Decryptage 22/09/2008 à 12h41

Guerre d'Afghanistan : les clés du débat

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Karzaï, Sarkozy et Kouchner le 12 juin 2008 à Paris (Francois Mori/Reuters).

Cinq questions, et quelques éléments de réponse, pour vous aider à suivre le débat parlementaire sur la guerre d’Afghanistan à partir de lundi.


L’Afghanistan est-il l’Irak de la France ?

Non. Contrairement à l’attaque unilatérale américaine en Irak en 2003, à laquelle Jacques Chirac avait refusé d’associer l’armée française, l’intervention en Afghanistan, en 2001, a été autorisée à l’unanimité par les Nations unies.

N’oublions pas le contexte : juste après les attaques du 11-Septembre sur le sol américain et leurs trois mille victimes, revendiquées par Al Qaeda et Oussama Ben Laden réfugiés en Afghanistan. Un moment de forte solidarité avec les Etats-Unis (« Nous sommes tous Américains », écrivait le directeur du Monde…), doublé d’un fort rejet du régime des talibans, la burqa devenant le symbole d’une société oppressive unanimement rejetée dans l’opinion française.

La résolution 1368 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le lendemain du 11 septembre 2001, reconnait ainsi « le droit inhérent à la légitime défense individuelle ou collective conformément à la Charte ».

Elle sera suivie de la résolution 1386, adoptée en décembre 2001, qui crée la « Force internationale d’assistance à la sécurité » (FIAS - ISAF selon l’acronyme anglais) -dont le mandat a été constamment renouvelé depuis :

« pour aider l’Autorité intérimaire afghane à maintenir la sécurité à Kaboul et dans ses environs, de telle sorte que l’Autorité intérimaire afghane et le personnel des Nations unies puissent travailler dans un environnement sûr ;

demande aux États Membres de fournir du personnel, du matériel et des ressources à la Force internationale d’assistance à la sécurité (…) ;

autorise les Etats membres qui participent à la Force internationale d’assistance à la sécurité à prendre toutes les mesures nécessaires à l’exécution du mandat de celle-ci ».

La première phase de la guerre, à partir du 7 octobre 2001, est menée par les Américains et les Britanniques ; Mais très vite, d’autres pays, dont la France, annoncent leur participation à la FIAS.

Le régime des talibans est renversé au bout de cinq semaines et un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzaï est mis en place, qui sera légitimé par l’élection présidentielle de 2004 et les législatives de 2005.

L’Otan prend en charge la FIAS à partir de 2003, en vertu de la résolution 1510 du Conseil de sécurité de l’ONU, et réunit des contingents de 38 pays, certains présents symboliquement comme l’Autriche (pays neutre) avec… un homme, ou l’Ukraine avec trois, mais avec les principales puissances de l’Alliance atlantique dans les rôles principaux : Etats-Unis 17 790 hommes, Royaume Uni 8380, Allemagne 3220, France 2660, Canada 2500, Italie 2350…


Pourquoi Sarkozy a-t-il changé d’avis ?

C’était le 26 avril 2007, entre les deux tours de l’élection présidentielle, et, sur un plateau de télévision, Nicolas Sarkozy déclare :

« La présence à long terme de la France en Afghanistan ne me semble pas décisive. »

Depuis son arrivée à l’Elysée, le discours a changé radicalement et le nouvel élu fait au contraire du renforcement de la présence française au sein de la FIAS l’une de ses priorités, mille hommes de plus et un rôle opérationnel accru pour les soldats français. Il l’annonce en mars dernier, lors d’un déplacement à Londres, avant d’organiser, pour calmer les parlementaires furieux d’avoir été snobés, un débat sans vote à l’Assemblée nationale.

Le chef de l’Etat ne s’est jamais réellement expliqué sur sa volte-face, même si on peut sans doute attribuer sa première sortie à sa méconnaissance du dossier et au contexte d’une prise d’otages d’humanitaires français en Afghanistan. S’il a changé d’avis, ce n’est pas tant en raison du dossier afghan que de ses ambitions vis-à-vis de l’Otan.

Nicolas Sarkozy a fait du retour formel de la France au sein du Commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique (dont de Gaulle l’avait sortie en 1966) le cœur de sa diplomatie, au nom de l’unité d’un « bloc occidental » en ces temps troublés. Ce rapprochement avec l’Otan, avec l’ambition de jouer un rôle dirigeant dans son futur (mais hypothétique) « pilier européen », passe par un engagement accru en Afghanistan, le principal « front » sur lequel l’Alliance est engagée et où elle joue sa crédibilité politique et opérationnelle.

L’enjeu dépasse donc de loin le théâtre afghan, mais il explique pourquoi Nicolas Sarkozy est passé du désintérêt de la campagne électorale, aux airs martiaux d’aujourd’hui.


La France peut-elle quitter l’Afghanistan ?

Techniquement, la France pourrait très bien quitter l’Afghanistan : sa contribution à la FIAS est volontaire et peut être interrompue à tout moment. Mais politiquement, on voit bien, dans la réponse à la question 2, que c’est impossible, sauf à marginaliser diplomatiquement la France.

On retrouve dans une certaine mesure le discours que tenait François Mitterrand à l’époque de la première guerre du Golfe, en 1989 : « la France doit tenir son rang. » Pour rester une puissance de premier plan, justifier son siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, la France se devait, selon François Mitterrand, de participer à cette opération militaire destinée à mettre fin à l’invasion irakienne du Koweit.

Il en allait de même en Afghanistan en 2001 au lendemain du 11-Septembre, mais pas en 2003 en Irak, comme Jacques Chirac l’a compris avec lucidité.

Il est toujours plus difficile de quitter une opération en cours que de refuser d’y participer à ses débuts. Le vrai choix qui s’offrait à Nicolas Sarkozy à son arrivée à l’Elysée était de maintenir la participation française en l’état, c’est-à-dire numériquement faible et militairement peu exposée, ou alors monter en puissance et assumer un rôle plus grand. Pour les raisons exposées plus haut, Nicolas Sarkozy a fait le choix de l’escalade.

Il l’assume aujourd’hui face à une opinion majoritairement hostile à cet engagement militaire depuis la mort des dix soldats dans l’embuscade des taliban le mois dernier et dans un contexte de détérioration de la situation militaire en Afghanistan. Il est peu probable qu’il changera d’avis, à quelques mois du sommet du soixantième anniversaire de l’Alliance atlantique, qui se tiendra partiellement en France.

Il aurait pourtant quelques raisons de changer de discours, car s’il avait conditionné initialement l’envoi de renforts français à un changement de stratégie en Afghanistan, force est de constater qu’il ne s’est rien passé.


La guerre d’Afghanistan peut-elle être gagnée ?

La réponse simple est « non ». Du moins si l’on s’en tient à l’hypothèse d’une victoire militaire de la FIAS, c’est-à-dire principalement les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux. Aucune intervention étrangère n’a jamais réussi à triompher d’une guérilla sur le sol afghan, et l’Otan ne fait que vérifier cet adage maintes fois prouvé par l’histoire.

Les troupes étrangères ont été accueillies en libératrices en 2001, par la partie de la population afghane opposée au pouvoir des talibans. Sept ans plus tard, pourtant, elles sont de plus en plus vécues comme des forces d’occupation étrangères, et l’action des taliban, réorganisés à partir de leurs sanctuaires au Pakistan, est de plus en plus audacieuse et efficace.

Première raison, l’échec relatif de la reconstruction de l’Afghanistan, la corruption et l’inefficacité de l’administration Karzaï, et l’oubli progressif des raisons pour lesquelles tout cela a commencé, c’est-à-dire le règne obscurantiste des taliban. S’y ajoute le fait que toute l’attention s’est déportée vers l’Irak à partir de 2003 -la faute majeure de l’administration Bush-, laissant la situation en Afghanistan se détériorer lentement et sûrement, sans que personne ne soit en mesure de tirer la sonnette d’alarme.

Cela a-t-il changé ? Oui sur le plan militaire, avec l’envoi de renforts, non seulement français, mais aussi Américains avec le réveil tardif de l’administration Bush. Mais pour le reste, la conférence de Paris sur la reconstruction de l’Afghanistan, en juin dernier, a certes engrangé des promesses de dons importantes, mais ces promesses ne se réaliseront pas toutes, ou se perdront en partie dans les sables afghans, sans réellement changer la vie des personnes concernées. Et, selon des ONG, pour 100 millions de dollars dépensés pour l’effort militaire, quatre millions seulement sont versés pour l’aide humanitaire.

C’est ce qu’ont voulu signifier dix-huit ONG françaises présentes en Afghanistan, la semaine dernière, lors d’une conférence de presse appelant à un changement radical de stratégie. Pour Alain Boinet, directeur général de Solidarités, « le moment est dramatique » :

« Ça va de plus en plus mal en termes de pauvreté, de souffrance, (...) malgré tout ce qui a été fait. Aujourd’hui, on pense qu’ajouter la guerre à la guerre va nous conduire à la gagner. Si c’est la seule solution, la guerre va durer longtemps, elle va faire beaucoup de victimes. On va vers une guerre sans fin, une paralysie sans doute de l’aide humanitaire, si l’on continue dans cette voie. »

D’autant que si l’opinion française a pu être choquée par les dix morts français, quelques jours plus tard, une nouvelle « bavure » des forces de l’Otan faisait des dizaines de victimes afghanes civiles, dont de nombreux enfants, aliénant un peu plus la population afghane vis-à-vis de ses « libérateurs ».

La situation actuelle est dans une spirale d’échec : échec humanitaire doublé d’un échec militaire. Faut-il pour autant plier bagage et partir, en laissant le terrain libre aux taliban ? Le véritable échec serait de ne pas proposer de stratégie alternative entre ces deux extrêmes, poursuivre sans changements une guerre ingagnable, ou se retirer purement et simplement en laissant la victoire aux intégristes.


La gauche votera-t-elle le soutien à la guerre ?

La gauche est piégée, une nouvelle fois, par ce vrai-faux débat. La droite a beau jeu de rappeler que c’est Lionel Jospin, alors premier ministre, qui a aprouvé l’engagement initial de la France en Afghanistan, et qu’un retrait immédiat des armées occidentales livrerait ce pays aux taliban et à leurs pratiques d’un autre age, notamment vis-à-vis des femmes. Les socialistes faisant le lit de l’intégrisme, bigre…

Lionel Jospin, dont le nom est fréquemment invoqué dans ce débat piégé, a refait surface la semaine dernière sur France Inter, pour donner quelques conseils aux élus PS :

« Je ne leur recommanderai pas d’approuver une mission imprécise et des décisions prises sans consultation en avril par le président de la République. Je leur suggérerai de demander que l’on contribue -la France, la présidence française de l’Union européenne- à définir de nouveaux objectifs. »

C’est sans doute ce que feront les parlementaires socialistes, pointant du doigt les nombreuses contradictions du discours de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner sur l’Afghanistan. Mais, même s’ils votent contre ou s’abstiennent, les élus de gauche savent que la mission en Afghanistan sera prolongée, et avec elle son probable cortège de victimes françaises -et afghanes.

Chacun sait, surtout, qu’aucune révision déchirante ne pourra se produire en cette période d’élection américaine, d’autant que les deux candidats en présence sont d’accord pour renforcer l’intervention militaire en Afghanistan.

Menée trop loin des opinions publiques, cette guerre qui ne dit pas son nom risque fort de connaître une escalade alors même que ses objectifs et la stratégie suivie sont totalement brouillés, et portent en eux les germes de l’échec. En clair, en Afghanistan, on ne sait pas où on va, mais on y va.

Photo : Karzaï, Sarkozy et Kouchner le 12 juin 2008 à Paris (Francois Mori/Reuters).

  • 16908 visites
  • 177 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Houvaton nouveau compte
    • Posté à 10h16 le 23/09/2008
    • Internaute 39856

    HONTE A CES FOUS DE GUERRE

    Honte aussi à notre type de démocratie, soit-disant représentative, quand le dernier sondage annonce que 62% des français sont contre toute intervention militaire et toute présence française sur le sol afghan.

    Il faudrait des referendums d’initiatives citoyennes à valeurs décisionnelles et là nous serions en démocratie.

  • Teberli
    Teberli
    Enseignant
    • Posté à 00h01 le 23/09/2008
    • Expert 48108
      Enseignant

    Il n’y a « guerre » d’espoir. Les générations futures jugeront très sévèrement les faucons de guerre.

    On dirait que certains ne veulent absolument pas sortir de l’Age de Guerre. Ceux qui sont pour la guerre à balles réelles sont aussi pour la guerre économique, c’est à dire la guerre contre les travailleurs du monde entier.

    Il faut croire que la guerre génère encore plus de profits que l’exploitation en temps de paix.

  • tinga
    • Posté à 01h06 le 23/09/2008
    • Internaute 35164

    Il n’y a qu’une clé pour ouvrir enfin un débat à la hauteur des enjeux, comme le démontre votre article, le 11 septembre 2001 est toujours d’actualité, les conséquences de ces « attentats » sont incalculables, guerres, lois scélérates, surveillance accrue des populations, crise économique, perte de crédibilité vertigineuse de l’occident (les russes, les chinois, les indiens ne sont pas dupes), cette clé, vous refusez obstinément de la fournir à vos lecteurs pourtant de plus en plus nombreux à se poser des questions légitimes, (la non dénonciation d’un crime dont on a connaissance, cela s’appelle de la complicité, devant la gravité des faits, vous devez comprendre l’impatience -parfois violente- d’un nombre inexorablement croissant de citoyens), votre ligne est intenable, et le mépris avec lequel vous nous traitez (secte, missionnaires etc...histoire de pousser les gens à être un peu plus agressifs), sans jamais répondre aux questions gênantes ne fait qu’augmenter la suspicion sur cet unanimisme pétrifié de tous les médias « officiels ».
    Puisque vous nous refusez cette clé, devrons nous enfoncer la porte ?

    • clive
      clive répond à tinga
      • Posté à 10h07 le 23/09/2008
      • Internaute 27908

      La clé qui manque, c’est celle de la cave...
      Et elle est vérrouillée de l’intérieur.

    • Houvaton nouveau compte
      • Posté à 11h11 le 23/09/2008
      • Internaute 39856

      Tinga, je suis 100% d’accord avec vous. Je vous ai donc mis un top. J’ai topé depuis le début 80 ou 90% des commentaires.
      Ce que je note depuis ce début c’est qu’il n’y a pas un seul commentaire, ou alors il est bien caché, qui applaudit cet article, bien au contraire. On devrait tous donc être jugé plus ou moins « pertinents » et Haski plus ou moins « inutile ». Or c’est grosso modo le contraire de ce qui se produit.
      J’en déduis donc que les aficionados de Haski sont plus nombreux que nous, nous les méchants conspirationnistes, mais ne s’expriment quasiment pas en commentaire. Je salue leur courage ... ou leurs nombreuses adresses IP.

      J’oubliais, à propos d’adresse IP, une pote à moi chez elle à voulu s’inscrire pour participer aux débats Rue89. Impossible de se connecter. Incohérence du questionnaire, bug, pas bug ? ? ? Moi je n’ai pas eu ce problème la preuve j’y suis mais elle oui et avec mon aide. Dommage, elle vous aurait certainement mis un « top » et pas qu’à vous ...

  • brazz
    • Posté à 01h38 le 23/09/2008
    • Internaute 40271

    Cette guerre se terminera par l’arrivée au pouvoir de « talibans modérés » avec lesquels on traitera pour trouver une issue diplomatique ; Après ça, ce qui se passera, c’est du domaine de la science fiction. Mais je maintiens que l’arme la plus efficace, ç’aurait du être (et ça sera peut être) les frigos, les télé et le coca cola ! même si ça me révulse par ailleurs.

    • Patico
      Patico répond à brazz
      • Posté à 15h13 le 23/09/2008
      • Internaute 38346

      Un « taliban modéré » c’est un petit peu comme un « cannibale végétarien », ça ne tient pas la route.

  • Panca
    Panca
    raleur qui aime les débats
    • Posté à 04h02 le 23/09/2008
    • Internaute 23059
      raleur qui aime les débats

    La victime et le cocu de l’affaire c’est bien le peuple afghan « libéré ». Messieurs les présidents le peuple s’oppose à vous : il n’y a qu’à dissoudre le peuple !

    • manu2005
      manu2005 répond à Panca
      Afghanistan,Lybie, la france (...)
      • Posté à 05h16 le 23/09/2008
      • Internaute 1805
        Afghanistan,Lybie, la france (...)

      Mais ça fait 7 ans qu’ils s’y emploient ! Mais ces islamistes d’Afghans mettent une telle mauvaise volonté à mourir.
      Ce qui d’ailleurs montre bien, contrairement à ce que disent tous les gauchistes de Rue89, leurs responsabilités dans cette affaire.
      S’ils ne font pas partie de l’axe du mal, alors pourquoi c’est-y qui tuent nos soldats, hein ?

  • Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
    • Posté à 07h00 le 23/09/2008
    • Internaute 42903
      nc

    Lienenvoyé par Lien

  • Davidlemac
    Davidlemac
    Annaba
    • Posté à 09h43 le 23/09/2008
    • Internaute 29959
      Annaba

    1- Une force étrangère dans un pays est toujours considérée comme une force d’occupation surtout quand cette situation perdure
    2- Le peuple afghan est-il responsable des attentats du 11 septembre ? Clairement la réponse est non. Ben Laden est saoudien, il a été agent de la CIA, le financement du terrorisme est saoudien et les kamikazes sont (presque) tous saoudiens. Les relations de la famille Bush avec les familles régnantes saoudiennes sont avérées. Pourquoi culpabiliser les Afghans ?
    3- Est ce que la société afghane a changé après 7 années d’occupation ? Nenni ! Il y a toujours autant de burqua dans les images qu’on nous envoie de Kaboul. Les interventions étrangères n’ont jamais changé les sociétés sinon à les crisper sur leurs traditions.
    4- Y-a-t il plus de terrorisme en Afghanistan qu’à Islamabad ou à Bagdad. Pourquoi l’armée française est à Kaboul et pas à Bagdad
    5- Ben Laden est-il vivant ? Avouons qu’il est bien commode pour justifier l’intervention des forces occidentales. Pour d’autres motivations ? Les routes du pétrole ?
    6- Finalement on ne peut pas s’empêcher de penser à des motivations cachées dans ce comportement ce qui expliquerait pourquoi Jospin avait donné son accord à l’envoi de troupes françaises en Afghanistan du temps où il était premier ministre. Il a l’habitude d’être « contraint » quand il est au pouvoir. Par quoi ? Finalement on n’a pas compris à quoi pouvait servir le débat à l’Assemblée Nationale

    • Houvaton nouveau compte
      • Posté à 10h30 le 23/09/2008
      • Internaute 39856

      C’est même pire que ça car maintenant que le peuple afghan et autres alliés religieux commencent à haïr le peuple français au même titre qu’ils haïssent les anglo-saxons à juste titre, les risques, cette fois-ci, de vrais attentats islamistes sur notre propre sol sont à craindre.
      Je parie hélas tout ce que vous voulez qu’il y aura prochainement un énorme attentat en France pour « solidariser le peuple français autour de son chef des armées Nicolas Sarkozy », exactement comme l’effet produit autour de la personne de Bush immédiatement après les evenements du 11/09/2001 alors que ce dernier était avant les attentats sur New-York et le Pentagone, comme Sarko aujourd’hui, en perte de vitesse, très mal dans les sondages.

      • andriouchka
        • Posté à 10h56 le 23/09/2008
        • Internaute 34387

        seulement, le peuple français n’est pas le peuple américain. Un attentat en France aurait pour effet de faire crier au peuple : il ne fallait pas y aller !

         
        • Houvaton nouveau compte
          • Posté à 20h29 le 23/09/2008
          • Internaute 39856

          Ou de stigmatiser encore plus la communauté musulmane en France qui n’a pas vraiment ma sympathie comme ne l’ont pas pour moi les autres communautés religieuses chrétiennes mais là faut pas exagerer. Je ne verserai pas dans ce manicheisme criminel qui sera attisé, comme on attise le feu, par tous les merdias, d’accord ... mais d’autres s’en chargeront et ils n’attendent que ça, de l’hypocrite PS catho au FN en passant par l’UMP Modem.

        1 autres commentaires
  • YoshiL7
    • Posté à 11h23 le 23/09/2008
    • Internaute 29840

    Avec l’attentat au Pakistan qui a eu lieu ce WE, nous pouvons peut-etre se demander si cela ne va pas jouer en faveur d’une extension du conflit (oups, de la guerre) en Afghanistan a une partie du Pakistan d’ici peu... on peut se poser la question étant donner qu’une partie du pakistan pourrait permettre de ravitailler plus facilement les troupes US, ce qui n’est pas le cas pour le moment et dans cette configuration du conflit... tout cela au meme moment ou des helicoptères US ont été visé par l’armée américaines après que les US aient violé leur espace aérien...

    On peut aussi se demander pourquoi les russes laissent passer les ravitaillements pour l’afghanistan... il est officiellement dit que la russie se doit de collaborer contre le terrorisme... mais n’est ce pas un diplomate russe qui a lancé une phrase assassine du genre : « on ne peut que laisser passer l’OTAN et ses convois, si ca peut permettre qu’ils aillent s’embourber et y mourir »...

    De plus, les américains semblent ne plus envoyer de renforts en afghanistan... ils vont seulement prélever 15000 hommes qui se trouvent en irak pour les redéployer en afghanistan... il y a une certainement une nuance entre le fait de préléver en Irak ou de faire venir des USA de nouvelles troupes...

    Dans quelques années, les US auront certainement trouvé la parade pour nous y laisser en Afghanistan... ils réussiront bien à un moment ou un autre à nous refiler le commandement des opérations une fois qu’ils sentiront que le vent à trop tourné pour y rester...

    Aujorud’hui, avec la décision du parlement, on peut peut-etre dire que l’on a officiellement déclarer la guerre en Afghanistan... et que l’on peut dorénavant s’attendre à des représailles qui ne nous touchaient pas jusqu’à présent... Nous sommes officiellement candidat à cela désormais !

  • ocsena
    • Posté à 16h54 le 25/09/2008
    • Internaute 26613

    {{Afghanistan : Débat sévère à l’Assemblée}}

    {{Le ministre de la Défense jurait qu’il n’y avait pas de « rapport critique de l’Otan » . Il y en avait un ! menteur ou incompétent : viré le ministre.

    {{Le général commandant les forces françaises disait qu’aucun soldat français n’avait été tué à l’arme blanche. Il y en avait un : viré le général.}}

    {{Le chef adjoint disait qu’on le leur avait bien fait payer cher après aux 200 talibans. En fait ils passaient dans Paris match : viré le chef adjoint.}}

    {{Les soldats ont manqué de munitions : viré le fabricant de sacs trop petits.}}

    {{Tout est si nul en France de bas en haut, surtout en haut, qu’il faut virer même Domenech. Si les talibans sont si hardis pour attaquer les Français, c’est seulement parce qu’ils ont beaucoup en effet entendu parler de Domenech}}

    .....................................................

    {{{Les Pensées zaz de l’Ocséna}}}

    {{Ocsena, Organisation contre le système-ENA... et pour la démocratie avancée}}
    -[-> Lien

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4