A la Une 25/07/2007 à 16h30

Réforme de l'Université : pour les grandes écoles, peut mieux faire

Antoine Teillet | Journaliste


Christian Margaria, président de la CGE (DR)

Projet de loi « libertés et responsabilités des universités » , tel est le doux nom porté aujourd’hui par la grande réforme de l’Université… Arrivé devant l’Assemblée nationale ce 23 juillet pour trois jours de discussion, le texte a subi depuis sa première version un certain nombre de retouches. Pas de quoi effrayer Christian Margaria (photo), président de la Conférence des grandes écoles (CGE), même si ce dernier regrette certains aspects du texte initial. « La nécessité de réformer l’Université pour la replacer au niveau qu’elle n’aurait jamais dû quitter est une évidence et les discussions en cours vont toujours dans le bon sens. Nous regrettons cependant la disparition de certaines dispositions du premier projet, et notamment celle qui limitait le conseil d’administration à vingt personnes, dont sept représentants du monde civil. Une disposition propre à faciliter l’employabilité des diplômés. » Depuis a été prévue la possibilité d’élargir ces assemblées jusqu’à trente membres sans représenter davantage les acteurs socio-économiques. Dommage pour la CGE.

Autre doléance, l’abandon du principe de sélection. « Il faudra bien un jour parler de la sélection des étudiants, pour ne plus les laisser s’engager dans des formations que l’on sait sans issue. » A un moment où nombre de filières, notamment scientifiques et techniques, offrent de très bons débouchés mais souffrent d’un manque de vocations, difficile pour les professionnels de voir tant d’élèves embrasser des études à l’avenir plus qu’incertain. D’où ce regret de la CGE.

Tout n’est pas négatif cependant dans le texte présenté à l’Assemblée nationale. Ainsi la possibilité pour chaque président d’être élu pour une période de quatre ans renouvelable et non plus pour cinq ans secs, car « une excellente idée, selon Christian Margaria, les constantes de temps dans l’enseignement supérieur étant d’au moins quatre ou cinq ans, un mandat aussi court limitait forcément toute possibilité d’action » .

Le président de la Conférence des grandes écoles a même émis le souhait que certaines dispositions du texte de loi soient élargies aux institutions dont il a la charge. « Ainsi le transfert possible aux universités de la pleine propriété des biens mobiliers et immobiliers mis à leur disposition. Un point intéressant pour des établissements comme Centrale Paris et les Insa, dont les statuts juridiques sont similaires à ceux des universités mais qui n’étaient pas compris dans le champ de la loi. »

Au final, une évolution profonde de l’Université est de toute façon nécessaire. Déconsidérée au sein d’une large partie de la population, régulièrement mise à mal dans les classements internationaux et notamment l’emblématique ranking de l’université Jiao Tong de Shanghaï, le pire serait de ne rien faire. Christian Margaria approuve : « Nous soutenons totalement l’idée d’une Université française plus forte. Notre pays a la chance d’avoir deux filières d’enseignement supérieur complémentaires. Tout effort pour replacer l’Université au plus haut niveau est donc bienvenu. Et jamais cela ne nuira aux grandes écoles. Bien au contraire, tout le champ de l’enseignement supérieur français en profitera. »

A lire :
Les grandes écoles, l’autre versant de l’enseignement supérieur

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  • pointenoire
    • Posté à 10h14 le 26/07/2007
    • Internaute 2880

    J’ajouterai même pour voir quotidiennement les dégats causés que leurs « conseils » sont souvent totalement déphasés par rapport au besoin du marché mais aussi et surtout au profil des candidats ! ! alors que se sont tous des psychologues de formation ! !

  • Anonyme

    Si l’on a certainement besoin de conseillers d’orientation, il faut aussi mettre en place une orientation plus brusque avec une sélection.
    A mon avis, il serait par exemple judicieux qu’il y ait un numerus clausus pour les étudiants en psychologie : la France en compte autant que le rste de l’Union Européenne (soit 26 pays)...

    La sélection est un tabou dans l’université qui s’il tombait pourrait permettre de mettre un bon coup de pied aux fesses des étudiants, d’élever le niveau et de faire un tri entre les étudiants réellement motivés qui sortiront avec leur diplômes et ceux qui végéteront trois quatre ans et qui eux ne l’obtiendront pas.

    • geubeul1
      geubeul1
      edité sur http://fils2prof.over (...)
      • Posté à 13h36 le 26/07/2007
      • Internaute 4028
        edité sur http://fils2prof.over (...)

      Mais oui ma brave dame et une bonne guerre là-dessus et ces fainéants marcheront droit.
      La réforme n’a aucune utilité, si ce n’est mettre en phase l’éducation française avec celle des pays européens.
      Les répercussions énormes seront de l’ordre de la privatisation rampante de toutes les universités à voccation industrielle.
      Soit comme d’habitude la fin du service public qui a cessé de fonctionner à partir du moment où il fallait tout ouvrir à la concurrence...

       
      • Anonyme répond à geubeul1

        A quoi cela sert il de faire ce type de commentaires dépassés et de se voiler la face sur une sélection qui se fait maintenant sur le tissu social des fréquentations et du nom de la fac (qui sélectionnne les dossiers ou pas)car cette sélection n’a pu se faire avant sur des critères objectifs ?

        Pourquoi doit on nécessairement penser que tout le monde doit travailler dans le secteur tertiaire voire dans une administration pour être quelqu’un d’estimable ? Pourquoi aujourd’hui faut il avoir fait des études de commerce qui n’apprennent rien ou des études qui permettent de parler dans les salons en ville ? Des études qui apprennent un métier c’est si honteux ? Si les universités formaient à avoir un job ce ne serait pas si mal déjà, non ? En quoi est ce si estimable d’avoir un vernis de culture générale lorsqu’on est au chômage ? Les études supérieures ne sont pas un hobby ou une sorte d’occupation de dilettante pour atteindre l’âge de 25 ans.

        En continuant avec ce style de pensée, les universités deviennent des garderies qui mènent uniquement au chômage. Dormez et enivrez vous pendant 4 ou maintenant 5 ans, faites un DEA ou un DESS comme grasse mat, le réveil sera aussi douloureux que tardif lorsqu’il faudra passer les concours de la fonction publique.

      1 autres commentaires
  • Anonyme

    Si le problème est le manque d’étudiants dans les filières à debouchés, et le trop plein dans les filières « inutiles » ou du moins menant à peu d’emplois, pourquoi penser uniquement à la selection ?

    Parce que, précisément, les filières « à débouchés », elles sont inaccessibles. Aujourd’hui, une énorme masse d’étudiants inscrits en Fac y sont parce qu’ils n’ont pas pu aller en BTS / IUT (de plus en plus sélectifs).

    Autre contrevérité propagée par la droite (et le monsieur si fier de son magnifique nœud pap’ de l’article de rue89), les prétendues filières scientifiques qui embauchent et les vilaines sciences humaines qui produit rien que des chômeurs (vous noterez que le monsieur ne donne aucune source sur ces conclusions). Or, l’étude « génération 2001 » du Cereq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) nous donne un autre son de cloche :

    3 ans après la fin de leurs études (en 2004), le taux moyen de chômage des jeunes était de 16% et se décomposait ainsi :
    - 40% pour les non-qualifiés
    - 31% pour les sortants de lycée sans diplôme
    - 14% pour les titulaires d’un BEP ou CAP
    - 18% pour les simples bacheliers
    - 7 à 9% pour les titulaires d’un BTS ou d’un DUT
    - 2% pour les bac +2 sanitaire et social
    - 9% pour les titulaires d’un second cycle universitaire en Lettres et Sciences Humaines
    - 10% pour les titulaires d’un second cycle universitaire en Sciences
    - 6% pour les ingénieurs

    Rapport disponible ici : Lien

    Nous sommes dans une fourchette de 6 à 10% de chômage pour les diplômés, et 31% pour ceux qui n’ont pas eu leur bac. La différence entre sciences dures et sciences humaines est de ... 1%

    Que reproche-t-on aux sciences humaines ? Cherchez du côté de la couleur politique de ces étudiants...

    L’antienne fustigeant les études « générales » est également une vaste fumisterie : la majorité des étudiants se bananant en première années sont issus d’un bac techno, ces fameux bacs si proches de la demande des entreprises.

    La seule vérité dans ce fatras de propagande, c’est que la plupart des étudiants à l’université qui ne sont pas faits pour ce type d’études finissent en sciences humaines et donc y échouent. Pourquoi ? Parce que c’est ce qui est le moins coûteux comme études pour l’État (les filières scientifiques nécessitent plus d’équipements).

    Bref, comme d’habitude, pipeau idéologique de la droite soit disant pragmatique et qui est en fait un fatras éculé de poncifs datant (au mieux) du début du XXe siècle. Mais tant que ça permet de casser de l’étudiant et du gaucho tout est bon.

    • Anonyme

      eh oui, vous confondez matières scientifiques et formations ingénieurs-managers, où (comme dans le vrai métier d’ingénieur, j’ai été chef de projet en entreprise et j’en fréquente toutes les semaines), la compétence première, c’est powerpoint, savoir défendre son bifteck,

      Dans les dpts R&D des grosses boites française, il y a pas mal de docteurs, mais il font du powerpoint et du budget toute la journée. La science, des clous, l’actionnaire s’en fout. Il veut des trucs en couleur qui clignotent, comme dans un meeting de l’Ump.

      Alors à la fac de sciences, on fait pas du powerpoint toute la journée.

  • beaumasque
    beaumasque
    Conseiller municipal d' (...)
    • Posté à 00h27 le 26/07/2007
    • Expert 12155
      Conseiller municipal d' (...)

    De quelle autonomie nous parle t on ?

    Longtemps l’autonomie des universités fut celle des savoirs, des enseignements, de la recherche, des critères d’évaluations, bref s’était l’autonomie des universités face à tous les pouvoirs : politique, économique, religieux ...

    Aujourd’hui sous ce vocable on nous prépare un projet de loi qui aura pour principale conséquence de fragiliser les universités, de les rendre dépendantes des pouvoirs économiques et politiques.

    Cette fameuse autonomie financière et budgétaire va conduire bon nombre d’entre elles à se retrouver dépendante de sources de financement qui exigeront avec plus ou moins de force des contreparties. Une entreprise ne finance pas une université sans raison ni bénéfice : accès aux résultats des recherches et possibilité de s’approprier tout ou partie de ses résultats (avec ou sans royalties), influence sur les matières, les enseignements et/ou le choix des enseignants.

    Ce qui est enjeux c’est l’autonomie (toute relative) de l’université, c’est l’autonomie d’un des derniers lieux de construction de savoirs indépendamment des autres secteurs de pouvoir, d’un des derniers lieux de résistances intellectuelles.

    L’université avait son propre mode de recrutement, de mesure de la valeur des travaux scientifiques (particulièrement important en science sociale) de promotion. Demain les universités risques pour des raisons de marketing, d’image, d’amicale pression d’offrir des places à des « intellectuels » médiatiques dont la première des qualités sera leur brillante capacité à ne pas déranger, à confirmer les préconçus les plus conformistes, le tout emballé dans le jargon bavard de ceux qui manie la langue avec aisance surtout pour en dire le moins possible.

    Il y a de véritables problèmes à l’université mais cette loi et l’ensemble des mesures qu’elle porte ne répondront pas à ceux ci mais porteront un premier coup au service public de l’enseignement.

  • systemdyne
    • Posté à 01h03 le 26/07/2007
    • Internaute 13122
  • systemdyne
    • Posté à 00h59 le 26/07/2007
    • Internaute 13122

    Pour une école d’ingénieur en chimie par ex, un CA de 20 avec 8 enseignants-chercheurs est peut être suffisant. Mais pour une université multi-disciplinaire, avec 5 fac : science, médecine-pharmacie, psycho-socio, droit-science-éco, STAPS (sport), c’est trop peu.

    Par exemple, en science il peut y avoir math, informatique, physique, chimie, biologie, géologie.
    - 2 enseignants chercheurs pour représenter ces disciplines assez distantes les unes des autres, ce n’est pas génial.
    - 4 (le double), c’est vraiment mieux (cela fait alors un CA de 40).
    Les conseils municipaux des grandes villes peuvent être à 60 sans que l’on entende cette composition remise en cause.

    Je pense que le problème majeur n’est pas la gouvernance des universités (un CA de 20 ou 30 ou plus, pouvoir du psdt, ...), mais les moyens investis dans la recherche et le nombre d’emplois proposés par l’industrie.
    Il me semble qu’il y a hélas une délocalisation de nos industries et de leur centre de recherche et donc de ces emplois qualifiés et des contrats industrie-recherche !

    Et donc ce nouveau projet n’apporte pas vraiment de solution. Pire, il peut aggraver la situation (en amenant par exemple le clientélisme avec un psdt surpuissant sans contre-pouvoir).

  • Anonyme

    Ce que je trouve amusant c’est que l’on parle de grands principes : « d’un des derniers lieux de construction de savoirs » et j’en passe...Mais on oubli de parler d’un des points(du point ? ?) essentiel : le boulot à la sortie.Le model des grandes écoles (qui est trés éloigné de celui des universitées) fonctionne trés bien de ce point de vu la.Or, si on alignait les universitées sur le model des grandes écoles tous le monde hurlerait : les un à cause d’une soit disant « privatisation » et les autres pour conserver leurs privilèges.Donc toute réforme importante du supérieur se trouve prise en sandwich entre les syndicats et les associations d’anciens élèves(anciens élèves qui sont à l’UMP, au PS...).Mais que veut-on pour la france ? Un enseignement à deux vitesses ou un système simple où les bons établissements sont reconnus et où chaque étudiant trouve ça place ?

    • Beren
      • Posté à 08h45 le 26/07/2007
      • Internaute 12268

      Je pense que vous vous trompez de cibles.

      L’objectif de l’université ne peut être réduit au « boulôt à la sortie ». Certes, pour beaucoup c’est le seul point qui compte, mais l’Université doit être avant tout un vecteur de découvertes et d’avancées dans le savoir ; privilégier l’employabilité en faisant passer à la trappe toute la partie Recherche apporterait des améliorations dans les statistiques du chômage à court terme, mais cette approche serait condamnée sur le long et moyen terme.

      Maintenant, concernant le modèle : l’Université perment à tout le monde, ou presque, de faire des études. Les GE ne le permettent pas, parce que la sélection y est sévère. Demander aux Universités de sélectionner leurs élèves comme le font les GE, ferait hurler non pas à cause d’une « privatisation » (de nombreuses GE sont publiques et financées par l’Etat) ou d’un élitisme mal placé (ce n’est pas le but d’une GE), mais parce que celà priverait une énorme part de la population d’un accès aux études de leur choix.

      Je suis sinon d’accord avec votre conclusion, mais vos hypothèses me paraissent erronnées (surtout la partie politisée de votre discours, qui n’a à mon sens rien à faire ici).

      • DO
        DO répond à Beren
        • Posté à 14h04 le 26/07/2007
        • Internaute 1733

        Cet evangelisme me sidere.Faire de l’universite un ilot de savoir isole de la societe civile c’est du Disneyland a l’etat pur !
        Avec ce genre d’idee les neoliberaux ont de belles annees devant eux.

         
        • Beren
          Beren répond à DO
          • Posté à 15h01 le 26/07/2007
          • Internaute 12268

          Dans ce cas, auriez-vous l’amabilité de nous donner une idée de ce que l’Université doit être, selon vous ?

          De plus, je ne vois pas où je prétends que l’Université doit être isolée de la société civile. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point également ?

          • Anonyme répond à Beren

            lorsque l’universite forme des milliers d’etudiants qui n’ont aucune chance d’utiliser leurs competences dans la societe civile, c’est une forme d’isolement.
            cela pourrait passer si la regle du jeu etait precisee a l’avance, mais la grande majorite de ces jeunes pensent qu’ils trouveront un debouche avec leurs etudes...

        2 autres commentaires
      • Anonyme répond à Beren

        concernant la sélection en université, je souhaiterais rappeler que celle-ci existe mais opère de manière différente que dans les GE.

        j’ai suivi des études de droit dans les années 80 et entre la première année et la quatrième année, 80% des étudiants avaient disparu.

        J’ai également suivi des études dans une ESC, celle de Paris pour ne pas la nommer. j’y ai trouvé un enseignement de qualité mais surtout un encadrement et des moyens inconnus pour quelqu’un arrivant d’une université française. Par contre le recrutement sociologique était beaucoup plus ciblé qu’en université.

        Enfin, j’ai également étudié aux US ou la culture de travail est complétement différente (pas de sélection uniquement pas l’échec) et le recutement social assez large du fait des nombreuses possibilités de financer ses études supérieures.

        De plus aux US, un diplôme univesitaire reste quelque chose qui a une valeur sociale et qui représente un réel capital pour la vie professionnelle.

        Enfin pour conclure, je n’ai jamais compris pourquoi en France on tient depuis des années un discours de démonétisation des diplômes universitaires alors que l’université a représentée la seule voie de démocratisation de l’enseignement supérieur.

    • beaumasque
      beaumasque
      Conseiller municipal d' (...)
      • Posté à 10h08 le 26/07/2007
      • Expert 12155
        Conseiller municipal d' (...)

      Mon propos n’était pas de parler de cet aspect des choses mais de mettre en lumière un des impacts majeurs de cette réforme, impact dont personne ne parle.

      Quant au « boulot » à la sortie je ne vois pas ce qu’il y a d’antinomique entre ce problème et la préservation de l’autonomie scientifique des universités.

      A force d’accepter de sacrifier certain grands principes à un pseudo réalisme nous finirons par sacrifier l’intégralité des principes qui fondent nos sociétés et nos démocratie.

      L’autonomie scientifique des universités est peut être un grand principe mais c’est aussi concrètement un moyen de garantir la qualité des savoirs construits et enseignés. C’est grace à elle que nous avons pu connaître le développement scientifique et technique de ces 2 derniers siècles.

      Ensuite on oublie que le modèle des grandes écoles ne fonctionnent pas si bien que ça. L’apparence de réussite qu’elles donnent est d’abord fondé sur le fait qu’elles sélectionnent terriblement à l’entrée et qu’elles laissent à la porte une grande majorité des jeunes.

      Quand vous prenez les meilleurs élèves d’un pays, issus en règle générale des CSP les plus favorisées, que vous les sur-entrainés pendant 2 à 3 ans et les sur-sélectionnés à travers des concours et qu’ensuite vous les formez en dépensant beaucoup plus d’argent en moyenne par élève que vous ne le faites pour le plus grand nombre il serait un peu étrange qu’à la sortie ces personnes ne trouvent pas de travail.

      Si l’on devait étendre ce mode de fonctionnement à l’ensemble du supérieur ce serait parfaitement dispendieux et inefficace. Dispendieux car il faudrait plus que doubler les budgets alloués à l’enseignement supérieur pour un nombre bien moins important de diplomés. Inefficace car cela ne règlerait pas (aggraverait même) le problème de l’échec scolaire et du manque de diplomé.

      La question que l’on peut se poser est peut être de savoir si la réponse aux besoins de formations passe obligatoirement par les Universités. Ne faudrait il pas développer plus et mieux les IUT et BTS pour répondre à la demande de formation courte et professionnalisante qui existe. Mettre en place plus de passerelle entre ces sections courtes que d’aucuns souhaitent prendre en raison de la peur du lendemain, pour essayer de parer à l’angoisse du chomage et les sections longues. Ne faudrait il ouvrir plus de place en école d’ingénieur, aider au passage entre les filières professionnelles et les écoles qui forment les techniciens et ingénieurs. Ne faudrait il pas développer des filières professionnalisantes au sein des universités qui viennent compléter les filières d’origines et permettent en un an de professionnaliser des étudiants qui ont acquis des savoirs, des méthodes de travail et de pensée de qualité.

      Enfin pour ce qui est de l’enseignement à deux vitesses je crains que nous n’y soyons déjà et depuis longtemps. Je crains même qu’il y ait non pas deux mais quatre ou cinq vitesses. Pour ce qui est des bons établissements et de leur reconnaissance pas de souci il y en a et sont parfaitement reconnus. Je n’en veux pour preuve que les discriminations qui existent et qui font que selon l’école que l’on a fait le salaire d’embauche et les possibilités de carrières ne sont pas les mêmes dans bien des entreprises.

      Ne nous leurrons dans le système que l’on nous prépare les bons établissements ne seront pas pléthore et n’accueilleront qu’une infime minorité des élèves. Pour la grande majorité d’entre eux il ne restera que les établissements de secondes zones et ils devront faire avec. Simplement les universités étant autonome (budgétairement) l’absence de moyens ne sera plus à mettre sur le compte de l’Etat et des politiques mais sur le dos des universitaires qui n’auront pas su gérer, appliquer les bonnes mesures, ce sera juste une question de bonne gouvernance.

  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 09h06 le 26/07/2007
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bonjour à toutes et tous,

    L’été...

    Les touristes sur les plages, à la montagne à manger des beignets avec du chocolat...

    L’été... les vacances, le soleil ou la pluie, les grillades et les apéros...

    Ah , l’été, le temps des pseudo-réformes qui portent de jolies noms... liées à de bien vilaines actions.

    Le peuple bronze ... et il a raison d’en profiter car cela ne va pas durer !

    Bises à toutes et tous.

    Eric bloggeur citoyen résistant

    Lien

    PS : « CASSE TA TV UMP » C’est ta seule chance !

  • Anonyme

    Le plus grand problème dans les universités, quand vous avez réussi à franchir les deux premières années, (30% de réussite, ça doit être plus ou moins le même taux que dans les prépas, à vérifier),le problème disais-je, c’est l’irresponsabilité dans l’organisation et l’indigence dans l’enseignement.
    l’organisation : combien de cours - à quelle heure- dans quelle salle « regardez le bureau virtuel sur internet, tous les matins avant de prendre votre train »
    l’enseignement et l’évaluation : les enseignants font absolument ce qu’ils veulent - des TD sur des cours qui n’existent pas, des évaluations sur des cours qui n’ont pas eu lieu, des épreuves dont les règles ne sont même pas annoncées : « je peux simplement vous dire que ce sera trés difficile », des épreuves oubliées et ajoutées en dernière minute, l’impossibilité d’avoir accès aux annales, car si on expliquait aux étudiants la nature de l’épreuve qui les attends, ce serait trop facile...
    Dans ce système, les étudiants subissent et ne peuvent même pas se permettre de protester, car il y a sélection pour entrer en deuxième année (épreuve écrite + entretien).
    La première chose à faire serait au moins d’imposer la pratique du questionnaire d’évaluation, à remplir anonymement par les étudiants à la fin de chaque module.
    Et que l’analyse globale des questionnaires soit publiée chaque année au niveau de chaque université.
    Il me semble que les grandes universités du monde entier font ça.
    La plupart des administratifs et des enseignants, n’ayant pas la culture de l’évaluation, Mme Pecresse, y a du job. Etant donné l’indépendance des Universités, ça ne doit pas dépendre de vous, mais peut être en avez vous une, d’idée, pour entrer dans cette logique.
    On est en 2007, y a urgence

    • Anonyme

      Bonjour,
      A force de lire des commentaires (plus ou moins avisés et souvent plus ou moins politisés) sur ce sujet et dans différents forums, l’image qui ressort de l’Université à la Française ressemble de plus en plus à une auberge espagnole ! !
      Deux faits font l’unanimité : investissement financier ridicule de l’Etat et massification liée à l’explosion des bacheliers. Pour le reste (solutions proposées, nullité des enseignants mais aussi des étudiants, etc), c’est la guerre des Gaules ! ! ! Permettez donc à un presque bientôt retraité de l’Enseignement Supérieur d’essayer de mettre aussi son grain de sel .
      Primo, compte tenu des 2 faits susmentionnés qui font l’unanimité, j’ai du mal à comprendre ce que vient faire un classement (de Chine ou d’ailleurs) là dedans ? ? Il faut choisir : soit on essaye d’avoir un maximum de gens qui font des études (c’est bon pour le pays paraît-il, système japonais au départ) soit on forme une élite issue de la population la plus aisée financièrement (système anglo-saxon pour ne pas le nommer) : c’est l’un ou l’autre ! ! Cela s’appelle un choix politique et il me semble que la République Française (de droite comme de gauche) a tranché depuis très longtemps pour la première solution. A partir de là, en fonction des lieux, des formations, de la motivation des enseignants comme des étudiants vous aurez OBLIGATOIREMENT un système à plusieurs vitesses (avec ces ralentissements voire ces stagnations et ces accélérations en fonction souvent simplement des individus qui agissent dans et sur le système en question). Et donc adieu le classement top-gun (antirépublicain au demeurant, ce que beaucoup semble oublié).
      L’Université est un lieu de savoir mais c’est aussi un lieu de formation : TOUS les enseignants, médecins, ingénieurs, chercheurs, juristes divers et variés, économistes télévisuels ou pas, fonctionnaires hauts ou moyennement gradés (polices, armée ou autres), etc etc etc, SORTENT de l’Université au sens large, et depuis des lustres. Comme exemple d’échec patent, on peut donc mieux trouver dans la société française ! ! ! On peut toujours améliorer un système, mais pas en jetant tout et son contraire à la rivière. ET ce n’est pas parce que les politiques de tout bord -et de l’Europe de manière générale (voir l’état du financement dit de Lisbonne)- passent leur temps à ne pas investir dans ce système soi-disant d’avenir que la faute en incombe aux participants dudit système. Personnellement, j’ai vécu au moins dix réformes d’Enseignement supérieur comme de recherche sans voir réellement une amélioration in fine du système. Par contre, j’ai vu un alourdissement du travail administratif, une diminution systématique des financements (surtout sous les gouvernements de droite, désolé c’est un fait et les faits sont têtus), une augmentation des effectifs étudiants à la formation aussi diverse que variée (le mélange des cultures maybe) mais écrivant de moins en moins bien la langue de leur pays, une explosion du nombre des étudiants chinois et de plus en plus de problème d’EGO dans la jeune génération (culture Loréal, « parce que je le vaux bien », sans doute) etc…
      Depuis 1981, j’ai toujours travaillé en recherche dans ma petite Université pour des entreprises pharmaceutiques (genre l’Etat paye les salaires, le privé le financement du fonctionnement de la recherche, style « commission européenne » actuelle). Donc une sorte de privatisation rampante et honnêtement je n’ai rien contre (sauf qu’après, il ne faut pas s’étonner que les experts scientifique –genre OGM- soient de parti pris) ! ! ! Je suis prêt à être noté par mes étudiants mais uniquement lorsque mon salaire sera équivalent à celui versé dans ces universités étrangères où l’évaluation des enseignants existent (y’a pas de raison). Bref vous aurez compris, citoyens choisissez ! ! ! Ou un système républicain pour la masse avec ces défauts et ces inégalités ou un système à l’anglo-saxonne (on paye donc on contrôle tout et on exige des résultats proportionnels au niveau de paiement). Mais de grâce, arrêtez de vouloir les deux à la fois, désolé c’est impossible (mot paraît-il peu français).
      Chris

  • Anonyme

    Le plus grand problème dans les universités, quand vous avez réussi à franchir les deux premières années, (30% de réussite, ça doit être plus ou moins le même taux que dans les prépas, à vérifier),le problème disais-je, c’est l’irresponsabilité dans l’organisation et l’indigence dans l’enseignement.
    l’organisation : combien de cours - à quelle heure- dans quelle salle « regardez le bureau virtuel sur internet, tous les matins avant de prendre votre train »
    l’enseignement et l’évaluation : les enseignants font absolument ce qu’ils veulent - des TD sur des cours qui n’existent pas, des évaluations sur des cours qui n’ont pas eu lieu, des épreuves dont les règles ne sont même pas annoncées : « je peux simplement vous dire que ce sera trés difficile », des épreuves oubliées et ajoutées en dernière minute, l’impossibilité d’avoir accès aux annales, car si on expliquait aux étudiants la nature de l’épreuve qui les attends, ce serait trop facile...
    Dans ce système, les étudiants subissent et ne peuvent même pas se permettre de protester, car il y a sélection pour entrer en deuxième année (épreuve écrite + entretien).
    La première chose à faire serait au moins d’imposer la pratique du questionnaire d’évaluation, à remplir anonymement par les étudiants à la fin de chaque module.
    Et que l’analyse globale des questionnaires soit publiée chaque année au niveau de chaque université.
    Il me semble que les grandes universités du monde entier font ça.
    La plupart des administratifs et des enseignants, n’ayant pas la culture de l’évaluation, Mme Pecresse, y a du job. Etant donné l’indépendance des Universités, ça ne doit pas dépendre de vous, mais peut être en avez vous une, d’idée, pour entrer dans cette logique.
    On est en 2007, y a urgence

  • Anonyme

    les inégalités d’accès et de succes dans le supérieur sont pour grande partie dues à ce que TVsarko et les radios FM commerciales remplissent la tête des enfants de csp-, directement et via leurs parents, avec des idées médiocres, un mépris de l’école et du savoir, un attrait pour les clichés, l’argent, le luxe. Voir l’article de D.Bernard dans Marianne ou les entretiens récents de B. Hamon.Voir l’article du jour dans libé sur les impots locaux. Mille indices convergent pour montrer son mépris et sa volonté d’écraser les gens modestes plutôt que de les remonter comme voulait Ségo.
    Son objectif est de former une armada de producteurs-consommateurs-obeissants pour continuer tranquillement ses cocktails à neuilly.

    Marc

    • Anonyme

      Les écoles (ingénieur - j’y ai été étudiant, j’y suis enseignant-chercheur ; commerce) dénigrent sciemment le monde universitaire : pendant les études, on fait sentir aux étudiants qu’ils sont la crème vs. les étudiants de la fac (là où on retombe si on est viré de l’école). Indépendamment, il est chic de médire de la fac, et si ça aide à se sentir supérieur, c’est bon pour la confiance en soi et le moral.

      Par ailleurs, ces écoles vont encore augmenter les périodes en entreprise (mélange école-entreprise). Les écoles privées le font encore plus. Pourquoi ? Pour favoriser la formation des étudiants ? C’est la premiere raison. La deuxième raison : pendant qu’ils sont en entreprise, ils paient des frais d’inscription à l’école et ne coutent pas cher à l’école ! Le jour (très bientôt) où une année ingénieur coûtera 2000 euros/an plutôt que 400 euros, nous allons fortement encourager les étudiants à aller passer 6 mois de plus en entreprise, ça nous fera plus d’argent pour l’école. Et grace à la nouvelle loi en cours, cet argent pourra finir dans notre poche d’enseignant-chercheur, et on pourra s’acheter une nouvelle scénic, super !

      Je précise que je suis fortement impliqué dans ce genre de contacts.

      • Anonyme

        un des premiers problème à résoudre, me semble-t-il, est l’accès de tous les jeunes qui le méritent aux études supérieures.
        à propos des grandes écoles : à mon sens le plus grand dysfonctionnement de ce système est que la majorité des élèves entrant en prépa sont fils de profs, d’ingénieurs, de cadres, bref de milieux « initiés » qui connaissent cette filière.

        j’ai lu récemment que des conseillers d’orientation avouaient omettre volontairement la prépa et les grandes écoles lorsqu’ils présentent les différentes voies d’études supérieures, lors d’intervention dans les lycées de quartiers défavorisés. « pour ne pas les décourager » disent-ils « ce n’est pas pour eux ». voici le vrai scandale.

        parce qu’une fois qu’on y est entré la prépa est relativement égalitaire. elle coûte peu aux parents. le travail en classe et les horaires sont lourds, ce qui rend inutile et impossible tout recours à un organisme privé du genre « formasup » (prépa au concours hors de prix qu’on trouve en médecine, pharma...). un internat est ouvert aux élèves les plus éloignés, il est réservé aux prépas donc l’atmosphère de travail règne. enfin les inscriptions aux concours sont très peu chères pour les boursiers. dans ma prépa (de province) il y avait de nombreux élèves dans ce cas et ils on réussi, en proportion, ni mieux ni moins bien que les non-boursier.

        je trouve enfin personnellement qu’on devrait fusionner les universités et écoles d’une ville et s’inspirer pourquoi pas de quelques facettes de ce système.

        deecurl

  • photosieste
    • Posté à 13h45 le 26/07/2007
    • Internaute 1211
      Lyon

    Personnellement, il y a quelques années, j’ai passé un an à la fac (Histoire de l’art et archéo), ce qui, concrêtement ne m’a servit strictement à rien si ce n’est pour ma culture personnelle.

    Et c’est fantastique !

    • Anonyme répond à photosieste

      attention, c’est dangereux !
      vous risquez ensuite de passer votre dimanche à lire et regarder un livre sur l’art, sous les arbres, avec un thermos de café, et à ensuite vous en sentir satisfait !

      Je vous propose, plutôt qu’un dimanche à la campagne, un dimanche à Plan-de-campagne, dans les commerces aux ambiances bruyantes et vulgaires. Parce que la seule odeur qui compte, c’est celle de l’argent (cf asterix et le chaudron). Le sens de l’histoire est une pente drôlement savonneuse ces temps-ci...
      Et pour ça, pas besoin de vos satanées études !

    • Anonyme répond à photosieste

      attention, c’est dangereux !
      vous risquez ensuite de passer votre dimanche à lire et regarder un livre sur l’art, sous les arbres, avec un thermos de café, et à ensuite vous en sentir satisfait !

      Je vous propose, plutôt qu’un dimanche à la campagne, un dimanche à Plan-de-campagne, dans les commerces aux ambiances bruyantes et vulgaires. Parce que la seule odeur qui compte, c’est celle de l’argent (cf asterix et le chaudron). Le sens de l’histoire est une pente drôlement savonneuse ces temps-ci...
      Et pour ça, pas besoin de vos satanées études !

  • DO
    DO
    • Posté à 13h59 le 26/07/2007
    • Internaute 1733

    Il y a un pb qui n’est guere enonce : s’il est certain que les moyens manquent dans les universites, il me semble aussi vrai que le peu d’argent disponible est mal employe.
    Un exemple : l’absence totale de controle des enseignants superieurs, aucune hierarchie, aucun compte a rendre a qui que ce soit et souvent une irresponsabilite totale de ce personnel.
    Comme tout cadre responsable il devrait y avoir un minimun de resultat voire juste de controle des moyens mis en oeuvre ( ne pas rabacher pendant plusieurs annees le meme polycop )d’autant plus que ce personnel n’enseigne que 18 heures par semaine ( avec pour certains de nombreuses absences sans aucune justification et encore moins des excuses vis a vis des etudiants)..vive les 35 heures.
    ps : tout ce que j’ecris se base sur du vecu !

    • Anonyme répond à DO

      cher ami

      je suis enseignant chercheur à l’université-ingénieur
      les élèves évaluent nos enseignements, en général les mieux notés sont sport, marketing, là où le contenu est facile et les notes bonnes. bref, ils sont gentils pour les profs gentils, mais pour le dur, les maths....

      par ailleurs cette année j’ai rédigé 4 rapports d’activité,
      ce qui est pas mal pour des gens jamais évalués.
      Toutes les semaines on nous fait la pression pour les publis, les contrats, les tralala....

      • Anonyme

        et si vous ne faites pas de publi, pas de contrat, pas de tralala.. qu’est ce qui ce passe ? rien !

        DO

         
        • Anonyme

          alors je suis un fonctionnaire qui dormirait mal, bien qu’ayant débuté à bac+10 400 E de moins que les ingénieurs que je forme.

          • DO
            DO
            • Posté à 08h29 le 27/07/2007
            • Internaute 1733

            donc vous confirmez qu’un prof peu scupuleux peut bacler son boulot et ne rien avoir comme sanstion ( l’absence de srupule lui permet de dormir !)

            de plus je vous signale qu’un ingenieur meme debutant n’est pas a 18 heures mais plus souvent pres de 50 et que s’il travaille mal ou peu il est simplement renvoye ! ! ! ça peut expliquer les 400€, la difference me semble meme minime.

            • Anonyme répond à DO

              j’ai été chef d’équipe dans une multinationale télécoms
              puis enseignant-chercheur, je travaille plus comme enseignant-chercheur, en particulier parce que je dois assurer moi-même beaucoup de secrétariat et paperasse, comme tous les enseignants-chercheurs.
              En effet il y a des incompétents malhonnêtes non sanctionnés à l’université, tout comme il y a des artisans voleurs, qui volent leurs clients et leurs impots, de nombreuses entreprises qui fabriquent produits et services completement inutiles, parce que ça rapporte de l’argent, et qui ne sont pas sanctionnés pour autant.

        • cam.
          • Posté à 00h35 le 27/07/2007
          • Internaute 13104

          il se passe, epar exemple, qu’un maitre de conf. qui ne fait pas de publi. et pas de tralala comme vous dites ne passera jamais prof ...

        4 autres commentaires
    • Anonyme répond à DO

      >ce personnel n’enseigne que 18 heures par semaine

      je propose que les comédiens jouent 39h par semaine,
      jamais deux fois la même pièce, évidemment, écrivent eux-mêmes les textes et fassent les décors.
      Le cher monsieur n’a jamais enseigné, je pense.

      • Anonyme

        je me doutais que votre metier c’etait un peu de comedie, mais je n’aurais jamais ose l’ecrire...mais puisque c’est vous qui le dites ! !

        DO

         
        • Anonyme

          oui c’est un peu une comédie, il faut maintenir
          l’attention des étudiants, alors qu’ils ont perdu
          l’habitude de rester assis 1h30 depuis que les media
          leur ont appris à zapper chaque seconde

          et il faut être intéressant et ludique

          • DO
            DO
            • Posté à 08h33 le 27/07/2007
            • Internaute 1733

            si les etdiants ne sont pas cons, et cela est souvent le cas, ils comprennent vite que ça ne sert a pas grand chose d’ecouter qqun qui lit un polycop. En plus ce dernier est souvent distribue en debut d’annee et revendu par un ancien.. quel interet de s’enthousiasmer pour le cours !

            • Anonyme répond à DO

              le problème n’est pas celui-là, mais plutôt que chaque cours dans une séquence pédagogique suppose que les étudiants aient relu et à peu près assimilé les cours précédents. Sinon, on ne peut pas ajouter de la complexité. Ce qui marche en prépa, c’est qu’il y a des contrôles de connaissance très fréquents.

              Quant à rédiger des polycops complets détaillés, ça n’est pas raisonnable dans toutes les matières, notamment pour les technologies qui évoluent très vite. La bonne méthode consisterait à faire acheter des livres bien choisis aux étudiants et à les faire potasser chaque chapitre à l’avance.

              Des petits trucs pédago comme ça feraient plus que les grands fatras de saint-nicolas. Segolene au moins avait plus de notions sur ces choses là.

        3 autres commentaires
      • DO
        DO
        • Posté à 18h45 le 26/07/2007
        • Internaute 1733

        je pensais que les enseignents superieurs ecrivaient eux memes leur « texte » !
        si en plus vous avez des negres, votre activite ressemble beaucoup a de la lecture.

         
        • Anonyme répond à DO

          Exact, je pense que nous écrivons presque tous nous memes nos textes.
          Par contre, aux états-unis la tradition est souvent de suivre un livre (peut-être d’ailleurs est-ce bien ainsi).
          En France on a des scrupules a faire acheter des livres aux étudiants, ils ont des polycopiés, moins bons, mais beaucoup moins chers.

          • Anonyme

            et aussi que les etudiants notent les professeurs..et cette note compte pour leur carriere ( c’est a dire ne pas seulement mal dormir si c’est mauvais comme le dit qqun precedemment) et peuvent etre renvoyes ( c’est le liberalisme extreme, peut etre qu’entre cette situation et le laxisme français il y a une solution).

        2 autres commentaires
    • cam.
      cam. répond à DO
      • Posté à 00h31 le 27/07/2007
      • Internaute 13104

      visiblement vous ne connaissez pas le quotidien d’un enseignant universitaire...
      un maître de conférence : c’est 192 heures d’enseignement par an(équivalent Td)
      et un prof : idem ...
      le tout n’étant pas réparti par semaine mais étant annualisé ...

      le reste du temps : la recherche ( et oui ..) et l’administratif ..

      alors par pitié : ne dites pas n’importe quoi .. c’est fatiguant .. ( et non je ne suis pas universitaire moi même... mais pour moi aussi c’est du vécu ! !)

      • Anonyme répond à cam.

        desole mais un agrege travaille 18 heures par semaine, c’est statutaire !
        et j’en connais pas mal qui ne font que cela.

         
        • cam.
          • Posté à 14h50 le 27/07/2007
          • Internaute 13104

          heu ...mais de quoi parlez vous là ? ?
          de l’Université ? alors vous êtes a coté de la plaque !

          les agrégés n’ont pas vocation à enseigner en Université : ils n’ont pas leur doctorat et encore moins d’habilitation a diriger des recherches ( ce qui permet d’avoir un thésard sous sa responsabilité directe)
          pour rappel : on peut passer sont agrégation a partir de la maitrise , pour etre maitre de conf il faut rajouter au moins 4 années d’etudes ...

          vous croyez vraiment que les agrégés sont majoritaires dans l’enseignement supérieur ?
          sont ils des enseignants-chercheurs ? non

          il y a 7400 agrégés dans l’enseignement supérieur,

          MAIS sur les 53000 enseignants du superieur, il y a :
          18500 professeurs des Universités
          34770 maitres de conférence

          et 5600 professeurs certifié et assimilés)(avec le capes par exemple)

          de plus on trouve un peu pres de 30000 PAST et vacataires ... des précaires donc) en plus des 53000 précedents

          ( chiffre ministere : Lien)

          les agrégés coutent moins cher qu’un enseignant-chercheur et c’est pour cela que l’on en trouve autant, en IUT, par exemple ..

          vous confondez tout .. ou bien vous réduisez aux agrégés l’enseignement supérieur .. ce qui n’est pas tres correct ...
          je réitère donc mes propos : vous croyez connaître le fonctionnement du supérieur mais ce n’est visiblement pas le cas ...

          • Anonyme répond à cam.

            Oui, mais ceux et celles qui présentent une thèse sont toujours reçus s’ils vont au bout de leurs 300, 400 ou 500 pages, dont ils ne sont pas toujours les auteurs, ce n’est pas le cas pour l’Agrégation qui est un concours, auquel tant de docteurs échouent si lamentablement, alors que l’inverse n’est jamais vrai ! ! ! ! Je parle ici notamment des lettres et des langues.
            Jean-Pierre

        • Anonyme

          Un agrégé, c’est 15 h, et un certifié 18 h, vous n’êtes pas agrégé, ça se voit, ni certifié, vous le sauriez aussi !
          Et vous, combien d’heures faites-vous quand on déduit le blablabla avec les collègues devant la machine à café, les heures passées devant l’ordinateur sur certains sites ou au téléphone avec tel ou telle ?
          Combien d’euros par an dépensez-vous de votre poche pour continuer à vous former ? Etc....
          Jean-Pierre

        3 autres commentaires
  • Anonyme

    J’ai fait du recrutement au cours de ma carriere et nous faisions une selection des candidats en fonction de la faculte qui avait delivre le diplome du candidat. Il est clair que dans la pratique professionnelle, notamment à l’international,que les diplomes equivalents en titre ne sont pas comparables suivant les facultes.

  • Karg se
    Karg se
    Ingénieur agronome vendu à une (...)
    • Posté à 19h05 le 26/07/2007
    • Internaute 9172
      Ingénieur agronome vendu à une (...)

    Il faut supprimer les grandes écoles, garantir un admission en université pour tous les bacheliers si leur choix d’orientation est cohérant avec leur bac.

    Comment remplacer le prépa ? Chaque université et grande école (ils faut les faire fusionner localement) doit prendre une quota d’élève mini et maxi, chaque années les futurs étudiants font des voeux. Selon les dossiers, les universités le plus demandé choisissent.

    • Anonyme répond à Karg se

      C’est le modèle Anglo-saxon en fait qu’il faut adopter.Mais sans la privatisation (au sens propre du terme, parce qu’on nous parle de privatisation dès qu’il y a rapprochement entre universités et entreprises).

      Ce model a l’avantage de faire connaitre les bonnes formations à tout le monde.
      Car, combien de personnes connaissent vraiment bien le système éducatif français ?
      Qui connait Centrale Paris et les Mines de Paris ou l’ESSEC et l’ESCP ?
      Trés peu de monde, seul les initiés, et c’est ceux- la qui tirent leur épingle du jeu.
      Autre exemple : tout le monde connait l’X(Polytechnique),HEC ou l’ENA.Mais combien de personnes savent comment intégrer ces établissements ?
      Le probleme ne vient pas des profs mais d’un système éducatif à deux(voir plus...) vitesses.

      Concernant la selection, elle permet de connaitre quel est le niveau des élèves.
      Ainsi, comme pour les grandes écoles, chacun trouve ça place : les meilleurs vont dans les meilleurs universités les moins bons dans les moins bonnes.
      Mais les formations sont connues de tous.
      Tout le monde a ça chance et les diplomes sont visible en france comme à l’étranger.

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