Tchat 02/09/2008 à 16h00

Peyrelevade : « Les solutions de Sarkozy n'ont pas de cohérence »

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

Ancien président du Crédit Lyonnais, il vient de publier « Sarkozy, l’erreur historique », essai qui s’en prend à la politique économique du président, « champion de la résolution des problèmes simples », mais qui « ignore la complexité ». Jean Peyrelevade a répondu ce mardi aux questions des internautes de Rue89.

Le tchat avec Jean Peyrelevade


Rue89 : Nicolas Sarkozy va piocher dans la poche des épargnants pour financer le RSA, cela signifie-t-il qu’il n’y a vraiment plus de marges de manoeuvres pour financer de nouvelles politiques ?

Jean Peyrelevade : Exact. Le budget est exsangue. On aura beaucoup de mal à respecter la limite de 3% du déicit budgétaire en 2008 et donc il est impossible d’engager de nouvelles dépenses sans ressources affectées, ce qui est détestable.

Thierry Reboud : Ne réduisez-vous pas l’action politique à la question de la maîtrise des comptes publics ? Et, considérant le financement annoncé du RSA (une taxe sur les revenus financiers), jugez-vous qu’il s’agit de l’amorce d’un changement de cap de la part de Sarkozy en matière de politique économique et sociale ?

Jean Peyrelevade : A la première question : je ne le crois pas. Si vous lisez mon livre, vous verrez que ma préoccupation principale est l’absence de compétitivité de l’appareil productif français. Le déficit public en est l’une des raisons. A la deuxième question : je ne crois pas, puisqu’il procède suivant sa méthode habituelle. Chaque problème doit avoir une solution immédiate, mais ces différentes solutions n’ont pas de cohérence entre elles.

Taner : Vous estimez que la compétitivité française est insuffisante alors que la main d’œuvre française est une des plus productives au monde et est globalement assez qualifiée pour faire face à ses concurrentes européennes, de plus la main d’œuvre industrielle française est loin d’être la plus chère d’Europe, contrairement à certaines idées reçues. Bref, quelles sont vos idées pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises ?

Jean Peyrelevade : Il y a plusieurs inexactitudes dans la question, si vous me permettez. La main d’oeuvre française a une productivité horaire très élevée, mais comme nous travaillons beaucoup moins d’heures que la plupart de nos concurrents, la productivité par tête est sensiblement plus basse. Enfin, depuis 2000, et contrairement à une idée reçue, les salaires réels en France ont progressé davantage que dans le reste de l’Europe, ce qui fait que le coût salarial unitaire en France est aujourd’hui parmi les plus élevés en Europe. Je pense que seule la suède et la Belgique et peut-être la Norvège nous dépassent. Mais, je ne milite pas pour une amélioration de la compétitivité par la baisse des salaires. Je pense qu’il faut surtout investir davantage afin de rendre notre économie beaucoup plus capitalistique, c’est-à-dire dans laquelle la productivité de la main d’oeuvre est fortement accrue par les équipements matériels (machines) et immatériels (informatique) mis à sa disposition. L’un de nos défauts principaux est que nous n’investissons pas assez.


Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

Carmagnole : Les richesses produites (la valeur ajoutée) ont augmenté de 3,3% en 2007 et le salaire brut a seulement progressé de 1,4% ? Est-ce ce résultat, Monsieur, que vous qualifiez de « demander trop aux entreprise et pas assez aux ménages » ?

Jean Peyrelevade : Je suis désolé d’avoir des statistiques différentes des vôtres. L’Insee nous dit que la croissance 2007 a été de l’ordre de 2% et le pouvoir d’achat 2007 a encore progressé en moyenne de 3,3%. La part des ménages dans le revenu national a donc augmenté. Si on remonte plus loin, la marge brute des entreprises en proportion de leur valeur ajoutée a atteint en France un record absolu de 33% en 1989. Elle recule progressivement depuis, et est tombée en 2007 légèrement au-dessus de 30%. La moyenne européenne est à 38%. Le chiffre allemand est de 41%. Il n’y a aucun pays en Europe de l’Ouest où les marges des entreprises soient plus faibles qu’en France. C’est parce que nos entreprises ont des marges insuffisantes qu’elles investissent peu, qu’elles font peu de recherches, qu’elles n’innovent pas assez en termes de nouveaux produits, et qu’elles exportent de moins en moins. C’est pour cela que notre taux de croissance diminue.

Pierrrrre : Je sais que vous n’êtes venu à la tête du Credit Lyonnais qu’après le départ du sympathique Yves Haberer, mais je suis quand même étonné que vous puissiez vous permettre de donner des leçons de gouvernance, ayant été à la direction d’une banque, le Credit Lyonnais ,forte en magouilles, détournements, pertes abyssales pour le pays, et condamnations judiciaires et incendie aux origines douteuses. Monsieur Peyrelevade, cette affaire du Crédit Lyonnais a fait perdre à la France 15 milliards d’euros, soit mille euros par famille française, où est passé cet argent ?

Jean Peyrelevade : Premièrement, vous confondez les incendiaires et le pompiers. Ayant été appelé à la tête du Crédit Lyonnais pour le redresser, ce que j’ai fait, je ne vois pas pourquoi cette tâche honorable m’interdirait aujourd’hui de parler. Demandez ce qu’ils en pensent aux anciens salariés du Crédit Lyonnais. L’argent a disparu pour la plus large part dans des pertes pures et simples, c’est-à-dire qu’il a été détruit. Pour une part, sans doute minoritaire, il a enrichi des acteurs variés, certains parfaitement honnêtes, d’autres qui le furent moins. Reportez-vous aux chroniques judiciaires.

JCF88 : Enfin, concernant l’affaire du Lyonnais, Jean Peyrelevade, vous avez dénoncé le fait de ne pas avoir été entendu dans le cadre de la procédure qui oppose la banque à l’ancien homme d’affaires Bernard Tapie. Etes-vous toujours aussi révolté ? Pourquoi ne pas écrire un livre sur ce sujet ?

Jean Peyrelevade : J’ai déjà écrit un livre sur l’affaire Executive Life et ne voudrais pas consacrer tous mes loisirs à parler de ma vie passée. En outre, je n’ai pas très envie d’une fréquentation prolongée du personnage de Bernard Tapie, fut-ce par l’écriture d’un bouquin.


Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

Madmax : Pourriez-vous, en tant que banquier, expliquer ce qu’est le droit de seigneuriage ? Une fois ce terme expliqué, pourquoi, par la loi du 4 août 1993, l’Assemblée nationale, garante de l’intérêt générale, a accordée l’exclusivité de ce droit aux banques privées ? Cette décision n’empêche-t-elle pas l’Etat de s’accorder les fonds nécessaires à une relance économique, comme ce fut le cas lors de la crise des années 30 ?

Jean Peyrelevade : Le droit de seigneuriage est lié à l’alimentation de l’économie en ce qu’on appelle la monnaie centrale, constituée des billets et des avances consenties par la banque centrale aux banques ordinaires. La monnaie centrale a pour la banque centrale un prix de revient à peu près nul et elle la fait payer en taux d’intérêts par les banques commerciales. D’où un bénéfice structurel. Cela n’empêche en rien une relance économique, dès lors que la banque centrale est décidée à la favoriser. Mais la décision de politique monétaire, plus ou moins favorable à la relance, est entre ses mains. D’où les critiques aujourd’hui adressées à Monsieur Trichet par beaucoup d’hommes politiques français. Je pense que la banque centrale européenne et Monsieur Trichet ne méritent ni cet excès d’honneur ni cette indignité. J’ai sur la question une vue une peu subversive : dans l’état actuel de l’économie française, un quart de point de plus ou de moins sur les taux d’intérêts aurait assez peu d’influence macroéconomique.

Lili Buzette : Pourriez-vous me donner votre avis concernant la dépénalisation des crimes financiers mise en place par Nicolas Sarkozy ? Assisterons-nous à une sorte de Berlusconnerie à la Française ?

Jean Peyrelevade : La question est complexe. De mon point de vue, aucun « crime financier » ne doit être dépénalisé. Cela étant, il y a dans la législation actuelle une qualification pénale à des erreurs ou même des fautes qui à mon avis devraient ne relever que du civil. Si vous me permettez un exemple personnel, et pour augmenter à vos yeux ma propre indignité, j’ai été en 1993, après cinq ans de procédure (un jugement de première instance, un jugement d’appel, un arrêt cassé par la Cour de cassation et un deuxième jugement d’appel), condamné à une amende pénale (6000 francs) pour un délit d’entrave parce que j’avais sur un projet d’entreprise informé le comité d’entreprise de l’UAP alors que j’aurais du le consulter. Je pense qu’on aurait pu économiser beaucoup d’énergie. Je pense que ce qui s’est passé à propos d’un arbitrage récent dont on a déjà parlé (le cas Tapie) donne un caractère relativement plausible à cette comparaison avec le système Berlusconi.

François Toulouse : Où en êtes-vous de votre carrière politique ? Pourquoi un homme tel que vous ne se présenterait pas à un poste comme président de l’Europe ? Votre modestie, votre humour, votre sagacité y ferait merveille, et, de plus, je vois que vous êtes un ancien socialiste, comme Monsieur Strauss-Kahn, qui n’a pourtant pas votre clairvoyance. (Ndlr : une question des fatals flatteurs ?)

Jean Peyrelevade : Je suis actuellement vice-président du MoDem, j’ai un modeste mandat de conseiller municipal dans le 16è arrondissement de Paris. J’ai décidé de m’engager en politique, non pas pour des raisons de carrière (la mienne est à la fois honorable et suffisante), mais parce que je suis inquiet pour mon pays. J’irai où François Bayrou me demandera d’aller. La prochaine échéance importante pour le MoDem sont les élections européennes de juin 2009. Je ne me rase pas le matin en pensant au type de destin que vous me suggérez. Je préfère réfléchir au vocabulaire le plus adapté pour exprimer ma pensée sur les problèmes de fond, sur lesquels j’estime avoir quelque chose à dire. Le MoDem est un parti jeune, en train de s’organiser, l’atmosphère y est très chaleureuse, sympathique, j’y suis responsable des questions économiques et j’ai monté sans difficulté une commission économique où je suis persuadé que j’aurais entre 100 et 200 militants venant régulièrement travailler sur les sujets qui le méritent.


Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

Hemlec : L’erreur de Sarkozy n’est-elle pas non plus, en période de crise, de ne pas anticiper voire faciliter la transition vers un autre système économique, qui soit une sorte de capitalisme « durable » ?

Jean Peyrelevade : Certes, vous avez raison, mais il faut bien voir que toute transition réelle vers une forme de développement durable va nécessiter un niveau encore accru d’investissement, puisqu’il va falloir revisiter tous nos processus productifs, rénover notre habitat, développer les transports collectifs, etc. Et, donc, on voit bien, une fois de plus, que face à ce défi, notre économie souffre d’un handicap très sérieux : investir oui, mais avec quel argent ?

Blaise11 : Vous sentez-vous proche de la doctrine de Muhammad Yunus, dit du « social business » ? Pensez-vous qu’elle soit applicable en France ?

Jean Peyrelevade : Elle est certainement applicable, je la trouve très sympathique, méritoire, nécessaire vis-à-vis des défavorisés, mais, et je vais probablement vous décevoir, je ne crois pas qu’elle puisse avoir une influence telle qu’elle devienne macroéconomiquement significative dans un pays tel que la France, probablement toujours pour la même raison : les projets financés par Muhammad Yunus sont des projets peu capitalistiques à destination d’une main d’oeuvre assez peu qualifiée. Ce n’est pas là-dessus qu’une économie développée peut asseoir sa croissance.

Rue89 : Ne pourrait-on pas retrouver des marges de manoeuvres en organisant un plan de relance au niveau européen, financé par l’emprunt ?

Jean Peyrelevade : Je suis assez favorable à un plan de soutien de la conjoncture au niveau européen, mais pas par l’emprunt. L’Europe tout entière n’investit pas assez. La vraie mesure politique serait de définir, au niveau européen, un budget d’investissement alimenté assez largement par l’impôt européen, et marginalement par l’emprunt, budget d’investissement dont l’utilisation pourrait être plus ou moins intense en fonction de la situation conjonturelle. Pourquoi je n’aime pas l’idée d’emprunt ? Parce qu’elle permet aux Etats membres de ne pas perdre leur pouvoir de décision. On va faire des économies au niveau de la PAC, on pourrait définir un budget d’investissement européen. Le banquier veut toujours des fonds propres face à un emprunt.



Présentation du tchat

Jean Peyrelevade vient de publier « Sarkozy, l’erreur historique », essai qui s’en prend à la politique économique du président, « champion de la résolution des problèmes simples », mais qui « ignore la complexité ».

Tenant de la bonne gestion des comptes publics, l’ancien président du Crédit lyonnais détaille ce qu’il considère comme les faiblesses actuelles de la France : déficit public excessif, investissement insuffisant, temps de travail trop bas, comptes sociaux profondément déséquilibrés, compétitivité ridicule par rapport à nos voisins européens.

Sarkozy ou « la recherche du résultat immédiat »

L’auteur estime aussi que le partage de la valeur ajoutée n’est pas favorable au capital, contrairement à ce qu’affirme une partie de la gauche : « Ma thèse est que la France demande trop aux entreprises et pas assez aux ménages », résume-t-il.

Il reprend point par point toutes les décisions économiques de Nicolas Sarkozy, un modèle selon lui de court-termisme et de démagogie :

« Tout tient à la recherche du résultat immédiat. On ne dit pas aux Français : ’Vous allez travailler plus parce que la machine économique en a besoin pour produire davantage de richesses’ ou ’vous allez travailler plus afin d’augmenter dans un premier temps le taux de croissance puis de gagner plus dans un ou deux ans’.

“Non, on leur dit : ‘Vous allez travailler plus pour aussitôt gagner plus’, ici et maintenant. Chacun doit trouver un avantage instantané à la réforme. Qui va payer pour ce miracle ? L’Etat, bien sûr.”

Ancien membre du cabinet de Mauroy, candidat MoDem à Paris

Ancien professeur à l’école Polytechnique, Jean Peyrelevade emmène son lecteur dans une promenade macroéconomique très didactique et éclairante, renvoyant largement gauche et droite à leurs vieilles lunes.

Jean Peyrelevade a également travaillé au cabinet de Pierre Mauroy lorsque celui-ci était Premier ministre de François Mitterrand, et a été candidat MoDem lors des dernières élections municipales à Paris (XVIe arrondissement). Il est aujourd’hui banquier d’affaires.

Sarkozy : l’erreur historique de Jean Peyrelevade - éd. Plon, coll. Tribune libre - 200p., 18€

Photos : Jean Peyrelevade, ce mardi, dans la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

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  • lili.buzette
    • Posté à 20h54 le 01/09/2008
    • Internaute 17584

    Bonjour Mr Peyrelevade .

    Ma question sera courte. Concernant la dépénalisation des crimes financiers mise en place par Nicolas Sarkozy
    pourriez vous me donner votre avis.

    Assisterons nous a une sorte de Berlusconnerie a la Française ?
    Quand sera t il des particuliers ?
    Se retrouveront -ils encore plus démunis pour se défendre qu ils ne le sont déjà maintenant face aux banques , assurances , comptable etc

    Par exemple j ai pu lire que des centaines de personnes portaient plaintes contre la caisse d’épargne pour une histoire d’investissement
    Nous vivons une époque de turbulence économique mondiale grave et comme tout a chacun j aimerais pouvoir garder mes droits et protéger mes proches

    Que se passera t il si une banque une assurance une agence peu importe met la clé sous la porte du jour au lendemain ?
    Juridiquement il serait même intouchable après les différents textes déjà passer et les autres a venir.

  • Sexus Empiricus
    • Posté à 22h32 le 01/09/2008
    • Internaute 6004

    Lorsque dans son catalogue des faiblesses actuelles de la France, M. Peyrelevade affiche le temps de travail, présumé « trop bas », cette présomption d’allure évidente n’est pas plus innocente que fondée.

    À suivre l’oeil et le doigt de M. Peyrelevade, on voit bien quelle est la direction : Irlande, Etats-Unis, voilà le paradis sur la planète ! Les plus forts PIB par habitant, en travaillant bien plus que nos 1500 heures annuelles, preuve que l’on a rien sans rien.

    M. Peyrelevade ne veut pas voir qu’en travaillant « seulement » 35 heures, les Français n’ont rien à envier aux Japonais ou aux Espagnols. Encore moins à la Grèce, à la Pologne (2000 heures/an), pour ne rien dire de la Turquie ou du Mexique, dont les indicateurs de richesse ne cassent pas des barres.

    Deux questions à M. Peyrelevade :
    1) Est-ce que la Norvège est un pays du tiers monde ?
    (Pour mémoire : le pouvoir d’achat des Norvégiens est l’un des plus élevés au monde ; or les travailleurs, là haut, font tourner la machine moins de 1500 heures par an.)
    2) Croyez-vous que « travailler plus » (l’erreur historique ?) et travailler tous c’est du pareil au même ?

  • lemuet
    • Posté à 23h02 le 01/09/2008
    • Internaute 26129

    Voyez comme je suis naïf je croyais cézigue en prison pour avoir kervielisé le crédit Lyonnais mais non : » il est libre Max on dit même qu’on l’a vu voler(sic) ».Il nous la baille belle avec son commissaire (aux comptes)Valence alias Tapie. Cela ressemble à ces détrousseurs de cadavres se battant pour le partage des dépouilles d’un soldat mort.Et ça écrit par dessus le marché, à l’usage de Bling bling et de sa gourgandine à musique. Il nous faudrait un Beaumarchais pour illustrer tout cela

  • normandie
    normandie
    ingénieur
    • Posté à 23h03 le 01/09/2008
    • Internaute 51947
      ingénieur

    Je suis d’accord pour dire que la fiscalité et les charges sont trop fortes sur le travail et sur les entreprises.

    Il faut donner les moyens à chacun d’assurer son avenir par un travail rémunérateur et valorisant.

    Il faut que collectivement la France travaille plus et mieux (surtout mieux), sache mieux accueillir les immigrants et les promouvoir vers un avenir meilleur.

    Cela ne veut pas dire individuellement travailler plus d’heures sur un job.

    Voici un petit texte pour réfléchir car la partage du temps de travail, la manière dont on le répartit ainsi que les qualifications et les rémunérations sont l’essence même du libéralisme économique d’Adam Smith. La diabolisation des 35h a hélas tué le débat sur la notion de temps de travail et ses représentations alors qu’il fallait continuer à y réfléchir.

    Tout le débat sur le temps de travail a été limité à des arguments comptables sur les 35h. Cela a éliminé en France et ailleurs toute réflexion saine sur ce thème.

    Chirac disait que le travail ne se partage pas.

    Personne, dans le monde politique et économique, n’a dit que tout le système capitaliste et libéral est basé sur la division du travail, comment on répartit les tâches, les qualifications. Adam Smith ne disait pas autre chose.

    La réduction du temps de travail tire une population vers le haut, vers le progrès. En effet, elle oblige de ne pas travailler dans la routine, de travailler l’organisation, les outils, elle oblige à investir, à déléguer, elle tire donc les niveaux inférieurs vers le haut par la formation continue. J’en oublie surement.

    Il y a forcément une asymptote à la réduction du temps de travail hebdomadaire, mais c’est stupide de stigmatiser la loi Aubry.

    En sus, il est faut de dire que cette loi a obligé les entreprises à appliquer les 35h de manière uniforme. Rien n’est plus faux. Les modalités d’application étaient souples. En sus, la première loi permettait une expérimentation pilote.

    Quand à la stagnation des salaires, elle est plus due à la compétition internationale qu’à la loi Aubry.

    Ensuite, la réduction du temps de travail permet à des cadres de la vie économique de prendre des responsabilités dans les milieux associatifs, politiques ou autres en préservant leur équilibre familiale.

    Bref, la réduction du temps de travail peut, si elle est bien pensé et accepté, tirer une population vers le haut en nous tirant de la condition animale.

    Mr Peyrelevade, je suis au modem et je construis le programme du modem avec vous. Je suis aussi responsable national du thème transports et environnement à cap21.

    Je crois qu’il faut se rapprocher des systèmes fiscaux et de protection sociale des scandinaves. La société des inégalités croissantes n’a pas courts dans ces pays.

    • richy
      richy répond à normandie
      • Posté à 15h40 le 02/09/2008
      • Internaute 38388

      Je suis d’accord pour dire que la fiscalité et les charges sont trop fortes sur le travail et sur les entreprises.c est de vous !
      pour moi c’est : les entreprises on un « singe sur le dos“expression des toxicomanes pour dire la dépendance,qui leur grignotte toute leure énergie ce singe s’appel la BANQUE,toutes les charges sociales versée par les entreprises en france sont d’un montant inférieur atoutes les charges sociales versée par les entreprises en france qui sont d’un montant inférieur a la charge représentée par les frais dus a la banque

  • pipopoint
    pipopoint
    cadre
    • Posté à 23h34 le 01/09/2008
    • Internaute 51950
      cadre

    Au lieu de s’invectiver et de rabâcher les mêmes remar ques sur ceux qui nous gourvernent, nous ferions mieux de réfléchir aux actions qui permettraient à la France de remettre en route le flux de la richesse.
    Que ceux qui s’imaginent que la réquisition de l’argent des riches résoudrait nos problèmes se mettent le doigt dans l’oeil jusqu’au coude.
    Notre déficit du commerce extérieur (48,4 mds d’euros ! ! !) montre bien que nous nous vidons de ce qui nous reste de richesse...
    Et l’argent des riches ne ferait que retarder l’état de faillite vers lequel nous plongeons depuis 30 ans et de plus en plus vite.
    Ce qui tue les économies c’est la recherche effrenée du profit pour le profit
    Tout le monde peut comprendre qu’une entreprise doit pouvoir gagner plus d’argent qu’elle n’en dépense pour assurer son avenir. Mais quel est le rôle d’une entreprise dans nos sociétés ?
    => créer des produits devant satisfaire une hiérarchie de besoins bien connue tels que se nourrir, se loger, se soigner et penser à l’avenir de nos enfants.
    Il semblerait qu’en Allemagne les grosses entreprises entraînent les PME avec elles pour exporter. Même si les Allemands sont loin d’être des saints, ils ont compris que jouer collectif dynamise non seulement le commerce extérieur mais l’économie nationale
    Dans un premier temps, ne serait-il pas urgent qu’en France cette orientation devienne une priorité économique au lieu de ces réformes inutiles car de nièmes ordre des soucis des français ? ?
    Une entreprise ne doit-elle pas avoir et être jugée sur sa portée sociale ? ? ?
    N’attendons pas tout de ceux qui nous gourvernent car ils n’en savent pas plus que nous, ou nous ne les intéressons pas ce qui serait pire......

    • acdc02
      acdc02 répond à pipopoint
      Français d'en bas
      • Posté à 01h41 le 02/09/2008
      • Internaute 51952
        Français d'en bas

      Je crois que le pire est crédible ...
      Je ne peus bien parler que de ce que je connais, et pour parler de l’entreprise qui m’emploie , je ne compte plus les milliers d’euros engloutis dans des projets bidons , le personnel mal employé et même dégouté à force de non reconnaissance de leur implication personnel et qui stagne sans espoir d’évolution !
      La main d’oeuvre est un puissant outil de travail , mais si il n’est pas entretenu comme tout outil doit l’être il se fatigue et va parfois jusqu’à se rompre...
      Le gain ne peut pas être le seul objectif d’une entreprise qui ce veut prospère ou ceci causera sa perte .

  • cesar2
    cesar2
    auxiliaire de vie sociale
    • Posté à 23h48 le 01/09/2008
    • Internaute 49277
      auxiliaire de vie sociale

    monsieur , moi simple habitant de CETTE FRANCE, que vous pretendez representer n est pas la mienne celle des humbles des sans grades et j en passe certes NOTRE PRESIDENT as fait de grosses betises mais il as appliqué la politique de NICHOLO MACHIAVELLI » LE PRINCE « VOUS CONNAISSEZ, diviser pour mieux regner, je me super sucre au passage, le reste nous malgré ses denegations, c est hola manants obeissez ....et bien non moi j obeis pas, mais ça ne sert a rien je l ais dit maintes fois sur ce site, faisons un 1789 force 500, apres et bien on verras qui as raison .....mais etant donné que a part des utopistes comme moi il y en as, les gens preferent se dire moi d abord les autres oui et ben on verras,excuser moi si je tiens ces propos, mais je dis comme titeuf c est po juste,amis du soir ...bonsoir

    • acdc02
      acdc02 répond à cesar2
      Français d'en bas
      • Posté à 01h41 le 02/09/2008
      • Internaute 51952
        Français d'en bas

      Quel bonheur de se sentir moin seul !
      Je finissais par croire que j’étais un extra-terrestre échoué sur une planète inconnu dont toutes valeures « humaines » étaient absentes !
      MERCI et au plaisir de vous relire !

  • Terence
    • Posté à 00h25 le 02/09/2008
    • Internaute 15208

    Bonjour M. Peyrelevade, ma question est simple :

    Vaut-il mieux être une banque publique et perdre 100 milliards de francs en quelques années de gestion aventureuse ? Ou être une banque privatisée et en perdre 45 en trois jours ?

    Autre question simple :

    - les revenus attribués au capital ne cessent de monter
    - les revenus attribués au travail ne cessent de baisser,

    ne serait-il pas judicieux dans cette logique de supprimer le travail qui crée la richesse et de ne conserver que le capital qui l’accumule ?

    Ou bien d’envisager l’esclavage (travail gratuit) qui permettrait de garantir les revenus du capital qui pourrait encore plus accumuler ? A ce moment là, il n’y aurait plus de problème de temps de travail (corvéable à merci), de lois sociales qui empêchent le travail des enfants de moins de 16 ans et autres billevesées pseudo progressistes type retraite, sécurité sociale (inutile par définition), solidarité (quelle idée !).

    L’Europe a d’ailleurs fait un grand progrès dans ce sens - grace au revirement de la France - puisqu’elle vient d’opter pour la semaine de 60 heures avec des pointes à 78. C’est un progrès qui nous amène directement avant le Second Empire non ?

  • acdc02
    acdc02
    Français d'en bas
    • Posté à 00h23 le 02/09/2008
    • Internaute 51952
      Français d'en bas

    Bonjour , je ne suis qu’un homme en colère devant tant de bétises et tout ce cinéma dont on m’abreuve jusqu’à l’ivresse , jour après jour .
    Il y a bien longtemps que je ne me reconnais plus dans les agissements de mes congénaires que l’on appel « politiques » ! Si ils avaient voulu mon bien , j’en aurais ressenti les effects depuis belle lurette !
    Mais je ne fais que subir tous ces gens, et je me demande combient de temps je vais tenir avant de plier sous le poids de toutes cette indifférence à peine dissimulée .
    Je ne suis rien , pas « journaliste » , pas très « cultivé » , tout juste un contribuable inscignifiant dont la présence dérange à peine , même quand je dis que notre président nous prend pour des cons et qu’il aurai tort de se géner !
    Mes très chers moutons , continuez de vous faire tondre en bêlant ...

  • Nébuleuse
    Nébuleuse
    Ras les Antennes
    • Posté à 01h29 le 02/09/2008
    • Internaute 51034
      Ras les Antennes

    J’y croyais moi, il y a plus d’un an à TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS, cela me semblait tellement logique et je savais que les entreprises ont besoin d’une certain souplesse au niveau de l’emploi et du temps de présence.

    Cependant, en tant qu’ex-dirigeant d’entreprise, ne vous êtes-vous pas rendu compte que c’était toujours les mêmes qui travaillaient ?

    Que les managements d’entreprise faisaient travailler toujours les mêmes et que les méthodes d’évaluation des salariés en entreprise étaient du pipeau ? Nous en sommes encore à l’âge des cavernes avec des primes à celui qui s’aplatit et caresse le poil dans le bon sens, et ceux qui osent faire remarquer le moindre problème se font vite éjecter pour dénigrement.

    Au faîte des entreprises, avez-vous cette perception ?
    C’est bien beau de nous parler grandes idées, grandes méthodes, grandes solutions, mais il y a un problème majeur au niveau des hommes et des managements d’entreprises.

    Pensez-vous que ces salaires fabuleux de dirigeants qui ne risquent jamais le chômage avec leur carnet de relations quelles que soient leurs fautes, comme celles de certains politiques, face aux conditions sordides d’emploi de salariés, la précarité, la pénibilité, le sous-paiement, la non reconnaissance de l’expérience, des résultats réels ?

    Et puis, quand on parle Crédit Lyonnais, je suis désolée dans l’esprit de tous rejaillit cette histoire d’archives qui flambent ? là, vraiment c’est pas possible ! Vraiment, on nous prend pour des gogos... Personne n’y a cru à ce fait accidentel,trop commode, survenant au moment propice : personne sauf la justice, les procureurs, et tutti quanti, et nous, on doit avaler, ce qui n’est plus des couleuvres, mais des boas constrictors géants !

    Sans contester la réalité de votre savoir, nous, peuple de France, nous nous basons uniquement sur les résultats et la réalité, et là, il y a du grain à moudre... Cela fait plutôt grogner tout cela... et nous ne sommes guère prêts à le lire votre livre ! Pour ce qui me concerne, non, je ne l’achèterai pas... Je n’ai rien à apprendre de vous et mon argent, je préfère le placer ailleurs !

  • Humain
    • Posté à 02h17 le 02/09/2008
    • Internaute 21387

    M. Peyrelevade

    Dans le contexe, « les Etats unis ont eu Reagan, les Anglais madame Tatcher », que pourrait-on accorder à Sarkozy ? ....
    Sachant que les mécanismes de régulations économiques et financiers sont détenus par le FMI, OCDE etc... et au niveau Européen par Bruxelles.

    Pensez-vous que dans ce cadre le rôle du président Français ne serait pas simplement celui d’un « gérant » plutôt que celui d’un « président » ?

    Par ailleurs, que pensez vous de « l’économie monde » décrite par Braudel ?

    Comment, donc, définir et faire vivre des systèmes globaux économiquement autonomes en faisant jouer les mécanismes hétéronomiques ?
    (Mécanismes décrit par exemple par Illitch et d’autres économistes)

    Et surtout, comment les réguler ?
    Sachant que les sociétés « économie monde » deviennent supra-nationales, et par là échappent évidemment au contrôle national (Français d’abord, puis Européen)

    Comment dans ce cadre faire avancer s’il doivent l’être les accords dits de Doha et suivants ?

    Par ailleurs, comment résoudre la paradoxe de ces « sociétés monde » qui sont libérales par définition, mais nécessitent néamoins une régulation, alors que dans leur essence elles sont « libres et sans contraintes » ?
    (Ce, pour reprendre un terme couramment utilisé)

    Alors que avec les difficultés importantes que l’on saitles multi nationales pouvaient être régulées...

    Par ailleurs la compétitivité de notre appareil productif est fonction du developpement des « personnes » économiques.

    Comment donc, abusés par le président Sarkozy élu à la suite d’un malentendu orchestré voyez vous le deploiement de notre force économique ?
    (autrement que par les promesse d’une attente de « croissance » censée tomber des nuages !)

    [Ce en sachant que si les plus values financières peuvent assurer un certain devenir des moyens, c’est la « personne » (et le citoyen) qui seule pourra déployer notre force et notre croissance (partagée avec d’autres) dans le monde économique du futur]

  • atomk
    atomk
    journaliste
    • Posté à 03h19 le 02/09/2008
    • Journaliste 42987
      journaliste

    Monsieur Peyrelevade
    Pour avoir vécu et entrepris des deux côtés de l’Atlantique et des deux côtés des Alpes je peux, en connaissances de causes attribuer un bonnet d’âne en premier aux banquiers français en second aux industriels français.Ils sont terriblement conformistes, sans imagination, pas spécialement honnêtes et très frileux pour ne pas dire froussards .Cerise sur ce gâteau, ils sont terriblement prétentieux, peut-être pour masquer leur incompétence ou leur complexe d’infériorité
    Cordialement

    • Dan51
      Dan51 répond à atomk
      • Posté à 08h58 le 02/09/2008
      • Internaute 12803

      Pour vivre depuis 1973 des deux côtés de la frontière franco-allemande, je ne peux que partager votre vision des Français sur la scène internationale :

      « ils sont terriblement prétentieux, peut-être pour masquer leur incompétence ou leur complexe d’infériorité »

      et cela vaut pour presque tous ceux qui sont présents sur les marchés internationaux.

      Vous ajoutez : « terriblement conformistes, sans imagination, pas spécialement honnêtes et très frileux pour ne pas dire froussards »

      Il y a beaucoup de vrai...

      Mais ce sont les Français en géneral, il suffit d’écouter parler les personnes âgées aujourd’hui en « anciens francs »... alors que la réforme a eu lieu en 1960... alors qu’ils avaient 30-40 ans ! ! ! !

      • violeta
        violeta répond à Dan51
        psy
        • Posté à 15h54 le 02/09/2008
        • Internaute 34895
          psy

        et alors ? Vous devez être jeune.
        Quand on a connu 3 changements de monnaie il y a un moment où votre cerveau reste fixé à l’époque de votre jeunesse, l’époque de tous les investissements, de tous les projets. Avec le temps ceux-ci se rétrécissent et le rappel aux valeurs d’antan donnent de l’intelligence à celles d’aujourd’hui. C’est comme ça, n’attendez pas d’être âgée pour accepter cette réalité intérieure.

        Ceci étant le profil Français s’incarnait autrefois dans la caricature de l’homme à moustache affublé d’un béret et d’une baguette de pain... Une certaine indolence, une tendance à l’égoïsme individualiste, un sentiment cocardier d’être « bien né » dans le pays des libertés ...

        Mais pour les « patrons » Français c’est autre chose : ce sentiment d’être bien né est lié à un orgueil de caste possédante qui n’est pas le propre de ce seul pays. On le retrouve partout, avec des accents locaux peut-être. Il dit toujours le cynisme et le mépris des nantis pour les humbles qui attendent d’eux le travail qui les fera vivre.. c’est ce rapport essentiel de pouvoir et de soumission conséquente qui ne peut admettre la généralisation que vous faîtes d’un « genre Français » qui serait extensible à tous.

        Nous ne sommes ni égaux, ni libres, ni frères avec ceux qui détiennent des fortunes !

    • vincelle
      vincelle répond à atomk
      • Posté à 12h58 le 02/09/2008
      • Internaute 31923

      de l’autre côté de l’Atlantique, ce monsieur, ils lui auraient foutu un coup de pied au c.. , et on n’en parlerait plus... (comme un certain J7 M)

      et dire qu’il a « formé » les « élites » de la France. On voit le résultat !

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 04h29 le 02/09/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    La France ne souffre-t-elle pas avant tout d’un deficit en connaissance de l’economie ?

    Et la crise actuelle n’est-elle pas avant tout une crise de l’economie plutot qu’une crise economique ? L’abandon du pilotage economique en faveur d’une logique financiere denuee de vision strategique ?

  • Saturnin-julius
    • Posté à 10h16 le 02/09/2008
    • Internaute 25565

    Cher M Peyrelevade,
    D’accord sur votre constat, mais qu’entendez-vous par « demander plus aux ménages » ?

    - Voulez-vous dire qu’il faut arrêter les rentes fournies aux inoccupés car reposant sur de la richesse qui n’existe pas ?
    - Pensez-vous que notre immigration, qui est une immigration de « droits sociaux » et pas de travail, pourrait être réformée ? Et comment ?
    - On parle des PME allemandes, mais le responsable de notre « retard “ n’est-il pas l’esprit social trop ‘ fonction publique méfiante envers les acteurs privés y compris chez nos banquiers ? N’est-il pas le mépris envers les techniques et les métiers , au nom d’une pseudo-culture auto-proclamée générale’ qui n’est que la vulgate des puissants du moment répétée en boucle par l’esprit de Cour ?

    C’est ce que j’appelle le ‘double effet Sciences Po’ :
    - Au début on récolte la situation financière de l’Argentine (naguère)
    - Puis on se retrouve avec le régime politique du Zimbabwe ...
    Bref, quid du système éducatif ? Objet de démagogie négligente depuis 40 ans ...

  • Sable.
    Sable.
    Over dosé de politique (...)
    • Posté à 10h25 le 02/09/2008
    • Internaute 51955
      Over dosé de politique (...)

    Bonjour,
    Peut-on faire destituer Sarkozy de la présidence de la république au regard des nombreuses atteintes à notre démocratie et à notre république de sa politique « de ruptures » ?

    Sachant que ses lois liberticides semblent contraires à notre constitution et aux droits de l’homme, peut-on considérer cela comme de la haute trahison ?
    A défaut, avons-nous un moyen de déposer plainte contre lui ou ses lois intrusives dans nos vies privées ?

    Comment lui faire comprendre qu’il se conduit comme un amateur alors que sa fonction ne le permet en aucun cas ?

  • richy
    • Posté à 12h45 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    question a mr Perlevade :
    les banques française coutent aux entreprises plus cher (interets+frais banquaires)aux entreprises que toutes les charges patronales réunies,charges(retraite,maladie,urrsaf) qui elles sont dépensées,donc regénérent de la tva,et repartent dans la consomation, les banques elles servent des interets a leurs actionnaires et jouent aux grands jeux financiers ,les accords avec les etats autorisent les banques a créer de la monnaie de singe,(fiduciaire) a hauteur de 8 a 10x les depots ne pensez vous pas que les banques francaise doivent étre remisent a leur vrais places c’est a dire que la creation de monnaie DOIT servir l’industrie et le peuple plutot que les actionnaire,je ne dit pas que l’entreprise banque ne doit pas faire de benefice mais l’autorisation donnée a ces banque de créer de l’argent doit étre revue ?

  • richy
    • Posté à 12h55 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    je constate et qu’il est etonnant que personne ne dit clairement que c’est l’entreprise banque qui etrangle les autres entreprises,tout en perdant des sommes colossales sur les marchés financiers( scandale credit lyonnais,credit agricole,société générale etc..) ces gros malins ne gagnent de l’argent que grace au systéme de la création d’argent fictif sinon dans un systéme sain elle ou ne préteraient que leurs depots elles seraient en faillitte le probléme posé est celui du capitalisme au niveau mondial

  • jjezfm
    jjezfm
    Internaute
    • Posté à 13h44 le 02/09/2008
    • Internaute 9633
      Internaute

    Bonjour Mr Peyrelevade,

    puisque vous soulignez, légitimement, la complexité des questions économiques et sociales, je souhaite vous poser trois questions qui nuancent votre diagnostic :

    1) il n’y a pas 1 entreprise et 1 ménage. il existe des inégalités ENORMES entre PMEs et CAC40, entre « ménage » monoparental et couple avec + de 3000 euros par mois (une espèce quasi en voie de disparition)
    comment peut-on parler « des ménages » et « des entreprises » ?

    2) on néglige souvent cette proportion de salariés qui sont fonctionnaires (2 millions et quelques, tout de même)
    Or, dans la fonction publique :
    - augmenter la productivité améliore les services publics, bravo, mais n’a aucun effet (direct) sur la croissance
    - travailler plus signifie, dans l’immense majorité des cas, gagner autant. dans ma profession de l’administration de l’education nationale, on fait des heures sup lorsque la quantité de travail le nécessite, parfois beaucoup, mais c’est gratos ! Alors forcément, le slogan phare...

    3) ce qui m’amène aux chômeurs, aux salariés du privés qui n’ont aucune chance de se voir proposer des heures sup, et aussi aux nombreux employés du secteur associatif et parapublic : en réalité, est-ce que le « travailler plus pour gagner plus » (dans quelques années, ok) ne concerne pas, allez, 20% maxi des actifs ?

  • Charmant
    Charmant
    Erudit
    • Posté à 14h02 le 02/09/2008
    • Internaute 46689
      Erudit

    @ M. Peyrelevade : Rendez l’argent !

  • hagalma
    • Posté à 15h04 le 02/09/2008
    • Internaute 8451

    Monsieur,

    J’ai dû récemment accompagner quelqu’un à l’hôpital. Un hôpital public. Elle y a été bien soignée. Sans doute, le coût de cet hôpital, qui plus est récent, n’est pas peu important pour les finances publiques. Dans la salle d’attente, il y avait plusieurs cultures représentées et sans doute plusieurs classes sociales. Bref, j’ai trouvé qu’il s’agissait là d’une prestation de la France généreuse et républicaine, de cette France qui garantit encore à ses habitants une assistance (tout n’est pas rose, puisque dans cette France il faut quand même avoir la Carte vitale et une bonne mutuelle, des papiers, quoi...) en cas de pépin de santé.
    Aussi quand je lis que votre thèse est que la France demande trop aux entreprises et pas assez aux ménages, j’imagine que vous parlez de la production des biens et des services, voire de la finance et de l’optimisation continue de ses résultats. Mais pour des missions cardinales telles que la santé, l’éducation, la justice, l’aménagement et la protection du territoire, appliquez-vous la même thèse ?

  • richy
    • Posté à 15h51 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    Bonjour Mr Peyrelevade,
    que pensez vous du pouvoir créateur d’argent dont dispose la banque ?
    a savoir, je depose 100 euros,la banque se sert de mes 100 euros et me rémunaire de 4 euros l’an avec cet argent elle se permet de preter 1000euros quelle facture jusqu’a 200 euros l’an aux entreprises avec les frais ne pensez vous pas que le systéme a atteind ces limites ?
    je pense que les entrepreneurs qui ont compris ce systéme devraient arréter de « pleurer“sur les charges ! ! ! !

  • Bellamy
    • Posté à 15h58 le 02/09/2008
    • Internaute 13381

    Le problème de la politique économique de Sarkozy est qu’il n’a pas de politique économique. Puisque par moment, il intervient, et à d’autres moments il laisse le marché s’équilibrer. Ce qu’il fait n’a aucun sens. Soit on intervient à chaque fois, soit on n’intervient jamais. Il n’y a pas de juste milieu, ou peut-être que si, sous le nom de socialisme.

    D’où ma question, pensez vous réellement que Mr Sarkozy à une politique économique ?

  • compte désactivé 2
    • Posté à 16h03 le 02/09/2008
    • Internaute 29938

    Dites, c’est pas vous plutôt l’erreur historique ? Comment peut-on être aussi buffi d’orgueil ? Sarko, lui, il a été élu par 53% des Français ! ! ! !

  • richy
    • Posté à 16h09 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    que pensez vous du capitalisme dit renhan ? qui travail pour un pays pas pour ses amis !

  • paysan2
    paysan2
    retraité actif
    • Posté à 16h13 le 02/09/2008
    • Internaute 35514
      retraité actif

    Déclarer que le RSA serait financé par les revenus des capitaux, tout en sachant que ses copains seront protégés par le bouclier fiscal.
    Limoger un haut-fonctionnaire parce que son copain a vu sa maison occupée par des manifestants
    Décréter la création d’un ficher (EDVIGE) pour les délinquants et les élus (bonjour l’amalgame)

    ne sont-ils pas des abus de pouvoir, des crimes contre la démocratie, passibles de destitution pour celui qui en use et en abuse depuis 70 semaines ?

  • richy
    • Posté à 16h20 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    alors,ces incendie dans les archives du « cl » etaient tous accidentels ! ! ahahahahahah
    chiche vous nous raconterez ? !

  • richy
    • Posté à 16h21 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    un trou de 130 milliards c’est quand méme des sous ! ! ! !

  • richy
    • Posté à 16h24 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    science po, c’est bien l’école d’ou l’on sort avec un reseau d’amis a l’aube de votre retraite étes vous satisfait de votre réseau ?

  • richy
    • Posté à 16h27 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    les amis des amis sont ils toujours des amis ?

  • richy
    • Posté à 16h32 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    « . L’un de nos défauts principaux est que nous n’investissons pas assez. “

    ne croyez vous pas que la banque n’a pas de responsabilité dans l’investissement,au lieu de jouer avec cet argent sur les places financiéres ? ? ! ! !

  • Alexad
    • Posté à 16h43 le 02/09/2008
    • Internaute 8145

    Bonjour Monsieur,

    « Non, on leur dit : “Vous allez travailler plus pour aussitôt gagner plus” , ici et maintenant. Chacun doit trouver un avantage instantané à la réforme. Qui va payer pour ce miracle ? L’Etat, bien sûr. »

    Et lorsque les entreprises utilisent ce type d’argument quant à l’immédiateté de résultats en termes de profits, vis à vis de leurs actionnaires, qui paient depuis de nombreuses années ?
    Etes vous donc si étonné que Nicolas Sarkozy, très proche des entreprises du cac 40 et du Medef utilise ce miel que représente ce modèle de « miracle » payé effectivement deux fois : une fois par les salariés à travers leurs licenciements et une fois (pour l’Etat) par les citoyens ?

  • MadMax
    MadMax
    étudiant
    • Posté à 16h49 le 02/09/2008
    • Internaute 51842
      étudiant

    Bonjour M. Peyrelevade,

    Pourriez-vous, en tant que banquier, expliquer ce qu’est le droit de seigneuriage ?

    Une fois ce terme expliqué, pourquoi, par la loi du 4 Aout 1993, l’assemblé nationale, garante de l’intérêt générale, a accordée l’exclusivité de ce droit aux banques privées ?

    Cette décision n’empêche-t-elle pas l’État de s’accorder les fonds nécessaire à une relance économique ? Comme ce fut le cas lors de la crise des années 30 ou lorsque l’État devait financer des guerres (1870, 14-18,…).

    Merci d’avance de vos réponses.

    • richy
      richy répond à MadMax
      • Posté à 16h51 le 02/09/2008
      • Internaute 38388

      merci monsieur de répondre a la question de mad max

  • richy
    • Posté à 16h50 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    l’affaire executive live était elle un moyen de payer une dette a la californie de magniére déguisée ?
    ou étiez vous vraiment entouré de gens stupides ?

  • XavXav
    • Posté à 16h54 le 02/09/2008
    • Internaute 28444

    Niveau lamentable des commentaires...

    Je ne sais pas vous, mais j’identifie toujours les mêmes camps :

    la position du petit patron (« je travaille, moi, Môssieur »), celle du gauchiste (salarié, CDI, secteur public : « Les patrons volent les ménages, c’est la fin du monde »), les salariés du privé (« Tous les fonctionnaires sont des vampires qui sucent le sang de l’honnête contribuable qui croule sous les charges »).

    Bref, la situation n’est plus ce qu’elle était, les allemands, eux, sont des gens sérieux, d’ailleurs déjà en 40... et les jeunes d’aujourd’hui ma bonne dame, sont des paresseux qui auraient bien besoin d’une bonne guerre pour leur apprendre la vraie vie et les vraies valeurs qui sont plus comme avant.

  • richy
    • Posté à 16h56 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    on donne le droit aux banques de créer de la monnaie ne devrait on pas les obliger a l’investir tout ou grande partie dans l’economie exlusivement europeene ?

  • richy
    • Posté à 17h06 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    bien évidement le probléme est structurel et politique répartition de la richesse et du pouvoir pour ce qui est de vous et vos amis,toute modification du systéme vaudrais arrét de mort« au moins sur le plan du pouvoir », nous vous remercions pour votre langue de bois ! ! ! quand a ce qui est de sarkosi et de ces amis ,vous et vos^propres amis avez enfin pris conscience de l’immaturité du personnage qui ne sert ni vos intérets ni ceux de la france ni ceux de l’europe et encore moins ceux du petit peuple
    est ce pour cela que vous montez au crenau ?
    question : alors on en fait quoi de l’« artiste » ?

  • MadMax
    MadMax
    étudiant
    • Posté à 17h11 le 02/09/2008
    • Internaute 51842
      étudiant

    Je faisais surtout allusion au fait que la banque centrale n’est plus autorisée à accorder des découverts à l’Etat et donc que celui-ci soit obligé de se tourner vers les banques privés pour équilibrer sont budget.

    • richy
      richy répond à MadMax
      • Posté à 17h19 le 02/09/2008
      • Internaute 38388

      et ainsi a payer aux banquier des intérets et des frais avec l’argent des con tribuables

  • richy
    • Posté à 17h15 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    Jean Peyrelevade : Certes, vous avez raison, mais il faut bien voir que toute transition réelle vers une forme de développement durable va nécessiter un niveau encore accru d’investissement, puisqu’il va falloir revisiter tous nos processus productifs, rénover notre habitat, développer les transports collectifs, etc. Et, donc, on voit bien, une fois de plus, que face à ce défi, notre économie souffre d’un handicap très sérieux : investir oui, mais avec quel argent ?

    l’argent fiduciaire créé par la banque gros malin ! ! !

  • richy
    • Posté à 17h18 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    budget d’investissement européen. Le banquier veut toujours des fonds propres face à un emprunt
    et ce que banquier veut,c’est comme dieu le veut ? ? ! !

  • richy
    • Posté à 17h33 le 02/09/2008
    • Internaute 38388

    bon me voila rassuré,enfin sur un point, la langue de bois dans la poche ça marche toujours ! ! ! ! !
    il fera un trés bon politique ! !

  • compte désactivé 2
    • Posté à 19h54 le 02/09/2008
    • Internaute 29938

    Le titre retenu par la petite madame ne correspond pas du tout au contenu des réponses de Peyrelevade. S’il attaque une idéologie, c’est celle de gauche, madamette... Il va bien plus loin que Sarko dans la direction libérale ! ! ! Hein, madamette ?

  • PhilFree
    • Posté à 00h01 le 03/09/2008
    • Internaute 52057

    Les solutions de Sarkozy ne peuvent pas avoir de cohérence car il n’a pas de projet d’entreprise pour la France.
    Il gère notre pays comme une start-up.
    - il présente une idée qui résonne comme un slogan de Microsoft « Ensembles, tout devient possible »
    - il se rebelle contre les anciens profs, comme les créateurs de Google.
    - une fois les premières preuves de confiance données il embauche les meilleurs profils, quelque soient leurs horizons (PS, UDF, etc.), pour rassurer sur les capacités techniques,
    - il maintient un rythme de travail élevé avec des promesses de bonus divers et variés.
    Je laisse aux lecteurs le soin de trouver d’autres analogies.

    Mais comme dans toutes les start-up, il n’a pas une idée précise du business model final.

    Bien sur dans une startup tous les gens (ou presque) sont conscient du risque de faillite et l’acceptent. Risque en lui-même assez minime pour les gens brillants et ambitieux qui constituent ces sociétés. Mais la France ne peut pas se permettre une faillite de start-up.

    Il est urgent que Sarkozy passe de l’activisme à la réflexion de fond et à la planification.
    « Gouverner c’est prévoir »

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