Vos questions 24/09/2008 à 17h38

Souffrance au travail : appel aux questions à Marie Pezé

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Un boucher au travail (Christina Hu/Reuters).

Un livre dont on ne sort pas indemne. Vendredi matin, Rue89 va interviewer, avec vos questions, Marie Pezé, psychologue dans la première consultation « Souffrance et travail » en France. Elle vient de publier « Ils ne mouraient pas mais tous étaient frappés ».


Un documentaire du même nom, sorti en salle en 2006, avait permis au public de jeter un œil dans cette consultation si particulière, où se lisent les maux de notre société. Là, accompagnés d’une professionnelle dotée d’une écriture précise, à la fois ultra sensible et médicale, on entre dans le psychisme d’Agathe, aide-soignante paranoïaque ; de Serge, qui cherche dans son travail à se « sentir vivant » ; de Solange, secrétaire martyrisée par un chef qui lui fait coller les timbres à 4 mm du bord ; de Fatima, femme de ménage illettrée devenue poète…

Au-delà de ces destins personnels, ce livre révèle à quel point « le travail nous confronte à nous-mêmes », « pour le meilleur, dans l’espoir d’élargir et d’enrichir notre savoir, nos compétences, notre contact au monde », mais « pour le pire quand le travail est vide de sens, quand il contraint nos corps, quand il verrouille notre fonctionnement mental ».

Voici brièvement les idées fortes du livre, qui vous permettront de lui poser des questions :

  • Le travail définit l’identité : « Travailler n’est pas seulement produire, mais se travailler soi-même. Le sujet qui affronte authentiquement le travail accepte de se faire habiter tout entier par lui. Chacun des patients présentés dans ce livre investissait son travail, avec énergie et endurance, dans une forte résonance symbolique. (…) La mise en échec au regard des exigences que nous avons de nous-même fait chavirer l’estime de soi. Alors, on s’accuse d’impuissance, on est habité par des sentiments de honte et d’indignité. L’idée du suicide comme seule délivrance peut ainsi se profiler ».

    Et pourtant, travailler engage bien plus que notre intellect. Pour l’ouvrier qui « danse » sur son échafaudage comme pour le chirurgien admirant le moiré du tendon qu’il suture, pour la caissière qui vous reconnaît et donc vous sourit vraiment, pour la psychanalyste qui perçoit l’angoisse de son patient avec tout son corps, travailler implique de convoquer corps organique et corps érotique. »

  • L’impossibilité de démissionner aggrave les cas : les salariés en souffrance sont dans l’impasse. Ils ne peuvent démissionner, sous peine de perdre tous leurs droits sociaux. Ainsi, il faut tenir coûte que coûte ; parce que le salaire tombe à la fin du mois. Seul l’arrêt maladie est capable d’alerter les médecins et l’entreprise elle-même sur le fait que quelque chose ne va pas. D’arrêt maladie en incapacité de travail, les plus en peine finissent pas être pris en charge par la Sécurité sociale, alors qu’une possibilité de s’octroyer une pause avant de craquer aurait pu éviter la chute.
  • La peur comme mode de management : une « idéologie manageriale » s’est propagée dans le monde de l’entreprise, note Marie Pezé. A force d’objectifs chiffrés, pas toujours compréhensibles par les salariés, d’injonctions paradoxales venant d’une hiérarchie autoritaire, les plus faibles plongent dans le stress, la dépression, et finissent par craquer.
  • La mise en cause de l’organisation du travail  : l’auteur cite l’exemple d’un boucher, dont le métier s’appuie sur des compétences dans la coupe, l’anatomie animale et le geste de travail. Or ce boucher employé dans une cuisine industrielle « a subi une modification de ses conditions de travail, une organisation rationalisée, taylorisée, chaque tâche est séquencée, morcelée (…)et le travail se résume à une simple manutention nécessitant aucune compétence particulière ».
  • La spécificité des femmes : beaucoup des patients de Marie Pezé sont des patientes, victimes de machisme, voire considérées comme des objets sexuels par leur hiérarchie. Pire encore est leur sort si elles sont divorcées avec des enfants à charge, noyées sous les contingences et la précarité.
  • Les ressources humaines sont en danger, crie Marie Pezé, en épilogue. « Certes les consultations Souffrance et Travail se sont multipliées (plus d’une quinzaine aujourd’hui). Mais sans financement, toujours grâce à des initiatives locales (…). A qui demander conseil ? Vers qui se tourner quand l’exécution du geste de travail devient difficile ? » La question reste largement sans réponse. Certes la justice entend maintenant le préjudice de harcèlement, et peut obliger les fautifs à réparer. « Mais quelle réparation possible pour un emploi perdu. Pour l’atteinte à la santé mentale et/ou physique ? pour la perte du sens du travail ? » et « quelle place pour la prévention ? » interroge l’auteur.

Ils ne mouraient pas mais tous étaient frappés par Marie Pezé - Editions Pearson - 17€.

Photo : un boucher au travail (Christina Hu/Reuters).

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  • marie 75
    • Posté à 18h31 le 24/09/2008
    • Internaute 3563

    Rue 89 ? ? ?
    Plutôt que de nous parler des amours et du Tam-tam Sarko... pourriez-vous faire de l’info ?

    Depuis hier matin, l’usine de Sandouville est en grève
    de CGT RENAULT

    Le personnel n’accepte pas le chantage et de nouvelles pertes financières dues au chômage organisé par la direction.

    Depuis hier, 11h20, les salariés de Sandouville sont très majoritairement en grève suite à l’annonce de 15 jours de chômage en octobre pour les salariés des secteurs de la Laguna et l’Espace. Aucune production n’est assurée. Pour novembre, la direction prévoit à nouveau 15 jours de chômage pour les salariés du secteur Laguna.

    Les salariés vont travailler une semaine sur deux jusqu’à la fin de l’année. A partir du 12 novembre, la cadence journalière du secteur Espace et Vel satis descendra à 6 minutes de temps de cycle au lieu de 3 minutes actuellement.

    Pour janvier 2009, la direction annonce également que l’ensemble du personnel de Sandouville travaillerait en horaire normal, avec encore du chômage tous les 15 jours pour le secteur Laguna, « tant que la direction de Sandouville n’auraient pas 1 000 volontaires pour quitter l’entreprise » comme annoncé au CE d’hier.

    A défaut d’obtenir « des départs volontaires », la direction de Renault entend pénaliser une nouvelle fois les salariés avec des pertes financières d’au moins 350 € par mois (un P1cs perd 35 € par jour) en organisant des jours de chômage.

    Rien ne justifie l’organisation de journée de chômage à Sandouville ou de journées non travaillées dans les autres sites de RENAULT.

    En créant un climat de sinistrose dans tous les établissements de Renault, la direction espère ainsi conduire les salariés à quitter l’entreprise faisant passer le message « qu’il vaut mieux partir maintenant plutôt que subir un éventuel licenciement demain »

    • Les salariés ne sont pas dupes, ils connaissent la situation de Renault qui au cours des 5 dernières années à cumulé 15 milliards d’€ de profits et qui disposent de plus de 6 milliards de trésorerie.

    • Les salariés savent que le problème réside dans l’unique objectif d’atteindre 6% de marge opérationnelle en 2009, avec le versement de 1 300 millions de dividendes promis aux actionnaires.

    Ce ne sont pas les salariés qui doivent payer la facture d’une stratégie qui tourne le dos à l’intérêt collectif des salariés et des populations. Le chômage ravage déjà les populations dans toutes les régions où Renault est présent. En voulant licencier 5 000 salariés en France, ce sont au moins 20 000 à 30 000 emplois qui risquent de renforcer la longue liste des sans emploi (sous-traitants équipementiers…). Ce dont RENAULT a besoin, c’est d’une autre stratégie industrielle et sociale. RENAULT n’a pas besoin de 6% de marge opérationnelle pour assurer la conception et la fabrication de véhicule répondant à la capacité du pouvoir d’achat des populations et aux enjeux écologiques.

    Ce ne sont pas les marges qu’il faut privilégier, mais les volumes.

    Concevoir et fabriquer là où l’on vend.

    La coordination CGT appelle les salariés de tous les sites de Renault à ne pas laisser la direction casser notre entreprise au profit de quelque uns et à porter l’exigence d’une autre stratégie industrielle et sociale.

    Le capital humain doit être au cœur de la stratégie industrielle et sociale de RENAULT

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à marie 75
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 18h41 le 24/09/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      J’ai peur que ma réponse ne ressemble beaucoup à celle que je vous ai faite hier.
      D’abord nous se sommes pas une agence de presse, nous n’avons pas vocation à couvrir toutes les actualités qui se présentent. Nous n’en avons ni l’envie ni les moyens. Ensuite, nous n’avons pas plus de correspondants à Sandouville qu’aux Ponts-de-Cé.
      Je comprends que cela puisse vous décevoir, mais si vous trouvez ici un ton différent (nous l’espérons en tous cas), c’est aussi parce que notre couverture de l’actualité est partielle.
      En ce qui concerne Renault, François Krug a consacré un passionnant article à l’histoire d’amour entre l’ancienne régie et les Français et nous ne nous interdisons pas de suivre cette grève plus tard.
      Comprenez-nous, si nous nous obligeons à faire de l’actu en temps réelle, à parler de tout, à avoir un avis sur tout, nous n’aurons plus d’avis sur rien et ce site ressemblera à tous les autres. Ce que ni vous ni nous ne souhaitons.

      • marie 75
        marie 75 répond à Arnaud Aubron
        • Posté à 18h59 le 24/09/2008
        • Internaute 3563

        réponse jésuite ...
        Mais bonne soirée ...
        « Le courage c’est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)

      • Jonas2
        Jonas2 répond à Arnaud Aubron
        Les mouches ne me trouveront (...)
        • Posté à 19h12 le 24/09/2008
        • Internaute 19359
          Les mouches ne me trouveront (...)

        D’accord, Arnaud. Mais Marie n’est pas hors sujet. Elle illustre le sujet de la souffrance au travail d’une manière imparable et pertinente.
        La terreur (entretenue) de la perte d’emploi fournit le plus gros des bataillons de ceux que le travail a cassés.

         
        • Arnaud Aubron
          Arnaud Aubron répond à Jonas2
          Les Inrocks (et ex-Rue89)
          • Posté à 19h28 le 24/09/2008
          • Internaute 77
            Les Inrocks (et ex-Rue89)

          Aucun problème avec ça. Je répondais juste à l’apostrophe : « Rue 89 ? ? ? Plutôt que de nous parler des amours et du Tam-tam Sarko… pourriez-vous faire de l’info ? » Pour le reste, je suis ravi que le sujet de la grève chez Renault soit abordé ici.

        • nemo3637
          nemo3637 répond à Jonas2
          Déchoukeur
          • Posté à 00h23 le 25/09/2008
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Je trouve même cette information très pertinente, prise à chaud dans l’actualité, exemplaire du stress et de ses conséquences sur les salariés.
          Qui nous avait parlé de cette grève ?
          Il fallait vraiment tourner les pages des journaux. Par contre les chaussettes du Pape, les bienfaits de la privatisation à la Poste et ailleurs, les états d’âme de Sarkozy ou de Bernard Tapie, alors là on en a plein les colonnes (ou plein le dos ?).

          • folamour
            folamour répond à nemo3637
            • Posté à 10h43 le 25/09/2008
            • Internaute 27480

            « Plein les colonnes ou plein le dos » ?
            -les 2 mon capitaine.
            Certes Rue89, vous ne pouvez parler de tout mais vos choix vous caractérisent. Perso, j’en ai aussi marre des inutilités qui polluent les colonnes. Bien à vous !

            • Dolores Messmaker
              Dolores Messmaker répond à folamour
              Situation à géométrie variable (...)
              • Posté à 13h15 le 25/09/2008
              • Internaute 42602
                Situation à géométrie variable (...)

              Rien ne vous empêche d’aller sur un autre site si les choix de celui-ci ne vous conviennent pas.

        • tooms4444
          tooms4444 répond à Jonas2
          p'tit con
          • Posté à 17h59 le 25/09/2008
          • Internaute 41634
            p'tit con

          Reste que Marie 75, même si elle est rarement hors sujet, fait beaucoup de « citations » ; il est donc légitime de se demander si la forme d’expression qu’elle a choisit (ces forums) est la bonne. Ne devrait-elle pas se contenter de fournir les liens ou d’ouvrir sa propre revue de presse ?

        5 autres commentaires
    • Ludik69
      Ludik69 répond à marie 75
      toxico de l'info
      • Posté à 09h45 le 25/09/2008
      • Internaute 48785
        toxico de l'info

      « Rue 89 ? ? ?
      Plutôt que de nous parler des amours et du Tam-tam Sarko… pourriez-vous faire de l’info ? “

      L’info c’est vous non ? Au lieu de nous faire chier a chaque fois en remettant en question rue89, pourquoi vous faite pas votre propre blog ?

      • folamour
        folamour répond à Ludik69
        • Posté à 10h52 le 25/09/2008
        • Internaute 27480

        NON, l’info, la vraie, c’est encore les journalistes qui sont censés la diffuser après l’avoir vérifiée.
        N’importe qui peut faire un blog et y raconter ce qu’il veut, mais ce n’est plus de l’information. Ce sont des brèves de comptoir... !
        Et sur un site de presse je préfèrerais y trouver de L’INFORMATION.

         
        • Ludik69
          Ludik69 répond à folamour
          toxico de l'info
          • Posté à 11h15 le 25/09/2008
          • Internaute 48785
            toxico de l'info

          « Et sur un site de presse je préfèrerais y trouver de L’INFORMATION. » c’est pas le cas ici ? ?
          Deja folamour je m’adresse a marie75, qui n’est pas journaliste, et remets en question l’utilité de certains sujets traité par rue89 en balaçant un article qu’elle estime plus « interessant ». Donc je suis entierement d’accord avec vous, mais vous êtes un peu hors sujet là ..
          PS : en plus l’article n’est pas d’elle, et aucune source est cité, c’est pas ce que j’appel du journalisme.

        • Arnaud Aubron
          Arnaud Aubron répond à folamour
          Les Inrocks (et ex-Rue89)
          • Posté à 13h58 le 25/09/2008
          • Internaute 77
            Les Inrocks (et ex-Rue89)

          « Et sur un site de presse je préfèrerais y trouver de L’INFORMATION. »

          Comme vous y allez, il y a deux ou trois infos quand même, non ?

        2 autres commentaires
  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 18h39 le 24/09/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    L’étymologie de travail est torture, le labeur qui voulait dire « oeuvre » est réservé à queques uns.
    Quand à « Rue 89 », ils doivent plus hiérarchisé les infos, je suis ok avec Marie ! ! !

    • Houvaton nouveau compte
      • Posté à 21h01 le 24/09/2008
      • Internaute 39856

      C’est pas Karl M qui disait :
      « la bonne société sera celle qui réduira le travail social (rien à voir avec les activités choisies) afin que puissent s’exprimer les facultés créatrices et ludiques des individus » ?
      Ben, ils en prennent pas le chemin tous ces salariés serviles et soumis et uniquement interessés par le fric.

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 09h04 le 25/09/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        Tu sais ce qu’ils te disent « ces salariés serviles et soumis et uniquement interessés par le fric. » ?

        Je peux pas l’écrire, je crains d’être hors charte.

        A part ça, toujours heureux en Suisse ?

         
        • Gudule
          • Posté à 18h09 le 25/09/2008
          • Internaute 9720

          Quant à lui il est interressé par la pouésie, le chant des oiseaux, son prochain mais absolument pas par le fric, les sous, le pognon.
          Il est au-dessus de tout ça.

        • Houvaton nouveau compte
          • Posté à 06h14 le 26/09/2008
          • Internaute 39856

          Déluge t’as pas à craindre d’être hors charte, tu fais partie des consuméristes et des formatés comme Rue89 les aime.
          Quant à mon commentaire, il faisait partie d’une série de trois posts dont les deux premiers ont été censurés par le très indépendant journal r89 ...

          Et toi, ton night club pour blaireaux il avance ?

          (faut quand même être taré pout imaginer que celui qui cite X est Xiste ou Xien)

          Vive la démocratie directe qui existe en Suisse et en Allemagne (depuis les années 1990 pour cette dernière), non à la démocratie française « représentative » pour blaireaux qui ont besoin de leaders.

        2 autres commentaires
      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Houvaton nouveau compte
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 12h39 le 25/09/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ...C’est pas Karl M qui disait :
        “ la bonne société sera celle qui réduira le travail social (rien à voir avec les activités choisies) afin que puissent s’exprimer les facultés créatrices et ludiques des individus ” ? ... »

        ► ouais, et il y a un adepte du Marxisme, membre du Parti Communiste Français, et formé dans nos université françaises qui est allé appliquer ces beaux principes en son pays, le Cambodge.. il s’appelle Pol Pot.

         
        • Teez-teez
          Teez-teez répond à Pierrrrre
          Back in the USSR
          • Posté à 15h12 le 25/09/2008
          • Internaute 41360
            Back in the USSR

          Pourquoi toujours jeter le bébé communiste avec l’eau du bain totalitaire ? S’il y a eu des acquis sociaux en Europe après 1945, c’est bien parce qu’il y avait la peur de la Révolution mondiale fomentée par le contre-modèle soviétique... Maintenant que l’idéologie capitaliste a vaincu, on a gagné quoi, nous, concrètement ?

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Teez-teez
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 16h09 le 25/09/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ...Maintenant que l’idéologie capitaliste a vaincu, on a gagné quoi, nous, concrètement ? ... »

            ► on a gagné de pouvoir surfer librement sur internet,
            on a gagné de pouvoir vivre dans une société prospère,
            on a gagné de pouvoir vivre dans une société démocratique où les libertés sont préservée,
            on a gagné de pouvoir se plaindre alors que nous sommes des nantis par rapport aux populations des pays à économie socialiste.

            • Gudule
              Gudule répond à Pierrrrre
              • Posté à 18h12 le 25/09/2008
              • Internaute 9720

              on a gagné de pouvoir surfer librement sur internet,
              wouahou, ça c’est chouette alors

              on a gagné de pouvoir vivre dans une société prospère
              vouiiii ? ? ?

              on a gagné de pouvoir vivre dans une société démocratique où les libertés sont préservée
              lire à ce sujet le tout petit encart de J-L Porquet dans le « canard » de cette semaine

              on a gagné de pouvoir se plaindre alors que nous sommes des nantis par rapport aux populations des pays à économie socialiste.
              mais oui bien sûr, voir plus haut.

        • TToon
          TToon répond à Pierrrrre
          les financiers à la lanterne
          • Posté à 16h54 le 25/09/2008
          • Internaute 53284
            les financiers à la lanterne

          Que cette réponse est conne.

          Tiens je fais faire également un sophisme.

          P5r est un ultra libéral. Les ultra libéraux ont causé des millions de morts en raison de leur cupidité. Donc P5r est un meurtrier. Par conséquent, (version US) il convient de le mettre à mort.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à TToon
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 17h18 le 25/09/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ....Les ultra libéraux ont causé des millions de morts en raison de leur cupidité..... »
            ► où ça ?
            Concernant ma réponse « conne » faisant référence à Pol Pot, sachez quand même qu’en ce moment, siègent au Parti Communiste ainsi qu’au Parti Socialiste des anciens partisans de Pol Pot qui à l’époque traitaient ces déportés cambodgiens vers les camps de la mort de « bourgeois cupides qu’on remettait au travail »

            • lyones
              lyones répond à Pierrrrre
              grand-mère en colère
              • Posté à 18h11 le 25/09/2008
              • Internaute 15046
                grand-mère en colère

              Avez vous lu K.M. ? Surement pas car vous auriez alors compris que les kmers rouges n’étaient qu’un détournement de la pensée du philosophe, tout comme le stalinisme, pensée détournée pour servir de grands paranoïaques qui comme chacun le sait ont un énorme pouvoir de séduction sur les masses populaires hélas ! !

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à lyones
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 22h16 le 25/09/2008
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                « ...Avez vous lu K.M.... »
                ► oui, une logique qui ne s’appuie pas sur la manière naturelle avec laquelle les gens fonctionnent entre eux.
                Il théorise sur l’organisation de la ruche, positionnant l’individu comme serviteur de cette organisation.

                On rencontre souvent des marxistes prétendant que Staline, Pol Pot, Castro ne seraient pas marxistes (discours nouveau qui n’existait pas avant la chute du mur de Berlin, discours rencontrés chez ceux qui justement applaudissaient et justifiaient les exactions des communistes).

                Ils sont meme allés jusqu’à faire de la propagande pro nazie quand Staline était allié d’Hitler, et alors que les allemands occupaient la France (faut lire des numéros de l’huma, pro allemande à l’époque).

                En fait, ce sont des gens dangereux, prets à retenter une nouvelle révolution d’octobre, comme ça, pour voir si ça pourrait mieux marcher cette fois ci.
                Ils n’osent plus se dire marxiste, ils se nomment « alter-mondialistes » ou « anti-libéraux »...au moins on sait contre quoi ils sont,
                mais quand à savoir pour quoi ils sont, c’est trés difficilie.

                Oui, ils sont pour tous ceux qui veulent faire sauter nos démocraties occidentales, leurs trouvent plein de bonnes raisons.. pour les islamistes, qu’ils soient palestiniens, pro iraniens, pro syriens, l’important étant qu’ils soient anti-occidentaux, anti américains.

                Et quand ils peuvent ouvrir les frontières de notre pays à toute la misère du monde, ils le font, espérant ainsi destabiliser un peu plus nos fragiles équilibres sociaux. Ils aiment s’afficher tels des gens de partage et de charité.. non, pas de charité, beurk la charité, à cause d’une connotation chrétienne sur laquelle ils aiment à cracher.

                Non, ils sont S O L I D A I R E S et citoyens... oui, il y a des mots comme ça qu’ils aiment bien.
                Et pour être solidaire, suffit de crier sur tous les toits sa compassion pour cette misère venue d’ailleur dont nous serions responsables...et de dire que ceux qui veulent s’en protéger sont des salauds égoïstes de droite.

                Ils aiment s’afficher tels les défenseurs des travailleurs, et prétendent les défendre en attisant les grèves, en réclamant des blocages empéchant la fluidité des entreprises.

                Ils aiment à considérer une embauche tel un travail à vie, et aiment à punir les entreprises qui débauchent en les taxant pour avoir embauché.

                Leur logique rejoint la lutte des classes, avec les bons d’un coté, les méchants de l’autre.

                Ils aiment à se dire athés, et pourtant ressemblent tant à ces bigots qui confondent religion et génuflexions,
                éprouvent le besoin de séparer les gens en anges et démons,
                et croient que la pluie, le froid le chomage ou l’inflation ne relèvent que d’un divin désir.

                • Fraise des Bois-
                  Fraise des Bois- répond à Pierrrrre
                  Buveur
                  • Posté à 17h55 le 26/09/2008
                  • Internaute 42390
                    Buveur

                  Bizarre, personne ne vous repond plus...

                  • Pierrrrre
                    Pierrrrre répond à Fraise des Bois-
                    → → → → → → → le marché autant (...)
                    • Posté à 18h02 le 26/09/2008
                    • Internaute 23078
                      → → → → → → → le marché autant (...)

                    « ...Bizarre, personne ne vous repond plus….. »
                    ► c’est qu’il y a souvent réponse à la réponse.
                    Mais je me contenterai d’une fraise sur mon gâteau.

            • TToon
              TToon répond à Pierrrrre
              les financiers à la lanterne
              • Posté à 09h53 le 26/09/2008
              • Internaute 53284
                les financiers à la lanterne

              Un seul fait me suffit : la spécialisation des productions agricoles au travers le monde contrecarrant l’autosuffisance alimentaire des populations.

              A partir du moment où l’on est capable de nourrir la planète entière et qu’on ne le fait pas, c’est un crime contre l’humanité.

              A partir du moment où 100 000 familles détiennent le tiers du PIB mondial alors que la mort dégaine sa grande faucheuse, la non distribution des ces richesses est assimilable à un crime contre l’humanité.

              A partir du moment où les minarchistes se battent, et obtiennent gain de cause, et le pouvoir qui va avec, contre l’état providence, seul exemple historique de paravent contre la cupidité et la vanité de l’homme, ce combat est assimilable à un crime contre l’humanité.

              Vous avez foi dans le libéralisme, comme j’ai foi dans le socialisme.

              Aucun de nous n’est capable ne prouver qu’il a raison.

              Toujours est-il que je ne crois pas qu’il est possible de laisser libres les hommes de vaquer aux affaires du monde, et encore moins d’organiser par eux mêmes la solidarité.

              Quand bien même la majorité des hommes seraient fondamentalement bons, il suffit d’une infime minorité de hyènes pour que les effets macroscopiques escomptés par le libéralisme s’en trouve annulés. La cupidité et la vanité de ces hyènes entraînent dans leur sillage mort et destruction.

              D’ailleurs, soit dit en passant, le libéralisme économique présuppose tout de même l’accès à des ressources illimités. Le scientisme du XIXe a vécu. Nous savons pertinemment qu’aujourd’hui tel n’est pas le cas. Si nous laissons faire les libéraux, rien ne changera et nous verrons arriver ces cohortes millionnaires de réfugiés du réchauffement climatique, les famines dévastatrices ayant par ailleurs déjà commencées (émeutes de la faim).

              La plus grande erreur est de croire que le libéralisme est une donnée nécessaire de la démocratie. Cela suppose avant tout que chacun édicte ses propres règles intérieures, seules génératrices de liberté, comme l’a si bien montré en son temps Rousseau. C’est bien beau tout çà mais on n’est pas au pays de Candy ou des bisounours.

              Vous noterez à cet égard que je ne suis pas non plus anarchiste pour ces mêmes raisons. Je ne crois pas en l’autogestion car elle comprend les germes mêmes de son échec : la confiance en tous.

              La donnée nécessaire de la démocratie est donc pour moi un état fort dont les missions régaliennes s’étendent jusqu’au domaine de la nourriture, du logement, de la santé et bien entendu de l’éducation.

              Le libéralisme ne peut avoir sa place que dans la vacuité de la production et de la consommation de produits futiles non nécessaires à la survie. Cela laisse encore pas mal de place
              à l’enrichissement (modéré) de certains, source pour ceux-ci d’un statut social qu’un psyché immature appelle de ces voeux.

              La crise que nous traversons aujourd’hui est encore la preuve que l’absence de règle est criminel. 700 milliards (certains planchent sur 1400 milliards nécessaires) pour sauver un système absurde alors que l’on nous répète à l’envie qu’il n’y a pas d’argent pour la solidarité la plus élémentaire (nourriture, logement, santé).

              La crise de 29 est la pour nous rappeler que la cupidité dans la démocratie est mère de tous les vices. Cette cupidité nous a mené à la 2nde guerre mondiale. J’ai redoute la 3e.

        • Fraise des Bois-
          Fraise des Bois- répond à Pierrrrre
          Buveur
          • Posté à 17h52 le 26/09/2008
          • Internaute 42390
            Buveur

          Pierrrre je vous adore ! Pas un pli et droit au but.
          Merci.

    • pablico
      pablico répond à karlM
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h32 le 25/09/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      le travail est devenu obligatoire dans notre société.
      Mais on peut le faire dans de bonnes conditions.
      le management y est pour beaucoup.
      il y a deux sortes de management,
      le management où l’on respecte le subordonné, on lui donne l’impression qu’il est encore un humain, avec des initiatives, du respect, de la considération. Qu’il fait partie d’une équipe .
      le management ou l’on considère que le subordonné est un esclave, une machine, et là le travail commence à être un supplice, une déshumanisation. On perd son autonomie, son intelligence, ses initiatives, on est avili etc etc... de façon que le manager se trouve de fait plus intelligent que les subordonnés..

      Il y a aucune loi qui ’manage’ le management, aucune loi.
      c’est la jungle.

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à karlM
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 13h38 le 25/09/2008
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Bonjour KarlM,

      « Rue89 devrait plus hiérarchiser ses infos. »

      Nous n’avons pas de principe de hiérarchisation comme dans un journal papier. Notre principe de classement des articles est simple : ce qui peut intéresser le grand public va en colonne centrale au fur et à mesure que les articles sont prêts.

      Sauf la manchette et l’article juste en dessous, qui restent plus longuement en une, les papiers sont chassés vers le bas par les plus récemment publiés.

      Quant aux tribunes ou articles trop spécialisés, ils sont publiés dans l’Info à trois voix avant de rejoindre leur blog.

      Donc oui, il est possible qu’un article d’actu qui passionne les foules se retrouve sous un article moins chaud qui ne fera que mille clics. Il est possible aussi qu’un article léger, comme celui sur l’échangisme, passionne les foules tout en nous attirant les commentaires amers des lecteurs les plus engagés qui auraient préféré le compte-rendu d’une manif.

      Mais notre position est qu’il en faut pour tous les goûts. Je constate d’ailleurs souvent que les papiers décalés ou drôles font 50 000 entrées pour 1300 pour les article sur la faim en Afrique. Et comme vous pouvez le constater, cela ne nous empêche pas de publier les papiers sur la faim en Afrique en colonne centrale. C’est un choix que nous assumons.

      Et selon quels critères, selon vous, pourrions nous « mieux hiérarchiser » ? L’actu ? On ne peut pas suivre avec une équipe de quinze. Le nombre de clics ? Ce serait démagogique. L’urgence sociale ? Chaque internaute aurait sa vision de l’urgence selon ses centres d’intérêt.

      Vos suggestions sont les bienvenues. Amicalement,
      msk

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à karlM
      journaleux - blogueur
      • Posté à 11h46 le 26/09/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      … et davantage de suivi ne nuirait pas…

  • Thierry Catrou
    • Posté à 19h49 le 24/09/2008
    • Internaute 16623

    Tableau apocalyptique du travail. Sueur et angoisse... Décidement ce livre n’est pas à mettre entre toute les mains. Un seul désir fuir cet enfer... Peut-être que l’on est pas encore pris dans les rets maléfiques qui nous conduisent à l’extermination dans une abomination de tortures terribles mais l’on sait déjà que l’on risque fort d’être les prochains sur la liste. La « sélection » est impitoyable et peu survivront. Ils ne nous restent plus qu’à tenter par tous les moyens d’y mettre fin... Révoltons nous « frères humains » !

  • vol19
    • Posté à 20h31 le 24/09/2008
    • Internaute 13492

    Voilà un sujet très important, qui a été trop longtemps placé sous la loi du silence, du déni, ou encore réduit à une victimisation d’un affreux « pervers narcissique ». Hors, c’est un système qui s’est mis en place. Problablement le résultat d’un mal collectif : -cette captation de la libido de chacun par le capitalisme- et qui sert une forme de pouvoir.

    Accepter d’en parler est la première étape, et que celle-ci fût longue, combien de médias et de journalistes ont censuré ce type de sujet, il y a seulement trois/quatre ans. Par contre, attention, à ce qu’en parler ne mène pas à la banalisation, la relativisation, puis l’oubli.
    Il s’agit bien là de meurtres, dans certains cas, à petit feu, en silence, poussant à l’autodestruction, devant la complaisance/passivité de spectateurs appeurés ou décérébrés (qui ne comprennant pas vraiment la violence et ce qui se passe tant parfois l’imaginaire sadomaso a envahi les esprits).

    Laisser cette perversité s’installer, et tout le monde en paiera demain les conséquences...

    • jexiste
      jexiste répond à vol19
      si, si
      • Posté à 12h42 le 25/09/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      Etes-vous retourné voir ce qui reste des nombreuses interventions d’Existe sur le sujet du harcèlement depuis le 6 septembre dernier ?

      Rien, absolument rien.

      Et tant qu’à faire, ce sont tous ses commentaires depuis son inscription, soit plusieurs centaines de commentaires quasiment tous informatifs sur divers sujets qui ont disparu d’un coup.

      Il n’y a plus nulle part aucune trace de ce riverain dans les colonnes de Rue89.

      Voyez vous-même :

      Lien

      • Marie-Sophie Keller
        Marie-Sophie Keller répond à jexiste
        Ex-Rue89 mais toujours fan
        • Posté à 13h52 le 25/09/2008
        • Internaute 26936
          Ex-Rue89 mais toujours fan

        Rassurez-vous, si son compte a été supprimé suite à une douloureuse suite d’événements sur lesquels nous ne souhaiterions pas revenir, Existe nous a fait savoir qu’il/elle avait ouvert un nouveau compte sur Rue89…

         
        • jexiste
          jexiste répond à Marie-Sophie Keller
          si, si
          • Posté à 14h36 le 25/09/2008
          • Internaute 53099
            si, si

          Douloureuse pour qui ?

          Que je sache, il ne s’agissait pas de la première suppression de compte de riverain.

          En revanche, la suppression de tous les commentaires associés est bien une première et constitue ni plus ni moins qu’une mesure de censure tout à fait exceptionnelle.

          Comment la justifiez-vous ?

          Outre que votre réponse m’intéresse, je pense que vous devriez faire un Making of sur la question des suppressions de compte.

          • Nébuleuse
            Nébuleuse répond à jexiste
            Ras les Antennes
            • Posté à 18h38 le 25/09/2008
            • Internaute 51034
              Ras les Antennes

            @ jexiste, tu sais ô combien, je te soutiens,mais ne dévie pas sur ce sujet-LA !

            Ce n’est peut être pas le sujet, nous avons là une personne qui connaît beaucoup sur la souffrance au travail.

            @ Marie Pezé :
            2 millions d’individus « frappés » je vous le rappelle, en plus en tâche d’huile en comptant les proches, mari, femme, enfants, parents...
            Merci de laisser de côté ces autres querelles pour approfondir ce sujet...

            Cette souffrance au travail quelle qu’en soit les causes, très multipes existe et perdure en raison pas de l’inexistence de lois, mais en fonction du non respect par les employeurs en plus suivis par les magistrats, et les avocats jusque ceux habilités auprès du Conseil d’Etat et de la Cour de Cassation...

            En plus, comment est facilitée l’expression de cette souffrance, dans l’omerta, dans la peur de perdre son emploi pour les témoins ?

            Des personnes meurent en entreprise, il paraîtrait que les employeurs aient droit de vie et de mort sur leurs sujets, tant qu’à ceux rendus définitivement invalides : qui s’en soucie ?

            Ce ne sont pas des faibles, ce sont des personnes que l’on a voulu briser, style lavage de crâne... pour empêcher de parler... Ceux qui se sont indignés face à des méthodes de management contestables...

            Les consultations de souffrance au travail ouvertes un peu partout en France dans les grands hôpitaux sont surchargées...

            Il faut dire et répéter qui sont ces victimes laissées dans l’ignorance ! Qu’il n’y ait plus de suicidé que l’on enterre avec sa lettre devenue aussi « morte » que lui,parce que tout le monde a décidé de se taire, alors qu’il lui livrait dans cette même lettre le nom de son « agresseur », son supérieur hiérarchique.

            Que font les Procureurs de la République dans ces cas-là ?

            Traiter comme est traitée la « souffrance au travail » aujourd’hui en France n’est pas mettre un pansement sur une jambe de bois ?

            Madame Pezé, nous avons fait un grand pas avec les mises en inaptitude pour arracher les victimes à leurs bourreaux ! ! ! Mais pourquoi est-ce toujours à ces victimes de payer le prix de cette souffrance, et pas à leurs bourreaux ?

            Dans les cas que vous étudiez, avez-vous des employeurs qui ont été lourdement condamnés ? Que du sursis pour les cas les plus graves, jamais d’emprisonnement... Et pourtant pour des délits moindres, beaucoup connaissent les charmes de la « préventive » !

            La victime : que demande-t-elle ? La reconnaissance de son statut de victime d’abord et avant tout, et ainsi que MF Hirigoyen le signalait dans son dernier livre, les procédures juridiques à trois tribunaux saisit vont au-delà de cette douleur déjà bien ardente ?

            Je précise que les syndicats aident peu dans ces cas-là : trop subjectif, disent-ils ? ? ? ?

            Il ne reste que des bénévoles qui en rattrapent quelques uns comme dans des filets à papillon et quelques médecins et inspecteurs du travail, mais nous sommes si peu par rapport à l’étendue des dégâts...

            Avez-vous des données statistiques de l’évolution ? Pour moi, c’est un hausse ; le pire, c’est quand d’autres salariés aussi donnent dedans...

            Cette souffrance-là, elle est indicible !

            • jexiste
              jexiste répond à Nébuleuse
              si, si
              • Posté à 19h26 le 25/09/2008
              • Internaute 53099
                si, si

              Mes questions ici concernent toutes directement le sujet du harcèlement. Il n’y a jamais eu d’autre « querelle » que celle-là.

              Existe était une contributrice régulière de la Rue depuis plusieurs mois. Jusqu’au 6 septembre dernier, aucun de ses commentaires n’avait jamais été dépublié, signe manifeste qu’elle respectait scrupuleusement la Charte des commentaires.

              Il aura suffi qu’elle se signale comme victime de harcèlement, évoque son cas personnel en termes vagues, et toujours dans le respect de la Charte, pour qu’un riverain informé par X ( ?) vienne l’agresser avec des renseignements du ressort de sa vie privée qui n’ont jamais circulé dans aucun lieu public.

              Le journaliste alors aux commandes, au lieu de dépublier ces commentaires hors charte, a systématiquement dépublié les réponses d’Existe qui ne l’étaient pas, et finalement supprimé son compte et tous les commentaires associés, réalisant ainsi ce qui s’analyse comme un assassinat symbolique (un de plus !) à l’encontre d’une victime déjà polytraumatisée.

              • Nébuleuse
                Nébuleuse répond à jexiste
                Ras les Antennes
                • Posté à 21h08 le 25/09/2008
                • Internaute 51034
                  Ras les Antennes

                Je sais, jexiste, mais j’aimerais que l’on puisse aussi à l’occasion de ce sujet exorciser ce que l’on tait à l’heure actuelle...

                Je me suis permise de le dire que cela tombait mal qu’à l’occasion d’un sujet sur le harcèlement, on touche à une victime et on l’exclut.... Les victimes de harcèlement moral ont été torturées, ce genre de crime sans trace apparente... comme si l’on vous arrachait chaque cm de peau, l’un après l’autre... du travail d’artiste !

            • Gouthe dô
              Gouthe dô répond à Nébuleuse
              para legal Défense
              • Posté à 08h57 le 26/09/2008
              • Internaute 36189
                para legal Défense

              merci pour ce coup de gueule car c’est exactement cela
              je suis en souffrance depuis 2 ans, la seule solution que j’ai pour survivre est de quitter mon entreprise
              mes hiérarchiques sont impliqués couverts par la DRH que ca dérange car trop de cas comme le mien et trop de suicides ! ! dont certains médiatisés
              les arrêts maladie je ne peux plus car le médecin conseil tout en reconnaissant que je suis en danger ne veut plus payer mes arrêts et a exigé que je me fasse licenciée pour inaptitude au poste ! ! ! un avocat m’a conseillé de même ! ! ! un autre avocat m’a demandé de recueillir des témoignages, mais mes collégues ont peur, mon médecin traitant m’a engueulé en me disant que pour elle un tel témoignage était risqué et qu’elle pourrait être radiée de l’ordre
              le silence et le camouflage prévalent
              l’employeur est trop puissant et a trop de réseau
              le rapport remis à Xavier Bertrand pour faire progresser en l’état est trop succinct et ne va pas assez loin
              les syndicats font ceux qu’ils peuvent mais leurs pouvoirs sont limités
              le médecin du travail m’a lâché sous la pression de l’employeur qui est le même que le mien ! ! !
              dans ce systéme comment voulez vous qu’un salarié en détresse s’en sorte, et ne se suicide pas
              j’ai eu la chance de trouver une personne qui m’accorde l’écoute dont j’ai besoin et qui m’aide à y voir clair dans ce qui se passe car vous devenez une loque humaine
              et tout le monde est responsable mais vos chers collégues qui se taisent
              et en effet en conclusion et bien c’est le salarié qui est pénalisé car quand il ne meurt pas, il quitte l’entreprise avec toutes ses conséquences
              et l’entreprisebet bien elle continue car 1 de perdu 10 de retrouvés en toute impunité
              la seule choses qui les font trembler c’est la presse
              mais quand la presse parle d’un suicide ou autre, ce n’est pas suivi et cela s’essoufle
              c’est désolant et décourageant
              merci à Rue 89 de faire réguliérement des articles sur ces sujets

        5 autres commentaires
  • einna
    • Posté à 20h34 le 24/09/2008
    • Internaute 6227

    dans une même entreprise avec les mêmes conditions de travail, les mêmes « chefs » certains souffrent, d’autres pas. Il me semble que la souffrance au travail est aussi à prendre dans une dimension personnelle celle du rapport du sujet à l’autre, à la demande de l’autre, à son désir de faire (bien faire ou faire pour avoir un salaire et vivre ou ...)
    Le productivisme a accentué les pressions sur les salariés c’est évident et les conditions de travail se sont dégradées fortement ces dernières années mais celà ne fait pas tout. La société actuelle qui médique à tout va les états psychiques difficiles ne cherche pas à ce que les gens réfléchissent sur ce qui ne va pas, ce qui ne leur va pas et ce en quoi ils ne vont pas.
    S’il est nécessaire de défendre les conditions de travail, il est aussi nécessaire que les personnes qui souffrent dans l’entreprise et/ou en dehors puissent élaborer quelque chose de cette souffrance pour pouvoir s’en extirper mais quand on constate qu’en france à l’université la psychologie clinique et la psychanalyse sont attaquées, on peut se demander ce que la société nous prépare pour l’avenir.

    • Louve Bleue
      Louve Bleue répond à einna
      en survie
      • Posté à 09h42 le 29/09/2008
      • Internaute 35566
        en survie

      L’avenir ? Non ! Il s’agit bien du présent !

  • dy
    dy
    • Posté à 00h35 le 25/09/2008
    • Internaute 47181

    Puisqu’il faut poser des questions...

    - qu’est-ce qu’un corps organique, qu’est-ce qu’un corps érotique ?

    - Quel rapport entretiennent (ou n’entretiennent pas) ces corps avec l’intellect ?

    - Quel rapport entre ces corps et « la spécificité des femmes » telle qu’elle est évoquée dans l’article de Sophie Verney-Caillat ?

    - Les objectifs chiffrés, les injonctions paradoxales (par exemple...quoi ?), sont-ils les seuls éléments qui définissent « la peur comme mode de management » ?

    - Compte tenu des causes multiples du burn out professionnel, qui vont selon vous, de la dichotomie intellect-corps organo-érotique aux facteurs sociaux contingences-précarité, quel type de prévention préconisez-vous ?

    PS : Une remarque : un boucher qui devient manutentionnaire, est un boucher de formation qui a changé de travail et en est arrivé à faire un job qui n’a pas forcément de lien avec sa formation initiale (ce qui ne signifie pas qu’être manutentionnaire est un job qui ne nécessite aucune formation ni compétence particulière !)...

    Questions : vous semblez savoir en quoi consiste le travail d’un boucher, mais savez-vous en quoi consiste le travail d’un manutentionnaire ? Quel rapport entre la taylorisation et un changement de job ?

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 10h02 le 25/09/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Le travail c’est l’a-santé ! ! !

    • Gudule
      Gudule répond à guerzit-
      • Posté à 18h14 le 25/09/2008
      • Internaute 9720

      rien faire, c’est la conserver ! ! !

  • zbigniew
    • Posté à 10h13 le 25/09/2008
    • Internaute 31656

    Question à Marie Pezé :
    Ma question porte sur le « programme politique inconscient » de l’approche en terme de souffrance au travail, qui me semble très peu « révolutionnaire ». Dit autrement :
    - un salarié confronté à une organisation du travail saine, à des supérieurs et des collègues de travail qui reconnaissent pleinement ce qu’il apporte au quotidien, à qui on laisse une certaine autonomie, etc... peut-il être un salarié heureux (ou plutôt « non-souffrant ») tant qu’il est payé au lance-pierres et qu’il a un contrat précaire ?
    - ce qu’on appelle la souffrance au travail n’est-elle pas inévitable tant que subsiste ce que Marx appelait l’exploitation ou les rapports de production capitalistes - i.e. des chefs plus payés alors que leur salaire vient en grande partie du travail effectué par les salariés précaires de la base ?

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à zbigniew
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 12h26 le 25/09/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....ce que Marx appelait .... »
      ► on avait compris d’où venaient les références de ceux qui désiraient exploiter politiquement ces abhérations oiciétales..
      Sachant que dans les sociétés marxistes, c’est convivialité, bonheur et respect des travailleurs !

      • Teez-teez
        Teez-teez répond à Pierrrrre
        Back in the USSR
        • Posté à 15h17 le 25/09/2008
        • Internaute 41360
          Back in the USSR

        en fait, oui.
        (à carricature, carricature et demie ! ; -)

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