Explicateur 31/08/2008 à 20h45

L'inflation, une aubaine pour l'Etat ?

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89





El Palacio de Hierro, centre commercial pour les riches de Monterrey, Mexique (Mat Jacob).

De retour de vacances, Jean de Lille, lecteur de Rue89, nous a envoyé cette interpellation : « Les caisses de l’Etat sont vides, paraît-il, mais ne nous cache-t-on pas quelque chose ? En cette période dite inflationniste, l’augmentation des prix, c’est quand même une aubaine pour les rentrées de TVA, l’augmentation du carburant une aubaine pour la rentrée de la TIPP… »

Il précise : « Il me semblait que l’inflation était plutôt une spirale -augmentation des prix augmentation des revenus aboutissant à une dépréciation de la monnaie, et là c’est plutôt une augmentation des prix sans augmentation des revenus aboutissant à un appauvrissement des citoyens. »

En ces temps de rentrée, où le portefeuille est plombé par les dépenses de vacances et la perspective du troisième tiers d’impôt sur le revenu à verser, il nous a semblé que nos lecteurs avaient besoin d’y voir plus clair sur l’inflation réelle, qui n’est pas toujours celle ressentie. L’Etat nous cache quelque chose ou pas ? Tentons de répondre aux questions de Jean, point par point.


L’Etat a-t-il plus de recettes de TVA grâce à l’inflation ?

Mauvaise nouvelle pour le citoyen, il n’y a pas de « marges de manœuvre » cachées, et ce pour plusieurs raisons. Principalement parce que c’est la croissance qui crée la richesse, or justement nous sommes entrés en période de ralentissement économique.

Rue89 est allé voir dans un document préparatoire au débat d’orientation des finances publiques intitulé le « rapport sur l’évolution de l’économie nationale et les orientations des finances publiques ».

Il indique que « l’effet d’un choc d’inflation sur le déficit public dépend de la nature du choc macroéconomique : s’il provient d’une hausse de la demande, elle va s’accompagner d’une hausse des prix et de l’activité et renchérir les assiettes taxables ». Si au contraire il s’agit d’un « choc d’offre, qui renchérit les coûts de production, le ralentissement de l’activité aura un impact négatif sur les recettes en volume ». L’Etat serait plus riche seulement si le pays l’était.

Pourtant, au cabinet du ministre du Budget, Eric Woerth, on concède que « l’inflation affecte en théorie positivement les recettes publiques ». En effet, « toutes choses étant égales par ailleurs, l’augmentation de l’inflation induit mécaniquement une hausse des bases taxables, notamment pour la TVA, mais l’impact final dépend cependant des effets volume ». En l’occurrence, une baisse de la consommation, comme on la constate actuellement, ne peut être une bonne nouvelle pour les comptes publics.

En théorie, l’inflation diminue le poids de la dette pour les États (puisqu’elle érode la valeur réelle des créances) : de nombreux régimes ont d’ailleurs, par le passé, déclenché des vagues d’inflation dans le seul but de se débarrasser de leur dette publique. Toutefois, selon les calculs du ministère du Budget, la hausse des prix alourdit dans l’immédiat la charge de la dette, car environ 10 % des emprunts des administrations sont indexés sur l’inflation. En mai dernier, Eric Woerth, le ministre du budget, avait estimé ce surcoût budgétaire à 1,5 milliards d’euros.

Enfin, l’Etat est aussi un consommateur comme un autre, qui subit la hausse des prix, à travers les salaires et allocations qu’il verse et à travers ses achats, par exemple de carburant.


L’Etat est-il plus riche grâce à la hausse du prix du pétrole ?

Pas tout à fait car en réalité, la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) a pour base les volumes de pétrole vendus et non les montants monétaires. Certes il y a eu une hausse des recettes de TVA liée à la hausse des prix du pétrole à la pompe, mais de l’aveu même d’un proche de Didier Migaud, président (PS) de la commission des finances de l’assemblée nationale, cela est « anecdotique » dans le budget de l’Etat.

La baisse de la consommation de pétrole, observée en France comme aux Etats-Unis, en réaction à des prix trop élevés du pétrole a réduit le volume des ventes et donc de TIPP perçue. Au total, les recettes supplémentaires de TVA engendrées par la hausse des prix du pétrole ont certainement été compensées par la baisse de consommation. Et, comme le fait remarquer Eric Heyer, chercheur à l’OFCE, « si je dépense plus pour ma consommation d’essence, à revenus inchangés, je consomme moins d’autre chose, donc pour l’Etat, cela s’équilibre. »


Y a-t-il une spirale inflationniste ?

Une spirale inflationniste signifie qu’en raison de la hausse des prix, les salariés parviennent à négocier des hausses de salaires, qui obligent les entreprises à augmenter de nouveau leurs prix pour maintenir leurs marges.

Si on a pu observer ces phénomènes lors des chocs pétroliers des années 70, en raison du plein emploi, la situation est différente aujourd’hui. Certes le Smic est partiellement indexé sur l’inflation, mais ces bas revenus subissent plus que les autres la hausse des prix de l’alimentation et du pétrole.

Au total, le chômage est encore suffisamment élevé pour que les entreprises refusent d’accéder aux demandes de hausses des salaires et du coup, c’est en effet à un « appauvrissement des citoyens » que nous assistons, comme relève Jean, car c’est eux qui doivent assumer la hausse des prix.

Photo : El Palacio de Hierro, centre commercial pour les riches de Monterrey, Mexique (Mat Jacob/Tendance Floue).

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  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 22h13 le 31/08/2008
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    Eric,
    tu ne crois pas que tu exagères un chouïa ? comme indiqué ici :
    Lien
    notre cher président ne s’est augmenté que de 206 %, pas 207… ça fait une demi-paire de Ray-ban® supplémentaire par mois que tu lui attribues-là.

    • pablico
      pablico répond à FabiendeMénilmontant
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 17h47 le 01/09/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      c’est en effet à un « appauvrissement des citoyens
      tout se résume en cette triste phrase.
      alors que la croissance n’a été faite ces dernières années principalement par la consommation du peuple (pauvre et moyen) et pas celle des riches...
      on nous l’a souvent dit et répété, mais bon.

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 19h52 le 01/09/2008
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Dans une économie monétaire - et il n’y en a plus d’autres - l’inflation a toujours été, est et sera la meilleure faôn de régler les dettes de l’État. Une inflation CONTRÔLÉE est la meilleure forme de fiscalité

    Pierre JC Allard

    Lien

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  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 19h52 le 01/09/2008
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Dans une économie monétaire - et il n’y en a plus d’autres - l’inflation a toujours été, est et sera la meilleure faôn de régler les dettes de l’État. Une inflation CONTRÔLÉE est la meilleure forme de fiscalité

    Pierre JC Allard

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  • TARPON
    • Posté à 21h33 le 31/08/2008
    • Internaute 27263

    Se mefier des bonnes idees.le portefeuille des menages n’etant pas extensible ,le volume des achats diminue forcement et les rentrees de Tva devraient rester stable.
    Mais il y a pire ; face à l’augmentation des prix ,les menages reaprennent à consommer (voir les deboires de carrefour,Auchan) et vont au moins cher vers le hard discount ,d’où des rentrees de TVA moins importantes .
    Dire qu’il y a apauvrissement est malheureusement vrai quand on doit reduire son train de vie et meme en vendre une partie .Cette situation n’est pas nouvelle,il suffit de prendre en compte les volumes des aides .Encore plus malheureusement cet appauvrissement vient de la disparition d’entreprises et de leur externalisation ,on va à moyen terme vers une catastrophe sociale .

  • vient de déménager 25 oct
    • Posté à 21h36 le 31/08/2008
    • Internaute 23692

    « Enfin, l’Etat est aussi un consommateur comme un autre, qui subit la hausse des prix, à travers les salaires et allocations qu’il verse et à travers ses achats, par exemple de carburant. »

    Stop.
    Lisez attentivement cette phrase.
    On se moque de vous, ou pas ?

    • vient de déménager 25 oct
      • Posté à 21h47 le 31/08/2008
      • Internaute 23692

      Réponse : carrément. Ca mériterait même une tarte à la crême.

      « l’Etat est aussi un consommateur comme un autre »
      Ce bout de phrase est lui-même sensationnel. Un sophisme à l’état pur.

      « (l’Etat) subit la hausse des prix, à travers les salaires et allocations qu’il verse »
      Soit c’est une lapalissade, soit le second bout de phrasé sous-entend une augmentation des salaires des fonctionnaires et des allocations pour les démunis. En ce cas c’est un scoop, ou bien on nous cache tout.

      « et à travers ses achats, par exemple de carburant. »
      Sans dire que la TIPP « lui » revient direct dans les poches.

      Vous êtes quand même gonflés, les journaleux...

      • TARPON
        • Posté à 22h44 le 31/08/2008
        • Internaute 27263

        Bien vu ,L’auteur aurait pu ajouter que l’etat se vole lui meme en refusant dans certains cas de payer les augmentations des produits qu’il fabrique...A l’epoque des nationalisées ,Elf via une filiale etait proprietaire de « Petit Bateau ».La marque accordait des remises aux fonctionnaires pour qu’ils achetent leurs slips .Sur que Carla aurait aimé la fraicheur du coton...

  • newf
    newf
    essaye de s'en sortir
    • Posté à 21h43 le 31/08/2008
    • Internaute 47996
      essaye de s'en sortir

    Je vais certainement poser une question bête mais qui décide de l’inflation ? Si je regarde mon manuel du parfait petit capitaliste, je lis que l’inflation est due à une insuffisance de l’offre. OK mais moi je suis un français moyen qui va acheter de l’essence à son superU préféré et je constate que le prix du diesel au litre était de 1,34€ le 25 juin, 1,45€ le 15 juillet, 1,50€ le 8 août et subitement 1,30€ le 30 août. Est-ce qu’il y a uniquement insuffisance de l’offre pendant les vacances, est-ce qu’on se fout carrément de notre g..... ou est-ce que je suis franchement mauvaise langue ?

    • Homer555
      Homer555 répond à newf
      • Posté à 22h20 le 31/08/2008
      • Internaute 45141

      Réponse simple, la bourse décide de l’inflation.

    • clausius
      clausius répond à newf
      • Posté à 22h29 le 31/08/2008
      • Internaute 24442

      Demande trop grande par rapport à l’offre. Le pétrole a augmenté parce que la demande mondiale a explosé (Chine, Inde, Brésil qui se développent), et l’offre n’a pas suivi, par manque de réactivité et aussi parce que l’OPEP s’arrangeait bien de cette situation d’augmentation des prix.
      La récente diminution est due grandement à un réajustement la demande mondiale, du fait de la crise économique, et à des habitudes de consommation qui changent (donc une demande qui chute).
      Bref, ça ne dépend pas du petit français, mais du monde entier.

      • Forrest Gump
        Forrest Gump répond à clausius
        • Posté à 17h19 le 01/09/2008
        • Internaute 32802

        Les pays de l’OPEP s’arrangent tout à fait de cette hausse qu’ils creent eux même en n’ouvrant pas le robinet.

        Ils ont compris que leur ressource ne serait pas eternelle et préferent ainsi en limiter l’offre et donc faire augmenter « artificiellement » les prix et pouvoir mieux en profiter.

        Les pétrodollars gagnés aujourd’hui sont ceux qu’ils ne gagneront plus demain.

        Mais il n’y a pas que le pétrole qui se trouve dans cette situation.

        L’acier par exemple, depuis la fin de l’année dernière, subit exactement la même situation.

        Mr Mittal, s’est soudainement rendu compte qu’il était désormais tout seul à vendre de l’acier. Il a donc décidé de fermer le robinet - le laminoir, ou tout au moins de créer une situation artificielle de pénurie.

        Ainsi, depuis le début 2008, les entreprises consommatrices en fin de chaine payent la tonne aux environs de 1000€, contre 600€ en fin 2007 (on parle de 1400€ pour 2009 ! ! !), en plus doivent faire des pieds et des mains pour pouvoir garantir les approvisionnement.

        Un grand merci à cet ultralibéralisme sauvage pour les belles années qui se préparent ! ! !

         
        • Contestatairieux
          Contestatairieux répond à Forrest Gump
          (un de ces fameux travailleurs (...)
          • Posté à 19h26 le 01/09/2008
          • Internaute 37969
            (un de ces fameux travailleurs (...)

          Souvenez-vous, les « affameurs », ces personnes qui stockaient du blé dans leur grenier, afin d’en augmenter les prix, quite à créer une famine.... Les époques changent, pas les méthodes (et ni les gens)....

        1 autres commentaires
    • nipivime
      nipivime répond à newf
       ; -
      • Posté à 08h33 le 01/09/2008
      • Internaute 503
         ; -

      @newf
      On ne « décide » pas de l’inflation, au sens ou il n’y a pas quelqu’un (ou un groupe de quelqu’uns) qui décide du niveau de l’inflation (comme c’est le cas, par exemple, pour les taux d’intérêt, centralisés au niveau des banques centrales).
      L’inflation est, techniquement, une « situation de hausse globale des prix ».

      Qui décide de la « hausse des prix » ? La, on retrouve votre exemple : c’est chaque « faiseur de prix » qui décide du niveau de prix auquel il vend son produit. Problème (et votre exemple est très bon pour ca), c’est généralement une cascade de décideurs qui aboutit au prix finalement payé. On a, pour le pétrole :
      -celui qui l’extrait le vend à un prix (qui tient compte de plein de facteurs, dont l’offre et la demande au niveau mondial) à
      - un raffineur (qui a investi dans des grosses usines et doit donc rembourser ses investissements) qui le vend à
      - un grossiste (qui a des camions citernes à payer) qui le vend à
      - un distributeur (qui va lui aussi tenir compte de l’offre et la demande et de ses couts à lui, mais peut vouloir également faire de bons prix pour attirer des clients s’il est par exemple un vendeur de biens de consommation) qui le vend en devant y rajouter
      - des taxes, qui permettront à l’Etat de continuer à développer ses politiques d’investissement et de dépenses.

      Le tout se faisant
      - dans un contexte réglementaire donné (tout le monde n’a pas le droit de faire n’importe quoi)
      - contexte qui dépend parfois de plusieurs pays
      - en tenant compte un niveau d’offre/demande international
      - avec un cours du dollar qui est un facteur important mais que personnne ne maitrise (le pétrole a beaucoup augmenté, mais l’essence beaucoup moins en europe notamment parce que le dollar a beaucoup, beaucoup baissé)
      - plus toute une série de facteurs (spéculation, consolidation des secteurs qui limite la concurrence, intervention d’aspect « hors économie » dans les stratégie des entreprises,...)

      et ca pour chacun des produits qui entrent dans la consommation des français.

      En revanche, l’inflation, on peut lutter contre ou non : là, c’est le rôle des autorités monétaires (Etat, banque centrale). Des mesures sont prises, ou non, pour tenter limiter la hausse des prix à chacun de ces niveaux et notamment pour agir sur les anticipations qu’ont, à chaque niveau, les agents sur ce que seront les prix demain...

      • yamato
        yamato répond à nipivime
        • Posté à 22h15 le 01/09/2008
        • Internaute 21748

        Bonjour, nipivime.

        Oui et non.

        Sans revenir sur ce vaste débat du caractère implacable de l’action de l’économie (qui, étant une science humaine reste dominée par l’homme).

        Une partie de l’inflation est « décidée », vous le dites vous-même :
        - spéculation : manipulation artificielle d’un flux,
        - consolidation (concentration) : pas de concurrence, le producteur « décide » de l’inflation,

        etc,...

        Si l’on y ajoute la part subjective des comportements des groupes humains dans leur opérations économiques (comme dans d’autres, si ; De fait, nous décidons, collectivement, sur notre brave planète,de faire, ou non, de l’inflation.

        Mais, la décision n’est pas obligatoirement mauvaise.

        C’est comme le cholestérol.

  • thierry reboud
    • Posté à 21h45 le 31/08/2008
    • Internaute 20923

    Même sursaut que Michel5 : je me trompe où les taxes que verse l’Etat reviennent in fine dans les caisses de l’Etat ?
    Dans ce cas, les taxes versées par l’Etat-consommateur ne seraient guère qu’une opération blanche, non ?

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à thierry reboud
      journaleux - blogueur
      • Posté à 22h15 le 31/08/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Je rejoins aussi le gloupier, Thierry.

    • désinscrit-
      • Posté à 22h54 le 31/08/2008
      • Internaute 736

      Oui pour les taxes, mais si le cout de la matière première augmente avant taxation (cas du carburant il y a peu de temps, par ex.) cela lui coûte plus cher aussi (poil moins cher qu’à nous mais quand même).

      L’état ne subit pas (à priori) l’inflation des taxes, mais l’inflation du prix Hors taxes.

  • essayons d etre juste
    essayons d etre juste
    patissier soudeur en freelance (...)
    • Posté à 22h02 le 31/08/2008
    • Internaute 45585
      patissier soudeur en freelance (...)

    consommé, consommons, consommez......
    la devise de l’ état
    nous verons sur du long terme que biensur ce n est plus la bonne solution......
    merci

  • clausius
    • Posté à 22h25 le 31/08/2008
    • Internaute 24442

    Il est clair que la dette publique devra être payée un jour. L’inflation est un des maoyens de la faire payer, car elle la dilue, dans le sens que le ratio dette/PIB, donc l’insoutenabilité de la dette, diminue, par augmentation « comptable » du PIB. La population paye la dette en se serrant la ceinture.
    Il ne faut pas se leurrer, l’inflation a toujours été une aubaine pour beaucoup de pays. Il n’y a qu’à voir le Japon, ayant subi au contraire une désinflation pendant une dizaine d’années, et qui aujourd’hui voit sa dette monter à 160% du PIB (la France est à 66%)

  • A déménagé le 13-01-2012
    • Posté à 22h32 le 31/08/2008
    • Internaute 18368

    Le jargon économique abscons (j’adore les pléonasmes !) ne sert qu’à faire croire que des gens compétents s’occupent de nos problèmes (j’aime tout autant les oxymores !)...

  • Titou64
    • Posté à 22h45 le 31/08/2008
    • Internaute 19226

    Je voudrais apporter quelques précisions à l’article ci dessus. Il y a eut depuis 20 ans une augmentation importante des recettes indirectes de l’état.

    Les baisses d’impôts pour les plus riches ont été compensées par la hausses des taxes. Juppé était passé de 18.6 à 20.6 de TVA et Même si Jospin avait ramené à 19.6% la TVA, plus personne n’en parle.

    L’inflation est bonne pour l’économie et l’état a su en profiter ces dernières années en la minimisant aux yeux du public pour gonfler ses recettes. Mais dans tous les cas il vaut mieux de l’inflation que de la déflation. La hausse des prix incite à consommer pour deux raisons.
    -La première, c’est de se dire que plus on attend plus cela risque de coûter cher, il vaut mieux acheter aujourd’hui un produit car on dispose de l’argent nécessaire que d’attendre quelques mois et et ne plus pouvoir le faire.
    -La seconde raison concerne les taux d’intérêts. Plus il y a d’inflation, plus les taux d’intérêts pour l’argent emprunté augmentent mais moins cela coûte cher. Un taux de 5 % avec une inflation à 1% cela représente 4% de taux réel(c’est un arrondi pour ne pas rentrer dans les calculs mathématiques) ; Par contre un taux d’intérêt de 8% avec une inflation de 6% c’est 2% de taux réel d’autant plus que dans le même temps l’épargne reste rémunérée en dessous de l’inflation, ce qui fait que ceux qui placent de l’argent sur les livrets sont perdants.
    UN livret rémunéré à 3% avec un inflation à 4% entraîne une baisse du pouvoir d’achat mais plus d’argent dans les caisses des banques et de l’état. Alors, quelque soit la situation, le consommateur reste lésé.

    • argiope
      argiope répond à Titou64
      chatouille ou pique, c'est selon
      • Posté à 00h50 le 01/09/2008
      • Internaute 34103
        chatouille ou pique, c'est selon

      Si je comprends bien, plus l’inflation est forte, plus il faut dépenser vite son argent, moins il faut économiser, mieux même il faut s’endetter.
      Une consommation accélérée augmente la demande qui finit par dépasser l’offre, entraînant une hausse des prix, la boucle est bouclée.
      Puis la bulle grossit et crève.

      • Pascal Riché
        Pascal Riché répond à argiope
        Redchef Rue89
        • Posté à 01h55 le 01/09/2008
          éditeur
        • Journaliste 7
          Redchef

        « qui finit par dépasser l’offre » : ce n’est pas une fatalité : si l’offre augmente avec la demande, on a une période de croissance non inflationniste, sans « bulle ».

  • ivulatar
    • Posté à 22h46 le 31/08/2008
    • Internaute 39674

    Je suis ni politicien, ni économiste, juste de la « France d’en bas », alors je résume...
    1) Il faut consommer plus pour relancer l’économie et pouvoir augmenter les salaires.
    2) On ne peut pas consommer plus tant que les salaires n’augmentent pas et que les produits de consommation augmentent pour compenser le manque de vente...
    3) On ne peut surtout rien demander aux entreprises sous peine de les voir délocaliser dans ces pays merveilleux ou l’on paye les gens 20€/mois...
    Ha, ben voui, c’est clair...Sauf un truc... la moitié de la population au chômage, l’autre à 20€ par mois...
    C’est qui qui va acheter la dernière voiture à 30 000€ ?
    Les actionnaires du cac40 ? Ben on va pas en vendre beaucoup...vais me coucher... mal à la tête...Bonsoir à tous...

    • Titou64
      Titou64 répond à ivulatar
      • Posté à 07h30 le 02/09/2008
      • Internaute 19226

      Tu as tout compris du capitalisme qui marche sur la tête et qui ne voit que le profit à court terme ! ! ! !

  • Le dude
    Le dude
    Lecteur assidu
    • Posté à 22h57 le 31/08/2008
    • Internaute 51824
      Lecteur assidu

    Merci Clausius,
    ca fait du bien qu’il y est au moins une personne qui le dise. Si la Dette doit être payée à terme, l’inflation est le moyen le plus traditionnellement utilisé pour la résorber.
    Le problème de l’inflation est lié aux aléas qu’elle engendre. C’est pour ça que les banques centrales luttent contre elle. Ca fait fuir les investisseurs...

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Le dude
      Redchef Rue89
      • Posté à 01h52 le 01/09/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Historiquement, les rois se débarrassaient de la dette grâce à l’inflation (il suffisait de frapper de la monnaie à tire larigot).
      A la fin des années 1780, la monarchie ne l’a pas fait, préférant lever des impôts (on sait ce qu’il en advint).

    • nipivime
      nipivime répond à Le dude
       ; -
      • Posté à 07h52 le 01/09/2008
      • Internaute 503
         ; -

      Vrai : le problème n’est pas l’inflation, mais son imprévisibilité (si on avait une inflation toujours à 10%, ca ne gênerait pas)

      Sauf... sauf que, si l’on regarde les revenus, l’inflation est pénalisante pour ceux qui ont de l’épargne (tandis que c’est plutôt un bien pour les salaires).

      Comme par hasard, c’est dans une société ou les retraités sont de plus en plus (et d’ailleurs, ce sont ceux qui votent...) que la lutte contre l’inflation est le démon.

  • jojomigrateur
    jojomigrateur
    Photojournaliste
    • Posté à 23h53 le 31/08/2008
    • Journaliste 19668
      Photojournaliste

    juste un petit exemple qui illustre un aspect étonnant de l’inflation :

    Dans les années 1960, mes parents qui ne roulaient pas sur l’or avaient acheté un appartement avec un crédit à taux fixe sur 25 ans.. les premières années avaient été particulièrement difficiles et l’inflation s’était envolée avec des taux de 10 à 12% l’an...

    Tant bien que mal, les salaires avaient suivi, ce qui avait eu pour effet de réduire très largement le pourcentage du crédit immobilier dans le budget de la famille... Quinze ans après le début de la période de remboursement, les mensualités ne représentaient quasiment plus rien et je me souviens de voir mon père continuer à régler ses traites alors qu’il aurait pu facilement solder son emprunt...

    Si l’inflation repartait à la hausse sur une période durable, la même situation pourrait se reproduire, à moins que les salaires ne suivent pas, ce qui signifierait une « banqueroute » totale pour des familles qui ne pourraient plus rembourser leurs dettes..

    Cet exemple montre que l’inflation peut avoir des répercussions étonnantes et qu’il est intéressant d’en étudier tous les aspects.

    Georges

  • catapulte
    catapulte
    président de la République
    • Posté à 00h35 le 01/09/2008
    • Internaute 37430
      président de la République

    « l’Etat est aussi un consommateur comme un autre, qui subit la hausse des prix, à travers les salaires et allocations qu’il verse et à travers ses achats, par exemple de carburant »

    Mmmm, un peu hâtive, cette déclaration.
    Avec une inflation de l’ordre de 5% et des salaires de fonctionnaires revalorisés plutôt d’environ 0,5%, l’Etat est très loin de « subir » l’inflation autant que le salarié moyen.

    Non ?

    Me gourre-je ? ? ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à catapulte
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h50 le 01/09/2008
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Oui la déclaration est peut-être un peu hâtive, il n’est oas tout à fait comme les autres puisqu’il décide de la hausse de salaires qu’il octroie aux fonctionnaires (revalorisés de 0,5% en 2008). Cette hausse n’est pas vraiment indexée sur l’inflation (qui devrait être de l’ordre de 3% en 2008).

      • sinclair
        • Posté à 15h35 le 01/09/2008
        • Internaute 2580

        Euh soyons precis le fonctionnaire devient chatouilleux a force.

        0,5% au 1°mars et 0,3 au 1°octobre pour 2008. De plus les 3% en fait 3,7% d’augmentation du fonctionnaire sont trouves avec les dents entre autres les heures supplémentaires et l’ancienneté les reste est invérifiable, affirmation gratuite du gouvernement. Même comme cela si l’on enlève les 1,8 d’inflation(au bas mot) on voit que l’état va au final en étant optimiste vers une stagnation de ses dépenses salariales et une diminution de a masse salariale.

  • argiope
    argiope
    chatouille ou pique, c'est selon
    • Posté à 01h02 le 01/09/2008
    • Internaute 34103
      chatouille ou pique, c'est selon

    Une question à laquelle on ne m’a jamais répondu clairement :

    Je cache sous mon matelas un billet de 100. Cinq ans plus tard, il n’en vaut plus que 80 (en pouvoir d’achat).
    Dans la poche de qui se retrouvent les 20 manquants ?

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à argiope
      Redchef Rue89
      • Posté à 01h21 le 01/09/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Dans celle de l’audacieux, celui qui emprunte ! Il emprunte un billet de 100, et 5 ans plus tard, le billet de 100 qu’il rembourse ne vaut plus que 80...

      L’inflation est mauvaise pour les rentiers (et ceux qui thésaurisent sous leur matelas) , mais bonne pour les emprunteurs.

      • MadMax
        MadMax répond à Pascal Riché
        étudiant
        • Posté à 01h52 le 01/09/2008
        • Internaute 51842
          étudiant

        Non,
        Celui qui emprunte pique 20 euros à celui qui a mis son billet de vingt euros à la banque pour lequel la rémunération est légèrement inférieure à l’inflation.
        Ce qu’il touche est légèrement inférieur à la dépréciation de la monnaie. Contrairement à l’emprunteur qui paye son crédit (intérêts) à un prix légèrement inférieur à cette même dépréciation.

        On retombe bien sur le fait que :
        « L’inflation est mauvaise pour les rentiers (et ceux qui thésaurisent sous leur matelas) , mais bonne pour les emprunteurs. » mais pas sous les matelas...

        Pour celui qui place son argent sous le matelas c’est la création monétaire même qui fait perdre de la valeur à son billet. (à richesse égale plus il y a d’argent en circulation moins la monnaie à de valeur).

        Ça ne répond pas à la question où sont passé les 20 euros ? ? ?
        Ils vont à celui qui se rémunèrent par la création d’agent...
        C’est à dire l’état jusque dans les années 80 (financement des déficits publics grâce à la planche à billes)
        Et depuis les banques commerciales qui se sont vues attribuée l’exclusivité de la création monétaire, appelés seigneuriage
        Lien

        Bienvenu dans la société post-Moyennageuse...

        Pour plus d’info sur l’explosion de la dette publique et le racket institutionnalisé :
        Lien

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché répond à MadMax
          Redchef Rue89
          • Posté à 22h52 le 01/09/2008
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          @MadMax

          1) « plus il y a d’argent en circulation moins la monnaie à de valeur » : la création monétaire excessive profite donc à l’emprunteur. Il se met les 20 ans dans la poche.

          2) contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les banques centrales qui créent de la monnaie, ce sont les banques commerciales. Les banques centrales ont des outils pour brider cette création (ou l’encourager). C’était le cas avant les années 80, c’est le cas après. C’est le cas depuis que le crédit existe (c’est à dire depuis longtemps).

          Relire cet explicateur :

          Lien

        1 autres commentaires
  • Adieu_Monde_Cruel
    Adieu_Monde_Cruel
    Lobotomisé
    • Posté à 01h43 le 01/09/2008
    • Internaute 50051
      Lobotomisé

    Un autre problème lié à notre inflation est que la France n’a plus de politique monétaire autonome (gestion de la masse monétaire, possibilité de dévaluation,...).

    Il faut donc espérer une certaine uniformité des taux d’inflation dans la zone euro, car dans le cas contraire, cela promet une belle pagaille entre ceux qui voudront augmenter leur masse monétaire nationale et ceux qui n’y auront aucun intérêt.

    Historiquement, l’inflation et la déflation ont plus fréquemment été déterminées par les variations de la quantité de monnaie que par l’abondance des marchandises.

  • le poupre
    le poupre
    contempleur
    • Posté à 04h05 le 01/09/2008
    • Internaute 41701
      contempleur

    Vous aviez tous raisons , mais je m’en fout je fais ce que je dit . Vous croyez que la guerre en Afghanistan c’est gratis ! Les soldats ils mangent typiques non ? donner leurs couscous tous les jours , ils font la révolutions et me pende haut et cour . Ils meurent pour la France et leurs chefs des armés , je dois banquer vive la France : et l’inflation jusqu’à quand va telle durer ? pour que je puisse continué a jouer aux petits soldats , pas d’inflation fini la guerre .

  • marigae
    • Posté à 04h28 le 01/09/2008
    • Internaute 9147

    La TIPP est une valeure fixe affecte par volume de carburant allant de 1.85 euro/t fioul lourd a 63.96 euros/hl pour les super-carburants. Ces donnees qui figurent en annexe du code des douanes, font neanmoins l’objet de reajustement annuels. C’est ces reajustement la qu’il fautdrait suivre.
    Par ailleurs vous ne parlez pas de l’augmentation du gaz...

    • nipivime
      nipivime répond à marigae
       ; -
      • Posté à 08h12 le 01/09/2008
      • Internaute 503
         ; -

      Le gaz n’est pas un revenu pour l’état (sauf les taxes qui y sont ajoutées). GDF, même quand elle était publique, avec une existence juridique.

  • Nondupe
    • Posté à 08h11 le 01/09/2008
    • Internaute 16772

    Oh que oui, les ciasses sont vides !
    Mais pas pour tout le monde.

    Preuve :
    -la garden party de l’élysée a bien eu lieu,
    -R. dati a vidé son budget réception en un temps éclair (je ne doute pas qu’il ait été renouvelé à la même vitesse).
    -Darkos débourses 1500€ par jeune enseignant dès la rentrée...

    Pendant ce temps là, on nou rabache qu’il faut se serrer la ceinture, que c’est la récession sauf qu’il ne faut pas le dire devant lagarde).

    Quant à l’état, il n’honore ses dettes que de façon épisodique et aléatoire. Parce qu’il en débloque les subventions que selon son bon vouloir sans se soucier de ceux qui travaillent pour lui.

    Pour ce qui me concerne (prestataire de services pour la justice), en 2008, les honoraires ont été payés de mi-janvier à début juin (plus de sous). Les nouvelles subventions sont arrivées mi-juillet, mais début août, il n’y avait plus d’argent. Il faut attendre octobre...et prévoir un arrêt des paiements mi-novembre...pour cause de comptabilité.
    Tout cela n’influant pas sur les impôts que le fisc réclame sans état d’âme.
    Morale : NE JAMAIS TRAVAILLER POUR L’ETAT !
    Sa gestion est catastrophique et il ne respecte rien , ni personne.

  • Schtroumpf perplexe
    • Posté à 08h28 le 01/09/2008
    • Internaute 22547
      physicien

    L’article parle des conséquences de l’inflation sur les revenus de l’Etat français. Mais l’inflation actuelle est mondiale, comme le reste de l’économie. A l’origine, elle serait due à la hausse des prix du pétrole. Qui arrange-t-elle ?

    Comme certains l’ont fait remarquer, l’inflation permet de se débarrasser de la dette. Si l’inflation est causée par la hausse du pétrole, alors elle sera tout bénef pour les pays endettés qui vendent du pétrole.

    Quel sont les pays qui touchent sur le pétrole (via de très nombreuses concessions pour l’extraction) et qui ont une très grosse dette à rembourser ?

    La Russie peut-être. Les USA certainement (les guerres coûtent cher). Qui d’autre ?

    Je n’ai pas l’impression que l’Europe ait grand chose à y gagner. Nous sommes endettés, mais moins que les USA paraît-il, et question ventes de pétrole, avec BP et Total, je crois que nous sommes loin derrière les grandes sociétés américaines.

    Nous ne serions certainement pas les seuls perdants. L’Asie, me semble-t-il, risque d’en pâtir. Et probablement, de nombreux pays du tiers-monde.

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 10h07 le 01/09/2008
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    Oui, bon, en gros, on est dans la merde ?

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Emma Indoril
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 10h11 le 01/09/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ...en gros, on est dans la merde ? ... »

      ► exactement, et on l’entretient au quotidien par les déjections de notre refus d’accepter une remise en cause de nos « droits acquis » et de notre confort de vie.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 10h08 le 01/09/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Non l’inflation n’est pas une aubaine :

    elle oblige à devoir être contenue par des taux d’intérêts élevés,

    et ces taux d’intérêts élevés rendent trop cher pour les entreprises le loyer de l’argent qu’elles ont besoin d’emprunter pour pouvoir entreprendre.

    Cela ralenti la croissance,

    et cela augmente le chômage,

    et donc alourdi les comptes sociaux, augmentant les indemnités, et faisant baisser les cotisations.

    En fait, le gouvernement est piégé par la promesse électorale de relance du pouvoir d’achat.
    Piégé par ce sentiment trompeur de pouvoir décider d’une relance qui ne se décrète pas.
    Piégé par des échéances électorales qui sont des concours de démagogie, creusant un peu plus à chaque fois le déficit du pays.

    La solution à nos problèmes est dans une
    ♦ baisse de notre pouvoir d’achat,
    ♦ dans un blocage du SMIG, (actuellement, tous les salaires sont au SMIG, ne valorisant pas l’initiative et la compétence par rapport à la simple éxécution des consignes.)
    ♦ dans une politique d’attirance des capitaux et investisseurs étrangers par une fiscalité proportionnelle et non pas exponentielle
    ♦ dans une baisse des cotisations salariales, compensées par hausse de la TVA
    ♦ par une maîtrise des flux migratoires et un renvoi des clandestins aux frontières à la hauteur du problème (nombre de reconduites aux frontières à multiplier par 10)
    ♦ dans une simplification du statut du travail, générant une plus grande fluidité.
    ♦ par un audit de tous les services fonction publique (notamment territoriale), et une remise en cause de quelques potentats perdurant. Audit supervisé par la Cours des Comptes devant pouvoir porter plainte et réorganiser les structures indigentes.
    ♦ par une remise en cause du statut fonctionnaire, déresponsabilisant.
    ♦ par une suppression des départements ainsi que toute l’administration y afférant.

  • sinclair
    • Posté à 11h11 le 01/09/2008
    • Internaute 2580

    Tant que l’on restera dans le cadre du c’est la croissance qui crée la richesse on restera dans un cul de sac dont on commence a voir le fond.

    Il n’y a pas ou peu d’augmentation de la demande mais bel et bien une augmentation des prix. L’activité économique stagne voir les indicateurs de l’emploi, des exportations etc. Si les prix et les taxes augmentent les salaires eux ne bougent pas. L’incorporation aux prix des dernières taxes (taxe mutuelles et sur le « capital ») est inévitable a terme ce qui va dégrader encore la situation.

    Certes l’État profite de l’augmentation du brut 120 millions d’euro de mieux au premier trimestre 2008 quant même pour le pétrole.

    Certes la diminution de l’activité touche plus ou moins de nombreux pays européens mais la France est un des rares pays de l’UE a avoir une balance commerciale négative.

    Alors que les grandes entreprises et leurs dirigeants voient leurs bénéfices et revenus exploser les français s’appauvrissent (salaires stables, impôts et taxes en hausse, augmentation des prix des biens de consommation courant). Certes l’État y gagne mais peu par contre les français non seulement y perdent mais voient le fossé avec les plus haut revenu se creuser alors que les écarts entre petits salaires et salaires moyen a supérieur diminuent.

    Voila qui n’incite pas a l’optimisme.

  • just_a_life
    just_a_life
    pas facile...
    • Posté à 11h30 le 01/09/2008
    • Internaute 47994
      pas facile...

    Enfin,moi ce que je vois ,c’est que ceux qui nous gouvernent,eux leur pouvoir d’achat ne baissera surement pas ! ! !
    Quand ont voit ce qu’ils sont payés pour ce qu’ils foutent ,n’importe quelles entreprise les aurait virer à coup de pompe dans le cul et ça c’est inacceptable .
    Si je dois bouffer de la merde ,pourquoi pas eux ? ? ? et surtout ,pourquoi garder (donc pourquoi ne pas les virer) ces figures médiatisées qui nous pompent notre PIB sans vergogne et se pavanent devant les journalistes en nous expliquant que la vie va devenir très dure pour nous mais que tout va bien ! ! !
    Un comble quand même ,ont ait vraiment des vaches à lait pour cet état de capitalistes sans scrupules ....
    Et que cela déplaise aux détracteurs, aficionados de leur cher dirigeant qui à menti effrontément au peuple pour accéder au pouvoir ! ! !
    quelle hérésie quand même,être en 2008 et subir ce genre de monarchie me fait gerber ! ! !
    Œil pour œil dent pour dent ! ! ! ! !

  • nosil35
    nosil35
    en mutation
    • Posté à 11h33 le 01/09/2008
    • Internaute 39000
      en mutation

    au fait, vous pensez quoi des dernières propositions de Lagarde, l’usurpatrice à la tête de l’économie en France ?
    Baisser un fois encore la taxation sur le patrimoine, intégrer le prélèvement de financement du RSA au bouclier fiscal ...
    Mr Fion, nous assure il y a six mois que la France est ruinée.
    Ruinée pour ruinée, finissons d’en vider les caisses pour donner tout ça à ceux qui en ont déjà trop.
    Décidemment, on a pas fini notre grand saut dans le 19ième siècle.

  • Atchoom
    Atchoom
    Dessinateur d'études
    • Posté à 11h59 le 01/09/2008
    • Internaute 49693
      Dessinateur d'études

    Lien

    un petit lien que j’ai déjà vu sur rue 89,

    c’est une histoire « fiction » pas si fiction que ça et essayant d’expliquer la monnaie de sa création à nos jours.

    c’est une lecture très « enrichissante » et je la conseil à beaucoup de monde.

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