dans la manière dont nous traitons les affaires de pédophilie, quelque chose de particulièrement inquiétant sur le plan des libertés civiles. (En passant, la remarque vaut également pour la manière dont nous traitons les affaires de terrorisme.)

    Kang Khek Leu, dit Douch, était le responsable du camp S21 sous le régime des Khmers rouges. J’ai lu (je crois que c’était dans le portrait que lui a consacré Le Monde) qu’il y avait affiché la maxime suivante : « Il vaut mieux arrêter dix personnes par erreur que d’en libérer une à tort “.

    Parce que les crimes de pédophilie ou de terrorisme nous sont spécialement insupportables, nous acceptons de piétiner les droits élémentaires des personnes, au premier chef la présomption d’innocence à laquelle chacun a droit et sans laquelle il ne peut guère y avoir de justice digne de ce nom.

    Quand nous lisons l’injonction de Douch, nous sommes effarés (du moins je l’espère). Pourtant, au nom d’une certaine sacralisation des victimes, j’ai l’impression que nous ne nous comportons pas très différemment. Bien sûr que ces crimes sont abominables : est-ce une raison pour autant de ne pas faire droit aux personnes mises en cause ? Le droit et la justice ne sont-ils valables que pour ceux qui n’auraient rien à se reprocher ?

    Comment ne pas constater que, si les droits et la présomption d’innocence de Christophe Bridou avaient simplement été respectés, il n’en serait pas là.

    • comptesuprimé30
      comptesuprimé30 répond à thierry reboud
      hestia
      • Posté à 20h36 le 29/09/2008
      • Internaute 54180
        hestia

      thierry,
      tu me fiches les jetons : c’est quoi ce concept de sacralisation des victimes ?

      les victimes doivent prouver qu’elles sont victimes.
      Une femme violée doit apporter la preuve et tu parles de sacralisation de victimes ?

      Non Thierry ne dis pas cela : la victime est une personne brisée qui doit prouver qu’elle l’est.Elle n’est pas sacralisée.
      Cette idée est répendue actuellement dans le but de minimiser la parole des victimes.
      Va dire cela à Mme le Professeur DALIGAND à LYON, viens à ses cours et tu reviendras sur ce concept qui me fait bondir.

      • thierry reboud
        • Posté à 20h58 le 29/09/2008
        • Internaute 20923

        Bonsoir Cronos (tiens, ça me fait bizarre de t’appeler comme ça !).

        Pas de quoi avoir les jetons, pourtant.

        D’abord, je parle d’une certaine sacralisation des victimes : il me semble qu’il suffit de lire le journal ou d’écouter la radio (voire de regarder la tévélizion, pour ceux qui en sont dotés) pour constater que la parole des victimes anéantit la parole des accusés : rappelle-toi Outreau.

        D’autre part, il ne s’agit pas de minimiser ce qu’ont subi les victimes avérées et je n’ai rien écrit de tel : il s’agit de savoir si, oui ou non, les accusés, et même les coupables eux aussi ont des droits. Je ne te cache pas que, dans le cas où tu répondrais non, c’est toi qui me ficherais les jetons !

        Qu’une femme violée doive apporter des preuves, mais enfin, encore heureux ! [EDIT] : Ou, plus exactement, qu’on doive vérifier les accusations d’une femme violée, encore heureux... Ou alors préfères-tu que n’importe qui puisse accuser n’importe qui de n’importe quoi sans preuve ?
        Pour m’en tenir aux affaires de pédophilie, je me souviens que l’un des accusés d’Outreau s’est suicidé pendant l’instruction. J’imagine que ça ne te convient pas plus qu’à moi, non ?

         
        • jexiste
          jexiste répond à thierry reboud
          si, si
          • Posté à 20h59 le 29/09/2008
          • Internaute 53099
            si, si

          C’est aux enquêteurs qu’il appartient de rechercher des preuves, pas aux victimes. Celles-ci, lorsqu’elles sont toujours en vie, ne peuvent pas donner plus que leur version des faits.

          • thierry reboud
            thierry reboud répond à jexiste
            • Posté à 21h00 le 29/09/2008
            • Internaute 20923

            Ouaip, pas mieux, c’est pour ça que j’ai corrigé le commentaire : désolé, nous nous sommes croisés.

        • comptesuprimé30
          comptesuprimé30 répond à thierry reboud
          hestia
          • Posté à 21h05 le 29/09/2008
          • Internaute 54180
            hestia

          Thierry
          je ne regarde pas la télé !

          Outreau est un échec et ne doit pas servir à dévaloriser les victimes.Si Outreau a été mis en avant ce n’est pas pour rien ! !

          Tierry « qu’une femme violée doive apporter les preuves encore heureux » me glace le sang.

          Thierry une femme violée est brisée : elle va subir des examens traumatisants (courants electriques dans le vagin pour voir les zones laisées, expertises contradictoires pour verifier qu’elle n’est pas nympho.... : tu réalises ?
          Tu connais beaucoup de personnes victimes qui ont la force de vivre brisées et de prouver ce qui les a brisées ?
          Tu connais le trauma du déni , du doute qui entache pour la deuxième fois la femme violée ?

          Tu es en train de nous dire qu’on peut simuler le viol : mais dis moi comment ?

          • thierry reboud
            • Posté à 21h11 le 29/09/2008
            • Internaute 20923

            Hé là, Cronos, calme-toi et relis ce que j’ai écrit !

            Il n’est pas question de dévaloriser les victimes !

            Comme j’ai répondu à Jexiste, j’ai corrigé le texte de la réponse que je t’ai faite, parce que j’étais allé trop vite. Mais pour le coup je te pose la question : est-ce que l’accusation de viol doit écraser toutes les nécessités d’une enquête menée normalement, c’est-à-dire bien ? Est-ce qu’il est impossible qu’une femme violée se trompe, notamment sur l’identification du criminel ?

            Et je ne vois absolument pas où j’ai écrit quelque chose qui ressemblerait de près ou de loin au fait qu’on peut simuler le viol !

            • comptesuprimé30
              comptesuprimé30 répond à thierry reboud
              hestia
              • Posté à 21h32 le 29/09/2008
              • Internaute 54180
                hestia

              mais non THIERRY je ne peux pas me calmer......
              (ok je vais me faire une verveine !)

              En disant qu’on sacralise les victimes on suggére qu’il faut vérifier, reverifier et encore verifier.
              Or ces vérifications sont vécues par les victimes comme un déni du trauma et font que réactiver la violence initiale.

              Deux solutions soit la victime connait l’agresseur et peut le décrire (hypermnésie) soit elle a oublié (amnésie.)
              Dés lors les enquetes ne seront pas menés de la meme façon.

              Thierry si j’ai mal interprété tes propos accepte mes excuses mais une femme violée n’a pas besoin de subir une enquete (« encore heureux ») pour prouver son non consentement.

              je m’arreterai là dans nos échanges sinon on va mobiliser la rue : nous en parlerons à la FAC avec MME DALIGANG qui est aussi experte.
              Chiche ? sorts ton carnet et je prends rendez vous !

              • thierry reboud
                • Posté à 21h38 le 29/09/2008
                • Internaute 20923

                Bon, et puis moi aussi j’arrête (parce que, sans ça, je vais bien finir par m’énerver et je le regretterais !) : si tu souhaites une justice digne de ce nom, il est indispensable que les déclarations d’une femme qui dit avoir été violée soient vérifiées. Ce n’est pas la femme qui doit subir une enquête, ce sont ses déclarations.

                Oui, j’ai bien l’impression que tu as mal interprété mes propos. Pas grave, je t’embrasse quand même ! ; -)

                • jexiste
                  jexiste répond à thierry reboud
                  si, si
                  • Posté à 22h10 le 29/09/2008
                  • Internaute 53099
                    si, si

                  Je vois que nous sommes à peu près tous d’accord sur la théorie.

                  Passons maintenant à la pratique.

                  En cas de plainte pour viol (pédophile ou non), avant toute vérification portant sur les faits, sachant qu’en général, la victime apporte quand même un minimum d’éléments matériels étayant ses dires, le magistrat instructeur ordonne son expertise psychiatrique. Or, les conclusions de celle-ci lui permettent presque à tous les coups de prononcer un non-lieu sans avoir eu besoin d’ouvrir le dossier, et l’enquête s’arrête là, c’est-à-dire qu’il n’y en a pas, qu’il n’y en a pas eu, et n’y en aura jamais.

                  • brazz
                    brazz répond à jexiste
                    • Posté à 22h21 le 29/09/2008
                    • Internaute 40271

                    Ce n’est pas le rapport d’un psy qui permettent de prononcer un rejet de plainte, voire un non-lieu, ce qui est déterminant c’est l’absence d’éléments matériels suffisants, ce qui n’est pas du tout pareil ! Et cette première enquête est le boulot de la police, puis des interrogatoires du juge d’instruction. Maintenant c’est vrai aussi que, malheureusement, des personnes se font passer pour victimes pour régler des problèmes personnels (cas classique en cas de divorce par exemple). Tout ceci pour dire qu’effectivement les choses ne sont pas simples et qu’une enquête est nécessaire avec le cortège de douleurs pour les victimes malheureusement. Et aussi que, sauf à ressembler aux dictatures, la justice doit toujours faire bénéficier du doute au présumé innocent, c’est le prix de la démocratie !

                    • jexiste
                      jexiste répond à brazz
                      si, si
                      • Posté à 22h33 le 29/09/2008
                      • Internaute 53099
                        si, si

                      Vous me répondez sur la théorie, pas sur la pratique.

                      Un exemple de cas réel : l’expert psychiatre, dans l’incapacité de nier les faits reprochés à un couple de pédophiles, tant les preuves matérielles étaient abondantes, a conclu que la plaignante aurait mieux fait de les remercier que de porter plainte contre eux, car ils auraient comblé un vide dans sa vie - sa vie d’élève de maternelle...

                      Le magistrat instructeur a prononcé le non-lieu sur la base de cette expertise.

                • comptesuprimé30
                  comptesuprimé30 répond à thierry reboud
                  hestia
                  • Posté à 22h22 le 29/09/2008
                  • Internaute 54180
                    hestia

                  Je prends le je tembrasse mais tes propos continuent à me faire bondir !
                  Pas grave nous savons nous respecter au delà de nos divergences.
                  Accepte, cependant ma reserve : les déclarations émanants d’une personne (dis tu ), c’est la personne qui est « vérifiée » pas ses propos tout seul decoupés de la personne !

                  « une femme qui dit avoir été violée » : je ne connais aucune femme qui rentre dans un commissariat en disant « bonjour j’ai été violée ! “pour s’amuser.
                  Quand on voit la difficulté pour une femme battue à porter plainte je te te laisse deviner la difficulté de la démarche pour une femme violée.
                  Ajoute qu’elle n’est souvent meme pas en état de bouger pour aller porter plainte : son état à lui seul suffit à comprendre.

                  Allez je vais aller fumer la verveine pour ne plus répondre et rendez vous quand tu veux pour mieux te faire expliquer les nuances des terminologies qui sont des supports idéologiques.

                  je t’embrasse aussi, tu l’as bien cherché !

                  • Lorycalque
                    • Posté à 23h07 le 29/09/2008
                    • Internaute 14591

                    Ne te laisse pas berner, Cronos. Reboud embrasse tous les jupons de la Rue, il n’est pas à ça près, la séduction c’est son truc pour neutraliser la gent féminine manifestant un quelconque désaccord avec lui. Il est pro-voile, à mi chemin entre le libéralisme style Marcela Jacub et les Indigènes de la république.

                    • Adéménagé le 3 janvier 2011
                      • Posté à 23h23 le 29/09/2008
                      • Internaute 29846
                        menuisier

                      Tu persistes dans la classe et l’argumentation. A peine calomnieuse, vertueuse Lory.
                      Bises.

                      • Lorycalque
                        • Posté à 23h27 le 29/09/2008
                        • Internaute 14591

                        Va biser le Nom du Néant (ou la fraise des bois) et lâche-moi la grappe.

                        • Adéménagé le 3 janvier 2011
                          • Posté à 23h28 le 29/09/2008
                          • Internaute 29846
                            menuisier

                          Jamais tu ne me feras renoncer à notre bonheur JAMAIS !

                          Tu verras, tu verras, tu me remercieras à la fin.

                          • Lorycalque
                            • Posté à 23h35 le 29/09/2008
                            • Internaute 14591

                            Je ne calomnie personne, n’étant pas comme toi et tes potes du mini-club qui m’avez calomniée. Le cher Thierry de ces dames est bien pro-voile, et du point de vue féministe (point de vue chez vous du mini-club tabou), il se situe bien en gros, entre Marcela Jacub et les Indigènes de la République (comme tout le mini-club d’ailleurs).

                            • Anonyme répond à Lorycalque

                              « Mini-club, mini-club », oui, peut-être, mais il fait le maximum.

                    • comptesuprimé30
                      comptesuprimé30 répond à Lorycalque
                      hestia
                      • Posté à 08h36 le 30/09/2008
                      • Internaute 54180
                        hestia

                      Lorycalque
                      je connais THIERRY et il est loin du portrait que vous en faites.

                      Il me semblait que sur ce site on essayait d’élever les débats au dessus des critiques personnelles : est ce que je me trompe ?
                      Nous avons tout à gagner à respecter nos divergences.

                      Imaginez vous , Lorycalque que le voile ne me dérange absolument pas mais nous en parlerons avec des arguments lors d’un prochain échange sans attaque personnelle , z’iou plait

                      @ Thierry

                      arrete de rester dans mes jupons , je ne veux pas de souci avec madame !
                      et vlan je t’embrasse Don Juan !

        • Dubitatif
          • Posté à 22h00 le 29/09/2008
          • Internaute 32246

          Parmi les manifestations de cette « certaine sacralisation des victimes » que vous évoquez, on remarque notamment une fréquente remise en question du droit d’un condamné à faire appel de sa condamnation. Lorsqu’un chroniqueur judiciaire couvre un procès en assises (à la télé, surtout), il n’est pas rare de l’entendre déplorer l’obligation qui est faite aux victimes de devoir ’subir un nouveau procès’.

          Si l’on comprend bien ce qu’ils veulent dire (mais ne devraient pas dire en tant que chroniqueurs, à mon sens) et l’émotion qu’ils peuvent ressentir suite à un procès difficile, j’apprécierais qu’ils conservent une certaine distance et autant que faire se peut une certaine neutralité. Pouvoir faire appel est un droit, qui a à de nombreuses reprises démontré qu’il était indispensable (Outreau), et qui doit rester inaliénable.

          L’un des principes qui sous-tendent souvent cette remise en cause est la notion de « travail de deuil » (on entend aussi « faire son deuil »), drôle de chose très floue qui a pris une importance considérable ces dernières années, et qui me met de plus en plus régulièrement mal à l’aise, tant on exige en son nom (je parle surtout ici des avocats qui emploient ces expressions, et non des victimes).

        18 autres commentaires
      • jexiste
        jexiste répond à comptesuprimé30
        si, si
        • Posté à 20h51 le 29/09/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        Là, je vous mets un top, Cronos. Avouez que je ne suis pas rancunière...

        Juste un petit bémol : l’idée est répandue, et non, à nouveau pendue...

         
        • comptesuprimé30
          comptesuprimé30 répond à jexiste
          hestia
          • Posté à 21h06 le 29/09/2008
          • Internaute 54180
            hestia

          je ne comprends pourquoi vous seriez rancunière : je vous respecte et suis parfois brutale dans mes propos : veuillez m’en excuser.

          • jexiste
            jexiste répond à comptesuprimé30
            si, si
            • Posté à 21h30 le 29/09/2008
            • Internaute 53099
              si, si

            Vous comprenez bien ce que je dis, fille de Cronos.

        2 autres commentaires
      • tOrDrE L¤RdRe
        tOrDrE L¤RdRe répond à comptesuprimé30
        chien de talus
        • Posté à 21h03 le 29/09/2008
        • Internaute 50571
          chien de talus

        Tu n’as pas tort, mais là force est de constater que la victime en l’occurrence c’est bien lui, et que comme le dit Thierry le simple respect de la présomption d’innocence aurait évité d’en faire une victime.
        Ceci étant faussé par le fait que dans les affaires de pédophilie la justice et la police sur-jouent leurs rôles (à l’inverse des affaires de viol d’ailleurs) à cause de l’émotion médiatique que ça suscite et pour masquer l’absence de solution à ce problème. Alors avec une ministre de sarko en plus dans la pièce son sort était scellé.

         
        • jexiste
          jexiste répond à tOrDrE L¤RdRe
          si, si
          • Posté à 21h34 le 29/09/2008
          • Internaute 53099
            si, si

          Il n’y a pas d’émotion médiatique tant que les médias restent silencieux. Or, l’Omerta est toujours de mise quand la justice décide d’absoudre certains criminels, et en corollaire, de détruire leurs victimes toujours vivantes pour effacer toute trace de crime.

          • DBL8
            DBL8 répond à jexiste
            Retraité
            • Posté à 07h33 le 30/09/2008
            • Internaute 19562
              Retraité

            AH... les médias qui ne parlent que de ce qui va faire vendre !
            Prenez une affaire importante pour une victime « inconnue » mais fait courant, qui va en parler ?
            Les mêmes faits sur une personnalité... tout les médias (ou presque) en parlent.
            Les fables de « La Fontaine » sont encore valable pour beaucoup d’entre-elles !

            Et il y a aussi la mode de parler de certains faits qui serait passé inaperçus il y a quelques mois.

            Et les articles où les faits sont déformés... il y en a à la pelle ! ! Mais il faut vendre du parler ou faire venir des internautes sur leur site (médias).

            Malheureusement, ce n’est pas pret de changer.

            • tOrDrE L¤RdRe
              tOrDrE L¤RdRe répond à DBL8
              chien de talus
              • Posté à 09h43 le 30/09/2008
              • Internaute 50571
                chien de talus

              comme dans l’acte d’achat il reste la « conscience » du consommateur, dans la lecture des médias il devrait exister la lecture critique mais bon c’est des mots tout ça...

        3 autres commentaires
    • JJ Reboux outrageur de poulets
      • Posté à 21h42 le 29/09/2008
      • Internaute 41591

      Thierry Lévy parle très bien de tout cela (entre autres choses) dans son livre « Eloge de la barbarie judiciaire » (Editions Odile Jacob).

  • Gandijyn
    • Posté à 20h15 le 29/09/2008
    • Internaute 30465

    C’est déjà pas simple de gérer sa vie personnelle et familiale quand on est « clampin » (quiconque) après avoir subi une telle épreuve.
    Les voisins, les autres membres de la famille, les employeurs/salariés ... se défoulent à tirer sur le « vilain canard » (même accusé à tord) - Cela permet parfois de masquer bien ses « erreurs »

    Cela doit être terrible si en plus, les plaintes et pressions viennent des autorités (normalement Sâges, et intègre à 5000% ?)

    Quel est l’intérêt de la Justice (toutes procédures confondues) à retarder ce processus, en sachant que la HALDE et CEDH ont été saisies (ou informées) ?

    Combien pouvons-nous estimer de « cas » d’accusation à tort, dans cette société où, bien qu’il y ait des cas avérés (e continuent), était devenue une « mode », et certaineent un moyen pour « dégommer » quelqu’un de « dérangeant » (pour garder un enfant en ayant une autorité parentale unique, toucher des primes à vie, avoir une promotion professionnelle, ... ou simple dénonciation pour « jouer » de la vie d’autrui !) ?

    • DBL8
      DBL8 répond à Gandijyn
      Retraité
      • Posté à 07h36 le 30/09/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Lorsque la justice reconnaitra ses tords « facilement & rapidement »... nous ne le verrons pas.
      HÉLAS ! !

  • vol19
    • Posté à 21h19 le 29/09/2008
    • Internaute 13492

    Cette obscession de la société actuelle de cette quête folle d’une la purge de toutes formes (le plus souvent fantasmatiques)de déviances a été très bien analysée et théorisée par Elizabeth Roudinesco dans son essai « La part obscure de nous-même » Albin michel, 2007

    • jexiste
      jexiste répond à vol19
      si, si
      • Posté à 21h39 le 29/09/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      Je vois plutôt de beaux hypocrites agiter quelques épouvantails pour nous faire oublier qu’ils s’abstiennent toujours de toute poursuite dans la majorité des cas.

  • Servais-Jean
    • Posté à 22h24 le 29/09/2008
    • Internaute 4591
      43

    Si au lieu de se dire innocent il s’était proclamé « victime » je suis sûr que son cas aurait été réglé depuis longtemps.
    Ce brave policier ne s’est pas rendu compte que depuis l’accés au pouvoir des Dati ou autres Alliot-Marie les seule qualifications qui comptent sont « victimes » ou « otages », et en plus il aurait provoqué la promulgation d’une loi interdisant à un élu de pratiquer la diffamation vu qu’actuellement à chaque cas particulier répond une loi de circonstance.

    • DBL8
      DBL8 répond à Servais-Jean
      Retraité
      • Posté à 07h42 le 30/09/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      « ...depuis l’accés au pouvoir des Dati ou autres Alliot-Marie... »

      Et avant rien de tout ça ne se produisait ? !
      Vous plaisantez !
      De tout temps il y a eu ce genre d’affaire.

      je pense comme vous sur le fait qu’il fallait qu’il ce dise victime, s’il avait dit :
      j’ai été victime étant jeune de personnes ... il y aurait eu des bonnes âmes pour le plaindre et « peut-être » qu’il aurait même été plaint.
      Mais ce dire innocent...

  • newuser
    • Posté à 22h35 le 29/09/2008
    • Internaute 25621

    Ce qui me fait toujours peur quand on lit ce genre d’affaires c’est le temps pris.
    Outreau 4 ou 5 ans pour arriver à un procès. Plus pour l’appel.
    Cet homme 6 ans ! !

    Il faut pas 6 ans pour mettre en place un dossier sur une personne jugée pour un « détournements de bien public et de recel de photos à caractère pédophile ».
    Quelle est la valeur des témoignages au bout d’un temps aussi long ?
    Comment ne pas croire que ces témoignages deviendront ce qu’on veut avoir vu et pas ce qu’on a réellement vu...même avec la meilleure conception de la justice et de l’égalité.

    6 ans où il a pas vu son gamin, 6 ans sans boulot, dénigré par tous.
    Et aussi 6 ans où ses voisins ont regardé leurs enfants en se posant des questions, sa famille se tourner de lui, son fils grandir et entendre les histoires sur son père.

    Que ce soit pour la victime ou pour l’accusé, la justice se doit d’être jugée dans des temps raisonnables.
    Pas en baclant, bien sur...

    • jexiste
      jexiste répond à newuser
      si, si
      • Posté à 12h17 le 30/09/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      « Outreau 4 ou 5 ans pour arriver à un procès. Plus pour l’appel.
      Cet homme 6 ans ! ! »

      Et pour d’autres, toute une vie. Et c’est bien trop grave pour qu’on en parle...

  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 22h55 le 29/09/2008
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    faut arrêter de jouer les mijorées !
    12% de la pop carcérale est innocente
    des innocents accusés de pédophilie, il y en a beaucoup.
    Tenez, en connais même un, il a 83 ans, innocent, il purge sa 3 année de taule à Troies et vous croyez que la juge va le relacher ?
    que nenni !

    c’est très bien la pédophilie
    çà colle aux basques mieux qu’un sparadra
    c’est poisseux, on en a pour toute la vie, surtout depuis SARKO.
    Vous n’aimez pas votre voisin ? Pédophilie
    Vous n’aimez pas le prof de votre enfant ? pédophilie
    Vous n’aimez pas votre futur ex qui a une once d’avoir la garde des enfants ? pédophilie

    etc etc etc

    Nous avons voté pour un total sécuritaire
    et nous avons ce total sécuritaire

    pas pour des innocents, mais çà c’est un détail.

  • BETE A ABATTRE
    BETE A ABATTRE
    en procès > harcèlement
    • Posté à 23h05 le 29/09/2008
    • Internaute 54213
      en procès > harcèlement

    De tout coeur du côté de qui peine à faire reconnaître son droit, à voir respectée sa dignité de personne, dans un pays européen qui se prétend démocratique.
    En réalité, l’essentiel se trame en douce, entre gens de connivence, en toute opacité. Pas vu pas pris ... Il n’y a qu’aux victimes qu’il appartient d’apporter les preuves de tout. Les juges sont souverains dans leur appréciation des faits. Malheureusement, quand on voit les éléments de preuve et les jugements qui en résultent, il y a à juste titre, de quoi se demander ce qui se trame, qui n’a rien à voir avec les éléments de preuve, toujours forcément insuffisants, quand les protégés des cercles occultes de décision rivalisent de mauvaise foi.
    Système kafkaïen, jeu de dupes, où le plus faible n’a qu’à bien se tenir, et surtout crever en silence... C’est beaucoup plus simple, quand on a les mains sales, de s’en sortir la tête haute.
    Fort heureusement, il reste encore de rares espaces d’information, des organisations fiables comme les deux auxquelles cette personne a fait appel, restent respectueuses des valeurs et missions qu’elles représentent.
    Du courage et de l’estomac. Que souhaiter d’autre ? ...

    • jexiste
      jexiste répond à BETE A ABATTRE
      si, si
      • Posté à 12h12 le 30/09/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      « Il n’y a qu’aux victimes qu’il appartient d’apporter les preuves de tout. »

      Oui, et quand elles y arrivent, les dossiers disparaissent...

      Bon courage pour votre affaire.

  • mechante langue
    • Posté à 01h47 le 30/09/2008
    • Internaute 28480

    Les accusations de pédophilie furent un des moyens utilisés pour faire retirer la garde des enfants au pére en cas de divorce .
    La simple accusation provoquant immédiatement la suspension du droit de garde de péres et cela pendant des mois voir des années ;
    Le doute s’est installé quand on a réalisé que ces accusations venaient quelquefois systématiquement de clients de certains cabinets d’avocats .
    Il faut ajouter l’effet de balancier : l’inceste a été nié depuis toujours et pour « rattraper » on s’est mis a voir des incestes partout.

    • tOrDrE L¤RdRe
      tOrDrE L¤RdRe répond à mechante langue
      chien de talus
      • Posté à 09h49 le 30/09/2008
      • Internaute 50571
        chien de talus

      Vous voyez que quand vous faites des efforts vous ne dites pas QUE des conneries !
      En progrès.

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