Decryptage 09/09/2008 à 10h17

Les Français consomment-ils « responsable » ?

Amélia Blanchot | Etudiante en journalisme


Steacks de kangourou dans un supermarché de Sydney, en Australie (Daniel Munoz/Reuters).

Comment se comporter dans un supermarché face à quarante mille références de produits différents ? « On nous apprend à lire, à nager, à conduire, mais pas à consommer », constate Marie-France Corre, en introduction à son livre, « La Consommation responsable de A à Z ». Pour pallier cette lacune, l’auteur propose des alternatives au consumérisme conventionnel à travers 80 « fiches produits ».

Cette spécialiste de la consommation a dirigé pendant dix-sept ans les tests de produits de l’UFC-Que Choisir. Depuis 2006, elle conseille les entreprises sur les questions de consommation et de marketing responsable. Mais que veut dire « consommer responsable » ?

« C’est une consommation qui va répondre à nos besoins sans aller au-delà du raisonnable (…), qui ne va pas nuire à l’environnement au sens large, qui ne va pas nuire à sa propre santé ni à celle des autres (…, ne va pas non plus remettre en cause la dignité humaine (…) » (Ecouter le son)



Joindre « l’utile » au « responsable »

Tout ce qui constitue notre quotidien est passé au peigne fin : des fleurs aux yaourts en passant par les tapis ou les jeux vidéos. Quatre vingt « fiches produits », très documentées, expliquent comment notre façon de consommer va influer sur l’environnement, la santé et le budget. Son conseil de prédilection reste « d’acheter des choses utiles », à moduler en fonction de son mode de vie.

Elle invite, par exemple, à ne plus consommer d’eau en bouteille. Pour la santé, elle affirme que « dans nos pays développés, l’eau du robinet est généralement aussi saine qu’une eau en bouteilles, à de rares exceptions près ». Du point de vue environnemental, sur « sept milliards de bouteilles en plastiques vendues chaque année en France, la moitié n’est pas recyclée », laissant « 200 000 tonnes de déchets » derrière elle. Quant au budget, il serait largement divisé : 500 euros d’économies par an pour une famille de quatre personnes, à raison de 4,5 litres consommés quotidiennement.

Bio, équitable : la solution miracle ?

Au-delà de l’utilité, Marie-France Corre vante largement les mérites du bio et de l’équitable. Comme une ritournelle, ces deux mots reviennent au fil des pages, sorte de solution à tous les problèmes. Pour s’y retrouver, son décryptage minutieux des différents labels est à ce titre fort utile. Seulement ces produits coûtent cher et sont difficiles d’accès, comme a pu en témoigner notre journaliste Zineb Dryef après son mois d’août bio.

La consommation « responsable » serait-elle réservée à une certaine élite ? L’auteur s’en défend. En supprimant certains achats (comme l’eau en bouteille) l’intéressé va réaliser des économies et « aura donc de quoi acquérir des produits plus vertueux ». Et si elle admet que les tarifs sont supérieurs, elle soutient qu’avec « la diffusion en grande distribution, certains produits comme les détergents commencent à être à prix équivalent ».

Placer son argent autrement

Certains des « éco-gestes » évoqués dans le livre peuvent paraître évidents, ou du moins plus connus. Ne pas jeter ses piles à la poubelle, abandonner les sacs en plastique, etc. D’autres sont plus surprenants, encore réservé à un public averti. Par exemple, des placements qui contribuent au consumérisme citoyen.

Deux catégories de produits financiers sont proposées : l’Investissement socialement responsable (ISR), qui « intègre des critères sociaux et environnementaux dans le choix des projets et entreprises financées » et les placements solidaires, qui peuvent financer des projets d’économie solidaire ou des fonds de partage. Ces placements alternatifs sont en développement, mais restent marginaux. L’ISR représente seulement 1% des investissements des Français, et 6% ont déjà souscrit à un placement solidaire.

Marie-France Corre évoque également le « produit partage ». Lors d’un achat, une partie du prix de vente (entre 5 et 20%) est versé à une association. L’acheteur peut « consommer solidaire sans démarche spécifique » ; citons Brita qui a vendu des carafes filtrantes au profit d’Action contre la faim. Une bonne occasion pour l’entreprise de pouvoir « améliorer son image et même augmenter ses ventes », admet-elle dans ses écrits.

L’exception française

Certes, la consommation « responsable » tend à se développer, accélérée à la fois par une prise de conscience et un effet de mode. Mais elle reste, spécifiquement dans notre pays, timidement présente :

« Je pense que les Français n’ont pas encore en tête la mutualisation de la responsabilité. On va simplement considérer les conséquences de nos actes individuels et on a du mal à imaginer ce qui se passe quand soixante millions de consommateurs le font. On ne trie pas assez en France. Nous le faisons mal, peut être parce qu’on nous l’a mal expliqué ou parce qu’on y croit pas forcément assez. » (Ecouter le son)

En comparant à d’autres pays européens, la spécialiste constate que les Français « ont une vision retardée. Ils consomment de façon très fonctionnelle, et rejettent la faute sur le fabriquant ». Pour mieux sensibiliser ses lecteurs, Marie-France Corre a donc insisté sur le volet santé : « c’est un bon moyen pédagogique. Certains, parce qu’ils pensent que c’est meilleur pour leur santé, vont acheter du bio ». A défaut d’un véritable engagement, c’est une première initiation à la consommation « responsable ».

Photo : Steacks de kangourou dans un supermarché de Sydney, en Australie (Daniel Munoz/Reuters).

  • 16434 visites
  • 121 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Corsaire du Peuple et de la Raison
    Corsaire du Peuple et de la Raison
    il parait qu'il faut penser (...)
    • Posté à 10h59 le 09/09/2008
    • Internaute 46482
      il parait qu'il faut penser (...)

    J’irais même plus loin en préconisant la suppression du dit matraquage publicitaire.

    • jide
      jide répond à Corsaire du Peuple et de la Raison
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 11h05 le 09/09/2008
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      Bien sur ! Mais -tu t’en doute- le climat n’est pas vraiment propice ces jours. C’est dur d’être d’avant-garde !

      Lien

    • pablico
      pablico répond à Corsaire du Peuple et de la Raison
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 11h40 le 09/09/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      on n’y comprend plus rien, d’un côté on nous dit que notre croissance est due majoritairement à notre consommation, donc pour que la croissance génère des richesses il faut consommer, même sur-consommer quitte à s’endetter, pour être un bon citoyen.
      Et d’un autre côté, on nous dit de faire attention, d’économiser, de consommer parcimonieusement, avec intelligence.

      il y a de quoi se poser des questions, d’être toujours dans l’expectative. Mettons nous d’accord...avec les ordres et les contres ordres, les conseils contradictoires.
      (paradoxe quotidien)

       
      • Houvaton nouveau compte
        • Posté à 13h16 le 09/09/2008
        • Internaute 39856

        Consommes deux fois moins et tu :
        - travailleras deux fois moins
        - te déplaceras deux fois moins
        - pollueras deux fois moins

        et seras deux fois plus heureux (ou deux fois moins con-sot-mateur).

        La croissance ? Encore une grande manip internationale pour bien contrôler et parker tous les moutons pendant que les Bilderbergers se frottent les mains et s’engraissent comme des gros porcs.

        (Une approche du groupe Bilderberg pour ceux qui connaissent pas, tels Yves Calvi et ses prestigieux invités dans C dans l’air ... Lien )

        • pablico
          pablico répond à Houvaton nouveau compte
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 13h24 le 09/09/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          il y a les gros porcs qui s’engraissent, et les moutons...que nous sommes...

          mais les bêtes à bons sens, intelligentes, sociables, où sont-elles dans ce bestiaire ? ; -)

          • Houvaton nouveau compte
            • Posté à 14h59 le 09/09/2008
            • Internaute 39856

            Admettre être un mouton c’est déjà ne plus l’être.
            Mais j’interviens surtout pour ça :
            « Contrôlez le pétrole, et vous contrôlez des nations entières ; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations. »
            Henry Kissinger (Bilderberger)

  • Michael A.
    Michael A.
    apprenti-chercheur (donc (...)
    • Posté à 11h42 le 09/09/2008
    • Expert 21600
      apprenti-chercheur (donc (...)

    Bonjour à tous et toutes. Je voulais faire une remarque importante.
    Bio- et éco- ne sont que rarement compatibles. En fait ces deux critères (l’un écologique et donc en rapport avec l’impact environnemental et l’autre en rapport à la qualité intrinsèque du produit) ne sont recoupés qu’à travers le système de distribution alimentaire AMAP, qui intègre le souci du moindre transport des marchandises.
    Consommer du bio qui vient d’Allemagne, du Pérou ou d’Inde provoque un impact environnemental quasi identique à la consommation classique (because gaz à effet de serre dû aux transport).
    SVP tous et toutes, prenez conscience que ces deux « étiquettes » sont très différentes l’une de l’autre, même si les publicitaires et la TV ont compris déjà depuis longtemps que cela pouvait être relié (et même avec l’étiquette équitable) pour devenir vendeur.

    Je me sens « éco » mais je me refuse à manger bio, et cela sans tenir compte du facteur argent. Certes manger bio peut-être un plus, mais quand les produits viennent de loin je suis désolé ce n’est que pure croyance que de relier cet acte à qqch de respectueux de l’environnement (à moins que l’on considère l’environnement comme n’étant que le corps physique du consommateur).

    Merci de votre attention.

  • marc b
    marc b
    anarchiste communautaire
    • Posté à 22h03 le 09/09/2008
    • Internaute 47521
      anarchiste communautaire

    C’est effectivement un concept douteux. Consommer responsable, consommer écologique, consommer intelligent etc.… C’est fous le nombre de livres ou d’émissions qui nous prennent par la main pour nous aider à faire des économies, de bonnes affaires, de bonnes actions et qui en plus veillent à nous défendre contre les vilaines pratiques commerciales. Cela me fait un peu penser à cette définition humoristique de la fonction ministériel : « Faite moi part de vos besoins, je vous expliquerait comment vous en passer ». En définitive, il me semble que cette profusion de bons conseils a pour seul but de masquer l’essentiel : l’augmentation des disparités sociales qui conduit à l’appauvrissement de la grande majorité de la populations.

  • BrunoC
    BrunoC
    ( ° ) ( ° )
    • Posté à 10h43 le 09/09/2008
    • Internaute 49016
      ( ° ) ( ° )

    Très intéressant, il faut souhaiter qu’un distributeur rentre dans cette logique et mette en place des magasins qui suivent ses principes.

    Question liée :
    Pourquoi les labels de commerce équitable ne s’appliquent qu’aux produits issues des pays en voie de développement ?
    On voit de plus en plus que les producteurs sont aussi dans un rapport de force défavorable y compris en France (laitiers normands, maraichers,...), n’y a-t-il pas une nécessité d’élargir ce concept à l’ensemble des produits ?

    • Numerosix
      Numerosix répond à BrunoC
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h15 le 09/09/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Pourquoi les labels de commerce équitable ne s’appliquent qu’aux produits issues des pays en voie de développement ?

      Alors la , trop fort comme remarque, encore une fois , Brunoc ..

      Examinons la grille des salaires à Sochaux et Sandouville , déja , pour savoir si j’ achete une Peugeot ou une Renault qui sont pareilles , tiens ..

      Et le revenu des caissieres , c’est le meme a Carrefour ou a Auchan ou a Leclerc ? Et la photo de la gueule des petits chefs qui les font trimer ? Et des PDG ? et leurs feuilles d’ impositions ? Et est ce qu’ ils habitent en France ou en Belgique ? ’faites voir , avant que je me decide

      Pourquoi ils ne le font pas, ça ?

      Ce serait simple , à mettre en place , non ?

  • Xham
    Xham
    Etudiant
    • Posté à 10h51 le 09/09/2008
    • Internaute 51831
      Etudiant

    Le fait de rejeter la faute sur le fabriquant, ou le commerçant me parait assez normal. Tout est fait pour brouiller les pistes avec différentes étiquettes (Bio, commerce équitable,...)
    On joue a fond sur la volonté « écolo » d’une partie des consommateurs pour leur faire encore une fois cracher du pognon.

    • Hippopotable
      Hippopotable répond à Xham
      Honnête homme
      • Posté à 00h03 le 10/09/2008
      • Internaute 22179
        Honnête homme

      Ce ne sont pas les fabricants ni les commerçants qui peuvent décider tout seul des principaux labels, AB ou Max Havelaar. Il s’agit d’organismes indépendants qui contrôlent la conformité du produit avec des critères précis.

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 10h54 le 09/09/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Pourquoi le bio est-il hors de prix ?
    (économie sur les produits chimiques,sur l’arrosage,sur le transport,ETC...)
    Bouffer bio : un état d’esprit ? Demande à mon RMI s’il en fait de l’esprit !
    Et qu’en est-il de l’état d’esprit du producteur bio ?
    Le commerce bio c’est D’ABORD du commerce !

    • jide
      jide répond à lesuperdidou
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 11h08 le 09/09/2008
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      Le commerce bio, c’est d’abord du commerce, bien sur ! Mais il y a une différence entre consommer bio-chic des petits plats préparés sur-emballés en portions minuscules et acheter des fruits, des légumes et des céréales et de faire ta popote. Le vrai gain il est là, dans une logique décroissante...

      Lien

    • la panthère verte
      • Posté à 11h15 le 09/09/2008
      • Internaute 32620

      Désolé mais le bio n’est pas forcément hors de prix, une tomate bio, ça ne pousse pas toute l’année, ça nécessite des soins particuliers, et une quantité d’eau indispensable à sa production. Si le bio est plus cher c’est avant tout parce qu’il est nettement moins productif en terme de volume.
      Dire que le bio est hors de prix vis-à-vis de l’industriel est prendre le problème à l’envers, ce n’est pas parce qu’on s’est habitué à payer la merde industrielle moins chère que l’on doit considérer les produits issus d’une agriculture traditionnelle comme hors de prix. Dans la plupart des cas le prix du bio est le VRAI prix !
      Pour échapper à cet aspect « commercial » rien ne vous empêche de faire pousser vous même vos légumes et vous verrez si cela ne demande pas beaucoup d’investissement personnel.
      Pour info, dans les années cinquante, l’alimentation représentait 50% du budget des ménages contre moins de 20% aujourd’hui.

      • lesuperdidou
        lesuperdidou répond à la panthère verte
        Saltimbanque
        • Posté à 11h22 le 09/09/2008
        • Internaute 46485
          Saltimbanque

        Mauvais exemples :
        - la tomate ne nécessite que peu d’eau ;
        - dans les années cinquante qui avait une voiture ? Une télé ? un téléphone ?

         
        • la panthère verte
          • Posté à 11h38 le 09/09/2008
          • Internaute 32620

          -d’accord pour la tomate, cet exemple délicieusement inapproprié m’est venu à l’esprit car nous sommes dans la saison de la tomate, et au moment où j’ai posté, j’en mangeais une délicieuse... ;)
          -en ce qui concerne la bagnole, la télé et le téléphone, ce ne sont pas des choses aussi indispensables qu’une nourriture saine.

          • lesuperdidou
            lesuperdidou répond à la panthère verte
            Saltimbanque
            • Posté à 11h54 le 09/09/2008
            • Internaute 46485
              Saltimbanque

            bonap !
            bagnole,etc,ne grévaient pas les budget de cette époque.

          • Homer555
            • Posté à 12h44 le 09/09/2008
            • Internaute 45141

            Pas d’accord pour la voiture, c’est un objet indispensable.

            La recherche effrénée des consommateurs des prix bas, qui leurs font délaisser tous les produits à valeur ajoutées (bios, équitables, labialisés divers...) est surtout due à la hausse des prix immobilier, de l’énergie ou justement du transport. Ces postes sont indispensables et incompressibles.

            • otto didakt
              otto didakt répond à Homer555
              citoyen en colère
              • Posté à 17h51 le 09/09/2008
              • Internaute 19852
                citoyen en colère

              « Pas d’accord pour la voiture, c’est un objet indispensable. »

              presque indispensable, car on maîtrise rarement à la fois son lieu d’habitation et son lieu de travail

              pour le reste, c’est là qu’il faut faire un effort individuel

        4 autres commentaires
    • Moundy
      Moundy répond à lesuperdidou
      • Posté à 11h26 le 09/09/2008
      • Internaute 40055

      Le Bio est plus cher car on utilise moins d’engrais et pesticides. Les rendements sont donc plus faibles et le prix à l’unité plus cher.
      Il suffit de retirer les boissons sucrées, les eaux, les sucreries, les produits pré-cuisinés, les petites choses qu’on grignote, etc...
      Il y a moyen de faire de grosses économies et de replacer le gain sur des aliments de base Bio. Il faut cependant prendre l’habitude de retourner aux fourneaux et de ne pas consommer du prêt à l’emploi. Manger moins de viande mais acheter une viande labelisée qui respecte mieux l’animal et le consommateur. Plutôt que de manger de la viande tout les jours (ce qui est malsain) autant en manger moins mais meilleure.
      Cuisiner des PDT, des épinards, des haricots, faire des compotes, etc... est meilleur pour votre santé mais aussi pour l’avenir de nos cultures. LE Bio préserve les sols alors que l’industrie agricole le détruit. Et je vous parle même pas des désastres potentiels des OGM en monoculture intensive.
      Retrousser les manches, consommer moins et mieux. Il en va de votre santé, de votre portefeuille et de l’avenir des générations suivantes.

      • jide
        jide répond à Moundy
        http://jide.romandie.com
        • Posté à 11h35 le 09/09/2008
        • Internaute 22641
          http://jide.romandie.com

        Ce n’est pas le bio qui est PLUS cher, c’est la bouffe « conventionnelle » (de merde, donc) qui est MOINS chère. Le bio devrait représenter la façon habituelle, normale, de produire de la nourriture, à un prix normal.

        Bien entendu, des petits malins se sucrent au passage et rendent luxueux ce qui devrait être basique.

        Lien

         
        • Moundy
          Moundy répond à jide
          • Posté à 11h40 le 09/09/2008
          • Internaute 40055

          Vous avez 100% raison, c’est la merde qu’on nous vend à coup de pub qui est trop bon marché. Travaillant dans l’industrie AA, je peux vous dire que le produit fini est parfois moins cher que la matière première.

          • lesuperdidou
            lesuperdidou répond à Moundy
            Saltimbanque
            • Posté à 11h58 le 09/09/2008
            • Internaute 46485
              Saltimbanque

            Je veux bien vous croire mais se serait plus rigolo si vous nous donniez des preuves.

            • Moundy
              Moundy répond à lesuperdidou
              • Posté à 12h01 le 09/09/2008
              • Internaute 40055

              Petit exemple.
              Dans certain cas, il est possible de faire 200kg de jambon cuit à partir de 100kg de viande. Je vous laisse cogiter...
              (phosphates, collagènes, gélatines, etc... + EAU)
              Voilà un des exemples.

              • lesuperdidou
                lesuperdidou répond à Moundy
                Saltimbanque
                • Posté à 12h39 le 09/09/2008
                • Internaute 46485
                  Saltimbanque

                Ce ne sont pas des exemples que je demande mais des preuves : photos,vidéos ,autres documents,etc.
                Car c’est trop facile de balancer n’importe quoi.
                Exemple : travailler plus pour gagner plus.

                • Moundy
                  Moundy répond à lesuperdidou
                  • Posté à 12h49 le 09/09/2008
                  • Internaute 40055

                  vous voulez des exemples :
                  Regardez les listes d’ingrédients et demandez-vous pourquoi certains produits accumulent des additifs à n’en plus finir. Ce sont souvent les produits les moins cher.

                • Moundy
                  Moundy répond à lesuperdidou
                  • Posté à 12h53 le 09/09/2008
                  • Internaute 40055

                  Une preuve : Ce matin un train transportant 1400T de viande de poulet avarié congelée depuis 1999 (crise dioxine) vient d’être saisi en direction de l’Ukraine (origine France, Belgique , PB et Allemagne). Ces viandes étaient destinées à être transformées en fricadelles et autres merdes pour être réexpédiées vers nos pays. Vous les trouverez certainement à un prix alléchant.

                  • lesuperdidou
                    lesuperdidou répond à Moundy
                    Saltimbanque
                    • Posté à 13h12 le 09/09/2008
                    • Internaute 46485
                      Saltimbanque

                    Une preuve est un argument étayé visant à établir une conclusion.

                  • lesuperdidou
                    lesuperdidou répond à Moundy
                    Saltimbanque
                    • Posté à 13h32 le 09/09/2008
                    • Internaute 46485
                      Saltimbanque

                    Une preuve.Les maraîchers utilisent du benzoricithanol pour activer la pousse des melons(voir : « De la croissance des cucurbitacés en zone tempérée », écrit par le professeur Jean Kroipa-Mézieu.)

                    • Moundy
                      Moundy répond à lesuperdidou
                      • Posté à 13h33 le 09/09/2008
                      • Internaute 40055

                      vous venez de citer un exemple, non une preuve.

                      • lesuperdidou
                        lesuperdidou répond à Moundy
                        Saltimbanque
                        • Posté à 14h42 le 09/09/2008
                        • Internaute 46485
                          Saltimbanque

                        Plutôt un exemple de preuve !

                  • romi45
                    romi45 répond à Moundy
                    découvre l'information
                    • Posté à 09h58 le 10/09/2008
                    • Internaute 20205
                      découvre l'information

                    vive les nuggets de poulet ! ! !

                • argiope
                  argiope répond à lesuperdidou
                  chatouille ou pique, c'est selon
                  • Posté à 15h17 le 09/09/2008
                  • Internaute 34103
                    chatouille ou pique, c'est selon

                  en Suisse aussi : (preuve ou exemple ?)
                  Lien

                  • lesuperdidou
                    lesuperdidou répond à argiope
                    Saltimbanque
                    • Posté à 15h56 le 09/09/2008
                    • Internaute 46485
                      Saltimbanque

                    Moundy nous dit travailler dans l’industrie AA.Cela nous est présenté comme caution de son témoignage.Mais à aucun moment nous ne pouvons vérifier,bien que l’on ait envie de le croire,tout ce qui est avancé dans ses propos.
                    Alors, je continue à demander des preuves !

                    • Moundy
                      Moundy répond à lesuperdidou
                      • Posté à 16h21 le 09/09/2008
                      • Internaute 40055

                      Comment vous prouver ce qui est généralement tenu secret. Je suis incapable de vous fournir une procédure de fabrication mentionnant les différentes quantités incorporées pour une fabrication donnée. Cependant mon expérience me permet d’affirmer ce que j’avance. Une piste pour vous éclairer. Regardez la législation sur le jambon cuit pour reprendre l’exemple initial. Il y a différent niveau d’indice feder (humidité/protéine) selon la catégorie de jambon. Pour un jambon type pic-nic (le pire) le feder est limité à 4. C’est à dire eau/protéine=4 ou 400% si vous préférez. Tenant compte de l’eau initiale dans la viande, tout le reste est de l’ajout. Si la législation autorise et fixe un critère, c’est bien pour des produits mis sur le marché. non ?
                      J’apporte ici mon témoignage, croyez-le ou non, mais il ne faut pas systématiquement remettre en cause la bonne foi des gens. Vous avez bien élu un menteur à 53%. (Lol)

                      • lesuperdidou
                        lesuperdidou répond à Moundy
                        Saltimbanque
                        • Posté à 16h33 le 09/09/2008
                        • Internaute 46485
                          Saltimbanque

                        Je ne mets pas en cause votre bonne foi : j’ai écris que on a envie de vous croire.Je vous remercie de vos explications,n’ayez pas peur d’en donner vous n’en serez que plus crédible.Pensez que nous sommes néophytes dans votre spécialité,soyez patient et pédagogique.Grâce aux pistes que vous proposez maintenant nous pouvons commencer à nous renseigner.Merci.

                      • argiope
                        argiope répond à Moundy
                        chatouille ou pique, c'est selon
                        • Posté à 17h59 le 09/09/2008
                        • Internaute 34103
                          chatouille ou pique, c'est selon

                        « ...C’est à dire eau/protéine=4 ou 400%... »
                        Est-ce que ça veut dire que si on fait sécher au four une tranche de jambon de 100 g, il en reste 25 ? Ce serait aussi simple que cela de comparer la qualité des jambons ?

                        • Moundy
                          Moundy répond à argiope
                          • Posté à 18h59 le 09/09/2008
                          • Internaute 40055

                          Ce n’est pas le seul critère de qualité. cependant l’eau ajoutée est le critère principal. Séchez complètement une tranche de jambon bon marché et vous serez surpris. Vous avez tout compris. Vous verrez qu’au final vous bouffer de l’eau et souvent du collagène ajouté (le collagène est indigeste). Alors vaut mieux payer plus cher, manger moins mais en réalité vous apporterez bien plus à votre corps. Ce n’est pas la quantité qui fait la qualité d’un régime alimentaire, c’est l’équilibre.

        17 autres commentaires
      • lesuperdidou
        lesuperdidou répond à Moundy
        Saltimbanque
        • Posté à 12h18 le 09/09/2008
        • Internaute 46485
          Saltimbanque

        Avoir le temps,l’envie,la force de cuisiner.
        Manger de la viande tous les jours.
        Le bio n’est qu’un luxe de bobo.

         
        • jide
          jide répond à lesuperdidou
          http://jide.romandie.com
          • Posté à 13h27 le 09/09/2008
          • Internaute 22641
            http://jide.romandie.com

          et bien mange donc tous les jours du poulet a la dioxine, du veau aux hormones, du bœuf aux antibio, du porc reconstitué... bobo ou pas n’a rien a voir. C’est une question de choix personnel et d’hygiène.

          Lien

          • lesuperdidou
            lesuperdidou répond à jide
            Saltimbanque
            • Posté à 15h25 le 09/09/2008
            • Internaute 46485
              Saltimbanque

            ...mais sûrement pas une question de fric, de temps,et même parfois d’éducation.J’ajouterai de situation géographique(ex : la première boutique bio est à 25km de chez moi).

            Il y a plus de personnes qui agissent en terme de survie qu’en terme de bien-être.

            le bio est un luxe bobo, je persiste !

            • jide
              jide répond à lesuperdidou
              http://jide.romandie.com
              • Posté à 19h52 le 09/09/2008
              • Internaute 22641
                http://jide.romandie.com

              Le bio n’est pas du bien-être, c’est de la survie ! ! !

              Par contre je suis d’accord, le fait de cuisiner soi-même est une question de temps et d’éducation : 30 minutes par jour pour des plats simples (combien de temps devant la téloche ?) et un livre de cuisine pour apprendre (20 euros par an pour la carte de bibliothèque, une quinzaine d’euros pour 2-3 livres d’occaze, ou -soyons fous- 25 euros pour un beau bouquin chez la FNAC...).

              Après, je le redis, c’est une question de CHOIX.

              Lien

              • Keldan
                Keldan répond à jide
                Now future & karpe diem
                • Posté à 14h33 le 10/09/2008
                • Internaute 5164
                  Now future & karpe diem

                30 minutes ? ! ? ! ?
                Dans ta bibliothèque, je suis sur qu’il y a un livre sur la cuisine des flemmards où l’on enseigne à se faire à correctement à manger en 10 minutes, avec moins de deux minutes d’intervention humaine : D

        4 autres commentaires
    • BrunoC
      BrunoC répond à lesuperdidou
      ( ° ) ( ° )
      • Posté à 11h45 le 09/09/2008
      • Internaute 49016
        ( ° ) ( ° )

      Ben ouais, le commerce bio, c’est du commerce.

      En même temps, tout le monde n’a pas de jardin, donc certains sont bien obligés d’acheter ou voler les légumes.

      On peut aussi revenir à des modèles plus tribaux... mais je sais pas si c’est vraiment plus souhaitable que le commerce.

      • Numerosix
        Numerosix répond à BrunoC
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 12h08 le 09/09/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Oui , mais avec des os bio dans le nez et des sacrifices humains équitables, quand meme ..

    • matheus
      matheus répond à lesuperdidou
      • Posté à 12h08 le 09/09/2008
      • Internaute 25362

      De plus, le label « bio » garantit-il la qualité « non pollué » du produit vendu ? Ce label garanti que l’exploitant s’engage à ne pas utiliser de phytosanitaires chimiques. Mais, à ma connaissance, ne garanti pas le contrôle contre les pollutions des industries avoisinantes. Par exemple, il y a des vignobles « bio » dans la zone Tricastin. Etc.

      • El Niño
        El Niño répond à matheus
        • Posté à 13h41 le 09/09/2008
        • Internaute 17512

        Et alors ? Le nucléaire est moins dangereux que les pesticides, c’est prouvé, le nombre de cancers causé par l’un est sans commune mesure par rapport à l’autre...

         
        • matheus
          matheus répond à El Niño
          • Posté à 16h31 le 09/09/2008
          • Internaute 25362

          Ce n’était qu’un exemple parmi tant d’autres, il existe bien d’autres risques environnementaux (dioxine, pollution des eaux d’arrosage, pcb ...).

        1 autres commentaires
  • Ano-Nyme
    Ano-Nyme
    delateur privé
    • Posté à 10h54 le 09/09/2008
    • Internaute 24343
      delateur privé

    La consommation responsable est un concept douteux ...
    On pourrais se demander si consommer est vraiment responsable ...
    Placement solidaire ? ? ?

    J ai jamais entendu parler d une personne qui placait des fonds sans en espérer une plus value ....

    Quelle merveilleuse solidarité quand on y pense

    sinon on appelle ça un prêt ....
    Effectivement ne plus acheter d eau en bouteille est économique et plutôt sain comme réaction ....

    Ainsi que ne plus acheter de produits transformés, de plats cuisinés ou enjolivés ...

    La consommation responsable ?

    C est du foutage de gueule ... de la poésie Hulot ...

    Pourquoi ne parle t on pas du moins consommer tout simplement ...
    Boycotter un magasin en entier ... se faire violence ( à la façon des grévistes ) ....
    Des fois ça paye même si cela ne se voit pas ( dixit un ministre tout en finesse )
    Eplucher ses légumes ....

    Une société de consolation ...

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3