25/07/2007 à 22h37

Les grandes écoles, l'autre versant de l'enseignement supérieur

Antoine Teillet | Journaliste

Recrutant au bac pour des études en cinq ans ou à bac +2 pour des cursus de trois ans, les grandes écoles peuvent être de statut public et rattachées à un ministère (Education nationale, Industrie ou encore Défense), de statut privé ou encore dépendantes d’une chambre de commerce et d’industrie.

Selon le site de la Conférence des grandes écoles (CGE), « les grandes écoles se distinguent par une très large autonomie […] des établissements généralement de taille humaine, de 300 à 4000 étudiants, une forte sélection et une coopération très étroite avec les milieux économiques » . Ces institutions se veulent aussi très ouvertes à l’international.

Il existe 233 écoles d’ingénieurs et 71 écoles de commerce reconnues par l’Etat. En 2005-2006, l’Université, sans les IUT mais avec les écoles d’ingénieurs internes, représentait 1,3 million d’étudiants, les formations d’ingénieurs 110000 élèves et les écoles de commerce, vente, gestion et comptabilité 88000. Budget d’un groupe comme HEC : 65 millions d’euros, pour des frais d’inscription s’élevant à environ 7500 euros. Un chiffre valable pour la plupart des grandes écoles de management. A noter que les écoles d’ingénieurs sont beaucoup plus accessibles, avec des droits s’élevant généralement à quelques centaines d’euros.

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  • Anonyme

    bonjour,
    votre argumentaire tient la route, je suis d’accord qu’il faut à tout prix redorer le blason des universités.
    juste quelques points :
    les frais d’inscription aux écoles de commerces publiques se chiffrent de 6000 à 8000 € l’année.

    les frais d’inscription aux écoles d’ingénieurs publiques se chiffrent de 600 à 800 € l’année, la sécu comprise (180€)

    et pour info : je sors d’une école d’ingénieurs (« classée » dans les 100 1ère, selon les classements bien sûr), ma sœur est en école de commerce, et mes parents sont respectivement techniciens informatique, et infirmière
    donc les études restent possible !

    l’un des *vrais* obstacles au manque de vocation, ce sont les CIO : Conseillés d’Information et d’Orientation.
    collège ou lycée, même combats : on demande aux gosses ce qu’ils veulent faire plus tard, l’écrasante majorité n’en sait rien (ah si, pardon : star du r&b, chanteuse ou mannequin) et PERSONNE n’est foutue dans ces établissement de leur conseiller les branches qui recrutent, et on laisse des quantités de jeunes se perdre dans des filières intéressantes, certes, mais sans déboucher, et ça donne des caissière de supermarché avec une licence en histoire de la philosophie (je ne dénigre absolument pas, je dis simplement qu’on a pas besoin de 50000 philosophes par ans, ni de 15000 profs de sport (cf STAPS) là où il y a 400 places)

    Et c’est propre aux nouvelles générations, l’école de leur donne plus *envie* d’apprendre, de faire des sciences, des techniques et autres, alors forcément, ça aide pas, lorsque les CIO ne peuvent rien !

  • chrisreal
    chrisreal
    Prof Université
    • Posté à 13h04 le 26/07/2007
    • Internaute 10866
      Prof Université

    hello
    je viens juste de découvrir votre mail. Je suis enseignant à l’université (pour préciser). J’ai pas grand chose à ajouter à votre mail sinon, que « putain » vous avez foutrement raison (pourquoi devrait-on rester langage fleur bleu lorsque l’on est content de trouver une pensée proche) ! !
    chris

  • Anonyme

    il y a un dossier assez détaillé à l’adresse Lien
    Je ne connais pas la crédibilité précise ou le positionnement du CNISF mais je peux dire qu’ils ont mené une vraie enquête auprès des ingénieurs et qu’il y a pas mal de statistiques, sur des centaines d’écoles, avec des sujets aussi variés que la position relative des femmes ingénieurs, les différentes fonctions, les niveaux de salaires...