sur le terrain 21/08/2008 à 20h40

Fruits et légumes : les paysans déballent, le public s'emballe

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Ils ont roulé toute la nuit pour être à Paris au petit matin. Une vingtaine de paysans du Lot-et-Garonne, membres du syndicat Modef, proche du parti communiste, ont pris d’assaut la place de la Bastille pour une vente-manifestation.

Objectif : protester contre les marges abusives de la grande distribution, qui ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production, tout en proposant un prix élevé pour le consommateur. Raymond Girardi, président du Modef départemental, martèle :

« Si la grande distribution vendait à ce prix-là, le consommateur trouverait des fruits et légumes frais moins chers qu’actuellement et nous on serait rémunérés suffisamment pour couvrir nos coûts. »

Une longue file d’attente sur le trottoir, dès 6 heures du matin

Au surlendemain de la publication par Familles rurales d’une étude révélant que les prix des fruits ont crû de 15.1% sur un an et ceux des légumes de 10.4%, l’opération, médiatisée, connaît un vif succès.

Marie-George Buffet, la secrétaire nationale du Parti communiste, fraîchement descendue d’un avion en provenance de Pékin, est elle-même venue soutenir les paysans et épingler la politique du gouvernement dont « toutes les réformes vont à l’encontre du pouvoir d’achat », selon elle. (Voir la vidéo.)



Dès 6 heures du matin, une longue file d’attente s’est formée sur le trottoir : retraités, « consommacteurs », militants... Armés de cabas à roulettes, des centaines de clients ont fait en moyenne une heure trente de queue.

Ceux qui étaient déjà venus l’an dernier connaissaient la marche à suivre : se procurer une « feuille de commande », cocher en face des produits et de leurs prix les quantités désirées, puis prendre sa place dans la file, avant de se faire servir... dans une certaine confusion.

L’heure tournant, les déceptions s’accumulent face à la pénurie : « On a attendu pour des prunes », lance un client venu acheter du raisin ou des melons. (Voir la vidéo.)



Les 60 tonnes de marchandises sont écoulées avant midi. A raison de mille euros la tonne, la vente directe aura permis de mettre un peu d’argent frais dans la poche des producteurs (60 000 euros de chiffre d’affaires). Pour une fois, ils ont en effet gardé la marge des centrales d’achat de la grande distribution.

Aux clients curieux, les producteurs détaillent le contenu du prix final. Claude Griso, cultivateur à Sainte-Marthe, près de Marmande explique :

« La salade achetée 1 euro environ à Paris me coûte 35 centimes à produire. Malheureusement, la centrale d’achat, auprès de laquelle j’écoule 80% de ma production, me la prend à 22 centimes en moyenne annuelle. Résultat, je vais arrêter la production.

“Les grossistes et les supermarchés encaissent près de 80% du prix, et moi je n’ai pas le choix : je vends au prix proposé ou je détruis ma production. C’est tout simplement la loi de l’offre et de la demande : il y a un grand nombre d’agriculteurs et peu de grossistes.”

Nouveaux venus : les melons marocains et les pommes de terre polonaises

Solidor, le grossiste avec qui traite Claude Griso, donne une autre version de leur relation commerciale. Philippe Cordazzo directeur du site de Marmande, déclare au téléphone à Rue89 :

“Nous sommes tributaires du marché dont le cours est national et lisible chaque jour au Service des nouvelles des marchés. S’il y a une baisse de la consommation, le cours baisse, on n’y peut rien. Mais tant qu’on a de la production française on n’ira pas acheter de la salade belge, notre priorité c’est les producteurs français.”

Pourtant, les producteurs du Sud-Ouest s’inquiètent de la concurrence grandissante des voisins européens, Hollande, Belgique, Espagne, mais aussi des nouveaux venus comme la Pologne pour les pommes de terre, ou le Maroc pour les melons. Gilbert Dufour, producteur de pommes de terres, ne parvient pas à vivre de son exploitation. (Voir la vidéo.)



Interrogés sur les effets attendus de la loi Sarkozy de modernisation de l’économie votée le mois dernier et qui prévoit une plus grande liberté d’implantation pour les supermarchés de moins de 1 000 m2 (afin d’encourager la concurrence et donc la baisse des prix, selon la ministre de l’Economie, Christine Lagarde), les paysans n’ont que peu d’espoir. “Ça va renforcer la force des centrales d’achat, et donc ne changera rien pour nous, au contraire”, estime Raymond Girardi.

Un pessimisme que partage le député UMP Michel Raison, spécialiste du sujet, interrogé par Rue89 en juin.

Vidéo : Zineb Dryef

Lire aussi : Michel Raison (UMP) : “La loi ne fera pas baisser les prix”

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  • Pierrrrre
    Pierrrrre répond à Rvicier
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 09h35 le 23/08/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....Avec de telles largesses pour les hauts dirigeants, si ça ne vous plombe pas votre chiffre d’affaire, la marge doit être confortable.... »

    ► Quand un dirigeant de Carrefour touche 30 millions d’euros en partant aprés 10 ans d’ancienneté, financièrement parlant, ça impacte la marge bénéficiare à 0,001%, ce qui augmente le prix de la salade de moins de 0,00001 euros
    Et c’est sur cela qu’ils jouent pour s’engraisser.

    Cela pose un problème éthique évident,
    mais certainement pas économique, sachant que l’entreprise a interet à payer des millions un dirigeant dont les décisions impactent des milliards d’euros de perte ou de bénéfice.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 10h09 le 22/08/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    venirs pour des prunes et se retrouver avec du melon et des raisins c’est vrai que c’est mal foutues

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 10h19 le 22/08/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    si non y’a ça pour les parisiens mais je penses qu’il y’a moins chers , mais bon eco89 n’est pas sur un journal de gauche comme on nous l’a dit avant ouverture
    Lien

  • jpp64
    • Posté à 10h33 le 22/08/2008
    • Internaute 12896

    Et si la grande distribution arrêter de faire de la pub ?

    Je ne préfère pas connaître les budgets pubs des grandes enseignes.
    Je préfère rêver d’une enseigne qui annonce « Ceci est dernière pub, et à partir d’aujourd’hui nous répartissons ce budget ainsi : 1/3 pour la baisse des produits de première necessité, 1/3 pour nos bas salaires, et 1/3 pour nos petits producteurs locaux ».

    Certains esprits éclairés qui fréquentent ce salon vont penser que je rêve d’un monde de bisounours, mais ce n’est pas grave ; je voudrais leur demander qui payent toute cet pub en bout de chaîne.
    J’attends leurs réponses.

    En attendant allez voir s’il n’existe pas un petit paysan prés de chez vous chez qui vous pourrez acheter quelques produits sans passer par 50 intermédiares et manger des produits bourrés de conservateurs.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à jpp64
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 11h11 le 22/08/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « .... 1/3 pour la baisse des produits de première necessité, 1/3 pour nos bas salaires, et 1/3 pour nos petits producteurs locaux ».....
      ► et le quatrième tiers comme indemnité de licenciement pour cause de faillite.

      • jpp64
        jpp64 répond à Pierrrrre
        • Posté à 12h28 le 22/08/2008
        • Internaute 12896

        Toujours des propos mesurés.

        Allez dites-nous la vérité :
        - combien d’actions Carrefour vous detenez ?
        - combien de magasin vous detenez ?

        Vous êtes commercant et vous parlez de quatrième tiers j’espère que c’est pour faire de la provoc et non une erreur.

        D’aprés vous : le gain de productivité effectué par la prochaine suppression des caissières doit bénéficier à qui ?
        AUX ACTIONNAIRES bien sûr, suis-je bête.

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à jpp64
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 17h37 le 22/08/2008
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « profiter AUX ACTIONNAIRES bien sûr, suis-je bête. »

          ► pour que vous le soyez moins, sachez que depuis le début de l’année, les actionnaires Carrefour ont perdu 30% de leur argent investi en actions..

          • orties
            orties répond à Pierrrrre
            • Posté à 19h42 le 22/08/2008
            • Internaute 35738

            bien fait pour eux

          • jpp64
            jpp64 répond à Pierrrrre
            • Posté à 21h25 le 22/08/2008
            • Internaute 12896

            Ouhlala, j’ai mon clavier noyé de larme

            Et à vous ça vous fait combien de perte ? On se contentera d’une précision au million d’euro prés.

            N’empêche que vous semblez bien informé, vous commencez à vous dévoiler.

            Allez dites-nous pour qui vous roulez.

            • Pierrrrre
              Pierrrrre répond à jpp64
              → → → → → → → le marché autant (...)
              • Posté à 09h50 le 23/08/2008
              • Internaute 23078
                → → → → → → → le marché autant (...)

              « ...dites-nous pour qui vous roulez.... »

              ► je roule pour moi, et sans rouler les autres.

              Pour mes sources, vous tapez sur google « carrefour action » et vous tombez sur la courbe du titre sur boursorama.

              Mais si j’ai un conseil à vous donner, si vous avez quelque argent à placer, plutôt que de le laisser en caisse d’Epargne (encore qu’il y soit correctement rémunéré), achetez aujourd’hui des actions, presque au hasard, elles sont soldées actuellement.

              Carrefour notamment se vend au prix de son immobilier.
              D’autres se vendent au prix de leurs liquidité.

              Soit vous attendez deux ans pour doubler votre investissement, mais avec impôts à payer,

              soit vous mettez ça dans un PEA, en boursicotant pépère et dans 8 ans, vous aurez une retraite à vie PAR CAPITALISATION nette de tout impôt.

              Pour ceux qui ont besoin de justifier leur acte par une dimension sociale, sachez que tout investissement de la sorte est porteur d’emploi et de dynamisme pour l’économie française, et donc pour les travailleurs de notre pays.
              Ils travaileront grace à l’argent que vous aurez investi et que vous aurez gagné par votre propre travail.

              • jeffouletofou
                jeffouletofou répond à Pierrrrre
                cddiste
                • Posté à 11h12 le 23/08/2008
                • Internaute 43444
                  cddiste

                humm jattendrai encore un peu moi pour acheter des actions.
                pas acheter dans la descente mais dans la monter.....
                et on est encore loin de la remonte.

                nan ? ? ? dailleurs des valeurs brade jen ai une liste pfiouuuu. me manque juste le capital pour en acheter a bloque mais cest vrai que là, celui qui nest pas bete peu se faire des couilles en or comme ceux qui sont sorti juste avant leclatement de la bulle internet.
                a ce moment la des gens pas bete du tout et pas forcement riche au depart le sont devenu.

                pierre quel est votre pseudo sur bourso ? ? 20pierre ?

                • Pierrrrre
                  Pierrrrre répond à jeffouletofou
                  → → → → → → → le marché autant (...)
                  • Posté à 11h51 le 23/08/2008
                  • Internaute 23078
                    → → → → → → → le marché autant (...)

                  « ...pierre quel est votre pseudo sur bourso ? ? 20pierre ? ... »
                  ► vous me chercheriez en 20.. je creuse des fossés entre sites n’ayant rien à voir.

                  Bien malin est celui qui sait à l’avance quand acheter et quand vendre.
                  Il n’empèche qu’à regarder les fondamentaux, quand une action vaut moins que l’immobilier qu’elle représente, je pense que le risque n’est qu’à la hausse.

                  Un bon indicateur : que font actuellement les fonds souverains ? ils rafflent tout à bon prix.

        6 autres commentaires
    • Rvicier
      Rvicier répond à jpp64
      Con-Trôleur
      • Posté à 19h27 le 22/08/2008
      • Internaute 50951
        Con-Trôleur

      Vous pouvez toujours leur demander qui paie la pub.
      Les « marges arrières » est un sujet tabou.
      Alors soyez très patient !

  • newf
    newf
    essaye de s'en sortir
    • Posté à 10h45 le 22/08/2008
    • Internaute 47996
      essaye de s'en sortir

    Il n’y a qu’une seule solution (c’est curieux que le PC n’y ait pas pensé) : faire la grève du chariot. En tout cas moi j’ai commencé, je ne mange plus que des nouilles ! Cà me rappelle mes années d’étude. Si on s’y met tous, non seulement on va faire baisser le court du blé mais en plus on obligera les centrales d’achat à faire des promos sur les légumes. Génial, non ?
    Celà dit les centrales d’achat ont bon dos. Moi j’habite dans une région agricole et j’ai autour de moi pas mal de cultivateurs qui vendent directement au client et leurs fruits et légumes sont plus chers qu’au supermarché du coin : 3€40 le kg de pêche ! Et les pêches, ils les ceuillent sur l’arbre, ils font 10 mètres, ils les mettent en cageot, ils font encore 10 mètres et ils les vendent. Ensuite ils montent à Paris vendre leur marchandise moins cher qu’à côté de chez moi pour faire de la pub sponsorisée par le PC.
    Ce qu’il y a de sûr par contre, c’est que je n’ai jamais vu un journaliste à côté de chez moi.

    • brigadoon
      brigadoon répond à newf
      ouf ! ! !
      • Posté à 11h21 le 22/08/2008
      • Internaute 40481
        ouf ! ! !

      Si vous voulez dire que les agriculteurs ne sont pas tous blancs, je suis d’accord et en terme de réalisme je trouve votre remarque excellente, parfois à la ferme c’est aussi cher qu’en ville et que dans les grandes surfaces et en plus c’est nos qui payons l’essence pour aller les voir... Et en plus ils nous offrent même pas un coup de gnole !

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à newf
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 22h16 le 22/08/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....je ne mange plus que des nouilles ! .... »

      ► Que fait le modérateur ?
      l’incitation au canibalisme n’est-elle pas exclue par la charte ?

  • brigadoon
    brigadoon
    ouf ! ! !
    • Posté à 10h50 le 22/08/2008
    • Internaute 40481
      ouf ! ! !

    Avec le problème des transports, du chômage, des prix des légumes et des fruits, de la disparition des petites exploitation pourquoi ne pas mettre la campagne à la ville comme les ruches dans certaines villes dont Paris ?
    Il suffirait de faire exploiter certains espaces verts inutiles (autour des usines, des bureaux, sur des quais, etc.)par des gens qui souhaiteraient trouver du travail dans ce secteur et il suffirait de créer des espaces de vente directe permanents où les producteurs pourraient déballer à n’importe quelle heure leurs produits (légumes, oeufs, poules, miel, etc.), ça mettrait une sacrée concurence à la grande distribution...
    Que les mairies octroient un emplacement permanent aux agriculteurs avec des incitations et non loin des lieux de transports urbains et on verra la ville à la campagne et un mélange de population...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 10h54 le 22/08/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Tout le monde y gagne :

    ♦ les maraichers qui peuvent écouler leur marchandise sans payer de patente, d’impot et de taxe locale, et bénéficient pour la vente d’une main d’oeuvre gratuite et militante.

    ♦ les contrôleurs du travail invités à prendre leur dimanche.

    ♦ les consommateurs qui peuvent acheter pour moins cher, dans un marché de type kolkosien, avec liste préétablie, file d’attente et passage à la validation citoyenne.

    ♦ Modef et Parti Communiste qui peuvent se faire une petite publicité sur salsifis et topinambour, avec une adhésion gratuite pour 10 kilos achetés.

    • jpp64
      jpp64 répond à Pierrrrre
      • Posté à 11h04 le 22/08/2008
      • Internaute 12896

      Je vois que vous faites dans la modération et la bonne fois avec l’agitation des vieux épouvantails. Ne vous cachez pas, dites-nous quel lobby vous anime, la discution sera plus franche.

      N’ayez craintes le communisme que vous dénoncez est mort.

      On pourrez parler des « cathédrales de la consommation » que sont devenus les grandes surfaces totalement déshumanisées ou trop de salariés sont employés à temps partiel et ou les caissières vont être bientôt remplacer par des machines ; tout ça pour faire plaisir aux actionnaires. Même le consommateurs n’y retrouvent plus son compte.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à jpp64
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 11h16 le 22/08/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « .... dites-nous quel lobby vous anime, la discution sera plus franche.... »
        ► la CIA, ils me versent 10000 dollards par mois sur un compte au Lichtenstein ; mais c’est secret.

        –––––––-

        « ...N’ayez craintes le communisme que vous dénoncez est mort.... »
        ► et généré avant sa mort des millions de victimes...
        le problème, ce n’est plus la maladie, c’est la persistance des virus...

         
        • jpp64
          jpp64 répond à Pierrrrre
          • Posté à 12h34 le 22/08/2008
          • Internaute 12896

          Je suppose que vous proposez d’éradiquer définitivement le virus.
          Ils sont trop pénibles ces empecheurs de faire des profits à tout va.

          Bien sûr que le communisme a fait plus de mort que Hitler, mais là vous utilisez l’histoire pour agiter de vielles rancunes alors qu’on est censé parler de grande distribution.

          Je veux bien que l’on sorte les références historiques à tout va mais il y a des limites.

        1 autres commentaires
      • jeffouletofou
        jeffouletofou répond à jpp64
        cddiste
        • Posté à 12h51 le 22/08/2008
        • Internaute 43444
          cddiste

        « Même le consommateurs n’y retrouvent plus son compte. »

        je suis quasiment sur que vous etes parmis ces connards de clients qui gueulent des qu’ils sont oblige dattendre 5 min en caisse.

        moi sa me gonfle lattente en caisse mais je ne rale pas apres la caissiere car je connais leur boulot.
        en meme temps vous en connaissez beaucoup des caissieres souriante et agreable ? ? ?
        moi mis à part les ptites etudiantes bien souvent tres souriante, jen vois rarement.

        et ne vous inquietez pas, les caisses auto ne sont que le debut, il y a deja les bipbip pour que le clients se scanne tout seul ces produits lorsqu’il fait ces courses.
        et encore mieux, le jours ou le systeme coutera moins cher, tout les produits dans leur emballage contiendront « une puce » qui lorsque le client passera en caisse fera le total sans que le client n’est à sortir un produit de son chariot formidable non ? ? ?

        gain de temps pour le client et cest ce qu’il souhaite.
        ne pas passer 2 plombes pour faire ces courses.

        cest le resultats de beaucoup d’etudes.
        pas qu’une question de gain dargent.

        quand a pierre il ne dit pas que des conneries notamment quand il parle de la rentabilite .... mais vous preferez vous voilez la face plutot que d’ouvrir les yeux. pour la suite de ces commentaires la par contre je ne suis pas daccord lol

         
        • jpp64
          jpp64 répond à jeffouletofou
          • Posté à 14h14 le 22/08/2008
          • Internaute 12896

          Merci pour les amabilités par procuration, vous aussi vous faites dans les propos mésurés.

          Figurez-vous que j’en connais des caissières, que j’en fréquente et que j’en compte deux parmi mes proches.
          Et elles ne sont pas si malheureuses que ça à leur poste (à plein temps). En plus aprés les caisses elles ne vont pas savoir ou elles vont pouvoir se caser. Vous savez il existe des gens modestes et réalistes qui savent se contenter de ce qu’ils ont.

          Peut-être qu’on va pouvoir recycler les caissières en puce avec vos système futuristes que je connais mieux que vous le croyez.

          Je peux vous affirmer que je ne suis pas du genre à gueuler quand il faut attendre 5 minutes et au contraire quand on peut faire un brin de causette on ne se gène pas, cela est une question de mentalité voire d’éducation ...

          • jeffouletofou
            jeffouletofou répond à jpp64
            cddiste
            • Posté à 14h51 le 22/08/2008
            • Internaute 43444
              cddiste

            ha vous les connaissez mieux que moi tant mieux pour vous, vous etes commercial dans cette branche huhu.....

            pour les amabilites par procuration, parfois jaime bien dire des trucs comme ça sans connaitre les gens.
            certains se reconnaitront et changeront peut etre leur facon dagir.

            ces meme personnes qui ralent parce qu’ils attendent trop en caisse et que jentend dire quand on leur propose de passer par les caisses automatique
            « ah non on va finir par virer toutes les caissieres si sa continue »

            il y aura toujours besoin de caissiere pour la simple et bonne raison qu’il faut une personne pour gerer ces caisses auto (une pour quatre caisses en general)
            et bien souvent, ces caisses sont reserves pour des clients passant moins de 10 articles.
            cela concerne donc une certaine clientele.

            la disparition des caissieres nest donc pas pour aujourdhui et ne sera pas pour demain.
            cest une evidence.

            rectification erreur de pseudo desole :)

            • jpp64
              jpp64 répond à jeffouletofou
              • Posté à 16h11 le 22/08/2008
              • Internaute 12896

              Avec les puces dans les produits on n’a plus besoin de caissière du tout.

              Et donc leur disparition est plus proche que vous le croyez.

              • jeffouletofou
                jeffouletofou répond à jpp64
                cddiste
                • Posté à 17h51 le 22/08/2008
                • Internaute 43444
                  cddiste

                j’avoue, parfois je me prend à legerement deformer la realite.
                jespere que vous ne men voudrez pas, a force de lire les commentaires sur ce sujet je me lache :) dautres ne se lachent pas mais crois dure comme fer en ce qu’ils disent, meme si ce qu’ils disent est bien loin de la realite.

                mais sincerement sa ne me derange absolument pas.
                vous en connaissez beaucoup qui, plus jeune ont reve de devenir caissiere ? ? moi pas .........

                d’ici quelques annees, on ne les appelera plus caissieres mais agent d’accueil sa sonne mieux nan et cest plus gratifiant ne trouvez vous pas ? ? ?

                beaucoup arrivent en retraite, elles ne seront simplement pas remplace. ou est le probleme ? ? ? ? ? ? ?

                allez vous voulez vous informez cest rien que pour vous

                Lien

                et je vous conseil egalement si vous ne voulez pas le lire ou si vous avez la fleme comme moi (sa fait deja quelques annees que le possede et je nai toujours pas lu plus d’une 40 ene de pages) d’au moins parcourir le livre de Jeremy Rifkin LA FIN DU TRAVAIL edition la decouverte/poche categorie essais.

                le travail est voue a disparaitre cest comme ça il faudrai si faire depuis le temps que sa a commence.

                • jpp64
                  jpp64 répond à jeffouletofou
                  • Posté à 21h47 le 22/08/2008
                  • Internaute 12896

                  Non ce n’est pas le rêve quand on est gosse (sauf pour la fille d’amis qui voulait faire ce métier car elle croyait que les caissières gardaient l’argent pour elles ; -) ) mais aprés des études (trop) courtes beaucoup de filles n’ont pas d’autres choix.

                  N’empêche que ce sont des postes qui disparaissent et donc des emplois ; que vont faire ces filles à la place ?
                  Vivre du RMI ?

                  Merci pour les références.

                  On s’accroche gentiment sur ce sujet alors que je crois que l’on a des positions assez proches.

                  • jeffouletofou
                    jeffouletofou répond à jpp64
                    cddiste
                    • Posté à 22h34 le 22/08/2008
                    • Internaute 43444
                      cddiste

                    allez jvous met une reco pour le fun :)

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à jpp64
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 22h23 le 22/08/2008
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                « Avec les puces dans les produits on n’a plus besoin de caissière du tout. »

                Avec les puces, on pourra sauter une étape.
                Caisse qu’on va en gagner comme temps.
                Caisse’hier sera remplacée par caisse d’aujourd’hui,
                mais on pratique déja :
                « reprenez votre carte.. reprenez votre carte..allez vous servir en jus d’orange qualité super.. maximum autorisé 80 litres... »

        7 autres commentaires
      • Homer555
        Homer555 répond à jpp64
        • Posté à 15h20 le 22/08/2008
        • Internaute 45141

        Justement, si on pouvais débattre de la GD et non des expressions et clichés que colporte Capital/Zone interdite pour faire de l’audimat...

        Évidement, vous faite un reportage sur le commerce, ça n’intéresse personne, par contre quand vous annoncez que tous les rayons boucherie font de la remballe, que tous les employés sont à temps partiel, que la GD à tuée tous les producteurs... là il y a 65 millions de gus devant la télé la bave à la bouche...

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 11h41 le 22/08/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    Si l’on veut se débarrasser des ennemis qui nous gouvernent, il nous faut être plus autonome et cela passe avant tout par l’autonomie alimentaire (ou l’achat à un paysan voisin).
    Marx a reconnut son erreur de souhaitez l’avènement d’une dictature du prolétariat qui fait de chaque salariés une bête de somme.

    La dissolution du capitalisme qui se fera « dans une crise qui finira par son élimination, par un retour des sociétés modernes à une forme supérieure d’un type “archaïque” de la propriété et de la production collective (7). » Ce qui n’est qu’un démarquage de Morgan qui écrivait : « Ce sera une reviviscence - mais sous une forme supérieure - de la liberté, de l’égalité et de la fraternité des antiques gents. » Marx

    Tous au jardin, les mairies doivent mettre des terres à disposition.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 13h24 le 22/08/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    sacré pierrre faut lacher linux et azerti ça vous rends encore plus différent

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à patrick du 14-
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 14h36 le 22/08/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      devenir l’unique linux de ce monde,
      homme azerty qui en vaut deux,
      et qui tire la QouWERTure à soi, Yuiop là !

  • Jaùsep
    • Posté à 13h59 le 22/08/2008
    • Internaute 37396

    Les opérations « coup de poing » réalisées par les producteurs ont surtout un but démonstratif.

    La réalité de l’agriculture française est bien plus complexe :
    Cet été, j’ai fait un séjour en montagne (Pyrénées) au milieu d’une zone pastorale dans un but de randonnée.
    J’y ai rencontré des éleveurs et parlé avec eux.

    La plupart d’entre eux sont installés dans des bergeries bénéficiant d’installations modernes : lieux de vie, parcs de traite, etc.
    Ces aménagements étant pris en charge par les collectivités locales : conseils régionaux, communes, en vue de développer le pastoralisme…
    De plus, les éleveurs bénéficient d’aides européennes considérables, leur réservant des budgets pour accroître les moyens de production : Hangars à fourrage, bâtiments d’hivernage dotés de stations de traite du bétail, de locaux ultramodernes pour la réalisation du fromage, etc. etc.
    Tous ces budgets émanent des impôts prélevés sur la collectivité.

    Lors de mon séjour, j’ai été acheter aux producteurs du fromage de brebis a même les bergeries. Quelle n’a pas été ma surprise de voir le prix du kg entre 13 et 15 euros ! Un tarif sensiblement identique aux supermarchés de la vallée, pour un produit qui n’est parfois même pas à la hauteur de celui qui est vendu dans le commerce (on m’a débité du fromage avec du lait qui avait subit la pollution d’une mammite, méfait indésirable des trayeuses, et que j’ai évidemment refusé).
    Bien sûr, le fromage qui est vendu dans les bergeries d’altitude en été ne peut pas être du produit fait sur place puisqu’il faut 3 à 4 mois d’affinage. C’est donc des fromages réalisés l’hiver avec du lait des pâturages de la vallée mais présentés aux touristes comme un produit des alpages d’altitude.

    Voilà aussi la triste réalité des faits (c’est du vécu) et comportements. Les agriculteurs doivent aussi réfléchir sur leur avenir et le sens fondamental qu’ils doivent redonner à leur profession. Il faut qu’ils arrêtent de ne viser que le profit personnel excluant parfois la qualité et l’éthique.

    Ils doivent retrouver l’importance que leur engagement a toujours donnée, en matière de partenariat à l’écologie, et à la qualité de leur production.
    Il faut quand même montrer du doigt la responsabilité des décideurs européens et des sociétés privées de l’agroalimentaire, qui sont les principaux responsables de ces dérives.

    Je reste persuadé, au vu de son histoire, que l’agriculture française est en capacité de répondre avec force à de nouveaux enjeux, si la politique lui en fixe les lignes.

    • jpp64
      jpp64 répond à Jaùsep
      • Posté à 14h24 le 22/08/2008
      • Internaute 12896

      Cher ami vous vous êtes fait avoir comme un bleu (d’auvergne bien sûr ).

      Mais je me demande comment ça vous est arrivé en connaissant la vérité.

      Vous l’avez apprise aprés coup certainement.

      Chez les paysans il y a des brebis galeuses (comme partout) le mieux à faire pour entamer une démarche d’achat direct est de se renseigner par le bouche à oreille, par des amis c’est le mieux.

      Les politiques européennes et françaises n’encourage que l’intensif depuis des lustres, et un jour on se reveille avec des produits de qualité moyenne et plus que 400 000 agriculteurs.

      Bravo M. les politiques et autres décideurs.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Jaùsep
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 14h40 le 22/08/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « Cet été, j’ai fait un séjour en montagne “

      Joli témoignage qui sent plus vrai que le fromage dont il nous parle.

  • D.Tremblais
    D.Tremblais
    ex-enseignant
    • Posté à 14h56 le 22/08/2008
    • Expert 50850
      ex-enseignant

    « Allez dire à une personne qui bosse sur un chantier ou bien dans le tertiaire abrutissant, téléphone soudé au crâne, à répondre à des questions débiles de clients encore plus débiles – à savoir une activité éreintante pour un salaire de merde – d’aller s’offrir des produits bios. »

    Je bosse dans le tertiaire abrutissant. Je passe ma journée le casque téléphonique soudé à l’oreille à répondre à ces fameuses questions débiles.
    Je ne mange pas bio tous les jours, mais je m’efforce de manger sainement. Je cultive mon jardin aussi. Evidemment, tout cela a un prix : du temps principalement. Il faut dire, je n’ai pas de télé. Donc, pas d’abonnement prohibitif à un bouquet quelconque (fut-il satellitaire). Je n’ai pas de téléphone portable non plus.
    L’air de rien, en n’ayant pas la télé : je ne suis pas abruti de publicité. Donc je consomme moins de superficiel. Du coup, même avec mon salaire de m****, j’arrive à manger bien.
    Mais bon, c’est un choix.

    • Stefi
      Stefi répond à D.Tremblais
      terrienne
      • Posté à 15h47 le 22/08/2008
      • Internaute 34096
        terrienne

      Bravo D.Tremblais, ça me rassure, je ne suis pas la seule à prêcher ce genre de comportement (voir mes commentaires précédents)
      Bonne continuation, en espérant que ça fera des émules à Rue89 !

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 16h29 le 22/08/2008
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Le MODEF : Mouvement de Défence des Explotants Familaux exite depuis le sortir de la dernière guerre. Il n’a jamais été reconnu comme syndicat agricole par aucun gouvernements, même socialiste.
    PS : Mitterrand en vacances à Latché allait à Soustons à la fête du MODEF

  • zénon denon 84
    • Posté à 16h50 le 22/08/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    EN resumé ce vendredi,jour du poisson
    à presque 17 heures :
    « on » nous prend vraiment pour des cons,
    ça c’est sur ,
    De plus bcp pensent qu’on ne peut rien faire
    Faux ,
    IL faut commencer ,bien entendu
    pas facile ,mais faut savoir se qu’on veut !
    De plus ,il serait bien de savoir qu’on ne peut
    pas tout avoir,comme cela
    d’un claquement de doigts...
    AH le beurre,
    l’argenr du beurre
    le sourire de la crémière ,
    et ce qui va avec ! ! !
    C’est fini, si tant est que ça existait.

    REVENIR LA AUSSI AU FONDAMENTAUX .
    TOUT CONNEMENT .
    ET REFUSER DE TOUTE SES FORCES
    CES NOUVELLES LOIS DU MARCHE...MONDIALISANT.

    Pouir le reste exigeons avec force
    autre chose ,dans bcp de domaines.
    En particulier dans celui de la bouffe...
    C’est tout essentiel, non ?

    Je ne parlerai pas d’auto-suffisance
    mais non d’un pipe la aussi
    il y a un juste milieu ,pour le respect de chacun ! ! !
    Et non pour la bourse de certains .
    Suivez mon regard .

  • Anonyme

    Les grandes surfaces n’ont aucun intérêt à payer le juste prix à un producteur ! et quand nous n’aurons plus de paysans et bien on nous vendra des fromages, tomates et des salades made in china !
    On appelle cela le capitalisme !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h49 le 22/08/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    En fait, le réel problème de cette filière, ce sont les innombrables intermédiaires, dont je doute de l’intérêt de certains.

    Pour commencer, le producteur (agricole ou industriel) doit négocier son référencement au niveau national (assez rare, seuls quelques enseignes et les grandes marques jouent à ce jeu), le plus souvent au niveau des centrales et parfois aussi au niveau du point de vente (surtout chez les franchisés et pour les produits locaux).
    Même avec le concept du commerçant du coin ou le camelot du marché, il y aura baston pour placer son produit local, car soit la demande n’est pas suffisante et il y a perte d’espace et péremption, soit la demande est trop forte et du coup il faut négocier avec celui qui décide des places en rayon : vous pouvez coucher avec le boucher du coin, ou bien offrir des cadeaux au chef de rayon ou au directeur du magasin (je ne citerais pas de nom, mais un de mes anciens clients offre des places de cirque), soit négocier financièrement au niveau des centrales : ce sont les fameuses marges arrières.
    Dans ce dernier cas, le producteur doit payer diverses choses (payer des prospectus, payer pour une tête de gondole, pour une pauvre étiquette du style « la fête des prix », etc.) ou se soumettre à diverses contraintes : installer le produit soi-même en rayon, fournir des animatrices qui serviront aussi de femme de ménage d’un jour, etc.

    A propos du prix d’achat des produits par les enseignes, il faut savoir qu’il existe un tarif minimum : le seuil de revente à perte. Il est régit par les lois Galland et Dutreuil, mais c’est un tel fatras de chiffres et de mots que je n’ai jamais réussi à comprendre comment le calculer. La seule chose à savoir, c’est qu’il y a un plancher en dessous duquel la centrale d’achat ne peut descendre, raison pour laquelle elle impose ces conditions à ses fournisseurs : ces derniers payent mais cela respecte le SRP.

    En plus, il faut considérer la logistique : le transport et le stockage des marchandises, ainsi que le retour ou la mise à la décharge. Parfois cela est à la charge du fournisseur, qui joue la simplicité ou possède les moyens pour le faire (flotte de transporteur intégré ou tiers), parfois c’est sous la responsabilité du distributeur qui bien sûr le fait payer au fournisseur.

    Inversement, il arrive aussi que des grandes marques pratique une sorte de chantage : imaginez une grande marque de soda à base de cola qui impose que son nouveau produit soit placé en rayon, de manière attractive (le niveau des yeux de la ménagère), le tout pour une compensation financière minimum.
    Si le magasin refuse, alors l’industriel retire son produit phare du supermarché, ou participe plus activement à la promo d’une enseigne concurrente. Il perdra une part infime de son CA, mais le magasin perdra une grosse part de la clientèle, qui ira dans une autre GSA où elle pourra trouver son produit fétiche et aussi tout le reste.

    Autre détail qui a son importance, la recette des ventes des produits est reversé au producteur après que le consommateur ait payé la facture, ce qui fait que le distributeur possède toujours une somme d’argent temporaire dans ses mains qu’il peut utiliser pour diverses choses, dont les principales sont les investissements, les crédits à la consommation et autre activités très lucratives mais qui nécessitent du cash.

    Donc pour en revenir au référencement, c’est un véritable cauchemar de négociation auquel un producteur seul dans son coin ne peut prendre part : il doit donc soit passer par une centrale d’achat, soit par une coopérative (qui peut être pire qu’une centrale). Et si la taille de l’entreprise le permet, elle peut avoir une force de vente dédiée à cette tâche (souvent des esclaves qui triment comme des fous avec toute une hiérarchie plus ou moins compétente).
    Inversement, les chefs de rayon ou les directeurs n’ont pas toujours le poids ou la marge de manœuvre nécessaire pour arbitrer ces négociations, surtout les petites surfaces, et doivent se soumettre aux décisions de leurs centrales d’achat (même si chaque enseigne à une politique différente sur ce point).

    Et pour être tout à fait honnête, il existe encore une couche qui se greffe là-dessus et augmente encore la facture : les services qui permettent de gérer tout ce bazar. Ils se nomment ERP (gestion des ressources humaines), CRM (gestion de la clientèle), EDI (gestion des commandes et factures) ou encore ETMS (gestion territoriale de la FDV). Objectivement, je dirais que c’est un mal nécessaire pour que la gestion de l’équipe de vente ne soit pas un cauchemar, et surtout pour s’assurer que les distributeurs tiennent leur engagements, que les livraisons soit assurées et les chèques bien encaissés. Mais c’est aussi un véritable mouchard qui surveille le travaille des commerciaux et peut leur mettre une pression terrible. Subjectivement, je dirais que c’est essentiel, car c’est ce qui me fait manger : D

    Je n’ai fait que survoler la complexité du système de la grande distribution, en me centrant sur le référencement et abordant légèrement le reste, histoire que vous compreniez de quoi il en retourne réellement.

    Donc il ne faut pas rêver : les produits bio et issus du commerce équitable font aussi partie de ce système, cela ne change rien.
    Le commerce de proximité n’est pas non plus une solution valable, car l’épicier du coin peut appliquer les mêmes méthodes que les enseignes de la GD, et surtout qu’ils peuvent se liguer pour imposer leur volonté.
    Créer une enseigne qui change ses procédés et respecte ses fournisseurs, une sorte de hard discount inversé, est envisageable à condition d’avoir un gros capital de départ et un bon marketing pour tenir contre une concurrence violente.
    Syndiquer les producteurs pour avoir plus de poids est peut être la meilleure solution, mais on retombe dans le principes existants des coopératives, et ce sont ces dernières qui impose leur volonté.
    Quant à la législation, il faudrait qu’elle soit simple, radicale et sans faille qui permettrait de la contourner, ce qui me semble utopique.

    En clair, bonne nouvelle pour vous, vous allez pouvoir continuer à déblatérer sur le sujet pendant des siècles, la situation est loin de s’arranger.

    • jeffouletofou
      jeffouletofou répond à Keldan
      cddiste
      • Posté à 18h23 le 22/08/2008
      • Internaute 43444
        cddiste

      merci keldan ...........
      sa meriterai de passer direct en premiere page entoure de ce jolie rouge pour les commentaires pertinents et en premiere place.
      et ce bien sur sans meme avoir eu les nombreuses reco necessaire.

    • Homer555
      Homer555 répond à Keldan
      • Posté à 18h24 le 22/08/2008
      • Internaute 45141

      Bordel... Un gars qui sait de quoi il parle. Permettez que je vous observe ? C’est si rare de nos jours...

      Vous êtes très juste dans toute cette partie qui, il est vrai, est très en amont du client. Il s’agit des couts financiers. Ensuite interviennent les couts plus « terre à terre » de logistique et de mise en vente.

      A savoir aussi que le référencement d’un fournisseur et la négociation des tarifs/remises intervient une fois dans l’année en janvier.

      Par contre pour l’enseigne de hard discount inversé je n’y crois pas une seconde. Les méthodes du hard discount sont connue de tous et pourtant c’est le type de distribution qui enregistre la meilleure progression. Entendons nous bien, votre idée est louable mais, à mon avis, il lui manquerait le principal : des clients. Je reste persuadé que dans leur anonymat, les clients tueraient père et mère pour des prix super pas cher quel qu’en soit le prix humain.

  • GL07
    • Posté à 18h08 le 22/08/2008
    • Internaute 30708

    Je produit du blé qui permet de produire du pain. Je l’ai vendu 170 €/T en 2007.
    Vous acheter votre pain entre 2500 et 4500 €/T (0,60 à 0,85 € la baguette ) chez votre boulanger soit un multiplicateur de 15 à 25.

    • Strelok
      Strelok répond à GL07
      Humain
      • Posté à 18h15 le 22/08/2008
      • Internaute 51074
        Humain

      En même temps, c’est du pain qu’on achète, pas du blé. Si on compare le prix d’une voiture, et celui de l’acier qui a servi à la fabriquer, forcément... Logique que ça coute plus cher, d’autant qu’il faut rajouter la marge du vendeur.

  • Strelok
    Strelok
    Humain
    • Posté à 18h09 le 22/08/2008
    • Internaute 51074
      Humain

    Alors je sais que je vais me faire incendier, parce que ce que je dis n’est pas politiquement correct. Mais j’ai une question qui me taraude depuis longtemps : pourquoi faire un métier, s’il ne permet pas de gagner sa vie ?

    Je parle des agriculteurs, pêcheurs, éleveurs, etc. Qui passent leur temps à hurler pour avoir plus de subventions. Si leur métier n’est pas rentable, pourquoi ne pas en changer ? Pourquoi c’est toujours au contribuable de remplir leurs caisses ? Dans tous les autres domaines, une entreprise qui est déficitaire, ferme, sans plus de sentiments, et c’est bien normal...

    • sinclair
      sinclair répond à Strelok
      • Posté à 18h56 le 22/08/2008
      • Internaute 2580

      Tout depend de la vision d’un pays que l’on a

      Depuis le remembrement les campagnes se sont vidées. Parallèlement les pêcheurs sont de moins en moins nombreux et il n’y en aura bientôt plus du tout et pas dans un siècle, dans une dizaine d’années. Resteront les grands bateaux usines.

      Actuellement 80% du territoire Français est occupé par 20% de la population. Nous assistons depuis quelques années a une deuxième vague de départ des campagnes. Resteront alors uniquement les très grand propriétaires producteur de blé mais ect. Pour les éleveurs la situation ressemble a celle des pécheurs en voie de disparition.

      Voila ou nous allons, accessoirement le contenu de nos assiettes viendra d’ailleurs produit dans des conditions humainement catastrophique et avec une qualité sanitaire aléatoire accessoirement on ne se demandera même plus s’il y a des OGM ou si la viande contient des antibiotique poser la question est y répondre.

      Voila votre réponse, c’est ce qui est en train de se passer si cela vous convient tant mieux pour vous. En ce qui me concerne je hais les barres d’immeuble ou le Français est élevé en batterie sous prétexte qu’il faut être compétitif et fournir en salarie flexible, corvéable et mal payé. Il est vrai que j’ai lu plus haut que les caissières étaient quasiment des nanties.

      • Strelok
        Strelok répond à sinclair
        Humain
        • Posté à 19h19 le 22/08/2008
        • Internaute 51074
          Humain

        ... et puis qu’il y ait moins de pêcheurs, est-ce que c’est un mal ? Quand on voit les ravages qu’ils font, on se dit que ça serait peut-être meilleur pour notre planète qu’ils fassent tous faillite...

    • expat
      expat répond à Strelok
      • Posté à 20h51 le 23/08/2008
      • Internaute 25627

      Que proposez vous de faire pour vous nourrir exactement quand il n’y a plus d’agriculteurs, de pecheurs etc... ?

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