Edito 25/09/2008 à 19h49

Le candidat Nicolas Sarkozy est reparti en campagne


Si Nicolas Sarkozy était candidat à la présidence de la République, il serait élu sans problème. Le problème est qu’il est déjà Président depuis dix-huit mois.

Le chef de l’Etat a trouvé des accents très « 11 Septembre » pour parler de la crise financière qui, a-t-il dit, a fait passer le monde à deux doigts de la catastrophe. Ce Président très soucieux de l’image qu’il donne avait assurément en tête le discours de George Bush après le 11 Septembre lorsqu’il est monté à la tribune de Toulon. A la « guerre au terrorisme » de Bush fait écho la « guerre au capitalisme financier » de Sarkozy.

Le ton était juste, les accusations bien ciblées, et le propos rassurant et martial. Mais est-il crédible pour autant ? Il faut avoir perdu la mémoire ou avoir vécu loin de la France depuis dix-huit mois pour sortir de cette performance convaincu que la France, l’Europe, voire le monde, sont en de bonnes mains pour traverser cette épreuve.

Il faut avoir oublié le bouclier fiscal, les vacances sur le yacht de Bolloré, l’incapacité à faire face à la crise qui ne date pas de la semaine dernière, et surtout les promesses non tenues d’aller chercher la croissance « avec les dents s’il le faut », pour croire que l’orateur de jeudi est aussi maître de la situation que son ton le laisserait supposer.

Et surtout, il faut avoir une foi illimitée dans le verbe sarkozyste pour applaudir, comme l’ont fait les membres du public UMP de Toulon, à l’annonce de plus de « réformes »... Ce mot s’est plus sûrement dévalué que la monnaie américaine depuis le 6 mai 2007, et ne suffit plus à susciter espoir et enthousiasme. Des réformes ? Oui, mais lesquelles...

Bref, le ton guerrier ne doit pas faire illusion. Le « président de l’Europe » sera jugé sur pièces, sur sa capacité à proposer et à faire approuver par ses collègues des mesures qui iraient vers cette « réinvention » du capitalisme qu’il a vendue jeudi à la France. Ce discours fait un portrait réaliste et sombre de la situation : un bon discours de candidat. On attend celui du Président.

Pierre Haski

A lire aussi : Pour Sarkozy, la crise financière marque « la fin d’un monde »

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  • vol19
    • Posté à 22h40 le 25/09/2008
    • Internaute 13492

    Tout de même, après le blingbling affiché et assumé (montres, Fouquet, yacht, Woolfboro( !), les « travailler plus pour gagner plus, “ceux qui ne se lèvent pas le matin”, la “propriété comme résolution du problème du logement” etc., etc., on ne va tout de même pas bouder, un instant, un instant seulement, pas bouder de ce plaisir d’entendre un ans après, reconnaître... que “l’idée de la toute puissance du marché, contrarié par aucune politique, était une idée folle.” Au pied du mur.
    Rassuré, ce n’est plus “l’héritage bobo de 68” ou des “35 heures” qui est en cause...
    Il a soutenu le contraire durant longtemps, le vent change, pas de culpabilité, pas d’états d’âmes, les merveilles de la politique.
    “Dire la vérité”, la vérité est tojours partielle. On se doute bien “du sang, des larmes et de la sueur” du coup la globalité de la crise éxonère des faiblesses locales.
    Par contre, l’analyse de l’historique est assez faible. On évoque peu le transfert rémunération travail-> capital au début des années 70 (rupture du compromis fordiste), le dollar flottant en 70 (non convertibilité), la révolution néoconservatrice qui se prépare. La fin du système financier de l’après guerre se termine il me semble à ce moment là et non pas maintenant. Le “capitalisme régulé” c’est bien et toujours “TINA” (Thatcher), “no alternatives” au capitalisme .
    Dans cette pirouette pragmatique, on occulte ce qui s’est passé dans ces années-là... et comment on a “ruiné”, les classes moyennes.
    “Dire la vérité”,bref, celle-ci est bien plus complexe, ambigue. Un homme politique peut-il dire la vérité ?

    • marie 75
      marie 75 répond à vol19
      • Posté à 09h49 le 26/09/2008
      • Internaute 3563

      Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, a estimé que Nicolas Sarkozy avait « montré l’image d’un capitaine Courage tenant fermement le gouvernail ».

      Ce n’est pas beau ? ? ? ? ?
      Wouaf, wouaf ... d’honneur ! ! ! ! ! ! !

      • vincelle
        vincelle répond à marie 75
        • Posté à 14h44 le 28/09/2008
        • Internaute 31923

        comment wauquiez a t-il pu voir ce qui se passait dans le caleçon ?

      • vincelle
        vincelle répond à marie 75
        • Posté à 14h49 le 28/09/2008
        • Internaute 31923

        > » Nicolas Sarkozy avait « montré l’image d’un capitaine Courage tenant fermement le gouvernail » »

        Triste présage : wauquiez, comme tout le monde, sait ce qui est arrivé au Titanic.

  • Unstern
    • Posté à 22h46 le 25/09/2008
    • Internaute 26295

    Les grandes questions sont souvent celles qu’on se garde bien de pose…

    Puisque le gouvernement va demander un effort au pays, est-ce qu’il ne pourrait pas mettre TOUT LE MONDE à contribution… par exemple en supprimant le paquet fiscal ?

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 23h08 le 25/09/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    La seule question qui me tarabuste est : est-ce que les Français vont seulement lui en vouloir, à Sarkozy ? Après tout, ce n’est qu’un consommateur comme un autre. Il n’a jamais été chef d’entreprise et encore moins financier.

    Il paraît emporté par la tourmente comme n’importe quel péquin. Et comment pourrait-il commencer à comprendre un monde auquel il n’a jamais rien compris, mais dont il a profité et qui l’a engraissé ? Pour lui, ça aurait dû continuer comme ça pendant des années et des années, peut-être avec une petite période de moindre croissance, mais sans réelle gravité, parce que le libéralisme permanent, c’est (c’était) ça.

    Et il s’était préparé pour un simple état policier, comme Berlusconi, avec l’arsenal classique dans ce genre de situation (fichage, démagogie xénophobe, etc.), car il y avait des signes, quand même, que tout ne se passerait pas exactement comme prévu, mais voilà t-il pas que les choses lui échappent complètement ! Maintenant, il sait qu’un ou deux cars de flics ne feront pas la différence. Qu’il y ait une seule grosse manif et ce sont les keufs qui vont devoir encaisser. Ca, c’était pas prévu au calendrier.

    Les heures graves demandent des hommes d’état, pas des bidochons des beaux quartiers faisant l’article en agitant leur belle montre X, Y ou Z.

  • Servais-Jean
    • Posté à 23h50 le 25/09/2008
    • Internaute 4591
      43

    Ce fut tout simplement un discours signé de Claude Guéant. Cet homme est plein de bonnes idées... de gauche.
    Sarkozy comprend-t-il ce qu’il raconte ?
    That is the question.

    • vol19
      vol19 répond à Servais-Jean
      • Posté à 11h23 le 26/09/2008
      • Internaute 13492

      « Discours signé claude Guéant ».

      C’est bien le style Henri Gaino, des phrases courtes, des phrases chocs, du psychologisme, « la peur est une souffrance », (on se rappelle : « le racisme est une haine de soi »).

      Les formules chocs : « la vérité, les français la veulent, ils sont prêts à l’entendre, dire la vérité »

      La prégnence des injonctions normatives (rigides) « il faut » : « il faut réglementer », « il faut cesser d’imposer », « il faudra imposer », « il va falloir s’attaquer », « il faudra bien se poser les questions qui fâchent », « il va falloir »

      Mais content, tout de même d’entendre que « les marches ont toujours raison est une idée folle » et que « c’était une folie dont le prix se paye aujourd’hui ». C’est ce qu’ils ont défendu, c’est ce que certains d’entre nous, sans doute, ont essayé de faire entendre depuis dix, vingt ans pour certains.
      Assurément çà ne sert à rien d’avoir raison trop tôt, mieux vaut tourner sa veste au juste moment.

      • Servais-Jean
        Servais-Jean répond à vol19
        43
        • Posté à 01h32 le 27/09/2008
        • Internaute 4591
          43

        Guéant et Gaino sont dans le même bateau et Guéant s’est présenté le premier, c’est lui qui a pris.
        Pour moi ils sont interchangeables.

  • KIKI21000
    KIKI21000
    retraité
    • Posté à 02h04 le 26/09/2008
    • Internaute 53190
      retraité

    la majorité applaudira,l’opposition raillera. Môssieur le président reitere son leitmotiv : travailler plus pour gagner plus. Cette crise se présente désastreuse. quelle avenir pour le commun des mortels ?
    Encore une fois exigeons des politiciens de faire leur métier.
    est-ce un métier politicien ? où sont les centres d’apprentissage, car il faut avoir subit un sacré lavage de cerveau pour ne pas s’apercevoir que le monde marche sur la tête

  • Rinpotche
    • Posté à 06h25 le 26/09/2008
    • Internaute 22421

    Le discours de Sarkozy à Toulon est destiné à la majorité des imbéciles.Son volontarisme est ramolli par le capitalisme américain et les fonctionnaires français en attente les lendemains qui chantent,serrez-vous les dents pour que je puisses acheter « air force one » et renouveler ma flotte de Falcom.L’incontinence verbale de Sarko est extraordinaire !

  • marie 75
    • Posté à 07h36 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    Titres racoleurs ....

  • compte supprimé 22 janvier
    • Posté à 07h47 le 26/09/2008
    • Internaute 24826

    Une chose est sûre : le passage de Sarkozy à l’Elysée, c’est aussi la fin de la France.Il nous le prouve quotidiennement.

  • marie 75
    • Posté à 07h56 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    Washington Mutual en faillite !
    Plan de sauvetage des banques aux USA non abouti ...
    Merci Sarko, chevalier noir ou Monsieur Plus « de taxes » ? ? ?

  • marie 75
    • Posté à 08h02 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    Le saviez-vous ?

    Un plan de 900 mises à pied serait en train de se mettre en place : (départs « volontaires“(joli néologisme) ... comme chez renault)
    (...)

    25/9/08
    (AOF) - Le titre Natixis enregistre ce matin la baisse la plus forte des valeurs du SRD, avec une chute de 5,82% à 2,75 euros. Hier soir, la filiale des Banques Populaire et des Caisses d’Epargne a annoncé que son augmentation de capital avait été souscrite à 97%. Une opération que Natixis qualifie de ‘très grand succès’, alors qu’elle a été orchestrée dans un ‘contexte de crise aiguë’. L’opération permet de porter le ratio de solvabilité Tier One de Natixis à 9,3% en pro forma à la fin juin.

    3% seulement des titres proposés par Natixis n’ont donc pas trouvé preneur. Le placement de ces 3% sera toutefois garanti par un groupement de banques, ainsi que par les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires.
    (...)

    Mais tout va très bien , Madame la Marquise, nous a chanté le seigneur Sarkozy de Nagy Bosca, notre trop bon Maître.

  • marie 75
    • Posté à 08h11 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    Washington Mutual, première caisse d’épargne des Etats-Unis.
    EN FAILLITE !

  • padakor
    padakor
    du tout
    • Posté à 08h13 le 26/09/2008
    • Internaute 46477
      du tout

    « Le marché tout puissant qui a toujours raison, c’est fini »... « Il faut que l’état intervienne »...

    Si je savais dessiner, je dessinerais les Bolloré-bouygues-Dassault-and C°, pliés de rire sous l’estrade, avec une bulle : « mais, Ducon, tu interviens déjà, tu nous as fait tellement de cadeaux qu’on ne sait même plus quoi te demander ! Mais si tu veux intervenir encore plus, c’est pas de refus »

  • marie 75
    • Posté à 08h15 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    Le monsieur sans casquette, mais qui se prend pour le pilote du navion France sait-il cela :
    Swissinfo
    25 septembre 2008 - 18 : 39 Flot de demandes pour l’ombudsman des banques
    L’ombudsman des banques suisses Hanspeter Häni est confronté à un flot de demandes émanant de personnes inquiètes pour leurs placements. Depuis le dépôt de bilan de la maison d’investissement Lehman Brothers, l’ombudsman reçoit dix fois plus d’appels qu’en temps normal.
    L’ombudsman des banques a placé une liste de conseils sur son site internet, en français, en allemand et en italien, a-t-il indiqué jeudi. Il y indique qu’il n’est pas encore possible de déterminer si et dans quelle mesure des produits de Lehman Brothers seront remboursés.

    L’ombudsman rappelle qu’en général, il n’entre en matière que lorsque la banque a pris position.

  • marie 75
    • Posté à 08h23 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    « Reconnaître les méfaits du capitalisme, que ne l’avait-il dit il y a plusieurs mois alors que sa politique a été une politique libérale faisant aveuglement confiance au marché ? Je me suis demandé un moment si Nicolas Sarkozy n’était pas encore en campagne “...

  • adaunis
    • Posté à 08h26 le 26/09/2008
    • Internaute 4255

    Étant globalement de votre avis Pierre je ne devrais nullement avoir envie de taper sur mon clavier.
    Ce n’est certes pas le seul clavier sur lequel j’aimerai taper !
    Trêve d’humour, pour vous dire que le « no comment » pourrait être de rigueur vis à vis de votre article, le « no comment » mis en valeur par un jeune et prétentieux ex porte parole exilé à Washington d’ailleurs, mais c’est un no comment avec un bémol, Pierre !

    Mis à part la réflexion de Thierry Reboud, je n’ai pas remarqué que les riverains habituels dont certains ont du talent, n’aient pas insisté sur un point.

    Le point qui me met en désaccord avec vous, qui n’avaient entendu qu’un discours de campagne,
    (avis partagé par bon nombre d’adversaires politiques) depuis ce matin.
    Je n’ai pas entendu un candidat en « campagne » contrairement à vous Pierre.
    Moi, j’ai entendu, un Président, en meeting, avec sa « clique » et sa « claque », qui a tenu un discours de Président, avec son « cortège » d’annonces de poursuite du plan de rigueur, de nouvelles suppressions d’emplois, de restrictions drastiques du nombre de fonctionnaires, d’appauvrissement du tissus social, et des services publiques, d’appauvrissement et de menaces de « paupérisation » d’un « pan » entier de la société Française.
    Du sang et des larmes, voilà ce que j’ai entendu comme promesses pour demain, dans la bouche de ce « Président » !

    Du creux, du vent, mais des paroles qui font craindre un avenir morose, pleines de populisme et anti capitalistes, (certains y ont même vu un accent Besancenot), c’est vous dire, qu’il est fort le bonhomme !

    « baisses du pouvoir d’achat et de la croissance » ; ça c’est clair !
    « La fonction publique supprimera 30 600 postes en 2009. » ; toujours évident !
    « La rémunération des dirigeants des grandes entreprises doit être encadrée » ; on a le droit de rêver !
    « Pas de hausse des impôts, des taxes ou des charges envisagée. » ; mensonges et tripatouillages sont les deux mamelles de sa politique.
    « L’Etat apportera son aide financière aux particuliers et aux entreprises en cas de faillite de leur banque. » ; il n’a pas honte, plus c’est gros mieux ça marche !
    « Le bonus-malus écologique sera étendu à de nouveaux produits » ; le Hulot de Total, doit rire jaune !

    S’il faut décrypter, ce discours (du Guaino pur jus), c’est uniquement pour dire et faire savoir Monsieur Haski, que j’y ai vu et entendu moi, un discours de Président, (certes un petit Président), mais d’autant plus dangereux, qu’il annonce, cause, parle mais ne réalise rien !

    Il court, il court le furet, sous le vent de l’automne, et la menace de matins gris s’annonce telle une météo très morose !

  • Di
    Di
    • Posté à 08h43 le 26/09/2008
    • Internaute 8231

    Je n’ai pas bien compris la première phrase de cet article ou il s’agit d’une erreur de frappe ?

    « Si Nicolas Sarkozy était candidat à la présidence de la République, il serait élu sans problème. »

    • zorbec
      zorbec répond à Di
      retraité
      • Posté à 15h32 le 26/09/2008
      • Internaute 9945
        retraité

      C’est juste un pré-positionnement ,on ne sait jamais !

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 08h43 le 26/09/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Tout un art que la faucuterie positive !

  • marie 75
    • Posté à 09h21 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    va-t-il « tuer » son frère ?

    cf le figaro (pour une fois ! ! !)

    Oliver Sarkozy, banquier d’affaires vedette d’UBS, recruté par Carlyle

    Carole Bellemare avec Caroline Beyer
    04/03/2008 | Mise à jour : 08 : 59
    Il est le demi-frère de Nicolas Sarkozy ; mais surtout, à 37 ans, une vedette du monde bancaire new-yorkais. L’un des plus talentueux. En 2002, Credit Suisse avait tenté de le retenir avec un gros bonus. Peine perdue : UBS avait fait mieux. Et aujourd’hui c’est Carlyle, une des plus grosses sociétés mondiales d’investissement, qui s’attache son expertise, sa fibre internationale et son carnet d’adresses.

    Oliver Sarkozy, jusque-là codirigeant de la branche institutions financières de la banque d’investissement UBS, copilotera dès avril l’activité mondiale de services financiers de la firme de LBO cofondée (en 1987) et dirigée par David M. Rubenstein. Et cet ancien de l’administration Carter de s’en féliciter : « L’arrivée d’Oliver à la tête de notre équipe récemment constituée va permettre à Carlyle de se positionner avec succès sur le secteur mondial et actuellement chahuté des services financiers. » Carlyle, dont Abu Dhabi est devenu à l’automne le premier actionnaire indépendant (7,5% du capital), veut donc passer à l’offensive… « J’ai hâte de participer à cette aventure, aux côtés de Dave Zwiener (l’autre dirigeant, NDLR) et de faire de Carlyle un acteur de référence dans ce secteur d’investissement de plus en plus important », se réjouit Oliver Sarkozy.

    Comme Forbes le soulignait, si l’on a beaucoup fait état des liens du président avec les financiers français, on a peu parlé de sa proximité avec ce demi-frère new-yorkais, brillant et influent. Pierre-Olivier (son vrai prénom) était présent à Paris le 6 mai pour fêter sa victoire et, lors de son voyage présidentiel à New York, ce dernier avait organisé une grande soirée en son honneur.

    Grand, élégant et avenant, ce père de deux enfants, marié à une Française (une nièce du Pr Jean Bernard), est le fils de Paul Sarkozy et de Christine de Ganay, remariée ensuite à un diplomate américain. Enfance voyageuse et diplôme en histoire médiévale de la prestigieuse St Andrews University en poche, ses premiers pas dans la finance chez Dillon, Read & Co l’ont mené loin.

    À son palmarès, d’importantes transactions bancaires comme la vente de MBNA ou d’US Trust à Bank America ou encore la fusion de Mellon avec Bank of New York.

  • JIEM 92
    • Posté à 10h17 le 26/09/2008
    • Internaute 30614

    Ce qui m’a le plus choqué hier, c’est l’auditoire.
    Ebloui jusqu’à applaudir au malheur des autres (suppression du travail des milliers de fonctionnaires).
    Poujadisme, stalinisme, sarkosisme même aveuglement.

    • marie 75
      marie 75 répond à JIEM 92
      • Posté à 10h38 le 26/09/2008
      • Internaute 3563

      de fait, c’était répugnant !

    • A déménagé le 16-01-2012
      A déménagé le 16-01-2012 répond à JIEM 92
      non connue
      • Posté à 16h55 le 26/09/2008
      • Internaute 30191
        non connue

      Le problème est là : le travail des autres. Ces cons ne se sentent pas du tout concernés.. ils sont fonctionnaires souvent,mais habillés pour l’hiver et les pantoufles les attendent, eux, bien chaudettes, à leur retour. Petite anecdote, piquée sur un des nombreux journaux people,qui relataient le mariage « secret » de Jean Sarkozy(ne pas rire) : la mamie du futur,interviewée (en secret.. ?)nous a dévoilé que la petite future (attention, je n’ai rien contre cette jeune fille)travaille dur pour devenir institutrice(pas professeuse d’école ?),car son truc, c’est qu’elle adore les enfants...Alors les affres des fonctionnaires, leur salaires etc.., leurs honteux congés, vont pénétrer l’Elysée et Neuilly, ouvrant magiquement la porte à de futurs débats ? ? de quoi rêver....

  • spin590
    • Posté à 10h35 le 26/09/2008
    • Internaute 12856

    Entendu ce matin une phrase géniale qui dépeint parfaitement notre président :
    « Excellent discours, dommage qu’il ne soit pas au pouvoir »
    Pourtant depuis 2002 il dispose des manettes, et les a entre les main depuis 1,5 an.

  • marie 75
    • Posté à 10h37 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    communiqué d’Attac :
    Ce soir à Toulon, Nicolas Sarkozy vient de tenir un discours sur l’économie dont on cherche en vain la cohérence.

    Sur la crise internationale, M. Sarkozy a développé une analyse en apparence sévère par rapport aux excès les plus visibles du capitalisme financier. Il a notamment appelé à des régulations pour « moraliser le capitalisme », sans toutefois avoir été très explicite sur les propositions qu’il souhaitait voir la France porter en Europe et dans le monde. Mais, ce qu’il n’a pas dit, c’était que la financiarisation, c’est-à-dire l’enrichissement des riches et la spéculation des institutions financières, était nourrie par toutes les dégradations sociales. Or, M. Sarkozy, confirme sa volonté d’accélérer le rythme de la casse sociale entamée par son gouvernement.
    Monsieur Sarkozy cherche en effet à appliquer une stratégie de choc : profiter de la crise pour aller plus loin et plus vite dans les réformes néolibérales, qu’il s’agisse de la réforme de la santé, de la révision générale des politiques publiques, de la flexibilisation du marché du travail et des nouveaux allègements de taxes pour les entreprises. Ainsi, le coupable qui se cache derrière cette crise, ce ne sont pas quelques spéculateurs irresponsables. Plus profondément, la responsabilité en revient à la logique même du néolibéralisme, c’est-à-dire aux politiques menées depuis trente ans et qui n’ont eu pour résultat que de renforcer l’emprise de la finance sur toutes les sphères de la société, et ses corollaires que sont l’explosion des inégalités et la marchandisation du monde.

    Dans ces conditions, une démarche de rupture qui tirerait les leçons de la crise de ce système devrait remettre en cause toutes les politiques de dégradation sociale, appliquées aujourd’hui partout en Europe et dans le monde. Parce que nous avons parfaitement les moyens de financer nos services publics et de garantir les droits fondamentaux et sociaux : pourquoi ce qu’il est possible de dépenser pour sauver des spéculateurs de la faillite, comme aux Etats-Unis, ne le serait-il pas pour financer la satisfaction des besoins sociaux ?

    En tant que président de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy convoquera un sommet européen le 15 octobre pour déterminer une position commune face à la crise. Les Attac d’Europe, quant à eux, tiendront une conférence de presse ce même jour pour proposer un plan d’alternatives permettant de sortir du système néolibéral en faillite. Nous appelons l’ensemble de nos concitoyens européens à se mobiliser ce jour-là ainsi que les 24 et 25 octobre, date anniversaire du Jeudi noir de 1929. Parce qu’aujourd’hui un autre monde n’est pas seulement possible, il est aujourd’hui indispensable. Le temps est venu de désarmer le capitalisme financier.

    Contacts presse :
    - Jean-Marie Harribey : 06 85 71 25 82
    - Dominique Plihon : 06 82 22 27 11
    - Jacques Cossart : 06 07 96 52 87

    Communiqué en ligne : Lien

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 10h38 le 26/09/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Nous voilà rassurés :
    Il est nommé chargé de mission en 1987 au sein du ministère de l’Intérieur pour étudier les risques chimiques et radiologiques et c’est lui qui est conseiller en communication à l’époque de la catastrophe de Tchernobyl. Lien

    La crise sera emportée par le Gulf-Stream du côté du Pôle-Nord

  • Davidlemac
    Davidlemac
    Annaba
    • Posté à 10h53 le 26/09/2008
    • Internaute 29959
      Annaba

    Le meeting présidentiel de Toulon rappelle les grandes messes dans les pays totalitaires où le chef de l’Etat réunit la nomenclature dans le grand amphithéâtre pour leur faire la morale et glisser quelques décisions plus ou moins importantes. Mais généralement la vraie raison est de mettre au pas tout ce beau monde content de faire partie des « élus » du Président. Mais comment a été convoqué en province ce parterre ? Les dérives totalitaires sont inquiétantes. Pas facile d’entendre le mot démocratie dans les discours du Président

  • marie 75
    • Posté à 12h18 le 26/09/2008
    • Internaute 3563

    Sur les 12000 cartons envoyés pour l’événement, un peu plus de 4000 personnes ont répondus présentes, choisies pour leur appartenance à l’UMP, leur qualité d’élu… En dehors de la préfecture, personne n’a eu son mot à dire sur la liste.cf marianne

  • Ermite
    Ermite
    Consultant IT
    • Posté à 16h38 le 26/09/2008
    • Internaute 37758
      Consultant IT

    Il sera jugé sur pièces ? ! ?
    Mais le dossier d’instruction est déjà plein en ce qui concerne « l’affaire Sarkozy »... et que des éléments à charge ! ! ! !
    L’individu a depuis 18 mois (sans compter les années passées à la tête de différents ministères) qu’il est au mieux un incompétent et un clown et au pire un escroc et un profiteur.
    Il n’y a strictement rien à attendre de lui. Rien à espérer.
    Et ça, on pouvait déjà largement s’en douter AVANT l’élection présidentielle de 2007.
    Pourquoi lui accorder encore le bénéfice d’un quelconque doute ? ! ?

    • vincelle
      vincelle répond à Ermite
      • Posté à 12h02 le 28/09/2008
      • Internaute 31923

      >« Il sera jugé sur pièces ? ! ? »

      Ermite,
      je constate que nous n’avons pas été nombreux à être interpellés par cette affirmation facile et gratuite, indigne d’un journaliste digne de ce nom !
      On dirait le discours d’un adepte de sarko. Ou d’un pisse-copies.

      ...et le pire serait de sous-entendre et nous faire croire que le sarko« président de l’Europe » est différent du petit monarque français ! ! !

  • riverain désinscrit à sa demande 28.01
    • Posté à 11h22 le 27/09/2008
    • Internaute 48942
      abcdef

    Il faudrait se rappeler tous ces intellectuels et économistes, donneurs de leçons, qui pendant la campagne pour les présidentielles 2007, ont appelé à voter pour Sarkozy.

    Voici des extraits de l’édito de Nicolas Baverez, rédacteur en chef du Point, appelant à ce vote salutaire pour la France ;

    Nicolas Baverez : Pourquoi je vote Nicolas Sarkozy ?

    Nicolas Sarkozy, sa connaissance du droit, son expérience de l’entreprise et du marché, sa maîtrise de l’appareil d’Etat et des négociations internationales sont autant d’atouts pour conduire les réformes indispensables. La seconde interrogation porte sur sa filiation chiraquienne, qui fait douter de sa volonté réformatrice (entendait par là libérale*).
    Il n’en reste pas moins que son programme est à la fois le plus complet et le plus conforme aux exigences du redressement de la France (toujours par des réformes libérales, entre thatchérisme et néo-conservatisme américain.*)
    Nul ne peut aujourd’hui affirmer que Nicolas Sarkozy, s’il accède à la présidence de la République, réussira à moderniser la France. (moderniser un pays trop étatiste pour Mr Baverez.*)
    J’ai la conviction qu’il a la volonté de tout mettre en oeuvre pour essayer de le faire et la certitude qu’il est le seul des candidats à disposer des qualités, de la légitimité et du projet politique qui lui donnent une chance d’y parvenir. Voilà pourquoi, le 22 avril, je voterai sans hésitation pour lui. »
    * anotation de Daniel Schettino
    Quel beau texte ! Mr Baverez devrait démissionner pour être aussi inconséquent. Qu’en pensent les lecteurs du Point. Vraiment ils ont un journal visionnaire !

    Et Jacques Marseille, le grand économiste, éditorialiste au Point, qu’on a tant entendu dans les médias (presse, magazine, télévison, radio) répandre sa foix au libéralisme des marchés de Nicolas Sarkzoy.

    André Larané, fondateur d’Herodote.net écrit :
    « Pendant la dernière campagne présidentielle 2007, jacques Marseille a cru voir en Nicolas Sarkozy l’homme providentiel susceptible de gérer la rupture désirée. Son engagement militant au côté du candidat devenu président de la République a depuis lors beaucoup altéré son sens critique. »
    Non, vous croyez !
    Dans le Point (vraiment un excellent magazine !) Jacques marseille dans sa rubrique n’a pas hésité à taper contre l’Etat providence et a prêcher pour la libéralisation économique du Pays.

    André Glucksmann était aussi un soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde, Glucksmann voit dans Nicolas Sarkozy le « seul candidat aujourd’hui à s’être engagé dans le sillage de cette France du coeur »
    Hum, hum ! le bouclier fiscal ça va droit au coeur des riches. Quel grand intellectuel !

    Au fait, les patrons qui partent avec des parachutes dorés ou qui licencient des centaines d’employés comme chez Renault par exemple, bénéficient du bouclier fiscal, donc quand Sarkozy dit lutter contre les patrons « voyous », il se moque de nous puisque ces mêmes patrons « voyous » touchent les chèques de l’Etat grâce au bouclier fiscal. Ah c’est beau le Sarkozysme libéralisme économique.

    Bon la liste serait longue de tout ces intellectuels, journalistes, économistes qui ont choisi le camp du libéralisme économique, le Sarkozysme, mélange de thatchérisme et de néo-conservatisme américain.
    Aujourd’hui on ne les entend pas ou bien alors pour dire encore du mal du PS comme Sylvie Pierre-Brosolette ou Catherine Nay. Mais le problème ne vient pas du PS, il vient d’une politique inégalitaire et inéquitable du gouvernement de droite Sarkozy/Fillon, ou l’on pointe du doigt, les chômeurs et les plus pauvres (les Rmistes), et ou les plus riches prospèrent malgré leur manque de moralité economique, et on va demander à la classe moyenne de payer pour ce fiasco économique ? de qui se moque-ton ?

  • andycap
    andycap
    photographe
    • Posté à 20h56 le 29/09/2008
    • Internaute 35577
      photographe

    Oui ben aux dernières nouvelles, les contribuables ne paieront pas 700mias, en tout cas sous la forme prévue, la facture risque juste d’être un peu plus salée, licenciements, chômage, fermeture d’entreprise, pas de parachutes pour nous. Je ne sais pas si c’est la fin d’un monde, mais ça va être la fin pour bcp de monde. Et l’Europe ne sera pas épargnée.

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