31/08/2008 à 12h00

Eurocopter a-t-il couvert le harcèlement d'un de ses cadres ?

Rémi Leroux | Rue89

Lundi 1er septembre, Christine Boulet sera fixée. Elle saura si son combat de deux ans pour faire reconnaître le harcèlement dont elle estime avoir été victime méritait d’être mené.

Elle saura si son employeur, Eurocopter, l’une des plus grosses entreprises de la région Paca, fleuron de l’industrie française, est reconnu coupable de l’avoir licenciée, selon elle, parce qu’elle a dénoncé « le comportement discriminatoire de son supérieur hiérarchique ».

L’audience s’était tenue devant le conseil des Prud’hommes de Martigues au mois de mai dernier. Depuis, Christine Boulet compte les jours qui la séparaient du 1er septembre, date à laquelle sera rendue la décision des conseillers.

Tout commence fin 2002 : Christine Boulet est chargée d’organisation événementielle au sein d’EADS, à Paris. Recommandée par le consortium à Eurocopter, elle rejoint le siège de l’entreprise à Marignane, au service des relations publiques, dirigé par monsieur C. Six mois plus tard, en juin 2003, elle est promue adjointe au responsable. (Ecouter le son)

Mais, selon elle, monsieur C. ne s’arrête pas là. (Ecouter le son)

Christine Boulet explique que la situation ne va faire qu’empirer au fil des mois. Son supérieur hiérarchique intervenant de manière de plus en plus insistante à la fois dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée. Elle n’évoquera que du bout des lèvres ce qu’elle estime être du « harcèlement sexuel »…

« Mon manager contrôlait en permanence le moindre de mes faits et gestes. C’est quelqu’un d’une possessivité maladive. Tout ce qui n’émanait pas de lui, il le prenait comme une menace personnelle. J’ai servi de faire-valoir à ce monsieur qui recherchait une légitimité qu’il n’avait absolument pas. »

Un regard qu’elle porte a posteriori.

« J’ai pris progressivement conscience de la situation de harcèlement. Pour moi, ce poste représentait beaucoup. Je suis pied-noir, corse… arriver dans une région méditerranéenne, c’était un véritable désir personnel, un aboutissement professionnel aussi…

“Après des années passées en freelance dans des entreprises à culture américaine, c’était pour moi une opportunité formidable. Cela n’a pas été facile d’accepter de me retrouver dans cette posture…”

Difficile cependant de faire reconnaître une situation de harcèlement. Après des mois d’une situation inextricable, au cours desquels elle tente de faire entendre sa voix auprès de sa hiérarchie et se retrouve de plus en plus isolée, Christine Boulet est finalement écartée de son poste d’adjointe et détachée, dans le cadre d’une “convention de délégation de personnel”, auprès du rectorat d’Aix-Marseille…

La Halde s’en mêle

A l’issue de ce détachement, elle réintègre Eurocopter et reçoit, un mois plus tard, une convocation à un entretien préalable à licenciement. On lui reproche alors d’avoir “non seulement échoué dans sa mission au sein du rectorat”, ce qu’elle réfute, “mais aussi d’avoir terni l’image de l’entreprise Eurocopter”.

Lors de cet entretien, auquel assiste un délégué syndical, le DRH d’Eurocopter, Eric Arcamone, aurait reconnu les rapports problématiques avec monsieur C.

Ce que bien sûr confirme Christine Boulet, mais en allant un peu plus loin :

“Il m’a dit : ‘Eurocopter reconnaît que vous avez beaucoup souffert depuis votre arrivée parmi nous. Vous avez le droit d’être heureuse, donc il faut que vous alliez travailler ailleurs, parce qu’Eurocopter n’est pas capable d’intégrer des gens comme vous.’

‘J’ai demandé au syndicaliste s’il avait noté cette phrase remarquable. Mais, le problème avec le harcèlement, moral ou sexuel, c’est qu’il faut prouver la souffrance.’

Alors, Christine Boulet s’est lancée dans la bataille pour la faire reconnaître. En décembre 2006, elle choisit de faire appel à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

La Halde va mener son enquête et, dans une délibération rendue le 14 avril dernier, abonder en son sens :

‘Le Collège de la haute autorité considère qu’il existe suffisamment d’éléments permettant de présumer que Madame Boulet, alléguant être victime de faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel, a été licenciée pour avoir dénoncé ces faits et qu’elle a ainsi fait l’objet d’une mesure de représailles justifiant la nullité de son licenciement’.

‘Elle ne supporte aucune hiérarchie...’

Roland Lescudier, l’avocat d’Eurocopter, estime que la Halde n’a fait état que de ‘présomption de harcèlement, elle ne l’a pas établie’. Il poursuit :

‘La Haute autorité ne travaille pas dans des conditions contradictoires et, dans cette affaire, seuls les arguments de Mme Boulet ont été retenus’.

A l’audience, au mois de mai, Me Lescudier avait rappelé à Christine Boulet que ce n’était pas son ‘aptitude professionnelle’ qui avait été remise en cause, mais ‘son attitude comportementale’ : ‘Elle ne supporte aucune hiérarchie, elle est toujours persuadée de faire mieux que les autres.’

A la veille de la décision des conseillers prud’homaux, il relève ‘le talent et l’habileté dont fait preuve Mme Boulet pour communiquer sur son cas’. Face ‘au premier employeur de la région Paca’, sans doute fallait-il bien cela...

Complété le 1er septembre à 13h42 : Le conseil des prud’hommes de Martigues a renvoyé sa décision au 24 octobre prochain.

Photo : Christine Boulet (Rémi Leroux).

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  • SiDi
    SiDi
    En état de choc
    • Posté à 12h24 le 31/08/2008
    • Internaute 24795
      En état de choc

    « Six mois plus tard, en juin 2003, elle est promue adjointe au responsable. (Ecouter le son)

    Mais, selon elle, monsieur C. ne s’arrête pas là. (Ecouter le son) »

    Si on n’a pas Flash, ça ne veut rien dire.. dommage (je ne l’ai pas :) ).

    • Jean-no
      Jean-no répond à SiDi
      très occupé
      • Posté à 14h05 le 31/08/2008
      • Internaute 48490
        très occupé

      Le player flash est disponible pour toutes les plate-formes, ça doit pouvoir se régler ! Un jugement récent a considéré comme mensongère une pub pour l’iPhone qui prétendait fournir un accès à « tout l’internet » alors qu’il n’y a pas de player flash sur iPhone...

    • juliab
      juliab répond à SiDi
      rien
      • Posté à 15h21 le 31/08/2008
      • Internaute 51786
        rien

      Bé dis donc, ne pas avoir le player flash, ça doit pas être facile tous les jours pour un étudiant en informatique.

  • vol19
    • Posté à 12h47 le 31/08/2008
    • Internaute 13492

    Ce cas de figure est malheureusement assez fréquent, destructeur, difficile à prouver... et tout le monde n’en sort pas en état de se battre. Il est le produit d’une combinaison de facteurs intitutionnels et individuels, et d’autre part de cette emprise des pulsions lié au capitalisme moderne...

    Du temps de l’Aérospatiale, ces boîtes étaient beaucoup plus sympa. La mise en place d’un système de management technocratique à l’américaine se superposant à de nombreuses formes culturelles ne doit pas faciliter les choses. Pas surprenant, que ce soit dans les services « communication » que ça s’exacerbe davantage, les métiers de séduction et de frime pour vendre ces « phallus volants »..

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 13h10 le 31/08/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    J’espère pour elle que les faits ne seront pas requalifiés en accident de travail !
    En lisant Ouest France d’hier , j’ai blêmi en lisant cet article , que je vous livre.

    « Un abus sexuel peut-il être un accident du travail ?
    Cinq familles, dont les enfants ont été victimes d’un pédophile, ont dû faire des déclarations à la Sécu après le refus du Fonds de garantie de les indemniser !
    RENNES. - En février 2007, un adolescent de 15 ans porte plainte contre le patron d’une PME chez qui il a effectué des stages de découverte en entreprise. Le garçon accuse cet homme de 54 ans d’agressions sexuelles répétées. Quatre autres stagiaires en font autant.

    En juin, le patron est condamné à six ans de prison. Le tribunal accorde des indemnisations de 1 000 € à 7 000 € en fonction de la gravité des sévices subis. Le Parquet de Rennes dirige les familles vers la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi). Cette dernière transmet les demandes au Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions.

    Et puis, stupeur. Début juillet, en recevant un courrier, une mère de famille de Rennes croit à une plaisanterie de mauvais goût. “ On me demandait de faire une déclaration à la Sécurité sociale pour obtenir l’indemnisation !” Elle appelle le Fonds de garantie, auteur de la lettre, pour signaler l’erreur. “ Mais une femme m’a confirmé que je devais bien faire cette déclaration à la Sécu (compétente pour indemniser les accidents du travail). ” Même chose pour les quatre autres familles. “ Je n’en reviens pas !”

    “ À la prison, pour faire signer le pédophile ?”

    “ Alors, à la Sécu, j’y suis allée. J’ai failli péter les plombs. ” L’employée reproche d’abord de ne pas avoir déclaré “ l’accident ” dans les 48 heures. Et lui indique que l’employeur devait remplir le formulaire. “ J’ai craqué. Je leur ai dit que je ne voulais pas aller à la prison faire remplir la déclaration par un pédophile... ”

    Le Fonds de garantie s’appuie sur des arrêts récents rendus par la Cour de cassation. Tout dépend de la conception juridique qu’on se fait de l’accident de travail. Alain Bourdelat, directeur général du Fonds de garantie, estime avoir “ appliqué le droit. Je comprends l’émotion des familles, mais nous aurions été dans l’illégalité en versant l’argent. Nous avons eu un salarié qui a reçu un coup de poing de son employeur. L’affaire a été classée en accident du travail. ” La Civi va réexaminer le dossier. “ Si leurs arguments sont recevables, convient Alain Bourdelat, le Fonds paiera peut-être les indemnisations. ”

    Serge LE LUYER.

    Ouest-France

    • dalun
      dalun répond à Charles Mouloud
      • Posté à 14h45 le 31/08/2008
      • Internaute 29964

      à charles M : quand je lis cela ,il faut vraiment rester serein ! ! consternant , cauchemardant pour ces familles !
      quand au témoignage , je souhaite à cette personne de revivre après ,et les arguments de la défense sont d’un classique mais redoutable !
      que de vies pétées par de bons collaborateurs zélés !
      ah , la zélation ! ! !

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      Que la Sécu puisse reconnaître dans ce cas un accident du travail, c’est déjà pas mal.

      La plupart du temps, en cas de harcèlement moral ou d’agressions caractérisées à l’encontre d’un salarié, c’est le médecin-conseil de la Sécu qui prend l’initiative de le faire déclarer schizophrène ou parano, éventuellement interner pour ce motif, et licencier pour inaptitude.

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      J’ai lu l’article que tu cites un peu rapidement.

      Je reviens sur tes propos :

      « J’espère pour elle que les faits ne seront pas requalifiés en accident de travail ! »

      C’est méconnaître le problème.

      Généralement, la première conséquence d’un harcèlement ou d’agressions subies par un salarié dans le cadre de son travail est une ITT dont il me paraît important que la Sécu reconnaisse que le travail est directement la cause, et la seule cause, d’abord pour la victime qu’il convient d’éviter de culpabiliser ou d’enfermer dans une maladie qui ne lui est pas intrinsèque, et ensuite parce que la Sécu (la collectivité) a dans ce cas la possibilité de se retourner contre le fauteur de troubles, l’employeur.

      Cela ne le dispense évidemment pas de faire l’objet d’autres poursuites, selon les infractions commises et le préjudice subi par la victime : pénales (correctionnelles ou criminelles) et civiles.

    • Nébuleuse
      Nébuleuse répond à Charles Mouloud
      Ras les Antennes
      • Posté à 15h53 le 01/09/2008
      • Internaute 51034
        Ras les Antennes

      Un accident de travail peut être déclaré dans les deux ans qui suivent les faits : donc pas de panique à bord !

      Cependant, la reconnaissance d’un accident se base sur une forme de « fortuité »... il s’agit d’une agression répétée ! ! ! Il faut un jour, une heure précise, et surtout des témoins... Comme par hasard, dans ce genre d’agression, le « crime » est toujours commis sans témoin, et c’est à la victime de prouver qu’il y a eu agression : fastoche, super fastoche !

      Le pédophile même en prison n’a pas à signer une déclaration d’accident de travail : la victime peut le déclarer seule grâce à l’imprimé Cerfa ad hoc... C’est ce qui est méconnu et ce que souvent les services de la Sécurité Sociale « négligent » de préciser !

      Et le suivi de ces victimes par des instances administratives pour remplir tous ces papiers quand la victime est en état de choc ? Il faudrait aussi en parler, car là, c’est aussi le grand bleu !

      Le cas de « viol » semble peu adapter à un accident de travail, même s’il s’agit de violences et de l’atteinte à l’intégrité physique et psychique d’autrui. En revanche, des agressions physiques ou verbales sont tout à fait relevables du cas « accident de travail », si la victime dans un temps proche développe des troubles : perte de sommeil, anxiété, pleurs, évanouissement, panique... comme les suicidés suite à pressions au travail... sur lieu de l’entreprise ou à la maison...
      Fatalement, ils craquent après une accumulation de faits répétés... Parfois, il suffit d’une fois, d’autres de plusieurs, et d’autres résistent, en y laissant des plumes.

      Aujourd’hui, j’ai appris le cas d’une femme, une battante, une bosseuse, elle s’est fait harceler par une autre femme sur son lieu de travail, elle a résisté, mais hélas peut être trop, elle s’est retrouvée en séjour en hôpital psychiatrique des suites de la maltraitance, et a dû être « soignée » par électrochocs (le traitement le plus lourd, le médicament le plus fort).
      Elle a perdu dans l’opération une partie de sa mémoire et la personne qui l’a eue ce week end au téléphone a été choquée par la façon dont elle s’exprimait... Problèmes d’élocution très nets et pourtant cette femme de plus de 50 ans, plus près de 55 ans, croit encore pouvoir retravailler !

      Il y a toujours des témoins « involontaires », des gens qui se taisent par peur d’avoir des ennuis s’ils dénoncent : or la loi leur demande de parler... de prendre le risque de la dire cette vérité, d’intervenir... Il n’y aurait pas des cas pareils, si ceux qui étaient à proximité avait préféré la politique du silence...

      Le cas présenté dans cet article semble bien moindre par rapport à d’autres... Ces déjeuners... Depuis quand les entreprises ont-elles un tel budget « déjeuners » ? Ils sont pourtant fort contrôlés... Quelle largesse !

      • Nébuleuse
        Nébuleuse répond à Nébuleuse
        Ras les Antennes
        • Posté à 15h57 le 01/09/2008
        • Internaute 51034
          Ras les Antennes

        Je rajoute un « détail » qui a son importance pour cette qualification d’accident de travail pour des faits de pédophilie : la loi dit « au temps, à l’heure et à l’occasion d’un travail »... Depuis quand « commettre le crime de pédophilie » peut-il être reconnu comme un « travail » ? Quel serait son code APE ?
        Il n’en existe pas !
        La CPAM délire comme d’habitude ! ! !

         
        • Anonyme répond à Nébuleuse

          Quand la loi dit « au temps, à l’heure et à l’occasion d’un travail », elle se situe du côté de la victime qui ne va pas travailler pour subir les assauts d’un pédophile ou autre violeur.

          Les accidents qui se produisent sur le trajet menant le salarié à son lieu de travail sont aussi des accidents du travail.

          • FabiendeMénilmontant
            FabiendeMénilmontant
            journaleux - blogueur
            • Posté à 18h35 le 01/09/2008
            • Internaute 14145
              journaleux - blogueur

            les paperasses à remplir ne sont pas identiques, mais un accident du trajet est en effet assimilable à un accident du travail, à condition de n’avoir pas fait de détour important (on peut récupérer les enfants à la sortie de l’école si elle est quasi sur le chemin, mais pas aller passer deux heures au supermarché en faisant un détour de 10 kms) et à des horaires habituels de travail, ce qui est facile pour un employé, plus délicat pour un cadre ou pour un employé à la tâche ou un salarié déclaré à domicile, mais qui doit se déplacer pour aller chercher du travail, le remettre à son employeur ou effectuer des recherches dans une bibliothèque par exemple.

          • Anonyme

            Noter que les résultats d’une vaste étude sur les maladies professionnelles ont été publiés ces jours-ci :

            Lien

            Lien

            Les souffrances psychiques au travail sont de plus en plus reconnues comme un problème collectif majeur.

            Pour les cas individuels, par contre, il faudra encore attendre...

        3 autres commentaires
    • Compté supprimé 2
      Compté supprimé 2 répond à Charles Mouloud
      Compte supprimé 2
      • Posté à 12h53 le 03/09/2008
      • Internaute 40413
        Compte supprimé 2

      mais mon grand meme en cas d’accident du travail la civi via le fond de garantie t’indemnise !
      j’en suis la preuve !
      ceci aprés multes expertises etc : l’indemnisation s’éleve à des sommes conséquentes.
      je ne vois pas pourquoi le fond de garantie n’indemniserait pas un accident de travail ?
      diz’y moa

  • Gina Grimont
    • Posté à 13h16 le 31/08/2008
    • Internaute 25324

    Ce qui est profondément discriminatoire et injuste, c’est qu’encore aujourd’hui, une femme n’est pas écoutée quand elle accuse un homme de harcélement. Autant les patrons n’y vont pas de main morte pour licencier leurs cadres pour la moindre petite faute professionnelle, mais dés qu’on rentre dans le harcélement moral et sexuel d’un homme envers une femme, mépris total envers la femme, comme si toujours revenait, inconsciemment ou pas le culpabilisant péché originel de la femme qui l’aurait bien cherché, coupable d’être désirable, ça exite l’homme et c’est de sa faute à elle ect... L’homme bien sûr n’est jamais coupable de sa sexualité irrépréssible, c’est juste qu’il y a encore et toujours cet archaïsme de la maman et la putain ! Celle considérée comme putain n’ayant que le droit de la fermer !
    J’espére que cette femme gagnera cette bataille et que d’autres femmes, que des hommes considérent encore comme des objets à leur disposition, auront le courage de mener ces batailles !

    • Neris
      Neris répond à Gina Grimont
      Précaire
      • Posté à 14h43 le 31/08/2008
      • Internaute 50834
        Précaire

      Revoyez votre position réductrice.

      Le harcèlement est universel, que les personnes soient mâles ou femelles.

      Un/une harceleur(se) est quelqu’un qui souffre d’un trouble de la personnalité, et qui a un besoin constant de contrôler tout ce qui passe à sa portée, et qui ne supporte pas de ne pas pouvoir contrôler.

      Le ou la harcelé(e) est la victime de cette névrose, psychose ou perversion. Parce qu’il ou elle sert les intérêts du/de la harceleur(se).

      Quoiqu’il ou elle fasse, le/la harceleur(se) ne lâche jamais prise car dans sa « folie », il/elle doit posséder ou détruire. Et s’arrangera toujours pour passer pour la victime.

      Les gens équilibrés ne harcèlent pas.

      Ce n’est en aucun cas un truc machiste ou sexiste. C’est unisexe. Une femme peut se faire harceler par une femme moralement, suffit que la harceleuse soit simplement « passive-agressive » et la harcelée est détruite au quotidien sans que personne ne veuille la croire.

      Je sais, j’ai donné.

      Y’a juste des cas plus dramatiques que d’autres.

      • Gina Grimont
        Gina Grimont répond à Neris
        • Posté à 15h11 le 31/08/2008
        • Internaute 25324

        @Neris
        Biens sûr que des femmes harcélent d’autres femmes dans le cadre du travail ! Je parlais du harcélement sexuel qui est en majorité, je dis bien en majorité, c’est un minorité de femmes qui harcèlent dans le travail des hommes sexuellement, le fait d’hommes sur des femmes et là on entre dans une autre dimension d’attitudes sexistes.
        J’ai subi les deux au sein des multiples petits métiers alimentaires que j’ai fait, donc en bas de l’échelle hiérarchique, le harcélément moral d’une femme et le harcélement sexuel d’un homme. S’il fallait établir un hiérachie cynique entre les deux,le harcélément sexuel est le plus atroce car il est la volonté de violer de la part du harceleur sexuel. Ton corps et ton esprit sont violés tous les jours par le regard, les mains, les propositions qui puent et le pouvoir absolu que ce mec pense avoir sur la petite employée payée au Smic.
        Les syndicats te défendent trés vite dés qu’il s’agit de harcélement moral, beaucoup moins vite dés que tu leur parle de harcélement sexuel....

      • Thorgal46
        Thorgal46 répond à Neris
        Informaticien dans le Lot
        • Posté à 17h29 le 01/09/2008
        • Internaute 4302
          Informaticien dans le Lot

        @ Neris
        Qui es tu pour connaitre aussi bien et oser décrire ainsi la personnalité de notre Bien-Aimé-Tout-Puissant Président ? ? ! !

    • ducatel
      ducatel répond à Gina Grimont
      • Posté à 14h51 le 31/08/2008
      • Internaute 7941

      le harcèlement n’est pas une question de sexe. Une femme peut également très bien harceler son subordonné (que ce soit un homme ou une femme d’ailleurs). Ce jugement est un peu court et ne prend pas toute la mesure de ce que représente le harcèlement

      • Gina Grimont
        Gina Grimont répond à ducatel
        • Posté à 17h33 le 31/08/2008
        • Internaute 25324

        @ducatel
        Mais quand il arrive qu’une femme supérieure hiérarchique harcéle sexuellement un homme, ce qui est tout de même trés rare, la parole de l’homme EST ECOUTÉE ET RECONNUE ! Pour la femme, subsiste le soupçon qu’elle est une allumeuse, qu’elle l’a bien cherchée ect... Je le répéterai sans cesse, le rapport des femmes au Monde, travail, enfants, maison, sexe est en dehors des schémas politiques et sociaux classiques. Le femme est encore et toujours sous domination des schémas masculins ( auxquels heureusement de plus en plus d’hommes n’adhérent plus ). Devant un tribunal, une femme maltraitante de ses enfants sera toujours beaucoup plus lourdement punie qu’un pére maltraitant,car subsiste le soi disant amour maternel et douceur féminine deux concepts créès par les hommes pour garder les femmes sous leur coupe et les maintenir dans la soumission et le silence. Mais c’est un autre sujet, que j’espére, un jour Rue 89 abordera...
        Je le répéte encore pour une femme harcelée sexuellement par un homme, surtout s’il est son supérieur hiérarchique ( mais que dire du voisin, du mec dans la rue ect...), l’homme est dans l’attitude du violeur, d’où une panique, une peur, une paralysie qui est la pire de toutes !
        Mais bien évidement que le harcélement en général entraine des souffrances terribles et que les harceleurs-euses sont des taré-es sadiques !

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Gina Grimont
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 20h35 le 01/09/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      On est dans un cas d’espèce d’un cas d’espèce de la réalité plus globale que le faible n’a pas une chance égale quand il plaide contre le plus fort. Vrai en droit pénal, encore plus en droit civil et contractuel. C’est une des pendules qu’il faudrait remettre à l’heure...

      Pierre JC Allard

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  • Gandijyn
    • Posté à 13h30 le 31/08/2008
    • Internaute 30465

    Avec Eurocopter, ça décoiffe ! ... Encore un ex-officier de l’armée qui, par obligation, déforme tout, veut tout contrôler, et tombe dans la paranoïa... dur quand on tombe sur un employeur de ce type, car en tant que « misionnée », avec des obligations de résultat (somme tout relatifs et interprétables à volonté selon l’esprit et le mental ce celui qui analyse).

    Est-ce un drame dans l’approche tatctique de ce malade, ce qui est également perçu par de nombreuses femmes avec leur boss ? :
    - restaurant tous les jours au frais de la société
    - extra-boulot (ciné, ballades, congrès, ...)
    - .../...

    J’en connais même qui n’hésite pas à se faire payer des logements, voire des maisons entières, et frais annexes (voiture, voyages en avion, Thalasothérapie, ustensiles digitaux (bagouses avec de vrais diamants), et plus selon les circonstances ... jusqu’au don de soi ! ...

    Ne va-t-on pas inverser les rôles (aux Prud’Hommes) et inciter à croire que c’est Madame qui à amorcer ce comportement, en acceptant dès la première fois, d’être invitée ?

    Je suppose que l’employeur de Madame est Père de famille, bien sous tout rapport, avec enfants, animal domestique et tout, et tout ... irréprochable ! ( ?) :)))

    Prochaine mission : faire de la voile (sosie de Florence Artaud !) :)))

  • Putt Bill
    • Posté à 13h49 le 31/08/2008
    • Internaute 30603

    Du pot de terre ou de fer, qui l’emportera ?
    En outre, gageons que Christine Boulet sache s’aménager une issue de conflit confortable...
    Contre la toute puissance et l’influence de ces grosses boites, même quand on gagne, on perd !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 13h53 le 31/08/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Elle a refusé de faire l’ hélicoptère à pales avec monsieur C. ?

    Bon je sors faire deux mater et trois avé Maria ..

  • balafenn
    balafenn
    staying alive
    • Posté à 19h37 le 31/08/2008
    • Internaute 51808
      staying alive

    Envie de pleurer en vous lisant.
    Je ne suis pas cadre mais ai choisi et exercé mon métier avec tant d’amour que je n’ai pas tout de suite compris ce qui se passait... Le harcèlement, quasiment improuvable et là, maintenant, en route vers l’invalidité. Le pire étant l’incompréhension de l’entourage (famille, amis) mais un entêtement absolu quand on sent que la santé (psychologique et physique) devient trop tangible et qu’on espère encore survivre

  • vol19
    • Posté à 20h16 le 31/08/2008
    • Internaute 13492

    C’est comme çà que celà se passe. Autour les gens ne comprennent pas. Et surtout ont peur, ce qui les amène à devenir agressifs. Peur de leur propres fragilité personnelle et sociale, ils peuvent se montrer lâches parfois quand ils essayent d’abuser de la fragilité de la personne qui se trouve dès lors prise alors dans une séries d’« incidents ». Se reposer plutôt sur des professionnels et garder le contact avec l’entourage avec un peu plus de distance. Mieux vaut ne rien attendre de qui que ce soit,c’est la meilleure façon de ne pas être déçu.

    • Anonyme répond à vol19

      « Autour les gens ne comprennent pas. »

      Trop vite dit. Beaucoup comprennent très bien, mais voient l’avantage qu’ils vont tirer de la situation, du moins à court terme, car en se rendant complices du système, ils risquent d’en être les prochaines victimes.

      « Mieux vaut ne rien attendre de qui que ce soit,c’est la meilleure façon de ne pas être déçu. »

      Moi, j’ai appris à compter sur mes ennemis. Ceux-là au moins sont tout à fait fiables.

      • vol19
        • Posté à 22h06 le 31/08/2008
        • Internaute 13492

        Ce que je veux dire agir strictement dans les cadres intitutionnels et si parfois quelquechose arrive, une « bonne surprise », la prendre au crédit, quand même, de l’humanité. Mais dans la faible altérité ou nous vivons : attendre de l’aide de relations est le meilleur moyen de se faire jetter ou de finir dans un état asservi ou d’esclave quand le sauveur demandera le paiement de son « contre-don » (cf le film dont le nom m’échappe produit avec un réalisateur Danois et Nicole Kidman et qui se déroule dans un village isolé aux US).

        Et pour les « ennemis », c’est compliqué. On n’aime pas trop que les gens se noient complètement, çà donne mauvaise conscience. Sortir la tête de l’eau (seulement) de la victime donne bonne conscience, puis « endettée », elle peut au moins reservir contre quelqu’un d’autre... Et puis s’il y a une petite notoriété, çà stimule l’appétit ... « le petit cochon que l’on préfère, c’est celui qui joue dans la cours avec ses trois jambes et une jambe de bois... parce qu’on le mange petit à petit »...(G Miller). Question de réalisme, celà ne veut pas dire que l’on ne puisse pas espérer que quelques personnes à un moment donné se comporteront humainement. C’est offert. Une chance si ça se produit, mais ne peut s’attendre comme « allant de soi ». Ca ne va pas de soi hélàs...
        Et celà ne se paye pas d’un contre-don avec intérêts, çà fait partie d’une circulation globale des dons dans la société.

         
        • Anonyme répond à vol19

          Paradoxalement, c’est avec mes ennemis que je conserve les meilleures relations (*), après qu’ils m’aient complètement isolée.

          Avec eux, au moins, je suis en terrain de connaissance. Je leur dis deux mots, ils percutent tout de suite, et vice versa, et c’est quand même vachement plus agréable que d’avoir affaire à des tarés qui ne comprennent rien à rien. Quel genre de relation voulez-vous développer avec des gens dont vous restez irrémédiablement séparé par un mur d’incompréhension, d’incommunicabilité ? Il n’y en a pas. Or, la relation reste indispensable, nécessaire à la vie ou la survie. La haine, c’est toujours mieux que rien.

          (*) pas trop rapprochées, quand même...

          • balafenn
            balafenn
            staying alive
            • Posté à 23h21 le 31/08/2008
            • Internaute 51808
              staying alive

            Ennemis, ennemis... Quand la haine est si présente, donc vous n’êtes pas insensibles... quand vous rêvez d’écraser votre chef, de rouler dessus aller retour aller retour jusqu’à un aplatissement total, ne vaut-il mieux pas fuir et mépriser le personnage, le traiter de petit homme (même si c’est une femme)...

            • Nébuleuse
              Nébuleuse répond à balafenn
              Ras les Antennes
              • Posté à 02h26 le 01/09/2008
              • Internaute 51034
                Ras les Antennes

              C’est par le mépris que la victime « s’en tire », pas par la haine (trop destructrice)... Ces gens sont de toute façon bien méprisables, n’est-ce pas ?
              Ils ne méritent même plus qu’on pose l’oeil sur leur sinistre personnage !

              • Anonyme répond à Nébuleuse

                Il est des circonstances où l’indifférence n’est pas de mise.

                Par exemple, quand je sors de chez moi et me retrouve nez à nez avec des malfrats qui n’attendaient que ça pour me casser la gueule, conformément aux ordres qu’ils ont reçus, je ne peux pas faire comme s’ils n’étaient pas là.

                • Nébuleuse
                  Nébuleuse
                  Ras les Antennes
                  • Posté à 15h52 le 01/09/2008
                  • Internaute 51034
                    Ras les Antennes

                  Leçons de Kung Fu pour les Nuls fortement conseillées d’urgence ! ! !
                  Je plaisante, je sais que ce sont des situations critiques : j’ai à faire à des attaques plus perfides... Plus voilées...
                  Mais le sachant, je déjoue leurs trop mauvaises intentions ! Pour moi, ils sont devenus transparents, malgré toute l’horreur qu’ils suscitent chez moi : pour moi, ce sont de « réels criminels » !
                  Je viens ce week end d’éviter une fonctionnaire de démissionner, cela fait dix ans que dure son calvaire : fonction publique territoriale !
                  Ils essaient d’avoir à l’usure...

                  • Anonyme répond à Nébuleuse

                    Combien de fois n’ai-je pas rêvé d’avoir les super pouvoirs d’une Xéna et de leur passer par-dessus la tête d’un quadruple salto arrière en poussant le cri qui tue...

                    • Nébuleuse
                      Nébuleuse
                      Ras les Antennes
                      • Posté à 13h20 le 02/09/2008
                      • Internaute 51034
                        Ras les Antennes

                      Voui, Existe ; j’ai une copine qui a dit lors de l’expertise psy qu’elle voulait les tabasser, (plutôt que de se suicider) résultat,ils ont prolongé son arrêt... Ils ont eu peur qu’il y ait du sang collé au plafond !

                      Je me verrai bien, moi, dans le rôle de Killbill ! de la sauce tomate, plein les murs !

            • Anonyme répond à balafenn

              @ balafenn

              Ils ne vous lâchent pas si facilement...

              La haine est d’abord chez ceux qui ont décidé de vous éliminer.

              Et c’est bien le seul levier que j’aie pu trouver pour progresser. Par haine pour moi, certains sont encore capables de déplacer des montagnes...

          • vol19
            • Posté à 23h49 le 31/08/2008
            • Internaute 13492

            « je suis en terrain de connaissance. Je leur dis deux mots, ils percutent tout de suite, et vice versa, »

            Personnellement je me méfie des communications trop implicites. Il y a tant de risques de malentendus. Un code, un mot peut avoir une multiplicité de signifiants...sauf dans des communications strictement régies par le même imaginaire... D’abord, on est jamais sûr que ce soit le même. On est jamais sûr de ce que l’on a vraiment dit et de ce que l’autre a entendu et interprété. La communication est toujours un pari et comporte un « travail » sur cette subjectivité-là, ce qui fait un espace de « discussion ». Des personnes essayent de faire cet effort, de prendre le temps, d’autres s’y refusent. Certains essayent de forcer à des « clivages » de communication, celà m’épuise, je n’y réponds pas. Du fait de mon statut actuel, on me fiche à peu près la paix. Des voisins ont essayé de faire pression, je ne leur adresse pas la parole, et çà se passe correctement et banalement avec les autres.
            Mais dans mon ancienne activité professionnelle j’ai vécu une situation absolument insupportable. Le mal Français, il est là et bien verrouillé...
            Il y a des gens, pas beaucoup, qui prennent le temps de créer du lien, petit à petit, à échanger des bricoles (tenir une porte...), élaborer une discussion, puis échanger sur ce que l’on veut dire etc. Si un effort est fait pour tisser un lien, à celà j’accorde une importance, le reste, les « excités », à prendre ou à laisser tout de suite je n’écoute ou regarde pas. tant pis si je me fais traiter « d’égoiste », de méduse ou je ne sais quoi..

            Dommage qu’au travail, ce ne soit presque plus possible. A l’époque, en 2002, c’était le règne frénétique de l’exhibition des portables, je n’ai pas de portables. Et j’ai eu droit à des reproches professionnels (dans une prestigieuse institution française) à cause de celà...à ma stupéfaction. A quoi tient le boulot... !

            Oui, tout celà ne devrait pas se dire, vous savez depuis le temps, j’ai plus grand chose à perdre... Et puis çà commence à circuler, c’est que c’est que l’emprise va se tomber un de ces jours... Oui, il faut en parler de tout çà...

            • Anonyme répond à vol19

              « je suis en terrain de connaissance. Je leur dis deux mots, ils percutent tout de suite, et vice versa, »

              Nous avons un assez long vécu commun, eux comme bourreaux et moi comme victime. Ils savent aussi bien que moi que tout ce que j’en dis est vrai. De même, ils connaissent bien mes qualités et compétences, qu’ils n’ont jamais dédaigné d’exploiter.

              Ce n’est pas le cas de tous ceux qui gobent ou feignent de croire à toutes leurs affabulations à mon sujet.

              Comment croyez-vous qu’ils aient réussi à m’isoler ?

              La rumeur, la calomnie, les accusations mensongères, font toujours partie d’une bonne opération de harcèlement.

              • vol19
                • Posté à 14h36 le 01/09/2008
                • Internaute 13492

                Désormais, il y a des livres, des films, de sites internet, des associations, des consultations médicales dans certains hopitaux, de même des études épidémologiques internationales maintenant. Ca existe de partout, mais en France comme tous les problèmes managériaux, c’est plus violent et caché. Maintenant, on dispose de ces élèments, ce qui n’était pas le cas hier,de même les études commencent à illustrer l’étendue du type de dégâts et la durée sur la psyché des victimes.

                Il est nécessaire que des dispositifs de prévention et d’accompagnement se mettent en place, d’autre part que des condamnations financières sévères pénalisent les institutions et les harceleurs, que des ressources financières de compensation honnêtes permettent aux vicitmes de vivre décemment.

  • zénon denon 84
    • Posté à 20h33 le 31/08/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    Les langues se délient .Tant mieux !
    Malheureusement passer par de tels faits
    et dramatique pour les personnes concernées .
    Constat accablant .Pour l’organisation du travail
    dans les pays « riches » .
    Riche pour qui ,et pour quoi ...

  • kkbl
    kkbl
    cadre au chômage
    • Posté à 00h31 le 01/09/2008
    • Internaute 51835
      cadre au chômage

    ’’Elle ne supporte aucune hiérarchie’’ : vue l’occurrence, elle est bien bonne, celle-là ! Finalement, ç’a pas l’air compliqué d’être avocat

    • Nébuleuse
      Nébuleuse répond à kkbl
      Ras les Antennes
      • Posté à 02h23 le 01/09/2008
      • Internaute 51034
        Ras les Antennes

      Les avocats employeurs et les employeurs eux-mêmes ont un « missel », une « bible » intitulée « Comment faire pour en cas de harcèlement “zigouiller” ou “se débarrasser” au plus vite de la victime ? »
      Bizarrement, il n’est qu’une portion infime d’employeurs virant le harceleur et ses complices ; bizarrement aussi, la victime est seule, et en face, toujours « un certain nombre »... C’est ce que l’on appelle la loi du NOMBRE...
      On en sacrifie une, on garde le reste, fût-il déjà bien nécrosé !
      Bien sûr que le portrait de la victime qui se « prétend » harcelée, face à un « présumé » harceleur, est écrit sur les tablettes, et pas celles de la loi : ce sont toujours des caractères difficiles, mais qui travaillent bien... Curieux ! Des personnes qui sont populaires, mais dont certaines veulent se débarrasser en parsemant sous leurs pieds de jolies peaux de bananes...
      Et vous verriez dans ces dossiers, les motifs de licenciement de la « réelle » victime : il faudrait en faire un florilège, un encyclopédie !
      A s’en rouler par terre de rire si nous ne tombions pas dans une telle tragédie !
      Et il y a toujours de bons petits copains pour faire des attestations de complaisance « pro-employeur » que celui-ci glane contre « récompenses secrètes »...
      Et ces juges qui gobent comme des carpes !
      Le mieux, c’est l’application du droit de retrait, les juges avec leur super boule de cristal affirment mordicus qu’il n’y a jamais eu « danger imminent »... Comment peuvent-ils le savoir ? Il n’y avait pas de témoins, je vous le rappelle ! Ils jugent vraiment « au jugé » ; résultat : la victime a du mal à panser ses plaies, car c’est la double peine : être victime accusée et condamnée, et ne pas être reconnue, ni blanchie par la justice après un combat acharné...
      Triste et sinistre comédie !

  • Soleillade
    Soleillade
    Invalide
    • Posté à 07h08 le 01/09/2008
    • Internaute 49855
      Invalide

    Le harcèlement est devenu un sport national pour virer les gens sans leur payer d’indemnités de licenciement. Nous avions réussi à faire voter une loi par laquelle la charge de la preuve était inversée : c’était à l’employeur de faire la preuve qu’il n’y avait pas eu harcèlement. Dès que la droite est revenue au pouvoir, elle l’a abrogée.

    • Nébuleuse
      Nébuleuse répond à Soleillade
      Ras les Antennes
      • Posté à 13h23 le 02/09/2008
      • Internaute 51034
        Ras les Antennes

      @ Soleillade :
      tout à fait, de toute façon, même quand vous avez des attestations, les juges vous diront que vous n’en avez pas assez...C’est pourquoi, c’est très dur de lutter sur le plan juridique, mais y renoncer, c’est aussi laisser-faire...
      Donc, que ceux qui le peuvent encore, aillent en parle à ces juges qui n’écoutent d’une oreille, celle de l’employeur ! ! !

  • Anonyme

    Tenez, voilà encore un cas :

    Lien

    Indemnité record
    pour un salarié espionné

    Mathieu Delahousse
    01/09/2008 | Mise à jour : 10 : 32 | Commentaires 1
    .
    Deux entreprises, dont une société de sécurité, ont été condamnées à verser 30 000 euros à un ancien employé et à son épouse surveillés pendant plusieurs semaines.

    Cette première judiciaire pourrait bien faire jurisprudence. Le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse (Ain) vient d’accorder 30 000 euros de dommages et intérêts à un couple surveillé en 2006 durant plusieurs semaines. La condamnation, pour atteinte à la vie privée, frappe une société d’intelligence économique et l’entreprise lyonnaise qui s’était offert ses services.

    L’histoire éclate quand Patrick D., salarié d’une société de conseil en management basée à Lyon, démissionne de son poste. Sa direction le soupçonne alors de vouloir rejoindre d’autres salariés partis créer leur propre structure de consultants.

    L’enjeu pour l’entreprise est de conserver plusieurs gros clients, dont le groupe industriel Areva. Décision est donc prise de faire appel à une société d’intelligence économique afin de vérifier l’existence d’éventuelles manœuvres frauduleuses.

    TPM International, ayant pi­gnon sur rue à Paris sur les Champs-Élysées, réalise alors par l’intermédiaire de plusieurs « cabinets extérieurs d’agents de recherches privées » une série de filatures et d’investigations de grande ampleur. La facture fera état de « 1 652 heures de surveillance », facturées « 118 180 euros hors taxes ».

    Inquiétudes et rumeurs
    Mis hors de cause quant aux soupçons de concurrence déloyale, Patrick D. porte plainte pour atteinte à la vie privée, soulignant que la surveillance mise en place dans son petit village de l’Ain lui avait gravement nui, la présence de détectives « en planque » devant chez lui provoquant inquiétudes et rumeurs chez ses voisins. L’épouse de Patrick D., assistante maternelle, avait dû fournir des explications aux parents des enfants qu’elle gardait quand ils s’étaient rendu compte qu’elle était en permanence l’objet de filatures… TPM International - qui avait sous-traité ce dossier auprès de détectives privés de la région lyonnaise - n’est pas à proprement parler une inconnue de la justice. Depuis cet été, son responsable, Claude Thévenet, ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire, doit affronter une tempête judiciaire bien plus importante. L’ancien fonctionnaire, tout comme un ancien de la DGSE, est soupçonné d’avoir fait effectuer des enquêtes sur des dossiers judiciaires sensibles, notamment l’affaire des frégates de Taïwan et le dossier Clearstream. Le commanditaire de ces enquêtes privées était alors la Direction des chantiers navals, concepteur des frégates vendues en 1991 au gouvernement taïwanais.

    Il s’agissait alors de connaître le contenu des dossiers judiciaires en cours. Mis en examen pour « corruption active, recel du secret professionnel, recel de violation du secret de l’instruction et recel d’abus de biens sociaux », le dirigeant de TPM International a été placé sous contrôle judiciaire par les juges parisiens Jean-Christophe Hullin et Françoise Desset. Son entreprise d’intelligence économique, qui était immatriculée depuis 1993 au registre du commerce, est aujourd’hui en sommeil ­forcé. Elle pourrait être placée en liquidation dans les semaines qui viennent.

    Patrick D. a aujourd’hui abandonné sa carrière d’ingénieur pour se reconvertir loin du conseil en management. Son ancien em­ployeur, quant à lui, a décidé de faire appel du jugement que le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse a prononcé fin juin.

    Le dossier, civil, reviendra prochainement devant la cour d’appel de Lyon. Il pourrait faire jurisprudence. « L’affaire apparaît déjà inédite tant par la gravité des faits que par l’ampleur des condamnations, commente un juriste spécialisé. Pour des atteintes à la vie privée de salariés, les condamnations sont habituellement bien plus réduites. »

    En mars dernier, la Cour de cassation avait reconnu aux entreprises le droit de contrôler et de surveiller un employé durant les heures de travail mais à condition que les moyens employés ne soient pas déloyaux.

    ============

    CERTAINS RESTENT SOUS SURVEILLANCE DES ANNEES DURANT.

    • vol19
      • Posté à 21h53 le 01/09/2008
      • Internaute 13492

      « Certains restent sous surveillance des années durant »
      Dit comme çà, celà évoque un délire parano. Ceux qui on lu l’ensemble du fil, ou qui ont vécu l’expérience seront plus prudent.
      Mon observation et vécu confirme cette étrange affirmation.
      J’ai déjà mes oreilles qui sifflent et ce ne sont pas des acouphènes...

      • Nébuleuse
        Nébuleuse répond à vol19
        Ras les Antennes
        • Posté à 20h12 le 02/09/2008
        • Internaute 51034
          Ras les Antennes

        @vol19 :

        Les espions sont parmi nous ! J’ai rarement constaté à quel point les personnes étaient facilement manipulables, avec ces histoires, et retournables comme un gant.
        Il y a toujours des personnes bien intentionnées qui sont là à leur souffler dans l’oreille d’aller vous contacter pour répandre un bruit, et les personnes ainsi sollicitées se font rouler dans la farine.
        Votre meilleur ami peut devenir vite votre pire ennemi, malgré lui, et en étant persuadé qu’il agit dans votre intérêt !
        De vrais sables mouvants où l’on ne peut avoir confiance qu’en soi !

  • Hedoniste
    Hedoniste
    Agitateur social
    • Posté à 16h21 le 01/09/2008
    • Internaute 51866
      Agitateur social

    Tout d’abord, Bravo car réussir à se lancer dans une démarche pour faire reconnaitre son harcèlemenent relève de l’ascension de l’Everest sans assistance respiratoire ... et en monokini !

    Sur le reste, sans connaitre l’affaire mais sachant que la Halde s’en est melè, je pense que l’affaire est suffisamment défendable ... pour que la Halde s’en soit saisi.

    Pour moi, en tant qu’acteur syndical en entreprise, je constate encore une fois que parler de violence symbolique est plus qu’un tabou ... puisque ça n’existe pas ! ...

    - Montrer de la violence à 20h50, le dimanche soir, sur une chaine télévisée à grande audience : Oui !
    - Parler de climat de violence ... devenue presque « normal » ... dans l’entreprise : impossible ! au risque de se faire traiter de catastrophiste ou d’amplifier la réalité.

    Donc, encore bravo car ce type de geste montre qu’il est encore possible de se défendre face à des comportements qu’ils ne faut laisser s’installer comme « normaux » dans l’entreprise !

  • vol19
    • Posté à 14h59 le 01/09/2008
    • Internaute 13492

    Quand « Liberté, Egalité, Fraternité » ne doit plus dire plus son nom...

  • Nébuleuse
    Nébuleuse
    Ras les Antennes
    • Posté à 16h01 le 01/09/2008
    • Internaute 51034
      Ras les Antennes

    Un petit regret sur la photo illustrant cette article, on voit une femme à son avantage, bien bronzée... Cependant, si vous prenez des victimes avec séquelles de harcèlement moral et/ou sexuel, l’un accompagnant souvent l’autre, vous aurez droit à une galerie de portrait dans le style, la nuit des Morts-Vivants ! ! !
    Teints pâles, yeux creusés, tristes, hargards... Amaigrie, en obésité morbide à cause des anti-dépresseurs !
    Je sais, c’est l’été, il fait beau, vous êtes à Marseille, mais une malade qui s’est fait choquer ne supporte même plus l’exposition au soleil, elle fait quasiment immédiatement un malaise...

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