16/09/2008 à 15h26

« Laïcité ouverte » : l'acte de foi de l'école québécoise

Florent Daudens | Journaliste

La laïcité en milieu scolaire fait débat au Québec, où depuis la rentrée, l’on enseigne éthique et religion au primaire et au secondaire.


Ethique (Clément de Gaulejac/DR).

(De Montréal) Pour débattre de ce programme, j’ai interviewé l’un de ses pères, Georges Leroux, professeur de philosophie à l’Université du Québec à Montréal. Il a signé un court essai pour expliquer son point de vue : « Ethique, culture religieuse, dialogue : arguments pour un programme ». Il y pose le débat sur la « laïcité ouverte », pendant québécois de la « laïcité positive » de Nicolas Sarkozy, en ces termes :

« Que peut comprendre un jeune des luttes fratricides du Proche-Orient, s’il ne sait retrouver dans la Bible l’histoire complexe de la Palestine et d’Israël ? (…) Accueillir l’autre, faire du dialogue une finalité essentielle de la démocratie, n’est-ce pas d’abord un travail de connaissance, d’histoire, de culture au sens le plus ouvert de ce mot ? »

L’école québécoise vise l’acquisition de compétences plutôt que de savoirs, depuis une réforme de l’éducation en 2000-2001 -réforme qui suscite, aujourd’hui encore, la résistance. Les élèves devront donc maîtriser trois compétences :

  • réfléchir sur des question éthiques ;
  • manifester une compréhension du phénomène religieux ;
  • pratiquer le dialogue.

Les jeunes Québécois apprendront, par exemple, qui sont Jésus, Bouddha, Mohamed, ou encore ce que signifient les fêtes de Noël, de Pâques, d’Hanouka, etc. Ils seront invités à réfléchir sur les différentes significations que peuvent revêtir ces célébrations parmi les différentes religions.

Du côté éthique, plusieurs réflexions seront abordées. Les élèves se demanderont notamment s’il faut toujours dire la vérité, une manière d’appréhender l’honnêteté. Ils se pencheront aussi sur les normes de vie en société, sur leur personne en tant qu’être unique, etc.

Enfin, ils apprendront à dialoguer sereinement, à élaborer leur point de vue et interroger les autres.

L’aboutissement de la déconfessionnalisation

La religion et l’école en quelques dates


1964 : le ministère de l’Education remplace l’Église catholique pour l’instruction des enfants
1984 : la catéchèse cède sa place au cours d’enseignement moral et religieux (catholique ou protestant) ou au cours d’enseignement moral
2005 : fin de la dérogation à la constitution canadienne, la Charte des droits et libertés, qui permettait de dispenser un enseignement religieux.

Le programme instauré cette année constitue l’aboutissement d’une volonté de déconfessionnaliser l’école. Paradoxal ? Pas selon Georges Leroux :

« Déconfessionnaliser l’école, c’est refuser le privilège de quelque confession que ce soit pour accéder à un espace laïc et séculier. »

Il estime que les acquis laïcs ne doivent pas être antireligieux. « Avoir des enfants qui ne connaissent rien des traditions des autres conduit aux pires aberrations et à l’intolérance », explique-t-il en interview.

Georges Leroux précise que l’adoption de ce programme ne se fera pas du jour au lendemain :

« Sur papier, c’est un changement radical. La réalité est une évolution plus lente. Si les métropoles vivent le pluralisme chaque jour, c’est une vue de l’esprit dans les régions. L’école du village ne bougera pas du jour au lendemain. »

Pour vaincre ces résistances, le volet de culture religieuse accordera une place prépondérante à la religion catholique et, dans une moindre mesure, au judaïsme et aux croyances autochtones. Les autres religions seront aussi abordées, mais moins fréquemment Georges Leroux, qui se rallie à ces arguments, poursuit :

« J’étais d’avis qu’on accorde plus de place à l’islam. Mais la société québécoise demeure assez chrétienne et veut garder une dimension patrimoniale. Une crispation islamophobe a voulu être évitée par le politique »

Les modèles américains et français en question

Dans le cadre de ses réflexions, Georges Leroux s’est penché sur les modèles français et américains. Au sujet du premier, il note qu’il « consiste à confier la transmission des normes à des modèles choisis d’abord dans la culture nationale ». Il se montre critique de ce modèle :

« Le fait que le répertoire fondamental soit associé à une culture unique ne l’aide pas à affronter l’évolution européenne vers une culture commune. (…) Il faut aussi noter que, sous la pression du pluralisme culturel et de l’immigration, ce modèle révèle son incapacité à intégrer dans l’espace public les communautés, surtout celles issues de pays musulmans, qui sont en déficit d’identité. »

Le chercheur note que le mémoire présenté par Régis Debray au président de la République en 2002 recommande d’introduire un enseignement culturel des traditions religieuses et des cultures constitutives de l’Europe.

Quant au modèle américain, il estime qu’il est en crise, car « menacé d’éclatement, sous la pression de demandes diversifiées ». « Malgré un idéal démocratique généreux, il s’engage dans un repli communautaire qui à la longue pourrait nuire à la culture américaine », écrit-il.

Des parents s’y opposent

Les médias divisés


Le programme d’éthique et de culture religieuse ne fait pas l’unanimité et les médias n’y échappent pas. Exemple éclairant : la rédactrice en chef du magazine L’Actualité, Carole Beaulieu, et l’un des chroniqueurs, Jacques Godbout, ont exprimé des points de vue divergents. La première s’est prononcée en faveur de la réforme :
« Des enfants qui grandissent dans des milieux éducatifs hier fermés au pluralisme seront sensibilisés au fait que certains de leurs voisins donnent des réponses différentes de celles de leurs parents aux grandes questions liées au sens de l’existence humaine. Il faut s’en réjouir. »

Le second s’y oppose :
« Au Québec, suivant notre tradition de suprême naïveté, l’école neutre deviendra le foyer de tous les irrationnels. Des milliers d’enseignants seront transformés en missionnaires œcuméniques. L’Etat a mis quarante ans à obtenir la déconfessionnalisation scolaire ; en quelques mois, les bien-pensants auront réintroduit la pensée magique au royaume de la science. »

Le Québec a donc choisi une autre voie. Mais du côté des parents, plusieurs résistances se font entendre, tant du côté des croyants que des laïcs.

Chez les premiers, certains « exigent la liberté de choisir » et demandent le retour à un enseignement confessionnel. « La frange catholique se sent trahie par la déconfessionnalisation », considère Georges Leroux. Et d’ajouter :

« Il faut les convaincre et les inviter à investir leurs paroisses. Ils doivent être absolument libre, à condition de ne pas empiéter sur les autres. »

Certaines paroisses tentent d’ailleurs d’occuper l’espace laissé libre par l’éducation nationale. L’Assemblée des évêques catholiques du Québec note que « l’ensemble des élèves sera initié à une compréhension positive du phénomène religieux, notamment des traditions catholique et protestante ». Du même souffle, ils s’inquiètent du fait que « l’approche socioculturelle du phénomène religieux pourrait conduire à une vision réductrice de l’expérience croyante ».

Du côté des laïcs, plusieurs parents craignent que l’athéisme et l’agnosticisme ne soient pas enseignés. Le mouvement laïc québécois appelle à l’abolition du volet de culture religieuse, considérant que :

« Le principal vice de ce programme consiste dans l’amalgame entre éthique et religion, laissant ainsi entendre que le comportement éthique ne peut être développé que lié à une croyance religieuse et qu’une personne sans religion serait forcément amorale ou immorale. »

Ce qui ne semble pas inquiéter Georges Leroux :

« S’ils pouvaient faire disparaître la religion, ils le feraient. Mais le volet éthique accomplit la mise en question rationnelle. Et les enfants font la différence entre la croyance et la non croyance ».

Il ajoute que les cours de philosophie, qui arrivent plus tard dans le cursus scolaire, renforceront cet apprentissage des conceptions séculières.

Les profs au cœur de la réforme

Reste la question des professeurs. Pourront-ils donner ce cours sans heurter leurs propres opinions ? Georges Leroux estime que oui, comme il l’écrit dans son livre :

« Pour plusieurs, ce programme sera l’occasion de retrouver une forme d’authenticité et de sincérité, certains ayant été placés auparavant dans l’enseignement confessionnel et moral d’une manière qui pouvait être difficilement compatible avec leurs convictions »

En interview, il ajoute qu’il faudra donner les moyens nécessaires à la formation adéquate des professeurs et qu’un comité de vigilance se penchera sur d’éventuels dérapages. Certains s’inquiètent toutefois du manque de formation des enseignants ou encore de quelques ratés, notamment des livres en retard.

Reste aussi la question des écoles privées confessionnelles, qu’elles soient catholiques, coraniques, hassidiques ou autres. Georges Leroux s’interroge : « Comment vont-elles enseigner ce programme ? Il n’y a pas de réponse simple, mais nous veillons au grain ».

Malgré ces critiques, un sondage publié mardi dans le quotidien Le Devoir montre que le cours d’éthique et de culture religieuse obtient un appui de 52 %. Et Georges Leroux demeure convaincu de sa pertinence : « Au fond, ce cours met à nu des différences profondes. Avant, on travaillait dans l’hypocrisie », conclue-t-il.

Photo : ’Ethique’ (Clément de Gaulejac/DR).

Mise à jour, 16/9/2008 à 22h47 : ajout du sondage publié par Le Devoir.

Ethique, culture religieuse, dialogue : arguments pour un programme de Georges Leroux - éd. Fidès - 120p., 9€.

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  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 16h17 le 16/09/2008
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    éthique et métaphysique - et philosophie en général - ne peuvent avoir de réelle signification et portée qu’en dehors des simplifications irrationnelles des religions.

    comment peut-on penser qu’on répond à des questions en inventant des forces surnaturelles inquestionnables ?

    il suffit de voir les réponses contradictoires qu’apportent les diverses religions à ces questions pour voir que le relativisme dénoncé par le pape et ses disciples réside exactement là - encore faut-il un minimum de culture et d’ouverture aux autres pour s’en apercevoir.

    il faut connaître aussi le contrôle de l’église catholique sur le québec encore très longtemps après que la france s’en soit libérée pour saisir les enjeux de ce qu’il se passe là-bas.

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 16h26 le 16/09/2008
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Je suis profondément et définitivement laïque et athée. Mais je crois qu’avant de choisir de l’être, il est primordial de savoir pourquoi. C’est la raison pour laquelle l’enseignement des sources des religions se doit d’être enseigné aux enfants. Le programme discuté au Québec va dans ce sens. Pour comprendre et choisir, il faut d’abord connaître. Pour apprendre à vivre ensemble, il faut se connaître …

    •réfléchir sur des question éthiques ;
    •manifester une compréhension du phénomène religieux ;
    •pratiquer le dialogue.

    L’introduction à l’école ou en dehors des bases des religions est indispensable pour se construire. C’est le sens du rapport de Régis Debray (de son départ avec Che Guevara jusqu’à aujourd’hui, il s’intéressa beaucoup au problème du religieux et de la croyance au sein du groupe social).

    C’est aussi en instruisant nos enfants qu’ils pourront échapper au modèle Américain, foutoir incroyable de « religions “ prônant tout et n’importe quoi dans ‘ un repli communautaire qui à la longue pourrait nuire à la culture américaine’.

    La laïcité à la Française, frôlant parfois l’hystérie laïcarde, se heurte bien évidemment aux réflexions auxquelles devraient se livrer les jeunes.

    En Alsace-Lorraine, où le Concordat est de rigueur, l’histoire des trois Livres est enseignée en classe, et à ma connaissance, les enfants et surtout les parents ne trouvent RIEN à y redire : chacun en prend ce qu’il a à en prendre, la famille va dans le sens scolaire ou pas, mais au moins les enfants SAVENT...

    Maintenant reste à savoir QUI pourrait enseigner et dans quel cadre…

    La question reste posée.

    • Tophee
      Tophee répond à Mon-Al
      en haut a gauche
      • Posté à 16h40 le 16/09/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Je sait parfaitement pourquoi je suis athées, et cela n’as rien avoir avec les détails propres a chacune des religions. Selon vous, il faut connaitre une religion pour être sur de ne pas y adhérer. comment êtes vous sure d’être athée dans ce cas ?

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à Tophee
        roturière : -)
        • Posté à 16h51 le 16/09/2008
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        Parce que j’ai longtemps hésité ... j’ai lu les trois Livres et j’ai choisi de ne pas croire à ce que je ne pouvais pas voir.

        J’ai opté pour l’apostasie en bonne et dûe forme, sans doute parce que j’accordais une certaine valeur à mon sacrement de baptème catholique.

        Je ne crois pas qu’un être suprême existe ... mais par esprit de tolérance je laisse à quiconque le droit d’y croire à la condition qu’il ne me dicte pas sa loi.

         
        • LJ
          LJ répond à Mon-Al
          Vache a lait
          • Posté à 17h10 le 16/09/2008
          • Internaute 51374
            Vache a lait

          L’enseignement a tous (a l’ecole publique) de quelque chose qui releve du choix personnel n’a pas sa place selon moi.

          Evidemment, comme vous dites, « quiconque le droit d’y croire à la condition qu’il ne me dicte pas sa loi ». Evidemment.

          La tolerance envers les croyants et l’acceptation de l’enseignement des « religions » a l’ecole publique sont pour moi 2 choses differentes.

          Je suis pour toujours tolerant avec les croyants mais totalement contre la presence d’un quelconque enseignement religieux en ecole publique.

          D’autant que, niveau impartialite, de grands doutes m’habitent quand je lis ceci :
          « Pour vaincre ces résistances, le volet de culture religieuse accordera une place prépondérante à la religion catholique et, dans une moindre mesure, au judaïsme et aux croyances autochtones. Les autres religions seront aussi abordées, mais moins fréquemment ».

          Donc, catho oui, le reste oui mais non en fait. Desole pour les croyants non catho, va falloir faire avec. La Bible n’est pas votre livre ? Tant pis, faut quand meme l’etudier un peu...

          Je n’arrive pas du tout a me convaincre que ce serai pour le bien des enfant, sans avoir un sentiment que ce serait surtout bien pour l’Eglise catholique. La joix de l’Assemblee des eveques fait craindre le pire au niveau du bourrage de cerveau et de la non impartialite de l’enseignement :
          « L’Assemblée des évêques catholiques du Québec note que “l’ensemble des élèves sera initié à une compréhension positive du phénomène religieux, notamment des traditions catholique et protestante”. “

          Comprehension positive ? ? Hum hum... Notamment des traditions catholiques et protestantes ? Et pourquoi donc ?

          Bref : separation Etat/Eglise ? Oui, pour les autres religions surtout, pas trop pour l’Eglise catholique, allons donc, il faut la montrer positivement...

        • Bobland59
          Bobland59 répond à Mon-Al
          cadre Cial retraité
          • Posté à 17h51 le 16/09/2008
          • Internaute 47677
            cadre Cial retraité

          Je suis d’accord avec vous ! Je fut catholique par mes parents, après 8 ans d’internat chez les jésuites pour ma secondaire, j’ai pu dire zut à 18 ans ( en 1966 la majorité était à 21ans ) .
          Mais je suis rentré en fac non confessionnelle, j’ai eu l’occasion de lire, de côtoyer toutes les autres religions et sectes de tous bords .
          Cela m’a conforté dans un athéisme et un anticléricalisme militant . Sans pour cela jeter l’opprobre à ceux qui continuent de croire en ce qu’ils veulent, dans la seule mesure où ils font leur choix LIBREMENT .
          Je trouve bien si les jeunes canadiens peuvent apprendre dans le cadre de l’Histoire et de la géographie les religions . Mais il leur faut avoir des prof honnêtes avec le pluralisme . Dans les écoles dites confessionnelles, je ne suis pas bien sur qu’ils aient ce choix . Un seul exemple les croisades n’ont pas la même couleur si elles sont contées par des chrétiens ou des musulmans ....Et des exemples similaires il y en a foison .
          Et quand je lis certains commentaires à ce sujet ici, je me dit que rien ne change chez ces gens qui prônent une foi, mais la leur, celle des autres n’est que blasphèmes et autres âneries du même genre .

    • solstice
      solstice répond à Mon-Al
      pigiste
      • Posté à 17h14 le 16/09/2008
      • Internaute 38451
        pigiste

      Mon-Al, z’êtes au top décidemment.

      J’ai fait le même parcours, je suis catholique d’éducation, agnostique après réflexion sur les religions, élevée en Lorraine accessoirement.

      J’ai choisi de faire connaître le catholicisme à mes enfants en les accompagant au catéchisme, sans aucune obligation de communion et autres. C’était celle que je connaissais le mieux, un départ logique. Ils grandissent en découvrant les autres religions, à leur rythme. Je pense que l’ignorance est mère de tous les intégrismes, religieux comme athées !

      Leurs chemins sont les leurs et je n’interfère pas, je suis pour ma part plutôt agnostique et considère l’ensemble des religions comme un socle de défense des valeurs auxquelles je crois. Pour autant, le dogme et son cortège de papamobiles m’e**** profondément.

      En 6è, les enfants ont une approche « historique » des religions. Mes gosses ont parfaitement capté le raccord avec leur propre histoire. Le hic, c’est que ce trimestre passe au-dessus des autres têtes, quand ce n’est pas un scandale chez certains intégristes (athées, cathos, juifs et musulmans). C’est une question de parcours éducatif, et d’implication du prof d’histoire. Je considère pourtant que, rien qu’avec les bouquins, ce trimestre est très bien construit. Manque le bouddhisme, plus une philosophie qu’une religion mais que les enfants perçoivent comme un nouveau courant (Dalaï-Lama etc.).

      • Tophee
        Tophee répond à solstice
        en haut a gauche
        • Posté à 17h21 le 16/09/2008
        • Internaute 2159
          en haut a gauche

        Pourriez-vous m’expliquer ce qu’est un athée intégriste ?

        Un athee est une personne qui ne croit pas en dieu, un athee integriste serait quelqu’un qui y croit encore moins ? Comme avec les lessive qui lavent plus blanc que blanc ?

         
        • Bobland59
          Bobland59 répond à Tophee
          cadre Cial retraité
          • Posté à 17h55 le 16/09/2008
          • Internaute 47677
            cadre Cial retraité

          Bien vu Tophée ! ! ! Je suis un vrai athée mais je n’ai rien d’un paquet d’OMO ! ! ! ! Même Coluche savait en rire .......

          • Tophee
            Tophee répond à Bobland59
            en haut a gauche
            • Posté à 17h58 le 16/09/2008
            • Internaute 2159
              en haut a gauche

            On peut être athée et homo sans être une tache !

        2 autres commentaires
      • A.V.
        A.V. répond à solstice
        • Posté à 18h03 le 16/09/2008
        • Internaute 24685

        « J’ai choisi de faire connaître le catholicisme à mes enfants en les accompagnant au catéchisme, [...] »

        Et tu dis plus loin : « leurs chemins sont les leurs et je n’interfère pas, je suis pour ma part plutôt agnostique [...] ».

        Oui, mais alors agnostique torturée tendance pénitente façon calvaire.

         
        • solstice
          solstice répond à A.V.
          pigiste
          • Posté à 19h05 le 16/09/2008
          • Internaute 38451
            pigiste

          « agnostique torturée tendance pénitente façon calvaire »... Voilà ce que j’appelle de l’athéïsme intégriste...

          Je respecte autant les athées que les croyants : ce sont les intégristes de tout poil que je fuis comme la peste !

          • A.V.
            A.V. répond à solstice
            • Posté à 19h49 le 16/09/2008
            • Internaute 24685

            « Voilà ce que j’appelle de l’athéïsme intégriste… »

            Voilà ce que j’appelle de l’anti-athéïsme intégriste intégriste.
            Sérieusement, Solstice, c’était juste une boutade pour souligner tes contradictions, bien compréhensibles pour une agnostique. Et tu n’as pas besoin de fuir, on est sur Internet.

        2 autres commentaires
    • Saheyus
      Saheyus répond à Mon-Al
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 17h42 le 16/09/2008
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Si une telle chose doit être faite, il ne faut surtout pas la faire comme la fait le Québec. Leur programme commet trois erreurs fondamentales :
      1) On ne peut augmenter ou diminuer l’importance d’une religion dans un cours sous prétexte que « on pratique beaucoup cette religion dans le pays » (si on veut vraiment être ouvert d’esprit, il faut dépasser ce raisonnement d’un parfait nombrilisme)
      2) L’athéisme, l’agnosticisme et les autres formes de non-croyances doivent être enseignés. Les polythéismes, y compris passés (car ils sont à la racine des religions monothéistes) et les religions primitives doivent également être enseignées, pour bien comprendre d’où viennent les divers éléments des religions.
      3) L’éthique n’a rien à voir avec les religions.

      Pas besoin des religions pour « pratiquer le dialogue », pas besoin des religions pour « réfléchir sur des questions éthiques ».

    • jojo1er
      jojo1er répond à Mon-Al
      27 mars 2010 - No Sarkozy Day
      • Posté à 20h46 le 16/09/2008
      • Internaute 10521
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day

      « je crois qu’avant de choisir de l’être, il est primordial de savoir pourquoi. » Mais c’est exactement l’inverse ! ! !

      Je ne sais pas pourquoi je suis athée...j’attends qu’on me donne une bonne raison de croire, et n’en trouvant pas je reste athée. Après si on me prouve que 7 jours ont suffit à construire le monde, que les dinosaures n’ont jamais existé et que Darwin n’était pas plus intelligent que moi je remettrais sans doute mon jugement en question...je ne sais pas pourquoi je suis athée, je n’ai juste pas de raison de ne pas l’être.

      Jojo1er, ...

      • Hélène Quénot
        • Posté à 22h31 le 17/09/2008
        • Internaute 21017

        Ben en même temps, si vous attendez tout ça, vous êtes bien protégé. Pas d’inquiétude, personne ne vous fera changer d’avis ! : -)

        Sérieusement, est-ce qu’il serait possible de temps en temps de ne pas présenter les gens qui ont la foi comme des débiles profonds ? C’est trop simple de ne voir dans les croyants de tout poil que des bigots façon Gaetan (voir plus haut) ou des créationnistes. J’ai l’impression que pour vous, la foi, ça anéantit les neurones et que ne peut adhérer que des gens ayant perdu tout esprit critique.

        Peut-on présenter les croyants de tout poil de manière nuancée ?
        Dire que la laïcité a été largement portée en France aussi par des protestants.
        Que d’éminents scientifiques chrétiens, comme Théodore Monod, ont travaillé sur l’histoire naturelle et l’évolution.
        Que même le pape (qui n’est pourtant pas un copain) Jean-Paul 2 avait reconnu la valeur scientifique de l’évolution.

        Ce qui est écrit dans la Bible a une valeur pour les chrétiens, pour leur réflexion personnelle. Mais de là à en tirer des préceptes scientifiques... Il faut rester sérieux quand même. Personne n’est obligé de lire la Génèse à la virgule et d’en déduire que la Terre a 6000 ans. Il y a d’autres manières de lire et d’interpréter.

        Tout ça pour dire que, surtout sur ce forum où on est si bien, il me semble que chacun doit réinterroger ce qu’il croit être « la religion ». Et bien définir ce que sont la foi, la religion, l’Eglise, qui sont des concepts vraiment différents.

        Je pense que ça ferait avancer le débat et puis, très personnellement, ça me permettrait, quand je dis que je suis croyante (et chrétienne, donc), de ne pas me faire demander : « ah ? tu crois que la Terre a 6000 ans alors ? Et que les premiers hommes ont pu manger du diplodocus ? ». Je passe sur la chasteté, les capotes, le mariage, la Vierge, le pape, Lourdes, etc.

        Vous trouveriez insupportable, à juste titre, qu’un croyant vous traite de débile parce que vous ne croyez pas en son Dieu. Pourtant c’est ce qu’implicitement vous faites. C’est dommage parce que du coup, on ne peut pas entrer dans un débat de fond.

  • sefero49
    sefero49
    Soldat mugissant
    • Posté à 16h33 le 16/09/2008
    • Internaute 12260
      Soldat mugissant

    A propos de religion, il me semble avoir entendu le premier ministre, dans un discours lors de la réception du Pape faire un parallèle entre, « le croyants “et ‘ceux qui cherchent et qui doutent’
    je ne suis pas sur de mes sources, mais si je ne me trompe pas, je trouve ces paroles révoltantes dans la mesure ou je pense que l’on peut être athée sans pour autant avoir le moindre doute sur ses idées.

    • Tophee
      Tophee répond à sefero49
      en haut a gauche
      • Posté à 16h50 le 16/09/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Oui, et sans chercher...

      C’est comme ces religieux qui pensent que sans religions, on est incapable de faire la distinction entre le bien et le mal. Alors que la vraie différence, c’est que lorsqu’un un athee fait une saloperie, il doit vivre avec. Il ne peut aller se faire pardonner par son dieu. Pas de confession, pas de grand pardon, juste des remords qui forment l’individu.

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à Tophee
        roturière : -)
        • Posté à 16h54 le 16/09/2008
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        Exact. C’est aussi pourquoi je pense que la religion est une hypocrisie : on fait une saloperie, on se confesse à son dieu, une petite prière et hop, on est pardonné.

         
        • I.P
          I.P répond à Mon-Al
          Flat4
          • Posté à 17h31 le 16/09/2008
          • Internaute 25391
            Flat4

          Ce que vous décrivez tient plus du catholicisme que de la religion en général.
          Notez que je suis tout à fait pret à décerner à notre chère sainte église catholique, apostolique, romaine, la palme d’or de l’hypocrisie avec bénitier en platine.

          • Tophee
            Tophee répond à I.P
            en haut a gauche
            • Posté à 17h36 le 16/09/2008
            • Internaute 2159
              en haut a gauche

            Je ne connais pas toutes les religions dans le détails il est vrais. Mais les juifs non-t-il pas un grand pardon tous les ans ? Êtes vous certain que les autre religions ne vous échangent pas un joli pardon bien briqué contre quelques simagrées convaincantes ?

          • Mon-Al
            Mon-Al répond à I.P
            roturière : -)
            • Posté à 17h44 le 16/09/2008
            • Internaute 24219
              roturière : -)

            .
            .
            Chez les protestants, la confession est directe avec dieu, sans intermédiaire ... directement du producteur au consommateur. Chez les Juifs, idem, le Grand Pardon annuel est pour tous : tout le monde se pardonne et Hoshaana Raba, tout est fini ... Chez les musulmans, kif kif : excusez, passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez que Dieu est pardonneur, très miséricordieux. (Coran, 64 : 14)

            Alors, dans toutes les religions, c’est hypocrisie, seule la forme est différente.

            Quid chez les bouddhistes ?

            • Tophee
              Tophee répond à Mon-Al
              en haut a gauche
              • Posté à 18h02 le 16/09/2008
              • Internaute 2159
                en haut a gauche

              Ceux qui conçoivent les religions ne sont pas des idiots. Ils savent qu’ils doivent monnayer la soumission des fidèles. Je te donne un peu de pardon par-ci, un beau paradis par la, cela me coute pas cher et toi tu me donne du pouvoir ! Une arnaque comme cela, même le medef n’en a jamais réussie !

        • compte désactivé 2
          • Posté à 17h48 le 16/09/2008
          • Internaute 29938

          Enlevez donc vos gros sabots avant de venir parler de sujets qui vous dépassent...

          • Tophee
            Tophee répond à compte désactivé 2
            en haut a gauche
            • Posté à 18h19 le 16/09/2008
            • Internaute 2159
              en haut a gauche

            Ce que j’aime chez vous, c’est la qualité de l’argumentation. Cela élève le débat et sert si biens les idées que vous défendez.

          • ydcl
            • Posté à 22h05 le 16/09/2008
            • Internaute 17421

            Effectivement on est dépassé par tant de bêtise ! Une petite blaguounette de curé sympa :
            Sais-tu que les anglais ont rendu un svce à la France, en brûlant Jeanne d’Arc ?
            Pourquoi ?
            Ils ont brûlé 60kg d’héroïne !

        7 autres commentaires
      • yamato
        yamato répond à Tophee
        • Posté à 20h56 le 16/09/2008
        • Internaute 21748

        Sefero 49,sophee,Voyons !

        Justement, ce qui doit nous distinguer des croyants, c’est que nous cherchons, c’est que nous doutons...Nous n’avons pas de certitudes, pas de croyances.

        Et si parfois nous trouvons, et bien, doutons que ce soit suffisant et cherchons encore ou autre chose.

        Croire, c’est arrêter de réfléchir.

        Ceci dit, parfois, croire doit être plus reposant et moins inquiétant.

        Disons que l’on peut croire pendant la sieste...

        Ah, ça se fait déja ? Un rêve ça s’appelle ?

  • dt_ytsejam_dt
    dt_ytsejam_dt
    Frouze en Suisse.
    • Posté à 16h39 le 16/09/2008
    • Internaute 39847
      Frouze en Suisse.

    Au sujet de ce débat fort intéressant qu’est la place des religions dans l’enseignement je dirais qu’il faut quand même prendre garde de ne pas sombrer dans l’extrémisme le plus dur d’un coté comme de l’autre. Ainsi, si je suis attaché à la laïcité dans l’enseignement, c’est avant tout dans son aspect anti-prosélitiste. Autrement dit, il me parait important en effet que l’enseignement dispensé aux enfants ne porte pas sur les « morales » propres à telle ou telle religion. Ceci dit, il en est de même pour la politique (à titre personnel j’ai souvenir des « prêches » socialisante d’un instituteur de primaire, des quasi-apologies du Marxisme d’un professeur d’économie de lycée et des textes très orientés dont nous abreuvait un professeur d’Espagnol…) d’une part et d’autre part et surtout, cela ne doit pas signifier qu’il faille bannir toute allusion aux religions. Ainsi, dans des matières telles que l’Histoire, la Littérature, la Philosophie, voir les sciences…il me parait indispensable de faire une référence à ce que j’appellerais l’Histoire des Religions…En résumé, la laïcité doit être vue comme le refus de tout enseignement à caractère religieux per se mais pas comme la négation de ce que les religions ont pu avoir comme importance et influences (bonnes ou mauvaises) dans notre histoire.

    • solstice
      solstice répond à dt_ytsejam_dt
      pigiste
      • Posté à 17h21 le 16/09/2008
      • Internaute 38451
        pigiste

      A part votre pseudo « dt_ytsejam_dt » -heureusement que le copier-coller existe- je suis complètement d’accord avec vous.

      L’histoire des religions est au programme des 6è, et c’est formidable. Cela m’a permis d’expliquer à mon fils de 11 ans à l’époque que non, « les arabes, c’est (pas) tous des salauds » (après le 11 novembre maudit) : toutes les religions avaient connu cette période intégriste et que nous, cela s’appelait l’inquisition et que si les musulmans ont 600 ans de moins que les catholiques, le résultat est presque le même : « j’te bute si t’es pas d’accord ». La méthode est plus moderne, c’est tout !

  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 16h35 le 16/09/2008
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bonjour à toutes et tous,

    Au nom de la laïcité entre-ouverte et presque positive ... je demande à Nicolas SARKZOY et Xavier DARCOS d’instaurer des cours du culte de BACCHUS à l’Ecole et dès la maternelle...

    Sinon, je demande à ZEUS de foudroyer la FRANCE et l’EUROPE .

    Bésitos

    Eric Bloggeur

    Lien

    • Tophee
      Tophee répond à Eric citoyen
      en haut a gauche
      • Posté à 16h47 le 16/09/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Il est certain que de dieux comme Bacchus et Comus peuvent rendre les religons attractives

      • sûrderien
        sûrderien répond à Tophee
        paresseux
        • Posté à 17h04 le 16/09/2008
        • Internaute 35914
          paresseux

        et surtout le dieu phallus !

    • Saheyus
      Saheyus répond à Eric citoyen
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 17h49 le 16/09/2008
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Hey, quand on sait le nombre d’éléments que les religions monothéistes ont pillés dans la religion grecque (notamment), c’est pas forcément une mauvaise idée.

    • ydcl
      ydcl répond à Eric citoyen
      • Posté à 22h07 le 16/09/2008
      • Internaute 17421

      Avec Cupidon comme messager !

  • aur
    aur
    • Posté à 17h02 le 16/09/2008
    • Internaute 3698

    « La laïcité en milieu scolaire fait débat au Québec, où depuis la rentrée, l’on enseigne éthique et religion au primaire et au secondaire. »

    Une fois de plus les mots « éthique » et « religion » sont associés comme si la religion était seule garante de la morale. Cette idée est largement véhiculée pas nombre de religieux mais aussi par notre bon président qui, en tant que fervant croyant, est d’une moralité irréprochable !

    • Tophee
      Tophee répond à aur
      en haut a gauche
      • Posté à 17h16 le 16/09/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Et oui. Il ne faut pas oublier que l’éthique religieuse recommande dans bien des cas de tuer les infidèles

  • renaudot
    • Posté à 17h16 le 16/09/2008
    • Internaute 29887

    gaétan ; c’est l’opus dei dans toute sa splendeur ?
    moi ; je prêche pour Dagda,dieu majeur des celtes ;
    et dont l’antériorité me parait difficile à mettre en doute !

    • meg
      meg répond à renaudot
      • Posté à 19h52 le 16/09/2008
      • Internaute 12017

      Gaétan n’est qu’un troll et la seule chose à faire contre ce genre de personnages c’est de ne pas leur répondre, ainsi ils se lassent et vont polluer d’autres horizons.

  • A.V.
    • Posté à 17h26 le 16/09/2008
    • Internaute 24685

    Quand je vivais au Québec, j’étais frappé par la soudaineté avec laquelle la communauté francophone était passée de la domination du clergé à une libéralisation plus radicale encore que Mai 68. Tout ça en une poignée d’années, entre la fin du mandat de premier ministre du Québec de Maurice Duplessis en 1959, et la fin des années 60. Ce changement s’était traduit, entre autres, par une chute spectaculaire du taux de fécondité, due au relâchement de la pression des paroisses sur les familles. Dans la génération née avant 1935, la plupart des femmes avaient plus de 7 enfants. Aujourd’hui, le taux de fécondité au Québec est un des plus faibles au monde.
    Le règne de Duplessis, appelé « Grande Noirceur », a renforcé un fort sentiment antireligieux chez les Québécois. Dans le vocabulaire, les termes religieux sont des insultes (« tabernac », « crisse », « calice », etc...). Montréal, appelé aussi « la ville aux cents clochers » a vu ses églises désertées ; la plupart ont
    été réaménagées en appartements. Enfin, les mœurs sont plus libres qu’en France, avec une normalisation de l’homosexualité et de toute forme de mixité dans le couple (âge, origine, confession).
    Mais, comme toute révolution chasse le naturel... J’avais déjà constaté une certaine réminiscence religieuse à travers une spiritualité assez new age (bouddhisme, sectes nombreuses au Québec). Je ne suis donc pas surpris du retour du religieux au sein de l’école, et je l’interprète comme le naturel qui revient au galop. Le Canada étant une société du « melting pot », comme les États-Unis, cette réforme risque de créer un joyeux bordel, surtout si l’enseignement catholique y est prépondérant par rapport aux autres religions.

    • Network 23
      Network 23 répond à A.V.
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 18h06 le 16/09/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      N’empêche que la Commission Bouchard-Taylor a demandé qu’on enlève les crucifix à l’Assemblée nationale et qu’on cesse les prières (catholiques) dans les réunions municipales.

      Preuve que le sentiment antireligieux n’a pas tout vaincu.

      A part ça, merci MonAl pour votre post !

      Enseigner l’histoire des religions n’a rien de scandaleux tant qu’on le fait de façon scientifique, ce qui est possible, par exemple en étudiant la genèse historique des textes « sacrés » et de leurs interprétations.

      Une telle introduction est le meilleur barrage contre l’intégrisme et la superstition.

      Je suis plus réticent concernant les cours d’éthique : pourquoi faire des cours de morale, sur le mensonge ? Surtout si ces cours de morale sont enseigné dans le cadre de cours d’histoire des religions. A moins, bien sûr, qu’on leur enseigne les bienfaits de la casuistique jésuite ! ; -)

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 17h59 le 16/09/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    « gaétan ; c’est l’opus dei dans toute sa splendeur ?
    moi ; je prêche pour Dagda,dieu majeur des celtes ;
    et dont l’antériorité me parait difficile à mettre en doute ! »

    n’oublions pas que de nombreuses religions recyclent les lieux de culte paiens pour mieux endormir les ouailles farichement converties. c’est comme ça qu’on a des arbres magiques et des fontaines bénites par le ptit jesus...
    c’est une opa de mon culte mon bon monsieur ! !

    • renaudot
      renaudot répond à antonh
      • Posté à 19h51 le 16/09/2008
      • Internaute 29887

      des fontaines bénites ! !

  • Roderic
    Roderic
    Entrepreneur
    • Posté à 18h52 le 16/09/2008
    • Internaute 52832
      Entrepreneur

    Hommage à la laïcité Canadienne .....
    Rappels citoyens ...

    Samedi 21 juillet 2007
    Israr Amad a indiqué que le Coran exigeait des musulmans qu’ils combattent pour le jihad ou le financent.
    Une plainte a été portée au Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) au sujet d’une possible incitation au jihad lancée par un fondamentaliste pakistanais sur les ondes de la chaîne canadienne Vision TV.

    L’exemple Canadien.
    Le Canada est un pays exemplaire et pour preuve ce qui suit :

    10.05.2007
    « La petite mosquée dans la prairie » : la série canadienne débarque en France
    Les opérations psychologiques passent à la vitesse supérieure au Canada...et bientôt sur Canal + en
    clair. Une série télévisée « la petite mosquée dans la prairie », utilise un procédé encore jamais utilisé
    pour « dédramatiser » l’islamisation : la dérision et l’humour.
    Pas totalement au point cependant, le comique de situation et les blagues faciles essayent d’arracher des rires à grand renforts de rires enregistrés à l’américaine. Peu probant.

    Mais il n’en demeure pas moins que pour une frange malléable et mal informée de la population, c’est à dire malheureusement une grosse partie, l’outil de propagande islamique présenté comme une série décalée, laissera des traces indélébiles chatouillant leur mauvaise conscience d’occidental (injustifiée et ethno masochiste mais néanmoins très réelle) devant susciter la réaction réparatrice de la « tolérance », se concrétisant par une ouverture à l’Autre.

    Cette série essaye de faire passer les messages suivants :

    - Les femmes qui portent le voile sont émancipées et heureuses, et le font de leur plein gré.
    - Il est absurde de contrôler dans les aéroports les imams qui ont étudié les « sciences islamiques

     » en Egypte, pays regorgeant pourtant de madrasas radicales, où la fameuse université d’Al-Azhar est loin
    d’être modérée. (c’est le cas de l’imam jeune et « branché » de la série...)

    - Les islamophobes sont des « ploucs » remplis de préjugés fondés sur leur « ignorance crasse de
    l’islam » selon l’expression de François Bayrou. Refuser la colonisation musulmane de l’Occident est un
    réflexe de petit blanc raciste.

    Dans la série, le rôle du « plouc de campagne » est caractéristique.
    - Les prêtres catholiques doivent fraterniser avec l’islam, voire mettre à disposition leurs églises
    comme dans la série, où le curé d’une église anglicanne met en place ce qu’il appelle un « projet pilote ».

    Première historique dans l’arsenal de la guerre de l’information made in islam, les outils de l’humour et de la dérision vont-ils faire mouche ?

    Le chef du Conseil des musulmans de Montréal, Salam Elmenyawi, d’où l’idée de la série est pourtant venue, est dubitatif à la visualisation du résultat :

    « le résultat est décevant.

    L’Imam est ridicule.

    Cela risque de renforcer les stéréotypes » rapporte Valeurs actuelles du 08 mai. (il s’agit du vieil imam hystérique, avant son remplacement par le « jeune branché »)

    Canal +, toujours à la pointe des nouvelles tendances bien pensantes, a acheté les droits de la série
    télévisée, et compte la diffuser cet été.

    Remercions nos amis Canadiens, qui peuvent nous donner des leçons d’intégrations....

    MDR

    Odile Plichon | 11.09.2008, 07h00
    La relève part pour Kaboul
    Quatre semaines après l’embuscade meurtrière, une trentaine de parachutistes du 8 e RPIMa de Castres vont remplacer leurs camarades dans la région de Kaboul.
    Sur place, notre correspondante a recueilli le
    témoignage d’un blessé.

    la désertion de Makhou Sénégalais (musulman bien entendu et à la double nationalité ...),

    un Sénégalais qui a pris la poudre d’escampette via la gare de Castres, un matin à l’aube, à une semaine du départ. « Il était volontaire, c’est lâche pour ceux qui nous attendent là-bas »,
    juge Philippe, pour sa part heureux d’avoir été sélectionné.
    Tous les prénoms ont été modifiés.

    Le Parisien.fr

    MDR

    remercions le canadien donneur de leçons ....
    A t’il parlé des dernières émeutes a Canada ? ? ? ? ? ?
    Pas un seul mot bien entendu ....
    MDR

    • Tophee
      Tophee répond à Roderic
      en haut a gauche
      • Posté à 19h00 le 16/09/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Que viens faire cette diatribe au racisme mal assumé dans un débat sur la laïcité ?

  • ficelle3944
    • Posté à 19h17 le 16/09/2008
    • Internaute 29834

    l’article soulève les problèmes induits par la laicité positive que semble appeller de ses voeux notre président.
    Mais on sait qu’il n’aprécie pas les enseignants pour rester poli.
    Question à-t-il fréquenté l’école publique ?
    S’il n’y avait pas la loi de 1905 et la laicité dans des temps lointains n’aurait-il pas fini au bucher.
    Encore un adpte forcené du faites ce que je dis faites pas ce que je fais.
    remarques par son élection :
    Il est « iresponsable juridiquement ».
    A la fin de son mandat sauf grosse faute il vivra aux crochets de tous les français qui n’ont en l’éspèce qu’un SEUL DROIT payer obligatoirement de leur plein gré et la fermer

  • Zeck
    Zeck
    Zèbre en cavale
    • Posté à 19h56 le 16/09/2008
    • Internaute 11239
      Zèbre en cavale

    C’est vrai que dans un pays où l’Eglise catholique s’est illustrée :
    par ses croisades anti hérétiques ;
    par les persécutions des communautés protestantes de toute la France avec l’aide des « dragons convertisseurs » de Louis XIV (bras séculier...) ;
    Par son opposition à tout mouvement visant à l’émancipation de la société : 1789, 1848 et 1871 (c’est la Commune de Paris qui sera l’initiatrice de la laïcité avec son décret du 2 avril 1871...) ;
    Par son silence - et c’est peu dire - lorsqu’en 1941 40 000 juifs se trouvaient dans les camps d’internement français,
    C’est vrai que dans ce vieux pays, des laïcs ont une vision moins angélique du bien fondé d’un « pluralisme culturel ». Encore un joli mot qui sert de cache sexe aux catéchismes qui seraient ainsi officialisés par la République, et dont la grande bénéficiaire sera l’Eglise catholique qui contrôle déjà la quasi totalité de l’enseignement privé dit « libre ( ?) » avec les deniers publics.
    A chacun de faire la démarche vers telle ou telle religion si c’est son souhait, ce n’est pas aux enseignants de l’école publique de se transformer en VRP des religieux de tout poil ; ces enseignants qui ne pourront évidemment ni remettre en cause, ou critiquer, ou simplement analyser les versions canoniques de chaque religion.
    Comme l’écrit Voltaire dans son dictionnaire philosophique :
     » La foi consiste à croire, non ce qui semble vrai, mais ce qui semble faux à notre entendement. »
    Lien

    Non merci ! On a donné.

    • Network 23
      Network 23 répond à Zeck
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 13h24 le 18/09/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Voltaire a bien lu Pascal*...

      *Encore un hérétique, celui-là ! ! ! et mathématicien de surcroît !

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 23h40 le 16/09/2008
    • 49273
      Petit agité

    Le programme Québécois prévoit d’étudier les croyances et leur histoire, et non les institutions qui y sont attachées. Donc le débat ne porte même pas sur l’Eglise ou même l’existence de Dieu.

    Par ailleurs, qu’on soit croyant ou pas, il est naïf de croire que les religions reposent uniquement sur une pensée mystique ou irrationnelle. A ce sujet, lire ou relire St Thomas D’Aquin ou St-Augustin, vous verrez que ce n’est pas si poussiéreux que ça.

    Et puis, quand bien même la croyance en quelque chose de supérieur, d’improuvable débecte-t-elle au plus haut point des athées ou autre rationnalistes, il y a beaucoup de gens qui y croient et pour lesquels la religion constitue un véritable système de pensée.

    Plus que des institutions ou un ordre cosmique établi, les religions sont des systèmes de pensées à prendre en compte, et dont la compréhension peut nous apprendre beaucoup, et nous faire comprendre énormément sur la société, nous-même, notre voisin, qu’on soit croyant... ou pas (peut-être même encore plus si on ne l’est pas).
    Et qui méritent d’être étudiés.

    • Zeck
      Zeck répond à Deamon7
      Zèbre en cavale
      • Posté à 19h49 le 17/09/2008
      • Internaute 11239
        Zèbre en cavale

      « les croyances et leur histoire, et non les institutions qui y sont attachées. “Là j’aimerais bien qu’on m’explique, parce que les dogmes des religions sont parties intégrantes de l’histoire et de celles de leurs institutions, de même que leur interprétation (tout comme celle des textes qui les fondent et apparaissent tardivement pour ce qui concerne l’église catholique : comme les 4 dogmes à propos de Marie : la maternité divine (431) ; la virginité perpétuelle (649) ; l’Immaculée Conception (1854) ; l’Assomption (1950) et ensuite ? Voilà qui mérite peut-être d’être étudié et critiqué, parce que l’étude sans critique, je ne vois pas trop.

      Mais aussi au fil des siècle pour ce qui est de la ‘pensée’ détachée des contingences :

      La querelle du ‘ filioque’ qui conduira au schisme entre orthodoxe et catholique
      Lien

      les croisades contre l’ hérésie cathare dont ‘ l’effet le plus tangible sera l’annexion de la région au domaine capétien, étape clef dans la construction de la France.
      > Lien

      Au nom de la religion,le rôle des ordres religieux militaires dans la Reconquista’ chassant les Maures et les Juifs d’Espagne.
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      Le trafic des ‘indulgences’ qui déclenchera le mouvement de la réforme (et ne pas oublier par la suite le sort réservé aux ‘réformés’ en France...)
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      Je trouve étonnant -enfin pas du tout en fait - que chaque fois qu’on aborde ces points d’histoire des croyants chrétiens se réfugient dans les hautes sphères ‘ de la foi’ .
      Il n’y a pas à ma connaissance de religion sans dogmes, ni sans implication dans la société de sont temps , ni sans un contrôle sur les individus - et tout particulièrement sur leur sexualité.

      Pour la route :
      Le 17 février 1600, après 8 ans de procès accompagnés de tortures, Giordano Bruno périt sur le bûcher installé sur le Campo Dei Fiori. L’Eglise lui faisait payer, outre un système cosmologique ne mettant pas la terre au centre, sa liberté d’esprit, son rejet de la transsubstantiation et de la trinité, son blasphème contre le Christ, sa négation de la virginité de Marie...Et c’est pourquoi, depuis plus de 4 siècles, le Vatican persiste et signe : ‘ la condamnation pour hérésie de Bruno, indépendamment du jugement qu’on veuille porter sur la peine capitale qui lui fut imposée, se présente comme pleinement motivée.’ Cardinal Poupard, Vatican, le 3 février 2000. Je me passe volontiers de ce système de pensée.

      ‘Intarissablement prodigue, la philosophie s’est insurgée en lui, comme en tous ceux qu’engagent le combat de la vérité contre les pilleurs de liberté et de vie.’ (Levergeois )

      • Deamon7
        Deamon7 répond à Zeck
        Petit agité
        • Posté à 22h07 le 17/09/2008
        • 49273
          Petit agité

        L’Etude critique, biensûr, sans jugement, c’est encore mieux.
        Nous avons justement la chance aujourd’hui de vivre parmi des croyances différentes de celles traditionnelles en Europe, ainsi que de vivre dans un confort qui fait tomber pas mal de superstitions. Tout ça nous permet de prendre du recul par rapport à la religion et de l’aborder d’une manière différente, avec esprit critique.

        Derrière tous les exemples que vous citez, il y a un enjeu politique.

        Le schisme entre les églises orientale et occidentales, ici l’aspect politique parait évident.

        La reconquête des territoires cathares, le pape veut à l’époque écraser une hérésie qui représente une contestation de l’autorité morale de l’Eglise.

        Pour les juifs chassés d’Espagne, peut-être en effet que l’aspect politique est moins évident puisque découlant d’un caprice de Catherine la Catholique... et encore, qui sait ? mais je ne connais pas assez le sujet pour spéculer.

        Quant aux indulgences, ce sont des chrétiens qui les ont critiquées en premier lieu, ce qui a contribué à se que ces Chrétiens s’éloignent de l’Eglise Catholique. Preuve en est faite de la possibilité qu’a la foi de s’affranchir d’une institution.

        Nous avons donc des débats religieux qui ont eu de fortes répercussions dans l’Histoire, mais souvent les enjeux politiques surpassent souvent les enjeux religieux.
        Les puissants cachent souvent leurs intérêts dérrière de grandes idée. Le Pape envoie des seigneurs aux croisades pour qu’ils arrêtent de se faire la guerre entre eux, et pour fédérer l’Europe. Les américains attaquent l’Irak au nom des droits de l’homme (prétexte encore plus grossier). La République et l’Empire ont colonisé l’Afrique pour civiliser les « sauvages »...

        Qaunt à ce système de pensée, il prescrit l’aide aux plus nécessiteux, comme beaucoup de religieux l’on souvent fait dans l’Histoire (François d’Assise, Mère Theresa, L’Abbé Pierre, diverses congrégations, des anonymes...), ce sont des religieux qui les premiers ont lutté contre l’esclavage (la controverse de Valadoid mettant fin à la traite des Indiens d’Amérique), et ces débats inter-religieux que vous citez prouvent au moins que ce système de pensée n’est pas quelque chose de figé (selon la période historique).
        Entre parenthèses, ni la Bible, ni l’Eglise n’interdisent le sexe avant le mariage, ni aucun type de relation sexuelle tant que celle-ci implique un certain engagement de soit. On peut adhérer, ou pas.

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