Entretien 26/08/2008 à 00h15

Ossétie : « La reconnaissance russe ne crée pas un Etat »

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


Partisans de l’indépendance ossète à Tskhinvali lundi (Sergei Karpukhin/Reuters).

Le Parlement russe s’est prononcé ce lundi pour une reconnaissance de l’indépendance des républiques séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Il s’agit d’une motion demandant au président russe, Dmitri Medvedev, de reconnaître l’indépendance de ces deux régions.

Les gouvernements occidentaux se sont montrés fermes. Au ministère des Affaires étrangères, on a réaffirmé l’attachement de la France « au respect de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la Géorgie, dans ses frontières internationalement reconnues ».

Angela Merkel a également réagi en condamnant le vote de la Douma : « Je suppose que le président russe ne va pas signer cette résolution, car cela provoquerait une situation très difficile et critique au regard de la sécurité territoriale de la Géorgie », a réagi la chancelière allemande. Aux Etats-Unis, la reconnaissance de ces indépendances a été jugée « inacceptable ».

Même si sur le plan international, cette reconnaissance n’a aucune valeur et même si Dmitri Medvedev ne reconnaitra probablement pas ces indépendances, le symbole se veut fort et fait figure de provocation.

David Ruzié, professeur émérite des universités et spécialiste du droit public international, rappelle que même si l’exécutif russe prend une position favorable aux indépendances abkhaze et ossète, cela ne signifie pas la création d’un Etat :

« La reconnaissance ne crée pas un Etat, c’est un geste par lequel un Etat en prend un autre en considération mais ça n’a pas d’incidence sur son existence. Pour qu’un Etat existe, il faut un territoire, des frontières délimitées, une population, un gouvernement. Que les pouvoirs publics exercent leur autorité de façon inconditionnée et totale. C’est cela qu’on appelle l’indépendance. »

Pour comprendre la résurgence de ce vieux conflit dans le Caucase, il faut remonter au 17 février et à la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo.

Plusieurs pays avaient alors manifesté leur désaccord avec ce qu’ils qualifiaient de « violation des lois internationales. » David Ruzié rappelle les avertissements de la Russie à cette époque. Le pays avait fait valoir que si l’on donnait son indépendance à un territoire appartenant à la Serbie, pourquoi ne pas le faire pour l’Abkhazie et l’Ossétie ? (Ecouter le son.)

Quant au droit des peuples à disposer d’eux-même, le professeur de droit international rappelle qu’il ne doit pas nécessairement mener à l’indépendance :

« C’était valable au XIXe ou XXe siècle, à l’époque des dictatures monarchiques, fascistes ou communistes. C’était une façon pour les minorités de se protéger contre des majorités envahissantes. En démocratie, le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple sans discrimination des uns par rapport aux autres, on peut respecter ce droit sans constituer les peuples en entités indépendantes. »

Ce que le système fédéral prend en considération, ajoute-t-il. (Ecouter le son.)

Alors qu’à Tskhinvali, la capitale de l’Ossétie du Sud, des drapeaux russes et ossètes ont été brandis par des habitants suite à ce vote, le président sud-ossète Edouard Kokoïty s’exprimait pour saluer l’importance de la reconnaissance de ces républiques, seul moyen « d’empêcher de nouvelles tentatives d’extermination des peuples abkhaz et ossète par la Géorgie ».

La Russie libérant un peuple ? David Ruzié nuance :

« Il y a une constante dans l’histoire de la Russie qui est la peur de l’encerclement. C’est tout de même un pays vaste... Il y a la peur de voir l’Ukraine et la Géorgie entrer dans l’Otan alors qu’il est évident que l’Occident ne va pas monter une cabale contre la Russie ! Les Russes ont toujours craint une menace extérieure. Le but est d’affaiblir la Géorgie pour empêcher son entrée dans l’Otan. »

► Mis à jour le 26/08/2008 à 13h15 : le président russe Dmitri Medvedev a annoncé ce mardi que la Russie reconnaissait l’indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.

Photo : partisans de l’indépendance ossète à Tskhinvali lundi (Sergei Karpukhin/Reuters).

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  • magda
    magda répond à freddysun
    ingénieur
    • Posté à 20h09 le 26/08/2008
    • Internaute 41741
      ingénieur

    Arrêtez d’apprécier les hommes politiques contemporains comme des « potes » qui partagent le même regard que vous sur le monde, vous serais moins déçu.
    Il n’y a que l’Histoire ( et encore elle doit mettre le temps, du recul et des cendres déposées) pour décanter les qualités et les défauts des « grands » du monde.
    Alors, allez chercher dans les livres d’histoire le recul à prendre pour juger des temps contemporains.

  • freddysun
    • Posté à 16h02 le 26/08/2008
    • Internaute 13425

    @divrig

    Quelle analyse ! ! ! Se connecter pour écrire de telles conneries.... Bravo !

  • said sellali
    said sellali
    cadre à nantes
    • Posté à 17h22 le 26/08/2008
    • Internaute 25979
      cadre à nantes

    La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par les pays occidentaux (hors Espagne), en contradiction total avec le droit international, a ouvert la boite de pandore.
    Aujourd’hui, nous voyons le résultat de cette fuite en avant avec l’indépendance inéluctable de l’Ossétie du Sud et de l’Abkazie. La reconnaissance de l’indépendance de ces 2 régions qui l’étaient déjà de facto par la Russie montre la catastrophe que fut la reconnaissance du Kosovo par la très grande majorité des pays occidentaux.
    La question est de savoir quelle sera la prochaine minorité à se rebeller et à demander son indépendance ? la Transnitrie.........
    Enfin, je n’oublie pas que les russes sont des adeptes du double langage et de l’hypocrisie et qu’ils ne se gênent pas pour opprimer leur minorité tchétchène, qui a eu l’outrecuidance de réclamer son indépendance.

  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 23h38 le 26/08/2008
    • Internaute 24833

    à quoi nous mènent tous ces micro-nationalismes ? à rien de bon... plus on aura de petits (d ela taille d’un département français ! !) états indépendants en europe plus l’europe sera instable et divisée, donc : risques de guerres ; vive la lozère du sud indépendante ! ! !

  • R.L.
    • Posté à 16h45 le 26/08/2008
    • Internaute 29911

    Faudra dire au professeur de droit international de (re)lire Brzezinski mais aussi Kennan.
    Encore un déplorable article.
    Demandez-donc en un de temps en temps à des gens du clan d’en face, ce serait un minimum d’objectivité.
    En attendant prenez une carte du monde avec l’Eurasie au milieu, vous comprendrez beaucoup de choses...
    L’Occident a été trop loin. Ils ne reculerons plus d’un iota les pays de l’OSC et la tentative des USA (à 8500 km de ses côtes, comme d’hatitude) et d’Israël est le début de leur recul dans la région.
    Idem pour le TAPI : il n’est pas près de voir le jour dans les conditions que veulent les ricains.

    • compte supprimé 13
      • Posté à 17h27 le 26/08/2008
      • Internaute 10266

      Concernant la qualité des articles, je partage entièrement votre point de vue.
      Ces prétendus spécialistes de quelque chose font parfois des incursions dans des domaines qu’ils ne maîtrisent pas en s’approchant souvent du café du commerce. On l’a vu hier sur l’Afghanistan, on le constate encore aujourd’hui.

      Comme prévu, après la reconnaissance, la Russie rompt ses relations avec l’Otan.

      Un vrai spécialiste pourrait peut-être constater que l’Otan n’a aucune légitimité à dicter le droit international, ce dont pourtant il ne se prive pas. Les EU trop contents de mettre l’ONU - seule compétente - hors jeu, agite son jouet otanesque et tout l’Occident suit, aveuglé.

  • chinchilla1967
    • Posté à 17h01 le 26/08/2008
    • Internaute 50756
      plate

    Ce fou de Bush, cow boy texan (faut voir comment il a reniflé l’autre jour pendant une conférence de presse,un vrai taureau de rodéo) a envoyé deux navires de guerre à la rencontre des russes à Poti : ce type est complètement malade, je ne sais pas à quoi ces imbéciles rêvent. En tous cas il me semble qu’ils ont atteint le moment de crise de leur destin tragique, celui où leur logique de force démesurée contre tout le monde et partout (encore 90 civils tués en Afghanistan)arrive à son terme.

    • Thucydide
      Thucydide répond à chinchilla1967
      Que survive la Démocratie en (...)
      • Posté à 22h32 le 26/08/2008
      • Internaute 6396
        Que survive la Démocratie en (...)

      Comme une logique inébranlable, les USA poursuivent leur passion autodestructrice. Tous les puissants chutent par cela même qui a conditionné leur réussite
      Ils vont bientôt connaître leur Syracuse ce ne peut être autrement.

  • Hououji_Fuu
    Hououji_Fuu
    Racaille Syndicale (oh yeah ! )
    • Posté à 18h01 le 26/08/2008
    • Internaute 27115
      Racaille Syndicale (oh yeah ! )

    Ce qui devait arriver est arrivé. Les prétendues réactions indignées de ceux qui se sont précipités pour reconnaître l’indépendance du Kosovo n’y changeront rien. Et les vociférations ne cachent pas l’impuissance sur le fond.

    Non que les russes soient des enfants de choeur ou des saints sans la moindre arrière-pensée ni goutte de sang sur les mains, mais tout de même, ces prises de position à géométrie variable sont vraiment non crédibles. La communauté internaitonale, les pays européens et les USA en particulier, devraient apprendre à gérer, à prévoir, et à ne pas mépriser leurs anciens adversaires.

    Nous payons le prix de l’indigence de gestion, de la courte vue de personnes qui pensaient avoir tout gagné à la chûte du mur de Berlin. Les populations civiles en paient le plus lourd tribut, et ce n’est pas prêt de cesser.

    Je trouve ces réactions lassantes. Il serait plus judicieux d’arrêter avec les postures convenues et plus que prévisibles, de s’asseoir autour d’une table, et d’enfin penser.

    Mais c’est sans doute trop demander à beaucoup.

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 18h06 le 26/08/2008
    • Internaute 45440
      Consultant

    A quoi nous servent des analyses à deux sous du genre : « même si Dmitri Medvedev ne reconnaitra probablement pas ces indépendances » ? A rien ! Le président Medvedev décide justement de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie !

  • chinchilla1967
    • Posté à 18h33 le 26/08/2008
    • Internaute 50756
      plate

    Saakashvili est-il pret à provoquer une troisième guerre mondiale ? Ce jouet de Soros est peut être encore plus fêlé qu’on ne le croit.

  • philomuse
    • Posté à 18h39 le 26/08/2008
    • Internaute 31029

    Mais c’est fou qu’aucun média conventionnel ne veuille parler des raisons économiques de cette crise, en se cachant derrière des questions de politique de fait divers et de droits de l’homme.

    Mais, sachons-le bonnes gens que, lorsque les pays et les institutions occidentaux prononcent le mot « droit international » pour « regretter » la création de ces deux nouveaux Etats, ils regrettent avant tout le passage de quelques pipelines entre les main de la Russie.

    Et personnellement, je ne trouve pas les méthodes Du Grand Frère Russe ni plus ni moins condamnables que les stratégies employées par Notre Oncle Sam(la guerre intelligente, qui ne tue aucun civil) de l’Oncle Sam.

    Il faut vraiment être tombé du nid pour croire que les maîtres du monde bougeraient leur petit doigt pour s’élever contre les injustices politiques, juridique ou humanitaire..

  • brigadoon
    brigadoon
    ouf ! ! !
    • Posté à 18h39 le 26/08/2008
    • Internaute 40481
      ouf ! ! !

    Vu sur Nouvel Obs
    Lien

    • Ashel
      Ashel répond à brigadoon
      écrivain
      • Posté à 21h24 le 26/08/2008
      • Internaute 43787
        écrivain

      Merci pour le lien ! Très intéressant. Mais il semble confirmer le bien fondé de l’article de BHL...
      A voir la suite qui sera donnée par Rama Yade à l’invitation de se rendre sur place pour mesurer l’ampleur des dégâts humains.

      • brigadoon
        brigadoon répond à Ashel
        ouf ! ! !
        • Posté à 21h28 le 26/08/2008
        • Internaute 40481
          ouf ! ! !

        Je pense que c’est cuit pour l’Ossétie et l’Abkhazie, les Russes ne se dédiront pas s’ils veulent garder leur crédit dans la région... Et on a besoin de leur gaz et de leur pétrole... Quand aux sanctions économiques de l’Ouest, ça ne fera qu’agraver le sort de quelques moujiks du petit peuple avec l’inflation qui se pointe en Russie... Les élites continueront à s’engraisserà l’Est et à l’Ouest.
        On laisse passer le sensationalisme et on revient sur le sujet dans 2 semaines... On verra

  • letuyauteur
    letuyauteur
    prorusse
    • Posté à 19h02 le 26/08/2008
    • Internaute 50001
      prorusse

    Ci joint une video je pense Jamais diffusee en France.(en Anglais)
    La reponse de Vladimir Poutine a une question d’un journaliste Francais concernant la Tchetchenie.J’attends la prochaine video d’un journaliste Francais a Vladimir Poutine sur la Georgie...

    Lien

    • tplulibre
      tplulibre répond à letuyauteur
      • Posté à 20h53 le 26/08/2008
      • Internaute 40553

      Enorme, perd pas ton sang froid petit Poutine c’est juste un journaliste

      • tplulibre
        tplulibre répond à tplulibre
        • Posté à 21h02 le 26/08/2008
        • Internaute 40553

        par contre la video date un peu c’est quand le danemark a pris la presidence de l’UE en 2002

      • tplulibre
        tplulibre répond à tplulibre
        • Posté à 21h02 le 26/08/2008
        • Internaute 40553

        par contre la video date un peu c’est quand le danemark a pris la presidence de l’UE en 2002

  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 19h37 le 26/08/2008
    • Internaute 24987

    Top fun les arguments, domage que l’article soit morcelé entre texte écrit et enregistrements audio ; on se rendrait mieux compte du droits des peuples à disposer d’eux même à géométrie variable selon que ceux ci ont un mafieux à la solde du clan Bush-Kissinger-Orange à leur tête ou non. Ainsi donc les mafieux albanophone envahissent une région qu’il faut leur cèder pendant que les desendant d’un peuple réfugiés dans une haute vallée peu fertile depuis plus de mile ans doivent se soumettre aux frontière du grand démocrate que fut le camarade staline. Les Ossètes veulent quasiment tous être rattaché à la fédération russe plutôt qu’à la Géorgie, quels salauds, on a bien fait de leur balancé des missiles pour ravaler leurs façades ! On se rappelera l’invasion de la Grenade dans les années ’80, ces cons avaient intitulé leur gouvernement élu démocratiquement communiste...
    Alors monsieur David Ruzié, la soupe est bonne ?

  • chinchilla1967
    • Posté à 19h55 le 26/08/2008
    • Internaute 50756
      plate

    « Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s’alarme que “certains jouent actuellement à la légère avec le feu et ce de tous les côtés” dans le conflit caucasien, dans une tribune publiée par le quotidien Bild à paraître mercredi. »

    Qui peuvent bien être ceux qui jouent avec le feu ? On voit assez bien Milliband qui veut faire entrer vite vite vite l’Ukraine dans l’Otan. Ces anglais sont décidément de précieux alliés de l’Europe.

  • helmut muller
    helmut muller
    militaire
    • Posté à 20h10 le 26/08/2008
    • Internaute 51434
      militaire

    les russes n’ont pas le droit de faire ce que les américains on fait au kosovo ? ? ? ? ? ?

    les russes sont dans leurs plein droit du fait du précédent crée par les états unis.

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 20h11 le 26/08/2008
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    mardi 26 : on parle de « guerre froide ».
    bon.
    aucune amélioration, au contraire.
    quand à un certain personnage soit disant président de la république française, soit disant présidant la communauté européenne : il est où ? je vois surtout la chanceliére allemande se démener, évitant en particulier de trouver légitime l’intervention de l’état russe pour protéger les russophones partout.
    je suis un bien triste et pessimiste spectateur.

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 20h12 le 26/08/2008
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    Le bon professeur David Ruzié est sans doute émérite mais, si je puis me permettre, je lui rappellerai que le Kosovo, bien sûr... je suis le premier à le prendre en référence.

    Mais il y a un mais...
    David Ruzié parle de fédération, de peuples différents qui apprennent à co-exister.
    Très bien, je souscris à 100 % c’est même une des raisons qui ont motivé chez beaucoup le « non » à la constitution aberrante qui nous était proposée en 2005 pour (contre ?) l’Europe.
    Mauvais exemple : la Serbie n’a jamais été une fédération, les kosovars albanais étaient tous immigrés dans une province serbe.
    Les immigrés en provenance du Maghreb seront-ils un jour en droit de demander l’indépendance du département des Bouches-du-Rhône ?

    Restons sérieux : Le bon professeur Ruzié aurait pu (mais il ne le fait pas) prendre l’exemple de la Yougoslavie plutôt que la Serbie et il aurait constaté que cette fédération exemplaire n’a pas pu survivre longtemps à son créateur Tito, chacun voulant être calife à la place du calife (La capitale était Belgrade, mais Tito croate).
    La pagaille s’installe : et je veux pas laisser la place, et je veux la prendre... du coup, un minuscule confetti, la Slovénie, se retire de la fédération, proclame son indépendance et... est immédiatement reconnue par l’Allemagne, suivie par le reste de la CEE du moment !
    Mort de la Yougoslavie et donc, pour parachever la victoire occidentale, on tue la Serbie dans la foulée, la Russie n’ayant ni le pouvoir ni la force de la défendre.

    Revenons à la Géorgie : comme la Serbie, ce n’est pas un état fédéral, mais une vieille annexion de l’empire des tsars qui a eu la chance d’être la patrie de Staline, lequel a revu et corrigé ses frontières en y intégrant arbitrairement une fraction d’Ossétie et une fraction d’Abkhazie comme ça, pour compliquer un peu le puzzle ethnique du Caucase déjà pas simple, tant s’en faut.
    Il ne s’agit donc pas d’une population immigrée dans la province d’un pays souverain, mais de l’incorporation forcée d’un territoire et sa population dans un pays qui n’est pas le leur.
    Cela n’a donc rien à voir ; sinon peut être la mise en évidence de l’imbécillité de nos chefs de l’époque qui ont donné gracieusement un argument aux russes pour justifier leur démonstration de force.

    Enfin et pour ce qui est de la peur d’encerclement, ne pas pousser le bouchon trop loin. il y a évidemment tentative d’encerclement, il suffit de regarder une carte.
    Le bon professeur nous explique que la Russie est grande, semblant ignorer que nous ne sommes plus au temps de Gengis Khan.
    La mondialisation existe, nos vêtements sont fabriqués en Afrique, nos chaussures et nos bouilloires dans la banlieue de Pékin, et certains de nos légumes poussent au Chili. Alors l’encerclement de la grande Russie, ce n’est ni une utopie, ni un phantasme.

    La Russie reconnaît ce midi l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie...
    Mauvais tabac. Nous allons maintenant mesurer la solidité des USA et de l’OTAN ; peuvent-ils s’offrir un bourbier caucasien en prime ? J’en doute mais avec les pitres qui s’agitent depuis quelque temps, tout est possible, hélas !

  • hogan
    hogan
    actif
    • Posté à 20h22 le 26/08/2008
    • Internaute 25474
      actif

    Si l’on sort du problème purement Géorgien, la dictature russe est en train de montrer qu’elle peut aujourd’hui se permettre de se foutre ouvertement du reste de la communauté internationale sans craindre de représailles convainquantes, et elle le fait en montrant ostensiblement du doigt le froc baissé des U.S.A. et de l’U.E.

    • chinchilla1967
      chinchilla1967 répond à hogan
      plate
      • Posté à 21h24 le 26/08/2008
      • Internaute 50756
        plate

      Et c’est bien comme ça car la dictature américaine, on en voit tous les jours les effets bienfaisants. Il fallait cependant un peu la modérer dans ses élans philanthropiques.

      • hogan
        hogan répond à chinchilla1967
        actif
        • Posté à 15h55 le 27/08/2008
        • Internaute 25474
          actif

        Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que les citoyens Lybiens, Coréens du Nord, Cubains, Syriens,etc... aimeraient bien vivre sous le dictature made in U.S.A. D’ailleurs pour en revenir à Cuba, c’est quand même étonnant tous ces citoyens cubains qui quittent leur île démocratique pour aller de leur plein gré vivre sous la dictature des Etats-Unis.

  • maskim
    maskim
    Etudiant
    • Posté à 20h25 le 26/08/2008
    • Internaute 51391
      Etudiant

    Je ne comprend pas... Je ne comprend pas... Je ne comprend pas...

    Quand je ne comprend pas je flippe. Je regarde le journal de France 2, où l’on agite le spectre de la guerre froide. La Russie est accusée de barbarie alors que tout de même la Géorgie a attaqué en premier l’Ossetie. J’ai vraiment l’impression que la mission est de descendre la Russie, coûte que coûte.
    Ils veulent garder la main mise sur leur gaz et leur pétrole, cela ne satisfait pas l’Europe c’est un fait, mais la France et l’Europe doivent-ils pour les mauvaises raisons soutenir le président géorgien, qui me donne une très mauvaise impression.

    Je suis fou, ou il y a une main invisible derrière tout ça ? Laquelle ?

    • hogan
      hogan répond à maskim
      actif
      • Posté à 20h31 le 26/08/2008
      • Internaute 25474
        actif

      En envoyant des troupes en Ossétie, la Géorgie a attaqué...la Géorgie. Pourquoi personne ne hurle quand des gouvernements répriment les volontés d’indépendance des Basques, des Corses, des Bretons, quand on y met des indépendantistes en prison ?

      • maskim
        maskim répond à hogan
        Etudiant
        • Posté à 20h37 le 26/08/2008
        • Internaute 51391
          Etudiant

        Parce qu’en France, en Espagne ou au Quebec il y a quand même un lien social très fort. Et la France ou l’Espagne n’attaquent pas le peuple, ils arrêtent les comportements violents. Je suis Breton j’ai pas l’impression que l’armée me surveille pour ce que je suis. En Ossétie, j’y était pas, mais apparemment ils ont juste voulu défier la Russie en tirant un peu au pif. Le Kosovo se rapproche déjà plus du cas Géorgien.

         
        • Ashel
          Ashel répond à maskim
          écrivain
          • Posté à 21h40 le 26/08/2008
          • Internaute 43787
            écrivain

          Mais qui vous dit qu’aucun lien social n’existe entre Géorgiens, Ossètes, Abkhazes et autres Russes ? Certes, il s’agit d’ethnies différentes et diverses mais qui ont tant cohabité ensemble que les mélanges n’ont pas pu ne pas se faire. Ce sont les décision arbitraires des uns et des autres qui font croire à l’absence de liens mais ils exisent.

        • hogan
          hogan répond à maskim
          actif
          • Posté à 15h50 le 27/08/2008
          • Internaute 25474
            actif

          Il faut quand même rappeler que les provinces d’Ossétie et d’Abkhazie sont aux mains d’anciens généraux de l’armée soviétiques, ce fait à lui seul vaut bien de longs discours.

        2 autres commentaires
    • Saba
      Saba répond à maskim
      • Posté à 21h32 le 26/08/2008
      • Internaute 9356

      Je suis étonnée que les Géorgiens n’aient pas renvoyé dans ses foyers étasuniens Gribouille Sachkavili, car quand même , voilà un dirigeant qui aime tellement les Ossètes qu’il les bombarde pour les empêcher de s’adresser ailleurs ..... Le coup foire et ses aimables protecteurs crient bien fort que les Russes sont des salauds mais se gardent bien d’intervenir pour l’aider.... Pauvre Géorgie ! avec un dirigeant aussi irresponsable , elle est mal barrée . Si l’Ossétie et l’Abkhazie pouvait un jour accepter d’appartenir à la Géorgie par la discussion , maintenant en tous les cas , c’est fichu. Alors, les Géorgiens renverront-ils Gribouille ?

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 20h55 le 26/08/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Est-ce que la reconnaissance de l’ Otan et de la vraie-fausse union européenne a crée un état dans les balkans ?

    L’ Ossétie est l’ Abkahsie n’ont jamais été des provinces géorgiennes (sauf depuis Staline) alors que le Kosovo est une province historique de la Serbie au même titre que l’ Alsace est une province historique de la France..

    Qui a à dire quelque chose contre cet état de fait ?

  • divrig
    divrig
    Témoin
    • Posté à 21h29 le 26/08/2008
    • Internaute 51367
      Témoin

    freddysun

    Vous n’avez rien compris à la partie d’échec qui est en train de se jouer dans le Caucase, désolé pour vous.

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 21h58 le 26/08/2008
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    Il ne s’agit pas d’être pro-Russe ou pro-ceci mais d’avoir « une ligne de conduite politique sur des principes de justice applicables à tous les peuples. » Les principes à « géométrie variable » sont une catastrophe pour la paix du monde !
    Les pays occidentaux ont approuvé,voir participé et aidé militairement au « dépeçage » de l’ex.Yougoslavie ; dernière affaire le Kosovo ; on nous « rabâche » depuis des mois que le Tibet doit être indépendant et libre ; et puis...virage à 180 degrés...pour l’Ossétie et l’Abkazie,ces principes ne sont pas applicables ?

  • divial
    • Posté à 22h52 le 26/08/2008
    • Internaute 4379

    il fallait aussi reflechir lorsque l’on a proclame l’independance du kosovo , poutine a bien reagi et il n’a pris personne par surprise , de toutes facon l’occident ne peut rien faire , sinon plus de gaz pour l’europe .

  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 23h40 le 26/08/2008
    • Internaute 24833

    article de mediapart très instructif :

    Géorgie : la Russie choisit l’escalade et la confrontation avec l’Occident

    C’est un tournant majeur. Un tournant dont il est difficile, à ce stade, de mesurer toutes les conséquences, mais qui signe la fin d’une période inaugurée en 1989 avec la chute du Mur, puis en 1991 avec l’effondrement de l’URSS.

    La reconnaissance par la présidence russe de l’indépendance de l’Ossétie du Sud (un territoire de la taille d’un petit département français et comptant 40.000 habitants) et de l’Abkhazie (environ 300.000 habitants) ne bouleverse pas que le Caucase, l’une des régions les plus fragiles du monde, à la frontière de l’Europe et de l’Asie (lire l’intégralité de la déclaration de Medvedev sous l’onglet Prolonger).

    Cette reconnaissance bouleversera également les relations internationales et, tout particulièrement, celles que l’Europe tentait – bien souvent dans le plus grand désordre – de construire avec la Russie. Pour la première fois depuis la fin de l’Union soviétique, la Russie a mené et emporté une guerre à l’extérieur de ses frontières. Conséquence directe de cette opération victorieuse, elle provoque ou soutient – c’est selon – une modification des frontières d’un Etat souverain.

    Sur ces deux points, la Russie viole l’Acte final d’Helsinki qui, en 1975 et pour garantir la paix en Europe, interdisait justement toute opération armée, toute ingérence et toute modification des frontières (lire dans l’onglet Prolonger). Moscou, qui n’a cessé de brandir le principe de l’intangibilité des frontières pour soutenir le régime de Milosevic puis protester contre l’indépendance du Kosovo, effectue un tête-à-queue stratégique.

    Une ère nouvelle s’ouvre ainsi. On pourra arguer que la reconnaissance de l’indépendance de deux territoires de facto indépendants depuis 1992 ne change pas grand-chose. C’est tout le contraire, tant la Russie a décidé de défendre ce qu’elle estime être ses « nouveaux intérêts » et de reconquérir par tous les moyens ses zones d’influence.

    Clichés inopérants
    Beaucoup de clichés ont été utilisés depuis le début de la crise géorgienne, le 7 août : « retour de l’Empire » ; « retour de la guerre froide » ; « visées impériales de l’ours russe ». Toutes ces formules sont fausses ou maladroites, tant elles empêchent de penser la nouvelle réalité du pouvoir russe.

    Les analyses divergent. Elles divergent tellement que le conseil européen exceptionnel convoqué le 1er septembre par Nicolas Sarkozy s’annonçait particulièrement difficile, vu les désaccords entre pays.
    Issus de l’ancien espace soviétique ou de sa zone d’influence, la Pologne, la Hongrie, les pays baltes, la République tchèque et la Slovaquie campaient dans une hostilité déclarée à Moscou, plaidant pour un soutien total au régime géorgien de Mikheïl Saakachvili et à l’intégration rapide de ce pays dans l’Otan. « L’Ukraine est devenue otage de la guerre engagée par la Russie », dit notre immédiat voisin, le président ukrainien Iouchtchenko, qui demande lui aussi d’intégrer au plus vite le refuge de l’Otan.

    A des degrés divers, France, Allemagne, Italie, mais aussi Grande-Bretagne (malgré les hésitations et déclarations contradictoires de son ministre des affaires étrangères, David Miliband), optaient pour une approche prudente. « Il n’est pas question de sanctionner Moscou mais de discuter », déclarait lundi Bernard Kouchner. Début avril, lors du sommet de Bucarest, Paris et Berlin s’étaient opposés à une adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’Otan, malgré les pressions insistantes des Etats-Unis.

    Redéfinir de fond en comble une stratégie
    La décision russe de reconnaître l’indépendance des deux enclaves séparatistes géorgiennes a rendu largement obsolète ce débat. Car aucun pays européen ne peut laisser sans réponse cette nouvelle offensive russe. Ce mardi, tous les responsables des 27 ont, avec des formules diverses, condamné sans réserve la décision du président Dmitri Medvedev. « Nous condamnons fermement cette attitude et nous ne pouvons pas l’accepter », a résumé mardi Bernard Kouchner.

    L’ordre du jour du Conseil européen s’en trouve bouleversé : il n’est plus question de savoir qui – de Saakachvili ou de Moscou – a déclenché le conflit ; plus guère question de déployer une force européenne d’assistance et de sécurité. Le point principal est désormais : comment répliquer à Moscou ? Comment éviter l’escalade qui se dessine entre les Etats-Unis et la Russie ? Quelles sanctions prendre et comment redéfinir de fond en comble la relation européenne avec la nouvelle Russie ?

    Or, l’imprévisibilité demeure une constante du pouvoir russe. Et les diplomates détestent cela. Les mois d’août sont traditionnellement des mois de bouleversement politique en Russie. En août 1999, une offensive d’islamistes tchétchènes manipulés par Moscou (et, à l’époque, par l’oligarque Berezovski) mettait le feu aux poudres du Daghestan, dans le Nord-Caucase. C’était le signal de la deuxième guerre de Tchétchénie qui allait installer l’inconnu Vladimir Poutine au Kremlin.

    Neuf ans plus tard, la guerre éclair de Géorgie, trois mois après l’arrivée à la présidence de Dmitri Medvedev, répond certainement aux rapports de forces internes au pouvoir russe, à ses luttes de factions et au poids nouveau de l’appareil militaire. Ces mêmes diplomates occidentaux qui nous décrivaient il y a quatre mois Medvedev en homme de l’ouverture à l’Europe, homme de la modernisation économique, sensible aux questions des droits de l’homme en particulier et de l’Etat de droit en général, peuvent aujourd’hui déchanter.

    Ces diplomates nous décrivaient un nouveau cours russe. Une affirmation de sa puissance, certes, mais fortement pondérée par quelques nécessités triviales : vendre son gaz, son pétrole et ses matières premières ; moderniser son appareil industriel ; recycler à l’ouest les fortunes de ses hommes d’affaires ; rattraper son immense retard technologique. Pour tout cela, le Kremlin ne pouvait se couper du monde, mais au contraire allait accélérer son intégration dans la mondialisation. Et le jeune Medvedev était l’homme de la situation.

    « Rien ne nous effraie »
    Or la situation se révèle être tout autre. Moscou a décidé de déclencher une épreuve de force qui promet d’être durable. « Rien ne nous effraie, pas même la perspective d’une guerre froide, mais nous ne la souhaitons pas. Dans cette situation, tout dépend de la position de nos partenaires », a ainsi expliqué Dmitri Medvedev. Depuis une semaine, le Kremlin se livre à une brutale escalade qui prend de court les chancelleries.

    Vladimir Poutine annonce qu’il n’est plus intéressé par une adhésion à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) pour laquelle les négociations sont engagées depuis neuf ans. Dmitri Medvedev ajoute que la coopération avec l’Otan – au sein d’un conseil spécifique – est terminée. De la même manière que Moscou avait rejeté la présence d’observateurs internationaux lors de l’élection présidentielle de mars, les observateurs de l’OSCE déployés dans le Caucase sur la frontière russe ont régulièrement été obligés de se retirer.

    On peut poursuivre un scénario noir pour l’Europe. Quel serait-il ? L’arme du gaz telle qu’elle fut utilisée contre l’Ukraine en 2006 (la fermeture du robinet), transformée en arme énergétique contre l’Europe. Les « conflits gelés » soudain réveillés : puisque Moscou reconnaît l’indépendance des deux régions géorgiennes, pourquoi ne reconnaîtrait-elle pas celle de la Transnistrie, cette enclave russophone en Moldavie ? Pourquoi la Russie n’irait-elle pas soutenir les régions sécessionnistes en Azerbaïdjian ?

    Pourquoi, comme en avait menacé Vladimir Poutine à Munich en 2006, ne brandirait-elle pas ses missiles nucléaires sur l’Europe pour répondre au bouclier antimissile américain ? Pourquoi ne rouvrirait-elle pas une nouvelle base militaire à Cuba, comme Poutine l’a évoqué il y a deux mois ?

    La liste pourrait aisément être plus longue. L’Europe n’a pas voulu entendre ces menaces. Tout comme elle n’a pas voulu voir la dangereuse stratégie d’encerclement conduite par l’administration Bush qui, de l’Europe centrale au Caucase, n’aura eu de cesse de provoquer la Russie.

    Le résultat est là. La Russie est entrée dans une nouvelle phase offensive. A l’automne 1999, le massacre des Tchétchènes (80.000 morts et la destruction de Grozny lors de la deuxième guerre) était officiellement motivé par le respect de l’intégrité territoriale de la fédération de Russie (et par la lutte contre le terrorisme). Peu importaient alors les référendums sur l’indépendance, puis l’élection en 1996 – reconnue justement par l’OSCE – du président indépendantiste Aslan Maskhadov (liquidé en 2005 par les services russes).

    La Russie se sent désormais assez puissante pour maîtriser le risque d’un embrasement du Caucase et de certaines de ses républiques ou régions travaillées par les séparatismes.

    C’est un élément nouveau. Les Européens – Allemands, Français et Italiens en particulier – ne devraient pas le sous-estimer, comme ils ont constamment sous-estimé la portée des discours menaçants de Vladimir Poutine. Il est grand temps que l’Union européenne sorte de ses rêveries naïves (l’idée d’un partenariat énergétique avec Moscou est agitée depuis... neuf ans !) pour élaborer une véritable stratégie envers cette nouvelle Russie.

    • brigadoon
      brigadoon répond à A déménagé le 6-2
      ouf ! ! !
      • Posté à 01h08 le 27/08/2008
      • Internaute 40481
        ouf ! ! !

      Je suis relativement d’accord avec cette analyse malheureusement.
      Raisonner encore comme si on avait affaire à l’URSS et d’un certain équilibre du Monde est obsolète, il s’agit du retour de la « Sainte Russie » (RUS) qui veut faire savoir que désormais c’est elle qui conduira sa destinée et non les Nations décadentes. C’est la compétition ouverte des grands capitalismes pour le contrôle des ressources. Et le capitalisme russe est plus féroce, plus autoritaire que l’Américain notmamment avec ses catégories sociales et ses minorités. Il offre moins de prise vu qu’il n’y a quasiment pas d’opposition en Russie.

      Vous pouvez ajouter à cela la création et le soutien du mouvement pro-Poutine Nashi qui endoctrine et engage la jeunesse autour d’un grand projet idéologique de renouveau dénoncé par Kasparov ; l’élection prochaine du futur Président des Etats Unis ce qui veut dire que l’Amérique ne pourrait réagir avec efficacité avant la fin janvier.

      Compter sur la moralité du gouvernement Russe et le droit international n’y changera rien, on a vu comment Poutine est intervenu ne Tchétchénie et a fait élire comme Président Kadirov son valet, tant qu’il boit et se contente de jouer avec la Ferrari offert par Poutine il n’est pas gênant.

      Il me semble qu’a terme Moscou peut avoir la volonté de destabiliser les Républiques du Caucase qui ne feraient pas allégeance (au moins en terme d’échanges économiques préférentiels) afin de contrôler les matières premières, la Georgie ne serait qu’un début.

      La population Russe de Sebastopol pourrait être un prétexte pour Moscou pour faire pression sur l’Ukraine également à court terme voire annexer une partie de ses territoires de la Mer Noire puisqu’en Ossetie il y avait des Russes, c’est ce qui semble se profiler dans l’opposition entre le Président Ukrainien et sa Premier Ministre.

      En ce sens l’Amérique est devenue l’exemple empirique a suivre des Russes, et ils ne s’embarrasseront pas de principes éthiques car de leur point de vue ils n’ont pas d’interlocuteurs suffisamment « blancs, propres » ou puissants. Sans compter que Moscou n’a rien a faire de son image à l’intérieur de la Russie vu que la presse est plutôt muselée.

      Quand aux conseil des ministres européens lundi, il accouchera d’une souris car personne ne veut se mettre à dos la puissante Russie. Effets de manches...

      J’ai envie de dire que pour la Georgie l’affaire est entendue. La carte du Monde se recompose ainsi que les jeux d’influences : Moscou reçoit le Président Syrien, construit des centrales atomiques en Iran, se redéploie partout, etc. Il y a suffisament de pays qui ont des comptes à régler avec les Etats Unis pour que la Russie puissent trouver sans problèmes des alliés.
      L’Europe n’est rien pour Poutine et compte pour du beurre. La Russie n’a que l’arrogance d’un pays puissant sûr de ses moyens et de la faiblesse des ses opposants comme l’était l’Amérique il y a peu encore.

  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 23h42 le 26/08/2008
    • Internaute 24833

    comme ce serait simple le GENTIL poutine contre le MECHANT bush... je n’aime ni l’un ni l’autre et je trouve INDIGNE de défendre poutine, qui est tout aussi dangereux que bush !

  • nespole
    nespole
    libre
    • Posté à 01h06 le 27/08/2008
    • Internaute 51450
      libre

    Hilarant comme l’autodétermination, liberté des peuples à etc... Et autres concepts aussi élastiques que les droits de l’homme.... peuvent devenir caduques quand c’est pas le fameux « zoxident démocratique » qui s’en sert ! ? Ah l’indépendance des pays baltes ! Ah la croatie, le Kosovo... Ah l’Ukraine et tout ce qui peut revendiquer un drapeau avec un aigle ou une croix, une télé « voix de la liberté », des gardes frontières, une police, un vague passé remontant au XVème siècle, une cathédrale, un moine consummé, un écrivain réfugié... Ah comme c’était urgent et précieux pour l’avenir de l’humanité, signe de civilisation et des je ne sais plus quoi ! .. Ah la « libre circulation des hommes et des idées, le principe number one des accords d’Helsinki » qui fut fatal à l’URSS... Intéressant à comparer avec la prise d’ADN ! ! Non ?
    Le non respect des accords internationaux et de l’ONU est un sport pratiqué par qui ?
    Le détournement des règles internationales, la rupture unilatérale (par las américains) des accords anti missiles... Comment s’en réclamer des signatures à respecter ?
    Inutile de rappeler la question du Kosovo. C’est trop simple.

    Faut bien dire que le contre-coup de la chute du mur et la « victoire » des idéologies Disneyland... c’est maintenant qu’il vient...
    Savoir « hériter des vaincus », c’est pas dans la culture américaine... Ni dans celle de l’OTAN.

    Et là, ça s’avère tard pour commencer à penser ! D’autant que la déclaration de Merkel est pas un signe de début de réflexion... Car certain que la sécurité de la Géorgie passait pas par le bombardement de « sa » population (Ni par l’OTAN sans doute !). Encore fallait-il que quelqu’un lui explique ! ? Mais voilà... Le non respect de la Russie, un temps affaiblie, a donné des ailes à beaucoup de petits imbéciles qu’ont pas vraiment mesuré les distances ... On leur a soufflé dans le c.. et « se prennent pour des autobus »...

    Là dessus vous pouvez toujours faire de la propagande... c’est comme expliquer que le pouvoir d’achat augmente... la comm suffit pas ! Je sais ça n’a rien à voir... Quoique ! ! ! Si on parlait de la comm dans cette histoire ?

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 02h17 le 27/08/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    J’observe que Medvedev et Poutine sont un poil plus lents a reconnaitre l’independance de l’Ossetie du Nord et de la Tchetchenie...

    Sous couvert qu’une grande partie de ses administres a le passeport Italien, le Prince Albert peut aussi s’amuser a reconnaitre l’independance de la Ligurie.

  • lOmnivore Sobriquet
    lOmnivore Sobriquet
    Les frontières créent les (...)
    • Posté à 07h23 le 27/08/2008
    • Internaute 51153
      Les frontières créent les (...)

    Il est maintenant temps de réviser le dossier yougoslave et toutes ses vérités, surtout celles qui comptent.
    L’homme Kouchner vient de parler de « nettoyage ethnique » (en préparation) en Ossétie, voici qu’ils recommencent. Tenons nous près, c’est tellement prévisible...

    Les ’morts de l’odieuse agression de l’étau russe hors la loi’... s’accrochent aux bras des ’infirmières’ qui les emportent, les ’morts’ changent de place et même échangent les rôles : c’est « l’information » telle que le grossiste Reuters la diffuse, et la foule des Libération et TF1 et BFM Le Midi Libre la détaille : retrouvez un bon dossier sur ce minuscule aspect des choses en cours dans le site d’extrème-droite-bouffeuse-d’enfants, nationiste et pro-serbe « Nations presse.info », à coup sûr pas ’sans-frontiériste’ : Lien

    Ossétie Libre !

  • Millecalottes SARKASTIK
    • Posté à 08h54 le 27/08/2008
    • Internaute 44768
      Variable

    Je suis pessimiste sur l’évolution : au conflit de fond rajoutons les éléments de surface :

    Je reste persuadé que Medvedev n’est que l’homme de paille de Poutine qui organise son comeback politique d’une part et pour l’est et que Obama n’a que très peu d’expérience à l’internationale (face à ses rivaux) de l’autre pour l’ouest. Bush (pour des histoires intérieures) a un sérieux intérêt à envenimer les choses… Ce qui par delà la problématique présente me fait dire qu’il y a une belle bande d’enfoirés qui ont envie d’en découdre aux commandes ! Et je ne serais pas surpris que d’un coté comme de l’autre les deux monstres ne se contentent pas de montrer les dents. Les forces navales des EUA face à Poti ne seraient que les prémisses d’un conflit majeur…

    Ceux qui, pour des raisons d’équité croient bon de rajouter : « et pourquoi pas eux », parlant d’autres « indépendances », pourraient bien le regretter car ils alimentent les mêmes animosités ! Le bon procès sera t-il meilleur que les mauvais compromis ?

    Cordialement

  • chinchilla1967
    • Posté à 11h01 le 27/08/2008
    • Internaute 50756
      plate

    C’est clair que la Russie est notre principal ennemi...Depuis la chute du Mur les inégalités n’ont cessé de se creuser en Occident, atteignant des sommets d’une indécence inouïe. On voit tous les jours des milliardaires parader pour que ce système perdure, BHL, dans les médias, Soros et Cheney en politique ou dans des « fondations humanitaires » roses ou oranges. Voilà ce que l’Europe a gagné ces dernières années : l’Europe, ce ne sont pas que quelques poseurs de plateaux de télévision, ce sont des millions de chômeurs ou de pauvres à qui la chute de l’URSS n’a rien apporté, bizarrement. Et aujourd’hui c’est la Russie qui devient notre principal ennemi. Pour quelle cause ? Pour quels intérêts ? Qui s’enrichit dans l’histoire ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h03 le 27/08/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    pfff... Comme d’hab, y’a une poignée de type qui rêvent de devenir calife à la place du calife, et comme ils ne peuvent pas prendre sa place ils décident de créer leur propre royaume. Pathétique...
    Et ils vont faire quoi avec leur état crotte-de-mouche ? Devenir une plaque tournante du trafic de drogues (seule option valable à mes yeux), devenir un paradis fiscal ou comme le rêvait Stephenson, un paradis informatique ? Ou alors vont-ils faire comme beaucoup de ces pays sans avenir, vendre des femmes à égorger à la Mecque et des enfants à violer à Rome (je dirais rien des Juifs, ils ont déjà leur compte avec l’éternel complot sioniste qui veut envahir la Terre avec la complicité des communistes martiens...).

    Patriote, nationaliste, même gangrène, quelle meilleur utilité pour l’arme atomique que de vite cautériser cette plaie ? La Terre ne devrait avoir qu’une seule nation, extensible à tout autre planète.
    Dommage que l’Ossétie soit si loin de la mer, sinon on aurait pu appliquer la méthode Clémenceau (régler le problème corse : immerger l’ile pendant cinq minutes).

    Bon c’est peut être l’environnement familiale qui déteint sur moi, vu qu’elle peut compter dans ses rangs plusieurs matraqueurs d’« indé... Pan ! Dentiste » de Nouméa à Cayenne, d’Alger à Rennes en passant par Bastia.
    Mais à l’heure où des gens rêvent de l’unité européenne voire mondiale, ce genre de comportement de ploucs me révoltent profondément.

  • chinchilla1967
    • Posté à 14h10 le 27/08/2008
    • Internaute 50756
      plate

    Un point de vue assez effrayant :

    Lien

    Crise financière et conjuration de la crise par une guerre : possible ou pas ?

  • chinchilla1967
    • Posté à 14h43 le 27/08/2008
    • Internaute 50756
      plate

    En tous cas « Libération » (journal zombie fondé par Sartre) titre aujourd’hui « l’Oukase » : je crains que l’aventure journalistique de BHL ne finisse comme ses péripéties cinématographiques : il devrait se concentrer sur ses actifs financiers. Un bon investissement dans les forces armées russes me parait tout indiqué.

  • divrig
    divrig
    Témoin
    • Posté à 14h55 le 27/08/2008
    • Internaute 51367
      Témoin

    Parousnik,
    Votre maman autait elle aussi pleuré si elle avait vu toutes les atrocités qui ont été commises en Tchétchénie par le gendarme du Caucase.

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