A debattre 11/09/2008 à 14h29

L'Afrique cherche sa voie vers un journalisme citoyen

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Session de Highway Africa 2008 (P.Haski/rue89)

(De Grahamstown, Afrique du Sud) Le thème de la rencontre -« journalisme citoyen ou journalisme pour les citoyens »- peut sembler déjà vu en Europe, mais il est pertinent sur un continent, l’Afrique, qui s’ouvre aux technologies numériques, aux blogs, à l’interactivité. Et ce thème a attiré quelque 700 participants à la conférence Highway Africa 2008, plus grand rendez-vous sur les médias du continent africain, qui se tient chaque année depuis douze ans à l’université de Rhodes, à Grahamstown, dans l’est de la province du Cap en Afrique du Sud.


Il n’était pas question de sortir avec des réponses toutes faites dans cette rencontre qui réunit journalistes, universitaires, chercheurs, ou militants associatifs de quarante pays, venus d’abord pour se rencontrer, échanger, créer des passerelles et des réseaux entre des gens qui vivent des réalités très différentes.

Pas beaucoup de rapports, en effet, entre une radio communautaire de l’est du Congo-Kinshasa, pays à peine sorti d’années de guerre, à l’économie chaotique et à la démocratie hésitante, en proie à des délestages électriques quotidiens, et des journalistes sud-africains vivant dans le seul pays qui a inscrit dans la loi le droit à l’information, qui dispose des infrastructures les plus modernes d’Afrique et d’une société civile dynamique.

Pourtant, le simple fait que ces 700 personnes se réunissent autour de ce thème montre que l’Afrique bouge et cherche à prendre sa place dans la révolution technologique, politique et sociale que représente l’émergence des nouveaux médias de l’ère numérique. Malgré les difficultés et le coût d’accès à Internet, malgré les réticences politiques des pouvoirs qui voient d’un mauvais œil ce potentiel de prise de parole citoyenne qui peut changer la donne, malgré, aussi, le manque de moyens techniques et de formations.

Pendant trois jours, à Grahamstown, on s’est donc échangé des tuyaux, des contacts, comparé les expériences -y compris, ne boudons pas notre plaisir, celle du journalisme participatif de Rue89 qui a été présentée aux participants, ainsi qu’une autre « expérience française », celle de l’Atelier des médias, émission web et radio de RFI animée par Philippe Couve et dont plus de la moitié des membres inscrits sont en Afrique.

L’invité d’honneur était cette année Dan Gillmor, auteur du livre-culte « We the Media » (nous, les médias), qui a montré comment, dans le contexte d’un pays industrialisé comme les Etats-Unis, la technologie permettait des médias participatifs et démocratisés, un « écosystème informatif dans lequel nous pouvons avoir confiance », en bref des « médias 3.0 », a-t-il expliqué à un auditoire qui rêve encore de 2.0…



Guy Berger à Highway Africa 2008 (P.Haski/rue89)

Les concepts ont en effet été discutés dans un contexte africain où l’information reste un combat, et la démocratisation une réalité dans certains pays mais un mirage dans beaucoup d’autres. Guy Berger (photo ci-dessus), le patron de la faculté de journalisme de l’université de Rhodes et « gourou » de Highway Africa, a résumé ainsi l’enjeu :

« Nous voulons que nos journalistes deviennent des citoyens, et pas seulement que les citoyens deviennent des journalistes comme on l’entend généralement. »

L’avis de Cheriff Sy, journaliste burkinabé, président de l’association des rédacteurs en chefs africains qui s’est réunie en marge de Highway Africa :

« Il n’y a pas que la valeur marchande, il y a la responsabilité sociale des journalistes. Pour exercer cette profession, il faut un certain engagement, participer à la vie de la société. Et ceux qui pratiquent ce journalisme citoyen peuvent être assassinés, embastillés, leurs journaux fermés. »

Malgré ces conditions difficiles, l’Afrique est bel et bien à la veille d’une explosion de nouveaux médias, dont on voit les prémisses ici ou là, avec l’apparition de blogueurs (à l’exemple de Théophile Kouamouo, blogueur à Abidjan et… sur Rue89), les expériences de blog texte et vidéo via téléphone portable (voir Africanews.org, en anglais), plus répandus que les ordinateurs sur le continent africain, voire même comment le mobile peut-être utilisé pour garantir la transparence des processus électoraux.

Ou encore quand on voit Radio Maendeleo, radio communautaire de Bukavu au Congo, désormais accessible en ligne et ouverte aux commentaires, ce qui permet à la diaspora congolaise de participer aux débats sur l’avenir de son pays, ou quand on apprend que Google recrute des ingénieurs et des chefs de projets sur le continent et s’engage à développer les infrastructures…

Tout ce mouvement se déroule sur fond d’offensive sud-africaine pour prendre le leadership de la « renaissance africaine » voulue par Thabo Mbeki, le président sud-africain. Les sponsors de Highway Africa en sont le symbole : la SABC, la très puissante télévision publique sud-africaine, qui vient de créer une agence d’image afin de remplacer la BBC, CNN ou Reuters comme principale source d’informations sur l’Afrique ; Absa, une banque sud-africaine aux ambitions pancontinentales ; et enfin MTN, opérateur téléphonique sud-africain devenu opérateur dans une douzaine de pays africains et un géant à l’échelle du continent.



La soirée SABC à Highway Africa (P.Haski/rue89).

Au cours d’une soirée de gala retransmise mardi soir en direct sur SABC-International, chaîne satellite accessible dans toute l’Afrique, les dirigeants de la chaîne publique ont affiché leur ambition de parler au nom du continent, un discours aux relents impérialistes cachés derrière l’affichage d’un destin et d’une « renaissance » communes.

Au cours de la même émission, grand spectacle de rappeurs sud-africains et de remise de prix à des blogueurs et sites africains, Guy Berger, l’incontrôlable maître de cérémonie de Highway Africa, en a profité pour faire passer un message qui ne plaira pas à tous les partenaires de l’Afrique du Sud sur le continent, faisant du journaliste le défenseur d’une démocratie encore trop souvent bafouée :

« Trop de pays africains traitent leur peuple en sujets, pas en citoyens. Trop de pays africains sont encore soumis à des dictatures. Trop de pays africains vivent encore dans l’age sombre d’une information officielle. Les Africains, comme les autres, ont droit à des médias qui soutiennent et permettent l’affirmation de la citoyenneté, qui permettent d’être à la fois journalistes et citoyens jusqu’au bout. Les journalistes sont des citoyens, ce sont les deux faces de la même pièce. »

Une manière de régler le débat conceptuel un peu désuet, mais surtout une manière de donner, aux participants à Highway Africa mais aussi aux auditeurs de cette émission panafricaine, un avant-goût de ce qui pourrait émerger en Afrique avec les nouvelles technologies.

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  • Houvaton nouveau compte
    • Posté à 15h53 le 11/09/2008
    • Internaute 39856

    Mieux que ça !
    Haski supprime les commentaires de ceux qui ne sont pas dans sa ligne éditoriale et qui le manifestent.
    Il va être super le JOuralisme citoyen pour les africains prôné par Haski et sa révolution de l’infoot.
    Nous sommes le 11 septembre Pierre.
    Bon anniversaire !
    7 ans déjà.
    C’est foot ce que le temps passe vite.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Houvaton nouveau compte
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 21h42 le 11/09/2008
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Vous confondez délibérément la Charte des commentaires avec une ligne éditoriale. Respectez la Charte des commentaires de Rue89 et vos commentaires les plus opposés à une soi-disant « ligne éditoriale » seront respectés, comme le sont quotidiennement des milliers de commentaires de toutes orientations sous tous les articles de ce site.

       
      • nemo3637
        nemo3637 répond à Pierre Haski
        Déchoukeur
        • Posté à 06h30 le 12/09/2008
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Puisque l’on parle journalisme, au risque d’être hors sujet, quelques mots sur un continent dont on ne parle pas beaucoup : l’Amérique du sud. Le gouvernement d’Evo Morales, en Bolivie, est menacée par l’opposition de droite et les Américains dont l’ambassadeur, plus qu’arrogant, vient d’être déclaré « persona non grata ».Chaque jours il y a une dizaine de morts dans les rues. D’autre part plusieurs sous-marins américains patrouillent au large des côtes vénézueliennes. Chavez vient de déclarer qu’il volerait au secours de Morales si l’on tentait de renverser celui-ci.
        A part ça, vive l’Afrique et merci pour votre article sur la réunion de Grahamstown.

        • Houvaton nouveau compte
          • Posté à 07h21 le 12/09/2008
          • Internaute 39856

          Arrêtes avec « au risque d’être hors sujet ». Ca m’enerve ça. Tu risques quoi au juste ? Tu t’exprimes, c’est tout, merde à la fin avec vos hors sujets. Il n’y a pas d’articles sur « certains » sujets dans la révolution de l’info de R89. Il est donc légitime de poser autant de questions qu’on veut en commentaire (seul espace de liberté, liberté précaire avec les censeurs Haski and co).
          Tiens, en plein dans TON sujet :

          Des journalistes mentent aussi sur Internet
          Rue89, Mediapart, Nonfiction  : les sites d’information en ligne fascinent les journalistes. Ils nous préparent une avalanche de faux scoops et de vraies connivences.

          Fondateur du site Mediapart, qu’il destine à la « création d’une information contributive, d’excellence, de qualité, comme un club » (BFM, 4.12.07), Edwy Plenel eut l’occasion de mettre en œuvre sa conception du journalisme au cours d’un règne de dix ans à la tête de la rédaction du Monde  : ce fut une procession de couvertures racoleuses et de faux scoops. Directeur adjoint de la rédaction de Libération en 2006, Pierre Haski usa de sa liberté pour propager de fausses rumeurs sur l’antisémitisme (imaginaire) du président vénézuélien Hugo Chávez (Libération, 9 et 20.1.06) avant de créer avec son collègue Pascal Riché le site Rue89. Par quel miracle l’un et l’autre réussiraient-ils à produire sur Internet ce qu’ils ne parvenaient pas à coucher sur papier journal  : une information fiable et indépendante 

          Source : Lien

          Allez Haski censurez, vous en mourrez d’envie.

          • nemo3637
            nemo3637 répond à Houvaton nouveau compte
            Déchoukeur
            • Posté à 14h14 le 12/09/2008
            • Internaute 44521
              Déchoukeur

            Il faut éviter de s’énerver, donc, car on porte des coups à tort et à travers sur le premier venu, qui n’est pas notre principal ennemi. Cette société n’est pas idéale. Mais enfin vos vitupérations ne vous ont pas valu la censure, vous voyez bien.

      3 autres commentaires
  • Théophile KOUAMOUO
    Théophile KOUAMOUO
    Journaliste
    • Posté à 23h52 le 11/09/2008
    • Journaliste 44067
      Journaliste

    Keldan, je ne suis pas sûr de comprendre le contenu de votre dernier paragraphe : c’est censé être de l’humour ?

  • Pierre Haski
    Pierre Haski
    Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
    • Posté à 00h34 le 12/09/2008
      éditeur
    • Journaliste 9
      Cofondateur

    @Keidan : Votre première remarque : le Blanc en question a activement participé à la lutte contre l’apartheid, et se considère comme Africain. En Afrique du Sud, votre remarque ne ferait pas rire...

    Sur le troisième point, Rue89 ne donne pas de conseils aux journalistes africains, il se contente de relater une expérience, comme d’autres l’ont fait au cours de cette conférence, qu’ils soient africains ou pas. Il y a des problématiques communes au monde de l’information dans tous les pays, et d’autres spécifiques. Les expériences des autres sont toujours intéressantes et chacun en retire ce qu’il veut.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 16h07 le 11/09/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Oui, Pierre, il y a des ambitions fondées... Mais pour ce qui est du projet de M. Mbeki, on repassera. Tant que des « leaders » sud-africains de son acabit apporteront leur soutien à des gens comme Mugabe au Zimbabwe, dont la dictature est ABSOLUE, par exemple, je ne vois pas très bien comment la « révolution 2.0 » des journalistes pourra faire évoluer les choses de l’intérieur. Ils seront embastillés, ou pire, simplement exécutés.

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 17h56 le 11/09/2008
    • Internaute 45440
      Consultant
  • micke
    micke
    utopiste
    • Posté à 18h08 le 11/09/2008
    • Internaute 13094
      utopiste

    « journalisme pour les citoyens déjà vu en europe »

    en france on attend toujours un journaliste,
    ce sera pas mal pour commencer

    • compte supprimé 13
      • Posté à 21h13 le 11/09/2008
      • Internaute 10266

      oh vous exagérez quand même on a BHL !

      • parti
        parti répond à compte supprimé 13
        punishment park
        • Posté à 23h04 le 11/09/2008
        • Internaute 36257
          punishment park

        c’est vrai, son informateur se nomme géorgie profonde...

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à micke
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 02h25 le 12/09/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Les blogues vont susciter des chroniqueurs financés par abonemnets et indépendants des médias. C’est pour demain et nous aurons la liberté d’expression.

      En Afrique, c’est plus difficile. D’abord enlever la censure...

      Lien

      Poierre JC Allard

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 18h36 le 11/09/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Cet article a le mérite de parler d’un sujet brulant en Afrique : le droit à l’information, le respect des journalistes.
    On ne peut que se réjouir de cette réunion de Grahamstown. Une « internationale » des journalistes va peut-être se tisser de façon informelle. Et si cela arrive, ce sera un coup dur pour les potentats locaux et les hommes d’état véreux qui pourrisssent ce continent. Ce n’est pas pour rien qu’ils font abattre ou emprisonner ceux qui ne font qu’informer et dire la vérité.

  • Dalian Noir
    Dalian Noir
    Expatriée
    • Posté à 19h19 le 11/09/2008
    • Internaute 51081
      Expatriée

    @ Houvaton :
    Ta paranoïa fait peur ! ! Personne ne « supprime les commentaires de ceux qui ne sont pas dans sa ligne éditoriale et qui le manifestent ». La preuve en est le nombre de commentaires idiots que j’ai pu lire de ci de là (à la limite du racisme).

    C’est ce qu’on appelle la liberté d’expression.

    Quand, en Afrique, la liberté du journaliste est réprimée par le pouvoir politique, en France, c’est le pouvoir économique qui censure (rachat des Echos par LVMH). Il n’y a plus que le web comme alternative à un véritable journalisme indépendant, mais avec quels financements ?

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Dalian Noir
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 22h54 le 12/09/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Dalian noir : les abonnements. Nous en sommes tout près. N’importe quel journaliste ou reporter un peu populaire pourrait tripler son revenu, en tirant un euro par mois par abonné d’une chronique sur internet. Il suffit que l’un ait le courage de le faire et les autres suivront. Il y a sans doute place pour deux douzaines de ces stars sur la place de Paris.

      Pierre JC Allard

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  • Lize
    Lize
    Curieuse-chercheuse
    • Posté à 19h36 le 11/09/2008
    • Internaute 51710
      Curieuse-chercheuse

    @nemo
    Je voulais mettre pertinent à votre commentaire, en tout cas certainement pas « inutile » et c’est pourtant ce qui est apparu. Je ne comprends pas, j’avais cliqué sur la bonne pastille.
    En effet, même si pour certain, votre réaction peut sembler naïve, elle a le mérite de remettre les choses en place et de revenir au sujet qui est d’une importance fondamentale.

    La liberté la presse, est un des moyens essentiels pour parvenir à la démocratie dans les pays qui en sont dépourvus, en dénonçant les abus des pouvoirs en place mais aussi les aides dont ces dictateurs bénéficient. Aides que nos dirigeants à nous, pour satisfaire les affaires de nos entreprises, ne cessent de leur prodiguer.

    Des relations constantes entre les journalistes africains et européens ou américains sont également très importantes. Il est des informations utiles de faire passer d’un continent à l’autre. Pour les journalistes dans leur façon de travailler mais aussi pour les lecteurs, afin de mieux comprendre les enjeux et les situations. Il ne s’agit pas de donner des leçons, mais de communiquer encore et toujours.

    En revanche, je m’interroge sur la définition du journalisme citoyen tel qu’il est présenté dans l’article. Tout au moins tel, qu’à mon sens, on peut le comprendre. Pour garder toute sa liberté, un journaliste ne doit pas s’investir dans la vie politique ou associative de son pays ; il ne devrait être membre d’aucun parti. Pour dénoncer TOUTES les injustices et TOUTES les erreurs il ne faut pas d’attache. La seule carte valable est la carte de presse. Je l’ai toujours pensé. C’est un problème que nous avons en Europe et, bien sûr, en France. Et ça, effectivement, il ne faudrait pas l’exporter.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Lize
      Déchoukeur
      • Posté à 20h16 le 11/09/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Ce que vous dites renvoie aux notions d’objectivité et de vérité qui sont évidemment toute relative. Qui que l’on soit, avec ou sans carte de parti, on a une vision toujours subjective. Il faut en revanche avoir une idée de l’auteur d’un article, ou d’un reportage, comme l’expose rue89. Peut-il subir des pressions, lesquels, par qui ? De toutes façons, dans nos sociétés,en tant que journaliste de « grands médias », il a déjà accepté des « présupposés » qui cadre son intervention, sinon, s’il n’avait pas montré « patte blanche » (ha ! ha ! ha !), on ne le laisserait pas publier son papier. Ceci à de rares exceptions près (Daniel Mermet, peut-être). Après c’est à nous, en comparant aussi avec d’autres sources - heureusement il y internet - de nous faire notre idée.Mais, ces informations, qui peut y accéder ? Et d’autre part n’y a t-il pas tentative de « désinformation », de manipulation ? Bien sûr. Mais le matraquage des médias, paradoxalement, n’a que peu d’effet, sur la grande masse de la population. Exemple : le référendum sur la Constitution européenne. Ou le matraquage sur le reconstruction du Parti socialiste - il faut quand même bien une opposition « convenable » dans notre société libérale, qui est le meilleur des mondes -, auquel participe Rue89. Là, tout le monde s’en fout.
      En Afrique, le seul fait de vouloir informer sans subir de pressions, c’est déjà un acte politique qui fait de vous un dissident qui risque sa vie. On est quand mieux loti en Occident (« le meilleur des mondes » !)

    • micke
      micke répond à Lize
      utopiste
      • Posté à 20h21 le 11/09/2008
      • Internaute 13094
        utopiste

      « Cet article n’a pas le mérite de parler d’un sujet brulant en france : le droit à l’information, le respect du peuple par les journalistes.
      On ne peut que se terrifier devant l’etat des medias français et occidentaux, et un nombre croissant de citoyens en a conscience. Une “ internationale ” des citoyens va peut-être se tisser de façon informelle. Et si cela arrive, ce sera un coup dur pour les médias officiels et les hommes d’état véreux qui pourrisssent ce monde. Ce n’est pas pour rien qu’ils calomnient et ridiculisent ceux qui ne font que chercher la vérité évitant toujours soigneusement d’informer sur le fond. »

  • Dalian Noir
    Dalian Noir
    Expatriée
    • Posté à 20h07 le 11/09/2008
    • Internaute 51081
      Expatriée

    @ Lise :
    « Pour garder toute sa liberté, un journaliste ne doit pas s’investir dans la vie politique ou associative de son pays ; il ne devrait être membre d’aucun parti. »

    Oh là ! cela est significatif de ce que sont pour vous les partis politiques : ne pas sortir du rang, ne pas critiquer, ne pas révéler... du pur stalinisme, ou du communisme à la chinoise.

    Etre un journaliste citoyen ne devrait pourtant pas signifier que c’est au journaliste de renier ses convictions. Un journaliste de droite ne me dérange pas dès lors qu’il conserve son esprit critique.

    Je suis sûre qu’on en trouve au Figaro ! Par ailleurs, des journalistes dits de gauche qui copinent avec Sarko, cela existe aussi !

    • Lize
      Lize répond à Dalian Noir
      Curieuse-chercheuse
      • Posté à 20h31 le 11/09/2008
      • Internaute 51710
        Curieuse-chercheuse

      Il ne s’agit pas de stalinisme, ne comparons pas ce qui n’est pas comparable. Et le problème n’est pas de savoir ce que le parti auquel vous appartenez vous autorise à dire ou non.

      Le problème vient de la difficulté à faire ce métier, par rapport à soi même.

      Il n’est pas évident pour un être humain, en général, d’être objectif. Lorsque vous êtes journaliste vous devez tendre au maximum vers cette objectivité. Mais il est certain que votre vécu, votre personnalité, votre humeur même vont modifier votre perception d’un événement. Si vous êtes membre d’un parti cela accroît encore la difficulté.
      J’ai travaillé plusieurs années dans un quotidien régional et j’ai pu constater qu’un journaliste impliqué politiquement dans sa région n’abordait pas les choses de la même façon que les autres. Ce type de journaliste tentait toujours de nous prouver que « Ce n’était pas aussi simple que ça » ; que « tel élu avait ses raisons, qu’il ne pouvait dévoiler pour l’instant », etc...

      Evidemment que l’on trouve au Figaro de bons journalistes ! Et comme nous ne sommes pas en pays totalitaire, il est encore possible de travailler dans un journal de droite sans avoir de carte à l’UMP ! Idem pour la gauche.

      • compte supprimé 13
        • Posté à 21h28 le 11/09/2008
        • Internaute 10266

        Lize : « Le problème vient de la difficulté à faire ce métier, par rapport à soi même. »

        D’accord avec cette phrase mais vous omettez un ou deux paramètres (à mon avis bien sûr). Un peu en vrac :

        Formatage des journalistes (écoles, rédacs)
        difficulté par rapport à soi-même mais aussi par rapport au microcosme (parisien ?) des « faiseurs d’info » : ne pas se griller, ne pas faire de grosses vagues (penser à l’avenir), ne pas bousculer les influents ou alors en même temps que les autres, le moins de risques possibles.

        Observez le nombre de journalistes/enquêteurs qui sortent des sujets brûlants, combien y en a-t-il ? Que deviennent-ils ? Un (mauvais ?) exemple D. Robert lâché par combien ? Il faut vraiment un caractère trempé pour s’extraire du carcan et de la communauté.

        Copinage avec le politique (quand ce n’est pas alliance style Kouchner/Ockrent - autre exemple Strauss Kahn/Sinclair), ou le monde des affaires. Pour la liberté on peut espérer mieux.

         
        • Lize
          Lize répond à compte supprimé 13
          Curieuse-chercheuse
          • Posté à 22h10 le 11/09/2008
          • Internaute 51710
            Curieuse-chercheuse

          Bien sûr ! Vous venez de mettre le doigt sur le vrai problème.

          Vous dépeignez avec justesse ce qui se passe effectivement dans le microcosme parisien et avec les « vedettes » TV. Celles dont on parle. Enfin, dont les canards people et la télé parlent. Et tout le monde a l’impression que le journalisme c’est ça. Alors que cela ne représente qu’une minorité.

          Je voudrais quand même rappeler que le premier journal de France n’est pas le Monde, et encore moins le Figaro ou Libération qui, à eu trois n’atteignent même pas le tirage de Ouest-France. Avec ses plus de 800 000 exemplaires chaque jour, c’est lui le leader. et derrière de nombreux « régionaux » font eux aussi mieux que les parisiens qui se disent nationaux.
          Je ne suis pas une fan spécialement de Ouest France qui, à mon avis, fait trop dans le consensuel, je veux juste dire qu’ailleurs, dans d’autres sphères que les plateaux Tv et le microcosme parisien (dont je suis issue mais dont je me suis libérée), il y a des gens qui font correctement leur boulot et qui se battent pour cela.
          Et l’on peut ajouter à cette armada de sans grades, les premiers de tous : les grands reporters. Moins connus que les hommes et les femmes troncs mais infiniment plus respectables.
          Dans mon propos, c’est à tous ces professionnels que je pensais. Les autres, à mon sens, n’ont aucun intérêt.

          • compte supprimé 13
            • Posté à 22h27 le 11/09/2008
            • Internaute 10266

            encore d’accord : je ne parlais pas des « obscurs » qui vont au charbon, mais des « visibles » - je n’écris pas « exposés » car ce mot possède aussi le sens « prise de risques ; -)

            j’ai la chance de bien connaître deux ou trois JRI du groupe France et je sais à quel point ils galèrent pour tenter d’imposer des sujets qui ne soient pas dans la mollesse habituelle.

            Que les autres “journalistes‘/animateurs n’aient aucun intérêt est un fait, mais ce sont eux qui représentent la presse aux yeux du public, et qui occupent hélas tout le terrain. Avec tout le mal que ça génére en terme d’information orientée et unique.

            • parti
              parti répond à compte supprimé 13
              punishment park
              • Posté à 23h11 le 11/09/2008
              • Internaute 36257
                punishment park

              « les petits soldats du journalisme » de ruffin, un petit livre qui en dit long sur le métier et sur le formatage des esprits...et moi je ne vote plus car les points rouges, soudain, deviennent gris...

            • Lize
              Lize répond à compte supprimé 13
              Curieuse-chercheuse
              • Posté à 00h02 le 12/09/2008
              • Internaute 51710
                Curieuse-chercheuse

              ok ! Mais nous ne sommes pas obligés d’aller dans ce sens : ce n’est pas parce que ces gens là (au sens de la chanson de Brel) représentent aux yeux du public l’information, qu’il nous faut surenchérir.

              A ce propos, une question à rue 89 : Pourquoi ne pas avoir parler de Françoise Demulder ? Reporter photographe dans le vrai sens du terme, qui vient de mourir après une vie hors norme. Elle qui prenait des risques pour montrer l’info telle que personne alors n’osait l’imaginer.

              Voilà un personnage qui mériterait nos discussions et nos interrogations.

              • compte supprimé 13
                • Posté à 09h43 le 12/09/2008
                • Internaute 10266

                là vous en demandez trop : Rue89 n’a pas daigné répondre à mes questions sur Labévière - bien vivant.
                je me serais contenté d’une enquête qui déterminerait le « vrai du faux ».
                Nada !

                Alors espérer un article sur Françoise « Fifi » Demulder, cela frise l’utopie !

        5 autres commentaires
  • Lize
    Lize
    Curieuse-chercheuse
    • Posté à 20h39 le 11/09/2008
    • Internaute 51710
      Curieuse-chercheuse

    Avez-vous remarqué le peu de visite depuis l’article de Pierre Haski et la quasi absence de vote ? Dès que l’on traite d’un problème lié aux journalistes, la majorité des gens s’en fiche. Sauf pour dire « média, pas bien » et hop, on passe à autre chose... Comme si l’information et le jugement n’était pas liés.

  • Sprikritik
    • Posté à 20h53 le 11/09/2008
    • Internaute 1094

    CHARTE DES JOURNALISTES

    Un journaliste, digne de ce nom,
    prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ;
    tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;
    ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ;
    n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ;
    s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ;
    ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;
    ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;
    ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ;
    ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ;
    garde le secret professionnel ;
    n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
    revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ;
    tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;
    ne confond pas son rôle avec celui du policier.

    Paris, Juillet 1918 - révisée en janvier 1938

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h38 le 11/09/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Disons que cette charte, c’est mieux que rien. Toutes les questions sont-elles ainsi évacuées ? Ne reste t-on pas avec de la langue de bois ?

  • cabral amilcar
    cabral amilcar
    peureux célèbre
    • Posté à 23h44 le 11/09/2008
    • Internaute 29973
      peureux célèbre

    internet a un impact majeur sur les politiques africaines, le peuple prend la parole qui lui est donnée, les citoyens africains se lancent et s’habituent à s’exprimer, ils n’en avaient pas l’habitude, au début ils s’écoutent exprimer leur propre point de vue étonnés d’en avoir enfin le droit, ils se rodent, des talents sortent du lot, des vocations naissent, et les dictatures se trouvent harcelés par cette parole libérée, quand on donne la parole au peuple, ce que ça a comme effet révolutionnaire c’est que personne ne pourra plus jamais lui retirer, ce besoin de dire, de s’exprimer, une fois goûté, il n’y a pas de retour en arrière possible.

  • maltesedemars
    maltesedemars
    responsable associative
    • Posté à 00h59 le 12/09/2008
    • Internaute 47995
      responsable associative

    un debat interessant sur le journalisme et la revolution internautique mais pas grand chose d’interessant sur les medias africains et l’article sur la reunion d’afrique du sud. le probleme c’est la methode : un compte rendu qui donne envie d’nsavoir plus ; mais cette forme d’article ne donne pas d’infos assez detaillees pour aller plus loin ; pourquoi ne pas donner la parole aux journalistes africains - si cela pose un probleme donner un faux nom - et aux associations africaines presentes sur la maniere dont ils abordent la question ? je trouve que souvent, malgre l’interet de Rue89, il n’y a pas assez de place donnee aux acteurs reels ; souvent c’est un commentaire francais sur la question ; ne pouvez vous pas envisager un article plus long, un dossier sur les questions peu courantes ? amicalement

  • Pierre Alonso
    • Posté à 14h45 le 12/09/2008
    • Internaute 14512

    (edit)

  • pete sampras
    pete sampras
    étudiant
    • Posté à 10h04 le 12/09/2008
    • Internaute 48944
      étudiant
  • Roderic
    Roderic
    Entrepreneur
    • Posté à 12h31 le 12/09/2008
    • Internaute 52832
      Entrepreneur

    Lettre ouverte aux amoureux du mot citoyen....

    Alors que le français disposait pourtant du mot « civique », adjectif usuel correspondant au nom « citoyen » (du latin civicus), la gauchocratie a accouché d’un monstre : l’adjectif « citoyen », remarquable perversion du sens originel et utilisé dans l’unique but d’éradiquer la contestation.
    La nouvelle notion de « citoyen » rappelle fortement celle de « socialiste de type nouveau » développée par les communistes dans l’ancien bloc soviétique.

    Un récapitulé du mot citoyen...

    • entreprise citoyenne qui pratique la discrimination positive
    • comportement citoyen aide aux clandestins
    • manifestation citoyenne manifs de RESF, de SOS racisme et de la CGT.
    • projet citoyen payé par des subventions
    • association citoyenne qui comporte le minimum possible d’adhérents français
    • quartier citoyen ensemble d’habitations où les de souche sont minoritaires
    • école citoyenne qui soutient RESF
    • vote citoyen vote de gauche (surtout anti droite nationale)
    • mariage citoyen mariage homo
    • vacances citoyennes visite d’un pays du tiers-monde (accessoirement : faire rôtir sa graisse au milieu de

    la misère)
    • maison citoyenne subventionnée et ouverte à tous
    • Travail citoyen aide à une association tiers-mondiste ou prônant le métissage
    • film citoyen qui montre le comportement odieux des français en Algérie
    • chanson citoyenne chanson dénonçant le racisme
    • artiste citoyen Francis Lalanne
    • geste citoyen Censuré
    • Partage citoyen
    • amour citoyen tournante
    • Emission citoyenne faisant la promotion du multiculturalisme et comportant au moins un artiste friqué donnant des leçons de morale
    • éducation citoyenne nivellement par le bas au nom de l’égalitarisme
    • Engagement citoyen acte d’un citoyen de souche par lequel il soutient sans prendre de risque, et sans
    inconfort majeur, une loi, une association ou une idée qu’il estime bonne pour les autres mais qu’il ne veut
    pas voir dans son voisinage immédiat ou dans sa vie personnelle.
    • Toilettes citoyennes orientées vers la Mecque
    • Entraineur citoyen Raymond Domenech
    • avenir citoyen guerre civile
    • emprunt citoyen vol à l’étalage
    • recrutement citoyen n’embaucher que des minorités risibles
    • repas citoyen repas sans porc
    • éthique citoyenne qui viole les lois qui vous déplaisent
    • Alcool citoyen eau gazeuse
    • Revendication citoyenne cracher sur la France aussi souvent que possible tout en touchant un maximum
    d’allocations diverses
    • Allocations familiales citoyennes Réservées aux familles polygames
    • Indignation citoyenne Islamophilie accompagnée de catho-indifférence
    • Histoire citoyenne Les racines de la France sont autant musulmanes que chrétiennes
    • Fierté citoyenne « Je suis fière de ne pas avoir une goutte de sang français dans les veines » [Mme Sarkozy]
    • Marche citoyenne Marche digne et silencieuse après la mort de 2 jeunes qui ont secouru 8 dealers dans un
    autobus en feu
    • Géographie citoyenne La Turquie fait partie de l’Europe
    • slogan citoyen Nous sommes tous des enfants d’immigrés
    • Mini-moto citoyenne qui s’encastre facilement dans les voitures de police
    • Justice citoyenne 20 ans de réclusion pour Michel Lajoye
    • Étudiant citoyen jeune Africain de 39 ans passant son DEUG
    • Université citoyenne Fac de socio en grève
    • Revenu minimum citoyen Dotation minimale allouée à une famille allogène permettant d’acheter des Nikes à
    chaque enfant.
    • Département citoyen Seine-Saint-Denis
    • professeur citoyen professeur agressé mais qui comprend le geste des élèves
    • Chrétien citoyen chrétien favorable à l’avortement, à l’euthanasie et au mariage gay
    • Curé citoyen Ecclésiastique catholique invitant un imam à réciter une prière musulmane le jour de Noël
    • Avancée citoyenne recul de la francité
    • Piscine citoyenne Piscine publique réservant des créneaux horaires aux femmes musulmanes, aux homosexuels
    et aux nains roux guatémaltèques
    • Alibi citoyen « Eh, j’ai rien fait, bouffon ».
    • Discours citoyen qui dénonce le racisme
    • Médecine citoyenne Soigner en priorité, gratuitement et sans limite tous les clandestins de la planète,
    avec les cotisations de la population (Aide Médicalisée d’Etat)
    • artiste citoyen artiste de gauche vivant de subventions
    • Courtoisie citoyenne « Nique ta mère, face de craie »
    • Tourisme citoyen Rester en France sans autorisation et sans se faire prendre par les forces de l’ordre
    • Fait divers citoyen En rentrant chez elle, Mémé est passée à côté du centre de réinsertion pour jeunes.
    Les obsèques auront lieu lundi
    • Juge citoyen Juge annulant l’arrêté d’expulsion de 156 touristes maliens en villégiature en France depuis
    14 ans
    • identité citoyenne bout de papier
    • Politique citoyenne Faire financer par un peuple sa propre disparition en lui assurant que c’est pour son
    bien.
    • Collégien citoyen Enfant de souche de 12 à 14 ans manipulé par les associations et défilant contre
    l’expulsion un camarade collégien togolais de 29 ans
    • Déclaration citoyenne « Halte au fascisme »
    • Sodomie citoyenne : Traité de Lisbonne
    • Aux armes citoyens ! Chant sifflé dans les stades
    • Téléfilm citoyen Oeuvre audiovisuelle financée par la redevance et comportant un noir, un arabe, un
    asiatique, un juif, un homo, une lesbienne, un malade du sida et un nain roux guatémaltèque
    • Sociologue citoyen Pléonasme
    • Achat citoyen Banane bio labellisée commerce équitable à 12 euros le kilo, dont 1 euro est destiné à la construction d’igloos en plexiglas pour les orphelins esquimau.
    • Chirurgie citoyenne Excision et hymenoplastie
    • Journalisme citoyen : Terrorisme intellectuel et/ou chasse aux sorcières
    • Musée citoyen Musée de l’immigration
    • Mobilisation citoyenne Manifestation contre la droite nationale
    • Manifestation citoyenne Manifestation de la CGT en presence de Monseigneur Gaillot et de Guy Bedos
    • Culture citoyenne Cours de djembé et apprentissage de l’arabe financés par la mairie
    • Réflexe citoyen Dénoncer son grand-père qui vote FN
    • Décision citoyenne Subventions accordées par la municipalité pour la construction d’une mosquée
    • Charité citoyenne interdire la soupe au cochon
    • Débat citoyen Débat dont la droite nationale est exclue
    • Citoyen citoyen A féliciter deux fois car il continue à voter
    • Discours citoyen novlangue

    Ce merveilleux mot citoyen que l’on aime tant ...
    Pas mal ce billet citoyen....

    • parti
      parti répond à Roderic
      punishment park
      • Posté à 12h52 le 12/09/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      où est la lettre ouverte ? perso, je vois une liste de courses à faire dans la chaîne de « l’incorrect politique » qui va même jusqu’à s’arroger le concept de novlangue (du socialo orwell)...

  • Roderic
    Roderic
    Entrepreneur
    • Posté à 13h42 le 12/09/2008
    • Internaute 52832
      Entrepreneur

    Quelques vérités sur l’Afrique ....

    Des malheurs de l’Afrique dont la source vient du socialisme...

    L’Afrique n’est-elle pas avant tout malade d’elle-même ? Peut-elle faire l’économie de son examen de conscience avant de se faire accusatrice ?

    Voilà quelques éléments de ce petit billet d’humeur ....

    Partout dans le monde, les mêmes causes ont produit les mêmes effets.
    Partout dans le monde, la socialisation des moyens de production et d’échange (c’est-à-dire l’appropriation des richesses par le Parti unique, un clan, une famille, une ethnie) a produit la misère, la haine de tous contre tous, la corruption, le vol généralisé, la gabegie, l’effondrement de la production agricole, etc....
    La socialisation totale des mentalités ...

    Après un demi-siècle d’application en Afrique, il apparaît que la grande loi qui régit le socialisme et qui se vérifie partout (de l’URSS à Cuba, de la Chine au Ghana), c’est la socialisation des moyens de production et d’échange, c’est partout,sous quelque latitude ou climat que ce soit, le même désastre.

    L’effondrement de la production accentue le caractère policier des régimes en place (il faut terroriser la population de peur qu’elle se révolte) et la xénophobie maladive (tout est de la faute des étrangers).
    Voyager au Mali au temps où ce pays était socialiste, c’était s’exposer, quand on était étranger, à d’incessantes vexations, à des conduites intempestives au poste, à des arrêts interminables et humiliants aux barrages de police établis sur la route tous les 40 ou 50 Km.
    Cela ne retient pas les Maliens de donner des leçons de « tolérance » à la France ou d’accuser un Ministre de la République, en voyage officiel chez eux, de racisme.

    Ainsi les africain peuvent sommeiller sereinement sur le mol oreiller de la bonne conscience bouffie.

    Ils n’ont pas à se flageller, cela les dispense de tout examen de conscience, ce qui est excellent pour la santé.
    Le cocasse de l’affaire, c’est que des Français journalistes mêlent leur voix aux Africains pour accuser la France ou le Nord occidental d’être responsable des malheurs de l’Afrique.

    Or, ces accusateurs sont tous des socialos marxistes léninistes maoïstes enragés : accusant la France ou le Nord ou le libéralisme, ils s’exonèrent de toute responsabilité dans le désastre africain.
    C’est la grande parade : ils peuvent parader, danser dans les media la pavane, tout en parant les coups qui pourraient leur être portés.
    Ils ont recours au vieil et archaïque bouc émissaire.
    Ils détournent ainsi sur d’autres qu’eux la colère des Africains.

    Les pays d’Afrique, qui sont aujourd’hui menacés dans leur existence même par des crises de toute sorte, économique, sanitaire, ethnique, nationale, ont tous ou quasiment tous choisi, à partir du début des années 1960, à peine indépendants, la voie socialiste du développement.
    Qu’ils soient situés au Nord ou au Sud, tous ont été socialistes, à la manière soviétique ou à la manière chinoise.
    Bref, les mentalités sont polluées par le socialisme bien plus là bas qu’en France , il faudra des générations pour sortir des élites libérales parmi les journalistes africains...

    Car être libéral c’est voir le monde tel qu’il est et non pas tel qu’il devrait être...

    Un libéral ne se fait par principe aucune illusion, ni sur lui-même ni sur les autres

    • parti
      parti répond à Roderic
      punishment park
      • Posté à 14h34 le 12/09/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      toujours pas de lettre ouverte, mais une litanie de poncifs de la droite nationale (ce concept est d’une fraîcheur...hum...douteuse) vert-de-gris qui se drape derrière un libéralisme de bon aloi...et un pseudo tirant vers le guerrier gaulois (des fois qu’on aurait pas compris...)
      le bouffi...d’orgueil sentencieux et enragé à recopier du prêt-à-penser n’est peut-être pas celui que vous crôayez...

  • abtourel
    abtourel
    Spécialiste des technologies de (...)
    • Posté à 19h03 le 12/09/2008
    • Internaute 52932
      Spécialiste des technologies de (...)

    Le droit à l’information et la liberté de presse sont certes des éléments fondamentaux de la démocratie ! Mais hélas en Afrique, de nombreuses personnes se font passer pour des journalistes alors qu’elles ne le sont pas ! En témoignent le non respect des règles éthiques et déontologiques qui caractérisent ce noble métier.

    En effet, comment pouvez-vous comprendre que des journalistes s’imaginent pouvoir écrire des articles d’information sur la base de simples rumeurs, des on-dits ? Des articles qui portent atteinte à l’honorabilité de citoyens dont le seul crime aura été d’être influents dans la société.

    Je veux dire par là que de faux journalistes, il en existe de plus en plus en Afrique. Des personnes sans vergogne qui utilise la liberté de presse pour ternir l’image d’honorables citoyens ou pour régler des comptes personnels avec autrui. Beaucoup de pays africains gagneraient à faire du ménage au sein de la profession des journalistes.

    Cordialement

  • hans lefebvre
    • Posté à 23h07 le 12/09/2008
    • Internaute 41303

    Comme j’aime à le répéter, l’Afrique, contrairement aux apparences, est le continent de demain, véritable terre d’avenir où le monde finira par se retrouver. Pourquoi tant d’optimisme me direz-vous ? Parce qu’elle représente la dernière frontière humaine où tant reste à faire. riche de ses hommes et de son sous-sol, la planète compte déjà sur le continent, mais ne le sait pas encore...
    Concernant le journalisme citoyen, cher M. Hasky, vous trouverez à l’adresse ci-jointe un billet dénonçant une supercherie véhiculée par le réseau Voltaire :
    Lien
    En espérant que vous voudrez bien en prendre connaissance.
    Lien