Decryptage 09/09/2008 à 10h17

Les Français consomment-ils « responsable » ?

Amélia Blanchot | Etudiante en journalisme


Steacks de kangourou dans un supermarché de Sydney, en Australie (Daniel Munoz/Reuters).

Comment se comporter dans un supermarché face à quarante mille références de produits différents ? « On nous apprend à lire, à nager, à conduire, mais pas à consommer », constate Marie-France Corre, en introduction à son livre, « La Consommation responsable de A à Z ». Pour pallier cette lacune, l’auteur propose des alternatives au consumérisme conventionnel à travers 80 « fiches produits ».

Cette spécialiste de la consommation a dirigé pendant dix-sept ans les tests de produits de l’UFC-Que Choisir. Depuis 2006, elle conseille les entreprises sur les questions de consommation et de marketing responsable. Mais que veut dire « consommer responsable » ?

« C’est une consommation qui va répondre à nos besoins sans aller au-delà du raisonnable (…), qui ne va pas nuire à l’environnement au sens large, qui ne va pas nuire à sa propre santé ni à celle des autres (…, ne va pas non plus remettre en cause la dignité humaine (…) » (Ecouter le son)



Joindre « l’utile » au « responsable »

Tout ce qui constitue notre quotidien est passé au peigne fin : des fleurs aux yaourts en passant par les tapis ou les jeux vidéos. Quatre vingt « fiches produits », très documentées, expliquent comment notre façon de consommer va influer sur l’environnement, la santé et le budget. Son conseil de prédilection reste « d’acheter des choses utiles », à moduler en fonction de son mode de vie.

Elle invite, par exemple, à ne plus consommer d’eau en bouteille. Pour la santé, elle affirme que « dans nos pays développés, l’eau du robinet est généralement aussi saine qu’une eau en bouteilles, à de rares exceptions près ». Du point de vue environnemental, sur « sept milliards de bouteilles en plastiques vendues chaque année en France, la moitié n’est pas recyclée », laissant « 200 000 tonnes de déchets » derrière elle. Quant au budget, il serait largement divisé : 500 euros d’économies par an pour une famille de quatre personnes, à raison de 4,5 litres consommés quotidiennement.

Bio, équitable : la solution miracle ?

Au-delà de l’utilité, Marie-France Corre vante largement les mérites du bio et de l’équitable. Comme une ritournelle, ces deux mots reviennent au fil des pages, sorte de solution à tous les problèmes. Pour s’y retrouver, son décryptage minutieux des différents labels est à ce titre fort utile. Seulement ces produits coûtent cher et sont difficiles d’accès, comme a pu en témoigner notre journaliste Zineb Dryef après son mois d’août bio.

La consommation « responsable » serait-elle réservée à une certaine élite ? L’auteur s’en défend. En supprimant certains achats (comme l’eau en bouteille) l’intéressé va réaliser des économies et « aura donc de quoi acquérir des produits plus vertueux ». Et si elle admet que les tarifs sont supérieurs, elle soutient qu’avec « la diffusion en grande distribution, certains produits comme les détergents commencent à être à prix équivalent ».

Placer son argent autrement

Certains des « éco-gestes » évoqués dans le livre peuvent paraître évidents, ou du moins plus connus. Ne pas jeter ses piles à la poubelle, abandonner les sacs en plastique, etc. D’autres sont plus surprenants, encore réservé à un public averti. Par exemple, des placements qui contribuent au consumérisme citoyen.

Deux catégories de produits financiers sont proposées : l’Investissement socialement responsable (ISR), qui « intègre des critères sociaux et environnementaux dans le choix des projets et entreprises financées » et les placements solidaires, qui peuvent financer des projets d’économie solidaire ou des fonds de partage. Ces placements alternatifs sont en développement, mais restent marginaux. L’ISR représente seulement 1% des investissements des Français, et 6% ont déjà souscrit à un placement solidaire.

Marie-France Corre évoque également le « produit partage ». Lors d’un achat, une partie du prix de vente (entre 5 et 20%) est versé à une association. L’acheteur peut « consommer solidaire sans démarche spécifique » ; citons Brita qui a vendu des carafes filtrantes au profit d’Action contre la faim. Une bonne occasion pour l’entreprise de pouvoir « améliorer son image et même augmenter ses ventes », admet-elle dans ses écrits.

L’exception française

Certes, la consommation « responsable » tend à se développer, accélérée à la fois par une prise de conscience et un effet de mode. Mais elle reste, spécifiquement dans notre pays, timidement présente :

« Je pense que les Français n’ont pas encore en tête la mutualisation de la responsabilité. On va simplement considérer les conséquences de nos actes individuels et on a du mal à imaginer ce qui se passe quand soixante millions de consommateurs le font. On ne trie pas assez en France. Nous le faisons mal, peut être parce qu’on nous l’a mal expliqué ou parce qu’on y croit pas forcément assez. » (Ecouter le son)

En comparant à d’autres pays européens, la spécialiste constate que les Français « ont une vision retardée. Ils consomment de façon très fonctionnelle, et rejettent la faute sur le fabriquant ». Pour mieux sensibiliser ses lecteurs, Marie-France Corre a donc insisté sur le volet santé : « c’est un bon moyen pédagogique. Certains, parce qu’ils pensent que c’est meilleur pour leur santé, vont acheter du bio ». A défaut d’un véritable engagement, c’est une première initiation à la consommation « responsable ».

Photo : Steacks de kangourou dans un supermarché de Sydney, en Australie (Daniel Munoz/Reuters).

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  • Corsaire du Peuple et de la Raison
    Corsaire du Peuple et de la Raison répond à Ano-Nyme
    il parait qu'il faut penser (...)
    • Posté à 10h58 le 09/09/2008
    • Internaute 46482
      il parait qu'il faut penser (...)

    La consommation responsable ?

    C est du foutage de gueule … de la poésie Hulot …

    Donc acheter une voiture et un vélo, c’est pareil ? ? ?

    • vincelle
      • Posté à 14h13 le 09/09/2008
      • Internaute 31923

      Faudrait d’abord parler de la... « production responsable ».

      Quand on voit tous les lobbies des producteurs faire, sans vergogne, du lobbying (c’est mieux que de dire : donner des pots de vin) aux élus « responsables » pour autoriser la mise de leur m....sur le marché...

      Effectivement c’est du foutage de gueule.

      Quant à Monsieur hulot, qui a refusé en son temps, d’accepter des responsabilités officielles, il fait son beurre dans le registre écolo...

  • countryman
    countryman répond à Ano-Nyme
    bushdoctor
    • Posté à 11h52 le 09/09/2008
    • Internaute 52545
      bushdoctor

    Grande première pour vous, je place le peu d’argent que j’ai (essentiellement en attendant l’arrivée des impôts) sur des livrets qui ne me rapportent que très peu d’intérêt, ces fonds servant à aider de petits producteurs à lancer leur affaire. Et je n’ai aucun désir de gagner de l’argent avec mon argent, c’est grave ?
    Donc il faut éviter de faire des généralités de ce qui ne reste qu’une expérience individuelle.
    Sinon effectivement le bio en plats industriels... quelle hérésie, tout comme aller en grande surface, plutôt que de donner même à une entreprise qui fait sa com en reversant une part infime de ses bénéfices à une ONG ou l’autre, relocaliser l’économie ça c’est cool, et ça permet au petit paysan à côté de chez soi de vivre normalement de sa production, sans toutes les aides européennes qui plombent les agricultures vivrières des pays du sud.
    La suite logique étant d’essayer de se passer au maximum de tous les produits industriels complètement inutiles.
    Bref, il faut rentrer en décroissance, souple, chacun son rythme, essayer de se détacher du « consommer c’est exister ». A part être envieux, jaloux... et au bout du compte malheureux je ne vois pas ce que cela apporte.
    Pour conclure on est d’accord le développement durable, le Grenelle de l’environnement et son parfait représentant l’hélicologiste bien vrai, on continue à construire des autoroutes, on explose les taux de pesticides autorisés...
    Au fait, à bas la Pub, vive la rentrée sans marques, les journées sans consommation et sans télé, un bon début avant de passer à la semaine, le mois... une vie ?

  • Corsaire du Peuple et de la Raison
    Corsaire du Peuple et de la Raison
    il parait qu'il faut penser (...)
    • Posté à 10h56 le 09/09/2008
    • Internaute 46482
      il parait qu'il faut penser (...)

    Si les produits non labellisés bio sont si nocifs pour l’environnement, pourquoi l’état n’intervient-t-il pas ? Pensons entre autre à l’eau en bouteille.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h02 le 09/09/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Mais oui , mais NON !

    Comment voulez vous faire confiance à des Entreprises Privées , dont les fonctions principales , au dela de proposer des biens et des services parfois utiles, est de faire un profit maximum et de diffuser massivement le crétinisme globalement mondialisé ?

    C’est ces horribles firmes qui vont faire des trucs equitables et durables et responsables ? Mais vous revez ? ? ?

    Et c’est ces ignobles hyper marchés dans leurs zones commerciales immondes qui vont nous les vendre ?

    Et c’est des consommateurs tatillons qui vont arranger les choses a coup de lectures de tableaux comparatifs dans « Gnieu queu Choisir ? “ ou ‘ Soixante millions de cons sommateurs’ ?

    Non , non . C’est meme pas une revolution qu’ il va falloir , c’est une Hyper-Revolution à la mesure de l’ ennemi !

    • BrunoC
      BrunoC répond à Numerosix
      ( ° ) ( ° )
      • Posté à 11h51 le 09/09/2008
      • Internaute 49016
        ( ° ) ( ° )

      Soyons fou... réinventons les coopératives de distribution.

  • Perez
    Perez
    ingé & zikos
    • Posté à 11h04 le 09/09/2008
    • Internaute 9534
      ingé & zikos

    a propos du recyclage, il est a noter que bon nombre de villes ne proposent pas (ou ne communiquent pas) leur solution (mise a disposition de poubelles specifiques par exemple, savoir ou jeter le verre)
    donc je trouve ca vache de mettre ca sur le dos des « francais » (puisque l’on généralise)

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 11h04 le 09/09/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Le commerce équitable est toujours équitable...pour le commerçant.
    Sinon il ferait un autre boulot !

  • jide
    jide
    http://jide.romandie.com
    • Posté à 11h11 le 09/09/2008
    • Internaute 22641
      http://jide.romandie.com

    Consommer « responsable », c’est aussi une manière d’être responsable vis a vis de sa famille et de soi-même : les seuils autorisés de pesticides dans les aliments viennent d’être relevés vers des niveaux dangereux, harmonisation européenne (des profits) oblige !

    Lire ici : Lien

  • ecor1
    ecor1
    sur le fil
    • Posté à 11h16 le 09/09/2008
    • Internaute 25388
      sur le fil

    Ce monde est schizophrène, on comprend tous (je crois) la nécessité à consommer « responsable », alors que, d’autre part, les politiques sociales et économiques tendent à submerger le marché de produits fabriqués par des ch’tites chinoises (travaillant dans des conditions dégradantes pour la dignité humaine) dans des usines salopant, air, rivières et terres.

    M’sieur l’président not’ pouvoir d’achat s’éfrite !
    qu’a cela ne tienne, dérégulons la grande distrib et faisons jouer la concurence, vous allez le récupérer votre pouvoir d’achat mon bon monsieur.
    Simplement à chaque fois que Mammouth ou Carrefour écrase les prix, c’est aussi les conditions et salaires de millions de travailleurs de l’autre coté du globe qu’on écrase (et aussi par chez nous). Et l’environnement dans tout ca, bin ca coute cher de le respecter alors bon...On va dire que les droits de l’homme et l’environnement sont les victimes collatérales de la guerre pour le pouvoir d’achat.

    Tout ca pour dire que c’est bien de consommer responsable (si si j’insiste), mais ce serait bien qu’on vote responsable, aussi, sinon ca risque de servir à rien.

    • Jenrage
      Jenrage répond à ecor1
      Consent manufacturer
      • Posté à 13h06 le 09/09/2008
      • Internaute 49239
        Consent manufacturer

      Notre cher président comme tu dis, n’a foutre rien à voir la dedans, il faut arrêter de se débattre avec lui ...
      Ce n’est pas « la politique » au sens des états qui peut faire quoi que ce soit.
      Il faut cesser de réduire le discours à la « politique » « nationale » étant donné que ces deux idées ont disparues de la gestion économique.
      Comme vous le savez surement, nous avons maintenant à faire avec des organismes multinationales, qui mettent des moyens énorme pour pérenniser leur croissance.
      D’ailleurs pour cela, ces derniers ont sus s’organiser contrairement à nous.
      Croyez vous qu’une entreprise pense qu’il est important que la démocratie existe, croyez vous que c’est son rôle de la renforcer ?
      Non, elle cherche simplement à faire ce pourquoi elle est faite : faire des bénéfices.
      Cela est sous-jacent dans beaucoup de débats, mais pas si souvent exprimer frontalement ...
      Certes nous avons des élections, cela fait couler beaucoup d’encre et tout le monde est fier de faire partie de cet communauté des « pays démocratiques », on est même d’ailleurs près à faire la morale aux autres ... mais qui choisi les 2 candidats susceptibles d’accéder au poste « suprême » ?
      Mais vous avez raison, continuons de batifoler dans nos débat franco-français, car à nous seul nous pouvons sauver le monde, on à bien fait la révolution française ...

      • ecor1
        ecor1 répond à Jenrage
        sur le fil
        • Posté à 16h15 le 09/09/2008
        • Internaute 25388
          sur le fil

        Une économie ca s’encadre et les lois faites par les politiques sont là pour ca.
        Par exemple, quand on a décidé, en 1996, que la viande bovine anglaise n’était plus désirable dans nos assiette, multinationales ou pas, les restaurants, abattoirs et autres producteurs de cosmétiques ont du se mettre au diapason.

        La politiques nationale a des leviers, pour, au moins, infléchir une tendance. Il faut cesser de croire que seule les multinationales font la loi. Il conviendrait pour limiter leur pouvoir d’élire des représentant qui ne leur soient pas dévoués.

        « c’est une multinationale ma bonne dame on ne peut rien y faire » c’est l’argument favori pour nous faire avaler couleuvres sur couleuvres.

        Si, prenons l’exemple de MOnsanto, il n’y avait pas eu un lobby puissant qui a reussi a faire plier les parlementaires, ils n’auraient pas eu gain de cause dans l’affaire des OGM. Le « final cut » appartient donc aux politicens.

        Si, donc, on a de la merde ultra pollué dans nos assiettes, c’est parce que il y a des cons qui de politiciens qui ont dit oui.

        Alors des fois il voter pour des gens qui s’engagent à dire non a propos de certains sujets.

        Sarko n’est pas responsable en particulier, mais il illustre bien la spirale infernale dans laquelle on est bloqué. Les politiques (en général) occidentales tendent a amplifier la catastrophe humaine et écologique la France y prend part. C’est tout.

         
        • Jenrage
          Jenrage répond à ecor1
          Consent manufacturer
          • Posté à 17h06 le 09/09/2008
          • Internaute 49239
            Consent manufacturer

          Je suis d’accord avec cela, mais c’est voir les choses sous leur meilleurs jours ... il me semble que la réalité est plus rude.
          Prenez l’exemple des pesticides, l’Europe viens de multiplier les taux « acceptables », est ce que cela est le reflet d’une opinion publique quelconque ?
          Y’a t’il eu référendum, ou ne serait-ce qu’un manifestation ou un sondage en Europe qui reflète ce besoin d’assouplir la limite ?
          Je ne pense pas, pourtant cela est bien passé.
          A force de décennies de travail au corps sur les parlementaires, qu’ils soient français ou européens, les multinationales finissent toujours pas avoir gain de cause.

          « Si, donc, on a de la merde ultra pollué dans nos assiettes, c’est parce que il y a des cons qui de politiciens qui ont dit oui. “

          C’est tout à fait vrai ... mais comme vous le savez, les idées de nos politiciens (y compris ceux de gauche) ne sont pas bien loin de celle de leurs partenaires privés.

          Aussi, le fait de dire que les états sont encore souverains et peuvent faire ce qu’il veulent est entièrement faut.
          Ils sont par exemple tenus par l’OMC et l’Europe de ne pas entraver le libre échange.
          Ce qui veux dire par exemple, qu’au vu des lois européennes, si l’Europe décide que tel ou tel produit est acceptable, au nom du libre échange, une entité national n’a pas le droit de refuser son importation...
          Et encore je parle de la France, pays riche, qu’en est t’il des pays du tiers monde ... enfin tout cela est un grand débat : p

          • Houvaton nouveau compte
            • Posté à 22h23 le 09/09/2008
            • Internaute 39856

            Le problème est qu’en France la démocratie est représentative. Autant faire rentrer tous les loups (lobby) dans la bergerie.
            La Suisse a statué depuis longtemps sur les Ogm en les interdisant ou statué la TVA bloquée à 7,6% ou rejetté l’image du « mouton noir » des initiatives de l’UDC de Blocher (les merdias français ont bien insisté sur cette affiche pour bien l’imprimer dans tous les cerveaux disponibles en oubliant ensuite de dire que ces initiatives avaient été rejettées par le peuple suisse ! ! !) . Tout cela par votations populaires (ou referendums d’initiatives citoyennes si vous préférez inscrite dans leur Constitution). La Suisse est une démocratie directe. Voilà toute la différence.
            Je m’énerve quand je vois les appels des français à signer des pétitions qui iront finalement aux oubliettes alors qu’en Suisse et même en Allemagne, depuis les années 1990, elles débouchent automatiquement sur des referendums locaux ou nationaux. Voilà ce qui nous manque en France et ne comptons sur r89 pour en informer le public français.

        2 autres commentaires
  • Dave Feng
    • Posté à 11h18 le 09/09/2008
    • Internaute 27954

    Une remarque sur les « consommacteurs » :

    Plusieurs riverains critiquent la notion de « consommacteurs ». Se penser « consommacteur » est problèmatique sur deux points relevés par les riverains. (1) Si on pense que l’on ne peut agir politiquement que par sa consommation, c’est une contre-finalité - on se dépolitise en fait. (2) Une consommation responsable, c’est toujours de la consommation, alors que le temps est peut-être venu de déconsommer. Répondons à ses points : (1) ce n’est pas parce que, quand on consomme, on consomme responsable, que l’on doit céder à l’illusion que nous menons là une grande action politique. On peut consommer de manière moins sotte, tout en essayant d’avoir d’autres actions politiques, plus importantes. (2) Quant à la déconsommation - il me semble que c’est un effet connexe de la consommation « responsable » - la consommation réfléchie amène à s’interroger sur ces besoins et à se dire que nombre des besoins que nous avons ne sont pas nécessaires.

    Cela dit, un risque demeure, suggéré par l’article, c’est que cette consommation « responsable » devienne un simple atout publicitaire recoupant des produits qui, souvent, ne sont en rien responsables.

  • Dave Feng
    • Posté à 11h26 le 09/09/2008
    • Internaute 27954

    Il me semble qu’il y a une petite confusion dans l’air que l’article ne corrige pas assez.

    Parler de « bio », c’est parler de propriétés du produit, propriétés liées à son mode de production.

    Parler d’« équitable », c’est insister sur les conditions de travail et de rémunération des producteurs.

    Un produit peut être équitable sans être bio - et un produit peut être bio sans être équitable. Il s’avère que les deux choses sont souvent réunies, car produire bio et équitable peuvent être l’effet d’une même philosophie de la consommation. Mais rien n’implique que les deux aspects soient systématiquement réunis. Surtout que l’équitable a fini par désigner, à tort, des produits importés - tandis que les produits bios sont, en grande partie, des produits de l’agriculture européenne.

    • Dave Feng
      Dave Feng répond à Dave Feng
      • Posté à 11h37 le 09/09/2008
      • Internaute 27954

      Cela dit, j’ai l’impression que le livre fait bien la distinction, si j’en crois la fiche vers laquelle l’article renvoie.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Dave Feng
      Journaliste Rue89
      • Posté à 11h40 le 09/09/2008
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      C’est exact, merci de votre précision. Il se trouve que les deux termes et les deux modes de production sont regroupés sous le vocable « responsable » par l’auteur du livre, et dans l’esprit des clients aussi souvent.

  • cacadoie
    cacadoie
    hum.
    • Posté à 12h05 le 09/09/2008
    • Internaute 47503
      hum.

    La plupart des produits industriels sont moins chers ? deux exemples d’arnaques :

    1 - les cereales.
    Etudiant J’achetais les cereales les moins cher a laideurprice. 25% moins cher. jusqu’a ce que je mesure qu’elle coniennent 40% de sucres. Payer du sucre au prix des cereales. L’arnaque.

    2 - Le yaourt
    Achetez le yaourt le moins cher, videz l’eau et sechez le. achetez un yaourt fermier, ou au moins artisanal (on en trouve difficilement en supermarché), videz l’eau et sechez le. mesurez le moins cher : il n’y a rien dedans quasi que de l’eau. et pour le rest au gout et a la couleur, on voit pas pourquoi il faudrait que ça porte le meme nom.

    Allez, la liste est infinie.

    Le principe est que produire de la nourriture reste cher. la recette numero un pour baisser le prix, est de mettre un truc pas cher et de mauvaise qualité en remplacement de l’ingrédient originel. C’est de l’eau, des gelifiants, du sucre, de l’huile de palme, etc... on rajoute des agents chimique de texture , couleur, goût pour que ca continue de ressembler a l’original. tu paie 20% moins cher pour 40% de produit en moins. (les grosses boites tiennent à leur marges)

    Bon, allez, je vais finir mes chocopops (bin j’aime quand meme ça)

    • la panthère verte
      • Posté à 12h26 le 09/09/2008
      • Internaute 32620

      entièrement d’accord, et il faut d’ailleurs ajouter qu’en dehors d’une masse finale de produit, la différence est également énorme en valeur nutritive : le lait bio contient 50% de vitamines en plus que le lait industriel/ le miel d’apiculteur, 40% d’enzymes supplémentaires et un sucre nettement plus assimilable par l’organisme...là aussi la liste est infinie...
      mais ce fameux organisme, il a des besoins et carences, et il nous le fait savoir ! du coup, avec une nourriture industrielle nous devons manger de plus grosses quantitées pour satisfaire nos besoins !
      et après on vient nous parler de pouvoir d’achat sur un caddy de supermarché, où encore de montée de l’obésité.

      • Homer555
        • Posté à 21h10 le 15/09/2008
        • Internaute 45141

        Conclusion, il faut se plonger un tant soit peu dans la liste des ingrédients de ce qu’on achète et chercher à comprendre aussi car certains noms font peur en étant inoffensif. Par exemple : E300 = acide ascorbique = vitamine C, un bête antioxydant même bon pour le corps.

        Il y a des bons produits trouvables, mais si on jette tout dans le caddy sans regarder se qui les composent c’est idiot.

  • lisabg
    lisabg
    (rédactrice)
    • Posté à 12h08 le 09/09/2008
    • Internaute 52613
      (rédactrice)

    Pour les produits financiers « responsables », je vous conseille LA NEF, une banque vraiment pas comme les autres, allez visiter le site, ça change des SG, CA, LCL et compagnie ... on sait où va l’argent ...

  • stpatrick
    • Posté à 12h12 le 09/09/2008
    • Internaute 36131

    « On ne trie pas assez en France. Nous le faisons mal, peut être parce qu’on nous l’a mal expliqué ou parce qu’on y croit pas forcément assez. “

    C’est aussi peut être parce qu’on nous prend pour des cons... Parce que des éco-organismes préfèrent culpabiliser les ménages pour qu’ils fassent le tri à leur place, histoire de gagner de l’argent plus facilement, sans investir dans des machines de tri.

    • Oodini
      Oodini répond à stpatrick
      • Posté à 14h26 le 09/09/2008
      • Internaute 30418

      « pour qu’ils fassent le tri à leur place »

      Pourquoi à leur place ? Qui a dit que c’était à eux de faire le tri ?

      En gros, vous souhaitiez que tous les acteurs du cycle de vie d’un produit fassent des efforts, sauf vous, le consommateur ?

      • stpatrick
        stpatrick répond à Oodini
        • Posté à 16h31 le 09/09/2008
        • Internaute 36131

        C’est à eux de faire le tri, car c’est eux qui regroupent les entreprises rémunérées pour le faire. Ce sont des industries, qui gagnent de l’argent en recyclant les déchets et en les revandant. Ce sont à ces entreprises d’investir dans la recherche et développement pour mettre au point des technologies de tri, avec l’argent qu’elles gagnet en recyclant ces déchets. Qui l’a dit ? La Commission européenne, et les pouvoirs publics, qui leur ont confié ce travail. Ils ne le font pas gratuitement... Comme toutes entreprises, s’il y avait une vraie concurrence, elles devraient se donner les moyens de faire leur travail... Au lieu de ça, elles culpabilisent tous ces méchants citoyens pour qu’ils installent 4 poubelles dans leur 14m², histoire d’avoir un peu moins de travail à faire en aval.

        En gros, je souhaiterais, oui, que TOUS les acteurs du cycle de vie d’un produit fassent des efforts (y compris les concepteurs qui pourraient faire beaucoup mieux en terme d’éco-conception, particulièrement sur les emballages) pour que le consommateur ait la garantie qu’il achète un produit écologiquement inoffensif. Ou que ces sociétés de traitement de déchets ne me donnent des parts, ou rachètent mes déchets pour le travail de tri que j’aurai fait... Quant aux efforts du consommateur, il peut toujours faire attention aus produits qu’il achète et peser ainsi sur les fabricants pour les inciter à éco-concevoir.
        J’ai du mal à croire qu’aucune machine n’arrive à trier du carton du plastique, lorsqu’on voit que certaines sont capables de distinguer des plastiques pourtant ressemblant...

         
        • Oodini
          Oodini répond à stpatrick
          • Posté à 18h02 le 09/09/2008
          • Internaute 30418

          Les entreprises sont rémunérées, mais elles demanderont encore plus d’argent si elles ont plus de boulot à faire. Et les industriels vendront leurs produits encore plus cher.

          Quant à « Qui l’a dit ? », je souhaiterais des sources disant que c’est aux entreprises de recyclage de faire la totalité du tri.

          Si les consommateurs sont culpabilisés, c’est qu’ils sont en partie coupables. Ils ne sont pas obligés d’acheter des bouteilles d’eau, des assiettes/gobelets en carton, des lingettes, des biscuits avec emballages individuels, des plats cuisinés, etc.

          Les machines savent faire le tri entre le carton et le plastique. D’ailleurs, pour la plupart des gens, il n’est pas demandé de faire le tri entre ces deux matériaux. Mais les machines coûtent cher, ce qui se répercutera sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Cela en gênera pas certains de payer ainsi leur déresponsabilisation.

        1 autres commentaires
  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 12h13 le 09/09/2008
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    ce qui prend un ampleur considérable actuellement c’est le commerce equitable « par excellence » : la vente direct, du producteur au consommateur(exit l’intermediaire).l’intermediaire c’est ce qui nous coute le plus cher. En 2007, les supermarchés n’ont pas augmenté leurs parts de marché, chose qui n’etait pas arrivé depuis leurs creations. Pour la 1ère partie de l’année 2008, il semblerait que leurs parts de marchés stagnent encore et diminuent meme pour certain, exemple 2 à 3% pour super U(dixit le pdg de super u). Ce qui est plutot une bonne nouvelle pour : la nature,les emplois,les centre-ville,les petits producteurs et nous, voilà.

    • Homer555
      Homer555 répond à delalo
      • Posté à 19h37 le 09/09/2008
      • Internaute 45141

      Comment sont comptés les hard discounters dans votre étude ?
      Beaucoup d’organismes séparent hard discount et supermarché dans les études de part de marché.

      Là où je veux en venir, c’est que ça m’étonnerais beaucoup de voir les parts de marché du hard discount baisser alors que les 2 plus grosses enseignes ouvrent un magasin tous les 15 jours en France.
      Dans ce cas, j’aurais une toute autre idée du transfert de part de marché qui s’est opéré dans le commerce. Je penche plutôt pour un transfert supermarché => hard discount. Soit une consommation encore pire qu’avant.

  • richelieu94
    • Posté à 12h21 le 09/09/2008
    • Internaute 32156

    grosse blague... les français consomment responsables chez carrefour... les français achêtent les actions durables de Total... Non, les français sont de grosses fainéasses qui se donnent bonne conscience mais qui adorent leur mode de vie ... « la voiture c’est quand même bien pratique », « on a été en club au Sénégal mais on a aidé la population »... Pff… Qu’est ce que ça coûte de prendre lien avec une AMAP ? rien. Qu’est ce que ça coûte de refuser tout ce qui est hors saison ? rien, au contraire… de ne pas acheter ce qui vient pas avion (comeles roses d’équateur à 5 euros les 10 rien. De faire les friperies ? rien, au contraire. De ne pas acheter de putain de MP3 , de ne pas céder à toutes les modes (3G, nouveau ci nouveau ça) ? rien. De faire pousser en germoir du soja, des herbes sur son balcon (et ainsi éviter emballage, engrais, irrigation) ? De prendre le train pour les vacances ? de refuser les marques compromises dans les pires régimes du monde ? rien… De cuisiner plutôt que d’acheter leurs merdes congelés ? rien. De ne pas manger de la viande tous les jours ? rien. De ne favoriser que les marques responsables ? rien

    alors on ne peut pas tout faire mais quand même, regarder Yann Arthus Bertrand ne fait pas avancer les choses… ne plus aller à carrefour oui…

    • Oodini
      Oodini répond à richelieu94
      • Posté à 14h37 le 09/09/2008
      • Internaute 30418

      > Qu’est ce que ça coûte de prendre lien avec une AMAP ? rien.

      Encore faut-il avoir les moyens de s’y rendre.

      > De ne pas acheter de putain de MP3,

      Je suppose que tu n’as pas de téléviseur ?

      > De prendre le train pour les vacances ?

      Ça coûte le prix du billet, ce qui dans le cas d’une famille, peut s’avérer bien plus coûteux.
      Sans compter le coût de la location de la voiture à l’arrivée.
      Et encore faut-il que la destination soit effectivement accessible en train. Et le train te limite à la France et quelques destinations européennes. Ce qui revient bien plus cher que d’aller vers certaines autres destinations.
      Tu peux effectivement prendre en compte d’autre considérations, mais comme tu parlais du coût...

      > De cuisiner plutôt que d’acheter leurs merdes congelés ?

      Du temps. Je suis parisien, et en passe une bonne partie dans les transports (en commun, où j’apprécie mon lecteur MP3).

      Mais je suis d’accord avec vous sur le reste.

      • richelieu94
        richelieu94 répond à Oodini
        • Posté à 15h44 le 09/09/2008
        • Internaute 32156

        merci mais je suis aussi parisien..ce qui n’empêche pas de bosser beaucoup, de cuisiner, de conssommer pas trop idiot....

        le train, le bus emmènnent partout (faut pas déconner)... après il y a le covoiturage, le vélo, la marche... pour aller loin mieux vaut prendre l’avion ... 2% des émissions de CO2... une paille comparé au bateau qui transporte les merdes manufacturées, et rien comparé aux bagnoles....

        ah, j’ai un téléviseur : un grundig de 1987, récupéré.

        ps : les mp3 nous transforme en autiste

         
        • Oodini
          Oodini répond à richelieu94
          • Posté à 18h08 le 09/09/2008
          • Internaute 30418

          Je bosse beaucoup, rentre chez moi à 2h minimum, et je dois bien souvent encore travailler pour maintenir mes compétences vite périssables (je travaille dans l’informatique).

          Pour ceux qui n’habitent pas Paris où le transport en commun est très développé, le train et le bus n’emmènent pas partout, loin de là.

          PS : la télévision rend autiste (c’est ce que me disaient mes parents).

          • richelieu94
            richelieu94 répond à Oodini
            • Posté à 20h08 le 09/09/2008
            • Internaute 32156

            oui ça c’est possible... je l’accorde...

            mais la consommation responsable ne sera possible tant qu’il n’y aura pas une réflexion, globale, profonde sur les rythmes, les espaces et les modes de vie... peut être que toutes les initiatives son bonnes en tant que telle (trie, vélo le dimanche, ne cahnger mémé qu’une fois par jour)... mais tant que l’on a pas redéfinie des notions comme bien être, propsérité, besoin, croissance c’est comme pisser dans un violon. d’ici là du poulet caoutchouc=mais ogm=engrais=pétrole=trus=actionnaire=agro-ali=poulet caoutchouc... en gros ça tremine en cancer ou co2...

            • Hippopotable
              Hippopotable répond à richelieu94
              Honnête homme
              • Posté à 00h13 le 10/09/2008
              • Internaute 22179
                Honnête homme

              Donc je dois attendre qu’ « on » ait redéfini toutes ces notions pour me bouger ? Autrefois, c’était le « grand soir »...
              Désolé, moi je n’attends pas.

              • richelieu94
                • Posté à 09h34 le 10/09/2008
                • Internaute 32156

                On peut se bouger autant qu’on veut... mais vivant en société humaine, société un rien totalisante, société qui appuie un modèle dominant, t’as deux choix : agir sur le haut de la pyramide ou retirer la base pour faire chuter le haut et l’obliger à bouger (sous la contraint)...

                je reste persuadé que les réunions bons enfants « le bio c’est beau », « la nature c’est super » ou « le commerce équitable c’est la vie » ne servent à rien... si ce n’est à donner bonne conscience. razzier les supermarchés serait plus utile mais demande une certaine acceptation de la subversion voir de la violence...

        4 autres commentaires
      • Keldan
        Keldan répond à Oodini
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h46 le 10/09/2008
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        « De faire pousser des herbes sur son balcon “
        heu... Orientation plein Nord et gaz d’échappement, c’est une bonne raison pour pas faire pousser ?
        Et être tellement un ami des plantes que même les cactus increvables rendent l’âme au bout de deux mois, c’est une bonne excuse ? : D

  • cMoi69
    cMoi69
    Informaticien à Dardilly
    • Posté à 19h24 le 09/09/2008
    • Internaute 26313
      Informaticien à Dardilly

    ....

  • sup. à la demande du riverain 24.09.09
    • Posté à 13h17 le 09/09/2008
    • Internaute 30981

    J’aimerais revenir sur l’article sur le bio, qui est la vision parisienne et ultra urbaine du bio. En effet, j’habite une « grande ville » (Strasbourg) où il est possible soit d’acheter de plus en plus de produits bio de base en supermarché (Norma, marché U...), soit sur les marché de petits producteurs pas toujours labellisés mais pratiquant une agriculture raisonnée, à des prix abordables, soit par les AMAP qui est sans doute la solution bon marché et la plus efficace, mais contraignante.
    Bref, il existe une multitude de solutions pour ne pas se ruiner et manger « responsable ». Et bon surtout !

    • Oodini
      • Posté à 14h39 le 09/09/2008
      • Internaute 30418

      « J’habite une grande ville (Strasbourg) où il est possible soit d’acheter de plus en plus de produits bio de base (...) sur les marché de petits producteurs pas toujours labellisés mais pratiquant une agriculture raisonnée. »

      Qu’en sais-tu ?
      S’ils ne sont pas labellisés, en quoi sont-ils plus dignes de confiance que les industriels ?

  • Francçois_68
    Francçois_68
    (Retraité_Alsace)
    • Posté à 13h19 le 09/09/2008
    • Internaute 39299
      (Retraité_Alsace)

    Bravo à Moundy
    Il a tout dit et j’y souscrits à 100%

  • raannemari
    • Posté à 14h07 le 09/09/2008
    • Internaute 32844

    Juste pour exemple dans mon dernier panier bio livré vendredi : 850gr de tomates, 1.200gr de pommes, 1kg poireaux, 1/2 kg carottes, 1.200gr p. de terre, 1kg betteraves rouges, 2bottes de radis et 1 salade pour 12€.

  • François-Xavier Prévot
    François-Xavier Prévot
    Marcheur-Photographe
    • Posté à 14h16 le 09/09/2008
    • Internaute 50090
      Marcheur-Photographe

    Une fausse question de plus...

    Les vraies questions sont :

    « Les fabricants de produits fabriquent-ils responsables ? »

    « Les producteurs sont-ils responsables ? »

    Non, hein ?

    Car enfin, s’il faut qu’une Marie-France Corre, une nunuche de plus qui s’emmerde sûrement pendant que son mari travaille vraiment, prétende nous apprendre à consommer AUSSI, quitte à en faire un livre que personne ne lira (sauf les moutons qui s’ennuient) :

    qu’elle apprenne donc toute seule...

    y en a marre de se laisser assister.

    On prétend déjà nous apprendre quoi penser, quoi pisser, quoi caguer, quoi faire...

    « On nous prend, faut pas déconner dès qu’on est né, pour des cons, alors qu’on est des foules sentimentales, avec soif d’idéal... »

    « Ah, le mal qu’on peut nous faire... »

    PS : à quand un livre pour apprendre à Marie-France Corre à être intelligente ?

    Lien

    • Oodini
      • Posté à 14h41 le 09/09/2008
      • Internaute 30418

      « Car enfin, s’il faut qu’une Marie-France Corre, une nunuche de plus qui s’emmerde sûrement pendant que son mari travaille vraiment »

      Il est dit qu’elle est consultante pour des entreprises.
      Et pour avoir été consultant (dans un autre domaine), sachez qu’on travaille vraiment.

    • glaurent
      glaurent répond à François-Xavier Prévot
      ingénieur info
      • Posté à 15h09 le 09/09/2008
      • Internaute 1516
        ingénieur info

      y en a marre de se laisser assister.

      On prétend déjà nous apprendre quoi penser, quoi pisser, quoi caguer, quoi faire…

      Ça n’est pas se laisser assister, c’est apprendre à vivre à plusieurs.

      Et vous devriez regarder un peu quels sont les gens qui poussent ce genre d’arguments de mise en avant de l’individu à tout prix (i.e. la droite néoconsevatrice et les ultra-libéraux). Ils font autant de dégâts que ceux qui à l’inverse veulent l’écrasement de l’individu par l’Etat.

    • ducatel
      • Posté à 22h32 le 09/09/2008
      • Internaute 7941

      classieux la réponse sur le thème nunuche, je suis sûr que la personne concernée sera ravie.

  • JveuxYcroire
    JveuxYcroire
    Ingenieur Info
    • Posté à 15h06 le 09/09/2008
    • Internaute 52627
      Ingenieur Info

    Un bel exemple que les Français ne sont pas si cons est la présence de poubelles de tri sur la ligne 14 du métro Parisien. Lorsqu’elles ont été installées, une bonne partie des usagers ont commencé à les utiliser pour les journaux gratuits et autres (en passant, ils sont pénibles ces journaux gratuits qui n’arrêtent pas de se multiplier !)

    Manger bio n’est pas si cher. Voici les courses pour la semaine faites ce WE dans ma petite ville de banlieue : (que des produits Franças !) 2 gros artichauts, 500 g de choux de Bruxelles, 1,5 kg de citrouille, 1 grand concombre, 1 kg de raisins blancs, 1 chou blanc, 1 kg de tomates grappe, 4 oranges, poireaux
    Tout cela pour environ 20 € - ce qui est loin d’être excessif

    Le bio est une question de survie et non un luxe. C’est vrai qu’on n’a pas de garantie que les nappes d’eau souterraine ou l’air environnant les plantations bio soient garantis sans produits toxiques mais, si la majorité des agriculteurs se mettent au bio, la pollution sera largement diminuées, l’agriculture utilisant un gros pourcentage de l’eau en France.

    Ce que disent et font Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand semble peut-être dérisoire pour certains mais il faut bien qu’il y ait des gens qui y croient et surtout qu’ils profitent de leur notoriété pour diffuser les notions de développement durable au public.

    Au lieu de parler des chiens écrasés quand on a plus rien à dire au 20H (la grand messe du peuple), on pourrait expliquer aux gens comment mieux consommer et recycler :
    - beaucoup de gens ne savent pas que tout ce qui est dans des sacs en plastique dans les poubelles de tri est tout simplement jeté avec les autres ordures car les employés du centre de tri n’ont pas le droit d’ouvrir de tels sacs
    - le polystyrène, les pots de yaourts et les sacs en plastique ne sont pas recyclés en France... et j’en passe

    Les enfants sont très sensibles à l’environnement. Au lieu de passer sans arrêt des publicités pour les sucreries et tous les nouveaux jouets à l’heure où ils sont devant la télé, on pourrait leur parler de temps en temps de ces gestes qui peuvent nous sauver.

    Il faut arrêter de ne faire que critiquer les producteurs et la grande distribution. Il est évident qu’ils s’en mettent plein les poches (en nous créant des besoins supplémentaires parfois) mais ils donnent aussi au consommateur ce qu’il attend ! Sans parler de décroissance, il est temps que les consommateurs boycottent ces multiples offres qui ne servent à rien et qu’ils imposent leurs valeurs… après tout, on a les magasins et supermarchés qu’on mérite !

    • Keldan
      Keldan répond à JveuxYcroire
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h49 le 10/09/2008
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Ça doit faire le 4eme ou 5eme exemple de liste de produits bio que je vois, et à chaque fois il n’y a que des fruits et des légumes.
      Alors, question à deux balles, ça n’existe pas la viande bio ?

  • VernonSullivan
    VernonSullivan
    TravailleursTravailleuses
    • Posté à 15h32 le 09/09/2008
    • Internaute 49442
      TravailleursTravailleuses

    « (...) On ne trie pas assez en France. Nous le faisons mal, peut être parce qu’on nous l’a mal expliqué ou parce qu’on y croit pas forcément assez. »

    On m’a très bien expliqué : Les mairies payent pour l’enlèvement des déchets recyclables. C’est financé par les impôts locaux. Un industriel récupère ces déchets (donc mes poubelles remplies de mes déchets, jadis des produits achetés avec mes propres deniers), fabrique je ne sais quelle cochonnerie et me la revend. J’ai donc payé mes impôts locaux, payé mes produits et pour finir, je rachète des produits recyclés.

    C’est bien trouvé.

    • lesuperdidou
      lesuperdidou répond à VernonSullivan
      Saltimbanque
      • Posté à 17h01 le 09/09/2008
      • Internaute 46485
        Saltimbanque

      ...et l’industriel(devinez qui c’est,vous allez rire)est payé pour récupérer les déchets.
      Le coup de génie ! Déchets qui rapportent en devenant matière première qui rapporte après transformation qui redevient déchets après utilisation qui rapportent en redevenant matiere première qui ....
      Le coup de génie, vous dis-je !

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