A debattre 26/08/2008 à 23h00

Au Medef, commandement et management, même combat

David Servenay | Ex-Rue89

Battez-vous ! Soyez des stratèges ! Identifiez vos armes concurrentielles ! Partez à la conquête des marchés ! Pour être un bon manager, il faut être un vrai guerrier. C’est le message implicite envoyé par Laurence Parisot, présidente du Medef qui organise son université d’été sur le campus de l’école Polytechnique. En réalité, cela fait des décennies que l’armée s’intéresse aux entreprises. Et réciproquement…

Si la patronne du Medef cultive, pour son université d’été, l’espoir de renouveler « l’esprit d’entreprise » en se plongeant dans le kaki, on ne saurait trop lui conseiller la lecture de quelques manuels de guerre. Pour (re ?)découvrir que l’armée analyse depuis longtemps les évolutions du management : une armée gère à la fois des hommes, du matériel, des symboles, des contraintes de temps et d’espace. Pour être en phase avec son époque, elle doit donc aussi la scruter attentivement.

Assouplir les méthodes de commandement pour obtenir plus de rendement

A la fin des années 60 déjà, un ancien officier putchiste d’Alger (1961) -il était alors jeune lieutenant- fut envoyé à la Sorbonne pour étudier les méthodes modernes de gestion. Sa mission fut alors d’implanter la direction participative par objectifs dans les régiments. En clair, comment assouplir les méthodes de commandement, grâce à l’assentiment des subordonnés, pour obtenir plus de rendement dans le travail. Il fallait faire sortir les cadres d’active de l’ère coloniale, en renouvelant les relations avec leurs subordonnés. Eviter aussi que l’armée ne se scinde à nouveau, écartelée entre plusieurs légitimités : celle des politiques et celle des militaires.

Cet état d’esprit influe d’ailleurs sur le mode de fonctionnement de certaines unités. Au GIGN, corps d’élite de la gendarmerie, contrairement aux clichés, il n’y a pas de discipline ou en tout cas beaucoup moins qu’ailleurs. Pourquoi ? Parce que la performance individuelle (en l’occurrence, former les meilleurs tireurs d’élite) repose sur la capacité d’autonomie des individus.

Concrètement, les hommes du GIGN gèrent seuls leur entraînement au tir. Ils peuvent y passer trente minutes ou cinq heures par jour, peu importe, pourvu qu’ils soient au top en permanence. Ce mode de fonctionnement est partagé par nombre d’unités des forces spéciales, où la performance d’un soldat se mesure à sa capacité d’autonomie sur le terrain. Tout en sachant répondre aux ordres, le doigt sur la couture du treillis.

L’armée, un modèle pour le management ?

L’armée serait-elle devenue un modèle pour le management moderne ? A voir la manière dont une grande école comme HEC s’est rapprochée de l’institution, on pourrait le croire. Depuis deux ans, l’école de commerce envoie ses étudiants de première année en séminaire « Leadership et esprit d’équipe »… à Saint-Cyr :

« Le séminaire a pour objectif de faire mesurer aux participants, sur le plan théorique, l’énigme que constitue la problématique de l’action collective et, sur le plan empirique, les multiples difficultés à surmonter pour créer de la performance en équipe. »

Visiblement, la formation des futurs officiers rassure les futurs patrons. L’entreprise se nourrit régulièrement des expérimentations menées sous l’uniforme.

Le recyclage des jeunes retraités de l’armée n’est pas un phénomène nouveau. A 40 ans pour les plus jeunes, 55 ans pour les plus vieux, une seconde carrière s’offre à des cadres expérimentés, notamment dans le secteur des ressources humaines. La fonction RH ne cessant de prendre de l’importance dans l’entreprise, les militaires semblent réunir toutes les qualités nécessaires à l’animation d’un groupe : autorité, écoute, capacité dans la prise de décision. Les témoignages de reconversion sont légion, comme cet ancien officier du commando Hubert recruté chez un grand constructeur automobile, qui constate :

« Chez Renault, la discipline existe de manière bien plus forte que je ne l’imaginais. Dans l’armée, les galons mettent en évidence la hiérarchie. Dans un atelier, il existe d’autres codes qui font loi. »

Une profonde communauté de nature

Effectivement, les codes sont différents, mais les ressorts humains de la vie en collectivité demeurent. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les travaux de la dernière promotion du Collège interarmées de défense, l’ex-Ecole de Guerre. Chaque stagiaire réalise un mémoire sur le thème de son choix. Dans le cadre du séminaire « Management et culture militaire », le capitaine de frégate François-Xavier Polderman a intitulé le sien :

LE COMMANDEMENT, METAPHYSIQUE DU MANAGEMENT.
La guerre et la mort, obstacles pérennes à l’import de méthodes de management civiles dans les armées ?

De prime abord, cela impressionne. Voici comment l’auteur résume son propos :

« Le raisonnement remonte donc d’abord jusqu’à la source commune du commandement et du management, l’autorité, pour analyser ce qui en fait l’essence dans notre culture. Déclinant ensuite le résultat de cette analyse jusqu’aux principes d’action et procédés du chef, il essaie de déterminer à quel niveau guerre et mort déterminent une divergence définitive entre management et commandement. N’y parvenant pas, il conclut à une profonde communauté de nature entre management et commandement, la guerre et la mort n’imposant au second, en réalité, qu’une exigence supérieure de fidélité à l’essence de l’autorité, jusqu’à faire de lui une véritable “ métaphysique du management ”. Cette exigence se manifeste dans les trois critères imposés à l’import de méthodes managériales en milieu militaire : respecter la transcendance du Bien commun, ménager à l’homme la priorité dans la croissance vers le Bien commun, respecter ces deux principes dans toutes les branches de l’activité militaire, soutien autant que combat, quelles que soient les méthodes éventuellement différentes qui y sont appliquées. »

Si j’ai bien compris, le commandement serait donc la forme la plus pure du management. Avec moult références, qui vont de Jean Guitton au maréchal Ludendorff, l’auteur relève une « double difficulté » pour le « manager comme pour l’officier » (p.83) :

− en tant qu’il est lui-même issu ou progressivement imprégné de cette nouvelle « culture de l’espace », difficulté d’identifier et de remettre en perspective la nature même de l’autorité qu’il exerce ; − en tant qu’il commande à des subordonnés issus ou progressivement imprégnés de cette nouvelle culture, difficulté d’obtenir leur adhésion, que persiste à exiger la nature inchangée de l’autorité, à un modèle de management pétri de passé, donc à leurs yeux suspect.

Pour ceux qui n’auraient pas compris, il dresse un tableau cru de l’exercice du commandement (p.91) :

« Désormais dans le commandement, l’officier doit donc résoudre deux paradoxes. Le premier est “ philosophique ”, permanent, naturel et intrinsèque, devoir éventuellement employer un moyen, la mort individuelle, totalement et définitivement contradictoire avec l’objectif recherché, la survie de la société en guerre, et la valeur ultime du Bien, l’Homme. Une fois résolu, il se double d’un second paradoxe “ social ”,
conjoncturel, contingent et extrinsèque, qui consiste à exercer son autorité avec ce que cela suppose de consentement de la part de ses subordonnés, sur des hommes dont la société forge les consciences à refuser l’idée même de guerre, celle de mort et a fortiori de mort au combat – celle de l’ennemi même avant la leur… L’un comme l’autre ne se résolvent que dans le dépassement. »

En clair, l’officier (comme le manager ?) dans notre époque troublée, a du mal à comprendre et à faire comprendre le sens de sa mission. A une armée qui doute, il renvoie à l’image d’un manager tout aussi sceptique. Il s’en tire par un sophisme -un peu facile- en conclusion (p.93) :

« Si tu ne peux plus commander, manage. Si tu ne parviens plus à manager, commande. »

Après une année troublée par l’affaire de l’UIMM, Laurence Parisot pourra méditer cette maxime.

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  • 66 réactions
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  • -Candide-
    -Candide-
    Jardinateur
    • Posté à 18h35 le 27/08/2008
    • Internaute 40778
      Jardinateur

    Ah, si vous le dites...

    Les managers de rue89 voudraient-ils exercer un droit de réponse ?

  • caleb irri
    caleb irri
    http://calebirri.unblog.fr/
    • Posté à 23h31 le 26/08/2008
    • Internaute 28632
      http://calebirri.unblog.fr/

    se pourrait-il que ce phénomène ne soit pas un déplacement mais un remplacement ?

    car en définitive le fait d’envoyer un ouvrier au combat (au péril de sa vie ?) est quand même bien différent que de gagner sa vie. encore que certains soldats ne s’engagent que pour la solde.

    mais pour l’essentiel, il me semble que l’arrivée de techniques de management militaire dans les entreprises ressemble plus à un coup d’état qu’à une lente évolution des pratiques.

    l’esprit militaire est bien décrit plus haut, il s’agit de produire un résultat (le bien commun c’est le bénéfice)en minimisant le plus possible les contraintes (salaire, protection sociale...)et cela correspond bien au management d’aujourd’hui.

    mais la « nouvelle culture » dont il est fait question plus haut est déjà acceptée par la majorité, et ce ne sont plus des échanges que mènent les entreprises mais des combats. ce ne sont plus des partenaires ce sont des concurrents, des adversaires.

    et à la guerre, le bien commun est respecté si l’on tue dix pour sauver mille. même si l’on tue 100 d’ailleurs, et les règles démocratiques vont bien jusqu’à quatre cent quatre-vingt dix neuf... il faut bien justifier les licenciements !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h38 le 26/08/2008
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Clémenceau disait « la guerre est une chose trop sérieuse pour la confier à des militaires ». Il ne connaissait pas le management car il aurait certainement eu des mots beaucoup plus cruels. Quant à L.Parisot, qui souhaite faire un saut en parachute au dessus le l’école polytechnique, espérons qu’elle n’aterrisse pas sur un tas de stock options avec son parachute doré.
    Le ridicule ne tue toujours pas, par contre la guerre oui

  • hagalma
    • Posté à 23h39 le 26/08/2008
    • Internaute 8451

    Le management d’entreprise ne tue que ses subordonnés,« mieux », ils se tuent eux-mêmes !

    • -Candide-
      -Candide- répond à hagalma
      Jardinateur
      • Posté à 18h40 le 27/08/2008
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      plus de 90% des managers ayant eux-même un manager au dessus d’eux, s’agit t-il d’un suicide collectif ou d’une jeu sado-masochiste qui tourne mal ?

      • hagalma
        hagalma répond à -Candide-
        • Posté à 22h15 le 27/08/2008
        • Internaute 8451

        Ce n’est peut-être pas sado-masochiste : les « éléments » tournent bien (...enfin, il faut que ça tourne bien), et quelques uns finissent par tourner très mal.

  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 23h49 le 26/08/2008
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    cela fait un moment que nous avons pu remarquer que finalement la production capitaliste s’accorde au mieux avec le totalitarisme - comme en Chine - contrairement à la propagande liant capitalisme, productivité et démocratie... cela doit faire rêver les gens du MEDEF...

    • Ouinouin
      Ouinouin répond à asozial
      aime bien donner son avis
      • Posté à 09h52 le 27/08/2008
      • Internaute 48021
        aime bien donner son avis

      Il est trop facile de tirer des conclusions à court terme. Contrairement à ce que vous avancez, le totalitarisme chinois s’assouplit, très lentement je le concède, et continuera dans ce sens.
      Les révolutions industrielles en Europe se sont déroulées pendant des périodes de régimes autoritaires, voire totalitaires, et ont permis d’obtenir toujours plus de libertés.
      Je peux apparaître un peu idéaliste, mais s’il y a bien un avantage au capitalisme, c’est qu’à force de céder au peuple le droit à la propriété, le droit d’échanger (certainement encore limité en Chine), le droit de faire des profits, l’élargissement des espaces de liberté est inévitable. Même s’il tente de lutter contre, le régime chinois ne pourra qu’en freiner l’avancée.

      Et pour revenir au sujet de l’article, il est désolant de constater dans les commentaires que l’image du manager est encore associée à celle des méchants patrons du 19è qui allaient à la messe le dimanche pendant que leurs ouvriers trimaient à l’usine.
      Le monde évolue et la gouvernance d’entreprise avec.

      Je travaille dans la presse spécialisée en management, et je constate chaque jour que davantage d’efforts sont faits pour impliquer les salariés dans l’activité de l’entreprise de manière positive.
      Certes, il y a encore de vieilles pratiques de management par la peur ou encore des managers sans scrupules qui aiment abuser de leur autorité. Mais l’heure est à l’investissement des salariés dans l’entreprise et non plus à leur exploitation pure et simple.
      Le monde de l’entreprise évolue lentement, mais dans un sens plus humain. Les années à venir, je l’espère, le prouveront.

      • Tyb
        Tyb répond à Ouinouin
        (par ici, par là)
        • Posté à 10h23 le 27/08/2008
        • Internaute 24914
          (par ici, par là)

        « Les révolutions industrielles en Europe se sont déroulées pendant des périodes de régimes autoritaires, voire totalitaires, et ont permis d’obtenir toujours plus de libertés.
        Je peux apparaître un peu idéaliste, mais s’il y a bien un avantage au capitalisme, c’est qu’à force de céder au peuple le droit à la propriété, le droit d’échanger (certainement encore limité en Chine), le droit de faire des profits, l’élargissement des espaces de liberté est inévitable. Même s’il tente de lutter contre, le régime chinois ne pourra qu’en freiner l’avancée. »

        La vulgate néolibérale classique quoi, celle qui permet à n’importe quel manager dynamique des années 80 ou à Margaret Thatcher de n’avoir aucun problème de conscience à faire copain-copain avec Pinochet, Suharto, ou autre gentil dictateur se sacrifiant pour le bien économique de leur peuple.

        La réalité c’est quand dans les systèmes que vous décrivez le droit à la propriété, le droit de faire des profits, l’élargissement des espaces de liberté se réduit à quelques familles proches du pouvoir.
        Alors non dans ces systèmes on ne cède rien au peuple, et surtout pas les mêmes droits que la caste dirigeante auto proclamée.

        Et même dans une démocratie comme la France c’est un constat qui reste en partie valide, c’est dire.

         
        • Ouinouin
          Ouinouin répond à Tyb
          aime bien donner son avis
          • Posté à 00h37 le 28/08/2008
          • Internaute 48021
            aime bien donner son avis

          Je n’ai jamais dit que ce système était parfait. Il évident qu’il crée des inégalités, comme dans tout autre système d’ailleurs, peut-être bien encore plus.
          Je voulais simplement m’inscrire en faux contre l’affirmation disant que le capitalisme est fait pour les régimes totalitaires, l’histoire montre le contraire. Et par rapport à la Chine, on ne peut pas nier que des franges de population de plus en plus larges voient leur niveau de vie s’améliorer, très peu et très lentement peut-être, mais ils progressent quand même.
          Mais je suis d’accord avec vous pour préciser que le capitalisme est loin d’être idéal et que dans l’état actuel, il manque sérieusement d’humanité.

          En revanche faire des généralités sur les managers me dérange franchement. Tous ne sont pas des Jack Welch.

        1 autres commentaires
      • Tigrou34
        Tigrou34 répond à Ouinouin
        microbe type IEG
        • Posté à 10h38 le 27/08/2008
        • Internaute 31632
          microbe type IEG

        Autant dire merci à la seconde guerre mondial, nous pouvons maintenant aller sur la lune, et chauffer nos maisons pour 9€le MW/H (prix du cout de l’energie nucléaire).

        il n’est pas possible de quantifié le nombre de bon manager et de mauvais.
        toute les PMe sont pauvres et sans sous, alors que les patrons ont reçues des record d’augmentation.

        le management en france à 20 ans de retard
        et d’après l’article, nous allons prendre 100 ans de retard ! ! ! !

      • vol19
        vol19 répond à Ouinouin
        • Posté à 11h20 le 27/08/2008
        • Internaute 13492

        @ Ouinouin,

        Comme c’est mignon :

        « Je travaille dans la presse spécialisée en management, et je constate chaque jour que davantage d’efforts sont faits pour impliquer les salariés dans l’activité de l’entreprise de manière positive. »

        Ah oui ? Regardez bien combien de temps ces efforts durent et comment ils sont diffusés dans l’entreprise...

        Sachez tout de même sur ce domaine : « pratiques managériales » vous ne récupérez que du discours de quelques acteurs et que n’observez pas des pratiques sur du long terme. Le temps de l’entreprise est très court.

        VOtre « presse managériale » diffuse du discours qui permet de faire de la com vis à vis de tiers avant tout. Vous participez surtout à la diffusion d’imaginaire leurants en croyant améliorer le monde. Si vous voulez être utile faîtes autrechose !

         
        • Ouinouin
          Ouinouin répond à vol19
          aime bien donner son avis
          • Posté à 14h32 le 27/08/2008
          • Internaute 48021
            aime bien donner son avis

          Désolé de vous contredire mais je « diffuse du discours » à l’égard des managers justement et non des « tiers » donc je n’écris pas qu’ils sont tous géniaux, ce n’est pas de la com.

          Je donne ici simplement ma vision de l’évolution du management en France qui, il est vrai, a encore du retard.
          Et je constate, désolé de vous décevoir, que les entreprises commencent à comprendre qu’un employé est plus efficace s’il se sent bien dans sa boîte. Et si vous allez jeter un coup d’oeil aux ouvrages qui sortent depuis maintenant quelques années sur le management, ils sont majoritairement orientés vers la prise en compte des besoins et des attentes des salariés.
          Certes, à côté, on peut pointer la généralisation de l’open space qui pousse au flicage, les heures sup pas payées, le manque de suivi des ressources humaines...Tout n’est pas parfait mais ce type de management commence à faire son chemin.

          • vol19
            vol19 répond à Ouinouin
            • Posté à 21h37 le 27/08/2008
            • Internaute 13492

            ouin ouin, vous dites :

            a)« Je donne ici simplement ma vision de l’évolution du management en France qui, il est vrai, a encore du retard ».
            => pour le retard il y a vingt cinq ans, c’est ce que l’on disait déjà, pour la suite lisez Crozier et d’Iribarne.
            => Vous donnez « votre vision » : qui êtes vous ? Sur quelle légitimité, critères vous vous référez pour donner votre opinion sur le management en France en tant qu’étudiant ?

            b)« les entreprises commencent à comprendre qu’un employé est plus efficace s’il se sent bien dans sa boîte »
            => C’est que l’on a démontré en psychologie sociale (travaux de Kurt Lewin à la Bell electric) depuis les années 1950 et qui a généré tout le courrant des « relations humaines », la suite relève de la sociologie des organisations ou de l’« organizational behavior »... Malgré tous ces savoirs, la réalité c’est que la situation s’est dégradée dans le milieu des années 90 voire avant ? cf le problème de la souffrance au travail aujourd’hui, la précarité. Qu’un discours Rh continue à faire croire que les entreprises intègrent une vision humaniste est un problème (demandez à Pat Russo). C’est un discours, ce n’est pas la réalité. Allez sur le terrain !

            c) « si vous allez jeter un coup d’oeil aux ouvrages qui sortent depuis maintenant quelques années sur le management, ils sont majoritairement orientés vers la prise en compte des besoins et des attentes des salariés ».
            => Si vous croyez aux livres sur le management, vous êtes mal parti... Il y a une différence entre discours de bonnes intentions, expérimentations et réalités des pratiques. Quant à ceux qui écrivent des livres sur ce sujet...
            J’ai bien connu ce milieu pendant près de vingt ans, participé à nombreux livres...qui se vendent même encore vingt ans après...

            Toutefois, le système a besoin de gens comme vous qui vont débiter ce type de sophismes. Si vous vous débrouillez bien, vous devriez gagner un petit peu d’argent et accéder à un petit peu de pouvoir... et si d’autres sont suffisament con pour (dans le contexte actuel) y croire, au fond maintenant c’est leur problème...

            Les sciences humaines et sociales sont plus précises pour comprendre ce qui se passe dans les organisations que les bouquins en management. Vous verrez bien par vous même au cours du temps, quelqu’un vous aura averti maintenant vous écouterez ou pas... tout dépend de la posture éthique que vous voulez prendre... bonne chance...

        2 autres commentaires
      • Tophee
        Tophee répond à Ouinouin
        en haut a gauche
        • Posté à 17h33 le 27/08/2008
        • Internaute 2159
          en haut a gauche

        « Et pour revenir au sujet de l’article, il est désolant de constater dans les commentaires que l’image du manager est encore associée à celle des méchants patrons du 19è qui allaient à la messe le dimanche pendant que leurs ouvriers trimaient à l’usine.
        Le monde évolue et la gouvernance d’entreprise avec. »

        C’est le genre d’anneries que mes prof a l’université essayaient de faire rentre dans mon crane un peu réfractaire. (Des prof qui, il faut le noter, n’avaient pour la plupart jamais travaille en entreprise) J’ai quitter L’université il y as presque vingt ans, je constate encore aujourd’hui que certains mode de fonctionnement de la sociétés, que l’on qualifie de passéiste, tant il sont détestable, dans l’espoir de nous faire croire qu’ils ont disparu, sont toujours bel et bien la.

        Les seule chose qui on changer, c’est que les technique de pressage de citron se sont affinees, la communication pour cacher la merde au chat aussi.

         
        • asozial
          asozial répond à Tophee
          Bobo reprazent - aus Berlin.
          • Posté à 19h28 le 27/08/2008
          • Internaute 2273
            Bobo reprazent - aus Berlin.

          et le harcélement, l’augmentation du stress et les suicides au travail, c’est les taches solaires aussi ?

        1 autres commentaires
      • vol19
        vol19 répond à Ouinouin
        • Posté à 21h08 le 27/08/2008
        • Internaute 13492

        Ouinouin, vous écrivez (post 9h52) :

        1°)« Contrairement à ce que vous avancez, le totalitarisme chinois s’assouplit »

        2°)« Les révolutions industrielles en Europe se sont déroulées pendant des périodes de régimes autoritaires, voire totalitaires, et ont permis d’obtenir toujours plus de libertés ».

        3°)« Le monde évolue et la gouvernance d’entreprise avec ».

        4°) « l’heure est à l’investissement des salariés dans l’entreprise et non plus à leur exploitation pure et simple.
        Le monde de l’entreprise évolue lentement, mais dans un sens plus humain ».

        => Ce discours est faux. Nombreuses études sociales qualitatives et quantitatives, nationales et internationales prouvent le contraire.

        Le point 1) est discutable cf le dossier sur la Chine sur ce site

        Le point 2) est inexact cf histoire économique au 19ième.

        le point 4) voir l’état de la souffrance au travail par exemple... des articles très récents dans le monde, libé et de très nombreuse études.

        Je suppose que vous êtes un Troll, si vous croyez vraiment à ce discours c’est grave...et y faire croire encore plus...

    • clausius
      clausius répond à asozial
      • Posté à 11h13 le 28/08/2008
      • Internaute 24442

      Elle s’y accorde en tout cas beaucoup moins bien que l’économie planifiée (camps de travail, exécution de grévistes et j’en passe...)

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 23h54 le 26/08/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Les patrons , des chefs qui commandent ? Ce ne sont plus que des paillassons de luxe pour les actionnaires ...
    L’encadrement ? Des tueurs de couts qui infestent les couloirs des entreprises..

    • nosil35
      nosil35 répond à Numerosix
      en mutation
      • Posté à 00h08 le 27/08/2008
      • Internaute 39000
        en mutation

      Entièrement d’accord.
      Des lavettes au service de l’argent roi et dénués de tous scrupules.
      Comme a dit un grand directeur de ma société : nous allons continuer à délocaliser, le marché nous le réclame.
      Quelle vision stratégique !
      Laurence a raison : nos patrons sont de grands talents.
      Les moutons ont du talent (ca c’est de moi).

    • Corsaire du Peuple et de la Raison
      Corsaire du Peuple et de la Raison répond à Numerosix
      il parait qu'il faut penser (...)
      • Posté à 05h42 le 27/08/2008
      • Internaute 46482
        il parait qu'il faut penser (...)

      vision intéressante mais puérile, je suis cadre, si je faisait régner la terreur parmi mes employés seraient-ils efficaces ? Non, au contraire mon but est d’être au maximum à leurs cotés pour les aider afin qu’ils accomplissent leur boulot dans les meilleures conditions même si cela m’attire parfois les foudres de mon directeur... quoique, ils pensent comme moi.

      C’est la raison pour laquelle le management n’a rien à voir avec l’autorité militaire à mon avis.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Corsaire du Peuple et de la Raison
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 08h34 le 27/08/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Il y a quelques exceptions ,dont peut être bien vous, bien sur ..

         
        • Corsaire du Peuple et de la Raison
          Corsaire du Peuple et de la Raison répond à Numerosix
          il parait qu'il faut penser (...)
          • Posté à 09h22 le 27/08/2008
          • Internaute 46482
            il parait qu'il faut penser (...)

          Je reconnais qu’en effet dans ma profession il y a pas mal d’incapables je comprends donc parfaitement votre colère et la trouve absolument légitime.
          Ce qui est frustrant c’est que ce sont les actionnaires et les patrons qui ont le pouvoir de changer les choses et leur refus de lucidité conduit à l’immobilisme actuel qui coute cher aux personnes au bas de l’échelle social compte tenu que le système actuel...

      • Tigrou34
        Tigrou34 répond à Corsaire du Peuple et de la Raison
        microbe type IEG
        • Posté à 17h02 le 29/08/2008
        • Internaute 31632
          microbe type IEG

        le mal est la ! ! ! les foudres du directeur ! ! !
        que vas tu faire face aux refus des augmentations pour tes valeureux employés, que tu auras pressé pour un meilleur rendement (objectif certainement attein)...

  • V comme vendetta
    V comme vendetta
    Ecrivain
    • Posté à 23h58 le 26/08/2008
    • Internaute 24299
      Ecrivain

    The Economist avait fait sa une il n’y a pas si longtemps sur Mao, comme modele de management, mais à ce que je lis dans ce bel article, l’armée française semble encore loin du petit livre rouge, ou de l’art de la guerre de Sun Ze.

    • asozial
      asozial répond à V comme vendetta
      Bobo reprazent - aus Berlin.
      • Posté à 01h25 le 27/08/2008
      • Internaute 2273
        Bobo reprazent - aus Berlin.

      au contraire, l’armée française avait bien étudié ’la guerre révolutionnaire’ de Mao pour la guerre en Algérie - avant de former les juntes sud-américaines. (cf. Monsieur X sur france inter qui y a consacré une émission...)

      • asozial
        asozial répond à asozial
        Bobo reprazent - aus Berlin.
        • Posté à 19h30 le 27/08/2008
        • Internaute 2273
          Bobo reprazent - aus Berlin.

        d’ailleurs il y a un article là-dessus sur Rue89 aujourd’hui !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 00h05 le 27/08/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    On se souvient des amis du Medef...
    Malheureusement rien de neuf...

    Lien

  • vol19
    • Posté à 00h44 le 27/08/2008
    • Internaute 13492

    Amusant...

    Le management est un « construit idéologique » pour faire produire, et à ce titre phagocyte tout ce qu’il peut selon les époques. Le positivisme, le matérialisme au début du 20ième pour l’OST, le taylorisme, puis la psychologie sociale pour les « relations humaines ». L’ethnologie, la psychanalyse pour la propagande, communication (dès la seconde guerre mondiale) puis bien sûr le marketing. Tout absolument tout est phagocyté l’astrologie, la numérologie dans le recrutement, le saut à l’élastique pour la cohésion d’équipe... la théorie du chaos, des fractales... Alors la métaphore du militaire, elle a bien sûr déjà utilisée. Les organisations ont besoin d’imaginaire et donc d’« imaginaire leurrant » pour manier les collectifs. Ce qui est intéressant c’est que le leurre de la psychologie, l’entreprise consensuelle, « on est tous dans le même bateau », l’entreprise lieu de réalisation de soi est... mort. Le mensonge ne tient plus. Par contre, l’imaginaire semble bien afficher désormais un modèle féodal, l’armée, le combat, l’entreprise lieu du rapprochement du pouvoir et des élites, « être proche du fait du Prince » ...« combat », « sacrifice »... La pulsion de mort au service de l’entreprise. De toute façon, c’est le jeu des chaises musicales, la plupart finiront par tomber un jour. Le modèle commando, le style « Rachida Dati » pas évident au quotidien. Un terrain de combat et un bureau ne sont pas analogues. Dans le bureau, c’est vite le « tous contre tous », contrairement au
    champ de tir. Le problème du lien, du sens, de la confiance est évacué et... c’est impossible sauf à utiliser un modèle totalitaire ou celui plutôt de la piraterie... incompatible avec l’innovation, et la société de conaissance... Donc, ils sont dans une impasse, mais çà peut encore continuer un certain temps... Le chantage : « vous êtes dedans ou dehors » est leur seul moyen de pression.

    L’auteur de l’article écrit que les « RH sont de plus importants » mais sont de moins en moins associés aux décisions sur l’organisation du travail et de plus en plus orienté sur une fonction juridique, technique, normative, pouponnent un peu les « hauts potentiels » et produisent beaucoup du vent, mais les re-organisations successives ont détruit une logique de Ressources humaines réformiste, pédagogique pronées dans les années 80, pour se transformer en « gestion des choses“devant le fait accomplis.

    Sur l’université du MEDEF...La rupture c’est que celle-ci se déroule à Polytechnique au lieu d’HEC. Le programme est d’un conformisme confondant, un véritable défilé des ministres comme jamais plus des peoples, des médiatiques, des PDG et quelques Ovnis en otages. Le dernier carré du ‘fait du Prince’. On est sûr d’une chose, pas de vent d’originalité ou d’innovation.

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 00h59 le 27/08/2008
    • Internaute 50571
      chien de talus

    ...« ménager à l’homme la priorité dans la croissance vers le Bien commun »...ah les cyniques, tous les donneurs d’ordres se dissimulent derrière un discours à l’opposé de leurs actes. Mais c’est vrai, que militaires et patrons ont tous la nullité en commun, qui se ressemblent s’assemble en l’occurrence, rien à attendre de cette engence mortifère.

  • el Chiquito
    el Chiquito
    en promenade
    • Posté à 01h01 le 27/08/2008
    • Internaute 45214
      en promenade

    Je dois dire que cet article me surprend.
    Le langage guerrier existe depuis longtemps dans les entreprises, langage et idées reprises des bons bouquins de management made in US.
    Les entreprises sont en guerre contre leurs concurrents, à ce titre elles forme des bataillons et élabore des stratégies pour gagner des parts de marché, comme une armée essaie de gagner du terrain sur l’ennemi. Certains militaires ont formés leur propre cabinet de consulting, certain (sans « s », que j’ai connu) proposait une méthode pour évaluer « les forces et les faiblesses » de l’entreprise, toujours en se comparant aux concurrents, c’est à dire aux ennemis. C’était loin d’être stupide et inutile.
    Le monde industriel et commercial est en guerre, vous ne le saviez pas ?

    • Corsaire du Peuple et de la Raison
      Corsaire du Peuple et de la Raison répond à el Chiquito
      il parait qu'il faut penser (...)
      • Posté à 05h35 le 27/08/2008
      • Internaute 46482
        il parait qu'il faut penser (...)

      Juste une question de terme technique « concurrence » dans le domaine des entreprises devient « guerre » dans le langage des relations entre pays.
      Un autre exemple ce que certains appellent libéralisme on pourrait appeller ça anarchisme économique...

      • el Chiquito
        • Posté à 17h08 le 27/08/2008
        • Internaute 45214
          en promenade

        Si on veut comparer une entreprise avec une nation, l’entreprise est une dictature, et le la pire espèce.
        Je me suis toujours demandé comment des gens (les employés) qui vivent 8 à 10h par jour dans une ditature-entreprise peuvent se croire en démocratie et réagir en conséquence le reste du temps...mais c’est une autre histoire.

         
        • clausius
          clausius répond à el Chiquito
          • Posté à 14h21 le 28/08/2008
          • Internaute 24442

          « Je me suis toujours demandé comment des gens (les employés) qui vivent 8 à 10h par jour dans une ditature-entreprise peuvent se croire en démocratie “

          Parce qu’ils ont le droit de partir de l’entreprise et d’aller ailleurs, voire de fonder leur boîte. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de boîtes qui profitent du chômage et donc de la position de faiblesse des travailleurs, mais il n’empêche, ils partent quand ils veulent.

        1 autres commentaires
  • Corsaire du Peuple et de la Raison
    Corsaire du Peuple et de la Raison
    il parait qu'il faut penser (...)
    • Posté à 05h33 le 27/08/2008
    • Internaute 46482
      il parait qu'il faut penser (...)

    Ce qui est dramatique dans le management et dans sa manière d’être enseigné, c’est que les managers perdent de vue que ce sont eux qui sont au service des travailleurs et pas l’inverse, préférant largement se lustrer la face.
    Je m’explique, en tant que responsable, il faut considérer que c’est le travailleur et non le responsable qui accomplit la tache. Le but du responsable est de faire en sorte que ce dernier se déroule dans les meilleures conditions possibles, c’est donc au responsable de se mettre au service de ses employés si bien entendu c’est un bon responsable manager cadre... Et ça c’est rare, j’espère en être un, sniff.

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 08h16 le 27/08/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Plus que jamais, ni dieu ni maître !
    Lien

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 08h53 le 27/08/2008
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    A la lecture de cet article on « re-découvre » que les analyses de Marx sur les mécanismes profonds du « système capitaliste » n’ont pas pris une seule ride ! Il faut relire « Le Capital » ; c’est d’une grande aide pour comprendre la situation actuelle !
    Pour éviter toutes confusions ou interprétations tendancieuses je tiens à préciser que lire Marx ne signifie pas « approbation du stalinisme et du système soviétique »...bien au contraire !
    D’ailleurs « Le courrier international » avait récemment à la une : « Le retour de Marx ! » et citait une réflexion du « Financial Times »
    disant : » IL SE POURRAIT BIEN QUE MARX SOIT LE PENSEUR DU 21ème SIECLE »

    • clausius
      clausius répond à Carmagnole
      • Posté à 14h26 le 28/08/2008
      • Internaute 24442

      Il est clair que les prétendus « communistes » de l’URSS ou de Cuba et j’en passe, étaient complètement éloignés du Marxisme dont ils se réclamaient.
      Marx avait prévu que le capitalisme s’éffondrerait de lui même. Cela va peut être arriver ce siècle ci, pas mal d’économistes ne rejettent pas cette idée, mais il est clair que le capitalisme n’était pas voué à s’effondrer lors du 20 ème siècle, malgré 1929 et quelques autres crises qui n’ont pas fait vaciller les fondements du capitalisme.
      Lénine, Mao ou Castro n’ont pas attendu la chute du capitalisme pour prendre le pouvoir, ils l’ont pris dans un état d’esprit tout autre que celui de Marx, celui du pouvoir absolu et du despotisme le plus mauvais.

  • yann59
    yann59
    ouvrier dans l industrie (...)
    • Posté à 09h15 le 27/08/2008
    • Internaute 43823
      ouvrier dans l industrie (...)

    article interessant, etant salarié du groupe PSA depuis 18 ans maintenant,j ai souvent eu, durant ma carriere, des superieurs hierarchiques issus de l armée.
    Actuellement mon chef direct est un ancien engagé.
    Pour la petite anecdote, nous avons eu pendant quelques semaines un St Cyrien venu « apprendre » a diriger des hommes....ce qu il n a jamais reussi a faire.
    Stressé , il fumait clop sur clop....alors qu il ne fumait pas en arrivant.
    en nous quittant trés rapidement, il a laissé chez moi quelques inquietudes.....l usine serait plus difficile que l armée ? ? ? ?

  • NOVALIS
    NOVALIS
    poète
    • Posté à 09h35 le 27/08/2008
    • Internaute 50971
      poète

    Si j’ai bien compté (voir site du MEDEF), huit « socialistes » participent à la grand’messe du patronat.

    Certains débats et forums sont animés par des journalistes de service public.

    Glucksmann père et fils, à priori grands connaisseurs du monde de l’entreprise, sont également de la partie.

    • el Chiquito
      el Chiquito répond à NOVALIS
      en promenade
      • Posté à 17h21 le 27/08/2008
      • Internaute 45214
        en promenade

      Il ne faut pas que le PS considère le MEDEF comme un ennemi, car si le PS revient au pouvoir il devra composer avec. D’autre part, le MEDEF est un mouvement puissant qui a beaucoup de moyen et qui conditionne en grande partie l’économie du pays (fonctionnement des entreprises, des banques)...bref de tout le système économique et financier. Un parti politique qui veut diriger le pays ne peut pas ignorer un tel mouvement. Assister aux Universités d’été du MEDEF ne veut pas dire qu’on adhère à leurs idées, mais cela permet de comprendre son fonctionnement, de connaître ses avancées et ses priorités de recherches actuelles.
      Quand aux journalistes, ils ont toujours « fait des ménages », c’est à dire animés des débats dans les entreprises, un moyen d’utiliser leur professionnalisme pour les propres intérêts.
      Glucksman père et fils ont peut-être besoin de pub après leur soutien affiché peu glorieux à Sarkozy. Ils doivent se chercher de nouvelles partitions.

  • Esgalduin
    Esgalduin
    tapoteur de clavier
    • Posté à 10h47 le 27/08/2008
    • Internaute 49952
      tapoteur de clavier

    Pour en revenir au sujet, cela fait un bon moment que les « managers » et chefs d’entreprise s’intéressent à la question militaire. Le penseur Chinois Sun Tse, dont l’approche indirecte du conflit est plus simplement compréhensible et adaptable au monde de l’entreprise est un classique du manager « in » (il n’y a qu’à voir le succès de librairie, les innombrables rééditions etc...). J’ai pensé à l’époque qu’il s’agissait plus d’un effet de mode que d’une réelle réflexion (j’ai de toute façon un doute majeur concernant les capacités de réflexions de personnes sortant d’écoles de commerce, mais je suis inutilement méchant), cependant il existe aujourd’hui des conférences concernant les entreprises relatives à certaines batailles et en dégager des problématiques « manageriales ».
    Il est certain que l’organsiation militaire a su dégager depuis quelques siècles des manières de commander qui permettent de transcender la volonté individuelle (Mettez-vous à la place du phalangiste moyen sous Alexandre le Grand, il a fallu qu’il arrive en Inde pour commencer à râler, alors que la guerre traditionnellement ne durait qu’une saison...). La discipline et la hiérarchie n’étant pas d’ailleurs les seuls moyens, la coercition ayant pour principal effet la désertion ou l’assassinat de son sous-officier pendant la bataille (ce qui est arrivé plus d’une fois...). Pour ceux que la question intéresse, je vous recommande la lecture du livre de Charles Ardant du Pic, un des plus grands penseurs de la chose militaire en France, qui traite de la question du moral (en gros l’homme n’est pas une machine) et de la difficulté de prendre en compte ce phénomène. Les conclusions que chacun peut en tirer dans sa pratique professionnelle sont particulièrement intéressantes.

  • Alcide Nikopol
    Alcide Nikopol
    Passé a l'Est
    • Posté à 11h07 le 27/08/2008
    • Internaute 5725
      Passé a l'Est

    J’ai ouï dire que certaines grosses boites comme Google suivaient une voie bien différente, laissant beaucoup de liberté a leurs employés, leur offrant des espaces de repos conviviaux, design, sachant que le contrat pour l’employé c’est d’etre au top (et ils n’embauchent que les meilleurs).

    La méthode GIGN un peu.

    Dans ma boite, on a plutot la version « petit caporal teigneux » du managment. Employés infantilisés, traités parfois comme des abrutis, auxquels on ment régulierement, et qu’on récompense d’une petite tape sur l’épaule ou d’un mail de félicitations.
    Il n’est pas rare de recevoir des ordres de maniere tres directe voire agressive. Ma réaction la premiere fois : « merde on est a l’armée la » (bon j’ai pas fait l’armée je suis de la génération JAPD : P)

    Il est a noter que le vocabulaire guerrier employé par Mme Parisot rappelle celui favorisé par les formations politiques de droite un peu et d’extreme droite beaucoup. On a des bastions, des ennemis, on fait campagne pour écraser, bouter hors de France etc... Spécialité de feu Bruno Megret dans ses discours.

    Leur vision de la liberté passe par l’obéissance des masses aux ordres.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 11h08 le 27/08/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Merci, je viens d’en apprendre une bonne ! Le management dans le milieu social dans lequel je travaille, vient des militaires !

    « Sa mission fut alors d’implanter la direction participative par objectifs dans les régiments »

    Eh oui ! la direction fixe individuellement à chaque salarié un contrat d’objectifs à tenir dans l’année. La seule « participation » est la possibilité d’en discuter lors de l’entretien annuel et ... de signer. Mais comme me le disait un ami : « tu n’es pas du bon côté du stylo ».

    Eh oui ! même les travailleurs sociaux doivent devenir les bons petits soldats de la république MEDEF

    • Compté supprimé 2
      Compté supprimé 2 répond à caro
      Compte supprimé 2
      • Posté à 13h27 le 27/08/2008
      • Internaute 40413
        Compte supprimé 2

      bonjour caro

      Depuis la naissance du travail social nous avons toujours été à la botte des politiques.
      Un clin d’oeil à l’Histoire : le travail social a été inventé au moment de la révolution industrielle et de l’exode rural.(cf le rapport du docteur Villermé)

      L’objectif : éduquer les pauvres, les ouvriers des mines pour avoir une main d’oeuvre en bonne santé et pouvoir aussi avoir de la chair à canon pour lutter contre l’Allemagne.

      Rien de nouveau !

  • cMoi69
    cMoi69
    Informaticien à Dardilly
    • Posté à 11h11 le 27/08/2008
    • Internaute 26313
      Informaticien à Dardilly

    Les meilleurs spécialistes en management ?
    Politiques, élus, ils ont tout compris ! ! 20/20
    Surtout comment faire croire qu’ils travaillent sans en foutre une.. au fait Miss Dati aurait perdu encore deux travailleurs.. d’ici qu’elle soit vraiment obligé de bosser.. :)
    Et Fillon, pour cause de mal de dos vient de changer de bagnole, 120 000 Euros env , remboursé par la sécu ? (source Canard enchainé pour la tuture confortable )

  • Millecalottes SARKASTIK
    • Posté à 11h44 le 27/08/2008
    • Internaute 44768
      Variable

    « Battez-vous ! Soyez des stratèges ! Identifiez vos armes concurrentielles ! Partez à la conquête des marchés ! »

    C’est nouveau ? et ça vient de sortir ! , les prix, la production sans consommation, le pouvoir d’acheter, etc... Cela se décrète et le seul problême serait la structure de commandement ! Oupss !
    S’agissant des fruits et légumes, (Cinq fruits par jour qu’ils disent ! ! !), un ouvrier agricole Allemand 6€/heure VS Français 12€/heure...
    Faut donc rappeler Marcel BIGEARD pour le mettre à la tête de la grande ferme Française...
    Nous verrons bien si les « ménagères » exangues (femmes de ceux que certains qualifient de surpayés)relancerons la Franchouillarde consommation ? ! ?

    Ne serait-il pas temps d’harmoniser le social et le fiscal des Européens convaincus ou pas ? Notre culture, notre pêche, etc. sont en phase de survie et croire qu’elles ont les moyens, d’une manière ou d’une autre, de se payer un « nouveau » plan stratégique est une gageure.

    Avis aux détracteurs :
    les contre exemples de réussites dans ces professions sont anecdotiques et nous observons bien là, l’issue des différentes politiques de démembrement / remembrement. Faire et défaire qui disaient...
    Les Politiques nous coûtent de plus en plus cher pour un résultat néantissime ! A la fin, ils nous abreuvent d’intox ne faisant face à leurs résultats...

    Cordialement

  • Sergius3
    Sergius3
    Gentilhomme en campagne..
    • Posté à 12h14 le 27/08/2008
    • Internaute 51389
      Gentilhomme en campagne..

    Une excellente nouvelle aussi ....
    Nous vivons une époque formidable..
    A RUE89 ils pourraient en parler aussi ..
    Enfin ce parti anti démocratique , qui a trahi la France à de nombreuses reprises, vit ses derniers instants...

    Quelle annonce doit publier le PC pour louer ses locaux place du colonel Fabien, à Paris ?
    Les communistes qui ont des soucis de trésorerie veulent louer 2 des 6 étages de leur siège historique. Et cherchent des locataires. Une idée pour l’annonce à paraître ?

    Plus sérieusement, c’est la fin d’une époque et le Parti communiste essoré par son score calamiteux à la présidentielle (1,93%) va louer deux étages de son célèbre siège à Paris. La décision a été prise lundi lors d’une réunion du Comité exécutif national, mais on ne l’a apprise que deux jours plus tard…

    L’objectif est d’économiser près de 3 millions sur le budget global qui est de près de 12 millions d’euros. Le PC compte aussi économiser 1 million grâce à des départs en retraite non remplacés. Comptant 48 salariés fin mai 2007, le parti n’en aura plus que 37 en octobre 2009. A cela s’ajoute 1 million économisé sur les dépenses de fonctionnement. « Rien n’est facile, mais ça va », se rassure le trésorier.
    Allons nous assister à la disparition du PC(F) ? Je ne sais pas… mais une chose est sûre : ça serait une œuvre de salubrité publique !
    Nous vivons une époque formidable ...
    Une nouvelle qui fait chaud au coeur ..
    Nous les avons pulvérisés avec nos crucifix ....
    amen

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