06/09/2008 à 19h30

Marseille capitale de la culture : un jackpot pour les artistes ?

Michel Gairaud | Le Ravi

La semaine prochaine, « Marseille Provence 2013 » passe son grand oral pour devenir « capitale européenne culturelle ». Précarisés mais invités à s’enthousiasmer, les artistes s’interrogent sur cette soudaine promesse d’un Eldorado économique…
Une enquête du Ravi, mensuel régional satirique qui squatte tous les mois Rue89 Marseille.



La compagnie marseillaise Générik Vapeur… à Shanghaï (Ming Ming/Reuters).


L’heure de vérité approche. Après la visite, le 3 septembre, d’une délégation européenne à Marseille, dix membres de la candidature provençale au titre de capitale européenne de la culture, dont Jean-Claude Gaudin, doivent se rendre le 15 septembre à Paris pour plaider leur cause face aux autres finalistes : Bordeaux, Lyon, Toulouse.

La machine à communiquer fonctionne à plein : chaque citoyen est appelé à soutenir le projet qualifié par la presse Hersant de « scintillant jackpot économique » (dans La Provence, le 17 août). L’association Marseille Provence 2013 est présidée par Jacques Pfister, également patron de la Chambre de commerce et d’industrie.

« Un euro investi, cinq à six euros récoltés »

Il est donc beaucoup question d’argent dans cette affaire et des soixante-douze millions de recettes empochées par Lille en 2004. Dominique Vlasto, l’adjointe marseillaise chargée de la candidature, et du tourisme, est affirmative : « Pour un euro investi, ce sont cinq à six euros récoltés » (Marseille l’Hebdo, le 27 août).

Et les artistes ? Tous ne parviennent pas -les ingrats ! - à endosser avec enthousiasme la panoplie du parfait fan. « Je crains que cette candidature ne soit qu’un miroir aux alouettes dangereux », reconnaît Yves Fravega, délégué régional du Synavi.

Le Syndicat national des arts vivants, qui regroupe des compagnies indépendantes, a claqué la porte des entretiens de Valois initiés par la ministre de la Culture. Motif ? A quoi bon s’entretenir quand le désengagement permanent de l’Etat « jette nombre d’artistes dans l’impossibilité de continuer leur métier » ?

Yves Fravega dont une création de sa compagnie, L’art de vivre, a été labellisée « Marseille Provence 2013 », poursuit :

« Bernard Latarjet et son équipe, qui portent la candidature, n’ignorent pas nos problèmes, veulent un projet exigeant, pas forcément que des paillettes et de la poudre aux yeux. Mais on ne voit toujours pas poindre le signe d’une détermination politique claire dans cette ville pour la culture et ses artistes.

“C’est si redoutable qu’il faut se résigner à gagner à la loterie d’une candidature pour obtenir peut-être des moyens que l’on nous dispense au compte-goutte aujourd’hui !”

Dans un contexte de désengagement de l’Etat dans la culture

Renaud-Marie Leblanc, le représentant régional du Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles) ne croit guère lui non plus à une soudaine manne financière :

“La Drac (Direction régionale des affaires culturelles) nous dit que ce serait une catastrophe si nous n’avions pas le label. La candidature est certainement une bonne affaire pour le tourisme. Pour les artistes du cru, cela reste à prouver.”

Même s’il affirme vouloir valoriser les acteurs culturels locaux, Bernard Latarjet argumente sur le “manque de manifestations de référence internationale” et souhaite en créer deux : Via Marseille, festival européen des arts dans l’espace public, et Intermed, pour présenter la création contemporaine en Méditerranée.

“J’ai du mal à oublier que Latarjet est l’auteur en 2003 d’un rapport assassin sur les intermittents et le théâtre public, celui qui a dit qu’il y avait trop d’artistes et de médiocrité, s’inquiète Renaud-Marie Leblanc, également metteur en scène et fondateur de la compagnie Didascalies ans Co :

‘A quoi bon créer de nouveaux festivals alors qu’Avignon et le festival de Marseille bouffent déjà tout l’argent ? Passé 2013, comment va-t-on pérenniser tout cela alors que la situation empire sans cesse pour la culture ? Les artistes qui travaillent depuis des années pourront-ils surfer sur la vague de 2013 ou seront-ils noyés ?’



(Yacine)

L’argent privé pour sauver la culture ?

Face au désengagement de l’Etat que ne compensent pas les collectivités locales, Marseille Provence 2013 propose implicitement une porte de sortie : miser à grande échelle sur le monde économique et le mécénat.

‘L’énergie a été beaucoup plus mise à draguer les entreprises que les artistes, tacle encore Renaud-Marie Leblanc. Malgré cela, la part de l’argent privé dans le financement de 2013 pourrait seulement être un petit 15% alors qu’ on promettait 25% au départ.’

Pendant que les affiches vantent le rêve européen, les responsables locaux du Syndicat français des artistes interprètes (SFA) ne cessent eux aussi de constater les dégâts que cause la réforme de l’intermittence en 2003 et du ‘plan social’ permanent qui frappe depuis les professions artistiques.

‘Tous les jours, je reçois des coups de fil d’artistes qui perdent leurs assedics. Nous avons désormais beaucoup de travailleurs pauvres dans nos rangs’, déplore Danielle Stefan, comédienne et déléguée régionale du SFA.

Sans trop se faire d’illusions, sans espérer vraiment être ‘partenaire’ de la candidature européenne, son syndicat a envie d’être ‘positif’, ‘impliqué’ sans se départir d’une certaine ‘vigilance’.

‘Bernard Latarjet est un technocrate, auteur d’un rapport décrié préconisant des solutions pour durcir les entrées dans nos métiers, mais le projet qu’il défend est ambitieux sans se voiler la face sur l’état réel de la culture de la ville, explique Danièle Stefan.

Nous ne voulons pas que Marseille-Provence 2013 se fasse sans nous, que les acteurs locaux n’obtiennent que des miettes, que l’opération ne reste qu’une vitrine.’

A la grande loterie culturelle, si 100 % des gagnants auront tenté leur chance, il risque d’y avoir aussi de nombreux perdants…

Photo : La compagnie marseillaise Générik Vapeur… à Shanghaï (Ming Ming/Reuters).

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  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 20h37 le 06/09/2008
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Marseille, capitale culturelle européenne ? pourquoi pas.
    Encore faudrait-il que la France représente encore quelque chose dans le domaine de la culture, ce qui est loin d’être gagné.
    Marseille, capitale de quoi, alors ? de l’animation culturelle ? de l’esbrouffe ? du business artistique ?
    L’état des arts traduit ce qu’est devenue la France en Europe et dans le monde occidental. Un pays à la traîne, soumis aux modes américaines, une délicieuse région imbue de son passé. En réalité les choses se passent -à Londres, à Berlin, à Madrid, plus à Paris.
    Mais puisque nous sommes si satisfaits de nous-même et si content de nous admirer, autant continuer. Autant nourrir des centaines de bureaucrates, des milliers d’artistes, c’est une façon d’entretenir la fiction collective.

    • Numerosix
      Numerosix répond à Spiripotain
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 21h10 le 06/09/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Pas mieux .

    • Gina Grimont
      • Posté à 05h36 le 07/09/2008
      • Internaute 25324

      @Spiripotain

      Ça se passe aussi à Toulouse....

    • ras-la-patience
      • Posté à 09h46 le 07/09/2008
      • Internaute 10027

      j’aurais plutôt dit : des milliers de bureaucrates, des centaines d’artistes.

    • Jenrage
      Jenrage répond à Spiripotain
      Consent manufacturer
      • Posté à 12h41 le 07/09/2008
      • Internaute 49239
        Consent manufacturer

      La messe est dite, rien à ajouter.

    • orange
      orange répond à Spiripotain
      • Posté à 12h49 le 07/09/2008
      • Internaute 27539

      A Spiripotain
      Bonjour je lis ton post avec intérêt. J’ai le sentiments que tu t’attaques à l’intermittence. Je ne le suis pas, pourtant cela fait 16 ans que je joue, je suis danseur, danseur de rue pour être précis, Saltimbanque pour être encore plus précis.
      Mais je voudrais surtout en venir au comparaison que tu fais, quand tu cites Madrid, Londres ou Berlin. Seulement pour te dire que je connais un peu ces endroits et aucune des ces villes n’égale Paris en terme de proposition artistique, par contre ceux avec quoi je puis être d’accord ; c’est l’embourgeoisement des artistes français et leurs pédances. Et que c’est vrai même si ce statut d’intermittence est une bonne chose au départ pour les artistes elle a servi de lieu de refuge pour beaucoup de branleurs, branleurs dont se serve beaucoup de grosses entreprise ou de grosses compagnies. (petit parenthèse : un exemple très concret Générik vapeur par exemple qui un gros ramassis de copinages et en plus le travail d’années en années est de plus en plus nul parce que les mecs on un acquis leurs réputations et que depuis longtemps ce qui font n’est plus très bien et pourtant reconduite des subventions systématiques et que rue89 à mis en pleine photo). Le système d’intermittence donc comme je te le disais est sincèrement ne bonne chose car il a permit de faire en art ce que dans d’autre pays on aurai pas pu faire, il y’a beaucoup d’artiste qui se démène tant dans la création que dans la pédagogie pour faire entendre et voir leurs sensibilisées. Mais le gros problème c’est que c’est que c’est devenu une grosse machine bureaucratique et que les artistes en souffre beaucoup, que les programmateur eux font la loi et que les artistes sont dans une telle peur du lendemain qu’ils n’osent plus se rebiffer face à ses barons décideur. Je ne suis pourtant pas le defenseur des artistes généralement mais je puis t’assurer que c’est très dure en ce moment pour les artistes en France. Il faudrait qu’ils soient plus solidaire entre eux et qu’ils s’attaquent au vrais problèmes : régler leurs problèmes de famille, et ne plus accepter les didactes bureaucratiques. Je dirais qu’il y a plus de bureaucrates que d’artistes contrairement à ce que tu dis.
      C’est sûr que je ne voit pas Marseille capitale culturelle et que la ville va se servir d’eux puis après les jeter comme des merdes.
      J’espère que j’aurai réussi à me faire comprendre malgré le fouillis de mon post.
      Bien à toi

      • Spiripotain
        Spiripotain répond à orange
        promeneur écoutant
        • Posté à 15h40 le 07/09/2008
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        Bonjour,
        Je suis largement d’accord avec vous. Je n’ai pas critiqué l’intermittence, qui est une belle invention, même si quantité de « branleurs » s’en servent comme rente de situation.
        Ce que je tentais de dire, c’est tout simplement que la France n’est plus dans le coup. Intermittents ou pas, Ministère de la Culture ou pas. Si beaucoup de décisions de l’Etat partent d’un bon sentiment (1% culturels, intermittence, FRACs, DRACs, etc...), la bureaucratie culturelle étouffe tout, par lâcheté.

        Mais il n’y a pas qu’elle en jeu. Vu de l’étranger (et j’y suis souvent), la France est le pays où il ne se passe plus rien, un pays épuisé, qui cultive une autosatisfaction assez étonnante.
        C’est une question historique et culturelle. J’aurais tendance à croire que si la création s’est concentrée en France (à Paris) jusqu’à la guerre, la guerre a tout laminé. Nous sommes devenus une province, et nous nous sommes pénétré de ce provincialisme qui nous fait tout admirer et tout avaler dès lors que cela vient de New-York et tétanise toute esprit d’invention.
        Or les belges, les néerlandais ou les scandinaves, per exemple, qui savent n’être que de petits pays, peu peuplés, ont beaucoup moins de complexes que nous. Ils ont admis qu’il fallait parler anglais pour se faire comprendre dans le monde actuel et ils les parlent tous fort bien. Cela ne les empêche pas de conserver leur originalité. Bien au contraire. Il suffit de constater la force des cinémas de ces pays, par exemple.
        En France, personne ne parle correctement anglais - il faut pousser ! - mais les esprits sont asservis aux modèles US. C’est flagrant dans les arts plastiques, que je connais mieux.
        Où sont donc passées les bouteilles de champagne ? Elles sont restées dans une cave en Algérie ?

         
        • ras-la-patience
          • Posté à 23h20 le 07/09/2008
          • Internaute 10027

          @ spiripotain
          l’intermittence, une rente de situation ? on voit bien que vous ne savez pas vraiment de quoi vous parlez.
          pour obtenir le statut d’intermittent,il faut justifier d’un certain nombre d’heures de travail, ou de cachets, assez difficile à obtenir dans ce genre de discipline, c’est le parcours du combattant, et une fois obtenu, ce n’est jamais acquis, c’est sans arrêt remis en question, à chaque date anniversaire de votre inscription vous devez tout recommencer, renseignez vous sérieusement avant de raconter n’importe quoi. merci.
          cela dit, j’ai débuté dans ce métier avant l’existence de tout ça, nous n’étions même pas reconnus comme salariés ; pas de chomâge bien sur, mais pas d’allocations familiales non plus, et pour avoir droit à la sécu, il fallait aller pointer chaque semaine. c’est un métier qu’on ne peut pas envisager sans passion, ce ne serait pas tenable. on ne devient pas artiste pour l’argent, vous l’ignoriez ?
          un branleur rentier.

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à ras-la-patience
            promeneur écoutant
            • Posté à 14h52 le 08/09/2008
            • Internaute 49037
              promeneur écoutant

            Je n’ai pas dit que l’intermittence était une rente de situation mais que certains l’utilisaient ainsi. Et puisqu’il faut préciser ma pensée, j’ajoute que les difficultés de l’intermittence tiennent en premier lieu au détournement de ce statut par les sociétés d’audiovisuel, sous pression des chaînes. Par exemple : une monteuse travaillant sur un documentaire est payée 3 jours pour 5 jours de travail. Par exemple, le patron d’une boîte privée d’audiovisuel se déclare comme intermittent, ainsi que sa femme, etc, etc. Tout le monde connaît le truc. Je donne des noms ? certains grands producteurs de gauche pratiquent ainsi tous les jours, tout en défendant le statut des intermittents en public.
            Mais je n’ai jamais voulu engager le débat sur la question de l’intermittence. Ce dont je voulais parler était plutôt l’état de la création en France, sur le plan de l’inventivité, pas des statuts, qui sont plutôt mieux qu’ailleurs.

            • ras-la-patience
              • Posté à 09h10 le 09/09/2008
              • Internaute 10027

              ok, je me suis emballé, c’est que le sujet me tient à coeur, en fait, nous serions plutôt d’accord.

        • orange
          orange répond à Spiripotain
          • Posté à 03h13 le 08/09/2008
          • Internaute 27539

          Nul n’est obligé de parler l’anglais ! ! ! Avec un italien je parle italien, avec un japonais je parle japonais, je préfère mal parler la langue de mes interlocuteurs que d’utiliser une langue tierce quitte à mal me faire comprendre ; à cela pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu’en parlant et en faisant l’effort de parler la langue de l’autre une autre relation s’installe celle de la confiance et de l’intimité et non au nom de l’efficacité, qui se drape derrière une pseudo langue universelle, une langue hégémonique tueras les subtilités des peuples. je n’ai aucun problème avec l’anglais au demeurant je trouve que c’est une très belle langue quand elle est parler par un anglais. Mais jamais je ne m’imposerai de parler l’anglais sous prétexte de vouloir communiqué à tout pris et tombé dans une certaine facilité. C’est l’effort d’aller vers l’autre qui créer la connexion et non le contraire. Pourquoi est ce qu’un français vivant à proximité de la frontière allemande ou espagnol devrait apprendre l’anglais ? Non, apprendre la langue proche de nous pour être en meilleurs entente et non utilisé une langue tierce, à tous les coup c’est des conflits assuré. Mais ils de bon ton de dire qu’apprendre l’anglais c’est l’avenir, mais derrière tout cela il y a autre chose qui se cache : l’impérialisme capitaliste. Oui en effet si tout le monde parle la même langue pourquoi pas sur du moyen long terme tous manger et acheter les mêmes choses chez le même fournisseur., au demeurant c’est ce qui se passe déjà et de plus en plus, cela s’appelle l’uniformisation.
          Pour en revenir à cette histoire d’intermittence, ce n’est pas étuoffé par la lâcheté mais plutôt par un manque de souplesse et aussi un sincère manque de déontologie.
          Mais là encore nous en revenons à l’uniformisation de la société. Ce n’est pas parce que moi j’ai la chance de pouvoir travailler et créer que tous mes confrères peuvent l’avoir. On est n’est pas tous égaux devant la chance comme devant la vie ou la santé. c’est ce qu’essaie de nous faire croire dans son ensemble le système capitaliste en nous mettant en permanence compétition ou en concurrence les uns et les autres. Et nous faisant éprouvé les relations entre les être humain et en remettant en cause en permanence la solidarité, la solidarité coute c’est parce qu’elle coute qu’elle à de la valeur auprès de celui à qui tu la donnes.
          Parfois quand je pars en voyage dans un autre pays, je n’arrive plus à me sentir étranger ou en voyage, je marche dans la rue, les magasins que je trouve à Lyon, Montpellier ou Paris je les trouves à Berne, Londres, Japon ou New-York, de là quel est l’intérêt de mon voyage. Avant y a pas si longtemps ça, les billets d’avion était estampillé de la marque de chaque compagnie maintenant aucune différence ; tout ça pour te dire qu’à force de vouloir faire des économies on perd nos différences. Et ceux qui disent c’est pour faire des économie je leurs répond non, ce n’est pas pour faire des économies mais pour capitaliser plus, encore plus, toujours plus. Bien à toi.

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à orange
            promeneur écoutant
            • Posté à 14h54 le 08/09/2008
            • Internaute 49037
              promeneur écoutant

            Savez-vous que les meilleurs auteurs et philosophes latins du bas-empire romain étaient gaulois, espagnols, nord-africains (pour user d’un répertoire géographique moderne) ou autres ?

        5 autres commentaires
  • Pierre13
    • Posté à 21h36 le 06/09/2008
    • Internaute 36175

    Bien sûr la situation n’est pas bonne, l’Etat se désengage et la Ville a un mauvais bilan. Et c’est grave d’en être réduit à une compétition entre villes françaises pour profiter d’un label.

    Mais le projet est sacrement excitant, et il faudrait être zinzin pour ne pas foncer dessus.

    Et puis Marseille capitale européenne de la culture, ca a une sacrée autre gueule que les villes concurrentes (toutes déjà bien dotées), sans parler de ce que ca ouvre vers la Méditerranée.

    • Sensuelle
      Sensuelle répond à Pierre13
      travaille
      • Posté à 23h41 le 06/09/2008
      • Internaute 49094
        travaille

      Oui sur le papier c’est pas mal ! Mais franchement , je vais pas me faire des amis mais Marseille et Culture c’est un oxymore....Qd je suis arrivée dans la région pour trouver des lieux culturels j’ai vraiment galéré...Et la mentalité est tellement superficielle en général...J’ai été frappée de voir le nombre de magasins par rapport au nombre de musées...Ca m’a écoeuré Sans compter que les musées sont vides alors que les galeries marchandes sont toujours pleines....Non désolée mais Marseille n’est pas digne d’être une capitale de la culture.

      • Emma Indoril
        Emma Indoril répond à Sensuelle
        Nérévarine
        • Posté à 10h46 le 07/09/2008
        • Internaute 29462
          Nérévarine

        « pour trouver des lieux culturels j’ai vraiment galéré »

        Théâtre du Merlan
        Théâtre du Gymnase
        Théâtre de Lenche
        Théâtre Off
        Compagnie Cartoune Sardine Théâtre
        Théâtre de la Criée (scène Nationale, excusez le dérangement)
        Le Ballet National de Marseille
        Le Dôme...

        Plus toutes les salles de concert/boites (la maison hanté, le Passeport, le Moulin...)

        Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !
        Au lieu de travailler, cherche !

  • Sensuelle
    Sensuelle
    travaille
    • Posté à 22h33 le 06/09/2008
    • Internaute 49094
      travaille

    Je ne sais pas si une ville peut prétendre être capitale de quoi que ce soit quand le nerf de la guerre, l’argent, fait défaut.
    Et puis connaissant presque aussi bien Paris que Marseille, il ma semblerait plus légitime que Paris soit la capitale culturelle

    • Pierre13
      Pierre13 répond à Sensuelle
      • Posté à 22h50 le 06/09/2008
      • Internaute 36175

      Encore eut’il fallu que Paris soit candidate.
      Et par ailleurs, Paris l’a été en 1989.

  • Nadja.R
    Nadja.R
    Clown lyrique
    • Posté à 22h55 le 06/09/2008
    • Internaute 19039
      Clown lyrique

    A chaque fois que je vois les affiches dans les rues de Marseille je suis morte de rire...Ca fait 5 ans que je suis ici et franchement s’il y a une ville qui mériterait le titre de capitale culturelle dans les Bouches du Rhône ce serait Aix en Provence...chose que je regrette, vu que je suis marseillaise et non aixoise.
    Un petit exemple de la pauvreté des institutions culturelles, parlons des musées de Marseille...Le musée d’art contemporain situé dans un lieu excentré et loin de tout (sauf d’un grand centre commercial, mais ceux qui font leurs courses ne le savent pas).
    Avant une mini brochure paraissait régulièrement et permettait de se tenir informé avec précision des expos des musées de Marseille (Internet ça marche moyen, rarement mis à jour et très confus pour ce qui est des expos)...Depuis cette année la brochure ne paraît plus...quand j’ai demandé pourquoi on m’a fait comprendre que les musées de Marseille n’en avaient plus les moyens...Une ville qui traite ses musées de cette manière ne mérite pas le titre de « Capitale Européennne de la Culture ». Avant de vouloir frimer il faut arrêter de traiter les arts et les artistes comme de la m***. Et cela je le dis en connaissance de cause, je fais partie de ceux qui « font vivre la culture » bénévolement, et je fais partie de ceux qu’on a harcelé pour « travailler » au lieu de me consacrer à un « loisir ».
    Ca pour faire des affiches et les placarder partout dans Marseille ’y a du fric, mais pour éditer une brochure qui avait son utilité non ’y en a plus.

    • Pierre13
      Pierre13 répond à Nadja.R
      • Posté à 08h31 le 07/09/2008
      • Internaute 36175

      1/ Aix fait partie de la candidature de Marseille-Provence, donc pas la peine de savoir si Aix est mieux que Marseille.
      2/ Le titre de Capitale n’est pas donné à une ville qui a déjà une bonne situation, mais plutôt à une qui en a besoin, veut développer la culture, et est un enjeu européen
      3/ Par ailleurs, vos critiques sont hélas justes

    • orange
      orange répond à Nadja.R
      • Posté à 12h57 le 07/09/2008
      • Internaute 27539

      Je voudrais te dire tout simplment merci. Merci du fond du coeur.

  • Sensuelle
    Sensuelle
    travaille
    • Posté à 23h33 le 06/09/2008
    • Internaute 49094
      travaille

    Je suis d’accord à 50 pour cent. Aix est deux fois mieux que Marseille. Mais Paris l’emporte sur Aix à 100 pour cent. A Aix-en-Provence c’est assez élitiste et cher. Si on prend le cinéma, il y a un monopole et il n’existe pas le système économique illimité UGC. Il faut en moyenne débourser à chaque séance 5 euros...Pour les musées il n’y en a pas beaucoup.Pour l’opéra et les festival , c’est aussi élitiste.
    A Paris, il a de nombreuses activités culturelles à tous les prix et pour tous les publics
    Ah Paris tu me manques trop........... ( je suis une Parisienne exilée à Aix-en-Provence et rien ne vaut Paris !)

    • Emma Indoril
      Emma Indoril répond à Sensuelle
      Nérévarine
      • Posté à 10h51 le 07/09/2008
      • Internaute 29462
        Nérévarine

      Aaaaah Paris sera toujours Paris !

      Si vous aimez tant Pââârrris, restez y ! On en vous a pas demandé de venir !

      Trois cinéma dans une ville comme Aix, c’est plutôt bien !
      Le Cézanne, passe du Grand public, et accessoirement amasse du pognozouff pour les deux autres
      Le Renoir, passe plutôt des VF et de l’Art et Essai
      Le Mazarin, totalement Art et essai !

      Je trouve vos propos particulièrement insultant, sensuelle ! Retournez dans vos frimas et ôtez vous de notre soleil !

      • la rousse de poche
        • Posté à 19h52 le 07/09/2008
        • Internaute 30991

        ah ça y est...le Marseillais maronne..
        combien de fois n’ai je pas entendu (et ce sur tous les sujets) depuis que j’y suis dans cette belle cité phocéenne, « si vous n’êtes pas content, retournez d’où vous venez ! ! », en bref Marseille on l’aime ou on la quitte..c’est ça ? ?

         
        • Emma Indoril
          Emma Indoril répond à la rousse de poche
          Nérévarine
          • Posté à 22h55 le 07/09/2008
          • Internaute 29462
            Nérévarine

          Trés habile de votre part, d’utiliser le slogan du FN, dans ce sujet. Habile association, car on sait que -Hélas- ce parti fait des bon scores dans le coin.

          MAIS !
          S’il est difficile de quitter un pays, il en est autrement pour une ville.
          Et ce d’autant plus si on ne s’y trouve « pas bien » a cause de l’absence -notable- du Palais du Louvre, de la Tourifèle, et surtout de la présence d’autochtones, et d’autochtone pas conforme aux canons télévisuels de « Plus conne la vie »...

          Alors, vous voyez la Canebiere ? Vous la remontez, jusque au boulevard d’Athènes, puis la vous montez, encore (ah oui, ça monte hein !) jusque à Saint-Charles, et là, vous demandez la Gare, et on vous aidera à monter dans le TGV.
          Car le TGV, fonctionne dans les deux sens !
          On peu descendre de Paaaris, mais on peu aussi y remonter !
          Et éventuellement avec le cul en trompette, on est farceur à Marseille !

          Allez, zoumai les Lutetiens !

          • la rousse de poche
            • Posté à 19h50 le 08/09/2008
            • Internaute 30991

            Emma bouta les parisiens hors de Marseille !
            Mais hélas il restait les autres, les bretons, les chtis, les normands, les savoyards, les alsaciens , les belges, tous ces estrangers qui vivent à Marseille, travaillent à Marseille, se reproduisent à Marseille et participent à l’essor de la ville ....et ça le Marseillais ça lui fait mal au cul...
            « vé franchement, je vais vous direu, le TGVè, c’est un grand malheur...tiens remets moi un pastisseuu.. »
            bande de farceurs ! !

        2 autres commentaires
  • malouf
    • Posté à 01h37 le 07/09/2008
    • Internaute 36136

    Si cela peut booster la culture à Marseille pourquoi pas. J’ai connu le Barcelone des années 80, ma foi, on était très très loin du Barcelone à la mode d’aujourd’hui. Grâce à quoi ? A l’énergie des barcelonais ? Grâce aux JO de 1992 qui ont propulsé la ville catalane dans la lumière.
    Quand je lis que Paris devrait postuler, je me dis qu’on n’a pas fini de tout centraliser et de laisser le désert autour.
    Pourquoi donner à ceux qui en ont ? ?

  • global
    global
    dirigeant
    • Posté à 10h00 le 07/09/2008
    • Internaute 47514
      dirigeant

    Marseille capitale culturelle ... ? ? etrange a part quelques chanteurs de varietes ou de rap (et a ma connaissance ce n’est pas de la culture)... ! Marseille n’existe pas das le paysage mondial artistique...ni d’un point de vue de la creation, ni d’un point de vue du marche de l’art , ni d’un point point de vue institutionnel. Qu’il y ait quelques petit musees certes , quelques animations « culturelles » probablement (la pompe a subventions doit certainement arroser ici aussi non ?)...mais en europe il y a des dizaines de villes ou la realite culturelle n’est pas un leur technocratique !

  • Jide1
    Jide1
    oise
    • Posté à 10h14 le 07/09/2008
    • Internaute 50699
      oise

    Le picard que je suis est allé visiter les sites Internet des 4 villes candidates.
    Globalement, je trouve le projet Toulousain beaucoup plus séduisant que ceux de Lyon, Marseille et Bordeaux. Les projets de ces trois villes sont d’abord présentés comme une opportunité d’ostentation politique (montrer ce que nous sommes, ce que nous valons, nous faire-valoir), quand celui de Toulouse fait valoir un vrai projet culturel (pour résumer « repenser l’espace public du XXIème siècle autour d’un bien commun partagé »).

    Bordeaux et Marseille sont les plus auto centrée sur elle-même. Pour la première, il ne s’agit que de « se révéler à nous-mêmes et à l’Europe » et de « mieux occuper en Europe la place symbolique qu’une longue histoire (...) nous autorisent à revendiquer ». Rien que ça, Juppé a les chevilles qui enfle.
    De même, Marseille justifie d’abord sa candidature parce qu’elle le mérite, mais absolument pas autour d’un vrai projet culturel.
    Du côté de Lyon également, le projet (inventer la ville de demain) passe derrière « l’occasion de montrer son nouveau visage et d’affirmer les promesses du futur que (la vile de Lyon) se construit aujourd’hui »

    Ostentation et chauvinisme sont mes mamelles des projets culturelles du 21 ° siècle.

  • brazz
    • Posté à 12h09 le 07/09/2008
    • Internaute 40271

    Vous exagérez ! Il y a pas mal d’arguments : Parcequ’on a le soleil, parceque c’est notre tour, parceque je le vaut bien, parceque notre maire est un intello, parceque notre pastis est le meilleur de france...

    • Iris2
      Iris2 répond à brazz
      • Posté à 15h57 le 07/09/2008
      • Internaute 16898

      Vous savez,l’ironie,peu de gens la comprennent ! ! !

  • François-Xavier Prévot
    François-Xavier Prévot
    Marcheur-Photographe
    • Posté à 15h45 le 07/09/2008
    • Internaute 50090
      Marcheur-Photographe

    A Marseille, la culture, c’est comme la confiture :

    moins Marseille en a, et plus elle l’étale...

    Ou comme le parachute :

    quand on en a pas, on s’écrase...

    PS : en tous cas, y a un putain de chemin à faire...

    Lien

  • netchou
    netchou
    A l'écoute.
    • Posté à 22h29 le 07/09/2008
    • Internaute 22292
      A l'écoute.

    Il faut aller à l’exposition qui s’est ouverte sur le site du fort saint-jean,dans le seul batiment praticable, et voir autour les ruines qui n’ont jamais été mises en valeur pour comprendre que le budget culturel municipal doit plutôt servir à payer restos et bouillabaisses à quelques personnes bien placées.Maintenant,si les élus prouvaient leur bonne foi pour placer Marseille à une place digne de son histoire dans l’Europe d’aujourd’hui ce serait surprenant.Je crois qu’un projet quelconque pour le stade de foot fédererait malheureusement beaucoup plus de monde chez les Marseillais.Chacun sa culture...

  • Oister
    Oister
    Soldat inconnu.
    • Posté à 23h35 le 07/09/2008
    • Internaute 46248
      Soldat inconnu.

    Je suis marseillais.
    Marseille est un trou, il ne s’y passe rien, jamais.
    L’équipe municipale est un ramassis d’escrocs occupés à dilapider ce que la mairie possède encore. Pour masquer une politique inexistante, des magouilles et un bilan catastrophique on se lance dans des projets délirants. Si on commençait par faire des transports en commun dignes de ce nom ?
    J’habite à côté de Notre Dame de la Garde. Pas de bus après 8h, pas de bus le dimanche. En semaine un bus chaque demi-heure... Ils vont faire comment pour visiter la capitale européenne de la culture les visiteurs éventuels ?
    Marseille capitale de rien. C’est tout.

    • orange
      orange répond à Oister
      • Posté à 17h47 le 08/09/2008
      • Internaute 27539

      Salut, je te souhaite une des ces jours de quitter cette ville que tu considères comme un trou. c’est vrai que Marseille pour l’art et la culture ce n’est pas top. C’est pour ça qui mette le paquet publicitaire sur les calanques. Pourtant à Marseille il y a de bon artiste mais c’est dure de les dénicher tellement que la ville ne les considère pas. Mais pour t’avouer franchement c’est vrai que je trouve cette ville morte et sale.
      Pourtant elle est pleine de jeune mais il semblerait qu’il y a une culture de mise à l’écart de la jeunesse.
      Marseille ne mérite pas du tout le statue de ville de culture.
      bien à toi

  • orange
    • Posté à 17h39 le 08/09/2008
    • Internaute 27539

    Il est dommage que l’histoire de l’enfant agressé à Paris est pris le dessus sur cet article.

  • jma14
    • Posté à 19h20 le 08/09/2008
    • Internaute 31729

    Pour qu’il y ai de la culture à Marseille, il faudrai qu’il y ai des spectateurs. C’est à dire de l’argent et un minimum « d’intellectuel » hors Marseille en est dépourvu.
    En tout cas cela fait bien rire, les « expatriés » à Marseille (où les anciens, que je suis).