Enquete 11/09/2008 à 09h40

Amiante dans les ascenseurs : plainte massive au pénal

Miroir social"
Rodolphe Helderlé | Miroir social

C’est une première : cinq syndicats de la métallurgie ont porté plainte contre X au pénal. En cause, la prévention de l’exposition à l’amiante chez l’ascensoriste Otis, susceptible d’avoir causé la maladie professionnelle de 153 techniciens employés. Les cinq fédérations syndicales de la métallurgie (CFTC, CFDT, FO, CGT, et CFE-CGC) ont décidé, pour une fois, de faire front commun. Le 30 juillet dernier, ils ont déposé une plainte contre X au tribunal de grande Instance de Nanterre.

Otis est accusé de « violation manifestement délibérée des obligations de sécurité et de prudence imposées par la législation relative à la protection des salariés contre les risques liés à l’inhalation de poussières d’amiante. » Car, depuis 1997, les employeurs ne peuvent légalement plus ignorer les risques de l’amiante et ont une obligation de résultat en matière de protection.

Or de l’amiante, il y en a partout dans les vieux ascenseurs. Dans les portes palières (90 % d’amiante), au niveau des garnitures de freins ou encore du côté des bobines de soufflages pour éviter la formation d’arcs électriques.

Expertise contre expertise

Tout est parti, en juin 2006, d’un rapport réalisé par un laboratoire agréé à la demande de la commission prévention et sécurité du comité central d’entreprise. A l’endroit où un technicien démontait une bobine de soufflage, quelque 600 fibres sont trouvés dans chaque litre d’air. La loi fixe la limite à 100.

En octobre 2006, une contre-expertise menée à la demande de la direction trouve un total de 80 fibres d’amiante par litre d’air. Cherchez l’erreur ? Ce jour-là, un seul technicien intervenait, dans les conditions normales de « l’époque », lors d’un démontage de bobines, et non deux, comme au moment de la mesure. Le rapport souligne néanmoins que :

« Le matériau se révèle être un matériau friable et non de l’amiante ciment. Le moindre contact direct est susceptible de libérer des fibres, surtout pour des bobines partiellement dégradées. »

Ce que la direction a admis.

La prévention plus ou moins respectée

Des mesures de sécurité ont été prises depuis pour protéger les salariés lors du changement de ces bobines. Mais il reste « encore 5 500 bobines à remplacer », selon Gérard Aymes, consultant à la commission prévention et sécurité du comité central d’entreprise, et représentant CFTC. La directrice d’Otis sécurité pour la France, l’Europe du Nord et de l’Est, Carine Le Callonnec, explique pour sa part :

« Peu de fiches étaient remontées car la prise de conscience du risque amiante était faible par rapport à nos risques métier. Nous avons donc renforcé le suivi des formations et actions de prévention en 2003. »

Selon les syndicats, les consignes ont été plus ou moins respectées, sur le terrain, par les responsables. « Il y a une crainte des salariés à remplir les fiches d’exposition », affirme Eric Basquez.

Campagne de dépistage

L’amiante avait commencé à devenir une source de contentieux chez Otis en 2005 (huit procédures ont été engagées auprès des tribunaux civils depuis lors). A ce moment, la direction a décidé de prendre en charge un dépistage pour l’ensemble de ses 3000 techniciens en allant au-delà de l’obligation légale.

La moitié des techniciens ont passé les examens requis (une radio si l’on a vingt ans de carrière, un scanner pour plus de trente ans). Parmi eux, la Sécurité sociale a pour le moment reconnu 153 cas de maladies professionnelles liées à l’amiante. Mais Gérard Aymes fait remarquer :

« Ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité puisque de nombreux salariés touchés étaient déjà à la retraite au moment de ce dépistage. Sans parler des dizaines de décès liés à des cancers de l’amiante qui sont déjà survenus. »

Faute inexcusable reconnue

Jamais la direction n’a reconnu sa responsabilité. Mais Otis a été condamné à plusieurs reprises pour « faute inexcusable ».

La Sécurité Sociale a estimé de son coté que 35 cas de maladies liées à l’amiante résultaient de l’activité professionnelle exercée chez Otis. La direction argue, elle, que des salariés ayant effectué toute leur carrière chez l’ascensoriste ont pu être exposés dans un cadre extraprofessionnel ou avant même de commencer à travailler. Pour maître Teissonnière, l’un des avocats qui avait fait condamner Alstom en 2006 dans une affaire d’amiante :

« La grande nouveauté de ce procès au pénal est qu’il engage immédiatement la responsabilité de l’entreprise. Cela vaut mieux que d’attendre que la maladie apparaisse parfois vingt ans après. »

Publié initialement sur
Miroir social
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  • Rodolphe Helderlé
    Rodolphe Helderlé
    Auteur(e) de l'article Miroir social
    • Posté à 12h24 le 11/09/2008
    • Internaute 46087
      Miroir social

    Eleves > voilà qui permet à une direction de dire qu’un cancer amiante qui se déclenche à 55 ans peut résulter d’un exposition avant le début d’une activité salarié. Et cela même si la personne a fait toute sa carrière dans une seule entreprise où il y avait une exposition à l’amiante...

    • lesuperdidou
      lesuperdidou répond à Rodolphe Helderlé
      Saltimbanque
      • Posté à 14h39 le 11/09/2008
      • Internaute 46485
        Saltimbanque

      Je comprends bien en regard de votre article, mais je me pose sérieusement la question su ces « préfab ».Si vous avez des éléments de réponses, ils sont les bienvenus.Merci

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 10h04 le 11/09/2008
    • Internaute 50571
      chien de talus

    les amantes dans les ascenseurs sont de loin préférables (et de près aussi).

  • Triquoise
    Triquoise
    rouge de honte
    • Posté à 10h18 le 11/09/2008
    • Internaute 34143
      rouge de honte

    « Il y a une crainte des salariés à remplir les fiches d’exposition »

    Choisir entre le chômage et la mort lente due à l’amiante (à laquelle on pense toujours que l’on va échapper) est l’un des plus beaux cadeaux de la perversion libérale.

    Au fait : Otis, a dégagé 4,2 milliards de dollars de bénéfice en 2007, en hausse de 13%...
    Il faut frapper vite et fort pour contraindre tous les autres à faire preuve d’un minimum d’attention envers l’humain.

  • Gandijyn
    • Posté à 10h50 le 11/09/2008
    • Internaute 30465

    Que penser des personnels civils et militaires qui ont travaillé et vécu sur les batiments de la Marine nationale ? Il doit en ^tre de même pour la Marine marchande ( ?)...toutes le canalisations d’eau chaude sont « garanties » amiante, avec aération en circuit fermé ?
    Pas sur, malgré les problématiques rémamentes de l’amiante (ou d’une autre technique, rayonnements-x et autres, ...bla bla bla, une encyclopédie des risques majeurs) que les responsables (demandeurs de projet, chercheurs, patrons d’entreprises = maîtres d’oeuvre et maîtres d’ouvrages, architectes, Ingénieur de projets, techniciens, ...) soit réellement conscients de ce qu’il ont fait par ignorance, méconnaissance, et pour certains intérêts uniquement à visée matérielle... sans compter ceux qui sav(ai)ent (criminels en puissance jamais importunés) !

    • pablico
      pablico répond à Gandijyn
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h56 le 11/09/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      déconcertant ! même dans le mode de transport le plus sûr,et le plus utilisé au monde, l’ascenseur, on risque notre vie à petit feu..

      • u.LY_s.s_E
        u.LY_s.s_E répond à pablico
        étudiant
        • Posté à 18h42 le 11/09/2008
        • Internaute 52854
          étudiant

        désolé, mais on voit que vous ne vous êtes jamais retrouver dans un ascenseur arrêté... La réaction des gens à l’intérieur peut être une chose *très* dangereuse... Vous savez ce que ça fait de se retrouver coincé dans un ascenseur avec quelqu’un qui fait une crise d’hystérie, en tapant les parois ? Pas cool du tout.
        (Sans parler des risques de séismes...)
        À part cela, excellent article.

    • orties
      orties répond à Gandijyn
      • Posté à 13h07 le 11/09/2008
      • Internaute 35738

      Je connais quelqu’un qui a banni le boeuf de son alimentation à cause de la crise de la vache folle et qui a fait son service militaire - et rempilé ensuite - sur le Clémenceau ! ! !
      Humour noir

      • Gandijyn
        Gandijyn répond à orties
        • Posté à 02h22 le 12/09/2008
        • Internaute 30465

        l’un des grands avantages quand il « rempile » : c’est de cumuler :
        - radiations radars
        - Ondes radios
        - ondes sonars
        - rayonnement-x (salles d’opérations)
        - vaccination gratuite, sans connaître le contenu (c’est obligatoire)
        - armes à tête nucléaire
        .../..., et donc amiante ... plus tout ce que l’on ne connaît pas.
        On comprend mieux pourquoi certains arrivent tout juste à la retraite... au bout de 15 ans de service, t’es « foutu » ! lot de consolation : médailles (après avoir jouer à « Médor ! ») :))))

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 10h52 le 11/09/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Otis est une entreprise américaine appartenant au grand groupe de United Technologies. Elle est astreinte aux Etats-Unis à une loi encadrant très strictement l’exposition des travailleurs à l’amiante depuis les années 70. Vingt ans plus tard, la filiale Otis France pouvait-elle ignorer la législation américaine et ce que celle-ci visait à réprimer ? Nous sommes dans la plus totale hypocrisie.

    • Rodolphe Helderlé
      Rodolphe Helderlé répond à Jaycib
      Auteur(e) de l'article Miroir social
      • Posté à 13h31 le 11/09/2008
      • Internaute 46087
        Miroir social

      La direction d’Otis France ne manque pas de souligner qu’elle est à l’initiative des fiches de prévention de la fédération professionnelle des ascensoristes. Elle a manifestement manqué de « proactivité » sur au moins les fameuses « bobines de soufflages ». Concernant la formation dispensée par la direction, les élus du CHSCT ne comprennent pas pourquoi cela commence par « l’amiante, il y en a partout...pas seulement dans les ascenseurs et les locaux techniques associés ». Une façon de diluer le risque. Or justement, la difficulté consiste bien à faire prendre conscience aux salariés des risques liés à une exposition.

    • orties
      orties répond à Jaycib
      • Posté à 13h11 le 11/09/2008
      • Internaute 35738

      Il est bien connu que les entreprises américaines sont les championnes du monde du cynisme (suivies de près par les entreprises chinoises). La vie d’un citoyen américain vaut infiniment plus que celle d’un pékin venant de toute autre ! ! ! !

      • Jaycib
        Jaycib répond à orties
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 16h58 le 11/09/2008
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Mais les entreprises américaines ont été CONTRAINTES de se conformer à la loi sur la protection des travailleurs contre l’amiante ! Devinez par qui ? Et à l’initiative de qui ?

        (1) Par le gouvernement fédéral américain, devant les preuves irréfutables de l’implication de l’amiante dans les épithéliomes mortels et un très haut niveau de morbidité des travailleurs ;
        (2) A l’initiative des chercheurs, cancérologues, etc. avec l’appui des SYNDICATS.

        Ce ne sont pas les entreprises américaines qui sont à l’origine de la législation française !

        Or, l’article et les commentaires de son auteur semblent accréditer l’idée d’une résistance des travailleurs face à une réglementation protectrice... ou tout au moins d’un manque de « formation ». Qui est censé apporter la formation ?

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h41 le 11/09/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    dès les années 50, les « décideurs » connaissaient les dangers de l’amiante. Il aura fallu des milliers de malades, des centaines de mort (et malheureusement, ce n’est pas fini) pour que l’utilisation de l’amiante soit interdite en France en 97.

    Pour les OGM, ne sommes nous pas dans la même situation... ? !

    Lien

    • compte sup. à la demande du riverain 25.08
      • Posté à 17h32 le 11/09/2008
      • Internaute 34833
        chat de garde

      Non, pas les années 50, bien plus tôt les premières preuves de la nocivité de l’amiante datent de 1905 ou 1906 je ne suis plus sûr, mais ça fait un moment qu’ils ont continué sans problème.
      Quant à l’amiante des portes palières Otis, effectivement, c’est des plaques assez friables.
      Certaines portes Koné en ont aussi, et de la même saloperie ! (portes Westinghouse)

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h58 le 11/09/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ce que j’adore avec l’amiante, c’est que je pourrais lui coller la responsabilité de mon cancer des poumons lorsque la clope aura ma peau : D
    Du coup, j’ai presque envie d’appeler les types de chez Kone pour leur demander s’il y a de l’amiante dans mon ascenseur. Vu que c’est un vieux truc, c’est possible.

  • affreuxjojo
    • Posté à 20h51 le 11/09/2008
    • Internaute 29421

    Pas de chance Kelkan. L’amiante déclenche un type très particulier de cancer que connaissent bien les spécialistes. Le cancer du fumeur, c’est autre chose. Ceci dit, ce n’est pas forcément une très bonne idée de cumuler l’amiante de votre ascenseur et le tabac.

  • crock_
    crock_
    retraité
    • Posté à 01h16 le 12/09/2008
    • Internaute 49667
      retraité

    de toute maniére tout est cancérigéne
    l’amiante, le tabac,l’alcool,les pecticides
    de la terre,le miniom de plonc,la bouffe qui est tellement controlée par le service
    d’ygienne plus c’est controlé plus c’est
    cansérigéne,le co2 des voitures diésel,la
    polution dans les villes,la polution des fuites radioactive des centrals nucléaire
    comme cette été dans sud plusieur foi et ceu dans le nord comme Graveline qui ne veule pas dire ,les lacs,les riviéres les mers méditérannée,ATLANTIQUE,MANCHE,MER DU
    NORD ,LES POISSONS ,LES CRUSTACIERS ,TOUTE
    L’ALIMENTATION.ET J’EN PASSE EXEMPLE : : : : : :
    LA POMME CONTIENT 30POUR CENT DE DIOXINE
    VOUS MANGÉ UNE POMME IL FAUT FAIRE UNE
    ÉPLUCHURE DE 1CM D’ÉPAISSEUR : : ET J’EN PASSE : : : : : : :

  • Eliott
    • Posté à 09h34 le 12/09/2008
    • Internaute 24550

    Que de tels agissements puissent encore exister dans une société comme Otis est inexcusable.

    Mais cela signifie que ce type de problème doit encore exister dans de nombreuses entreprises et nombreuses d’entre elles n’ont pas de CHSCT, et seule la direction décide d’exposer ou pas ces employés à l’amiante (ou à autre chose).

    Le pire dans ces affaires, c’est que même si une entreprise met en place des mesures à protéger ses employés, et que ces derniers ne respectent pas ses mesures, depuis la modification du code du travail, l’entreprise n’est plus responsable. Dit autrement, les entreprises peu scrupuleuses mettront en place les mesures de sécurité adéquates, mais la contrainte de rentabilité reportée sur les salariés entrainera inexorablement le non respect de ces consignes.

  • estef75
    estef75
    employé
    • Posté à 13h33 le 12/09/2008
    • Internaute 51875
      employé

    Sur des sujets comme celui-là, il y un front commun de tous les syndicats. Ca fait plaisir, pour une fois que ça arrive. La partie n’est pas gagnée pour autant, les entreprises et l’Etat ayant toujours fait de la résistance sur le dossier amiante, au détriment de la santé des personnes.

    Enfin, dans la boîte ou je bosse, on a découvert par hasard de l’amiante dans les locaux. Seule la CFDT s’en inquiète pour l’instant en tentant de mettre le sujet à l’ordre du jour du CHSCT. La CGT majoritaire bloque le sujet. La direction évidemment botte en touche : « tout va bien, il n’y a pas lieu de s’inquiéter ». C’est le discours de base sur toutes les questions concernant la santé des salariés, ou plus généralement des citoyens.

  • lolo71
    lolo71
    salarié
    • Posté à 22h01 le 12/09/2008
    • Internaute 52946
      salarié

    Nous ne pouvons malheureusement pas revenir en arrière. Au lieu d’essayer de trouver des coupables (sûrement décédés à ce jour) à ce problème, essayons de suivre les préconisations des entreprises et des médecins sur les protections à mettre en oeuvre pour minimiser voire annuler les effets pervers de l’amiante. En l’occurrence des nombreuses entreprises (dont OTIS FRANCE) forment leur salarié. Que penser en revanche des salariés exposés dans le passé et qui ne semblent pas avoir pris conscience des risques non visibles dus aux fibres. Les suivis mis en place serviront de « passeport » dans les années futures en cas de problèmes. Mais si ces suivis sont vierges..............
    Rappelons tout de même que l’amiante était/est présente partout (dans nos fours, radiateurs, toitures, freins de camions....) et que nous en avons probablement respiré ! ! ! ! Alors pas d’hypocrisie en la matière et ne faisons pas payer nos entreprises pour des méfaits dont elles ne sont pas entièrement responsables.

  • lolo71
    lolo71
    salarié
    • Posté à 22h11 le 13/09/2008
    • Internaute 52946
      salarié

    Nous ne pouvons malheureusement pas revenir en arrière. Au lieu d’essayer de trouver des coupables (sûrement décédés à ce jour) à ce problème, essayons de suivre les préconisations des entreprises et des médecins sur les protections à mettre en oeuvre pour minimiser voire annuler les effets pervers de l’amiante. En l’occurrence des nombreuses entreprises (dont OTIS FRANCE) forment leur salarié. Que penser en revanche des salariés exposés dans le passé et qui ne semblent pas avoir pris conscience des risques non visibles dus aux fibres. Les suivis mis en place serviront de « passeport » dans les années futures en cas de problèmes. Mais si ces suivis sont vierges..............
    Rappelons tout de même que l’amiante était/est présente partout (dans nos fours, radiateurs, toitures, freins de camions....) et que nous en avons probablement respiré ! ! ! ! Alors pas d’hypocrisie en la matière et ne faisons pas payer nos entreprises pour des méfaits dont elles ne sont pas entièrement responsables.