Tribune 06/08/2007 à 10h21

Comment la crise de l'immobilier américain peut se propager

Thomas Lardeau et Christophe Strassel | Maîtres de conférence en économie de l'IEP de Paris


A new York, au mois de mai (Eric Thayer/Reuters)

Depuis quelques semaines, les Européens ont appris l’existence d’un segment du marché financier américain qui, jusque-là, n’était connu que des spécialistes : le marché « subprime ». De quoi s’agit-il ?

Sur ce marché se négocient des titres représentatifs des crédits à l’immobilier qui sont consentis aux ménages américains les plus pauvres. Intérêt pour les investisseurs : la rentabilité de ces titres est plus élevée que la moyenne. Inconvénient : en raison de la probabilité de défaut plus élevée des emprunteurs, les prêteurs courent un risque plus grand de perdre leur mise. C’est précisément ce qui est en train de se produire : avec le ralentissement de l’économie américaine et l’augmentation des taux d’intérêt, les ménages, lourdement endettés à taux variables (des taux qui peuvent donc évoluer après l’octroi du crédit), voient leur situation s’aggraver. Actuellement, on évalue à près d’un million le nombre de ménages américains qui ne peuvent plus faire face aux échéances des emprunts qu’ils ont contractés pour acquérir leur logement.

En quoi cette situation concerne-t-elle l’Europe ? Après tout, depuis 1929, les autorités monétaires ont progressé dans la maîtrise des crises financières : en 1987, la Réserve fédérale a réussi à maîtriser un krach boursier de la même ampleur que celui du fameux « jeudi noir » d’octobre 1929 et la croissance mondiale en a été peu affectée. La gestion de la crise mexicaine de 1995, puis de la crise asiatique de 1997, a été un peu plus délicate ; mais le monde entier s’est accordé à reconnaître l’habileté du président de la Réserve fédérale de l’époque, Alan Greenspan, pour réagir de façon à ce que la vague ne fasse qu’effleurer les Etats-Unis. Pourquoi en irait-il différemment cette fois ? La première raison de s’inquiéter vient précisément du comportement de la Réserve fédérale. S’étant tardivement émue de l’« exubérance irrationnelle des marchés » (c’est ainsi qu’Alan Greenspan avait une première fois manifesté son inquiétude face à l’apparition de la « bulle » internet en 1996), elle se trouve aujourd’hui dans une situation difficile : elle ne peut diminuer ses taux d’intérêt sous peine de favoriser une inflation déjà considérée comme inquiétante aux Etats-Unis ; mais elle ne peut les augmenter sans aggraver la crise du marché « subprime ». C’est ainsi qu’elle a décidé à la fin du mois de juin dernier de les laisser provisoirement inchangés, renonçant à envoyer un message clair aux marchés.

Le deuxième facteur d’inquiétude, proprement européen celui-là, vient de la forte implication de certains acteurs du Vieux Continent sur le marché « subprime ». La banque IKB, numéro un allemand des prêts aux PME, a en effet massivement investi son argent sur ce marché. Et comme les banques américaines concernées, elle s’est retrouvée dans la même situation : les fonds prêtés et investis ont été en grande partie perdus. A tel point que les autorités publiques et privées allemandes ont dû intervenir en urgence pour éviter à IKB une faillite quasi certaine. 3,5 milliards d’euros ont d’ores et déjà été investis dans cette affaire, mais il se dit que l’exposition de IKB sur le marché « subprime » pourrait atteindre 17 milliards d’euros. Quoi qu’il en soit, selon Jochen Sanio, patron du « gendarme » allemand des marchés financiers (le Bafin), cette intervention a évité à l’Allemagne « sa plus grave crise financière depuis 1931 ». Des propos inhabituellement alarmistes de la part d’un responsable qui agit généralement dans la plus grande discrétion…

Dans les autres pays européens, malgré les déclarations plus rassurantes des autorités –la Banque de France considère dans son bulletin mensuel publié début août que les risques de transmission à l’Europe de la crise actuelle sont faibles–, il est difficile de connaître avec exactitude le degré d’exposition des grandes banques sur le marché « subprime ». La sophistication des montages financiers empêche en effet une localisation aisée des risques encourus. Il faudra attendre les prochains mois pour mesurer l’ampleur réelle de la crise en cours.

Devant autant d’incertitudes, un diagnostic est difficile à établir. Faut-il croire Hank Paulson, secrétaire d’Etat américain au Trésor, pour qui la résorption de la crise serait une affaire de « quelques trimestres » ? Ou les nombreux analystes de marché qui craignent que le subprime ne soit « que la première carte d’un château à tomber » ? Une chose est certaine : si les banques européennes devaient être plus touchées que prévu par la crise actuelle, cela constituerait un vrai test pour la Banque centrale européenne, qui devrait alors agir rapidement et gérer un dilemme particulièrement épineux entre sa mission de lutte contre l’inflation et la sauvegarde du système financier.

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  • Anonyme

    les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel ...

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 13h11 le 06/08/2007
    • Internaute 11910

    Les pauvres, quand bien même ils sont états uniens restent avant tout des pauvres. On peut spéculer sur le pauvre, car le pauvre plus que tout autre cherche à ne plus l’être ! Donc le pauvre bosse et emprunte de l’argent à des taux usuraires ! Et puis, il arrive que le pauvre n’ai plus de travail... Ou moins... Il met alors le riche dans la merde ! Faut vendre la baraque pour récupérer l’hypothèque ! Mais à qui peut-on vendre une maison de pauvre ? A un autre pauvre... A qui il faut à nouveau prêter de l’argent... Et ça recommence ! Pour sauver un seul pauvre, vous n’imaginez pas le mal qu’il faut se donner !
    C’est con les pauvres avec leurs rêves de maisons de pauvres ! C’est con et, tous comptes faits, ce n’est pas si utile que ça... Enfin moins... Ils sont tellement nombreux... Que l’embarras du choix...

    • Antonin Leguar
      • Posté à 13h45 le 06/08/2007
      • Internaute 4883

      « C’est con les pauvres avec leurs rêves de maisons de pauvres ! C’est con et, tous comptes faits, ce n’est pas si utile que ça... Enfin moins... Ils sont tellement nombreux... »
      ===> C’est pour cela qu’on laisse mourir 100 à 150.000 pauvres états-uniens par an sans bouger le petit doigt et en propageant même l’idée qu’il serait immoral de les soigner puisqu’ils ont préféré s’offrir du coca plutôt que de payer une assurance-santé.

      • Bebert Cassandre
        • Posté à 09h27 le 07/08/2007
        • Internaute 11910

        Cher Antonin
        Ce n’était ni du premier, ni du deuxième degré...
        D’autre part, il ne s’agit nullement d’un problème exclusivement états-unien.

    • Anonyme répond à Bebert Cassandre

      C’est parfait Bebert Cassandre cette définition de la politique subprime, citoyens pauvres ou moins pauvres ne vous laissez pas bercer par les banquiers et les prêts à 25 ou 35 ans. Si demain l’immobilier surévalué aujourd’hui s’effondre vous paierez chers très chers votre soit-disant liberté...
      YZUS 50

    • Anonyme répond à Bebert Cassandre

      bravo pour cette définition du subprime à l’américaine. En France les prêts à 25 35 ans dans un immobilier surévalué feront payer aux acquéreurs leur soi-disant liberté mais à quel prix.
      YZUS 50

    • puerta13
      • Posté à 21h09 le 06/08/2007
      • Internaute 10678

      J’aime bien l’idée du pauvre qui met le riche dans la merde..... Ca change un peu.

      C’est ce que j’ai dit un jour à un huissier : « Moi, il n’y a que le froid qui peut me saisir. “

      Il en fût fort marri ...

      • Anonyme répond à puerta13

        C est quand même le pauvre qui sera à la rue ! ! !

      • Anonyme répond à puerta13

        sublime et dramatiquement drôle...vous devriez ecrire.

      • Bonobo35
        Bonobo35 répond à puerta13
        • Posté à 11h19 le 07/08/2007
        • Internaute 4205

        je savoure !

      • Anonyme répond à puerta13

        Excellent et rarissime Humour de ce type de nos jour ! ! !

    • Anonyme répond à Bebert Cassandre

      Ben justement, le problème continue pour le pauvre : si l’immobilier baisse, même s’il vend, il vendra moins cher. il ne peut tout simplement plus récupérer ses billes.

      Quant aux riches, eux, ils savent. Cela fait quelques années qu’ils ont vendu.

      Immobilier : la plus grande arnaque de tous les temps.

    • Anonyme répond à Bebert Cassandre

      - Vous savez je n’ai pas beaucoup d’argent
      - Ce n’est pas grave, je vais le prendre quand même

    • Anonyme répond à Bebert Cassandre

      Non mais c’est quoi ce con qui parle des pauvres comme de la lèpre...
      Etes vous humain Mr Cassandre , non surement aveuglé par votre argent , les pauvres ont droit à quoi d’après vous ? à rien ? ? ? ?

  • Anonyme

    Ce marché de la pauvreté est tout bonnement scandaleux... Le monde tourne vraiment pas rond ! ! !

    • Anonyme

      Scandaleux, scandaleux... Du calme !

      Tout est bon pour le marché, rien n’est mauvais - du moment qu’on y croît (ah ! la Croissance ! Amour, délice et orgue : ah ! la Croissance ! ah la c... ah la !).

      Et c’est vrai que sans les pauvres, le marché ne serait pas si prospère. Un peu déprimé. Les pauvres permettent d’alimenter la machine, de la faire tourner, ronronner, rugir, rougir. Ce sont les tigres dans nos moteurs. Qu’ils sortent leurs griffes, c’est dans leur nature, il suffit que les sociétés d’assurance et leur police nous garantissent de la Sécurité par le maintien de l’ordre.

      Le tout revient à les museler, à les mettre en cage, à les dompter par des matraques (travail, police, crédit) pour mieux les contempler. Et voilà comment le monde tourne en rond !

  • Anonyme

    Bebert, t’es pas obligé de le sauver ton pauvre. Tu peux revendre sa maison à un marchand de sommeil pour qu’il lui loue au double du prix de son crédit. Ou encore vendre son crédit à un font vautour pour qu’il lui réclame le triple. Dans les deux cas, le pauvre, il va trouver l’argent c’est sûr… en voyant un flingue sur la tempe de sa fille.

    waltard

  • patroc
    • Posté à 15h52 le 06/08/2007
    • Internaute 10914

    Personnellement, si les bourses du monde entier pouvaient craquer, ce serait une excellente nouvelle ! ... Que des banquiers s’appauvrissent est toujours satisfaisant (et rigolo) pour un pauvre, mais est ce vrai tout çà ? ... Petits déboires entre milliardaires...

    • Anonyme répond à patroc

      Les bourses du monde qui explosent tu trouves que c’est une bonne nouvelle ?
      je suppose que tout ton fric est caché sous ton matelas et que tu vis en parfaite autonomie grâce à ton potager et à tes 2 poules.

      Tu ne te rends pas compte que ta banque, celle dans laquelle se trouve tout ton argent, a peut-être placé ton fric dans ces fameux subprimes, et que du coup elle aura perdu « ton » argent. Et que si ça se passe à grande échelle, elle aura perdu l’argent de tout le monde et que ta carte bleue deviendra juste bonne à servir de marque-page.
      Bon, bien sûr, l’état français est là derrière, et il filera sans doute plein d’argent à ces banques pour que rien ne se passe de grave... comme en Allemagne.
      Mais au fait, l’argent de l’état français, il vient de où ?

      • Anonyme

        Oui,c’est une TRES bonne nouvelle...Le travail a plus de valeur que la finance ou du moins cela devrait être le cas.
        Espérons qu’il y ai une vrai crise grave pour le fric et tant pis pour ceux qui ont mis tout leur argent à la banque...il y a toujours des dommages collateraux dans ce genre de guerre.
        Si cela peut permettre à une législation mondiale sur le monde de l’argent...(rappelons nous que l’ONU a été crée le 26 juin 1945 apres la guerre de 39/45), les hommes ont toujours besoin de connaitre le malheur avant de s’entendre, c’est hélas le fonctionnement de l’Homme.

      • Anonyme

        Oui,c’est une TRES bonne nouvelle...Le travail a plus de valeur que la finance ou du moins cela devrait être le cas.
        Espérons qu’il y ai une vrai crise grave pour le fric et tant pis pour ceux qui ont mis tout leur argent à la banque...il y a toujours des dommages colatereaux dans ce genre de guerre.
        Si cela peut permettre à une législation mondiale sur le monde de l’argent...(rappelons nous que l’ONU a été crée le 26 juin 1945 apres la guerre de 39/45, les hommes ont toujours besoin de connaitre le malheur avant de s’entendre, c’est hélas le fonctionnement de l’Homme.

      • NANANAX
        • Posté à 21h21 le 06/08/2007
        • Internaute 8741

        Ef oui je vis bien dans ma campagne avec le peu que je gagne et qu’il me reste après avoir payé mon crédit de 25ans à 3.5% (et ça me coute moins cher qu’un loyer) ; sur mon crédit à mensualités fixes, mes 3 poules, mon potager, et mon bois pour me chauffer.Et comme je n’ai pas un centime à la banque ni en bourse comme près des 3/4 de la population, oui moi aussi je rêve de les voir exploser en plein vol ! ! ! ! ! ! !

         
        • Anonyme répond à NANANAX

          Salut Nananax,
          Attention quand même avec la grippe aviaire spongiforme, où tu risques de dire la fable de Perette et du pot au lait.
          Sinon, pour ton crédit à 3.5% à mensualités fixes, serait-il (ac)crédité par un de tes bienfaiteurs ? Ce que suggère ta déclaration : « pas un centime à la banque » (car vivre à crédit, c’est fortement compter sur ou avec son banquier).
          Possible. Je vis moi-même d’expédient, mais je n’ai ni veau, ni vache, ni toit à moi, ni grand chez les autres. Je suis à fond dans le système. Entendre : le système D. On appellait ça fracture sociale. Maintenant on cause Travail, Action, Famille. Tout culte que je n’ai pas, n’en ayant pas.

          À vot’ bon coeur.

          • NANANAX
            • Posté à 23h53 le 06/08/2007
            • Internaute 8741

            J’ai pas dit que j’avais une vache ! Quant à Perrette t’as pas tort ; le crédit c’est après la cruche cassée ! C’était le moment ou jamais quand on me l’a proposé + pret a zero%, je rembourse moins qu’un loyer et l’inflation peut exploser ça bougera pas. moi aussi je suis la reine du systeme D, j’ai élevé mes enfants seule (père DCD il y a 12ans) et j’ai eu mon premier CDI à 42ans ! Et pour avoir bien bouffé de la vache enragée je sais que 3 poules 2 lapins et un petit potager, du bois, je peux survivre, meme sans électricité(assez souvent coupée).Pendant longtemps moi aussi seul le froid pouvait me saisir ! Pour le reste j’ai longtemps acheter les vetements de mes enfants aux ventes du secours catholique ou de la croix rouge...Et un jean me dure 5ans ! Ma voiture a 230000kms (c’est un luxe mais a la campagne point de transports en commun alors le service minimum !)et si y a plus d’essence je peux me déplacer à vélo ; Mais je t’en veux pas quand on est dans la merde meme un smicard parait riche !

            • Anonyme répond à NANANAX

              Coucou, me revoilà après 23h25. Et puis pas d’épilogue, pas de glose : je t’aime beaucoup Nananax. ..

        • Anonyme répond à NANANAX

          Si ta banque explose en plein vol, tu devras rembourser ton emprunt immédiatement (c’est légal) ! Et comment feras-tu ?

      • Anonyme

        Il n’y a que ceux qui ont de l’argent qui le mettent a la Banque, pour les pauvres le probleme se pose pas, que les bourses explosent, on y verra plus clair apres

      • Anonyme

        Il serait bon de se souvenir de ce qui est arrivé en décembre 2001 en Argentine. À la suite d’un defaut financier local (basé sur le même mécanisme qui connait la crise actuelle)des dizaines des banques on fait faillitte et l’État a supendu pour les autres banques l’accès aux comptes courants pendant deux voire trois ans (cela s’appellait le « corralito »). Quel est ce risque en France aujourd’hui ? et quelles mésures peuvent le contenir ?

    • Anonyme répond à patroc

      Ce post est vraiment assez idiot...Je rigole bien là...
      Je veux bien que le financene soit pas un mond d’enfant de coeur mais bon...Si t’as ta ptite maison à la campagne c’est grâce à une banque Patate...T’aurais jamais pu t el payer sans ton credit...
      Ensuite sir les banque s’ecroule..le reste de l’économie suit...Tout le monde au chomage...Tout les petit epargnant sans une thunes tte les retraites perdu...Je ne vois pas bien en quoi cela serait une bonne nouvelle...J’espere que tu te sais anarchiste et que tu ne te crois pas humaniste socialiste et que tu ne crois aux valeurs du partage...Parce que si c’est le cas...Tu manque un chouilla de logique...
      Bien a toi...

  • Anonyme

    Cette crise n’a rien d’innatendu. Les experts de europe2020.org l’annoncent depuis des mois/annees. Comme ils annoncent aussi le rapport euro/dollar a 6-12 mois avec 5% de precision, j’ai tendance a leur faire confiance.
    L’effet chateau de cartes de cette crise des sub-prime est parfaitement decrit aussi. Les mesures de correction possibles, et les raisons pour lesquelles elle ne seront pas appliquees idem.
    Aucun grand/mass media ne dira la verite, car si elle eclate, c’est les petits porteurs qui vont vendre en masse et on est bon pour une bonne grosse crise. On va dont les endormir avec des belles paroles.
    Mais pour se couvrir, pour pas passer pour des rigolos finis, les journalistes economiques y vont de leur « eventuellement... bla bla... propagation » i.e. ca va nous petter a la gueule.

    Donc cette crise est structurelle, c’est un secret de Polichinelle, et les Tartuffes qui la commentent vous menent en bateau.

    Evidement, rue89 est le plus proche de la verite, puisque presque tout l’article est sur les risques.

    Lisez europe2020.org, rubrique « crise systemique » et courrez tout vendre !

    /bernard/

  • Anonyme

    Je ne suis pas spécialiste en économie, mais j’ai l’impression que la différence principale entre 1929 et aujourd’hui c’est que désormais le lien entre la spéculation boursière et l’économie réelle est beaucoup plus lointain. A l’époque les valeurs boursières représentaient réellement la valeur des entreprises et l’économie en était très dépendante. Aujourd’hui la vraie vie paraît à des années-lumières de ce qui se passe dans les places boursières et le cours des actions ne veut plus rien dire par rapport à la santé d’une entreprise.
    Je dois donc dire qu’une crise financière me passe à des kms au-dessus et je pense que ca ne peut ruiner que des actionnaires, ce qui me fait un peu sourire. Il faut de plus en plus dissocier crise financière et crise économique, l’une peut arriver sans l’autre. On a bien eu des années de chomage alors que les actionnaires se portaient au mieux, pourquoi ne pourrait-on pas avoir l’inverse ?

    • Anonyme

      Tout à fait d’accord avec votre analyse, même si, comme vous, je ne suis pas spécialiste d’économie.
      Fred

    • sancho
      • Posté à 19h37 le 06/08/2007
      • Internaute 13478

      Pour un non-spécialiste en économie, votre analyse est, à mon sens, la bonne.
      Tout ceci date, si je ne me trompe, des années Reagan : autonomisation du champ financier avec pour but le « pur profit », et ceci indépendamment de l’évolution de l’industrie puisque la contribution des marchés boursiers à l’investissement est extrêmement faible...
      À cause de l’intox incroyable de la population par les médias qui ne font que relayer le message de la finance, il est difficile aujourd’hui de trouver une oreille attentive quand on cherche à expliquer qu’effectivement une crise financière n’est pas une crise économique et que le pire ennemi du profit, c’est le plein emploi...

    • pierrejcallard
      pierrejcallard
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 02h48 le 07/08/2007
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Sur les USD$ 44 trillions (T) que « vaut » l’économie USA, il y en a 25 T qui sont à la Bourse de NY/Euromex. Rapport assez flou avec la réalité, puisque ces 25 T représentent une valeur et une espérance de gain qui n’est pas si différente de celle où la capitalisation boursière ne valait que 5T. Donc 20 T, c’est-à-dire quasi 50% de la valeur des USA est un simple illusion. Si cette illusion s’évanouit, vous ruinez le « top 1% des USA », pratiquement sans toucher la richesse réelle. Bonne nouvelle ? NON ! car ce 1% a le pouvoir et, ménacé, posera des gestes pour le garder qui pourraient compromettre la paix. Simple euphémisme. Réflechissez.

      Lien

      Pierre JC Allard

      • Anonyme répond à pierrejcallard

        « ce 1% a le pouvoir et, ménacé, posera des gestes pour le garder qui pourraient compromettre la paix. »
        Ben je vois pas ce qu’il pourraient faire de plus qu’ils ne font déjà. La guerre en Irak pour le pétrole, les suppressions d’emplois pour faire monter les actions sont monnaie courante, sans parler des multiples corruptions dans les pays pauvres pour garder de la main-d’oeuvre esclavagisée à volonté. Comment pourraient-ils faire pire ?

    • Anonyme

      D’après moi la véritable difference ce n’est pas que les valeurs boursieres representent plus ou moin bien la valeur réelle des entreprise puisque en 1929 tout comme en 87 ou 2000 ce sont bien des bulles qui ont posées probleme et donc un décalage irrationelle entre cours boursier et valeur réelle, problème connue depuis 1636 avec une bulle spéculatives sur les bulbe de tulipe en Hollande...(sont con ces hollandais...)
      La véritable difference c’est la prise de conscience de l’interdependance des marché mondiaux la crise de 29 fut ce qu’elle fut par manque de coopération et par manque de maitrise des instruments au mains de banques centrales...Le fait est que la crise de 2000 ,beaucoup plus importante que celle de 29, a eu un impact moindre sur la vie « reelle » parce que
      - Les banque centrale du monde entier se sont concerté et on agi plus ou moin de concert
      - Parce que Alan Greespan a innnondé les monde de dollars bon marché...
      Je pense que ce qui le plus interessant dans cette crise américaine c’est le fait que la FED a les mains liées pour s’être défoncé à coup d’inflation depuis ces 5 dernieres années...En periode de croisance l’inflation etait acceptable mais la crise survennue la voila pied et poing lié risquant soit une inflation dangereuse soit un agravement de la crise...
      Ainsi,on comprend l’importance d’une Banque Centrale rigoureuse n’utilisant pas l’inflation comme euphorisant mais plutôt comme paliatif contre la douleur...
      Enfin, le discour maintenant les crises ne touchent que les riches...J’ai comme l’impression que vous beneficiez de retraite par repartition vous...Tout d’abord pensez simplement à votre alter ego états-unien qui lui beneficie d’une retraite par capitalisation et dont le fond de pension à investit massivement dans les subprimes...bah oui il l’a dans le cul...( c’est aussi pr ça qu’ont travail plus longtemps au US...parce que parfois les retraite disparaissent)
      Et ensuite demandez donc à un camarade argentin si les crise financieres ne touchent que les riches...il risque fort de vous faire un clef de bras en criant vous « cabron » dans l’oreil...
      Voila je pense ne pas avoir dit trop de betises...Bien à vous.T.

  • Anonyme

    Si vous avez des SICAV, FCP d’organismes bancaires, vérifier la composition de ces placements, vous trouverez beaucoup de compartiments sur l’immobilier et aussi sur les banques étrangères (américaines)....

    A votre place, je n’écouterai que la sagesse et je me débarasserai de ces lignes pour vite revenir à des placements « père de famille » jusqu’aux beaux jours......vite.....
    votre banquier va vous dire le contraire et la-dessus vous pouvez me croire...VITE

  • Anonyme

    tant mieux ça serait bien que les riches deviennent pauvres et qu’ils bouffent de la vache enragée tout le monde serait sur un pied d’égalité pour une fois

    • Anonyme

      Ne souhaiter à personne de bouffer de la vache enragée.
      Souhaiter plutôt que les ventres creux bouffent du gras, du bidon, des bourrelets, du ventripotent et du fort en bourse.

      Vive le cannibalisme - euh ! vive le capitalisme !

  • Anonyme

    C’est con les pauvres avec leurs rêves de maisons de pauvres ! C’est con et, tous comptes faits, ce n’est pas si utile que ça... Enfin moins... Ils sont tellement nombreux... Que l’embarras du choix...

    Qui est ce qui les fabriquent les pauvres ce sont les riches qui les exploitent avec des salaires de merde et des emplois à récurer un chiot avec une brosse à dent au smic américain ? et oui c’est con

  • Mimix
    • Posté à 19h37 le 06/08/2007
    • Internaute 13670

    votre article oublie tout simplement un fait : en France aussi les menages se sont endettes comme des fous au cours des dernieres annees et les capacites de remboursement deviennent tres faibles. Le marche immmobilier lui meme est sature et les prix ont flambe. On n a pas besoin d une subprime a la francaise pour provoquer un effondrement du marche. Par ricochet, les banques creditrices degusteront, meme si les banques francaises sont peu impliquees dans le credit a tres haut risque. Ici aux USA, plus rien ne se vend et croyez bien que tout le monde n est pas un emprunteur a haut risque. Et puis franchement les etablissements de credit en France nous jurent qu ils sont peu impliques dans des credits a risques et que la legislation est plus contraignante qu aux USA : ouais ? on n est pas oblige de les croire surtout quand on est journaliste..

  • Anonyme

    et on va donner en exemple et modèle ce genre de pays...n est ce pas Mrle Président ?

  • Anonyme

    info parue en fevrier 2007

    On appelle ce secteur le « subprime ». Ces établissements ont été florissants ces dernières années.
    Aujourd’hui, avec un début de hausse des taux, certains de ces ménages commencent à ne plus pouvoir rembourser. Si ces premiers drames se généralisent, une véritable catastrophe sociale pourrait se produire. A noter que ce sont les minorités qui ont essentiellement bénéficié de ces prêts. Ces drames pourraient également conduire à une catastrophe financière : une trentaine de ces établissements aurait déjà mis la clé sous la porte. Et les rumeurs courant sur New Century - le numéro 3 - sont telles qu’il a perdu 70% de sa valeur en bourse en quelques jours. Or ces établissements et
    leurs prêts sont valorisés quelque part dans des produits financiers …

    Lien

    on coupe les têtes chez IKB
    Pour l’analyste Phillipp HäBler, « la confiance des investisseurs est brisée. » La banque a aussitôt coupé des têtes, l’actuel patron, Stefan Ortseifen, sera remplacé par Günther Bräunig.

    Lien

    CONTAGION DU MARCHE EUROPEEN
    Une petite banque allemande ( IKB Deutsche Industriebank) est bien à la première victime européenne des jeux dans les valeurs émises par les affaires d’hypothèque de subprime aux Etats-Unis.
    Les nouvelles ont soulevé la possibilité qu’une contagion peut atteindre les marchés européens.

    Lien

    signé : oukaze

  • Anonyme

    Bonjour

    si vous voulez des analyses pertinentes sur l’immobilier, des analyses non payées par les annonceurs des grands médias rendez-vous sur le forum Lien

    ceci n’est pas de la pub

    • Anonyme

      Bonsoir,

      Je suis à la recherche d’un bon placement financier (je rêve de me constituer une rente). Mon conseiller m’indique un placement immobilier. Mais où acheter, quoi, combien ? Vaut-il mieux acheter à Paris ou en Province, et alors dans quelle ville ? Dans quel quartier ? Et d’ailleurs à la ville ou à la campagne ?

      Merci pour vos pistes.

      • Anonyme

        Attends encore un peu, si ça explose et que tu as de l’argent tu pourras acheter pas ! ! ! !

      • NANANAX
        • Posté à 23h57 le 06/08/2007
        • Internaute 8741

        Pas cher ?

  • Anonyme

    « les Européens ont appris l’existence d’un segment du marché financier américain qui, jusque là, n’était connu que des spécialistes »

    incroyable. Des banques européennes investissent des milliards dans des affaires dont ils ne connaissent même pas tous les termes.

    Le capital Etas-uniens les plument et ils restent en admiration béate devant ces escrocs.

  • Anonyme

    Lien

    Les prix de l’immobilier dans l’ancien ont baissé de 1,5% au mois de juillet, selon l’indice mensuel publié lundi par la Fédération française de l’immobilier (Fnaim).

  • Jonathan Balsamo
    Jonathan Balsamo
    Bloggeur http://jojo13.over- (...)
    • Posté à 16h40 le 07/08/2007
    • Internaute 1561
      Bloggeur http://jojo13.over- (...)

    Le capitalisme incite à s’endetter en empruntant de l’argent facilement . Cet crise incitera à ne plus emprunter de l’argent pour investir au USA par exemple .

    Remarquez bien qu’il y a un nouveau bloc communiste dans le monde : La Russie et la Chine . Ils protègent leurs sociétés des étrangers ce qui nous incitera à faire de même .

    Le XXIème siècle sera d’après ma théorie , COMMUNISTE .

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