Sur le terrain 18/09/2008 à 18h11

Les jours du plus grand lac de Phnom Penh sont comptés

Ka-set"
Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Un projet immobilier aura bientôt raison du lac, de ses paillotes... et de ses habitants, laissés pour compte de la modernisation.


Sur le lac de Boeung Kak en janvier (Chor Sokunthea/Reuters)

(De Phnom Penh) Boeung Kak, le plus grand lac de Phnom Penh, ses guesthouses et son dédale de paillottes ne seront bientôt plus qu’un souvenir, happés par une modernisation que veut mener à grand train la ville pour gagner le titre de grande capitale régionale. Place aux buildings, centres commerciaux, bureaux et banques, vus au Cambodge comme autant de gages d’un développement économique prometteur.

Le coup de balai sur ce grand quartier d’un urbanisme anarchique devrait laisser à quai plusieurs milliers de familles, priées de partir en échange de compensations que plusieurs estiment largement insuffisantes. Une résistance s’est organisée chez les riverains, un combat dont l’issue est pourtant déjà connue.

Un lac de 90 hectares va disparaître

Des toits de tôle et de briques recouvrent les berges le long du lac. Des cloisons fines séparent les familles les unes des autres. Moli vit ici depuis 1995. Ce soldat à la retraite se débrouille comme il peut pour survivre.

Deux de ses quatre fils lui assurent une petite aide financière régulière. Il demeure imperturbable lorsqu’il évoque la menace d’une expulsion : « Je partirai lorsqu’on me dira de partir mais je ne sais pas où j’irai. » Personne n’est encore venu le voir.

Ils sont nombreux à Boeung Kak à avoir appris par les médias que des menaces d’expulsions pesaient sur eux. Et à avoir constaté, impuissants, que d’énormes tuyaux déversaient du sable dans le lac depuis le 26 août. Un vaste projet de remblaiement a été validé par la mairie en 2007. Pour 79 millions de dollars, un promoteur cambodgien a obtenu un bail de 99 ans pour exploiter quelque 133 hectares.

A ce grand lac de 90 hectares et à ses milliers de petites paillottes succéderont des tours, des hôtels et un immense centre commercial. Il ne restera que 10 hectares d’étendue d’eau. Tel est le plan annoncé par la municipalité. Le nom de ce futur quartier : New City of East (la nouvelle ville de l’Est).

Mais pour mener le projet à bien, il faut d’abord faire partir la population. 700 familles selon la mairie, 4 225 selon le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH). Soit près de 20 000 personnes.

Les locataires, nombreux, ne sont pas pris en compte par la municipalité, ce qui explique en partie le fossé entre les chiffres des uns et des autres. Amnesty International, de son côté, dénonce ce qui pourrait être « la plus grande expulsion forcée de l’après-guerre au Cambodge ».

La majorité des Cambodgiens n’ont pas de titres de propriété

De part et d’autre des rails désaffectés, on s’entasse dans un chapelet de minuscules habitations en bois et de commerces exigus : c’est le quartier pauvre de Boeung Kak, le village n°4. Beaucoup s’y sont installés à la fin des années 80, grossissant le bidonville déjà existant. Ils se revendiquent propriétaires de leurs maisons. Mais comme pour la majorité des Cambodgiens, aucun document officiel ne le prouve.

En 2003, une étude du ministère de l’Aménagement du territoire sur l’ensemble du Cambodge a montré que si « 71% des personnes interrogées se déclarent propriétaires », toutefois « seules 5,4% sont en possession d’un titre de propriété ».

Cette situation s’explique par l’histoire foncière de ce pays de plus de 13 millions d’habitants. Ce n’est qu’en 1993 que l’Etat a officialisé la reconnaissance au droit à la propriété privée, aboli en 1975 par la dictature khmère rouge. Sans titres de propriété ni cadastre précis, les litiges fonciers se sont multipliés et les expulsions de populations généralisées partout dans le pays.

Depuis 2001, une loi foncière octroie pourtant un titre de propriété aux personnes résidant régulièrement sur une terre depuis plus de cinq ans. Afin de protéger les ressources naturelles, l’article 15 de la loi stipule que ces ressources sont un bien inaliénable de l’Etat et qu’elles ne peuvent être louées plus de quinze ans.

Aujourd’hui, ce sont ces lois que font valoir les ONG. « Beaucoup ne possèdent pas d’actes de propriété mais sont légalement propriétaires des terrains de Boeung Kak », explique Choug Chou Ngy, l’avocat des résidents. Payé par Housing Rights Task Force, une coalition d’ONG, il entend engager une procédure judiciaire pour faire reconnaître les droits des habitants de Boeung Kak :

« L’Etat ne peut pas faire n’importe quoi avec ces terres. Selon la loi, elles ne peuvent pas être confisquées à ses propriétaires. Le Boeung Kak est une ressource naturelle, il ne peut être privatisé. On va faire invalider le contrat qui lie la municipalité à la compagnie Shukaku. Si le développement porte atteinte aux droits des populations, c’est que ce n’est pas un bon développement. »

8 500 dollars pour partir ? « Pas question ! »

Aucune négociation préalable n’a été menée entre les autorités et les habitants. En guise d’indemnités, le promoteur et la mairie proposent deux solutions : un relogement en périphérie de Phnom Penh assorti de 500 dollars sonnants et trébuchants ou un paiement forfaitaire de 8 500 dollars.

« Il n’en est pas question », tempête Lyi. Derrière son haut comptoir en bois, le jeune homme dénonce une situation injuste. Propriétaire avec sa famille - 15 personnes - d’une confortable guesthouse, il refuse de partir dans ces conditions :

« La vie est chère maintenant. On ne peut rien faire avec 8 500 dollars. Si je pars, je ne sais pas où je vais aller, ni ce que l’on va devenir. Notre affaire tourne bien ici. Notre adresse est citée dans les guides. »

Combien exigent-ils pour partir ? Samedyi, employée dans une guesthouse, vit dans un 25m2 avec cinq enfants qu’elle élève seule. Considérant les relogements en périphérie comme une « arnaque », elle attend 2 000 euros par mètre carré, soit 50 000 dollars.

Comme beaucoup, son adresse à Boeung Kak, indiquée sur son livret de famille, vaut comme preuve de propriété. Elle a manifesté avec une cinquantaine de résidents devant la mairie au début du mois de septembre pour réclamer des indemnités revues à la hausse. Les autorités avaient alors promis de prendre en considération le mécontentement des riverains. Elle n’a eu depuis aucune nouvelle.

Des camions chargés de meubles

Sa voisine, infirmière de 55 ans, dont le mari est retraité, a accepté les 500 dollars et l’offre de relogement de la municipalité à Borey Santepheap II, nouveau quartier situé à 20 kilomètres de la capitale :

« La maison est très bien là-bas, l’air est pur. Mes quatre enfants pourront aller travailler dans les usines textiles. On ne pourra plus jamais m’expulser et si je n’aime pas la nouvelle maison, je pourrai toujours la vendre. »

Dans le voisinage, on regarde d’un oeil dubitatif ces dizaines de familles qui acceptent les propositions du promoteur. Des familles expulsées d’autres quartiers de la ville ont déjà été relogées à Borey Santepheap II.

Si les témoignages sont assez favorables à ces immeubles neufs, les habitants se plaignent de l’inactivité qui y règne. Pas de commerces alentour, pas de moyens de transport, pas de travail. Reclus hors de la ville, les anciens pauvres de Phnom Penh sont désormais les nouveaux pauvres de sa périphérie.

Dans son rapport de 2007, le HCDH estimait qu’au 31 décembre 2006, 58 promoteurs exploitaient 943 069 hectares dans 15 provinces du Cambodge, soit 5,2% de la superficie du pays et 14,5% de ses terres arables.

Parmi eux, le sénateur Lao Meng Khin, directeur de la Shukaku Inc., désormais locataire pour 99 ans de Boeung Kak. Selon ce même rapport, le sénateur est également directeur de la Pheapimex Co Ltd qui a précédement obtenu 415 025 hectares d’exploitations dans les provinces de Kompong Chhnang, Pursat et Mondolkiri.

Les risques d’inondation vont s’accroître

Prise dans une frénésie immobilière galopante, Phnom Penh se métamorphose. Des tours en construction, des banques, de grands hôtels pour ressembler davantage aux capitales de la région. Le prix des terrains en centre ville est en augmentation constante et les promoteurs pressés.

Ainsi, aucune étude d’impacts environnementaux n’a été conduite par le ministère de l’Environnement avant la validation du projet. Cette étude, pourtant obligatoire, vise à mesurer et à limiter les impacts négatifs de tout projet de cette ampleur. Le lac étant l’un des plus importants réservoirs naturels de Phnom Penh, COHRE (Centre of housing rights and evictions) met en garde contre les risques d’inondation dans la capitale.

Le ministre de l’Environnement lui-même, Mok Mareth, avait protesté dans les colonnes de la presse cambodgienne en avertissant des risques pour le système d’évacuation des eaux de la capitale. Depuis, son ministère se tait et se décharge de toute responsabilité en renvoyant toute question vers la municipalité. Egalement muette.

Là aussi, les ONG dénoncent l’illégalité du projet. L’article 8 de la loi de 1996 sur la protection et la gestion des ressources naturelles rend obligatoire l’étude d’impacts environnementaux et souligne que « les ressources naturelles du royaume du Cambodge - terre, eau, air - doivent être conservées, développées, gérées et utilisées de façon durable et rationnelle ».

Avec Chan Soratha

Publié initialement sur
Ka-set
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  • yan
    yan
    loin
    • Posté à 18h42 le 18/09/2008
    • Internaute 9191
      loin

    Damned, ou vont bien pouvoir partir en vacances les touristes occidentaux ? ? ?

    Si même de l’autre coté de la planète il n’y a que bulding et centre commercial, le dépaysement sera moins.... flagrant.

  • demian
    • Posté à 19h12 le 18/09/2008
    • Internaute 32647

    Vite un Grenelle !

    « 58 promoteurs exploitent 943 069 hectares (...) soit 5,2% de la superficie du pays et 14,5% de ses terres arables. »
    Ils sont combien les cambodgiens ?

    • XXXXX
      XXXXX répond à demian
      compte supprimé
      • Posté à 07h23 le 19/09/2008
      • Internaute 49643
        compte supprimé

      « Ils sont combien les cambodgiens ? » :

      Un million et demi de moins depuis Pol Pot...

      • Zineb Dryef
        Zineb Dryef répond à XXXXX
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 07h35 le 19/09/2008
          rédacteur
        • Journaliste 24
          Journaliste

        13.3 millions

      • compte supprimé 32
        • Posté à 09h23 le 19/09/2008
        • Internaute 29573

        @Pancho2

        Fais gaffe, tu vas te faire lyncher parce que les petits potes à Pol Pot c’est pas ce qui manque dans cette rue !

  • Zoe-
    Zoe-
    étudiante
    • Posté à 19h40 le 18/09/2008
    • Internaute 52125
      étudiante

    Mais pourquoi toute cette superficialité ? Ce besoin de ressembler aux grandes capitales économiques ? Je me rends bien compte que mon commentaire va sans doute paraitre bien innocent, mais l’économie mondiale doit t’elle avoir un rôle si important dans le monde ? Ne peut t’on donc plus préserver certains endroits de la nature sans penser a construire un nouveau centre commercial, pour inciter encore et toujours les gens a la consommation ? La consommation régie t’elle le monde aujourd’hui ? N’y a t’il donc plus aucune valeur humaine ? La race humaine me parait si vil maintenant qu’elle arrive a son apogée... On dit que la distinction entre l’homme et l’animal est la faculté de l’homme a penser. Aujourd’hui je veux pouvoir penser que l’humain est bon, mais sa faculté a penser le rends mauvais. Comment des jeunes gens comme moi peuvent t’ils avoir confiance en l’humain avec tout ce que l’on voit chaque jour ? Je suis sans doute pessimiste, mais je n’ai que 17ans et je ne crois deja plus en la race humaine.

    • General Subverciòn
      General Subverciòn répond à Zoe-
      viva Makhnovchtchina
      • Posté à 20h01 le 18/09/2008
      • Internaute 47117
        viva Makhnovchtchina

      Je te trouve moins pessimiste que la réalité et plutôt lucide pour quelqu’un de ton age.Je suis le père de deux filles de 17 et 13 ans et ça fait bien longtemps en grand chose si ce n’est en vôtre génération.je prend ma part de responsabilité dans le fait de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour que ça change mais j’avais aussi le sentiment de prêcher dans le désert quand je gueulais à ton age...Cependant, je m’excuse humblement pour toute cette merde qu’on vous laisse en héritage.

    • richelieu94
      richelieu94 répond à Zoe-
      • Posté à 09h51 le 19/09/2008
      • Internaute 32156

      Tu sais le cambodge n’en est pas à se poser la question de la superficialité de la conssomation... ils exploitent ce qu’ils ont sous la main, rêvent de redonner à la capitale son éclat d’antan.. ; de trés nombreux viet du cambodge et de chinois (expulsés par Pol Pot) reviennent investir et PP est clairement poussée par le dynamisme de la vallée du mekong (ca va jusqu’à Ho Chi Minh Ville, quand même)... les innondations je pense qu’ils s’en battent (y en a tout le temps diront certains)par contre acquérir de devises est motivant... enfin, c’est cynique mais le cambodge est devenu un terrain de jeu pour les ONG qui ne font vivrent qu’elles même... depuis 20 ans le pays « stagnait » et maintenant les projets se multiplient quelquefois dans des cadres exceptionnels qui ne résisteront pas longtemps (les îles du littoral)... alors oui, la conssomation reste pour un peuple exangue, un signe de changement... tu es bien sage à 17 ans de ne pas croire à la « race humaine », les cambodgiens eux y croient encore et pourtant ....

  • kawouede
    • Posté à 19h50 le 18/09/2008
    • Internaute 27995

    Pauvre tiers monde, pauvre « progrès » et pauvre « développement »

  • Freud69
    • Posté à 20h36 le 18/09/2008
    • Internaute 53463
      -

    Perso j’ai bossé en ONG en 2006 à Phnom Penh, le projet était déjà bien visible, les bidons villes reculant à vue d’oeil devant le béton et les familles se faisant chasser. Tout cela sans qu’aucun article n’en parle dans la presse locale ou internationale. Donc offusquons nous, ok, mais soyons lucides, ce genre de projets il y en a partout dans les pays pauvres. Et à mon avis pour changer les choses il ne suffit pas d’attendre de pouvoir dire « oh c’est pas bien » sur un site web depuis son petit ordinateur dont le prix pourrait nourrir une famille cambodgienne pendant deux ans.

    • Jean-Benoît
      Jean-Benoît répond à Freud69
      pleuw89
      • Posté à 04h38 le 19/09/2008
      • Internaute 28879
        pleuw89

      Merci.

      Je vis à Phnom Penh. Je me suis déjà rendu plusieurs fois au bord de ce lac, il y a des bars et guesthouses tout autour, c’est très sympa mais il faut savoir que ca n’a rien à voir avec nos lacs européens tout propres avec des vélos et des gentils papis pêcheurs.

      Je lis pas mal de choses en commentaires. Voici un peu de contexte.

      1. L’économie est primordial dans un pays si ce dernier veut pouvoir permettre à tout le monde de manger, se loger … La Cambodge a maintenant besoin d’une capitale économique (comme tous les pays finalement) et ce au plus vite. Le pays est aujourd’hui stable politiquement, ce qui lui permet de s’ouvrir au marché mondial. Mais Phnom Penh peine (2 fois) encore à sortir la tête de l’eau car le pays n’est pas assez riche pour s’offrir ce dont il a besoin (pas de trains, peu de routes, pas de transports en commun …).

      2. La plupart des Cambodgiens ne savent pas consommer, mais ici, comme partout en Asie, l’argent est très important, il est le fruit du travail, la reconnaissance de chacun passe donc par là obligatoirement. Donc oui en Asie, l’argent, c’est tout. Donc si ces projets rapportent de l’argent ...

      3. Il faut arrêter d’être triste « oh mon Dieu les pauvres » car ils sont les premiers à se statisfaire de leur situation et à kiffer le bling-bling 4x4 Lexus avec TV inside …

      On se pose trop de questions, les blancs ont du mal à écouter le monde ... Je le constate tous les jours au travail.

      Est-ce que la Thaïlande c’est moche ? Parce que Phnom Penh dans 10 ans … ce sera comme Bangkok.

      • richelieu94
        • Posté à 10h00 le 19/09/2008
        • Internaute 32156

        ptet pas 10 ans, le cambodge accumule quand même des difficultés que n’a pas la thailande.. mais il est fort propable que dans 10 ans, PP deviennt un centre de services important entre Ho Chi et bangkok... avec ce que cela implique... entièrement d’accord pour le post, le regard des français sur la « pauvreté » (pour ne parler que d’eux) est limitatif, plein de contersens, nourri par la recherche du pathos et un vague sentiment de quête philosphique d’une civilisation qui serait bien bonne et belle, dans ses modes de vie simple et anananananananana...

        enfin...

      • thélonious
        • Posté à 13h55 le 20/09/2008
        • Internaute 11749

        Je trouve qu’un cynisme rampant inspire ce commentaire du business Jean-Benoit, qui sous couvert de réalisme, se range évidemment du coté du baton.
        Au Cambodge, comme dans tous ces pays où le libéralisme le plus sauvage se répand (russie, inde,...) de la façon la plus crue, il est très clair que les richesses vont à quelques uns, très peu en vérité, qui sont riches au delà de toute mesure, tandis que les pauvres restent pauvres, et qu’un embryon de classe moyenne émerge à peine.

        Et puis, plus au fonc, il y en a marre de lire et d’entendre les petits soldats du marché mondial vanter les mérites de l’engin à consommer.
        C’est vrai que c’est la lutte, au Cambodge, pour manger, se loger,...
        Mais le fait est aussi qu’il y a une vraie vie autour de ce lac, une vie qu’on dirait de village par chez nous, et autant dire que ça n’a rien à voir avec l’entassement dans des banlieues.
        C’est ça qui est détruit en passant, une culture, une façon de cohabiter, de relationner,...
        Que ça se fasse au nom de l’intéret de quelques uns, business voisin, c’est quand meme un peu génant.

         
        • thélonious
          • Posté à 01h02 le 21/09/2008
          • Internaute 11749

          Et puis... « apprendre à consomer » : où a-t-on vu pareille ineptie ?
          N’est-ce pas dans ce temps de cerveau disponible dont parlait le type de TF1, disponible à gober la pub, que l’on apprend, si l’on peut dire, à consomer ?
          Avons-nous d’ailleurs autre chose à offrir, nous autres en occident ?
          Et est-on si sur qu’il faille encore et toujours plus insister dans ce sens ?
          Réponds si ça te chante, camarage businesssssss

        1 autres commentaires
    • richelieu94
      richelieu94 répond à Freud69
      • Posté à 09h57 le 19/09/2008
      • Internaute 32156

      si si , le projet fait beaucoup de bruit, des études sont menées et ce n’est pas le seul qui concernent l’améngement des retenues...

    • Zoe-
      Zoe- répond à Freud69
      étudiante
      • Posté à 17h49 le 19/09/2008
      • Internaute 52125
        étudiante

      Oui, c’est vrai j’ai la vision d’une petite européenne qui a un ordinateur dont le prix pourrait nourir une famille cambodgienne pendant deux ans. Oui je vais a l’école. Oui je consomme. Oui j’ai de l’argent de poche et surement plus que le salaire moyen d’un cambodgien pendant un mois. Oui, je suis une petite européenne qui n’a pas de problèmes si ce n’est de peut etre trop réfléchir. Mais dans ce cas, parce que j’ai la chance d’etre née en Europe de famille relativement aisée (salaire d’un seul prof cependant, ne croyez pas autre chose), je ne devrais pas réagir ? Je devrais rester neutre face a des évènements dans le monde sous seul prétexte que je ne vis pas ce que les cambodgiens vivent et ressentent ? Selon vous, il faudrait que je sois pauvre et malheureuse pour réagir et dire « oh c’est pas bien » ? Oui, je sais que des projets comme ca il y en a partout dans le monde au détriment des pauvres. Oui je sais que ces pauvres rêvent au fond de reproduire la culture occidentale, de construire des buildings et que la seule possibilité pour eux de vivre mieux et le changement économique et l’amélioration de leurs salaires. Oui car je sais aussi que malheureusement l’économie régit tout. Et je sais que si eux avaient la même chance que nous européens ils vivraient et penseraient comme nous, car la nature de l’homme est la même pour tout être humain.
      N’allez pas penser que je suis une pauvre petite européene innocente qui laisse des commentaires sur un site web pour dire « oh les pauvres » et qui ne comprends rien a ce qui se passe dans le monde. Comme vous, j’observe chaque jour la destruction du monde. Et comme vous je réagit ce qui est mon droit et je dirais même mon devoir. Et puis « pour changer les choses » comme vous dites, il faudrait que je sois majeure, que j’ai les moyens necessaires et la possibilité de partir. Parce que, vous peut etre vous n’écrivez pas sur un site web a partir d’un ordinateur dont le prix pourrait nourir une famille cambodgienne pendant 2 ans ?
      Il est vrai que je n’ai pas bossé en ONG en 2006 a Phnom Penh, mais remettons les choses au clair. Je n’ai que 17 ans. Et j’estime que si plus de gens de mon age s’interessaient a ce genre de choses, les choses évolueraient. Car nous aussi nous irons peut etre bosser en ONG, nous ferons peut etre évoluer les choses. Mais laissez nous le temps de murir, de grandir, d’évoluer et de comprendre mieux les problèmes du monde.
      Et je suis lucide.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h23 le 18/09/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Je ne vois pas pourquoi notre modèle économique et sociétal devrait servir de modèle au monde entier, si ce n’est pour permettre à certains de se faire encore plus de fric sur le dos des populations et rien à faire de la sauvegarde de l’environnement. Pauvres de nous, pauvres cambodgiens, comme s’ils n’avaient pas déjà assez souffert.

    Faut-il espérer que le « krach » continue s’il peut empêcher ce genre de dérive ? Mais peut-il l’empêcher ?

  • N.MARECHAL
    • Posté à 18h49 le 20/09/2008
    • Internaute 9175

    Ben voyez-vous la connerie humaine n’est pas un monopole français. Ou alors, ça s’exporte très bien.

    Ecologiquement parlant, supprimer un lac de 90 ha, c’est tout simplement un projet fou. En plus, vu le secteur, il y a probablement une eutrophisation naturelle importante. Ceci veut dire que le sol doit être instable plus plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

    Si déjà avec nos petits bras musclés on a du mal a se battre contre le feu, contre l’eau, on ne peut rien, et je ne parle pas du reste…

    Bref, encore une catastrophe en prévision !

  • minitel
    minitel
    taoiste décomplexé
    • Posté à 23h46 le 18/09/2008
    • Internaute 25808
      taoiste décomplexé

    J’ai aussi bossé en ONG au Cambodge (Stung mean chei, banlieue de Phnom Penh. Et j’ai dormi au bord du boeung Kak lake. : -)
    Le projet était déjà en germe et cela remonte à 2000. Je me souviens d’une discussion relativement animée avec un certain Sothy, étudiant en droit et fils d’homme d’affaire, qui défendait pied à pied le modèle occidental et hygiéniste pour se prémunir de la pauvreté et de la maladie. Il savait que bientôt les immeubles remplaceraient les barraques sur pilotis qui entourent le lac. Et c’est ce qu’il souhaitait pour son peuple. Et je ne suis pas certain qu’il soit minoritaire dans son pays.
    Il faut se souvenir qu’avant la guerre et la destruction, Phnom penh était l’une des villes les plus occidentalisée d’Asie.
    Le paradoxe réside dans le fait que les occidentaux sont en recherche de lieux comme celui-ci, pour son « authenticité » et sa tranquilité, tandis que les cambodgiens sont en recherche de prestige et de propreté, et plus largement d’une preuve tangible de progrès.
    Bref. Si je ne peux m’empêcher de regretter la disparition de ces quartiers, je ne peux pas non plus me mettre à la place des cambodgiens qui ont soif de connaître ce qu’ils voient à la télévision...C’est peut-être dommage. On verra, comme dirait le moine zen.

    • Noir
      Noir répond à minitel
      Indécis
      • Posté à 07h27 le 19/09/2008
      • Internaute 53499
        Indécis

      Bonjour,
      je suis curieux de savoir si ce fameux Sothy est bien Sothy Kun, ancien étudiant francophone avec qui j’ai étudié le droit à Hanoi pendant deux ans. La teneur de ses propos me le fait croire. C’est ce même Sothy qui considérait que le jugement des responsables khmer rouge était une sottise sans utilité, que le Cambodge n’avait nul besoin de ce travail de mémoire. Il exprimait ainsi le besoin, très commun chez les asiatiques du Sud-est à tout le moins (pour parler de ce que je connais), de progrès accéléré sans considération des atermoiements du passé. Une logique ternaire et non binaire à l’occidentale, où passé et futur se mêlent dans une troisième proposition toute neuve, un rien déstabilisante pour le carthésien de l’ouest.
      Sur ce sujet, je me suis dit également, en l’entendant, que son opinion n’était également pas minoritaire dans son pays.
      Bien à vous.

      • richelieu94
        richelieu94 répond à Noir
        • Posté à 10h04 le 19/09/2008
        • Internaute 32156

        ouah ca fait du bien un post pertient et nourrit d’une connaissance du terrain... de nombreux cambodgien m’iont tenu le même discours sur le développement et sur le contxtre politique de leur pays...

  • Zineb Dryef
    Zineb Dryef
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 06h12 le 19/09/2008
      rédacteur
    • Journaliste 24
      Journaliste

    Bonjour,

    Je partage vos avis sur le nécessaire développement d’une capitale comme Phnom Penh. Les habitants de Boeung Kak ne sont d’ailleurs pas unanimement hostiles au projet. Leur principale revendication est d’obtenir des compensations suffisantes. Or, les sommes qu’on leur propose aujourd’hui sont largement en-deçà du prix de leurs terrains.

    Correction : Selon le HCDH, le sénateur Lao Meng Khin est directeur de la Shukaku Inc. et de la Pheapimex Co Ltd. (et non pas propriétaire)

    • -Candide-
      -Candide- répond à Zineb Dryef
      Jardinateur
      • Posté à 10h09 le 19/09/2008
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      « largement en-deçà du prix de leurs terrains »

      Tout dépend de ce que vous appelez « leur » terrain.
      L’Etat a « donné » (ou reconnu la possession) de tous ceux qui justifiaient d’une résidence pendant plus de 5 ans.
      Et pourtant, seules 5% des gens on effectivement fait les démarches pour officialiser cette possession sachant qu’ils n’étaient pas tous en mesure de le faire.

      Suite au plan d’urbanisation, la création de centre d’affaires ou autre, le prix local du m² monte en flêche en prévision de l’augmentation de l’activité économique locale.
      Les investisseurs, sur le marché concurrentiels, sont ainsi obligés de verser de fortes sommes à l’état pour acquérir les droits de propriétés.
      L’état s’en sert d’une part pour indemniser correctement les population et aussi pour le développement du pays.
      (Au besoin et sur la base d’engagements, l’état peut déléguer directement au promoteur la charge des indemnisations ce qui diminue d’autant la transaction)

      Du point de vue des pauvres gens du quartier.
      Les 5% qui ont eu la bonne chance d’officialiser une possession se retrouvent ainsi potentiellement avec un billet de loto gagnant en poche.
      Néanmoins, doit-on considérer qu’ils sont tellement différents de celui qui n’avait que 4ans 1/2 de présence et ne pouvait réclamer son bien, ou de celui qui ne l’a pas fait car il n’avait pas saisi l’enjeu voir pas eu les preuves de sa résidence.
      Ces 5% sont ils aussi vraiment différents du même type de population qui vit dans les même conditions a 5km de là mais en dehors du plan d’urbanisation.

      D’un point de vue strictement légaliste et capitalistique, vous pouvez dire « donné c’est donné », reprendre c’est volé.

      Pour ma part, je considère que la loi d’« appropriation » a avant tout été faite pour protéger les gens d’expulsion arbitraires. Certes, l’état aurait pu prévoir, et aménager sa loi dans un contexte plus juridique d’usufruit délimité dans le temps, etc.

      Ce qui compte c’est que l’ensemble des gens soient indemnisé correctement, et non pas 5 à 10% des gens chanceux ayant obtenu un bon de propriété en bonne et due forme sur une zone de développement urbain.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 07h42 le 19/09/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    ah le cambodge ça me plairait bien
    Lien

  • -Candide-
    -Candide-
    Jardinateur
    • Posté à 09h25 le 19/09/2008
    • Internaute 40778
      Jardinateur

    Je suis un peu comme minitel, assez partagé sur la question
    Le cambodge a besoin d’un développement économique

    Certes, la cabane les pieds dans l’eau au milieu des moustiques et de la malaria c’est sympa, mais un minimum de développement économique ne fait pas de mal non plus, ne serait-ce que pour augmenter l’espérance de vie.

    La dramatisation proposé par l’article de Zineb Dryef me semble un peu exagérée et il me semble qu’il faille relativiser.
    Le Cambodge est un des pays les plus pauvres de la planète.
    en 2006, le PIB par habitant (corrigé de la parité de pouvoir d’achat effective) était de 2900$/an
    (en fait 480$ net)

    Donc quand nous dit
    on leur propose 8500$ ou 500$ en plus un vrai logement.
    Il faut remettre en perspective.
    8500 dollars, ca fait plus de 3 années de PIB moyen/habitant (soit 6 années de smic net chez nous)

    Et la personne qui réclame 25000$ pour son taudis de 25m², c’est un peu comme si lors de la construction du Stade de France, les gens modestes qui vivaient à cet endroit réclamaient 200.000 euros pour quitter un HLM insalubre, au lieu de s’installer dans un logement neuf et plus grand, avec une prime de 25000 euros.

    Je ne dis pas que ça et là il puisse y avoir des problèmes, mais en regard de l’histoire du Cambodge, du génocide que son peuple a vécu (avec le silence complice de beaucoup d’entre nous), j’ai du mal à m’apitoyer sur un petit problème d’urbanisation.

  • ghassa
    ghassa
    ramasseur ordures ménagères
    • Posté à 10h19 le 19/09/2008
    • Internaute 29233
      ramasseur ordures ménagères

    c’est la mafia chinoise qui est derrière tout ce système !

    je ne sais pas pour les quelques uns qui ont pu aller sur l’île aux lapins mais là aussi, les habitants devaient être expulsés quand j’y suis allé pour construire un casino à putes pour vip mafieux...

    j’espère qu’ils ne feront pas de buildings à Angkor, la plus belle cité sur terre....

    que le Cambodge sera capable de garder ces maisons en bois sur pilotis, ces paysages de rizières paradisiaques, ...

    alors oui je dis qu’il faut avoir peur de cette urbanisation sauvage !

    • richelieu94
      richelieu94 répond à ghassa
      • Posté à 10h35 le 19/09/2008
      • Internaute 32156

      en asie il n’ya pas de mafia chinoise... il n’y que des communautés intégrées, d’ailleurs il n’y a pas de mafieux mais des « cousins dynamiques »... ah pour ce qui est du riz, c’est bien joli mais ce n’est pas le bassin du fleuve rouge, alors leur dire de retourner à la campagne pour faire du vossa ou du riz flottant, c’était une idée de polpot... mais peut être que ça fait parti d’une culture traditionelle

      • ghassa
        ghassa répond à richelieu94
        ramasseur ordures ménagères
        • Posté à 13h03 le 19/09/2008
        • Internaute 29233
          ramasseur ordures ménagères

        vous êtes un économiste de médecin sans frontière ?

         
        • richelieu94
          richelieu94 répond à ghassa
          • Posté à 14h19 le 19/09/2008
          • Internaute 32156

          ni économiste ni de médecin sans frontière... d’ailleurs c’est une ong humanitaire et ils ne s’occupent que peu des questions de développement... pour ce qui est du développement rural on fait plutot appelle à des géographes ou des agronomes... qui ont du mal a faire du cambodge le grenier à riz de l’asie du sud est...

        1 autres commentaires
  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 18h00 le 19/09/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Cooooooool ! Parce que pour l’instant Pong-pen, là, votre ville de chinois, ca pue et leur lac il est plein de sacs plastiques ! ! !

    Et puis merde on va pas se gacher le plaisir ! ! ! C’est bien et bon de construire ! ! ! Des architectes, des projets, des sous-sols, des excavations... C’est cà la vie. On transforme, on vit, on s’amuse ! ! ! Et les chinois y ont droit aussi ! ! !

    Tant que les bordels restent ouverts...

  • PATLEE6675
    PATLEE6675
    Manager
    • Posté à 19h31 le 19/09/2008
    • Internaute 34931
      Manager

    Que la vie soit chère, c’est pareil en habitant dans un bidon ville ou de nouveaux quartiers.
    A voir les images, nous avons bien l’impression qu’il s’agit plus d’un coin insalubre.
    Il serait donc bien pour chacun de se faire reloger, mais pas dans n’importe conditions.
    Leur gouvernement doit demander aux promoteurs une somme correspondant à une nouvelle habitation pour laquelle aucunes redevances ne devra être demandé au nouveaux propriétaires. Et que leurs logement soit supérieur en surface à celui qu’ils occupent actuellement et non pas un relogement dans une cité HLM.
    Recréer un ensemble propre, sans charges si ce n’est celle payées par un savant calcul à vie par les promoteurs, ne semblerait point une mauvaise solution même s’il est vrai que nous devons envisager une décroissance tant démographique qu’industrielle, cela ne doit point affecter le développement de base d’une société pour l’instant bien en retard sur l’évolution trop polluante de nos sociétés.

  • miremond
    • Posté à 19h43 le 19/09/2008
    • Internaute 34942

    j ai fait un tour au Cambodge il y a quelques mois et après avoir eu une idée de la misère des campagnes j ai été stupéfaite en voyant le nombre de 4X4 énormes et luxueux qui envahissent les rues et les trottoirs de phnom pen ! ! ! ! ! ! ! à qui sont ils ?

    • Pleige
      Pleige répond à miremond
      Je ne sais pas
      • Posté à 01h49 le 20/09/2008
      • Internaute 53584
        Je ne sais pas

      Ces voitures luxueuses appartiennent aux militaires qui ont expropriés de pauvres paysans de leurs rizières et qui ont revendus ces terrains à pris d’or.
      La spéculation sur les terrains est incroyable / incompréhensible au Cambodge.

      C’est effectivement trompeur de voir autant de Lexus rutilantes et de Hummer impressionnants. mMis on ne voit pas la majorité de Phnompenhois ( ?) qui eux n’ont pas les moyens de se payer une voiture.

  • Wangmo
    • Posté à 07h56 le 20/09/2008
    • Internaute 16042

    Bonjour,
    A Zoe,je voudrais dire de ne pas désespérer de l’humanité ; ce n’est pas parce qu’on parle plus des « mauvais » que les « bons » n’existent pas.Et puis,l’effort, bien sûr,commence par soi-même .
    Je suis étonnée que l’article n’aborde pas le problème de la corruption.Je suis allée au Cambodge il y a quelques années ( horreur, moi écolo j’ai osé prendre l’avion pour aller m’émerveiller d’une culture extraordinaire ! ! ! eh oui, et cela m’a aussi permis de rencontrer des personnes,qui, toutes m’ont affirmé qu’il régnait une énorme corruption ).

  • KH Mind
    KH Mind
    Business Mind
    • Posté à 02h57 le 21/09/2008
    • Internaute 53655
      Business Mind

    Je connais ce lac ; je connais le charme qui y règne sur une partie de la rive ; je connais la misère , le bidonville sur une autre rive ; je connais le développement résidentiel sur d’autres rives .

    J’ai connu la saleté du lac ( l’hygiène n’est pas la priorité des survivants khmers , depuis la « délivrance “ ).
    Entre la recherche de travail stable , de salaires trop justes et la faim avec l’espérance de vie limitée, l’hygiène n’est pas la priorité .
    Je fusille là , les ONG qui n’ont pas su dynamiser ce secteur ( autre long sujet douteux à traiter )

    J’ai connu une campagne de nettoyage d’une partie du lac , certainement par les exploitants des guesthouses qui ont fait l’effort de nombreuses modifications de charme de leur établissement .

    J’y ai connu de merveilleux couchers de soleil dans une ambiance routarde de voyageur.
    Les résidents khmers y trouvent même aussi un certain bonheur dans leur misère .

    Mais à qui va servir ce développement urbain et d’affaire ? c’est tellement hors de portée des khmers de base .
    Il y a bien une classe bourgeoise émergente , mais la somme de leurs nouvelles et maigres fortunes n’arrivera jamais à rentabiliser l’investissement .
    Il y a bien la classe des élites du gouvernement, mais il ne dépenseront ou placeront jamais assez dans ces lieux , leur fortunes douteuses .
    Alors mon éternelle question face à ces opérations similaires dans le royaume : est-ce encore un business de blanchissement d’argent des mafias et des ripoux chinois , coréens , russes , viets.... aux mains sales.
    Ont-ils tous souscrit des assurances ‘ parachute dans cette opération où l’espace visé ( stabilité du sol , évacuation des eaux , innondation ...)n’a pas été étudié rigoureusement ?
    J’ai connu des pseudo-opérations d’affaires lancées à la va-vite ( hors complexes de jeux casino ) , qui n’ont pas eu les résultats escomptés .
    Mais qui va rendre la monnaie de tous ces investissements (centres commerciaux , banques , park de loisirs ...) qui ne s’adressent pas au vrai développement du pays ?

    Il faut rappeler que le revenu reconnu d’un cambodgien
    est entre 0.80€ ( 70% des travaileurs )et 3€ par jour .
    L’essence varie entre 0.70€ et 0.90€.
    Un petit plat resto = 0.40€ - 0.60€
    Un modeste repas de famille (6 Pers ) = 1€

    Je fusille tous les états complices et moralisateurs ,mais silencieux qui ne veulent pas condamner ce gouvernement fantoche ( The head is Hun Sen )qui gangrène le pays depuis 30 ans déjà .

    LE CAMBODGE SE MEURT UNE DEUXIEME FOIS ! ! !