Tribune 26/09/2008 à 12h18

Maladie mentale : « Arrêtez d'avoir peur de nous »

Dominique Laurent | Présidente de Advocacy66

Abrutir les personnes définies par la société comme « mal pensantes », « trop pensantes », « malades mentales » en pansant les blessures psychiques par une « violence autorisée » sous prétexte de protocole. Enfermer physiquement les « débiles », les excités, les énervés, les angoissés… Cela les soigne-t-il ?

Anesthésier la faculté de réfléchir, annihiler la réflexion trop active, empêcher l’expression des douleurs ? Enfermer les corps dans des camisoles chimiques ? Ligoter des pieds, des mains, des torses, pour éviter des mutilations du corps et des actes suicidaires ?

Eh bien NON, cela ne nous apporte pas de mieux être car la tête, pendant ce temps là, elle tempête !

Quand allez-vous enfin entendre notre souffrance ? Quand allez-vous enfin écouter notre besoin d’accompagnement, de liberté de vivre et de penser ? Quand allez-vous accepter nos dérives, pas toutes dangereuses ? Et que faites-vous de nos révoltes ? Blâmer n’a jamais aidé quiconque. Par manque de moyens (hum !) humains et financiers, vous nous enfermez dans des cellules d’isolement au lieu de nous parler pour nous apaiser. Brimer n’est pas éduquer.

Qu’espérez-vous ? Qu’exigez-vous ? Nous empêcher d’agir physiquement en nous cloitrant entre quatre murs ne résout rien ! Certes, nous capitulons, assommés de traitements neuroleptiques et de psychotropes puissants. Voilà, ça y est, vous avez réussi à nous calmer… Clap, clap, clap… Sincèrement, vous y croyez ? Etes-vous vraiment persuadés de nous avoir « soignés », d’avoir « pris soin » de nous ?

Nos esprits douloureux peuvent vous laisser croire un certain temps cette victoire, mais dès que nous franchissons de nouveau les portes, évidemment la tentation est grande de reprendre au centuple ce que vous nous avez volé. Au lieu de repartir rassasiés de toute colère, nous reprenons de plus belles nos dérives.

Arrêtez vos méthodes d’enfermement, de cloisonnement, d’épuisement : nous, nous ne sommes jamais fatigués de notre combat. Notre psychisme, complexe, a des ressources énormes et insoupçonnées. Alors sachez utiliser ce potentiel à bon escient au lieu de museler nos flots de paroles. Cela ne sert à rien d’essayer de nous faire taire, juste à vous donner une impression de calme. Comment interprétez-vous le tumulte dans nos corps malmenés ? Comment ressentez-vous l’humiliation d’êtres humains ainsi maltraités ?

Oui, dans les hôpitaux psychiatriques, il y a trop de mépris pour les humains que nous sommes. Traîner en pyjama, dormir sur les tables et quémander des cigarettes toute la journée, est-ce le moyen de nous emmener vers un mieux-être ?

Et si on échangeait nos places pour quelques heures ? Lorsque vous en serez à taper à une porte pour recevoir un peu d’humanité, je suis bien certaine qu’enfin, vous réfléchirez… Peut-être alors mettriez-vous en place des services capables d’ouvrir ces portes à chaque instant au lieu de reconstruire des hôpitaux pour nous enfermer dedans.

Cessez de vous protéger dans vos aquariums de verre, venez nous aider à dépasser nos angoisses et nos délires en nous prenant par la main avec amour et aidez-nous à franchir nos rivières embourbées ; trouvons ensemble des issues qui ne soient pas des impasses.

Arrêtez d’avoir peur de nous. C’est inutile, inefficace et douloureux. Quand vous rentrez chez vous, savez-vous où nous sommes ? Là où vous nous avez laissés, privés de liberté, privés d’air frais et privés de douceur… Ne pensez plus pour nous et ne nous infligez pas d’autres blessures. Les contentions laissent des traces indélébiles et personne n’oublie cette pénitence !

Pour que vos conditions de travail soient à la hauteur du métier que vous avez choisi, pour que nous cessions de nous plaindre et de nous « victimiser », pensons à l’avenir de nos vies.

Le site de l’association Advocacy66
Le site de l’association Logos66

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  • kawouede
    • Posté à 12h48 le 26/09/2008
    • Internaute 27995

    33/46 ans après Vol au-dessus d’un nid de coucou (le film / le livre) pas grand chose n’a changé. C’est pourtant notre société qui est malade (Edvige, la bourse, les tours de bureaux...)

  • ClaireChar
    • Posté à 12h56 le 26/09/2008
    • Internaute 16497

    Autant le sujet mérite un article, mais la Tribune au delà de sa forme laborieuse, a un fond inexistant

    je peux vous faire des tribunes du même genre sur « aimons nous les uns les autres » « arrêtons la guerre dans le monde » « des enfants meurent de faim tous les jours »

    Il n’ay a ni raisonnement ni démonstration ce sont des suites d’exclamation et de questions

    Autant la question mérite d’être posée mais elle méritait sans doute quand même autre chose qu’une tribune digne d’un essai d’adolescente de 3eme

    • Brividi
      Brividi répond à ClaireChar
      Scribouillarde mais pas que
      • Posté à 14h55 le 26/09/2008
      • Internaute 52610
        Scribouillarde mais pas que

      Mais je vous en prie, donnez-nous le plaisir de vous lire sur le sujet...

    • hood
      hood répond à ClaireChar
      Cordiste
      • Posté à 06h55 le 27/09/2008
      • Internaute 34382
        Cordiste

      Cela se voit bien que vous n’avez pas été touché par ce texte, peut être d’avez vous jamais cotoyé des personnes psychologiquement instable ?

      Personnelement, ce texte m’a boulversé.

      Car je n’ai jamais compris mon frere qui était etait atteint de troubles bipolaire et de paranoïa.

      Il n’a jamais supporté ses traitements.

      Je n’ai jamais sut comment réagir à tout cela.

      J’avais juste la conviction profonde que des drogues surpuissantes, administré par des apprentis sorcier qui ont juste une brève idée de ce qu’il font, combiné à l’enfermement ainsi qu’aurtre autres « malade », ce n’était pas bon pour lui.

      Mais allez vous battre contre tout un entourage qui croit en la psychiatrie ...

      La fin de l’histoire c’est que mon frere n’a pas voulu se laisser faire, et n’a pas voulu que ces « médecins(...) » testent un enieme médicament sur son cerveau.

      Selon lui, c’etait le dernier médicament à tester.
      Le plus fort.
      Celui dont il disait : « il n’y a pas de retour possible aprés ça » .
      N’ayant pas d’échapatoire (un peu comme un condamné a mort) il s’est enfuit de l’hopital saint anne à Paris,

      et s’est suicidé...

      Merci pour votre texte Dominique Laurent.

      Ps : ne’ serait ce pas le monde actuel qui rend les « fous » fou ? Car quand on observe le monde, il y a de quoi le devenir...

      Ps 2 : Je preferais largement mon frere « délirant » à un frere shooté, anesthesié, en un mot : lobotomisé !

      Ps 3 : Je ne vois pas en quoi ce texte est mal écrit. Il est vrai. Profond. Humain. Je prefere lire ce genre de texte à un journaliste pompeux qui utilise des mots compliqué que seul quelque personnes « cultivé » peuvent comprendre sans y réflechir à 2 fois...

      • Hemenate
        Hemenate répond à hood
        • Posté à 15h06 le 27/09/2008
        • Internaute 856

        « Il est vrai. Profond. Humain. Je prefere lire ce genre de texte à un journaliste pompeux qui utilise des mots compliqué que seul quelque personnes “ cultivé ” peuvent comprendre sans y réflechir à 2 fois… »

        La lobotomisation émotionnelle en quelque sorte ?

    • Stephann
      Stephann répond à ClaireChar
      Etudiant Lyon
      • Posté à 16h36 le 27/09/2008
      • Internaute 29331
        Etudiant Lyon

      Il est vraiment inutile et sans intérêt de juger (qui plus est méchamment) la forme du texte. c’est digne d’une collégienne ! !
      Ce qui importe c’est qu’il y a un vrai problème de la souffrance psychique en france.
      Cela se constate à plusieurs niveaux :
      - La « maladie mentale » est toujours au 21ème siècle tellement dérangeante que l’on continu à la cachée
      - Les prisons sont remplies de détenus en souffrance, principalement des personnes schizophrènes qui n’ont rien à faire en centre de détention.
      - quelques milliers de jeunes psychologues formés dans nos Universités sont au chômage ou nous « aident »
      Joyeusement à retrouver nos points sur nos permis de conduire alors que leur place devrait être près de ceux qui souffrent, en HP, en ville ou dans les entreprises.

      Et je ne vous parle pas des abus d’enfermement qui sont un vrai scandale dans notre société et dont vous pourrez comprendre l’ampleur en lisant le livre de Catherine Derivery et Philippe Bernardet, Enfermez-les tous ! Psychiatrie : le scandale des internements abusifs. Robert Laffont 2002

    • Emma T.
      Emma T. répond à ClaireChar
      Camille est sur SeXpress
      • Posté à 09h09 le 28/09/2008
      • Internaute 40366
        Camille est sur SeXpress

      @ClaireChar. Madame, peut-être vous n’avez pas lu correctement le texte de Dominique Laurent. Elle annonçait pourtant dès le titre la forme du texte : « Arrêtez d’avoir peur de NOUS ». Ce « nous » est une association d’usagers de la psychiatrie. Sans doute n’avez-vous pas pris soin de vous interroger sur les particularités de l’auteur de cette « lettre ouverte » ?

      Vous lisez ici dans une Tribune (qui n’est pas un espace forcément journalistique mais une page ouverte aux témoignages) une lettre, qui comme toute lettre a un auteur et un destinataire.

      Or, si l’auteur est ce NOUS bien identifié, le destinataire est un VOUS moins précis par nécessité : elle s’adresse justement aux institutions, aux ministères de tutelles, aux soignants, aux chercheurs, aux journalistes, aux familles, aux employeurs, à tous les lecteurs etc etc. Bref, à tous ceux du « dehors ». Personnellement vous ne vous en êtes pas sentie destinataire. Soit.

      Mais pourtant, c’est bien de ce dialogue impossible qu’il s’agit : à qui les patients peuvent-ils adresser leur témoignage de souffrance quand on sait le retour d’une psychiatrie dure dans les institutions publiques ?

      Par ses « exclamations et ses questions » comme vous dites, cette lettre pose très exactement le problème : elle n’a que des questions.

      Et pas de réponse. De moins en moins de réponses. De moins en moins d’humanité.

      Car l’humanité, c’est du temps donc des moyens. Les contentions physiques et chimiques dont parle Dominique Lambert ont été remises au goût du jour par le manque d’argent. Tout simplement. Par manque de personnel et de moyens. Parce que quand les soignants sont trop peu nombreux, « faire tenir le patient tranquille » devient LA priorité.

      Il y a urgence Madame Char, Dominique Laurent a raison, mille fois raison.

      Et personnellement, sa lettre m’a justement bouleversée.

      Emma T, désolée.

      La psychiatrie, c’est tout une histoire :
      2004 « L’asphyxie programmée de la psychiatrie publique » Lien
      2006 Lettre ouverte au ministre de la santé Lien
      2008 et par curiosité : Lien (Nous sommes en 2008, où en sommes nous ?)

  • Roderic
    Roderic
    Entrepreneur
    • Posté à 13h12 le 26/09/2008
    • Internaute 52832
      Entrepreneur

    Non, nous n’avons pas peur de vous, voyons ! ! ! ....
    rassurez vous , on vous aime bien quand même , car même si vous êtes de gauche , vous êtes quand même des êtres humains , bêtes mais pas les plus méchants...
    bref, le petit peuple de gauche du bobo mesquin et arrogant au tire au flanc lambda ignare fumeur de cannabis, sont turbulents mais assez faciles à contenir pareils à des roquets ...
    Pas besoin de schlague, il suffit de lever la voix, car on le sait bien ,dès que ça sent le roussi ça se met à trembler ......
    Sur ce..
    R.

    • marie 75
      marie 75 répond à Roderic
      • Posté à 13h33 le 26/09/2008
      • Internaute 3563

      discours ignoble !

      • BrunoC
        BrunoC répond à marie 75
        ( ° ) ( ° )
        • Posté à 14h21 le 26/09/2008
        • Internaute 49016
          ( ° ) ( ° )

        mais non mais non. c’est insignifiant, pas plus ignoble qu’un aboiement de roquet.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à marie 75
        journaleux - blogueur
        • Posté à 19h28 le 27/09/2008
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        tu as raison Marie75, on se croirait à la conférence de rédaction du vendredi 26…

    • Infovite
      Infovite répond à Roderic
      info-espress.over-blog.com
      • Posté à 13h49 le 26/09/2008
      • Internaute 8783
        info-espress.over-blog.com

      Le peuple de gauche est peut-être fou mais il n’est pas con au point de trembler devant la bêtise humaine !
      Lien

    • Numerosix
      Numerosix répond à Roderic
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 14h04 le 26/09/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Tiens un entrepreneur fou !

      • BrunoC
        BrunoC répond à Numerosix
        ( ° ) ( ° )
        • Posté à 14h17 le 26/09/2008
        • Internaute 49016
          ( ° ) ( ° )

        pléonasme

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à BrunoC
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 14h20 le 26/09/2008
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Oui , mais celui la s’imagine dans son délire que c’est des babas fumeurs de joint qui ont foutu la bourse de New-york par terre ..
          Il a l’ air encore plus atteint que les autres entrepreneurs , le pauvre homme ..

          • General Subverciòn
            General Subverciòn répond à Numerosix
            viva Makhnovchtchina
            • Posté à 19h43 le 26/09/2008
            • Internaute 47117
              viva Makhnovchtchina

            ceux-là préfèrent sniffer de la colombienne,à poil avec des putes et nous donner des leçons de morale après...à fusiller je dis...

            • Numerosix
              Numerosix répond à General Subverciòn
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 21h04 le 26/09/2008
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              Caramba ! C’est une obsession chez vous de faire fusiller tout le monde ,Général Alkazar !

              Doublez les doses !

        3 autres commentaires
    • guerzit-
      guerzit- répond à Roderic
      Incomprenant majeur
      • Posté à 14h10 le 26/09/2008
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Roderic est une grande gueule mais une chaine suffirait à calmer ses ardeurs urinaires...

    • Nébuleuse
      Nébuleuse répond à Roderic
      Ras les Antennes
      • Posté à 19h13 le 26/09/2008
      • Internaute 51034
        Ras les Antennes

      Décidément, Roderic, tu as du temps libre dans ton entreprise... Ton domaine d’activité, cela doit être les loisirs, non ?

      Et ton rapport avec les maladies mentales, quel est-il ?

    • RETRO
      RETRO répond à Roderic
      artiste guitariste/chanteur/ (...)
      • Posté à 10h54 le 27/09/2008
      • Internaute 50175
        artiste guitariste/chanteur/ (...)

      ROT DE RIC ? entre peur neuneu tu ne doit pas savoir ce qu’est de soufrir(hop je t’arrete de suite je te vois deriere ton ecran avec ta tronche de pit bull décatie,tais toi et reflechie)les personnes qui souffres ont le droit d’etre soutenus ,vous les autres ont vous demande juste un DROIT A L’ECOUTE ! alors ta façon pourris d’ecrire sur les fumeurs,etc........parle de ce que tu connait ou va te tripotter MERCI

  • observe
    observe
    étudiante
    • Posté à 13h44 le 26/09/2008
    • Internaute 53841
      étudiante

    je suis d’accord avec ClaireChar

    Si le sujet mérite vraiment d’être abordé, mais s’il vous plait épargnez nous les pleurs et les lamentations comme seule argumentation....

    Car là encore, beaucoup de critiques..mais quelles solutions sont proposées ?

    aucune...

    • Atchoom
      Atchoom répond à observe
      Dessinateur d'études
      • Posté à 14h25 le 26/09/2008
      • Internaute 49693
        Dessinateur d'études

      les solutions elles n’a pas arrêter de les dire, apprenez à lire bon sang ! ! ! !
      Il faut allez les écouter, être attentif à ce qu’ils ont à dire et prendre vraiment le temps de leur parler et pas en les prenant de haut mais en les traitant comme nos égaux, en les respectant en tant qu’être humain libre, ils ont autant le droit que nous de vivre et de s’exprimer.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 14h07 le 26/09/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    @observe

    mais quelles solutions sont proposées ?

    Lien

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 14h14 le 26/09/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Internet et l’informatique peuvent-ils représenter un défouloir thérapeuthique ? Supporrrrtant les « commentairrrres » - ou plutôt élucubrrrations - de cerrrrtaines perrrrsonnes, j’espèrrre au moins que se défouler ainsi leur prrrocurrre un mieux êtrrre.

    • General Subverciòn
      General Subverciòn répond à nemo3637
      viva Makhnovchtchina
      • Posté à 19h46 le 26/09/2008
      • Internaute 47117
        viva Makhnovchtchina

      si tu fais rrréférrrence à cerrrtains aigrrris notirrrement connus sur le site,ça m’etonnerrrai que ça leurrrr serrrve de défouloir,c’est pathologique et incurrrable d’être facho de drrroite.

  • Brividi
    Brividi
    Scribouillarde mais pas que
    • Posté à 14h34 le 26/09/2008
    • Internaute 52610
      Scribouillarde mais pas que

    Pour répondre à quelques commentateurs de cette tribune : C’est vrai que laforme est un peu laborieuse, mais quoi, il faut écrire comme proust pour avoir le droit d’être entendu ? ? ? Ici, ce n’est visiblement pas une « professionnelle » de la psychiatrie qui s’exprime et si elle pose autant de questions c’est peut-être justement parce qu’il n’y a quasiment pas de réponses !
    C’est tout de même édifiant de lire certains des commentaires ci-dessus, avec un sens de l’altruisme extrêmement réduit. : -(

    • Numerosix
      Numerosix répond à Brividi
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 14h46 le 26/09/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Pas mieux, Brividi .
      Y a des sacrés schyzos incapables de la moindre empathie , chez certains commentateurs ..

      • Brividi
        Brividi répond à Numerosix
        Scribouillarde mais pas que
        • Posté à 14h54 le 26/09/2008
        • Internaute 52610
          Scribouillarde mais pas que

        Heu, le terme « schizos » ne mérite vraiment pas d’être associé à certaines personnes dont les écrits sont juste méchants, gratuitement. Ceci étant écrit, leurs commentaires sont assez révélateurs de l’attitude sociale générale envers ce que l’on nomme la « folie ». Quant à celles et ceux qui réclament des tribunes mieux écrites, mmmmm, c’est dire s’ils ne sont attentifs qu’à la forme sans chercher à fouiller, à analyser ce qui se lit au travers des lignes.

        Juste autre chose : OUI, l’écriture a un pouvoir thérapeuthique, pour cette dame autant pour nous tous bordel !

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Brividi
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 15h05 le 26/09/2008
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          l’écriture a un pouvoir thérapeuthique, pour cette dame autant pour nous tous bordel !

          Farpaitement ! Machin a raison !

        1 autres commentaires
  • marie 75
    • Posté à 14h49 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    ok avec vous 2...
    est-ce si facile de dire la souffrance ?
    J’ai été également choquée par certaines réponses.

    • Emma T.
      Emma T. répond à marie 75
      Camille est sur SeXpress
      • Posté à 09h28 le 28/09/2008
      • Internaute 40366
        Camille est sur SeXpress

      Bonjour Marie75, vous avez raison mais comment faire la part entre ceux qui ne lisent pas le texte d’origine et ceux qui ne le comprennent pas ? Sans compter quelques indécrottables provocateurs teigneux qui ne présentent aucun intérêt, même pas celui qu’on parle d’eux. (Très probablement mythomanes qui plus est...)

      ps : j’ai répondu plus haut à madame Char au sujet de son bien méchant post mais je crois que certains certaines sont simplement beaucoup trop flemmards pour lire quelques livres ou articles sur le sujet. Il leur faut du tout chaud tout rôti dans le bec. Hélas.

  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 16h17 le 26/09/2008
    • Internaute 53099
      si, si

    Euh... j’ai un petit problème avec le vote. J’arrive, l’article est noté top avec 9 votes, j’ajoute un top, le système enregistre mon vote (le dixième) et décale la moyenne à « pertinent ». Qu’est-ce qui lui prend ? Est-ce le sujet qui le trouble ?

    Cela dit, très bien. Il était temps de l’aborder.

    Les maltraitances dans les hôpitaux psy sont en effet quotidiennes et multiformes.

    Nombre d’infirmiers et infirmières psy ont le profil psychologique de matons, la fragilité en plus.

    Afin de limiter les dégâts, les psychiatres chefs de services, qui connaissent bien leur personnel, évitent toujours très soigneusement de regrouper les infirmiers et infirmières psy les plus sadiques dans un même service et les répartissent le plus harmonieusement possible entre les différents services de leur établissement.

    Disons encore que nombre de personnes internées ne sont pas le moins du monde malades mentales.

    • comptesuprimé30
      comptesuprimé30 répond à jexiste
      hestia
      • Posté à 11h41 le 27/09/2008
      • Internaute 54180
        hestia

      j’existe si si, votre réponse est un peu manichéenne.

      Les lits ont fermés en psychiatrie ce qui entraine des suivis ambulatoires pas faciles à gérer.

      La souffrance de la maladie mentale (cf DMS4) nous renvoie à nos peurs : à savoir « etre autre », ne plus pouvoir maitriser sa vie, etre prisonnier de souffrances psychiques, etre coupé de la vie.

      Je ne pense pas que le personnel hospitalier soit sadique : il essaye de faire son travail en se protégeant de la souffrance immense des patients(effet du papier buvard).

      La souffrance psychique n’est surement pas aussi bien pris en charge que la souffrance physique.Cependant, la psychiatrie est récente, n’est pas une science exacte, les traitements sont longs à mettre en place.

      La psychiatrie en 50 ans a fait d’énormes progrés.

      Ce qui ne progresse pas ce sont nos mentalités.
      Nous sommes dans une société qui nous demande d’etre en bonne santé, performant.

      Ne rejetez pas la faute de ce manque d’évolution sur des professionnels.

      • jexiste
        jexiste répond à comptesuprimé30
        si, si
        • Posté à 13h35 le 27/09/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        Oui, le nombre de lits a diminué, mais dans le même temps, le progrès des médications a permis de réduire la durée moyenne du séjour en psychiatrie de façon bien plus drastique. Au final, le nombre des personnes psychiatrisées a explosé et continue d’augmenter.

        Pourtant, les progrès de la médecine sont tels qu’aujourd’hui on ne traite plus en psychiatrie de très nombreuses personnes qui autrefois l’étaient systématiquement, et y laissaient définitivement leur santé.

        Un exemple : l’ulcère d’estomac a longtemps été considéré comme une maladie psychosomatique et « traité » en psychiatrie. Aujourd’hui, on sait qu’il est provoqué par une bactérie, hélicobacter pylori, que l’on éradique assez facilement avec un simple traitement antibiotique.

        Affolés par un rétrécissement constant du champ de leurs compétences dû aux progrès de la médecine, craignant qu’à terme leur spécialité ne disparaisse, les psychiatres réagissent en inventant sans cesse de nouvelles maladies mentales, pour la plupart liées à des phénomènes sociaux, et totalement factices. Ils savent aussi comment fabriquer des malades mentaux en usant des propriétés des psychotropes qu’ils utilisent au quotidien.

        Quelques témoignages à lire sur ce sujet :

        Lien

        Lien

         
        • comptesuprimé30
          comptesuprimé30 répond à jexiste
          hestia
          • Posté à 18h50 le 27/09/2008
          • Internaute 54180
            hestia

          je ne comprends pas comment un psychiatre peut fabriquer de la maladie mentale avec un psychotrope ? pouvez vous m’expliquer.

          • jexiste
            jexiste répond à comptesuprimé30
            si, si
            • Posté à 21h04 le 27/09/2008
            • Internaute 53099
              si, si

            En fait, c’est assez facile.

            Il suffit, par exemple, de donner à quelqu’un qui n’en a pas forcément grand besoin un antidépresseur de la famille des sérotoninergiques, de pousser un peu la dose ou la durée du traitement, voire de lui donner simultanément deux sérotoninergiques (ce qui est formellement contre-indiqué), pour obtenir qu’à plus ou moins brève échéance il soit victime de ce qui s’appelle le syndrome sérotoninergique. Alors, au lieu de lui expliquer quel est son mal et d’où il provient, on le fait interner et on le traite par neuroleptique (et au passage, on lui colle une étiquette de schizophrène). A nouveau, on pousse suffisamment la dose et la durée du traitement pour obtenir son effet usuel sur des personnes qui n’en ont pas besoin, à savoir, une véritable dépression nerveuse (les neuroleptiques sont les dépresseurs du SNC les plus puissants), puis on repasse à l’antidépresseur ou à l’association d’antipresseurs sérotoninergiques, et ainsi de suite...

            Mais on peut commencer par un anxiolytique, lequel pourra aussi, dans certaines conditions, provoquer le pétage de plombs qui nécessitera une hospitalisation en psy. Le cycle est ensuite le même.

            Autre voie d’entrée possible : l’internement abusif sous n’importe quel prétexte. La dépression (vraie) survient d’autant plus vite que le « patient » n’est atteint d’aucun trouble psychiatrique et ne nécessite donc aucun traitement neuroleptique. Celle-ci est ensuite traitée par antidépresseur, etc...

            • comptesuprimé30
              comptesuprimé30 répond à jexiste
              hestia
              • Posté à 21h16 le 27/09/2008
              • Internaute 54180
                hestia

              vous me fichez la trouille.

              Comment un médecin psychiatre peut il se lever le matin en pensant à détruire un humain ?
              Lundi je telephonerai à un ami psy pour qu’il m’explique mieux ce que vous me décrivez et qui est effrayant.

              • FabiendeMénilmontant
                FabiendeMénilmontant répond à comptesuprimé30
                journaleux - blogueur
                • Posté à 21h49 le 27/09/2008
                • Internaute 14145
                  journaleux - blogueur

                @ cronos,

                il y a des psys qui auraient besoin de confrères…

                appelez un psy si vous voulez, mais pas les urgences : Pelloux a été muté depuis lundi dernier, pour harcèlement… (Cf le Canard de mercredi, confirmé ce samedi par l’intéressé…)

                • jexiste
                  jexiste répond à FabiendeMénilmontant
                  si, si
                  • Posté à 22h52 le 27/09/2008
                  • Internaute 53099
                    si, si

                  @ cronos

                  Revenez nous donner le résultat des courses.

                  A bientôt.

                • comptesuprimé30
                  • Posté à 09h22 le 28/09/2008
                  • Internaute 54180
                    hestia

                  j’ai travaillé aux urgences d’un grand hopital et je ne vois pas ce que Peloux vient faire dans ce débat : il n’était pas psychiatre.
                  Quant au psychiatre des urgences où je travaillais (MR CREMINTER) je ne l’ai jamais vu s’amuser à faire des essais chimiques pour anéantir un humain.

                  • jexiste
                    jexiste répond à comptesuprimé30
                    si, si
                    • Posté à 12h20 le 28/09/2008
                    • Internaute 53099
                      si, si

                    1. Etant victime de harcèlement, le Dr Peloux risque de repasser par les urgences, mais plus en tant que médecin.

                    2. Les essais chimiques ne se font pas dans les services d’urgence. Le seul problème des urgentistes est d’amener en psychiatrie des personnes qui n’en ont pas forcément envie. Leurs méthodes sont assez brutales.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à jexiste
      journaleux - blogueur
      • Posté à 19h31 le 27/09/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      pour ma part, je lis 8 votes, et n’arrive pas à faire bouger, ni en bien, ni en mal.

      • jexiste
        jexiste répond à FabiendeMénilmontant
        si, si
        • Posté à 21h05 le 27/09/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        Je viens de voter. Là, ça marche. Du moins pour moi...

      • jexiste
        jexiste répond à FabiendeMénilmontant
        si, si
        • Posté à 22h55 le 27/09/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        Mon compteur sur ce post aurait donc été bloqué à 8 ? Ben ça, alors...

        C’est drôle, l’auteur du second article du Post que je cite plus haut explique lui-même dans un de ses autres articles sur le Post qu’on lui bloque ses compteurs sur ce média parce qu’il dérange.

  • observe
    observe
    étudiante
    • Posté à 17h49 le 26/09/2008
    • Internaute 53841
      étudiante

    les solutions : « allez les écouter, être attentif à ce qu’ils ont à dire et prendre vraiment le temps de leur parler et pas en les prenant de haut mais en les traitant comme nos égaux, en les respectant en tant qu’être humain libre, ils ont autant le droit que nous de vivre et de s’exprimer. »

    Il n’a jamais été question de nier l’humanité, ni de traiter de haut..
    Mais je ne crois pas que nier l’existence d’une maladie mentale face avancer les choses.

    Les personnes qui s’occupent des patients sont aussi des êtres humains, avec leur fatigue et leur misère. Faire preuve d’altruisme, oui, c’est bien, mais ce n’est pas toujours possible. Par manque de temps, par manque de moyens..

    Lorsqu’une infirmière est seule dans un service, après 8h00 de garde, il est plus facile (et je l’accorde, c’est céder à la facilité ) d’injecter des calmants que de discuter.

    Tout ce que je dis est très caricatural, je l’accorde, mais ce qu’il faudrait, c’est une vraie reflexion en profondeur, sur les structures d’accueil de ces malades, trop peu nombreuses, trop peu spécialisées, sur le manque de personnel, et sur le manque de qualification parfois de ce personnel pour la prise en charge de ces malades, sur la mise en place de solutions alternatives...

    Car à mon avis, c’est dans ce sens que se trouvent les solutions, en énonçant des éléments pratiques plutôt qu’en énumérant une série de principes et de droits de l’homme sans envisager à aucun moment une façon concrète de les faire respecter.

    • Brividi
      Brividi répond à observe
      Scribouillarde mais pas que
      • Posté à 18h03 le 26/09/2008
      • Internaute 52610
        Scribouillarde mais pas que

      Faut alors changer de métier. Ces professions là demandent il est vrai une énergie phénoménale, mais si on présume de ses forces, franchement, vaut mieux faire autre chose... Rentrer au gouvernement par exemple : -} (Je sais, c’est facile, c’est ma thérapie à moi ! !).

    • vol19
      vol19 répond à observe
      • Posté à 23h27 le 26/09/2008
      • Internaute 13492

      @ observe

      Juste en passant :

      « Il n’a jamais été question de nier l’humanité, ni de traiter de haut..
      Mais je ne crois pas que nier l’existence d’une maladie mentale face avancer les choses. »

      Hum... « face avancer les choses » ou plutôt : fasse avancer les choses ... ?

      Pour qui a lu Freud... « face » plutôt que
      « fasse », celà vous évoque... ? Hum...

      Qui sait... être face à, ou sauver la face par rapport au subjonctif du « faire »... pour vous, celà évoque... ?

    • Atchoom
      Atchoom répond à observe
      Dessinateur d'études
      • Posté à 11h41 le 27/09/2008
      • Internaute 49693
        Dessinateur d'études

      D’accord avec brividi, il y a des personnes qui ne sont vraiment pas faites pour ça et qui s’amuse et profite de leur autorité ! ! ! ce ne sont pas toutes les infirmières je ne veux pas faire de généralité, mais certaine ont baissé les bras et ça il ne faut pas ! !

  • paparfey
    • Posté à 18h02 le 26/09/2008
    • Internaute 36024

    sujet difficile

    encore faut-il savoir si on parle bien de maladie, ou
    de trouble culturel, trouble social ... quel est celui qui induit l’autre ?

    En cas de non internement (temporaire), qui serait responsable de non assistance à personne en danger( mutilation, suicide, moribondage ...) ? ou responsable du trouble de l’ordre « publique » (autres cas ..)

    Dans un monde aussi individualiste, comment voulez-vous faire comprendre que parfois le « bien-être » nécessite l’autre et non un outil (psychactifs divers).

    La médication purement chimique est une canalisation plutôt atroce, associée à l’internement, il en résulte ce témoignage ....

    La solution : redonner du sens à la Vie ( au lieu de jouer aux bulles spéculatives et aux démonstrations de force entre « Population “ ). Penser collectivement, plutôt que de toujours tirer la couverture vers sa sphère perso. Patience la nature reprendra ses droits.

    Pour en revenir à la psychiatrie ... il y a des leviers que seul ‘l’amour’ connait.

    Voilà pour ma petite participation.

    • Brividi
      Brividi répond à paparfey
      Scribouillarde mais pas que
      • Posté à 18h04 le 26/09/2008
      • Internaute 52610
        Scribouillarde mais pas que

      « Donner du sens à la vie »... la vie n’a pas de sens, la vie EST le sens.

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