05/09/2008 à 14h59

Logement : et si on faisait revivre les coopératives d'habitat ?

Aurélie Darbouret | Journaliste


(DR).

La recherche de logement, quelle galère ! Les visites d’appartement sans fenêtre, la cage à lapin au dernier étage sans ascenseur, le studio au prix d’un T3… Quant aux loyers, ils ne cessent d’augmenter (+2,38% au deuxième semestre 2008) et pèsent de plus en plus dans les budgets des ménages. Et si la solution résidait dans l’habitat associatif ?

En France, seulement 433 000 des 1,2 million de demandeurs de logement social ont pu accéder au parc HLM en 2006. Ce type d’habitat montre-t-il ses limites ? D’autant que le dernier projet de loi sur le logement prévoit d’assouplir la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) en permettant d’inclure les programmes immobiliers d’accession sociale à la propriété dans les 20% de logements locatifs sociaux.

Autrement dit : les 400 maires (sur 730) qui n’ont toujours pas atteint les quotas obligatoires pourraient comptabiliser les constructions de ménages plus aisés que ceux visés prioritairement par la loi SRU. Les associations d’aide au logement sont sur le pied de guerre. D’autres préconisent de supprimer les HLM et de subventionner les ménages plutôt que les habitations. Du côté de la propriété, le tableau n’est guère plus optimiste. Dernièrement, le rehaussement des taux d’intérêt rend l’accès au crédit bancaire de plus en plus difficile pour les particuliers.

Alors, propriétaire ou locataire ? Loin du tapage médiatique, les particuliers s’interrogent. Et finalement, pourquoi pas les deux ?

L’habitat coopératif, la solution ?

La solution se trouve peut-être hors de nos frontières : Suisses, Danois, Norvégiens et Québécois ont opté pour l’habitat coopératif. Le concept : mettre en commun des ressources humaines et matérielles pour accéder à un logement de qualité, tout en favorisant un style de vie basé sur l’échange et la responsabilité. Si l’idée paraît simple, la concrétisation se révèle plus complexe.

Dans les pays pionniers, les coopératives, très nombreuses, servent de relais aux autorités publiques en matière d’habitations mixtes et de logement social : 50 000 habitants au Québec, 17% du parc immobilier en Norvège, 10% en Suède. En France, ce modèle, qui avait connu un certain essor dans les années 1950-60 avant de disparaître au profit des HLM dans les années 70, refait surface. Des associations se créent pour accompagner les porteurs de projet.

Au dire des résidents, nul besoin d’être une bande d’amis pour se lancer dans un projet de coopérative. Le désir de vivre dans un logement convivial, un naturel plutôt sociable et une vision pas trop figée de sa maison idéale sont les ingrédients de base. Les relations avec les futurs voisins sont testées dès la première phase du projet.

Les coopérateurs confrontent leurs intérêts et établissent des plans de construction (ou de rénovation) en fonction de leurs besoins et du cadre de vie auquel ils aspirent. A noter que très souvent, la dimension écologique fait partie intégrante de la conception du bâtiment coopératif. Ensuite, ils avancent en commun une partie du capital (entre 5% et 20% suivant les pays et les projets) et empruntent le reste auprès d’une banque.

Des résidents à la fois propriétaires et locataires

Comme dans toutes coopératives, les membres ont un double statut. Détenteurs de parts sociales (proportionnellement à la superficie de leur futur appartement), ils deviennent propriétaires (collectivement) des biens acquis par la coopérative et bénéficient du droit de participer aux décisions. « Quel que soit le capital apporté, le principe “ une personne, une voix ” garantit le fonctionnement démocratique de la structure » explique Bertille Darragon, permanente de l’association française Habicoop.

Où s’informer ?


Renseignez-vous sur les projets qui existent dans votre région. Sachez que Habicoop, en région Rhônes-Alpes, encadre les initiatives qui démarrent et dispense ses conseils à qui les demande. Et si vous êtes du côté de Bordeaux les 10-11-12 octobre prochains, vous pourrez rencontrer des porteurs de projets lors des troisièmes rencontres nationales des coopératives d’habitants.
Voir aussi :
Les sites de la coopérative Inti et de la Codha, coopérative de l’habitat associatif, en Suisse.

D’autre part, les habitants sont locataires : ils versent un loyer à la coopérative qui correspond au coût réel du logement (frais de fonctionnement et remboursement de l’emprunt). Ces loyers se situent généralement dans le bas de la fourchette des prix de l’immobilier et demeurent inchangés au fil des ans. En cas de départ d’un coopérateur, la vente des parts sociales ne peut donner lieu à aucune plus-value. Un bien immobilier qui entre dans le système coopératif n’est donc plus soumis à la spéculation immobilière. Les habitants restent maîtres des lieux, mais aussi des prix.

Si l’argument budgétaire semble convaincant, « le style de vie » est toujours la réponse qui arrive en tête lorsqu’on interroge les coopérateurs sur leur choix. « Quelle alternative existe-t-il entre la villa individuelle cachée derrière sa haie de thuyas et le squat collectif ? », caricature Philippe Schneider, habitant de la coopérative Inti (Suisse). Invariablement, les habitants affirment rechercher un mode de vie qui intègre le partage, la solidarité, l’entraide entre voisins.

La mixité sociale est encouragée par les loyers modérés et la mutualisation de l’apport financier qui permet d’accéder au crédit bancaire. Dans le cas du « village vertical », projet lyonnais qui devrait voir le jour en 2011, les coopérateurs pensent réserver un appartement à une association de solidarité pour les sans-logis. Le même type de partenariat existe pour permettre la venue de personnes âgées ou en situation de dépendance. Pour Philippe Schneider, « l’immeuble est comme une petite société » :

« On y trouve de tout : des familles, des couples, des jeunes, des moins jeunes… Les habitants se croisent dans la buanderie du rez-de-chaussée, se retrouve sur la terrasse du toit pour un barbecue ou au sous-sol pour un concert en soirée ». Ils assurent ensemble la gestion et l’entretien de l’immeuble, misant sur la responsabilité de chacun. Et ça marche ! »


(DR).

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  • newf
    newf
    essaye de s'en sortir
    • Posté à 15h34 le 05/09/2008
    • Internaute 47996
      essaye de s'en sortir

    Eh ben ! Le peace and love est de retour ! Bon courage pour appliquer çà en France. Quand on voit déjà comment se passent les assemblées générales de copropriétaires, j’imagine l’ambiance sur le long terme.

    • Venezuela
      Venezuela répond à newf
      vit aux Pays-Bas
      • Posté à 15h58 le 05/09/2008
      • Internaute 114
        vit aux Pays-Bas

      ou le co-voiturage ! ! !

    • Tyb
      Tyb répond à newf
      (par ici, par là)
      • Posté à 16h03 le 05/09/2008
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      ouais surtout que c’est un investissement non spéculatif... au contraire, faut faire ça avec des amis en prévoyant forcément que tout le monde se séparera, fachés à mort dans les années à venir : op

      • mister yozo
        mister yozo répond à Tyb
        Happy Gipsy Hippy
        • Posté à 13h41 le 06/09/2008
        • Internaute 25827
          Happy Gipsy Hippy

        C’est certain, avec des défaitiste comme vous, aucune chance que le monde change !

        Mes parents ont acheté, puis rénové un mas avec 2 couples d’amis, il y a 25 ans. Les relations de voisinage sont super conviviales, extra solidaire, et profondément amicales. Aujourd’hui encore.

        Le plus efficace moyen d’échouer est de ne pas essayer !

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à newf
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 21h35 le 05/09/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Les moyens, c’est une autre étape. Il faudrait d’abord voir si nous VOULONS avoir une population de propriétaires ou une population plus mobile. Après, il faut harmoniser les reglements et les aides financiéres pour atteindre le mix souhaité.

      Il nous faut unh projet de société. Tout se passe comme si on ne pensait plus et qu’on attendait Godot.

      Pierre JC Allard

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  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h58 le 05/09/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Je soutiens cette idée mais à une seule condition : que ça ne soit pas partout comme ça !

    Je n’ai aucune envie d’écouter la musique pourrie des mes voisins, je n’ai carrément pas envie de boire l’apéro avec mon voisin qui va me parler de foot, ou ma voisine qui va me parler de mioches, ni de supporter ces mioches, ou de devoir avalé un plat au gout très bizarre et sourire en disant que j’adore.

    Et assurer la gestion, ou pire l’entretien, même pas en rêve ! Je m’échine au boulot pour gagner du pognon pour payer des gens qui font ça. Déjà que le ménage me prend la tête (la femme de ménage c’est pas une option parce qu’il faut laisser rentrer une étrangère chez soi...).

    Je suis tout à fait partisan du bon voisinage, que chacun foute la paix aux autres. Et j’ai rien contre la solidarité, à condition que ça n’aille pas plus loin que de monter les courses du vieux au 7ème quand l’ascenseur est en rade ou filer des feuilles à rouler à mon voisin.

    Les voisins et les collègues, sont rarement des potes. Quant aux potes, je suis pas sur de tous les supporter comme voisins ou collègues : D

    • tangi
      tangi répond à Keldan
      perplexe
      • Posté à 16h48 le 05/09/2008
      • Internaute 49400
        perplexe

      Là tu m’as fait rêver. Trop bon ton commentaire.

      En fait, même si quand on lit l’article on se dit, « ouais ça a l’air bien », c’est clair que je vois plutôt les choses comme toi. Enfin, pas complètement quand même, mais dans les grandes lignes...

    • Gudule
      Gudule répond à Keldan
      • Posté à 16h48 le 05/09/2008
      • Internaute 9720

      Ben en fait non, tu soutiens pas du tout. On peut même sentir que ça te gonfle, et pas que ça d’ailleurs.
      On t’a fait du mal ? Tu en veux à quelqu’un ?

      • Keldan
        Keldan répond à Gudule
        Now future & karpe diem
        • Posté à 17h17 le 05/09/2008
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Ça ne me gonfle pas puisque je ne vis pas comme ça. Mais c’est sur que si je vivais là dedans, ça me gonflerais. Et imaginer cette situation m’a mis en forme pour laisser cette opinion totalement subjective et personnelle.

        Après, selon la théorie de la limite de la liberté, je n’ai aucune raison de m’opposer à ce genre de projet puisque cela ne porte pas atteinte à mon droit d’être dans mon coin. Bon ce n’est peut être pas un soutien franc et massif, mais une non-opposition est un soutien neutre (le bel oxymore que voila : D).

        Et comme tu poses la question, oui j’en veux à quelqu’un : au monde entier. Comme le dit si bien Renaud : « La liste est bien trop longue de tout ce qui m’écœure »

         
        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à Keldan
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 08h40 le 06/09/2008
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Keldan : Misanthrope à temps complet ? Si vous saviez comme je me sens coupable de laisser grouiller en moi la petite bête qui me dit que vous avez raison.. ! Mais, je vais essayer de me soigner, car ma tête me dit que tout ce qui nous éloigne de la putain de rectitude politique est un pas dans la bonne direction.

          Pierre JC Allard

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        1 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à Keldan
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h59 le 05/09/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Très bon commentaire.
      Mais je me demande si pour ses personnes c’est un choix ou une nécessité ?
      si c’est un choix je suis d’accord avec vous,
      si c’est une nécessite... la nécessité fait loi, surtout contre mauvaise fortune.

    • NEMROD34
      NEMROD34 répond à Keldan
      Contre ce qui est pour.
      • Posté à 19h51 le 05/09/2008
      • Internaute 30760
        Contre ce qui est pour.

      « ou filer des feuilles à rouler à mon voisin. »
      .... ; -)

    • BobLaMouche
      BobLaMouche répond à Keldan
      subversion+construction= (...)
      • Posté à 21h31 le 05/09/2008
      • Internaute 29754
        subversion+construction= (...)

      Ce genre de système laisse tout de même les résidents décider de la manière dont ils vont habiter. S’ils veulent ne jamais se croiser, ils ont toujours la possibilité de choisir un lieu qui permette de le faire ou de l’aménager pour, de réduire les parties communes au strict minimum et de s’accorder sur un règlement adéquat.

      Les personnes qui sont à l’initiative de ce genre de projet, citées par l’article, recherent généralement un autre style de vie que celui du citadin moderne. Mais les styles de vie sont dissociables du montage juridico-financier permettant d’habiter le lieu.

    • jcmig
      jcmig répond à Keldan
      • Posté à 09h27 le 06/09/2008
      • Internaute 38725

      t’es bien in bon beauf de français !

    • Petite citoyenne
      Petite citoyenne répond à Keldan
      Indépendante
      • Posté à 10h29 le 06/09/2008
      • Internaute 49432
        Indépendante

      Beaucoup trop de Français sont trop immatures pour tenter ces expériences à la différence des pays nordiques.
      Tu en es l’exemple parfait. Ne rien tenter, chacun pour soi et continuer à vie nos vies de mer.e. Tu vis dans un chateau en plein de coeur de Paris ou quoi ? . Je ne connait pas d’autres lieux sans population, non... basse cour environnante.

      • Petite citoyenne
        Petite citoyenne répond à Petite citoyenne
        Indépendante
        • Posté à 10h31 le 06/09/2008
        • Internaute 49432
          Indépendante

        Je répondais à Keldan

      • elLolo
        • Posté à 03h05 le 07/09/2008
        • Internaute 27714

        Tu noteras quand même que seulement 17% du parc immobilier en Norvège est concerné... Cette quantité est quand même très faible pour un pays dont on met souvent en avant la civilité de ses citoyens. Ce chiffre est fourni sans dire non plus si les norvégiens sont contraints par ce système à cause, par exemple, de l’absence d’HLM.
        En bref, tu te livres à une attaque gratuite envers Keldan simplement parce qu’il souhaite avoir une vie tranquille. Explique donc où est le problème là-dedans ! Quel est le rapport avec une vie de merde ? Pour avoir de bons rapports avec tes voisins, tu n’as pas besoin d’avoir à partager le remboursement de crédits avec eux.

    • le _grand_clown_malade
      le _grand_clown_malade répond à Keldan
      if 6 was 9
      • Posté à 11h50 le 06/09/2008
      • Internaute 27069
        if 6 was 9

      Qu’elle est bonne l’idée de la coopération...mais sans les gens ! !

      Y’en a des fois, ils me scient (-dère) !

      En fait vous voulez des robots comme voisins quoi !

      Pas de gens faillibles, différents ou étrangers.

      « Je suis tout à fait partisan du bon voisinage, que chacun foute la paix aux autres. »

      Typique ! Vous vivez avec votre temps : ne plus avoir affaire aux gens, à leurs problèmes, à leurs sourires...
      Ça ne me surprend même plus de voir ce genre de réaction anti-gens, c’est très à la mode.

      Bref, vous n’avez rien contre la solidarité, tant qu’il ne s’agit pas de rendre service, ben tiens !

      Aller j’m’en vais porter les courses du p’tit vieux (je sens qu’il piétine dans sa cage d’escalier), je suis cassé par ma semaine de boulot mais je m’arrêterais pas la...

      Peace

      • mister yozo
        mister yozo répond à le _grand_clown_malade
        Happy Gipsy Hippy
        • Posté à 14h15 le 06/09/2008
        • Internaute 25827
          Happy Gipsy Hippy

        Merci. pour ce démontage de l’imposture paradoxale de Keldan.

        soyons clair : je pense que Keldan se dit respecter la fameuse maxime disant que « la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres ». Cependant à mon avis, il ne peut pas respecter ce précepte. Comment peut-il savoir où commence la liberté des autres s’il refuse de les rencontrer.

        Maintenant, c’est vrai que la liberté est une notion philosophique plutôt complexe. Pour ma part je considère que l’inconfort matériel est indissociable de la liberté.
        Je m’explique : oser, découvrir, partir, changer, essayer, expérimenter, rencontrer, tenter de comprendre, s’ouvrir au monde ; tout ça me met en danger et réduit mon confort matériel, mais permet d’étendre le domaine du possible, donc décuple la liberté.
        Au final le sentiment de liberté me procure plus de bonheur que ce que je souffre du manque de confort.

         
        • elLolo
          elLolo répond à mister yozo
          • Posté à 03h13 le 07/09/2008
          • Internaute 27714

          Et la marmotte met le chocolat dans le papier alu aussi... Dans la réalité, le voisin peut être quelqu’un de cultivé et intéressant, ou être un emmerdeur qui ne se rend pas compte que la dernière fois (et les autres avant) que vous êtes venu chez lui regarder un match de foot, c’était pour lui faire plaisir.
          Malheureusement, chaque rencontre n’est ni une découverte, ni une réelle expérimentation, ni une grande ouverture ; parfois une mise en danger lorsqu’il s’agit de fumer ou boire un « truc ».

          • mister yozo
            mister yozo répond à elLolo
            Happy Gipsy Hippy
            • Posté à 20h11 le 08/09/2008
            • Internaute 25827
              Happy Gipsy Hippy

            Oui oui,
            Tu m’as bien compris, elLolo, je fais belle et bien l’apologie de la mise en danger personnelle. C’est ce que je veux dire quand je parle de non-confort.
            Le dernière fois, quand t’es allé voir le match de foot chez ton voisin, t’as découvert que ton voisin aimé des truc que t’as jamais pu piger.
            Ce sentiment de « comment peut-il se passionner pour 22 gars qui lynchent un pauvre ballon qui leur a rien fais ». C’est ce que j’appelle une découverte, sérieusement. C’est un genre d’expérimentation, et si tu arrive à entrouvrir la porte donnant sur une piste d’explication au mystère du lynchage de ballon, alors c’est ce que j’appelle l’ouverture.
            oui,

      • Keldan
        Keldan répond à le _grand_clown_malade
        Now future & karpe diem
        • Posté à 17h10 le 08/09/2008
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        C’est un réflexe normal de ne pas aimer les gens, vu le niveau des gens.
        Le jour où l’on n’achètera plus les disques de Céline Dion, que Loft Story fera 0% d’audimat, que le sport sera un divertissement et plus un exutoire du nationalisme, que la Française des Jeux fera faillite, que le FN n’aura plus de votes et surtout que la météo ne sois plus un sujet de discussion, alors là peut être je serais un peu moins misanthrope même à jeun.

  • kirikou33
    kirikou33
    http://immigrechoisi.com
    • Posté à 16h04 le 05/09/2008
    • Internaute 49809
      http://immigrechoisi.com

    L’Etat devrait également favoriser le logement en collocation. Il est aberrant de constater qu’à loyer équivalent, un étudiant perçoit deux fois plus d’allocations de la CAF lorsqu’il loue un studio tout seul que lorsqu’il choisit de se mettre en collocation avec d’autres.
    Tant que l’individualisme primera dans les mentalités, c’est pas demain la veille qu’on verra de telles initiatives en France.

  • punky
    punky
    ni jah ni maitre
    • Posté à 16h34 le 05/09/2008
    • Internaute 47624
      ni jah ni maitre

    La solution....le squat !

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 16h41 le 05/09/2008
    • Internaute 11910

    Il y a beaucoup mieux à faire... Sans que l’état s’en mêle.
    Un encadrement juridique à mettre en place.
    A votre disposition pour vous en expliquer le principe... Si vous avez deux heures à perdre.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 16h45 le 05/09/2008
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Très bonne initiative ! Et là, on constate qu’il y a un vrai problème de non prise en main du marché de l’immobilier, en France tout du moins et cela pousse à des stratégies (très bonnes !) autres pour se loger. Pour qu’il y ai une baisse du loyer, faut que l’Etat s’en charge, sinon, je ne vois pas comment on va pouvoir continuer dans ces conditions là !
    Très bon article en tout cas !

  • Humain
    • Posté à 17h10 le 05/09/2008
    • Internaute 21387

    Ce type d’action est une peu comme le covoiturage, ou les éoliennes (OK chez les autres !) !

    Cela revient à re-inventer l’investissement non spéculatif... ! Moi je suis d’accord sur le principe.

    Mais à notre époque où l’on nous enfonce dans le crane que le CAC40 est un indicateur économique, nous sommes loin des « coopératives ».

    Je trouve cette idée de co-opération suberbe, et à mon sens cela redonnerait un sens « citoyen » à nos actions.

  • compte supprimé 22 janvier
    • Posté à 17h44 le 05/09/2008
    • Internaute 24826

    Vous imaginez la réaction de Sarkozy : lui qui encourage la France des propriétaires. Et encore une promesse de pas tenue.

  • zénon denon 84
    • Posté à 19h10 le 05/09/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    Bien sur qu’un autre monde est possible !
    Encore faut-il le vouloir vraiment ...
    Par contre je crois qu’à la cadence
    ou l’on est ’dans la « connerie » le
    porte-monnaie va vite,mais vite parler !
    Si tant est qu’un porte monnaie parle .
    Bon,vous avez tous compris .
    Nécessité faisant loi ?

  • FreddySpow
    • Posté à 19h13 le 05/09/2008
    • Internaute 25561

    Combien vais-je en faire grincer des dents en declarant qu’a mon sens, l’enrichissement sur le sommeil des autres est immoral ?
    Je pense que le monopoly autorisé de l’immobilier est un des trucs les plus degueulasses que notre jolie economie liberale puisse produire.

    -nous acheter un appart ou une maison, grand bien nous fasse...
    -le louer a un prix prohibitif pour que les autres nous le payent, qu’on puisse le vendre, en acheter un plus gros et rebelote, c’est honteux...

    je suis pour l’interdiction des fruits de son capital par le biais de l’immobilier, et j’applaudis donc a ces solutions cooperatives.
    et que les moqueurs la rejettent ne m’etonne pas, ils oublient simplement que certains la pratiquent avec succes, ailleurs qu’en france evidemment

    quand a la musique pourrie du voisin, pas besoin d’etre en cooperative pour se la cogner... !

    bises a tous

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 01h24 le 06/09/2008
      • Internaute 41144

      C’est exactement à cause de ce genre de raisonnement qu’il y a une telle pénurie de logements en France et donc des loyers aussi élevés - sans parler des délires de cautions et de cautions de cautions...

      • FreddySpow
        • Posté à 09h33 le 06/09/2008
        • Internaute 25561

        « C’est exactement à cause de ce genre de raisonnement qu’il y a une telle pénurie de logements en France et donc des loyers aussi élevés - sans parler des délires de cautions et de cautions de cautions… »

        vas-y Béatrice explique, que je meure pas idiot...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 19h43 le 05/09/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    On va etre obligé , de le faire , de toutes façons avec une economie liberale devenue aussi naze que dans les pays de l’ URSS ...
    Autant commencer maintenant ..

  • Libelluless
    • Posté à 20h51 le 05/09/2008
    • Internaute 19697

    Je trouve cette idée très intéressante à condition que les voisins-voisines se respectent mutuellement et ne dégradent pas l’immeuble. L’intérêt dans ce cas c’est de pouvoir facilement changer de région lorsqu’une nouvelle opportunité professionnelle existe ailleurs, donc meilleur mobilité géographique, à condition de trouver ce système (qui favorise la construction de logement sociaux) un peu partout dans les grandes villes.
    Mes questions sont : n’est-ce pas une autre solution pour que les banques prêtent à des personnes peu solvables ? Quelles sont les conditions de prêt et avec quelle assurances ? Est-ce que ce type de projet ne va pas faire de nouveau flamber les prix du foncier et de l’immobilier ? Enfin, que se passe t’il lorsque l’immeuble a été complètement payé ?

    • BobLaMouche
      BobLaMouche répond à Libelluless
      subversion+construction= (...)
      • Posté à 21h21 le 05/09/2008
      • Internaute 29754
        subversion+construction= (...)

      « n’est-ce pas une autre solution pour que les banques prêtent à des personnes peu solvables ? Quelles sont les conditions de prêt et avec quelle assurances ? »

      Tout à fait. Et la différence, c’est que les banques ne prêtent pas à une personne (physique) mais à une entreprise. Cependant, il faut toujours que l’entreprise apporte une certaine quantité de fonds propre. Dans ce cadre, une parie de ces fonds peuvent être fournis par des prêts directs : la famille, les amis, etc. Cela permet de reporter la charge sur un nombre important de personnes, lissant ainsi les risques liés aux situations individuelles.

      « Est-ce que ce type de projet ne va pas faire de nouveau flamber les prix du foncier et de l’immobilier ? »

      On peut difficilement répondre à cette question tant que ce genre de projet est minoritaire. Actuellement, je pense qu’il n’y a aucune une influence significative sur les prix pratiqués.

      « Enfin, que se passe t’il lorsque l’immeuble a été complètement payé ? »

      Le prix du loyer se réduit alors aux seules charges d’entretien. Le système CLIP/Mietshäuser Syndikat dont je parle dans un message plus bas demande en plus une petite contribution (restant très légère heureusement) permettant d’aider financièrement les projets du même style en cours de création.

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 01h27 le 06/09/2008
        • Internaute 41144

        Mais que se passe-t-il si une famille doit déménager avant que l’immeuble ne soit complètement payé ? Dans ce cas elle a fait une très mauvaise affaire, puisque ce qu’elle aura à la « revente » ne lui permettra pas de se reloger ailleurs, non ?

         
        • BobLaMouche
          BobLaMouche répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
          subversion+construction= (...)
          • Posté à 02h33 le 06/09/2008
          • Internaute 29754
            subversion+construction= (...)

          L’idée dans ce genre de structure, c’est que ce n’est pas la famille qui est propriétaire du bien (et qui doit donc rembourser l’emprunt), mais la société faisant office d’intermédiaire. Cette société rembourse l’emprunt avec les loyers des habitants. Donc si des habitants partent, il suffit que d’autres prennent leur place dans un délai raisonnable. L’apport fourni pour pouvoir accéder à l’emprunt peut être fait par des prêts directs, et donc si les habitants ont mis de l’argent dans la société, celle-ci les rembourse selon l’échéancier prévu, que les personnes soient restées habitantes ou non. Là je parle d’une structure type CLIP que je connais bien ; j’ignore les détails des autres structures mais j’imagine que ça doit être similaire.

          Ensuite, ce que retirent les personnes en partant dépend du type de montage effectué. L’esprit, c’est que s’il y a des billes à reprendre (parts sociales), elle sont de la même taille que celle mises au départ. Un montage comme le CLIP par exemple ne nécessite pas de mise particulière de la part des habitants en général. Il n’y a donc pas de droit d’entrée basé sur l’argent, et pas de menace sur l’ensemble du projet (retrait de capital) en cas de départ.

        1 autres commentaires
  • BobLaMouche
    BobLaMouche
    subversion+construction= (...)
    • Posté à 21h02 le 05/09/2008
    • Internaute 29754
      subversion+construction= (...)

    Alors, propriété ou location ? La question me semble mal posée à la base, sachant qu’elle conduit à éluder toute contestation de la propriété privée (ou d’état) des logements, qui amène via la spéculation au genre de crise auxquelles nous sommes confrontés.

    L’article introduit de manière intéressante une troisième voie, la « propriété d’usage ». Différents montages juridiques existent pour la faire vivre, comme les coopératives présentées précédemment. Cependant ces montages ne résolvent pas la question de la pérénité du projet de vie à long terme : les habitants peuvent en effet être tentés de modifier les statuts et de revendre le bien pour empocher la plus-value. La brêche (ou l’oasis) précédemment formée disparaît alors.

    Je voudrais signaler l’existence d’un montage qui se a pour but, en plus de ceux cités dans l’article, de proposer une solution à ce problème. Il implique une seconde structure (extérieure aux seuls habitants) dont les seules fonctions sont de verrouiller de manière définitive la revente du bien immobilier (sauf peut-être situation catastrophique justifiant une telle opération), et de mettre en relation les différents projet partageant ce type de montage. Un tel système existe depuis près d’une quinzaine d’année en Allemagne sous le nom de Mietshäuser Syndikat (Lien), né à la suite de la répression massive contre les mouvements squat. Détournant les structures capitalistes traditionnelles, il permet concrètement la création de logements sociaux autogérés.

    En France, ce système a été récemment transposé par le collectif CLIP (Lien, il y a une brochure de présentation sur le site).

    • nemo3637
      nemo3637 répond à BobLaMouche
      Déchoukeur
      • Posté à 00h32 le 06/09/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      C’est génial ! C’est justement des réponses et des pistes à notre projet.C’est donc dans l’air du temps. Je croyais que nous étions les seuls à avoir pensé ce type d’habitat. Je m’aperçois que d’autres ont « pris de l’avance » et c’est tant mieux. On profitera de leurs expériences, de leurs réussites comme de leurs erreurs. Assez de défaitisme : il faut savoir se grouper et oser.

    • Venezuela
      Venezuela répond à BobLaMouche
      vit aux Pays-Bas
      • Posté à 10h20 le 06/09/2008
      • Internaute 114
        vit aux Pays-Bas

      Cela prend combien de temps de monter un tel projet ? Surtout si on n’a pas de « co-proprietaires » ?

  • louise2
    • Posté à 09h11 le 06/09/2008
    • Internaute 22723

    Au tout début des années 90 j’ai passé 3 semaines à Liverpool (je m’occupais alors de programmes e rénovation urbaine et sociale). Le typhon thatchérien était passé et on ramassait les morceaux.
    En ce qui concerne le logement, j’ai visité des coopératives de ce genre. Les souvenirs qui m’en restent :
    - ces initiatives étaient le fait de personnes ayant un certain revenu ; pas assez pour quitter le quartier, mais assez pour se lancer dans le projet.
    - cela marchait plutôt bien apparemment (tout le côté convivial et écologique évoqué ici)
    - les responsables municipaux du logement comme les promoteurs de ce genre de projet m’ont tous dit que le problème essentiel était le foncier et les limites de ce système pour les plus pauvres.
    Ils concluaient TOUS : « ce qu’il nous faudrait ici c’est votre système français des HLM. C’est un excellent outil pour le logement social »

    Que s’est-il passé ? ...

    • Venezuela
      Venezuela répond à louise2
      vit aux Pays-Bas
      • Posté à 10h21 le 06/09/2008
      • Internaute 114
        vit aux Pays-Bas

      Et ceux qui ne sont pas assez pauvres pour vivre en HLM ?

      • louise2
        louise2 répond à Venezuela
        • Posté à 11h35 le 06/09/2008
        • Internaute 22723

        je me suis manifestement mal fait comprendre car si je n’attendais aucune approbation a priori, je ne pensais pas m’attirer ce genre de remarques.
        ce que je voulais dire et ce sur quoi j’attendais qu’on m’éclaire ou qu’on me contredise est ceci
        - à Liverpool, en 1990, dans une période très « libérale » (au mauvais sens du terme) où avait disparu tout système public d’aide au logement (comme au reste d’ailleurs) la solidarité avaient été reprise par les individus eux-mêmes qui s’auto-organisaient ou recevaient de l’aide par le secteur associatif, (secteur « volontaire », charities etc). Il y a je crois quelque chose de positif dans le fait de ne pas tout attendre de l’Etat mais aussi des limites. Celles ci m’avaient paru très clairement exprimées par ces responsables municipaux et associatifs qui enviaient notre système français (pour une fois que les Anglais nous enviaient quelque chose : -))
        - en France, 18 ans après, nous découvrons ou redécouvrons le logement coopératif. Je le répète cela a quelque chose de très prometteur et libre. Mais je ne peux m’empêcher de me demander si ce n’est pas aussi le symptôme (l’un des nombreux symptômes) d’un abandon d’une solidarité collective. Et que peut-être il fallait y être attentif au moins sur les deux points soulevés par les élus anglais : le coût (voire la disponibilité) du foncier et le cas des plus démunis.

        Je dis peut-être une bêtise mais dis-je une ânerie ?

         
        • Madiran
          Madiran répond à louise2
          (Business Analyst)
          • Posté à 14h53 le 06/09/2008
          • Internaute 16911
            (Business Analyst)

          Je pense que vous pointez du doigt « la solidarité collective »... element essentiel.
          Ce type de solution est très « citoyenne » et avec l’assentiment des pouvoirs, tant privés que public cela pourrait fonctionner me semble-t-il.

        1 autres commentaires
  • Anthropia
    • Posté à 09h47 le 06/09/2008
    • Internaute 17441

    Bonne idée, mais ne tient pas compte de l’évolution sociale, trop collectiviste, ne tient pas compte des intérêts des individus.

    Par exemple, pourquoi un capital qu’investit un gars plutôt pauvre ne dégagerait pas du tout de plus-value ?

    Et pourquoi dire qu’on devient propriétaire, alors que le titre de propriété appartient à une société ?

    Dans ce cas, je parlerais de système de location moins cher, de possibilité de gérer collectivement sa location, ce qui est un progrès. Mais pas de propriété.

    Lien

  • Pasadena
    Pasadena
    visiteur
    • Posté à 11h38 le 06/09/2008
    • Internaute 52166
      visiteur

    L’idée est géniale dans l’absolu ! ! ! Mais difficilement applicable pour la société française dont l’individualisme fait légion ! ! Tansposer le modèle scandinave à la société française est un leurre ! La maturité ( vivre ensemble dans le respect de l’autre dans toutes ses différences et variantes ... )n’y est pas pour pouvoir vivre ensemble . Il y a une telle différence culturelle que ce voeu pieux s’apparente à un produit exotique dont on en raffole à priori....mais hélas « chasser le naturel , il revient au galop “ ! ! ! ....à bon entendeur ,salut !

    • gastonduf
      gastonduf répond à Pasadena
      cryptoquoi ?
      • Posté à 11h50 le 06/09/2008
      • Internaute 24314
        cryptoquoi ?

      Parfois il arrive que les bonnes idées fassent leur chemin malgré tout.
      La méfiance du « Français » à l’égard de son voisin (ennemi potentiel) est parait-il particulièrement élevée si j’en crois une enquête dont j’ai croisé les conclusions dans un journal...
      Mais pas tous, alors ?

  • gastonduf
    gastonduf
    cryptoquoi ?
    • Posté à 11h41 le 06/09/2008
    • Internaute 24314
      cryptoquoi ?

    La qualité de vie (un logement décent) n’est-elle pas une plus-value distribuée au quotidien ?
    Se faire du fric en spéculant sur la nécessité de se loger, donc sans prendre de réels risques, s’apparente pour moi à une forme de racket exercé sur les familles et les moins favorisés économiquement.
    Et puis, comment faire abstraction du collectif sur une planète qui comptera bientôt 9 maillards d’individus ?

  • Red-Sky
    Red-Sky
    Battant abattu
    • Posté à 12h23 le 06/09/2008
    • Internaute 41388
      Battant abattu

    Ce système est génial, mais il n’a probablement pas l’intention de devenir obligatoire et universel. Qu’il ne convienne pas à certains pour des raisons psychologiques ou culturelles et qu’il ne soit pas adapté à certaines situations sociales ne fait aucun doute. Mais ça ne lui enlève absolument rien.
    Il faut cesser cette manie française de raisonner de façon totalitaire et abandonner cette « pensée de caserne ».
    L’important est de proposer une palette de solutions et que chacun choisisse en fonction de ses revenus, de son âge, de son style de vie etc… HLM, maison en paille, habitat coopératif, maison traditionnelle, ou immeubles écologiques…On peut d’ailleurs avoir un parcours diversifié : colocation, puis HLM, puis habitat de centre ville, puis maison à la campagne etc.
    Mais je reconnais que la plupart des français sont trop traditionalistes, individualistes et inciviles pour accepter ce système. C’est vraiment fait pour des « pionniers » et ça n’a rien à voir avec les revenus des gens ! ! !

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