03/09/2008 à 20h15

Crise des « subprimes » : si vous n'avez toujours rien compris...

Mr Greed | Trader

C’est un témoignage venu de l’intérieur du système financier. Mr Greed, trader, démonte, pour Rue89, la mise en place de bulles spéculatives liés à aux prêts immobiliers à risque (les « subprimes ») qui ont commencé à exploser l’an dernier aux Etats-Unis, et qui plombent aussi les résultats des banques européennes

Après la remise du rapport Ricol sur la crise financière ce mardi au président de la République, peut-on espérer que l’éthique revienne sur le devant de la scène financière ? Ses propositions seront en tout cas discutées au conseil informel des ministres européens des Finances la semaine prochaine à Nice.

C’est un rapport très sévère contre les banques et l’ensemble du système financier, responsable selon son auteur, d’une crise sans lien originel avec l’économie réelle.

Un système fondé sur le toujours plus

L’économie capitaliste tourne bien quand il y a du charbon dans la chaudière, c’est-à-dire quand les ménages consomment et les entreprises produisent, et que les ménages consomment encore et toujours plus, etc. Et que ce cycle ne s’arrête jamais.

Aux Etats-Unis, les banques ont décidé d’embarquer tout le monde, même les plus fragiles, dans le train de la dépense : acheter des voitures, des maisons, de tout ce que vous voulez. Vous n’avez pas l’argent ? Qu’à cela ne tienne : on va vous faire un crédit aux petits oignons, en tordant un peu le mode de calcul de votre capacité de remboursement.

Quand une banque estime la capacité de remboursement d’un ménage en fonction de son revenu disponible (approche de « trésorerie »), elle prend un risque sur la baisse des revenus (perte d’emplois, etc.) de son client.

Quand elle estime la capacité d’endettement d’un ménage non pas en fonction de son revenu disponible, mais en fonction de son patrimoine (approche « patrimoniale »), elle prend un risque sur la conjoncture globale.

Prenons un exemple illustrant cette approche patrimoniale :

  • J’achète une maison et je m’endette à taux révisable avec un délai de grâce de deux ans (je ne commence les remboursements que dans deux ans). Mon crédit est adossé à une hypothèque sur la maison qui vaut 100.
  • Deux ans plus tard, je commence à rembourser, et comme les taux d’intérêt ont monté, je me retrouve au maximum de ma capacité de remboursement, c’est-à-dire que tout mon revenu disponible passe dans le remboursement de mon crédit immobilier. Pourtant il faut vivre (nourriture, déplacement, équipement etc…).
  • Dans l’intervalle, le marché immobilier a grimpé en flèche et ma maison dont la valeur était de 100, est maintenant estimée à 130. Ma banque accepte de réévaluer mon hypothèque et m’accorde un crédit supplémentaire. Ce crédit supplémentaire est lié à ma nouvelle situation patrimoniale.
  • Comme mon revenu disponible n’a pas changé, très vite je ne peux plus faire face à mon endettement et je stoppe les remboursements sur l’un ou l’autre de mes crédits.

Aux Etats-Unis, l’endettement des ménages (par l’approche patrimoniale) a été poussé au maximum par les banques, et facilité par des politiques monétaires et budgétaires très accommodantes. A la fin 2007, l’endettement des ménages américains dépassaient très largement leur revenu disponible, et nombre de foyers ne pouvaient plus faire face aux remboursements.

Tous ces crédits représentent une masse de créances énorme. Du coté des banques, ces créances ont été regroupées puis « titrisées » [on en a fait des titres échangeables sur les marchés, ndlr] et vendues un peu partout, diffusant dans le système financier mondial une masse considérable de titres toxiques.

La diffusion aux hedge funds

On peut imaginer le circuit simplifié suivant pour illustrer la diffusion :

  • La banque accorde un crédit
  • La banque titrise cette créance
  • Elle vend le titre à un hedge fund [un fonds d’investissement à risques, ndlr]
  • Ce fonds emprunte auprès de la banque pour acheter encore plus de titres émis, profitant à fond de l’effet de levier [qui permet d’emprunter plus pour gagner plus, ndlr].
  • Quand le débiteur fait défaut ou même qu’on considère que le risque qu’il fasse défaut augmente, la valeur de la créance titrisée dégringole, mettant en péril le hedge fund.
  • Celui-ci doit financer des pertes et se trouve en situation délicate vis-à-vis de la banque qui le finance.
  • La banque doit déprécier sa créance sur le hedge fund et lui refuse les nouveaux crédits dont il a besoin pour financer ses pertes et assurer la continuation de son activité.
  • Le hedge fund fait faillite.
  • A son tour, la banque elle aussi peut se retrouver en difficulté. Elle a tout à coup besoin d’argent et se tourne vers d’autres banques ; mais ces dernières se méfient car elles estiment que la situation de leur homologue est très dégradée étant donnée la nature de ses engagements. Elles refusent de lui prêter ou alors à des conditions très dures.

C’est l’histoire simplifiée de la faillite de la banque d’investissement américaine Bear Stearns et le mécanisme de diffusion de la crise à tout le système financier.

Le recours aux fonds souverains incontournable

Pendant les sept dernières années, les banques d’investissements et les banques de détail ont exigé des rentabilités toujours plus importantes. Elles ont accepté de financer l’activité de fond d’investissement utilisant des effets de leviers énormes générant des montants d’engagements colossaux sans réellement mesurer les risques car il s’agissait de satisfaire l’appétit d’actionnaires et d’investisseurs jamais repus.

Le château de cartes s’est écroulé, et les banques enregistrent des pertes abyssales. Elles doivent maintenant faire appel aux fonds d’investissements souverains d’Asie et du Moyen-Orient pour reconstituer leur fonds propres et sauver leur peau.

Et lorsque les banques ou les institutions financières ne trouvent plus de fonds souverains étrangers ou d’actionnaires privés pour les renflouer, elles appellent au secours les Etats. Ainsi, le Trésor américain s’active pour sauver les deux géants du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, dont les besoins de capitaux sont estimés à au moins 100 milliards de dollars.

La crise se diffuse, et quand elle commence à coûter aux Etats cela creuse les déficits publics et limite les possibilités de l’action budgétaire. Si l’Etat américain doit sauver ces deux monstres, il devra couper drastiquement dans l’investissement public.

Demander à tout le monde de faire des efforts, voilà le résultat moralement difficile à accepter de la voracité, du court-termisme et des décisions d’investissements hasardeuses des banques pour qui la privatisation des profits et la socialisation des pertes est une chose normale.

Fannie et Freddie seront quoi qu’il arrive sauvés par l’Etat car ils sont « too big to fail », prouvant -une fois de plus- que la théorie suivant laquelle les marchés s’autorégulent est fausse.

Ainsi, comme le suggère le rapport Ricol, il semble absolument nécessaire de contrôler le « ratio de solvabilité » des banques [jusqu’à quel point elles peuvent prêter de l’argent] et d’établir un nouveau mode de calcul de celui-ci pour limiter l’effet de levier. Un contrôle strict sur les produits financiers les plus complexes et une régulation des agences de notation semble aussi indispensable.

Enfin, c’est un trader qui le dit, les principes de rémunération de ceux qui jouent sur ces marchés ne sont pas seulement indécents, ils sont pousse-au-crime...

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  • ecor1
    ecor1
    sur le fil
    • Posté à 20h37 le 03/09/2008
    • Internaute 25388
      sur le fil

    Humm...joli métier. Vous (l’auteur de l’article, les traders en général, les banques qui les emploient) etes une sacrée bande d’encu...héhéhé.

    Nos économies nationales s’enfoncent dans une crise qui touche maintenant l’économie réelle, ceux qui vont manger sévère c’est pas les traders...c’est les prolos de mon espèce sans contrat solide (troufion de base). C’est nous aussi (comme on est les plus nombreux) qui payeront la facture in fine.

    Merci pour tout monsieur le trader.

    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à ecor1
      Sondologue
      • Posté à 22h48 le 03/09/2008
      • Internaute 43290
        Sondologue

      Ah, ça ce n’est pas fair play d’insulter le pompier qui débusque les pyromanes, et se donne la peine d’expliquer aux autres comment on fait du feu !

  • désinscrit-
    • Posté à 20h41 le 03/09/2008
    • Internaute 736

    responsable selon son auteur, d’une crise sans lien originel avec l’économie réelle.

    Cette phrase m’interpelle, vendre des crédits pourris à des pauvres gens c’est pas un lien originel avec l’économie réelle ?

    Si j’ai bien compris, ensuite, des abrutis se sont amusés à parier que ces « pauv’ cons » arriveraient ou non à rembourser, c’est là qu’on est sorti du réel (à mon avis).

    • Peureux anonyme
      • Posté à 22h44 le 03/09/2008
      • Internaute 24415

      Les abrutis ne sont peut être pas si abrutis.

      Supposez que vous soyez manager d’une banque d’une part et détenteur de biens immobiliers ou d’actions dans des groupes immobiliers d’autre part. Vous pouvez avoir intérêt à prêter l’argent de la banque aux acquéreurs de vos biens et actions quand les cours sont aux plus haut. Vous racontez des chansons sur la valeur de la pierre, le bien fondé de la titrisation..., le temps de vous débarrasser de vos actifs avant la déroute.

      Les vrais abrutis sont alors les actionnaires de la banque et surtout ses clients, qui s’ils sont épargnants ne se verront proposer que des rémunérations faibles et s’ils sont emprunteurs auront à payer des taux élevés et des agios et frais en tous genres, pour que la banque puisse se refaire.

    • Argos
      Argos répond à désinscrit-
      • Posté à 10h51 le 04/09/2008
      • Internaute 17902

      Quand vous surendettez quelqu’un, vous savez pertinemment qu’un jour ou l’autre il ne pourra pas rembourser.
      Les banques ont donc INTENTIONNELLEMENT prêté aux pauvres, en pariant sur leur incapacité à rembourser ... faillite personnelle ... saisie ... récupération à vil prix par la banque ... revente avec énorme plus value.
      Sauf qu’un grain de sable (ou plutôt énorme rocher) s’est incrusté dans la mécanique : ces salopards n’ont même pas pensé que leurs magouilles satureraient le marché de l’immobilier et feraient chuter les prix.

      Le plus terrible, c’est que les plus grosses banques vont s’en tirer avec un renflouement de l’état, c’est à dire que les pauvres gens spoliés vont rembourser par leurs impôts les pertes de ceux qui les ont volés.

      Elle est pas belle la vie ? ? ? ? ?

  • Peureux anonyme
    • Posté à 20h45 le 03/09/2008
    • Internaute 24415

    On doit aussi noter que le marché de l’immobilier a flambé aux USA, comme ailleurs.

    Une des conséquences en est qu’il fallait une rémunération de PDG pour pouvoir s’offrir un pavillon de banlieue miteux. En toute rigueur, il aurait fallu concéder que l’immobilier était surévalué et en admettre la dépréciation.

    Ceci ne faisait pas l’affaire de tout le monde : pas celle des propriétaires de logements qui auraient vu leur richesse s’évaporer, pas celle des banques et des compagnies d’assurances qui auraient vu leurs actifs s’écrouler.

    D’où une fuite en avant : pour se persuader que l’immobilier valait bien ce que l’on croyait, il fallait soutenir le marché, donc vendre à des gens qui n’avaient pas les moyens d’acheter, d’où une satisfaction générale devant les prêts aberrants.

    Cela ne pouvait durer éternellement. Les plus lucides sont ceux qui ont réussi à vendre leurs actifs immobiliers quand le marché était au plus haut. Il serait intéressant de les identifier.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 20h48 le 03/09/2008
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    to big to fail...
    c’est joli comme concept
    et c’est beauté du système capitaliste ou l’on prone : le gout du risque, le courage d’entreprendre, la responsabilité des acteurs economiques et ou en dernier recours c’est l’etat qui paye quand une partie du système s’ecroule sous ses contradictions
    et si l’etat ne payait pas c’est tout le système qui s’ecroulerait
    ave ce concept du « too big to fail » on croit que le système se sauvera de toutes les situations et de toutes les crises
    mais si un jour l’etat n’arrivait plus à socialiser les pertes ça ressemblerait bizarrement à 1929

    • Humain
      Humain répond à jyeden
      • Posté à 00h23 le 04/09/2008
      • Internaute 21387

      Effectivement je note que Mr Greed, que je remercie, nous dit :

      « Fannie et Freddie seront quoi qu’il arrive sauvés par l’Etat car ils sont “ too big to fail ”, prouvant -une fois de plus- que la théorie suivant laquelle les marchés s’autorégulent est fausse ».

      C’est une nouvelle assez inquiétante.

      Les marchés ne s’auto régulent pas ! C’est réel, mais il est bon, merci Mr Greed de l’écrire.

      • Sacha25
        Sacha25 répond à Humain
        • Posté à 06h12 le 04/09/2008
        • Internaute 24877

        Mais que fait la police ?
        Il s’agit là d’un bon exemple de l’apprentissage de la démocratie (mais laquelle, comme diraient les grecs anciens).
        Comme nous l’avons appris à l’école, la liberté de l’un commence là ou s’arrête celle de l’autre (ou inversement). La définition des frontières est fatalement conflictuelle, que ce soit directement ou par la loi. Que serait un match de foot sans règle ni arbitre ?
        Par exemple, à mon avis (mais je ne prétends pas avoir lu ou compris l’intégralité des oeuvres de ce monsieur. Je me contente des faits et gestes de ceux qui s’en réclament), Marx qui a observé les dégâts d’une liberté sans lois, et incapable comme d’autres de sortir de sa culture religieuse et son modèle maître/esclave (pasteur/brebis) nous a « proposé » son modèle lois sans liberté, guère plus efficace en terme de « au bénéfice du plus grand nombre ».
        Il faut donc « inventer » une « troisième voie » pas après pas en se débarrassant des réflexes et habitudes des 2 autres voies.
        Impossible ?

      • micke
        micke répond à Humain
        utopiste
        • Posté à 10h24 le 04/09/2008
        • Internaute 13094
          utopiste

        et oué,

        et pourtant la théorie néolib qui régente le monde détermine les politiques eco transnationales et intérieurs est complètement fondée sur cette hypothèse

        hypothèse elle-même démontrée dans le modèle - la modélisation économique, c’est des maths purs et durs- grâce à l’hypothèse de la transparence de l’information sur les marchés, hypothèse elle simplement admise sans demonstration aucune dans le modèle,

        mais par contre,

        prouvée et démontrée inapplicable, impossible et donc irrélévante pour la construction d’un modèle éco, ya plus de 10 ans par un economiste qui a eu le nobel pour ce travail

        mais chut hein car pour l’oppression ça reste le top

    • Ellington
      Ellington répond à jyeden
      • Posté à 08h38 le 04/09/2008
      • Internaute 27898

      On nous a déjà fait le coup avec le Crédit Lyonnais, renfloué par les contribuables, pour être mieux privatisé !

  • newuser
    • Posté à 20h58 le 03/09/2008
    • Internaute 25621

    Ça me rappelle l’adage :
    « Privatisons les bénéfices, nationalisons les pertes »

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 21h00 le 03/09/2008
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Et la titrisation des assurances vous connaissez ?

    - Je souscris 100€ une assurance auto chez AssuranceCie.
    - AssuranceCie revend le risque de mon assurance à 90€. La marge brute (100-90) = 10€ est 7€ de frais de gestion et 3€ de bénéfice net sans AUCUN risque pour AssuranceCie. Elle est sur de gagner ces 3€ quoiqu’il arrive ! ! !
    - Les assurances revendues sont regroupées dans une « obligation » comme on en fait dans les subprime.
    - Cette obligation est achetée par une SICAV de AssuranceCie.
    - Moi qui assure ma voiture chez AssuranceCie, je décide de placer mes économies dans une SICAV d’AssuranceCie qui détient comme actif les obligations de mes assurances auto.

    Au final, je m’assure moi même ma voiture. AssuranceCie est assurée de toujours gagner de l’argent. Moi au contraire...

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 21h03 le 03/09/2008
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Rien de mystérieux. On vous prête de l’argent a fort taux d’interêt... variable. Celui qui vous prête escompte votre billet, aussi a fort taux d’un prêteur plus solide

    Quand vous ne pouvez plus payer, on prend la maison... mais ça ne fait pas de liquide pour le prêteur, encore moins pour le preteur du prêteur, lequel est gros et va pleurnicher auprès de Oncle Sam.

    Oncle Sam qui n’a pas de fric en imprime et en donne aux prêteurs puis, pour que l’inflation ne dévalorise pas l’argent des riches, en réclame la valeur des contribuables... dont les mecs qui ont déjà perdu leur maison. Ca les irrite....

    Or ils ont tous un ou deux fusils à la maison. Ou dans leur voiture, s’ils n’ont plus de maison...

    Alors on va faire élire Obama qui a une bonne bouille, pour les faire patienter, puis les envoyer sur l’Iran, la Corée, le Pakistan... La où un type irrité peut se défouler un peu...

    Après ? Après, le déluge. Ou pire.

    Pierre JC Allard

    Lien

    (..puis, après H39, faites « suite » pour voir les articles H40 et H41 et comprendre... )

  • Thorgal46
    Thorgal46
    Informaticien dans le Lot
    • Posté à 21h05 le 03/09/2008
    • Internaute 4302
      Informaticien dans le Lot

    Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris à la première lecture.
    Mais j’y reviendrai demain et je trouve EXCELLENTE l’idée de nous expliquer des termes d’actualité économique, politique ou autres que l’on entend partout mais que moins d’un pour cent de la population doit comprendre !

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Thorgal46
      Redchef Rue89
      • Posté à 22h21 le 03/09/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Dans une quinzaine de jours, ce sera votre plaisir quotidien sur Lien

    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à Thorgal46
      Sondologue
      • Posté à 22h51 le 03/09/2008
      • Internaute 43290
        Sondologue

      J’abonde ! J’adore l’Explicateur !

  • nath1601
    nath1601
    (engrange des connaissances)
    • Posté à 21h11 le 03/09/2008
    • Internaute 26471
      (engrange des connaissances)

    Tiens tiens, ça me rappelle un cours de géo de Première ou de Terminale... Notre prof nous avait expliqué (très grossièrement) les ressorts de l’économie capitalisée. Et je me souviens d’un document qui était somme toute assez choquant : plusieurs économistes ont montré que dans ce type d’économie, se succédaient des périodes de croissance, puis de crise, puis de décroissance, puis de croissance, etc... Avec des petites crises régulières et de fortes crises plus rarement (tous les 50-70 ans...). Alors, c’est quand qu’on se casse la gueule ? 1929, c’était il y a un certain temps déjà... !

  • micke
    micke
    utopiste
    • Posté à 21h17 le 03/09/2008
    • Internaute 13094
      utopiste

    intéressant mais il manque un truc :

    le financement des guerres afghanistan/irak qui est intimement lié au process

    (et évidemment le fait que la fed soit privée et au sommet de la pyramide)

    • Madiran
      Madiran répond à micke
      (Business Analyst)
      • Posté à 11h36 le 04/09/2008
      • Internaute 16911
        (Business Analyst)

      La « Fed » est privée ? Et la DCE indépendante...

      • Pas lolo
        Pas lolo répond à Madiran
        fasciné
        • Posté à 12h31 le 04/09/2008
        • Internaute 29635
          fasciné

        Exact. La Fed est un genre de consortium privé.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 21h28 le 03/09/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Changez tout, changez tout.
    Vot’monde ne tient pas debout.
    Changez tout, changez tout, changez tout.

  • Teberli
    Teberli
    Enseignant
    • Posté à 21h29 le 03/09/2008
    • Expert 48108
      Enseignant

    Le crédit a beaucoup changé :
    En 1950 on empruntait pour construire une maison.
    En 1960 pour acheter une voiture.
    En 1970 pour acheter un poste de TV.
    En 1990 pour acheter les pâtes

    En 1950 on pouvait faire grève.
    En 2008 c’est quasi impossible.

    Y a-t-il un lien entre ces phénomènes.

    Des idées pour avoir des pâtes et le droit de ne pas tout accepter ?

    Aux USA les personnes victimes des « subprime » des banques ont souvent été obligés de renoncer à leur maison. Les maisons saisies par les banques sont devenues invendables (parfois vandalisées avant l’éviction). Les banques (privées) US ont perdu beaucoup d’argent, elles ont demandé à l’état (public, lui) de les sortir de cette situation.

    Les champions du « laisser faire » (libéralisme) ont prié les contribuables de les renflouer, ils ont exigé l’intervention de l’état.

    Si la situation s’aggrave aux USA, il n’y en aura pas pour longtemps avant que nous soyons entraînés nous aussi dans le trou noir

    • Unstern
      Unstern répond à Teberli
      • Posté à 23h01 le 03/09/2008
      • Internaute 26295

      @ Teberli

      On sera assez vite fixés, puisqu’au 30 septembre prochain Fannie Mae et Freddie Mac devront chacun rembourser plus de 100 milliards de dollars. Et là, on saura si c’est la faillite ou la nationalisation…

      Tout ça (et bien d’autres choses) est expliqué sur l’excellent blog de Paul Jorion

      « Fannie Mae et Freddie Mac entre faillite et nationalisation »
      Lien

    • Humain
      Humain répond à Teberli
      • Posté à 01h11 le 04/09/2008
      • Internaute 21387

      A Teberli...

      Mais ! Nous sommes « déjà » dans le trou ! !

      Quand à « Fannie Mae » et « Freddie Mac » je pense que cela sera un peu reculé, pour cause d’élections...

      Avouez qu’il serait curieux de voir ces banques être nationalisées ...

      Comme quoi losque l’on confond la finance et l’economie, on se casse la figure (et je ne joue pas avec les sens des mots)

      Tt ce sont toujours, d’une façon ou d’une autre les contribuables qui payent !

    • suffren
      suffren répond à Teberli
      • Posté à 11h24 le 04/09/2008
      • Internaute 30483

      @Tiberli
      « en 1950 on pouvait faire greve
      en 2008 c’est quasi impossible »
      Et c’est un enseignant qui dit ca ?
      Le moins que je puisse dire est que vous ne manquez pas d’air.

  • zorbeck
    • Posté à 21h40 le 03/09/2008
    • Internaute 9110

    Il est clair que les décideurs sont allés trop loin et que la titrisation des créances est une belle arnaque qui s’est retournée en partie contre ceux qui l’ont promue, mais pas seulement contre eux et c’est là ou ça fait mal. On pourrait aussi mentionner la responsabilité écrasante des « rating agencies » qui ont fait semblant de ne rien voir pour ne pas perdre leurs clients, et ce sont eux qui sont les principaux responsables de l’effet de levier évoqués dans l’article (leur blanc seing ayant permis à la spirale infernale de continuer pendant un certain temps).

    Ceci dit, prêter aux pauvres n’est pas en soi une malhonnêteté, il ne faudrait pas non plus jeter le bébé avec l’eau du bain et j’ose espérer que toutes les créances ainsi engagées ne seront pas insolvables.

    Par contre, ce qui me désespère le plus c’est que les principaux responsables s’en sortent toujours. C’est vrai pour des pays plus ou moins libéraux comme les US, mais c’est aussi vrai pour des pays plus étatistes comme la France ou des désastres de l’ampleur du Credit Lyonnais (aux frais du contribuable lambda) n’ont été suivis d’aucune condamnation des décideurs...

  • vol19
    • Posté à 21h49 le 03/09/2008
    • Internaute 13492

    Au final qui est le propriétaire de cet immense parc immobilier « bas de gamme » péri-urbain aux US ? Comment sera t-il géré ?

    Si les banques qui ont conclu le prêt ont vendu la créance à des « hedges funds », sans doute en est-il de même que l’hypothèques...Et alors au final qui est le propriétaire des maisons ?
    Il est dit : les « banques » mais si elles ont vendu la créance, elles ne peuvent être en plus propriétaires du bien ? Qui ? les hedges funds ? institutions ? au final les fonds souverains ?

    • Ellington
      Ellington répond à vol19
      • Posté à 08h42 le 04/09/2008
      • Internaute 27898

      Les capitalistes chinois

      • vol19
        vol19 répond à Ellington
        • Posté à 13h25 le 04/09/2008
        • Internaute 13492

        @ à qui peut répondre ? auteur, Pascal Richié... ?

        Je reviens sur la question « qui est propriétaire au final des actifs immobiliers ? » Je n’ai lu aucun articles la-dessus pour le moment. Probablement des capitalistes Chinois comme le note Ellington,mais aussi des fonds des pays du golfe, de Russie, Japon, Singapour...
        Ca doit être très compliqué parceque le parc immobilier possédé doit être très dispersé dans tous les US ? Et les propriétaires sont aussi très dispersés ? Donc, on peut émettre l’hypothèse que des intermédiaires vont émerger pour rassembler et gérer le parc immobilier en locations à bas coût, s’ils ne veulent pas perdre la valeur totale de l’actif qui tend vite à se dégrader ? A moins que ces fonds étrangers ne décident d’utiliser autrement tout ce foncier ? ... qu’ils détiennent dans ces zones périurbaines US...et qui se dévalorise aussi paradoxe à cause à cause de la chereté du pétrole que détiennent majoritairement ces pays-là...

        Mais si j’ai bien compris, la perte lié au subprimes ne vient pas seulement du défaut de paiement des maisons, qui se retrouvent invendables, mais aussi parce que les sociétés financières qui ont spéculé ont utilisé l’effet de levier, c’est à dire emprunté pour acheter ces titres. Est ce que l’on sait dans la perte globale des subprimes la part de ce qui est lié au défaut de paiement des biens réels (maisons) et la part liée aux emprunts du « leverage » des acteurs financiers ?

        Quelle sera l’incidence pour les USA, que davantage de banques, maisons financières appartiennent aux fonds souverains étrangers ?

  • affreuxjojo
    • Posté à 21h59 le 03/09/2008
    • Internaute 29421

    Le mécanisme du gonflement de la bulle immobilière a été rigoureusement décrit depuis plusieurs années par des journaux non spécialisés mais sérieux ( le Monde Diplo par ex). Son éclatement inévitable et ses graves conséquences ont été décrites également. Ne manquais que la date exacte. Nous y voila.
    C’est l’éternelle histoire de Cassandre. Punie par les dieux, elle reçoit deux étranges dons. Celui de prévoir les catastrophes, mais aussi celui ne n’être écoutée par personne...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 22h20 le 03/09/2008
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Et en France, évidemment cela ne peut pas arriver ! ! Qui n’a pas vu dans son village, sa ville ou son hameau un projet venu de nul part avec de merveilleux appartements de rapport T1 au T4.
    L’occasion était trop belle avec des papy boomers en retraite et la defiscalisation De Robien, les promoteurs se sont engouffrés dans le fromage et ont proposé « sur plan » un monceau de projets pour classe moyenne.
    Conséquences :

    - Pléthore de logements avec loyers prohibitifs
    - Hausse du nombre de logements vides
    - Méfiance des banques pour les prêts immobiliers

    Restons calmes et buvons frais en attendant les conséquences de la spéculation à la française
    Les logements sociaux remplacés par des pièges à cons, fallait y penser !
    La France des propriètaires, l’illusionnite a encore frappé

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h42 le 03/09/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    VÉRITÉS DE LA PALICE

    Quand on lit un tel témoignage (celui de Mr Greed) ce qui surprend, ce n’est pas ce qu’il révèle, mais le fait que certains soient encore surpris par ce qui aurait dû sauter aux yeux de tous ceux qui voulaient bien les ouvrir. C’est-à-dire finalement pas grand-monde, à commencer par ces inénarrables « spécialistes » qui ne passent pas un jour sans essayer de nous convaincre que la crise est derrière nous.

    Décidément, le syndrome de l’autruche est solidement implanté dans les consciences. Et même pire, au-delà, dans les tréfonds de notre stupidité congénitale.

    • pianoman
      pianoman répond à Le Yéti
      musicien
      • Posté à 10h33 le 04/09/2008
      • Internaute 51684
        musicien

      ce qu’il faut comprendre, cher yéti, quand les « spécialistes » nous disent que la crise est DERRIERE nous, c’est qu’on l’a DEJA dans le c...
      maintenant, ces affirmations viennent souvent de gens plutot spécialistes dans les cravates qui vont pas avec la chemise, et qui s’y connaissent à peu près autant que Ben Laden en andouillettes.La preuve de ce que j’avance, j’étais à l’école primaire avec Nicolas Baverez, et comme il était jamais 1er(c’était souvent moi !), il pleurait à chaque fin de trimestre, et c’estlà, et un peu à cause de moi, qu’il a fomenté sa vengeance.J’espere qu’il prendra le temps de consulter avant d’avoir effectué ses 58 ans de cotisations obligatoires.

  • Ganjine
    Ganjine
    fainéant
    • Posté à 22h41 le 03/09/2008
    • Internaute 51612
      fainéant

    C’est peut-être une bêtise ce que je vais dire mais bon :
    Il me semble que dans cette affaire de subprime afin de maximiser pour la banque les bénéfices, il fallait qu’une partie des empruteurs fassent faillite (dans un faible ratio tout de même pour ne pas ébranler le marché) afin que la banque puissent récuperer le bien mobilier à tès bon compte (en effet l’emprunteur les premières années ne fait que payer des intérêts et ne remboursent pas du tout le capital) le revendre à quelqu’un d’autre avec un crédit subprime etc etc etc...
    C’est à dire que la défaillance d’un certain nombre d’emprunteurs était planifié à la base au moment du lancement des crédits subprimes et n’est pas au contraire une conséquence inattendue d’un montage financier aléatoire.

    Est ce que quelqu’un (l’auteur de l’article par exemple) peut infirmer ou confirmer cela ?

    • richy
      richy répond à Ganjine
      • Posté à 09h29 le 04/09/2008
      • Internaute 38388

      oh ce serais vicieux ! ! ! !
      mais exellent ! enfin sur le plan du vice bien sur !
      personnellement je pense que c’est ce qui est fait !

  • affreuxjojo
    • Posté à 23h22 le 03/09/2008
    • Internaute 29421

    Je ne pense pas que l’idée de base des subprimes était la récupération des logements par la banque. Le principe était plutôt d’augmenter au maximum les taux d’intérêts. Les banques parvenaient à placer ces taux exorbitants en persuadant les emprunteurs qu’ils ne prenaient en fait aucun risque puisque le cours de l’immobilier était a la hausse régulière depuis 20 ans. Donc, si l’emprunteur ne pouvait plus suivre la montée des remboursements, il lui suffisait de revendre. La hausse du bien devant compenser les intérêts déjà versés.
    La faille du système, c’est évidemment qu’une hausse peut être prolongée, mais n’est jamais infinie. C’est ce retournement de tendance qui a fait s’effondrer l’ensemble du système.

    • Argos
      Argos répond à affreuxjojo
      • Posté à 11h08 le 04/09/2008
      • Internaute 17902

      Parceque vous pensez que le pauvre bougre (et ce n’est pas péjoratif) qui s’est acheté une maison l’a fait en pensant spéculer sur la hausse du marché ? ? ?

      Faut quand même pas exagérer. S’il a investi, c’est uniquement pour se loger, en faisant confiance au bandit qui était en face de lui.

  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 23h42 le 03/09/2008
    • Internaute 17993

    Il dit quoi, Jean-Marc Sylvestre ? Il est en vacances, Jean-Marc Sylvestre ? Allo ? ?

    JFT_Charenton

    • Humain
      • Posté à 00h44 le 04/09/2008
      • Internaute 21387

      A Jean-François
      Personnellement j’ai toujours pensé que ce monsieur Jean-Marc Sylvestre était le pire des financiers qui le monde ait porté
      (Mais il n’esr pas le seul ! Mais de plus il se prend pour un économiste !)

      • azerty69
        azerty69 répond à Humain
        ExecutieveBranleur
        • Posté à 09h10 le 04/09/2008
        • Internaute 42089
          ExecutieveBranleur

        Tout a fait. Et je me demande ce qu’un propagandiste libéral-droite comme lui fait sur une radio « de gauche ».

        Je me demande aussi si il est très bête ou si il pense vraiment les énormités qu’il dit.

      • richy
        richy répond à Humain
        • Posté à 09h38 le 04/09/2008
        • Internaute 38388

        peut étre ce mr sylvestre n’est il que le mr média de la banque mr tout vas bien,dormez braves gens,un acteur en somme,il n’a pas toujours l’air aussi stupide que ca alors il est peut étre le coup de vice des millieux financier, celui qui fait entrer les nouveaux,ceux qui seront plumés ! ? car il faut toujours des nouveaux sinon ! ! comme a velo, tu arrete de pedaler tu tombe !

  • Humain
    • Posté à 02h46 le 04/09/2008
    • Internaute 21387

    En gros ce sont des ménages américains, et les notres, qui se sont retrouvés à la rue, leurs maison vendues, à la suite d’augmentation des remboursements ! !

    Ne nolus leurrons pas, « les subprimes » visent et frappent en France dans notre héxagone !

    Mais « La crise des crédits “subprimes” aux États-Unis a aussi fait des heureux » ! ! Et de très gros heureux... ! !
    Et la question devient : Comment gagner de l’argent quand les pauvres en perdent ?
    Un rapport de l’AFP (et de France Bourse 8 nov 2007) en donne quelques ficelles :
    « Nathanaël Benzaken, directeur de la recherche et de la sélection des “hedge funds” chez Lyxor, (“Société Générale”) nous explique le fonctionnement du système de la vente à découvert (“sell short”).

    En Europe nous ne sommes absolument pas à l’abri des tels requins, hélas... ! !

    On nomme ceci spéculer à la baisse : plus une société cotée en bourse perd, plus ce genre de société empoche !
    (Au détriment des emplois, cela va sans dire)

    Les banques sont t-elles coupables ?
    Non, pas du tout....
    Tout simplement parce que, à cause de la législation, elles font faire ce travail à leurs filiales.

    Ces filiales ou plutôt “partenaires” (ce terme est plus élégant) chez nous se nomment Sofinco, Cofidis etc.... (qui sans gérer l’augmentation des taux d’emprunt,plus subtilement en augmentent la durée... Il fallait y penser ! !)

    Question : Comment se fait-il que l’organisme qui “fait” du micro-crédit, soit devenu milliardaire ?

    Le “subprime” est une sorte de crédit permettant d’éponger » les pauvres.

    Au moins cet article de Rue89 n’en élude pas l’explication des principes.

  • Terence
    • Posté à 00h20 le 04/09/2008
    • Internaute 15208

    « Votre “ordre” est bâti sur le sable. »
    Rosa Luxemburg

  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 00h50 le 04/09/2008
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    est-ce qu’un des députés UMP qui bloguent sur Rue89 peut nous donner son point de vue sur la question, ou ne sortent-ils que pour lécher les bottes de leur patron ?

    • Cinsault
      Cinsault répond à asozial
      Graine de rosé
      • Posté à 08h58 le 04/09/2008
      • Internaute 24720
        Graine de rosé

      Oui ce serait intéressant d’écouter ce qu’ils ont à dire, surtout que c’était une des propositions de leur candidat Sarkozy que d’importer ce système en France et d’encourager les ménages à s’endetter en hypothéquant leur logement !
      Avec la hausse des taux d’intérêt et la baisse de l’immobilier, j’aimerais bien aussi savoir combien de gens vont se retrouver piégés avec les dispositifs de Robien au bout des 9 ans du système.

      • Argos
        Argos répond à Cinsault
        • Posté à 11h14 le 04/09/2008
        • Internaute 17902

        « encourager les ménages à s’endetter en hypothéquant leur logement ! »

        une belle lapalissade ... ou alors expliquez moi comment il est possible de faire autrement.
        prêter, pour une banque étant synonyme de : hypothèque, caution, autre caution, surcaution, hypercaution ...

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 03h01 le 04/09/2008
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    René Ricol a remis son rapport sur les « subprime ».

    Selon lui :

    « la crise actuelle présente la particularité d’être purement financière, sans lien originel avec l’économie réelle. »

    Pour ne citer qu’une cause, René Ricol « choisirait le système de rémunération des professionnels de marché qui les pousse à faire beaucoup d’argent, et tout de suite ».

    Effectivement si économie et ecologie ont une racine commune...

    La finance elle, lorsqu’elle est le fait d’opérateurs sans foi ni loi peut conduire le monde à des désastres.

    C’est un peu ce qui est en train de de produire.

    Comme le souligne justement l’auteur de cet article :
    « Fannie et Freddie seront quoi qu’il arrive sauvés par l’Etat car ils sont “ too big to fail ”, prouvant -une fois de plus- que la théorie suivant laquelle les marchés s’autorégulent est fausse »

    Et l’indépendance de la BCE à mon sens devrait donner à réflechir à nos dirigeants tant qu’il n’est pas encore trop tard !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 03h00 le 04/09/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Ce qui est étonnant, avec cette crise dite des « subprimes », née aux Etats-Unis, c’est que là-bas l’économie redémarre - le dollar, faible jusqu’à présent, est un atout pour les exportations - alors que finalement c’est l’Europe qui entre en récession ! Tricky guys !

  • DIOPZO
    • Posté à 08h30 le 04/09/2008
    • Internaute 24613

    Merci à l’auteur de cet article pour la clarté de l’exposé ; si le but est pédagogique, on peut dire qu’il est atteint.

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