Dans le rétro avec l'INA 27/07/2007 à 12h50

Bongo et la France : quarante ans de mauvais coups

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Après 41 années passées à la tête du Gabon, Omar Bongo est mort lundi 8 juin, à l’age de 73 ans. Après avoir suspendu ses pouvoirs à Libreville le 6 mai, le plus ancien chef d’Etat africain avait été admis dans une clinique de Barcelone. Sa carrière et ses liens incestueux avec la France, avec l’INA.

(De nos archives) Mémoire vivante de la Ve République, Omar Bongo a bien connu tous les présidents français, de Charles de Gaulle à Nicolas Sarkozy. Le Président du Gabon a d’ailleurs donné sa propre définition des relations franco-africaines : « L’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant.

Le général de Gaulle reçoit Omar Bongo à l’Elysée en janvier 1968, soit quelques semaines après l’accession au pouvoir de ce dernier. Dans “Affaires africaines” (Fayard, 1983), Pierre Péan a levé le voile sur une investiture largement organisée par la France. Après l’indépendance du Gabon, le 17 août 1960, Paris soutient le Président Léon M’Ba qui, à défaut d’être un impeccable démocrate, est proche des autorités françaises.

A sa mort, en 1967, Jacques Foccart, le “Monsieur Afrique” de l’Elysée, opte pour son directeur de cabinet, un ancien sous-officier de l’armée française, Albert-Bernard Bongo. Quelques élections opaques plus tard, le jeune Bongo (32 ans) devient maître du Gabon. Il fonde alors le parti unique PDG (Parti démocratique gabonais). (Sur la vidéo, le 5 janvier 1968.)


Le président Pompidou reçoit Bongo à l’Elysée. Jacques Foccart dessine toujours les grandes lignes de la politique africaine. En 1973, Albert-Bernard Bongo se convertit à l’islam et devient Omar Bongo. Cette conversion l’aide à adhérer à l’Opep en 1974. (Sur la vidéo, le 6 juillet 1970.)


Avec Valéry Giscard d’Estaing à l’Elysée, un nouveau style s’impose, mais pas de réforme en matière de politique africaine. Giscard tient son Foccart en la personne de René Journiac, ancien magistrat colonial. Les prospections de pétrole d’Elf débutent sous VGE. En 1977, André Tarallo devient PDG d’Elf Gabon : en 2005, il est condamné à sept ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour abus de biens sociaux au détriment du groupe pétrolier. (Sur la vidéo, le 28 juillet 1977.)


1984 : Omar Bongo est reçu en grande pompe par François Mitterrand. En 1994, le Président gabonais qualifiera le chef d’Etat français de “Mitterrand l’africain, le combatif et le fidèle”. Venant d’Omar Bongo, le compliment a de la saveur.

Dans son ouvrage d’entretiens avec Airy Routier, du Nouvel Obs, Bongo avait balancé ses amis français : “Giscard n’a pas été le seul à recevoir en cadeau des plaquettes de diamants de Bokassa : beaucoup d’autres en ont reçues, y compris des hommes politiques français importants, qui, à l’époque, se sont fait tout petits.”

Ne donnant pas de noms, Bongo s’est contenté de préciser qu’il a aidé ses amis mais n’a, en aucun cas, “aidé tel parti contre un autre”. Pierre Péan raconte dans “Affaires africaines”, sans avoir jamais été démenti, comment Bongo a participé au financement de la campagne du PS en 1981, histoire d’être sûr de gagner, quel que soit le vainqueur... (Sur la vidéo le 4 octobre 1984.)


1996 : Jacques Chirac se rend à Libreville. En France, l’affaire Elf défraye la chronique politico-mondaine. Omar Bongo, dans cette interview, répond que l’affaire est “franco-française” et qu’il demandera des “comptes” si l’argent du Gabon a été pillé. Plus de 2 milliards de francs ont été détournés des caisse du groupe pétrolier par ses dirigeants à la fin des années 80. Nerf de la guerre de toutes les transactions occultes, la Fiba (French International Bank of Africa) appartenait à Elf, à la famille Bongo et à l’Etat congolais. (Sur la vidéo, le 16 juillet 1996.)


► Article republié le 07/06/2009 à 23h00, après l’annonce de la mort d’Omar Bongo.

Mise à jour le 8/6/2009 à 00h40, avec le démenti de Libreville sur la mort d’Omar Bongo.

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  • Anonyme

    Jacques Koch-Foccart, dit Jacques Foccart
    2 « c » et 1 « t ».

    Sources :
    Lien

    • Oudinot
      Oudinot
      llanoddr yffr â gastell caedidd (...)
      • Posté à 12h23 le 08/06/2009
      • Internaute 24903
        llanoddr yffr â gastell caedidd (...)

      « Foccart, qu’avez-vous fait ? ? ? » CDG

  • Anonyme

    L’Afrique sans la France, la France sans l’Afrique dit-il, et le Gabon sans Bongo ? C’es déjà mieux.

  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 08h26 le 08/06/2009
    • Internaute 18202

    Bongo serait bel et bien vivant !

    Lien

  • Anonyme

    Il n’y a pas de raisons que ca cesse. Bongo fut le premer chef d’état étranger reçu à l’Elysée par Sarkozy...
    Allez voir :
    Lien

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 15h24 le 27/07/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      le deuxième, en fait : la présidente du Libéria l’avait grillé au poteau.

    • pom_poire
      • Posté à 14h49 le 09/08/2007
      • Internaute 13723

      merci pour le lien ! ! !

  • Anonyme

    BEUUUUURK !

    Pour ceux qui ont raté le discours de Sarko au Sénégal : « La colonisation n’est pas responsable de la présence des dictateurs ». Sur ce, il s’est envolé pour le Gabon....

    BEUUUUUUURK !

    • Anonyme

      Ben non puisque c’est la neocolonisation qui ene st responsabe.

      C’est vrai qu’au Togo et autres pays, il n’y a pas eu de démocrates destitués par les ervices secrets français et/ou américains et Patrice Lumuba est mort de morts naturellle

      • Anonyme

        Daniel Hannequin Bruxelles

        Vous oublié SANKARA, OLYMPIO, et tout ceux que la Francafrique a éliminé, et les avions renifleurs le comble.

  • Anonyme

    Omar c’est le chauffeur de la voiture et Nicolas c’est la voiture ou l’essence, à moins que l’essence cela ne soit les peuples africains et et la suite vous la devinez !

  • Anonyme

    Les premières visites diplomatiques en Afrique sont exclusivement réservées pour consolider les liens très étroits que La France tient à conserver pour nos très chers Dictateurs et leur rappeler le cas échéant « peut-être » (si ils l’ont oublié) qu’ils sont redevables de leurs protection par le biais d’accords de coopération secrets.

    • pom_poire
      • Posté à 14h47 le 09/08/2007
      • Internaute 13723

      a titre informatif.
      hier soir, il y avait une émission très intéressante sur la chaine de l’assemblée nationale sur les relations franc-africaine sous la cinquième république.
      dommage que ce soit sur le satelite... mais pour ceux qui y ont accès, ouvrez l’oeil si rediffusion.
      avant de commentez, une petite réexplication ne fait jamais de mal pour ceux qui comme moi essaie de se repérer dans tout ça.

  • Anonyme

    C’est bien joli tout cela, mais les pays sud américains attendent eux aussi la visite de notre Président ; il ne faudrait peut-être pas oublier que la quasi totalité de ses peuples victimes de la colonisation européenne attendent beaucoup de la France qu’ils connaissent très mal (nous sommes très petit).....peut-être que cela n’est pas aussi simple que cela après tout, c’est une zone d’influence des Américains qui eux ne se dérangent pas pour venir en Afrique du Nord en particulier et aussi dans nos anciennes colonies....tant aimées.

  • Anonyme

    Notez que les Sud Américains ont déja recu quelques petites choses de chez nous...

    L’immense savoir du général Aussaresse par exemple, via ces scéances de consulting en guerre « contre révolutionaire » auprès de l’école de guerre US...

  • Anonyme

    En parcourant le web je viens de lire que l’association Survie et la Cellule Françafrique ont organisé hier un tour de Françafric pour visiter les 5 appartements et l’hotel particulier qui appartiennent à O. Bongo ...
    N. Sarkozy emmenait les entreprises françaises qui pillent les ressources naturelles se ravitaillaient auprès du doyen des chefs d’etats africains à cote de son hotel particulier ...
    Ca avait l’air génial

    Retrouvez le tout en photos et vidéos sur Lien

    dommage que Rue89 n’est pas fait un reportage dessus mais peut etre n’ont ils pas été prévenus ...

    • Anonyme

      Faut voir le nombre de Français au Gabon et le nombre de Gabonnais en France vous comprendrez aisément .Exusez du peu la France n’a pas de matières premières et ses industries ne sont pas aussi compétitives comme celles de l’allemagne qui est grande exportatrice de biens d’équipements,si les Africains avaient les dirigeants qu’il fallait ce serait l’Afrique qui n’aurait pas besoin de la France .Ces présidents qui si c’est pas la France qui les mettent au pouvoir les maintiennent au avec des accords ; je ne dirai pas de coopération mais plutot de protection.Sarkozy qui nous dit que la France n’est pas responsable de tout oui monsieur mais elle est dans tout .Les conflits en Afrique ,des Africains qui s’entretuent avec des armes qui viennent toutes de l’occident oui .La France ne fait pas partie des pays vendeurs d’armes ! ! ! .L’Afrique n’a pas besoin d’armes ,ni de chars, ni d’avion de combats pour se developper.

  • Anonyme

    La complexité des relations franco-africaines ne cesse de donner le tournis à bon nombre d’observateurs. S’intéressant au sinueux parcours africain de l’ancien président de la République française, en l’occurrence François Mitterrand, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, à travers la vie politique de cet illustre personnage, décortique avec minutie les réseaux mis en place par Jacques Foccart et entretenus par quelques africanistes de gauche ; il nage dans les eaux troubles de la Françafrique pour mieux expliquer la puissance des lobbies qui imposent la continuité dans les rapports entre la France et l’Afrique.
    À l’heure où l’actualité africaine est entre autres dominée par les conflits, l’exode de nombreux jeunes, la lente « colonisation » de ce continent par la Chine, d’aucuns ne cessent de se demander si, après François Mitterrand et Jacques Chirac, la France du XXIe siècle sera encore africaine ou ne le sera plus.
    Cet ouvrage donne quelques pistes très utiles à la compréhension des futures relations franco-africaines. On y évoque également un lien de près de quarante-cinq ans entre un homme - que d’aucuns qualifient de « mythe errant » - et tout un continent, des méandres et des écueils qui ont enseveli des tas de secrets dans des marigots africains...

    Titre : Mitterrand l’Africain ?
    Editeur : Les Editions de l’Egrégore (Lien)
    Parution : 9 octobre 2007
    Pagination : 256 pages
    ISBN : 978-2-916335-03-2
    Format : 14x22,5 cm
    Prix : 18 euros

    L’auteur :
    Membre du Bureau fédéral du Parti Socialiste de Paris et président du club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains, Gaspard-Hubert Lonsi Koko reste fidèle à ses engagements humanistes. Après Un nouvel élan socialiste et Le demandeur d’asile, il poursuit la réflexion sur les rapports Nord-Sud avec Mitterrand l’Africain ?
    Site personnel : Lien

  • Tullius_Detritus
    • Posté à 14h56 le 28/07/2007
    • Internaute 13197

    Très bon papier, bien documenté. L’utilisation des archives de l’INA en fait un raccourci vivant et saisissant des rapports de Bongo avec les présidents successifs de la V° République. Bel exemple de ce que devrait être désormais ce « multimédia » dont on nous rebat tant les oreilles. Bravo Zineb !

    Souvenir ému d’une photo parue dans « Libé » en 1986 lors de l’inauguration du Transgabonais. Mitterrand est au pouvoir depuis 1981 et c’est « Papa m’a dit » qui gère les affaires africaines.

    Alors qu’il avait été viré comme un malpropre dès 1974 par Giscard, Jacques Foccart est présent dans la tribune, aux côtés de Bongo ! Belle revanche...

    Quels que soient les griefs que l’on puisse avoir envers la politique menée par la France à l’instigation de Foccart, jamais un homme politique n’a réussi après lui à créer des liens d’amitié aussi personnels que ceux qu’il avait développés avec les chefs d’état de la Françafrique.

  • Anonyme

    Un assez bon papier, surtout dans la doc. Mais le plus important a ete omis ou occulte : les rapports entre la France et l’Afrique sont de type paternalistes, quelque que soient les regimes, de gauche ou la droite, a l’Elysee. Comment peut-on promettre la rupture pendant une compagne electorale, et honorer trois plus tard, M. Bongo qui regne sur son pays depuis 40 ans, avec l’aide des reseaux franca-africains ? Ah j’oubliais les promesses n’engagent que ceux qui croient en elles. La rupture tant vantee par certains Francais d’origine africaine ne viendra pas de Sarkozy. Pourtant, son age et son franc parler poussaient a croire qu’on devait assister avec M. Sarkozi a la fin des rapports d’un autre age. Mais non. C’etait oublier que les nations n’ont pas d’amis, mais elles n’ont que des interets, comme l’ecrivait Paul Valery. Et c’est noble que M. Sarkozi pense a ceux de son pays. Et tant pis si les chefs d’Etats africains ne pensent pas a ceux de leurs pays. Les Africains, gros enfants, depourvus de notion de TEMPS attendrons ! ! !
    Bakima Baliele, Washington, DC

  • pp45
    • Posté à 23h35 le 28/07/2007
    • Internaute 13184

    « L’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant » : L’un fourni le chauffeur et l’autre le carburant. Bon troc, pas de raison que ça s’arrête !

    • Anonyme répond à pp45

      Ca doit arreter un jour ou un autre. Dans une relation d’adulte, le gain devrait etre reciproque. Or c’est pas le cas dans les relations de la France avec les pays africains, essentiellement ceux riches en minerai liquides et solides. Le Gabon et le Congo etant des examples.
      Mathieu Bakima

  • Anonyme

    • pp45
      • Posté à 01h18 le 30/07/2007
      • Internaute 13184

      Dur dur ! faut pas quand même ! ... Ils sont déjà habitués à la Mad Max ! Pour nous, faudra s’y faire... On vera qui Darwin va choisir : les plus avancés ou les plus nombreux ?

      • Anonyme répond à pp45

        Heu c’est qui les plus avancés ? Les plus nombreux ?

        Darwin ?

        C’est curieux, mais j’aime pas quand on fait référence à Darwin dans ce contexte. Ca pue...

        Faites gaffe aux idées qui restent accrochées aux termes que vous utilisez.

         
        • pp45
          • Posté à 19h01 le 30/07/2007
          • Internaute 13184

          Darwin a juste remis le contexte à jour. L’antiquité grec, 600 ans av JC, parlait de la formation des vivants montés au hasard de toutes sortes de pièces détachées recueillis dans les profondeurs des marais primitives. Seuls les montages les plus réussits et les plus aptes survivent aux durs exigences de la vie.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    la référence de « darwin » c’est à propos du film « le cauchemard de darwin » ! ! ! ...il y en a qui ne vont pas au ciné ou qu’il regarde des films trop publicités pour en oublier d’autres plus intréressants...c’est une vérité qui dérenge peut-etre ? ? ? ! ! ! ...rebelle

  • pp45
    • Posté à 00h41 le 31/07/2007
    • Internaute 13184

    Les perches du Nil dans le lac Victoria ne m’intéressent pas. Même problème que les lapins d’Europe en Australie.

  • dijou
    dijou
    Esclave d'une SSII
    • Posté à 23h34 le 07/06/2009
    • Internaute 803
      Esclave d'une SSII

    Je pourrais me réjouir de ce décès si ce faisant je ne franchissais pas les limites de la bienséance consensuelle sur la peine des proches etc...
    Et puis bon par ailleurs un bongo de perdu et 10 fistons de retrouvés.
    On se doute que la relève est assuré, surtout quand il y a la manne pétrolière et la corruption qui va avec.
    Au moins ils pourront signer maintenant en direct les chèques pour se payer une nouvelle voiture de luxe ou un palace en bord de mer.

  • stefloule
    stefloule
    artisan
    • Posté à 23h49 le 07/06/2009
    • Internaute 72073
      artisan

    ENFIN UN JOURNAL LIBRE

  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 23h54 le 07/06/2009
    • Internaute 70782
      Sea lover

    Le seul bon président africain qui a compris ce qu’il fallait faire quand il le fallait c’était Léopold Sedar Sengor . Tous les autres se sont enrichis et n’ont laissé que pauvreté et misère derrière eux. L’Afrique, la jolie Afrique souffre maintenant pas uniquement de pauvreté mais surtout de ce qu’il faut pour en sortir. Tous ces salopards et mégalomanes n’ont laissé derrière eux que laxisme, indiscipline, corruption, Sida, etc. Et pourtant malgré les richesses en matières premières, ils avaient tous raté l’occasion de faire des africains des peuples évolués. Ce qui est sur c’est que les européens avec leur cupidité n’avaient rien fait pour arranger les choses, au contraire ils les avait aidés à la décadence de leurs peuples sans se soucier des retombées. L’immigration clandestine qu’on veut combattre maintenant n’est que le fruit de la politique africaine lucrative des européens des années 70 et 80.
    Anyway, le pire c’est que maintenant, mis à part l’Afrique du sud, aucun président n’a tiré les leçons utiles pour que sa population lui reconnaisse la mise en place d’un système politique durable basé sur sur la démocratie, l’honnêteté et les valeurs humaines universelles.

    • Courageux-Anonyme
      • Posté à 17h40 le 08/06/2009
      • Internaute 24212

      L’immigration clandestine qu’on veut combattre maintenant n’est que le fruit de la politique africaine lucrative des européens des années 70 et 80.

      Je dirais un peu plus tard aussi, 90-00. Dans les année 70 80, il y avait quand même eu un début d’essor économique (même si on piquait déjà les matières premières), mais avec la libéralisation à outrance imposé par le fmi et la banque mondiale, ça achevé définitivement toute possibilité de développement économique, même à petite échelle.

    • Adibou
      Adibou répond à rrrobotom
      • Posté à 19h46 le 08/06/2009
      • Internaute 19888

      Je crois que Senghor a lui aussi trempé dans magouilles pas très nettes pourtant..

      • rrrobotom
        rrrobotom répond à Adibou
        Sea lover
        • Posté à 23h05 le 08/06/2009
        • Internaute 70782
          Sea lover

        j’ai pas qu’il était propre mais qu’il a compris ce qu’il fallait faire à temps. Puis disons carémentqu’il était le moins mauvais

  • Sup.25.08.09 àlademandeduriverain
    • Posté à 01h38 le 08/06/2009
    • Internaute 40056

    RIP (bof)

    Sa majesté chouchou-monmari va certainement lui rendre hommage, puisque c’est un grand de le com...

  • Mobile
    • Posté à 04h40 le 08/06/2009
    • Internaute 27554

    Enfin ! Je lève mon verre à la mémoire de mes 2 potes, Yves et Kasma, qui l’ont connu...

  • trobador
    • Posté à 06h05 le 08/06/2009
    • Internaute 29340

    un dictateur de moins ! mangez bien les vers !

    • The Franchise
      The Franchise répond à trobador
      Cmputer programmer
      • Posté à 08h10 le 08/06/2009
      • Internaute 82013
        Cmputer programmer

      Sad day pour le Gabon & tts les Gabonais. Omar etais un Icon.

      Despite what he didn’t & couldn’t done for Gabon ; he was he wise man.

      A Lot of memories (bad & good) about him. We’ll miss U. Gabon Need more peace without Bongo now !

      What’s next now ? What will happen ?

  • Otreman
    • Posté à 09h00 le 08/06/2009
    • Internaute 45643

    Rappel : « Mémoires de l’ombre » par Pierre Marion, ex-patron du SDECE. Pas mal pour qui souhaite connaitre quelques dessous des affaires du « regretté » François. ( De Grossouvre, Beregovoy, un membre du gouvernement porteur de valises....)

  • solalbe
    • Posté à 09h29 le 08/06/2009
    • Internaute 29036

    Dominique Lorentz dans « Une guerre » (ed. Arènes) expliquait le trompe-l’oeil de l’indépendance du Gabon : la France a le contrôle total du pétrole et de l’uranium gabonais, sans parler de l’armée française qui y a toutes ses aises. Les différents présidents français se sont en outre servis de l’éloignement et de l’opacité du pays pour mener des opérations inavouables dans le domaine nucléaire en particulier. Bongo n’était qu’un gouverneur colonial corrompu et sans aucun souci de son peuple (voir par exemple le lamentable état des services de santé mis en relief au moment de la découverte que Kouchner s’était mis à table aussi : Lien et Lien ).
    En conséquence Bongo possédait des dossiers sur l’ensemble du monde politique français (voir les livres de Pierre Péan, Eva Joly et beaucoup d’autres) et il doit y avoir ce matin une manière de soulagement dans les etat-majors des partis... un peu d’anxiété aussi sans doute : il va falloir garantir que le successeur de Bongo reprend bien le jeu selon les règles établies...

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 10h28 le 08/06/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze
  • riverain06
    riverain06
    sujet du roi Ignoramus Ier
    • Posté à 10h32 le 08/06/2009
    • Internaute 31970
      sujet du roi Ignoramus Ier

    Le propre des dictatures c’est la synthèse du pire mais qui marche ou donne le change. Bongo est mort depuis un bout de temps, le reste c’est histoire de lifter l’annonce et préparer la succession du Kim Jong des tropiques.
    Ce n’est un hasard qu’une nouvelle fuite advienne le soir des européennes, ah qu’il est beau le rouquinou verdâtre qui dame le pion au PS et donne le rhume au Dumbo orange. Top là Bongo tu peux mourir l’opinion a un autre dada pour la semaine, n’oublie pas de dire à tes autres avatars de débarrasser le plancher aussi : Albert, Ondimba...
    Cet homme réussit à faire croire au gabonnais qu’il ont eu trois présidents et autant de républiques en un : Albert, Omar et Ondimba. E maintenant un des rejetons ; voila de quoi épater Jean Sarkozy.

  • antinomie
    antinomie
    économie responsable
    • Posté à 11h15 le 08/06/2009
    • Internaute 57181
      économie responsable

    omar bongo n’était pas un gars bon, alors ? ...

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 11h58 le 08/06/2009
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    La peugeot française est en fin de vie. Le prochain véhicule africain, c’est le bulldozer chinois.

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 14h31 le 08/06/2009
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    C’était assez comique hier soir à la télé lors de la soirée électorale.

    Quelques politiques pris au dépourvu se sont montrés attristés du décès de Bongo improvisant une éloge funèbre montrant à quel point Bongo était l’ami de la France et patati patata.

    Oubliant juste que Bongo mit 23 années à autoriser le multipartisme, et encore sous la contrainte. Il a été président plus de 40 années et s’en fout un peu de la démocratie. Ses comptes français ont été saisis par la justice. Ainsi, aujourd’hui on ne parle pas de nouvelle élection mais bien de succession.

    Par contre un commentateur ou politique a t-il dit « bon débarras » ?

  • diogene39
    • Posté à 16h30 le 08/06/2009
    • Internaute 7256

    question d un etudiant gabonais chez nous nous avons du petrole de l urarnium des diamants de l or nous prodiusons des bananes du cafe du cacao du coton et nous sommes pauvres chez vous en france vous avez moins de matieres premieres que nous et vous etes riches comment faites vous ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

  • Adibou
    • Posté à 17h40 le 08/06/2009
    • Internaute 19888

    Pour avoir réalisé un travail de recherche sur la Françafrique, je trouve l’article un peu léger quoique reflétant de manière synthétique ces relations troubles.
    Rien à voir avec l’oraison funèbre dressée par Libé.fr hier soir et heureusement !

    Bongo était le pilier de la politique française en Afrique depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993.

    Le chemin à parcourir est encore long malheureusement pour que la France se débarrasse de ses vieilles pratiques aux relents colonialistes (comme en témoigne le premier voyage officiel de Sarkozy effectué au Gabon, alors qu’il disait durant sa campagne vouloir rompre avec les pratiques de ces prédécesseurs).

    En ce sens, je me réjouis personnellement de l’élection au Parlement Européen d’Eva Joly, qui je l’espère, saura faire entendre sa voix au niveau politique en France.

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