Témoignage 28/08/2008 à 15h33

Qu'est devenu Xavier, ce jeune Congolais expulsé que j'aidais ?

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Hestia est une riveraine bien connue de certains internautes de Rue89. Travailleuse sociale, militante à la Ligue des droits de l’homme, elle a voulu témoigner sur Rue89 du destin d’un jeune homme qu’elle accompagnait depuis son placement en rétention. Xavier (un prénom d’emprunt qu’elle a choisi pour médiatiser son cas), devenu majeur, a été expulsé cet été vers le Congo-Brazzaville, son pays d’origine. Depuis, Hestia s’inquiète et raconte la difficulté des militants à maintenir le contact avec les sans-papiers après l’expulsion.

C’est l’histoire de l’expulsion de Xavier, 19 ans. Je l’ai rencontré dès que j’ai su son arrestation à son domicile, en fin d’année scolaire 2008. Je suis allée le voir en centre de rétention. Entre lui et moi, un lien fort s’est tissé.

Des heures au téléphone, le soir, en CRA

Xavier avait un portable et, le soir, nous passions de heures au téléphone à parler d’Ulysse, de musique, de la vie, des filles, de ses projets scolaires et professionnels.
Le dernier soir que j’ai eu Xavier en ligne en France, il était inquiet : un jeune venait d’être menotté devant lui et emmené :

- « Dis ça ne va pas m’arriver ? »
- « Mais non mon petit, pas toi, tu le sais. »

Le lendemain, son portable ne répondait plus. Il venait d’être embarqué, le 18 juillet, à 5 heures du matin et son portable était entre les mains de la PAF. J’ai appris son départ en appelant le CRA.

Personne ne l’attendait à Brazza, je le savais. Je pleurais : où était-il ? Comment était—il traité ? Je passais la journée à me dire « ce n’est pas possible ». J’ai joint le consul qui avait signé le laisser passer :

- « Mais pourquoi avez vous signé ? »
- « Parce que, Madame, le quai d’Orsay me met la pression et puis il y a des enjeux avec nos accords. »
- « Alors, Monsieur, j’espère que personne ne signera pour vos enfants quand ils auront 18 ans. »

Xavier m’a appelé de Brazza en larmes, à 3 heures du matin : un passager de l’avion l’avait recueilli. Tous les soirs, j’ai pu le joindre chez le passager, lui parler, lui demander de m’expliquer sa vie, ses émotions. Tous les soirs, je le poussais à vivre, à espérer, à se reconstruire. Je lui disais mon amour.

J’ai joint l’ambassade de France à Brazza : un agent de la PAF détaché à l’ambassade m’a assuré que tout allait bien pour ces jeunes qui arrivaient au Congo.

- « Comment le savez vous ? »
- « Je le sais, Madame, c’est tout ! »

Petit à petit, j’ai pu mettre en place un lien avec l’Office congolais des droits de l’homme et l’évêché. Nous souhaitions aider Xavier à trouver sa place au Congo, à préparer sa vie en attendant de pouvoir faire des démarches pour demander un visa et revenir en France finir ses études.

Progressivement, j’ai senti qu’il s’éloignait

Progressivement, j’ai senti que Xavier s’éloignait de moi, de notre lien, de nos projets.
J’ai mis cela sur le compte du stress post-traumatique.

Avec l’OCDH et l’évêché, nous nous sommes étonnés de cette errance intérieure, de cette fuite de mes appels, de l’absence aux rendez-vous de l’OCDH, du vicaire. Xavier a-t-il été « récupéré » par quelqu’un ? Il n’est plus à l’écoute du monde, d’un avenir. Il est devenu autre : sous l’emprise sans doute de personnes malveillantes et de produits.

Je n’arrive plus à le joindre. Il ne répond plus, il n’est plus à l’adresse où il m’avait indiqué résider. Qu’est-il devenu ? Que deviennent ces jeunes que le pays des droits de l’homme renvoie dans « leur pays » ? Prostitués, récupérés par des trafiquants qui font miroiter Gibraltar ?

Nous nous devons de savoir ce qu’ils vivent une fois expulsés, sinon nous perdons notre humanité. Ils ne sont pas des objets qu’on dépose sur un sol.

Vais-je retrouver Xavier noyé sur une plage après avoir été drogué, prostitué et abusé par des trafiquants d’espoirs ?

Si c’est le cas, qui portera la responsabilité de la mort de Xavier ?

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  • r_v
    r_v
    • Posté à 16h07 le 28/08/2008
    • Internaute 9634

    Votre PS aurait tout aussi bien s’appeler FN ! non ?

    • wieeinstlilimarleen
      • Posté à 16h08 le 28/08/2008
      • Internaute 6659

      Pouvez-vous élaborer votre remarque ?

       
      • r_v
        • Posté à 16h11 le 28/08/2008
        • Internaute 9634

        « tout comme d’autres se mettent à expliquer que leur mode de vie implique de battre leur femme quelques jours après l’obtention du titre de séjour découlant de leur mariage ? »

        Ne pensez-vous pas que vous etes en train de faire un raccourci entre etranger et mari violent ? Consultez donc les statistiques sur les violences conjugales et vous vous rendrez compte que les « autres » (comme vous dites) n’en ont pas le monopole...je sais, vous le dites pas mais...

        • wieeinstlilimarleen
          • Posté à 16h28 le 28/08/2008
          • Internaute 6659

          Non, en effet, je ne le dis pas, je vous suis gré de le remarquer.

          Je n’ignore pas que les violences conjugales sont parmi les choses les mieux partagées au sein de la population. Mais ce n’est pas le sujet abordé.
          Et je ne vois nul raccourci entre étranger et mari violent.

          Je me contente de donner un exemple concret, que j’ai rencontré à plusieurs reprises, de situation de régularisation d’un étranger qui donne subitement une dimension nouvelle à une relation pré-existante.

          • Anonyme répond à wieeinstlilimarleen

            « Non, en effet, je ne le dis pas, je vous suis gré de le remarquer. »

            Mais bien sûr, que vous le dites, ou du moins, que vous l’écrivez, et avec des sous-entendus qui ne trompent personne : courageux mais pas téméraire, n’est-ce pas, Wiemachin ? Il y a des exemples concrets qui tombent à pic, vous ne trouvez pas ? C’est tout de même extraordinaire, comme dirait votre idole, que l’exemple concret d’un jeune garçon exploité et victime de négriers modernes ne vous soit pas venu à l’esprit, parce que c’est quand même l’un des plus courants. Votre expérience des « situations de régularisation » ne vous a donc rien appris ?

            • wieeinstlilimarleen
              • Posté à 16h52 le 28/08/2008
              • Internaute 6659

              (Je vais en rester aux éléments factuels en vous répondant, non pas que je me sentirais incapable de vous affronter sur les attaques plus personnelles, mais je préfère le débat d’idée à la querelle de personnes)

              Vous avez raison d’évoquer le cas de ces individus exploités par des négriers modernes.
              Mais vous êtes vous demandé, au juste, quel regard ont ces négriers sur l’immigration clandestine ? Qui joue le jeu de ces négriers, au juste (note : question à choix multiples) ? Au détriment de qui ?

              Quoi qu’il en soit, si l’évocation de ces négriers n’est pas sans intérêt, elle eut été hors sujet dans mon propos plus haut. L’évocation de ces négriers n’annule pas ce que j’écris plus haut. C’est juste un autre problème, un problème distinct.

              • Anonyme répond à wieeinstlilimarleen

                Mais c’est vous qui vous livrez à des attaques personnelles, Wiemachin, ne serait-ce qu’à l’encontre de Xavier, dont vous supposez (par pure hypothèse, bien entendu) qu’il pourrait être un affreux salaud. Et c’est vous qui vous placez sur le terrain de la querelle ad hominem, Wiemachin, avec vos allusions fines à je ne sais quel statut social.
                Pour le hors-sujet, permettez-moi de pouffer brièvement :
                1) L’idée que Xavier ait pû être vicitime d’un négrier, d’un trafiquant d’espoir, est évoquée en toutes lettres dans l’article. OK, c’était vers la fin, tandis que vous, vous vous êtes arrêté à Congolais expulsé, dans le titre... Au temps pour moi...
                2) En quoi l’idée d’un négrier serait-elle plus hors-sujet, si je peux dire, que celle du Xavier battant sa femme, qui a vous a semblé parfaitement pertinente ?
                3) Quant à savoir qui joue le jeu des négriers... Il doit y en avoir tout un tas, mais ici en France, pour l’instant, j’en vois deux. Vous hésitez ? Je vous aide ? Y en a un, son nom commence par un « h » et se termine par un « x », mais il faut dire qu’il ne fait qu’obéir aux ordres d’un gars dont le nom commence par un « s » et se termine par « y ». La lumière commence à se faire, Wiemachin ?

                • wieeinstlilimarleen
                  • Posté à 17h43 le 28/08/2008
                  • Internaute 6659

                  J’en déduis donc que le comportement éventuel de Xavier est tabou. Imaginer qu’il mène sa barque vers d’autres horizons, sans rester accroché au passé, est donc inimaginable.

                  En quoi l’idée d’un négrier serait hors-sujet dans mon propos plus haut ?
                  Parce que je ne cherchais pas à démontrer une hypothèse déjà formulée par hestia (à quoi bon la redite ?).
                  Pourquoi celle du régularisé (que je n’ai jamais nommé Xavier) battant sa femme serait à propos ?
                  Parce qu’il me semble qu’il y a là un exemple d’une hypothèse non formulée. Celle que le changement de situation puisse impliquer un changement d’attitude, de regard.

                  Le fait que vous ne voyez en France, à brûle pourpoint, que ces deux personnes comme faisant le jeu des négriers est très parlant, dans le fond. Les bons, les méchants. Peu importe les ramifications de ce sujet.
                  Lorsqu’un négrier emploie et traite comme un sous-homme un clandestin, qu’est-ce que ça implique pour le travailleur régulier ? Lorsqu’on soutien la clandestinité, qu’est-ce que ça implique pour la régularité ?

                  • Anonyme répond à wieeinstlilimarleen

                    « Parce qu’il me semble qu’il y a là un exemple d’une hypothèse non formulée. Celle que le changement de situation puisse impliquer un changement d’attitude, de regard. »
                    Je vous le disais en commençant : c’est dingue comme il y a des hypothèses non formulées qui tombent bien. Et l’hypothèse d’une personne régularisée qui poursuit ses études avec fruit, qui travaille, qui paie des impôts, elle ne vous est pas passée par la tête ? Trop favorable aux étrangers ?
                    J’aurais encore un paquet de choses à vous dire, Wiemachin, mais le jour baisse doucement et je vais faire un dernier tour sur la Corniche (vous vous en foutez, je sais, mais pas moi), et tant qu’à faire, j’en fais profiter votre copain Fondriest, avec qui vous avez sans doute beaucoup de choses à partager.
                    On assiste tous ces temps-ci au retour en force de deux tendances d’une dialectique minimale que vous et le Fondriest en question incarnez à merveille : il y a celle qui consiste à taxer son contradicteur de manichéisme à la première occasion : le bien contre le mal, en vue de le discréditer. Comme si le mal en soi n’existait pas, comme si tout devait être nécessairement gris, comme s’il fallait absolument atténuer certaines saloperies en traitant d’idéalistes ceux qui les dénoncent. Comme si, par exemple, il n’était pas absolument, indiscutablement mal, Wiemachin, de renvoyer dans un pays qui n’est plus le sien, vers une pauvreté sordide ou un sort pire encore, un jeune homme étudiant sagement dans une France qui lui tient lieu de patrie. Et puis — et ça, c’est plutôt le rayon de Fondriest —, il y a la tendance qui se résume à affirmer : « Plus lucide que moi, tu meurs, et tous les autres sont de doux rêveurs ou de dangereux utopistes », la tendance à tout rationaliser au nom de pseudo-arguments dont le bien-fondé reste à démontrer, la tendance des experts qui, depuis des dizaines d’années, annoncent tout et son contraire. En fait, ce n’est guère différent de l’antienne que nous serinent les néo-libéraux, les chantres du TINA (There Is No Alternative, il n’y a pas d’autre solution), ces dingues qui conduisent la planète à une mort certaine : « Hé non, on ne peut rien faire, il faut se résigner, préserver [comme dit Fondriest] les grands équilibres... » Ah bon ? ! Quel dommage qu’on n’ait pas mis le même soin à préserver ces grands équilibres au moment où les colons occidentaux sont allés piller et saccager le continent africain.
                    Voyez-vous, MM. Wiemachin et Fondriest, me faire traiter d’utopiste ou de manichéen par des gens tels que vous me conforterait plutôt dans l’idée que j’ai un peu raison quand même.

                    • wieeinstlilimarleen
                      • Posté à 18h34 le 28/08/2008
                      • Internaute 6659

                      « Et l’hypothèse d’une personne régularisée qui poursuit ses études avec fruit, qui travaille, qui paie des impôts, elle ne vous est pas passée par la tête ? Trop favorable aux étrangers ? »

                       ? ? ?

                      Mais que vient faire cette hypothèse à propos du devenir possible de Xavier ?

                      « ce n’est guère différent de l’antienne que nous serinent les néo-libéraux, »

                      Que pensent les néo-libéraux de la clandestinité, au fait... ?

                    • Fondriest
                      Fondriest
                      http://spermufle.wifeo.com/
                      • Posté à 21h33 le 28/08/2008
                      • Internaute 49865
                        http://spermufle.wifeo.com/

                      « il y a la tendance qui se résume à affirmer : “Plus lucide que moi, tu meurs, et tous les autres sont de doux rêveurs ou de dangereux utopistes”, la tendance à tout rationaliser au nom de pseudo-arguments dont le bien-fondé reste à démontrer »

                      ==> Et de l’autre, des gens qui disent : ouvrons les frontières, tant pis pour les conséquences, on verra en temps voulu !

                      « En fait, ce n’est guère différent de l’antienne que nous serinent les néo-libéraux »

                      ==> Faux, les néo-libéraux sont TRES favorables à l’immigration, puisqu’elle fait baisser le coût du travail.

                      « Hé non, on ne peut rien faire, il faut se résigner, préserver [comme dit Fondriest] les grands équilibres… »

                      ==> Quinine, après des guillemets on rapporte des propos réellement tenus, pas des interprétations que tu peux formuler à mon sujet. A l’avenir, merci de m’attribuer des propos que j’ai réellement tenus.

                      • Anonyme répond à Fondriest

                        D’abord, je vous saurais gré de me vouvoyer, merci.
                        Ensuite, les guillemets entourent des propos qui ne sont pas de vous, sinon je vous aurais cité d’abord ou après, mais je ne vous aurais pas mentionné au milieu. Les guillemets servaient à faire parler les tenants de la doctrine TINA. Et si je vous ai mentionné au milieu, c’est parce que je voulais dire que vous faisiez partie de ces tenants-là. Maintenant, si vous voulez me faire une mauvaise querelle et nier que j’ai mal interprété vos propos, vous pouvez y aller, ça vous donnera une occupation.
                        Enfin, je ne m’étonne pas que vous ayez des problèmes d’interprétation vous-même, à la façon dont vous lisez les autres : je n’ai pas dit que les néo-libéraux n’étaient pas favorables à l’immigration (clandestine ou non), je les ai évoqués pour dire qu’ils étaient les premiers à parler de résignation, à dire qu’on ne pouvait pas changer le cours des choses, que le libéralisme et la mondialisation étaient les seules solutions, etc.
                        Vous pouvez donc vous garder vos leçons de typographie et d’éthique.
                        Bonsoir.

              • Fifidou
                Fifidou répond à wieeinstlilimarleen
                Post Doc
                • Posté à 18h08 le 28/08/2008
                • Internaute 48893
                  Post Doc

                Personnellement, j’avais l’impression que l’article abordait plutôt la question des négriers modernes plutôt que celle des femmes battues. Et relatait plutôt avec le cœur une réalité chiffrée à 25 000 ( ? je ne suis plus très sûr du chiffre) personnes par an.
                Alors, tout le reste n’est qu’une pure évidence. La France, comme tous les autres pays, a un niveau de vie, une économie plus florissante (eh oui, quand même) que l’Afrique. Et que cette promesse d’une vie comme la notre peut faire rêver des gens, qui sont près à tout pour fuir leur misère sans espoir de jours meilleurs.
                Et que, après une ellipse volontaire sur les filières de passeurs et la vie de clandestin en France, comme tous nos copains civilisés, on trouve qu’affréter des Airbus ça coute moins cher que d’aider au co-dévellopement. Et cela empèche que les migrations se fassent d’une manière équilibrée à travers le monde. Et tant que ce ne sera pas le cas, il est impossible à mon sens d’avoir une réponse satisfaisante, où l’on puisse oublier les mots esclavagistes et reconduite à la frontière...

                Alors, ceci étant dit, les choses étant ce qu’elles sont, je peux, comment dire, « comprendre » que l’on pose le problème de façon pragmatique, et que on entre dans un système de reconduite à la frontière. Alors, que l’on en discute sur ce forum, même si la majorité des scribouilleurs des forums que nous sommes soit opposé à cela, je l’accepte fort bien.
                Néanmoins, ce qui me fait prendre la plume ici est bien plus grave qu’un problème « politique pragmatique » vs « politique humaniste ». Je trouve, comme la personne avec qui vous discutez et dont j’ai oublié ne nom, que l’association dans les mêmes 5 lignes de « étranger en situation irrégulière » et « violence conjugale » est purement et simplement du racisme, quoique vous en pensiez. Sous prétexte que votre vie tranquille un jour a eu conscience , dans une circonstance encore mal déterminée, du fait que UN type s’est mis à battre sa femme le jour où il a eu ses papiers, vous ne POUVEZ pas l’énoncer comme une quelconque vérité freudienne quand on vous parle d’immigration irrégulière....

                • wieeinstlilimarleen
                  • Posté à 18h31 le 28/08/2008
                  • Internaute 6659

                  « Personnellement, j’avais l’impression que l’article abordait plutôt la question des négriers modernes plutôt que celle des femmes battues »

                  Pourquoi répondez vous à un commentaire -et non l’article lui-même- qui lui n’aborde qu’un point de cet article, et justement pas la question des négriers contemporains ?

                  « que l’association dans les mêmes 5 lignes de “ étranger en situation irrégulière ‘ et violence conjugale ’ est purement et simplement du racisme [...] Sous prétexte que votre vie tranquille un jour a eu conscience , dans une circonstance encore mal déterminée, du fait que UN type s’est mis à battre sa femme le jour où il a eu ses papiers, vous ne POUVEZ pas l’énoncer comme une quelconque vérité freudienne quand on vous parle d’immigration irrégulière…. ”

                  Je ne comprend pas votre charabia. “ énoncer comme une quelconque vérité freudienne ”, non désolé, je ne vois pas ce que vous entendez par là. Je serais prêt de croire que vous traduisez “ d’autres se mettent à expliquer que leur mode de vie implique de battre leur femme quelques jours après l’obtention du titre de séjour découlant de leur mariage. Loin de moi l’idée qu’un tel comportement soit règle. Ca se produit néanmoins ” en ’les clandestins frappent leur femme une fois régularisés’, mais ça me semble un contresens si absurde que je reste dubitatif.

                  • Fifidou
                    Fifidou répond à wieeinstlilimarleen
                    Post Doc
                    • Posté à 10h33 le 29/08/2008
                    • Internaute 48893
                      Post Doc

                    Ah, pardon wieeinstlilimarleen, j’ai enfin compris ce que vous vouliez dire en lisant d’autres commentaires. Vous vous demandiez comment l’auteur etait si sûre qu’il était arrivé malheur à son protégé, alors qu’elle n’en a aucune preuve. Comme quoi, nous sommes 2 à pas nous comprendre. Ma référence à Freud était référence à une de vos phrase de la fin du PS qui disait en somme « quand les gens passent d’une position où ils sont à la merci d’autres à une situation plus libre, ils sont susceptible de changer ».
                    Je retire donc le mot racisme, en l’occurence faux, mais je m’insurge quand même sur la forme sous laquelle vous avez fait votre remarque. Il y avait des tas d’autres façon de le faire de façon moins provoquante...

      13 autres commentaires
  • Tyb
    Tyb
    (par ici, par là)
    • Posté à 16h45 le 28/08/2008
    • Internaute 24914
      (par ici, par là)

    A : Croix rouge Internationale
    Objet : Demande de libération des prisonniers

    Peut-on accueillir toute la misère du monde ? Les observateurs réalistes semblent répondre par la négative.

    Si on ne le peut, qui devons nous accueillir ? De manière arbitraire, ceux qui ont une bonne tête ? Ou suivant des conditions définies par la loi, qui a défaut d’être généreuses pour tous seraient néanmoins équitables pour tous ?

    Et dès lors qu’on expulse une personne parce qu’il ne rentre pas dans le cadre légal, devenons nous responsables de son avenir, comme si, en sommes, nous étions responsable de toutes les tragédies du monde ?

    Jean Pierre Amoral
    Directeur du Camp de Drancy, 28 aout 1942

    • wieeinstlilimarleen
      • Posté à 17h04 le 28/08/2008
      • Internaute 6659

      Objet : Paternité de propos I

      La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part

      Michel Rocard
      Premier ministre de la France, 3 décembre 1989

      Objet : Paternité de propos II

      Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l’identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés.

      Le législateur.
      Art. 29, loi du 29 juillet 1881

       
      • Tyb
        Tyb répond à wieeinstlilimarleen
        (par ici, par là)
        • Posté à 17h13 le 28/08/2008
        • Internaute 24914
          (par ici, par là)

        J’ai donc porté atteinte à l’honneur de Jean Pierre Amoral.
        diantre.

        • Anonyme répond à Tyb

          Ouais, vous avez pas fini d’en entendre parler... Comptez sur Wiemachin pour ne rien laisser passer. En même temps, il a fini par compléter sa citation. Il fait des efforts, Wiemachin.

        • dy
          dy répond à Tyb
          • Posté à 21h33 le 28/08/2008
          • Internaute 47181

          Laisser entendre que le copié/collé que vous avez fait du commentaire d’un riverain (en l’occurrence Wieeinstlilimarleen) est attribuable au directeur du camp de Drancy qui aurait répondu en ces termes à la croix-rouge le 28 août 48( ! ! ! !)...ne porte évidemment pas atteinte à l’honneur d’un Jean-Pierre Amoral qui n’a jamais existé.

          C’est par contre condamnable et, de mon (misérable) point de vue parfaitement amoral et franchement d*gueula***.

          Je signale votre post.

          • Anonyme répond à dy

            On a vu aussi des cas de signalement pour ridicule aggravé. Comme si Tyb avait voulu « laisser entendre » que des propos copiés un peu plus tôt sur ce fil pouvaient vraiment être attribués à un fantôme...

          • Tyb
            Tyb répond à dy
            (par ici, par là)
            • Posté à 09h59 le 29/08/2008
            • Internaute 24914
              (par ici, par là)

            signalez signalez...

            mon post avait tout bonnement pour but de souligner l’absurdité totale et même -osons le- criminelle des arguments soulevés plus haut par notre cher ami.

            et de simplement remarquer que la démarche qui consiste à dire ’mais c’est la loi appliquons la loi c’est tout’ sans aucun recul moral ou éthique personnel rappelle effectivement certains précédents fameux, que ce soit la seconde guerre mondiale ou mieux comme le soulignait un autre posteur, ponce pilate.

            le faux nom Jean Pierre Amoral ne visant simplement qu’à souligner la pauvreté intellectuelle bien franchouillarde de cette attitude particulièrement facile et dépourvue de toute morale ou éthique

            voilà si j’avais vraiment eu un instant même minime de confiance dans l’intelligence de Wieeinstlilimarleen et dans son envie de discuter sur une base purement rationnelle et non pas passionnelle j’aurais posté ce petit paragraphe explicatif plutot...

            hélas cela fait longtemps que dans certains domaines, j’ai perdu tout espoir.

          • Tyb
            Tyb répond à dy
            (par ici, par là)
            • Posté à 10h08 le 29/08/2008
            • Internaute 24914
              (par ici, par là)

            ah et puis je tiens à dire que vous avez mal lu, puisque j’ai bien marqué 28 aout 1942, parce que c’est une date choisi pressque au hasard qui correspond précisément à la mise en lumière de la fausseté totale de l’argument de Wieeinstlilimarleen : les départs de convois pour Auschwitz suite à la rafle du Vel d’Hiv, effectué par des policiers et des gendarmes français, au nom de la loi française de l’époque, avec sans doute, quelques millions de bonnes âmes alentour à l’époque qui devait estimer que c’était la loi et que donc il fallait l’appliquer, et que ce qui se passait après ne les concernaient pas.

            bref je ne mets pas sur le même plan le renvoi d’un immigré clandestin et l’extermination des juifs.

            je me contente de constater que l’attitude intellectuelle particulière développée plus haut qui se résume à « j’applique la loi et je m’en lave les mains » est exactement la même.

            • Compté supprimé 2
              Compté supprimé 2 répond à Tyb
              Auteur(e) de l'article Compte supprimé 2
              • Posté à 15h12 le 29/08/2008
              • Internaute 40413
                Compte supprimé 2

              Alain Badiou relève 5 traits qui
              montre un lien entre la RESTAURATION,l’époque de Pétain et l’époque actuelle :

              1-capitulation et servibilité sont présentées comme invention, régénération.

              2-on évoque une crise morale : « déclin de la famille »

              3-des expériences étrangères sont citées comme exemples de redressement

              4-un évenement néfaste est désigné(révolution, front populaire mais 68)

              5-ON INVOQUE LA SUPERIOITE DE NOTRE CIVILISATION sur les populations étrangères.

              et d’un !

              Deuxièmement « accueillir toute la misère du monde“cette phrase n’est pas appropriée à ces jeunes.
              Ils sont l’avenir de la France, les forces actives.

              Allez aux urgences d’un hopital : qui va vous soigner ? Un urgentiste (appelé sénior dans le jargon médical) étranger et corvéable.

              Ces jeunes (comme l’explique THIERRY REBOUD) sont notre avenir compte tenu de la démographie.

              • wieeinstlilimarleen
                • Posté à 19h16 le 29/08/2008
                • Internaute 6659

                Hestia,

                J’en déduis d’Alain Badiou que je lorsque je lis De la République de Cicéron, je lis un texte d’inspiration pétainiste.
                L’épisode de l’Etat français n’est pas une anomalie de l’histoire de France, pas plus que l’épisode du IIIème Reich ne l’est dans l’histoire allemande. C’est certes une période de ruptures, mais aussi une période de continuation (ne serait-ce que dans l’antisémitisme). On peut donc aisément faire des liens entre ces époques et presque toutes les autres époques - liens puérils car méconnaissant des aspects pourtant essentiels et spécifiques de ces périodes.

                En l’espèce, si le régime de Vichy est si marquant, ce n’est pas au regard de ces 5 points, guère novateurs. C’est plutôt dans le fait qu’il s’agit d’un régime se voulant dictatorial mais confronté à des concurrences de pouvoir : concurrence avec le pouvoir occupant (indiscutablement dominant), concurrence entre organes légaux (justice, police) et organes politiques (milice). C’est plutôt dans le fait qu’il s’agit d’un régime ayant développé une législation spécifiquement antisémite, en devançant régulièrement les demandes de l’occupant.

                Pour le reste, on ne peut pas vraiment confondre étranger et clandestin. Tous les clandestins sont des étrangers, mais tous les étrangers ne sont pas des clandestins.
                Combien y a t-il d’internes clandestins, puisque vous donnez cet exemple ?

                • Compté supprimé 2
                  Compté supprimé 2 répond à wieeinstlilimarleen
                  Auteur(e) de l'article Compte supprimé 2
                  • Posté à 19h55 le 29/08/2008
                  • Internaute 40413
                    Compte supprimé 2

                  Bonsoir WI,

                  *Ni vous ni moi ne pouvons comparer Ciceron (traduisant Platon ) à la dernière période Historique.
                  Badiou parle d’histoire contemporaine .

                  Cependant je veux bien que nous reprenions la place de l’étranger dans l’histoire en partant des « météques » dans la civilisation grecque, mais cela nous emmenera dans un autre débat : comment vivre avec les autres en sociétés ? Surtout quand ils sont « étrangers » et que nous ne voulons ni les absorber ni les rejeter ?

                  Nous ne pouvons en débattre dans cette tribune : nous aurions de quoi faire un site rien que pour ces échanges.

                  *bien entendu qu’étrangers=clandestins est faux
                  Pour etre interne dans un hopital public , vous savez que l’administration vérifie les documents minutieusement : dés lors aucun interne n’est clandestin.

                  Qui vous dit que xavier avec une autorisation de séjour ne serait pas devenu Médecin ?
                  Nous allons manquer de médecins , d’infirmiers : pourquoi ne pas garder ces jeunes pour qu’ils occupent ces emplois vacants ?

                  WI vous allez m’épuiser !

                  • wieeinstlilimarleen
                    • Posté à 11h52 le 31/08/2008
                    • Internaute 6659

                    Re Hestia,

                    « Ni vous ni moi ne pouvons comparer Ciceron (traduisant Platon ) à la dernière période Historique.
                    Badiou parle d’histoire contemporaine . »

                    On peut comparer les systèmes politiques, leurs représentations, leur incarnations. On a beaucoup à apprendre des anciens, à ce sujet, il me semble. Les découpages en période sont artificiels. On en comprend pas l’apparition de l’époque contemporaine, la Révolution les guerres napoléoniennes, sans comprendre l’époque moderne. On ne comprend pas la Renaissance, la fin de l’empire Byzantin et les grandes découvertes, sans connaître l’époque médiévale. Que peut-on comprendre au morcellement du haut-moyen âge si on ignore tout de l’éclatement de l’Empire romain ? Etc. Ces découpages sont des commodités, mais nullement des barrières. Certains phénomènes ne peuvent se comprendre si l’on ne prend en compte que l’écume de l’histoire.

                    La définition de Badiou est si vaste qu’elle permet d’englober bien trop de choses pour permettre des comparaisons pertinentes.
                    Badiou est un philosophe au sens contemporain du terme. Comme beaucoup de ses pairs, il se permet des réflexions sur l’Histoire, alors qu’il s’agit d’une matière qui impose de dépasser le verbiage, qui repose sur la logique plus que sur l’érudition. Et une maigre culture historiographique apprend que si les comparaisons en histoire peuvent avoir leur intérêt pour élaguer un sujet, l’histoire ne repasse pas les plats, l’histoire est, comme le démontrait Marc Bloch, avant tout la science du changement. Tout l’art est de comprendre les divergences, distinguer ce qui est et ce qu’il n’est plus. Les amalgames ne tiennent qu’à mesure de notre ignorance des divergences. Mélanger notre situation actuelle à celle de l’Etat français, c’est faire preuve d’une ignorance démente de ce qu’ont vécu, et qui les a parfois tués, nos aînés. C’est insulter les victimes du génocide nazi que de comparer leur sort à celui de reconduits à la frontière. Ca veut pas dire que tout est rose pour tous les reconduits pour antant (même si ça plait à certains de vouloir des tranchées, des barricades, des propos tranchés et des oppositions simples).

                    « Nous allons manquer de médecins , d’infirmiers : pourquoi ne pas garder ces jeunes pour qu’ils occupent ces emplois vacants ? »

                    On peut tenir le même discours en disant qu’il suffit de transformer les chômeurs actuels en infirmiers et médecins. Alors qu’on sait bien que ces métiers ne peuvent être fait par n’importe qui : études difficiles, métier éprouvant.

                  • wieeinstlilimarleen
                    • Posté à 12h08 le 31/08/2008
                    • Internaute 6659

                    Pour vous répondre sur le cas des métèques dans la civilisation grecque (enfin Athènes à l’époque classique, puisque ce statut n’existe pas en tant que tel dans de nombreuses autre cités, dont Spartes), je ne sais guère qu’en penser.

                    Si ma mémoire est bonne, leur présence dans l’Attique était acceptée moyennement paiement d’une taxe, leur activité professionnelle sur le marché de même. Par ailleurs, au delà de certains revenus, ils avaient une charge militaire. Ils ne disposaient pas du droit de propriété (sauf exception), ils ne participaient pas à la vie politique ni à la religion (ce qui est une évidence, vu que participer à la religion dans le monde poliade signifie participer à la vie politique), une protection juridique moindre.

                    Il s’agit d’un statut bien plus convenable que celui de l’esclave.

                    On oppose souvent « générosité romaine et avarice grecque » en matière d’octroi du droit de cité. On note que dans le monde grec, la citoyenneté était pourvoyeuse de beaucoup de droits et de devoir, alors qu’à Rome, les droits et devoirs accordés étaient toujours assujettis à une évaluation censitaire. On comprend bien, donc, que pour les Romains, l’agrandissement du corps civique se faisait à risque moindre.

                    C’est une question d’ailleurs qui se pose aujourd’hui en France. On semble vouloir se targuer de la générosité romaine dans l’octroi du droit de cité, mais mesure t-on son implication conséquente sur le sens de la citoyenneté ?

                    (Tout ceci nous éloigne de votre Xavier)

                    • Compté supprimé 2
                      Compté supprimé 2 répond à wieeinstlilimarleen
                      Auteur(e) de l'article Compte supprimé 2
                      • Posté à 12h34 le 31/08/2008
                      • Internaute 40413
                        Compte supprimé 2

                      Il faut que rue 89 vous offre une tribune sur la notion de citoyenneté, compte tenu de votre culture.
                      Je ne plaisante pas.

                      Certes, nous « ne partageons pas les memes valeurs » mais je ne peux que m’incliner devant votre érudition.
                      Cependant je me permettrai une question : à force d’etre dans l’intellect , la raison , l’analyse que faites vous de vos émotions ?

                      L’analyse, le raisonnement sont nécessaires pour comprendre, prendre de la distance mais les émotions sont indispensables pour partager la VIE.
                      Pourquoi fuyez vous les émotions derrière tant de talent « oratoire » ?

              • vincent deux
                vincent deux répond à Compté supprimé 2
                attentif
                • Posté à 16h36 le 31/08/2008
                • Internaute 49271
                  attentif

                « Alain Badiou relève 5 traits qui
                montre un lien entre la RESTAURATION,l’époque de Pétain et l’époque actuelle : »

                On peut vous retourner complétement la comparaison !
                Et trouver des similitudes entre la posture des immigrationistes et celle des pétainistes :

                1)La fatalité : l’immigration est une fatalité comme etait fatale la victoire des allemands.

                2) la dénonciation de la décadence française : tout comme les vichystes dénonçaient l’avachissement des français les immigrationnistes ne voient dans les français que des Dupond-Lajoie des franchouillards dégénérés , des beaufs en pleine crise morale qui auraient perdu leur valeurs . Ce qui implique :

                3) implicitement tout comme la victoire nazi fut presentée comme une sanction contre les français , l’immigration est presentée comme la sanction pour le mal qu’ils auraient fait (colonialisme , racisme ect..)Mais une sanction salutaire :

                4) Car , comme la victoire allemande etait presentée comme un moyen de régénéréscence , les immigrationnistes develloppent le meme culte de l’« autre » qui régénérerait une nation vieille , avachie , dégénérée qui sera « revitalisée » par un sang nouveau , celui de l’immigrée idéalisé

                On pourrait donc considérer que l’état d’esprit des immigrationnistes est assez proche de celui des collaborationnistes vichystes

                « Ces jeunes (comme l’explique THIERRY REBOUD) sont notre avenir compte tenu de la démographie. »

                C’est ce que disait les collabos vichystes : l’une des causes de la dégénérescence de la France etait pour eux le probléme démographique , le vieillissement de la pop

                « Allez aux urgences d’un hopital : qui va vous soigner ? Un urgentiste (appelé sénior dans le jargon médical) étranger et corvéable. »

                Trés bon exemple : celui d’un étranger qui a fait ses études de médecine dans un pays étranger , qui a donc bénéficié d’un investissement énorme de son pays d’origine et qui au lieu de rendre a son pays ce qu’il lui a donné ne pense qu’a sa pomme

                Et pour terminer Badiou est un anti démocrate , il ne s’en cache pas vraiment : il deteste la république qu’il considére comme « bourgeoise “ . Et sur ce point il partage le meme discours que les vichystes

            • wieeinstlilimarleen
              • Posté à 19h09 le 29/08/2008
              • Internaute 6659

              « 1942, parce que c’est une date choisi pressque au hasard qui correspond précisément à la mise en lumière de la fausseté totale de l’argument de Wieeinstlilimarleen »

              Duquel, d’argument ?

              « bref je ne mets pas sur le même plan le renvoi d’un immigré clandestin et l’extermination des juifs.

              je me contente de constater que l’attitude intellectuelle particulière développée plus haut qui se résume à “ j’applique la loi et je m’en lave les mains ” est exactement la même. »

              Pourquoi comparez-vous ainsi alors le funeste voyage en wagons à bestiaux vers une destination inconnue, mais qu’on savait déjà à l’époque être au minimum des camps de concentration et de travail, avec le voyage en avion régulier vers une destination établie et définie qui, quoi qu’on en dise, ne ressemble ni de loin ni de près à un camp d’extermination ?

              De fait, la finalité des ces lois sont sans commune mesure, et c’est pourtant une question essentielle vu votre problématique.

  • Anonyme

    C’est à cela que l’on voit que le lectorat de la Rue change. Il y a un mois ou deux, l’article de Hestia aurait été salué par un concert de protestations à l’adresse d’un gouvernement dont l’attitude et les motivations sentent de plus en plus le pétainisme. Aujourd’hui, Hestia, belle âme entre les belles âmes, a droit d’emblée au triste commentaire d’un triste Wiemachin qui vient pontifier doctement pour cacher derrière un « réalisme » bien commode son manque d’humanité, marque de fabrique de tous les Ponce-Pilate à la petite semaine, de tous ces nantis heureux de vivre loin d’un tiers monde qui ne les intéresse que pour ses ressources matérielles. Pauvre France, si riche mais gouvernée par de pauvres types, pauvre France où pululent les Wiemachin.

    • wieeinstlilimarleen
      • Posté à 16h34 le 28/08/2008
      • Internaute 6659

      Où voulez-vous en venir ? Au fait qu’il serait bien plus agréable d’avoir un monde bien ordonné où tout le monde pense pareil, où tout le monde se ressemble, où tout le monde salue et célèbre de concert une pensée tristement unique, une pensée ou la simplification rivalise avec le simplisme ?

      Qui de nous deux est le Pétain en culotte courte ? Faut-il entrer en religion pour s’exprimer céans ?

      Quant à la richesse de la France, je ne doute guère que vous n’appartenez pas à son quart-monde.

      (PS : notez que vous avez, au passage, ainsi qualifié Michel Rocard de Pétainiste, puisque je l’ai paraphrasé à deux reprises. On est vite à votre droite, dites-moi !)

      • Anonyme répond à wieeinstlilimarleen

        C’est amusant, Wiemachin, cette habitude que vous avez de pondre un commentaire bien propre sur lui mais bien dégueulasse à l’intérieur, puis de prendre l’air accablé de la malheureuse victime qui ne comprend pas et qui se morfond en douloureuses interrogations. Qui vous parle de pensée unique, de simplisme ? Je vous signale au passage que j’ai parlé de pétainisme à propos du gouvernement mais que, si vous tenez à tirer le compliment à vous, cela ne fait que me conforter dans l’idée que j’ai pu me faire de vous. Quant aux culottes courtes, Wiemachin, vous vous habillez comme vous voulez, ’s’pas ? Ici à Marseille, il fait chaud et on voit pas mal de bermudas et de pantacourts, mais je ne comprends pas le rapport. À moins que vous ne fassiez allusion à certains jeunes en culottes de peau tyroliennes qui défilaient en chantant Wie eins etc. ?
        Je ne vois pas bien non plus ce que mon statut social ou pécuniaire vient faire ici. Un peu faible comme argument, ça, Wiemachin.
        Enfin :
        a) Si vous citez quelqu’un, faites-le bien : Rocard a ajouté : « Mais elle doit en prendre sa part. »
        b) Pétainiste, probablement pas, mais Rocard est effectivement à droite depuis un moment : il n’y a qu’à voir ses ronds-de-jambe et ses amabilités à l’égard de Sarkozy et de sa clique.

         
        • wieeinstlilimarleen
          • Posté à 17h08 le 28/08/2008
          • Internaute 6659

          Vous lire évoquer ces « certains jeunes en culottes de peau tyroliennes qui défilaient en chantant Wie eins etc » en dit long sur l’étendue -risible- de vos connaissances en histoire contemporaine.

          a) D’où provient la question « qui devons nous accueillir » selon vous ? S’il s’agissait de parler d’immigration nulle, la question ne se poserait même pas.
          b) Rocard est à droite. C’est un point de vue. Ca confirme mon propos : on est vite à votre droite.

          • Anonyme répond à wieeinstlilimarleen

            Dites, heureusement que vous ne vous placez pas sur le terrain de l’attaque personnelle, hein... C’était pas de la peau ?
            Pis, je vais vous dire, Wiemachin, mieux vaut faire rire. De savoir qu’il y a un gros tas de gens comme vous dans ce beau pays, il me vient une envie de pleurer, vous n’avez pas idée.

            • pedro66
              pedro66
              informaticien bon à rien
              • Posté à 17h48 le 28/08/2008
              • Internaute 25616
                informaticien bon à rien

              Et bien oui, et ça s’appelle une majorité, qui, dans une démocratie, décide .
              Et pas une bande d’hurluberlus utopistes .

            • wieeinstlilimarleen
              • Posté à 17h50 le 28/08/2008
              • Internaute 6659

              Il n’est guère besoin d’être un expert en communication pour savoir que l’attaque personnelle n’engendre que sa continuation (Lien).
              Lorsque vous prenez prétexte de mon pseudonyme pour oser un rapprochement avec l’Allemagne nazie, je ne peux que pointer votre méconnaissance de la période que vous évoquez, qui vous conduit à l’apogée du ridicule en confondant avec un hymne nazi une chanson pourtant interdite par le pouvoir nazi, plebiscitée autant par les soldats allemands que les soldats alliés.

              Quant à rire et pleurer, pour ma part, je suis de ceux qui croient le poète quand il dit qu’il y a toujours une issue de secours quand on prend tout avec humour. Quand je vois quelqu’un qui ose avec présomption parler de l’Allemagne nazie alors que manifestement je pourrais lui donner des leçons sur le sujet, je préfère en rire que me désoler devant le constat que l’ignare se plaît à s’ignorer.

              Quoi qu’il en soit, satisfait que nous ayons trouvé un terrain d’entente sur le A et le B.

              • Anonyme répond à wieeinstlilimarleen

                Il n’est guère besoin d’être un expert en communication pour savoir que l’attaque personnelle n’engendre que sa continuation (Lien).

                Ah, si vous vous mettez à citer Wikipédia, évidemment, je suis perdu. Repassez-vous quand même la bande au ralenti, et regardez qui a commencé les attaques ad hominem, vous allez être surpris. Non, vous n’allez pas être surpris, vous avez trop de mauvaise foi pour ça.

                Lorsque vous prenez prétexte de mon pseudonyme pour oser un rapprochement avec l’Allemagne nazie, je ne peux que pointer votre méconnaissance de la période que vous évoquez, qui vous conduit à l’apogée du ridicule en confondant avec un hymne nazi une chanson pourtant interdite par le pouvoir nazi, plebiscitée autant par les soldats allemands que les soldats alliés.

                À l’occasion d’un prochain passage chez Wikipédia, pensez à jeter un coup d’œil aux rubriques Paranoïa et Mythomanie, je suis certain que vous allez vous reconnaître. Ensuite, s’il vous reste du temps et si la lecture desdites rubriques ne vous a pas laissé dans un état d’effondrement absolu, vous me direz où j’ai fait un rapprochement entre Lili Marlène et l’Allemagne, nazie ou non.

                Quant à rire et pleurer, pour ma part, je suis de ceux qui croient le poète quand il dit qu’il y a toujours une issue de secours quand on prend tout avec humour.

                Je sens bien le poète en vous. Ce brio avec lequel vous citez le Code pénal, par exemple... Hmm ! Un régal !

                Quand je vois quelqu’un qui ose avec présomption parler de l’Allemagne nazie alors que manifestement je pourrais lui donner des leçons sur le sujet, je préfère en rire que me désoler devant le constat que l’ignare se plaît à s’ignorer.

                Vous allez rire (une fois de plus), mais je n’avais pas l’impression que la présomption était de mon côté. J’ai dû me tromper. Faites quand même un saut sur Wikipédia à la rubrique ad hoc. Et à votre place, je ne mettrais pas trop en avant ma connaissance approfondie de l’Allemagne nazie. D’ici que’un malfaisant en tire prétexte pour vous dire des choses...

                Quoi qu’il en soit, satisfait que nous ayons trouvé un terrain d’entente sur le A et le B.

                Ne vous réjouissez pas trop vite, Wiemachin : cela m’étonnerait beaucoup — même si vous le dites par manière de sarcasme — que nous tombions d’accord sur quoi que ce soit : pas plus sur le A et le B que sur le Q ou le Z.

                • wieeinstlilimarleen
                  • Posté à 19h01 le 28/08/2008
                  • Internaute 6659

                  « Repassez-vous quand même la bande au ralenti, et regardez qui a commencé les attaques ad hominem, vous allez être surpris. Non, vous n’allez pas être surpris, vous avez trop de mauvaise foi pour ça. »

                  => « Votre PS aurait tout aussi bien s’appeler FN ! non ? », r_v, 16H07 28/08/2008

                  => « un triste Wiemachin qui vient pontifier doctement pour cacher derrière un “réalisme” bien commode son manque d’humanité, marque de fabrique de tous les Ponce-Pilate à la petite semaine, de tous ces nantis heureux de vivre loin d’un tiers monde qui ne les intéresse que pour ses ressources matérielles », vous même, 16H23 28/08/2008

                  • Anonyme répond à wieeinstlilimarleen

                    Je m’en voudrais de vous embêter, mon petit Wiemachin, mais puisque vous y tenez :

                    1) Moi, c’est Quinine, pas r_v. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas d’accord avec lui (ou elle).

                    2) Vous avez un sens du débat assez singulier (dans les deux acceptions du terme) : si quelqu’un tient, dans un forum, des propos xénophobes et provocateurs, s’assied froidement sur l’histoire de la colonisation, prend une hypothèse « au hasard » pour discréditer un individu, mais qu’on ne peut plus lui en faire la remarque, je vous suggère de créer un blog dont vous serez le seul usager : vous serez définitivement à l’abri des attaques ad hominem ou prétendues telles.

                    3) Moi, je n’ai pas parlé d’Allemagne nazie, mais il faut croire que ça vous démange sévèrement quelque part, parce que c’est vous qui avez mis ça sur le tapis ; je n’ai parlé que de pétainisme ; du reste, merci, pas besoin de Wikipédia ou de Google en général pour savoir que Lili Marlène (excusez-moi de préférer la graphie française) était chantée par tous les belligérants : j’ai beau être ignare, j’ai lu quelques livres et vu quelques films. Maintenant, pour éviter toute référence à l’Allemagne, on peut prétendre désormais (c’est bien pour vous faire plaisir) que la chanson a été écrite par un Mongol-Extérieur ou un habitant du Panier, pas par un Allemand. C’est vous qui voyez.

                    4) Enfin, pour répondre à votre petit commentaire d’un peu plus loin (« Comme les “ jaunes ” autrefois (précisions pour nos amis spécialistes en histoire contemporaine qui ont du mal : je ne parle pas des chinois), je vous dirai deux choses :

                    a) vous m’avez l’air bien accro à Wikipédia, pour un érudit ;
                    b) il faut vraiment avoir en matière de syndicalisme des connaissances bien fraîches — de celles que l’on étrenne en public dans l’espoir de passer pour un homme cultivé, alors que l’on parvient tout juste à se donner des airs de m’as-tu-vu — pour supposer qu’une personne raisonnablement informée puisse confondre un seul instant, dans le contexte où vous vous situez, un briseur de grève avec un Asiatique.

                    • cabral amilcar
                      cabral amilcar
                      peureux célèbre
                      • Posté à 00h28 le 29/08/2008
                      • Internaute 29973
                        peureux célèbre

                      on choisit ses voisins dans la rue, alors je veux être près de quinine et le plus loin possible de wismachin et l’autre aussi pedro66 je crois, je veux habiter à l’autre bout de la rue d’eux, pour moi, ce qui caractérise l’être humain ce sont les sentiments, des sentiments humains, quand je ne sens pas cette humanité sentimentale, je sens une odeur de merde épouvantable, c’est de la diffamation ?

                      • wieeinstlilimarleen
                        • Posté à 19h20 le 29/08/2008
                        • Internaute 6659

                        Comme c’est mignon, ces défenseurs de l’humanité qui songent déjà à éloigner de leur rue les déplaisants.
                        A quand les goulags sur rue89, pour y placer les voisins qu’on n’aime pas, qu’on veut au plus loin de soi ?

                      • mechante langue
                        • Posté à 16h31 le 31/08/2008
                        • Internaute 28480

                        « on choisit ses voisins dans la rue, alors je veux être près de quinine et le plus loin possible de wismachin et l’autre aussi pedro66 je crois , je veux habiter à l’autre bout de la rue d’eux, pour moi, ce qui caractérise l’être humain ce sont les sentiments, des sentiments humains, quand je ne sens pas cette humanité sentimentale, je sens une odeur de merde épouvantable, c’est de la diffamation ? »

                        Hé hé !
                        Moi je considére au contraire que l’attention a un « autre » éloigné , idéalisé , abstraitisé , l’immigré clandestin en l’espéce , est l’expression meme de l’incapacité de certain à pouvoir vivre concrétement avec l’autre quand il est son voisin .
                        Et je trouve enormement de haine chez les défenseurs des sans-papiers .
                        Et je cite Julien Langfried :
                        « La représentation du Français, depuis les années 1970, a pris la figure du “ beauf ” de Cabu, un travailleur blanc, macho, raciste, un plouc inculte. C’est l’image du Français devenue dominante dans les élites culturelles de gauche. Un film marquant, lui aussi des années 1970, Dupont Lajoie, montre un travailleur “ blanc ” qui est ontologiquement raciste. Il y a un phénomène de substitution qui est apparu dans les années 1980 : on préfère au travailleur français, qui était une figure du peuple, la figure de l’immigré. C’est ce que j’appellerai la xénophilie de substitution. Aujourd’hui on est toujours dans cette configuration idéologique, qui a évolué en “ sans-papiérisme ”, qui n’est rien d’autre qu’une variante de ce déplacement politique, idéologique et affectif. “
                        Et voila la phrase importante qui vous concerne :
                        ‘A force de rechercher la fraternité ailleurs, cela me semble surtout signifier que l’on n’a pas tellement envie de la rencontrer dans son pays, avec ses voisins les plus proches : les classes populaires.

                  • jissé
                    jissé répond à wieeinstlilimarleen
                    Ingé retraité
                    • Posté à 20h37 le 28/08/2008
                    • Internaute 23393
                      Ingé retraité

                    « Wiee .. machin » (apprenez à faire court)

                    Bonsoir.

                    Le ’portrait-robot’ (votre final) fait de vous par « quinine » est parfait.

                    Et suffisant, sans votre suffisance qui masque mal vos insuffisances.

                    Jissé

            • LienRag
              • Posté à 23h37 le 28/08/2008
              • Internaute 34767

              Non, il n’y a pas un gros tas de gens comme Riesling.
              Lui est cultivé et intelligent (ce qui d’ailleurs rend d’autant plus inexcusables ses positions).

              Cela dit, l’angélisme que Riesling reproche à ses contradicteurs est démontré par l’entre-soi de gauche qui amène à oublier la réalité politique de la société française...

              • Compté supprimé 2
                Compté supprimé 2 répond à LienRag
                Auteur(e) de l'article Compte supprimé 2
                • Posté à 13h22 le 29/08/2008
                • Internaute 40413
                  Compte supprimé 2

                Il n’y a pas » d’entre soi » dans ce débat !

                Wi...exprime son point de vu : a t-il été censuré ? lapidé ?
                EXPULSE ?

                Il y a des échanges vifs mais riches

                L’angélisme ?
                Pouvez vous nous définir ce qu’est ce concept ?
                J’imagine qu’il puise ses racines dans la religion.

                Pour le reste pouvez vous m’éclairer sur cette notion « d’angélisme » ?
                merci

                • LienRag
                  • Posté à 13h21 le 03/09/2008
                  • Internaute 34767

                  S’il faut prendre votre phrase au pied de la lettre, disons qu’angélisme signifie Candeur, manque de réalisme, d’esprit pratique, refus de voir les aspects sombres de l’âme humaine.

                  Par ailleurs Riesling a effectivement été virtuellement lapidé, alors que ses arguments ne le méritaient pas forcément. Et ce genre d’échanges n’est pas vraiment enrichissant.

                  Ce que je désignais par angélisme dans ce cas particulier est la tendance à penser que la réalité culturelle et politique de la société française est le reflet de ce que l’on trouve sur Rue89 et les sites apparentés : une série de gens cultivés et gentils, tolérants avec ceux qui pensent comme eux et parfois avec les autres, désireux de venir en aide à leur prochain et particulièrement si celui-ci est passé à la télé récemment (ou sur un autre média) ; avec un ou deux aigris haineux pour épicer le tout, qui offrent l’occasion de se moquer d’eux par leur discours caricatural et que l’on peut empêcher de nuire en leur collant une pastille rouge...
                  Or, dans la société française, ces réactionnaires, s’ils ne sont pas majoritaires comme ils tendent à le prétendre (à moins d’inclure dans leurs rangs toute la masse des cons et des malveillants, catégories largement extensibles dans laquelle même vous et moi sommes susceptibles d’entrer un jour mal luné), représentent tout de même une capacité de nuisance qui ne disparaîtra pas d’elle-même.
                  Que l’on choisisse pour cela la voie de l’éradication ou celle de la conversion, les défaire demandera un niveau d’action et de sacrifice nettement supérieur à celui pris par la rédaction d’une remarque bien sentie.

                  Autre tendance à l’angélisme dont Riesling n’a pas forcément tort de vous accuser, l’oubli de ce que la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit, et que par conséquent la relation entre un jeune sans-papier et la personne qui l’aide n’est pas à égalité. Cela n’empêche pas nécessairement à l’humanité de part et d’autre de se rencontrer, mais incite à la prudence, en particulier avant de parler de l’amour que l’on éprouve pour l’autre.
                  Il y a à ce sujet une belle scène dans Bread&Roses de Ken Loach (pourtant pas un de ses meilleurs films, et pourtant aussi un réalisateur qui sombre facilement dans le manichéisme) : l’héroïne sans-papier demande au permanent du syndicat qui est venu les aider à organiser leur grève « Toi, qu’est-ce que tu risques dans tout ça ? Si nous échouons, qu’est-ce que tu perds ? ».

                  Un autre exemple plus ancien que j’ai trouvé dans la BD « Fax de Sarajevo » lue hier, est cette phrase de l’auteur américain envoyée à son ami coincé à Sarajevo et qui lui raconte ses malheurs par fax : « Je transmets tes fax à qui je peux, il faut que tout le monde soit au courant ». Cette phrase me paraît vraiment significative du monde imaginaire dans lequel vivent nombre de bonnes consciences occidentales, dans lequel le fait que « tout le monde soit au courant » produirait magiquement un effet concret. Un camarade de promotion s’est posé de façon plus réaliste la question de comment arrêter le massacre, et s’est engagé aux côtés de l’armée bosniaque. Il est mort au combat : a-t’il eu tort, a-t’il eu raison, je ne le sais pas (et je ne le connaissais pas particulièrement, pas de sentimentalisme), mais au moins ne peut-il être taxé d’angélisme.

        14 autres commentaires
    • Fondriest
      Fondriest
      http://spermufle.wifeo.com/
      • Posté à 17h01 le 28/08/2008
      • Internaute 49865
        http://spermufle.wifeo.com/

      « pour cacher derrière un “réalisme” bien commode son manque d’humanité »

      ==> Pfff...

      Je pense que le véritable manque d’humanité, ça consiste à rester dans l’utopie au mépris du réel.

      Concrètement, abolir les frontières, ça n’a de sens que dans le cadre d’une hypothétique révolution qui ne viendra probablement jamais, qui rendrait miraculeusement l’humanité moins cupide, moins désinvolte sur les questions écologiques, et débarrassée de tout penchant xénophobe.

      Vous avez franchement tort de penser qu’une position réaliste est un indice d’indifférence. Au contraire, c’est un signe de lucidité, la prise de conscience qu’une dérégulation totale de l’immigration poserait des problèmes insolubles (économiques, sociaux, politiques et écologiques) à moyen et long terme.

      • Weatherboy
        Weatherboy répond à Fondriest
        v2=notes articles en moins...
        • Posté à 18h47 le 28/08/2008
        • Internaute 38063
          v2=notes articles en moins...

        Ah oui ? Et ça sans même vous demander pourquoi ?

        Juste histoire de mettre les choses au clair aux Wie, Foudriest et autres clônes du genre :

        Il n’y a pas et il n’y a jamais eu à proprement parler de « problème » de l’immigration (concept dont le mérite, quand à sa création, revient à Jean Marie Le-Pen, comme l’a très justement rappelé Alain Badiou).

        Car il est parfaitement clair que le migrant, qui se choisit en tant que migrant dans ce pays, pour une raison indépendante de toute volonté extérieure et purement liée à un choix personnel, n’est jamais, lui, ni stigmatisé, ni pourchassé, ni accusé coupable par ces personnages. Pas plus qu’il ne se rendra coupable de lui même d’un acte de « trahison » envers la nouvelle « mère patrie ». Et pour cause, celui-là « a les moyens » de sa présence ici, il a fait de lui même le choix de ce pays et de s’assujettir à ses règles. La couleur de l’argent d’un Congolais, elle, ne s’arrête pas à la frontière. M. Sassou N’Guesso qui se dégourdit les doigts de pieds de temps à autre à l’ombre d’une de ses luxueuses propriétés parisiennes en sait quelque chose.

        En revanche, le migrant qui se choisit migrant pour des raisons économiques, lui, est pourchassé, lui, sera stigmatisé, lui sera déclaré coupable de sa présence. Et dans ce cas, il s’en trouvera toujours pour lui rappeler, que ses papiers soient en règles ou non.

        Ce n’est donc jamais l’immigration en tant que telle qui est condamnée, c’est toujours l’immigration en tant qu’effet, conséquence et résultante directe et visible des déséquilibres du partage des richesses et de la situation économique mondiale.
        La question n’est donc pas tant celle de l’acceuil de la misère, que celle de l’existence de cette misère.

        C’est toujours ça qu’il est important de masquer derrière ce discours sur l’ « immigration », cette misère qu’on ne veut pas voir. On aura beau jeu de se poser de temps à autres, d’un air faussement humaniste et parfaitement hypocrite la question d’un « acceuil » des immigrés, comme ci ceux-là en étaient déjà là ! Encore faudrait-il se montrer capable de pouvoir supporter de regarder la réalité de cette misère en face avant de se poser la question du moindre acceuil, M Foudriest. Il sera alors bon ici au besoin d’ailleurs de supprimer toute trace sur le « territoire national » de cette terrible preuve : le marché n’unifie ce monde, le marché l’a toujours divisé. Voilà ce qui l’en est de la réalité. Et c’est cela que dit l’ « immigré », pas tous donc et je l’ai bien précisé, uniquement celui que l’on pourchasse.

        Ce monde a créé l’empire de ceux qui ont décidé de leur majorité de représentation au FMI, où ces pays africains n’ont aucun poids, étant donné ses règles de représentation, mais en subissent les décisions économiques
        Il continue aujourd’hui encore d’imposer le paiement d’une dette illégitime à la majorité de ces pays.
        Il continue d’imposer une libération forcée de tous les services des Etats pour aboutir à la caricature que sont aujourd’hui devenu les terres du Congo sur ce sujet : terrain de jeu des luttes entre compagnies minières européennes et américaines (lire Lien).

        En pendant ce temps, on refoulera toutes celles et ceux, hommes, femmes, enfants, qui par leur migration auront eu le malheur de déplacer ces situations catastrophiques dans l’autre monde. Odieuse transgression, celui-ci a voulu entrer dans le monde des dieux. Ceux qui légifèrent sur les règles du F.M.I., le paiment de la dette, quand ce n’est pas le choix des dirigeants africains : où est donc Patrice Lumumba ?

        M Foudriest et Wie ne sont certainement pas responsables de tout cela, comme il s’en défendront ailleurs il ne font « que respecter ou appliquer les règles », M Foudriest et Wie sont simplement coupables de combattre de toute leur force les manifestations et les actes visibles d’un système inique, dont par là même ils justifient la continuité d’existence.

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