tribune 13/09/2008 à 15h34

L'Ukraine sous pression de l'Europe et de la Russie

Julien Théron | Politologue

Alors que la crise entre la Géorgie et la Russie pose la question des rapports du géant eurasiatique avec les anciennes républiques de l’URSS, la France vient d’accueillir le sommet UE-Ukraine. En plein crise politique nationale, la stratégie d’équilibre entre Europe et Russie du président Iouchtchenko tiendra-t-elle ? Ou l’Ukraine finira-t-elle par tomber dans l’escarcelle d’une de ses puissantes voisines ? Focus sur l’identité stratégique ukrainienne.

L’Ukraine : Europe ou Russie ?

Au Moyen Âge, Kiev, capitale de la Ruthénie, fut à la fois le berceau de la culture slave et le centre du plus grand pays européen. Symbole de l’Europe orientale, les princes ruthènes, convertis à l’orthodoxie, furent défaits par les Mongols. Ces derniers chassés, le pays passa sous contrôle polonais.

Comme souvent dans l’histoire européenne, les Polonais catholiques et les cosaques orthodoxes vont combattre les envahisseurs tatars, puis ottomans. Partie du Grand-Duché de Lituanie, puis intégrée à la Confédération lituano-polonaise, la Ruthénie finira par obtenir l’indépendance en tant qu’Hetmanat cosaque au XVIIe siècle. Mais l’entente de Moscou et des Polonais débouchera sur son partage.

Au XVIIIe siècle, les mouvements d’empires donneront la majorité de l’Ukraine à la Russie de la tsarine Catherine II, et la Galicie à l’Empire austro-hongrois. L’Ukraine devint russe jusqu’à la Révolution d’octobre et sa déclaration d’indépendance par la Rada, l’assemblée parlementaire ukrainienne. L’alliance, puis le contrôle des Allemands tombe avec la défaite de ceux-ci dans la Première guerre mondiale.

L’Armée rouge prend le contrôle du pays, et son intégration à l’URSS par Staline est suivie d’un étouffement de toute velléité d’indépendance comme de particularisme culturel national.

Envahie par la Wehrmacht, l’Ukraine est récompensée de sa lutte contre l’armée allemande, et obtient après la guerre un siège aux Nations unies. Afin d’attacher définitivement l’Ukraine à Moscou, le Kremlin décide le rattachement d’une partie orientale de la Tchécoslovaquie et de la Crimée à Kiev. Réprimés, les indépendantistes luttèrent tout de même des années 1960 à 1990, date de l’indépendance de l’Ukraine.

La Crimée, lieu de convoitises territoriales et militaires

Les questions de territoire sont sensibles en Europe centrale et orientale, et l’Ukraine ne s’en démarque pas. Si les nationalistes hongrois revendiquent des territoires occidentaux de l’Ukraine, c’est surtout le cas de la Crimée qui pose question, dans le contexte actuel de crise dans le Caucase voisin.

Cette presqu’île de la mer Noire septentrionale, dont les langues officielles sont le russe et l’ukrainien, n’a été reconnue comme territoire ukrainien par Moscou qu’en 1997, date à laquelle la base de Sébastopol est officiellement partagée par Kiev et la Flotte russe de la mer Noire. Cette base navale est en effet nettement plus appropriée pour la marine russe que le port de Novorossisk, plus à l’est, sur le rivage russe.

Mais la République autonome de Crimée, malgré le traité de 1997, reste un point de discorde stratégique entre Moscou et Kiev. En juin dernier, Vassili Kirilitch, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères déclarait :

« Le séjour de la Flotte russe de la mer Noire sur le territoire de l’Ukraine s’achève le 28 mai 2017. Le 29 mai, la Flotte doit quitter ses bases sur le territoire ukrainien. Le sujet ne souffre pas la discussion. »

Et la candidature souhaitée par le président ukrainien à l’Otan et l’incursion de bâtiments militaires américains dans le cadre de la crise géorgienne sont de nature à exacerber la donne stratégique militaire en mer Noire.

Entre valorisation des régions et ingérence centrale

Au-delà de la Crimée, dont la population est russophone à hauteur de 65%, la population ukrainienne rassemble un total de près de 30% de russophones, distribuée clairement selon une grille est-ouest, la majorité étant dans les oblasts orientaux. Ce fait s’est traduit dans la lutte politique entre les deux clans politiques opposés, ceux de Viktor Ianoukovitch et de Viktor Iouchtchenko.

Si ce dernier est considéré à tort comme pro-occidental, il prône, en tant qu’actuel président de la République, une politique d’indépendance traduite par un équilibre d’intérêts entre l’ouest européen et l’est russe, même s’il est vrai qu’une tendance pour l’ouest se dégage de ses positions pour l’intégration de l’Union européenne et de l’Alliance atlantique.

Le premier, à la tête du Parti des régions, prônant plus d’autonomie pour les régions et valorisant donc le patrimoine russe de l’est ukrainien, était soutenu visiblement, lors des élections de 2004, par Vladimir Poutine.

Mais la Révolution orange de 2004, qui a porté Viktor Iouchtchenko au pouvoir, a démontré que l’appui visible de Moscou n’était pas forcément un atout pour la course au pouvoir à Kiev.

Dans la crise politique actuelle, une troisième partie, dirigée par Iulia Timochenko, joue un rôle central. Elle serait une meilleure carte à jouer par Moscou que le président du Parti des Régions, la Russie pouvant ainsi court-circuiter la coalition orange de 2004 dont elle faisait partie, mettant en minorité le président Iouchtchenko.

Le cabinet de ce dernier l’a en effet accusé il y a un mois de « haute trahison et de corruption politique » au profit de la Russie.

L’économie, au centre de la dispute

L’Ukraine a été grenier à grain de la l’empire russe, puis centre technologique de l’URSS. L’intérêt fondamental aujourd’hui n’est pas tant son potentiel de 46 millions de consommateurs (la démographie est en forte baisse) que sa position géoéconomique.

La Russie est encore très implantée et impliquée dans l’économie diversifiée qu’est l’économie ukrainienne, ce qui impose de ménager le grand frère slave. Moscou reste également le premier partenaire commercial de Kiev.

Toutefois, son ouverture à l’ouest expose l’Ukraine à davantage d’investissements européens, notamment dans le domaine bancaire. Kiev souhaiterait concrétiser cela par une place au sein de l’Union Européenne qui reste réservée tant en terme d’élargissement que de ses relations avec la Russie.

Mais en attendant, l’ouverture économique continue puisque l’Ukraine est membre de l’Organisation mondiale du commerce depuis mai dernier. De quoi mettre à profit d’exportation ses minerais, ses produits agricoles, chimiques, métallurgiques, électroniques, technologiques et militaires.

C’est enfin et surtout en terme énergétique que l’Ukraine est fondamentale entre les deux partenaires indispensables que sont le producteur russe et les consommateurs européens. Si c’est de Russie que l’Ukraine importe l’essentiel de son gaz et de son pétrole, c’est aussi par son territoire que passent gazoducs et oléoducs en direction de l’Union Européenne.

Dans l’axe est-ouest, gaz et pétrole arrivent de Russie et de Biélorussie, le gaz étant distribué par la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie (Transgaz), la Moldavie, la Roumanie, et la mer Noire, et le pétrole par la Hongrie et la mer Noire. Dans l’axe sud-nord, l’Europe a l’idée de faire connecter par pipeline la mer Noire et la mer Baltique afin de conduire l’énergie venant d’Asie centrale et du Caucase vers les pays d’Europe du nord.

L’Ukraine est certes sous pression de ses deux partenaires naturels, Russie et Europe. Elle a appartenu à l’une comme à l’autre. En terme culturel, économique comme politique, elle appartient aujourd’hui aux deux : elle est l’intersection. A Kiev de jouer une stratégie d’équilibre assez finement pour faire valoir cette position comme atout, et non comme préjudice.

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  • mechante langue
    • Posté à 19h36 le 13/09/2008
    • Internaute 28480

    « dans ce que De Gaulle nommait “ le machin ”, l’OTAN. »

    Non le « machin » pour De Gaulle c’etait l’ONU

    « Dans l’émission de Calvi “ C dans l’air ” de lundi dernier, Villepin a choisi la solution qui semble être la plus sage, L’Europe doit garder son indépendance par rapport aux USA, l’OTAN n’a plus de raison d’exister. »

    J’ignorais que l’Europe est « indépendante »

    • nemo3637
      nemo3637 répond à mechante langue
      Déchoukeur
      • Posté à 03h39 le 14/09/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Surtout l’Europe n’a pas encore de politique unitaire, même si les tentatives existent. Ce manque d’unité est d’ailleurs ce qui exaspère les Américains qui ne trouvent jamais d’interlocuteurs crédibles représentant l’Europe. Villepin n’a aucune influence sur le cours des choses. Ce ce qu’il peut dire - à part peut-être ses agréables poèmes - tout le monde s’en tape.
      Il y a donc, en Europe de l’est, un affrontement entre les Etats-Unis et la Russie. Au mieux, les Européens sont les supplétifs de l’Oncle Sam. Seul l’attrait du gaz russe les gêne un peu. Alors qu’en Géorgie ou en Pologne, l’opinion voit d’un bon oeil l’entrée dans l’Otan et le rappochement avec les Etats-Unis, il n’en est pas de même en Ukraine ou la majorité de la population dépend économiquement de la Russie. Il ne faut pas négliger non plus, malgré une tradition indépendantiste - l’article aurait pu mentionner les Cosaques -, les liens ethniques très forts qui unissent Russes et Ukrainiens. Une large fraction de la population ukrainienne est d’ailleurs russophones

  • compte supprimé 13
    • Posté à 16h25 le 13/09/2008
    • Internaute 10266

    Sébastopol.
    sauf à déchirer l’accord de Montreux de 1936 on voit mal la possibilité pour l’Otan de s’implanter en Crimée (après adhésion de l’Ukraine et le départ de la Russie)
    La Turquie, responsable de l’application, est déjà sous pression de l’Otan à laquelle elle adhère. Il ne faudrait pas trop la pousser à choisir son camp.
    On l’a vu récemment très préoccupée par le franchissement des détroits par des marines étrangères à la Mer Noire lors de la crise Géorgienne.

    • mechante langue
      • Posté à 19h38 le 13/09/2008
      • Internaute 28480

      La Turquie est pourtant l’un des plus obeissant élève de l’OTAN.
      Et les kémalistes et l’AKP sont profondement atlantistes

  • parousnik
    • Posté à 18h02 le 13/09/2008
    • Internaute 18991

    le président Iouchtchenko.
    Le cabinet de ce dernier l’a en effet accusé il y a un mois de « haute trahison et de corruption politique » au profit de la Russie.

    C’est étrange cette affirmation car Viktor Ioutchenko accusait les dirigeants russe de l’avoir fait empoisonné peu avant la révolution orange orchestré et financé par la CIA... C’est Viktor Iouchenko qui veut soumettre l’Ukraine a l’Otan... mais beaucoup d’ukrainiens ne sont pas d’accord avec cela... Ce sont ces mêmes ukrainiens qui se sont allié a Adolf Hitler tandis que les autres s’allié a la Russie contre de ce même Adolf... Curieux que Julien Théron | ai omis de nous parler du comportement de certaines milices ukrainiennes durant la dernière guerre...

    • compte désactivé 33
      • Posté à 18h14 le 13/09/2008
      • Internaute 29046

      Parousnik, nik, nik
      S’en allait tout simplement,
      Routier, pauvre et chantant
      En tous chemins, en tous lieux,
      Il s’exprime comme un neuneu,
      Il s’exprime comme un neuneu

      (Soeur Sourire)

    • compte supprimé 13
      • Posté à 18h34 le 13/09/2008
      • Internaute 10266

      @ Parousnik

      la tournure de la phrase d’origine n’est pas bonne, ce qui m’a aussi perturbé.

      en fait il faut comprendre : le cabinet de Iouchtchenko a accusé Timochenko de trahison.

      au hasard un lien qui confirme :
      Lien

      • parousnik
        • Posté à 00h30 le 14/09/2008
        • Internaute 18991

        @ ira
        Il y a qlqs jours j’ai rencontré la même affirmation sur un autre site... France 24 n’est qu’un ersatz de propagande il n’y a juste a constaté comment le président de Reopen a été reçu par ces fiottes... De plus Timochenko et Iakounovitch se battent pour faire voter une loi réduisant les pouvoirs du président ukrainien... vendu aux USA...le traitre c’est lui... Une majorité d’ukrainiens ne veulent pas que leur pays rompt avec les russes... leurs histoires sont étroitement liés...etc. Le passé nazi d’une parti des ukrainiens est connu... seulement plus personne ne veut ezn parler...

    • nemo3637
      nemo3637 répond à parousnik
      Déchoukeur
      • Posté à 03h54 le 14/09/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      C’est vrai qu’il y a eu des Ukrainiens qui ont profité de l’invasion allemande pour se soulever contre Staline. Mais c’est un peu court de dire qu’« ils se sont alliés à Adolf Hitler ». Les nazis n’ont d’ailleurs pas saisi la perche qui leur était offerte, en acceptant, par exemple la création d’un état fantoche pour consacrer, de fait, leur emprise. Ils avaient à l’idée la purification ethnique, et donc l’extermination ou la déportation des Ukrainiens quelqu’ils soient, pour faire de l’Ukraine une colonie du grand reich. Même si des Ukrainiens « volontaires » ont été embrigadés dans l’armée allemande. Les « nationalistes » ukrainiens ont eux aussi combattu les Allemands.

      • parousnik
        parousnik répond à nemo3637
        • Posté à 13h12 le 14/09/2008
        • Internaute 18991

        Vous plaisantez il n’y avait pas que des allemands pour « surveiller » les prisonniers des camps d’exterminations...et ce n’est pas les ukrainiens qui se sont soulevé contre Staline mais une minorité...mené par l’ancienne aristocratie obligé de travailler pour gagner son pain... Bien des jeunes femmes ont même été vendu au Allemands par leurs parents comme des esclaves...et se sont retrouvé soit dans des usines d’armements etc soit a la « fabrication » d’ariens...

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à parousnik
          Déchoukeur
          • Posté à 15h55 le 14/09/2008
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Lorsque les Allemands envahirent l’Union Soviétique en juin 1941, les nationalistes ukrainiens saisirent l’occasion de tenter le rétablissement de leur indépendance. Le 30 juin 1941, l’aile de l’OUN - organisation indépendantiste - dirigée par Bandera proclamait l’indépendance de l’Ukraine. Cependant, les Nazis réservaient à l’Ukraine un autre sort : ils comptaient dépeupler une grande partie du pays, pour y installer des colons allemands après la guerre. Étant Slaves, les Ukrainiens étaient considérés comme des « untermenschen », c’est-à-dire des sous-hommes. Point n’est besoin d’approfondir cet aspect de l’idéologie nazie, qui a déjà été souvent expliqué.
          Les Allemands réagirent rapidement à la déclaration d’indépendance de l’OUN, arrêtant Bandera et ceux des chefs du mouvement qu’ils purent retrouver. Le reste de l’OUN dut prendre le maquis. Plus tard en 1941, l’aile de l’OUN dirigée par Melnyk tentait d’établir un gouvernement à Kiev ; cette tentative fut également écrasée par la Gestapo, et nombre des chefs du mouvement furent exécutés collectivement à Babi Yar. L’Ukraine occidentale fut incorporée dans le Gouvernement général mis sur pied en Pologne. Une directive secrète en date du 25 novembre 1941 à l’adresse de l’Einsatzkommando S-5 ordonnait la liquidation de l’aile de l’OUN dirigée par Bandera.
          En 1942, l’UPA, aile militaire de l’OUN, était constituée sous la direction de Roman Shukhevych. L’ennemi principal des Ukrainiens à l’époque était l’occupant allemand nazi : le front russe était alors distant de centaines de kilomètres.
          Les Nazis continuèrent à réprimer les groupes nationalistes. À peine avaient-ils assis leur régime en Ukraine qu’ils commencèrent à déporter en masse des Ukrainiens et d’autres peuples des régions occupées aux travaux forcés en Allemagne. Loin de collaborer avec les Nazis, l’UPA les combattait. Les Nazis considéraient comme un crime grave l’appartenance à l’UPA ou à l’OUN, et les membres de ces mouvements qui étaient arrêtés étaient automatiquement exécutés ou déportés. Un certain nombre d’affiches, dont les reproductions existent, annonçait l’exécution d’Ukrainiens accusés d’appartenir à des « organisations ukrainiennes interdites »… traitement que l’on ne réserve guère à ses alliés. Au printemps 1944, l’UPA traduisait devant une cour martiale l’un de ses officiers qui avait collaboré avec les Allemands afin d’obtenir des armes ; cet officier fut publiquement exécuté. Il ne s’agit pas là des actions d’une milice de collaborateurs.
          L’Armée Rouge, entre-temps, poursuivait son avance, et avait recouvré au milieu de l’année 1944 la plus grande partie de l’Ukraine. L’UPA combattit alors ce nouvel occupant.
          Par contre il existait bien une « Division Galice » - « Première Division de l’Armée Nationale Ukrainienne » composée d’Ukrainiens, qui combattit aux côtés des troupes nazis notamment en Italie.
          Le Foreign Office dépêcha une commission d’enquête après guerre et aucun crime contre l’humanité ne put alrs leur être reproché.
          Selon les rapports de la mission spéciale constituée par le War Office en vue de l’examen des dossiers de ces hommes, il semble clair que ceux-ci se soient engagés volontairement pour combattre l’Armée Rouge, pour des motifs nationalistes exacerbés par le comportement des autorités soviétiques qui ont occupé l’Ukraine de l’Ouest suite à la signature du Pacte germano-soviétique.

          « Bien des jeunes femmes ont même été vendu au Allemands par leurs parents comme des esclaves… »

          D’où tenez-vous une telle information ? Les femmes ukrainiennes étaient faites prisonnières et envoyées dans des usines en Allemagne. Nettoyage ethnique. Et il n’était pas question pour les Allemands d’avoir des relations conjugales avec des « untermenschen ».

          Un dernier mot sur l’anti-sémitisme en Ukraine. Bien des pogroms furent fomentés au temps du tsar. Le dernier chef d’état nationaliste d’Ukraine, Petlioura, fut assassiné en 1926 à Paris par un juif révolutionnaire, qui lui reprochait justement les pogroms. Sa défense, assuré par Henry Torrès, et les suites qui en découlèrent aboutirent à la création de la LICRA.
          Beaucoup de juifs faisaient partie de la makhnovisna, le mouvement anarchiste d’Ukraine, contrairement aux conneries de Joseph Kessel (« Makhno et sa juive »).

        1 autres commentaires
    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 10h21 le 14/09/2008
      • Internaute 17993

      Ça n’a peut-être rien à voir, mais il y a effectivement des passages assez gratinés sur les (pardon, « des ») Ukrainiens dans « Shoah » de Lanzmann et dans « La Destruction des Juifs d’Europe » de Raul Hilberg. En gros, à côté, les SS, c’étaient des touristes. Voir aussi le film « Le Pianiste », de Polanski, qui fait figurer des soldats en uniforme noir (= pas des Allemands) très zélés lors du « vidage » du ghetto de Varsovie.
      Il ne faudrait pas oublier ce qui s’est passé dans les pays baltes, en Pologne (des progroms APRES 1945, il fallait oser). Ces pays ne sont pas forcément très recommandables. Tout ça, c’est juste pour mémoire.

  • fa6bi
    fa6bi
    en colère
    • Posté à 10h18 le 15/09/2008
    • Internaute 52851
      en colère

    Encore bravo Bush et consort !
    Cela fait plus de 7 ans que cette bande d’apprentis sorciers joue avec la russie, titille l’ours qu’ils croyaient mort (OTAN, vente d’armes, missiles, Ukraine, Géorgie, Ouzbekistant, etc. ).
    Maintenant, il va falloir arrêter cette bête en furie.