A la Une 02/08/2007 à 18h06

Licenciements, tentative de suicide : Têtu en pleine crise

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89


Le numéro d’août de Têtu

Six licenciements en trois mois, une visite de la médecine du travail, une tentative de suicide dans les locaux la semaine dernière, une nouvelle formule qui ne provoque pas le frémissement des ventes attendu... Têtu, le mensuel des gays et des lesbiennes, va mal.

La plupart des licenciés étaient des figures « historiques » du journal, fondé en 1995 autour du mécène Pierre Bergé. Quatre autres personnes avaient déjà été renvoyées en 2006. Alerté par un lecteur, Rue89 a pu joindre ou rencontrer quatre des six derniers licenciés, qui souhaitent garder l’anonymat.

Ils dénoncent unanimement l’ambiance « délétère » qui règne dans le journal. En cause, selon eux : le directeur de la rédaction, Thomas Doustaly, dont le comportement est jugé « autocratique », « injuste », « autoritaire », « humiliant », « méprisant », « irrationnel ». Le terme de « harcèlement moral » est lâché. Têtu « a connu le succès en grande partie grâce à Thomas Doustaly, c’est évident », reconnaissent tous les licenciés. « Mais depuis le n°100, en 2005, c’est n’importe quoi. »

« On a été forts pour garder tout ça en famille. Maintenant, ça ne peut plus continuer. » Le « maintenant » fait allusion à la tentative de suicide d’un employé administratif, lundi 23 juillet, dans les locaux du magazine. Les secours sont intervenus devant une équipe catastrophée, et le salarié s’en est tiré. L’intéressé explique son geste par le comportement de son supérieur hiérarchique direct, mais pour les autres, le mal est là : « Quand il y a une ambiance délétère à la rédaction, ça se diffuse partout », juge l’un d’eux. « A Têtu, les gens ne sont même plus conscients de la violence ambiante », assène un autre. Pour Norbert Pochon, le directeur exécutif du journal, ce salarié était « loin de la crise ». « Je préfère une tentative ratée sur le lieu de travail à une tentative réussie sous le métro », ajoute-t-il.

« Fortes disparités salariales »

Au début de l’année, un médecin et un psychologue du travail s’étaient rendus dans les locaux de Têtu, alertés par les témoignages concordants de salariés lors de visites de routine. « Depuis que Thomas est rentré, il y a toujours au moins une personne en arrêt maladie », relate un des licenciés. Le directeur de la rédaction a connu des problèmes de santé, qui l’ont conduit à s’absenter pendant de longues périodes. Jusqu’à trois mois, l’hiver dernier. Ces problèmes sont justement la cause de son comportement irascible, selon les autres.

Thomas Doustaly répond point par point à ces accusations. « Tout cela m’afflige et me consterne », dit-il. « Quand j’étais malade, certains (pas tous) étaient contents, ça leur a permis de créer des baronnies, des chapelles. Le jour de mon retour, le rédacteur en chef se met en arrêt pour dépression, suivi ensuite d’un adjoint. » Pour lui, il est clair que le rédacteur en chef « voulait (sa) place ». « On a trop bien payé des gens qui s’accrochaient à leur poste », dit-il. Les ex-collaborateurs de Têtu parlent justement de « trop fortes disparités salariales », de « petits salaires vraiement petits, de gros salaires vraiment gros », en accusant Thomas Doustaly de « s’être augmenté » récemment pour parvenir à un salaire de « 12000€ bruts mensuels ». Le directeur de la rédaction conteste et produit sa fiche de paye : un salaire de 10000€ avec une prime de 1261,85€, soit... un peu plus de 11000€. Il montre aussi celle d’un journaliste en CDI depuis un mois : 2500€ bruts. Mais tous ne sont pas aussi bien lotis : les secrétaires de rédaction pigistes, par exemple, émargeraient à 80€ bruts par jour, selon plusieurs témoignages.

« Moi aussi, j’ai été harcelé »

« Je comprends les petits patrons de droite qui font trimer leurs salariés en les payant mal, car quand vous laissez les gens travailler à leur rythme en les payant bien, ils vous crachent à la figure. La plupart d’entre eux ne sont pas tout à fait indispensables à notre métier », ajoute Thomas Doustaly. « Moi aussi, je considère que j’ai été harcelé moralement. Ils avaient un culte de la personnalité vis-à-vis de moi, et quand j’ai eu ces ennuis de santé, qui ne sont pas terminés, ils sont passés brusquement à une période de calcul, de peur pour leur job et l’avenir du journal. »

Les autres l’accusent aussi d’avoir mal accueilli l’élection de délégués du personnel (DP). « Les DP, ça a servi à ce que les gens se protègent d’éventuels licenciements, en détournant la fonction vers des ordres du jour délirants. Mais il y aura des élections en octobre, il y a des candidats. » Renseignements pris, la candidate du collège journalistes ne souhaite plus se présenter, puisque son alter ego chez les administratifs est l’auteur de la tentative évoquée plus haut.

Au fond, pour Thomas Doustaly, la crise qui a éclaté entre ces ex-amis qui sortaient ensemble « tous les week-ends » est due à une divergence sur la réponse à apporter à une question fondamentale : « Qu’est-ce qu’on a à dire dans les pages de Têtu, maintenant qu’on ne sera plus portés par des sujets comme le Pacs ? Ils n’avaient pas de réponse. Leur seule contribution, ça a été de négocier leur prime de départ. »

« C’est le début de la fin », dit un des licenciés. Doustaly, lui, se dit « très raisonnablement optimiste » pour l’avenir du titre, qui aurait perdu 1,2 million d’euros en 2006 selon un des ex-salariés, et dont les ventes stagnent autour des 50000 exemplaires, malgré la nouvelle formule. Quant à Pierre Bergé, il répète qu’il ne fera pas « Têtu sans Thomas ». « J’attends les résultats de la nouvelle formule et de la nouvelle équipe que Thomas met en place », dit l’actionnaire majoritaire, qui a « l’habitude de ne pas intervenir » dans les affaires de Têtu.

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  • Anonyme

    Vous parlez du Nouvel Obs ?

  • Anonyme

    COMMENT SE FAIT-IL QUE M. DOUSTALY PUISSE AGIR DE LA SORTE EN TOUTE IMPUNITÉ ! ! !

    Pour lui, licencier 6 personnes et avoir au sein de son entreprise une tentative de suicide lui font dire qu’il se sent optinmiste pour l’avenir du magazine ! ! !

    On nage en plein délire, non ?

    Comment justifie t-il un tel salaire (11000 euros) et se permet-il de dire qu’au final c’est lui la victime et qu’il a été harcelé par des employés ?

    CA SUFFIT LES PATRONS IRRESPONSABLES ET NAUSÉABONDS ! ! !
    RÉAGISSONS ! ! !

  • Anonyme

    j’ai entendu aussi de cette rédac web de gauche... paraît que personne bronche...

    • Anonyme

      Non seulement personne ne bronche mais les plus zélés lui font de la leche. A un psycho qui interdit à ses employés de parler, voire de prendre des vacances ou d’être malade, même avec arret maladie. il est encensé par ses confrères pour ses soi disants talents de journaliste alors qu’il tyrannise (le mot est faible) son équipe de jeunots, qui de surcroit, fait un taf de merde, à savoir copier-coller des dépeches afp sans jamais signer de papier.
      Pour info c’est bien du nouvelobs.com dont on parle

       
      • Anonyme

        Personne à rue89 ne vous parlera des problèmes au nouvel obs... car rue89 prépare un accord financier et éditorial avec ce journal. Rue89, la déontologie a géométrie variable...

      1 autres commentaires
  • Anonyme

    « les autres l’accusent aussi d’avoir mal accueilli [...] le DP. »

    mince alors, les DP sont mal accueillis chez Tétu.

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 21h57 le 02/08/2007
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      pauvre con !

    • Anonyme

      pas que chez Tétu ...

      ah ces DP... toujours à se croire le centre du monde :)

  • Anonyme

    à force de dire que Sarkozy est assez bien, voire sexy et de nager dans le talc tous les jours à plein tubes, certains chefs de têtu ont perdu le sens des réalités et ont viré très à droite sur les méthodes au moins...

    • kangourou
      • Posté à 18h16 le 03/08/2007
      • Internaute 12249

      Ils avianet déjà perdu la tête. Trouver Sarko sexy, c’est du masochisme. Non, tous les gays (les lesbiennes n’étant pas réellement concernées par le sex-appeal du petit dhomme)ne rêvent pas de passer une nuit avec Sarko. Ou alors, dans une backroom, avec des glory holes et des masques de cuir - et encore, faudrait-il qu’il soit BM. Mais je m’égare...

    • Anonyme

      Têtu n’a jamais écrit que Sarkozy était sexy, ni même beau. L’édito auquel vous faites (sans doute) référence date de mars 2007, n°120. Sous le titre « On a gagné », il disait que Sarkozy avait beaucoup avancé sur la reconnaissance des couples. Ce qui n’est certes pas malin, mais pas pareil que de dire qu’il serait « sexy » (ou alors, dites-moi où Têtu aurait écrit ça).
      L’édito disait aussi : « Le clivage est fort entre le PS et l’UMP, mais il ne se fait pas sur l’homophobie imaginaire du ministre de l’Intérieur, à laquelle personne ne peut raisonnablement croire. »

  • Anonyme

    C est quoi cet article pourri ? le journaliste est copain avec un salrié et règle des comptes perso publiquement ?
    C’est complètement naze cet article, on s’en fout. On ne parle jamais des salariés fonctionnarisés qui sont enquistés dans leur job.

    • Pierre Dupont
      • Posté à 22h47 le 02/08/2007
      • Internaute 13081

      Peut être que la famille du jeune qui a tenté de se suicider dans les locaux du magazine ne trouve pas l’article naze...
      On en est là... Banalité de l’horreur !

    • Anonyme

      on écrit enkysté

      la violence de ton commentaire est inouie

      je te souhaite qu’elle ne se retourne pas contre toi un jour

    • kangourou
      • Posté à 18h13 le 03/08/2007
      • Internaute 12249

      C’est bien l’impression que ça donne... Comment dire tout le mal qu’on pense de quelqu’un sans apporter de preuves réellement convaicantes : salissons, salissons, il en restera toujours quelque chose. Et puis, Il n’y a pas de fumée sans feu, c’est bien connu ! Et Puis, pensez-donc, une tentative de suicide : ça doit être fondé et légitime tout ça. Les disparité salariales, l’autoritarisme, le harcèlement : voilà des thèmes très à la mode.
      Pour en venir au fond (si fond il y a), il me semble que le droit du travail français (oui, celui qui gêne tant l’UMP) permet de régler toutes ces questions douloureuses. En outre, côté Têtu lui-même, peut-être que les gays et lesbiennes veulent - enfin - un magazine intéressant, et qu’il serait bon de les entendre et de ne pas mettre en avant toutes ces querelles internes réelles ou supposées.

      • Anonyme répond à kangourou

        C’est sûr que vu la ligne éditoriale de Têtu, centrée exclusivement sur le Marais, les fringues hors de prix et le cul, c’est de qualité et donc des ventes du journal qu’il convient de parler avant tout pour jusitifier la crise actuelle. Que le petit chef fasse le petit chef, rien de nouveau sous le soleil. Dommage, la qualité de ses éditos est plutôt bonne mais ne colle pas avec le reste du magazine. Un ex-lecteur du Mme Figaro des pédés.

         
        • Anonyme

          Qualité des éditos ? C’est une plaisanterie ? Doustaly n’arrête pas de se tromper, il avait par exemple parier Lang contre Delanoe pour les municipales (comme Bergé), pour les présidentielles rebelotte... il se trompe toujours et ne comprend plus rien aux pédés ! Comme Act Up... Sans les millions de Berge (qui dicte la ligne tout de même et contrôle le contenu (article critique sur Trenet censuré parmi les exemples)Têtu n’existreait plus depuis longtemps. C’est effectivement un exemple de presse chien de garde à la botte d’un financier... et oui chez les pédés c’est comme ailleurs !

        1 autres commentaires
    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 01h18 le 04/08/2007
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Je peux vous assurer qu’Augustin ne règle absolument aucun compte puisque cette enquête a été lancée à partir d’e-mails reçus à la rédaction. Rue89 a contacté plusieurs membres et anciens membres de la rédaction de Têtu dont toutes les tendances s’exrpriment dans ce papier équilibré. Désolé qu’il ne vous ait pas plus mais je pense qu’il est tout à fait digne de figurer sur notre site.

      • Anonyme répond à Arnaud Aubron

        En tout cas le salarié qui a fait sa tentative suicide à cause des humiliations subies de la part de son responsable direct a repris avec courage le boulot lundi dernier mais le courage ne suffit pas apparemment puisque ils ont déja décidés de le mettre sur la touche et de le licencier sans préavis au lieu de le soutenir au mieux.

  • Anonyme

    ET BIEN C EST PAS GAI DE TRAVAILLER DANS LA PRESSE

    • Anonyme

      C’est pas le pied non plus...

  • Anonyme

    et pourquoi partez-vous du principe que ce que disent les salariés est vraiment la vérité ? D’ailleurs est-ce que ça existe la « réalité » :)
    la parole des salariés c’est comme la parole des enfants à Outreau ? ? pour avoir travaillé dans des rédactions pourries,ailleurs je précise, je suis prête à croire qu’une rédac peut se lever contre ses cadres uniquement par interet personnel et jouer le harcélement moral. Il suffit d’une ou deux personnes mal dans leur peau pour qu’une équipe parte en vrille, sous l’impulsion de personnes mal-intentionnées bien décidées à garder leur poste et à rien foutre.... j’ai vu ça bien des fois dans des rédacs dépendantes du service public .....

    • Anonyme

      Je peux t’assurer que là, ce n’est pas le cas ! ! ! ! ! ! ! !

    • Bonobo35
      • Posté à 06h56 le 03/08/2007
      • Internaute 4205

      La perversité de votre post me glace d’effroi.

      Subtile association entre une affaire de pédophilie et le malaise d’une rédaction d’un journal gai et lesbien.

      Si la confusion mentale peut se soigner ,la bétise qui est la votre semble irréductible.

      • Anonyme répond à Bonobo35

        À Bonobo 35
        C’est vous seul qui faites le rapprochement sordide dont vous parlez, il ne s’agit que de rappeler qu’une nouvelle fois, on est bien rapide à ne croire que les accusateurs, sans donner l’occasion aux accusés de ce défendre. Votre commentaire est tout ce qu’il y a de plus ridicule, à force de voir le diable partout, on finit par ne plus le voir là où il est, Vous auriez dû le traiter d’Hitler, histoire d’ajouter encore un peu plus de bêtises à vos propos par des hurlements d’hystériques ridicule. Votre connerie me semble du domaine des causes perdues.

      • Anonyme répond à Bonobo35

        Vous vous glacez d’effroi, alors même que vous faites tout seul association erronée et assez peu subtile.

        Vous oubliez que l’affaire d’Outrault n’est pas, justement, cette affaire monstrueuse de pédophilie dont on nous a rebattu les oreilles, mais bien une affaire de manipulation et de dérapage dans la justice et les médias.

        Quant à l’insulte à la fin du post... C’est courant sur internet, mais je n’ai jamais compris où ça mène, à part inspirer méfiance et discrédit envers la personne qui la pratique.

         1 autres commentaires
      • Anonyme répond à Bonobo35

        les enfants d’Outreau avaient menti, alors que tout le monde sait que la vérité sort de la bouche des enfants...
        donc, TOUT LE MONDE peut mentir, du patron au technicien de surface !

    • kangourou
      • Posté à 18h18 le 03/08/2007
      • Internaute 12249

      C’est pas uen raison pour la dire n’importe comment. En outre, nous ne sommes pas à Outreau, et tout ne peut être de la faute de ce fort méchant homme que certains se plaisent à dénigrer.

  • Patrick_C
    • Posté à 23h13 le 02/08/2007
    • Internaute 11820

    Il est triste de faire la manipulation classique et de comparer des choux et des carottes : on prend le salaire mensuel d’un journaliste et on le compare au salaire JOURNALIER d’une secrétaire de rédaction pigiste. Même si le statut de pigiste entraine un paiement à la journée, la mise en parallèle des deux chiffres fait ridicule. Il aurait été bon pour faire votre boulot de mettre le calcul mensuel si cette pigiste travaillait tous les jours. Ou alors de ramener le salaire des journalistes à un salaire journalier voire horaire.
    Bref, vous pourriez faire votre boulot ?

    • Anonyme répond à Patrick_C

      Hé mec ! Même le directeur de la rédac à France Info n’est pas payé ce prix-là ! Dans quel monde tu vis ?

    • Pauline-F
      Pauline-F répond à Patrick_C
      • Posté à 01h24 le 03/08/2007
      • Internaute 12206

      Pour moi qui suis SR et qui travaille à la fois en pige et comme salariée en CDI à mi-temps, ces chiffres veulent dire quelque chose et notamment que payer un secrétaire de rédaction 80 euros bruts à la journée, c’est se foutre du monde (alors qu’un salaire mensuel de 2500 euros bruts est acceptable). Ton raisonnement ne tient pas car il méconnaît la définition de la pige. Si on travaille à la pige, cela signifie justement qu’on ne travaille pas « tous les jours » du mois pour la même entreprise. Et cette précarité se compense par un salaire journalier supérieur à celui qu’on toucherait si on était salariée titulaire. C’est le fait de ramener le salaire journalier de cette pigiste au mois qui n’a pas de sens. Mais peut-être est-il plus facile d’accuser de manipulation le journaliste que de trouver les moyens de défendre un canard qui propose des tarifs aussi indécents à ses collaborateurs. Et moi je dis merci à l’auteur de cet article qui m’a donné ces éléments d’information tout à fait concrets, qui m’éviteront de perdre mon temps à prospecter des piges à « Têtu ».

    • Anonyme répond à Patrick_C

      Chez Têtu, la pige à 80 euros brut est effective. Ce qui donne, grosso modo, du 50 euros net (ou légèrement plus). Pour une charge de travail et d’exigence sans commune mesure avec ce salaire très bas. Et quand bien même il y a comparaison, je vous laisse faire le calcul, le résultat n’est pas énorme pour le journaliste pigiste.

      D’autant que le salaire du directeur de la rédaction est effectivement exorbitant, eu égard à la situation du magazine, et eu égard au traitement salarial pratiqué dans la presse.

      • Anonyme

        Une précision : si la pige SR est bien à 80€ bruts, la pige rédacteur à Têtu, elle, est à 50€ bruts le feuillet… ce qui est probablement l’un des tarifs les plus bas de la presse parisienne.

         
        • Anonyme

          C’est bas, mais ce n’est pas le plus bas. Dans la presse quot c’est encore moins...

          Pour revenir sur les 80€/jour pour un SR, je pense que l’équité aurait voulu que l’on comparât ce chiffre avec d’autres publications, histoire de savoir dans quelle fourchette ça se situe.

          Pour les 11 000 euros bruts de TD ben - et je suis loin d’aimer ce personnage, du moins quand je lis ses éditos convenus et bien pensants - je trouve que c’est juste.

          Il a dù bosser dur pour faire de Têtu le magazine qu’il est - qui quoi qu’on en dise est quand même bien foutu (surtout en couv LOL, je mégare) . Ca récompense également sans doute les mois de galère du début car j’imagine que ça n’a pas dû être fastoche tous les jours (j’ai déjà monté des magazines, je sais ce que c’est).

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à Patrick_C

      11 000 euros de salaire pour un magazine qui vend à 50 000 ex, c’est au-delà du réel. Les petits journalistes et autres pigistes ont désormais un train de vie qui dépasse à peine celui del’étudiant. Je le répète, avoir un boss qui gagne 11 000 pour un petit magazine comme celui-là, c’est se faire cracher à la gueule tous les matins. Ni plus ni moins.

      • Anonyme

        Il faudrait aussi un jour se pencher sur le mode de rémunération des journalistes. Comme dans le spectacle, il y a une faille de management. On ne sais pas comment payer les gens. A l’heure , Au feuillet ?

        Les salariés ont du mal à aller aux prud’hommes (on les comprend) et du coup, pas moyen de mettre un coup de pied dans la fourmillière.

        pour ce qui concerne le salaire de Thomas Doustaly, au delà de la question du salaire en lui même, on a du mal à expliquer la prime vu les résultats... c’est un peu comme sur le tour de France, ça doit être pour sa consomation de stimulants...

  • Anonyme

    C’est une nouvelle mode de se suicider sur son lieu de travail, maintenant ? J’ai dû rater un chapitre !

  • Alexad
    • Posté à 23h33 le 02/08/2007
    • Internaute 8145

    Grandeur et joies de l’entreprise d’aujourd’hui ! !

  • Anonyme

    comme Tetu est devenu un magazine pour coiffeuses c’est normal qu’ils se fassent des cheveux

    Max

  • Anonyme

    Je connais bien le magazine. Malheureusement, tout est vrai. Un pensée pour ceux qui y sont encore et qui souffrent.

  • Bonobo35
    • Posté à 06h47 le 03/08/2007
    • Internaute 4205

    Un nouveau défouloir pour les homophobes sur cette page ?
    Allez y ! tous les jeux de mots pourris n’ont pas encore été fait.
    Dp, coiffeuses....c’est encore bien timoré..
    Lâchez vous !
    Casser du pédé ,en ligne et en étant anonyme, c’est moins dangereux qu’une fin de backroom !
    Et puis c’est plus jouissif qu’une petite branlette sur le catalogue de la Redoute ,non ?

    • Anonyme répond à Bonobo35

      ce defouler non , mais la véritable attitude non discriminante n est elle pas de pouvoir dire qu a
      l instar d autre patrons et petits chefs un
      homosexuel peut aussi avoir un comportement de connard droitiste surpayé imbu de lui meme et se
      sentant a l abri parce que favori du proprio

      situation existantes aussi avec des heteros et des femmes

      • Anonyme

        Tout à fait. Mais on peut le dire sans sortir ses vieilles blagues homophobes à la Laurent Gerra…

    • Grégory
      Grégory répond à Bonobo35
      • Posté à 11h59 le 03/08/2007
      • Internaute 12569

      Quel est ce délire... Je crois que pour certain, le plus dur est de réaliser qu’on s’en bat totalement, de leur sexualité...

      • Anonyme répond à Grégory

        Je ne sais pas si c’est bien ou pas que tu t’en « bat totalement » de ma sexualité, le problème est de savoir quels droits je peux revendiquer dans notre société : le droit à constituer un patrimone avec mon conjoint, de lui transmettre en cas de décès, de lui faire bénéficier de mes cotisation sociales ou de retraite que je paye comme tout le monde...

        Bref, tous ses droits que le pacs ne me donne pas (à part l’imposition commune pour l’impot sur le revenu).

        Bref tous ses droits qu’un couple hétéro qui peut se marier a, et que moi, avec mon mec depuis 9 ans, je n’ai pas.....

    • Anonyme répond à Bonobo35

      Mon bonhomme, arrête de jouer la victime au premier commentaire ironique. A mon avis, la remarque sur les coiffeuses est faite par un homo, et si ce n’est pas le cas, moi j’aurais pu la faire. Si tu n’es pas capable d’un peu d’ironie nous concernant, il ne faut pas venir lire ce genre d’article, tu risques d’être bien malheureux.

      Quant à Têtu, c’est effectivement un magazine de coiffeuse. Le contenu qui peut avoir de l’intérêt pour les gay est dilué dans du superficiel insipide. Une partie des gays peut se retrouver dans le contenu mode, cul et soirées, il ne faut pas pour autant en faire LE magazine de tous les gays. A mon sens, Têtu est l’homologue de Cosmo. Et je ne crois pas que toutes les femmes lisent et se reconnaissent dans ce magazine.

      Mais a-t-on le droit de porter un jugement personnel (négatif) sur ce magazine ?

  • Anonyme

    Alors que Pink TV agonise, voici que Têtu se meurt ? Y aurait-il un singularisme français et un vrai souhait de droit à l’indifférence des homos dans notre pays ? La question est posée. Ce n’est peut-être pas la seule pour la magazine...
    Puisque nous sommes sur Rue 89 (site d’anciens de Libé), il faut peut-être se poser la question de la direction de Têtu et la vision de Thomas Doustaly sur le titre. Peut-être que, comme Serge July à Libé ( ?), les bonnes questions n’ont pas été posées au bon moment.
    La nouvelle formule de Têtu est plus récréative qu’informative. Moi, homo, je ne souhaite pas acheter une sorte de FHM gay me donnant « 69 idées pour booster ma sexualité », pas plus que des photos de beaux mâles qui ne ressemblent en rien à ceux que je croise au quotidien.
    Têtu persiste à véhiculer une image très belle, glamour et élitiste de l’homosexualité. Est-ce si vrai ?
    Un mot sur Thomas Doustaly. Le directeur de Têtu s’est plusieurs fois engagé sur le terrain politique au fil de ses éditos, avec une certaine versatilité. Tantôt PS, puis Vert, puis « je ne sais pas... » Par ailleurs, mis à part les pages actu traitant les infos en bref, les pages courriers et sorties de CD et DVD, jamais une vraie ligne claire et forte ne semble avoir réellement émergé dans le mensuel.
    Têtu a certainement loupé certains virages. Dommage que tout ceci se transforme en une telle bouillie. Dommage aussi que la « gentille famille » soit victime de maux aussi douloureux. Mais, c’est peut-être normal... Une crise d’adolescence ?
    Il reste malgré ces observations qu’il ne faut pas tout jeter et que Têtu, hormis son rôle « historique », a souvent été le moyen d’avoir des points de repère pour les homos parfois (souvent ?) isolés. Peut-être qu’ici aussi, internet a changé la donne.

    Bon courage à l’équipe de Têtu pour retrouver une mer calme aux plages accueillantes, bordées de terrains de découverte à faire partager...

    • Anonyme

      Je travaille encore pour ce journal. Je te remercie pour ton dernier commentaire car le magazine (avec tous ses défauts) a une encore une utilité pour beaucoup d’homos. Merci aussi de penser à ses collaborateurs...

    • tdoussau
      • Posté à 17h34 le 03/08/2007
      • Internaute 9653

      D’accord avec ce qui vient d’être dit. D’un côté, le contenu de Têtu est plus proche d’un « Elle » gay que d’un magazine d’information. Même les dossiers supposés sérieux sont traités à la légère. Et ne parlons pas de ces couvertures raccoleuses...

      D’un autre côté, c’est la seule presse écrite gay & lesbienne qui a une couverture nationale, et on doit faire avec.

      A l’heure du web, au moment où toute la presse écrite se pose des questions sur son avenir, Têtu a intérêt à se ressaisir pour ne pas rejoindre Illico au cimetierre des rotatives. On a toujours besoin d’une presse traitant des questions lesbiennes, gaies, bi et trans dans ce pays. Ce ne sont pas les sujets qui manquent.

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