19/08/2008 à 05h07

Comment draguer les Chinoises ? Un livre nippon énerve le Web

Emilie Li ah Kim | Etudiante

(De Pékin) En pleine période olympique, un manuel japonais destiné à apprendre à séduire les jeunes filles chinoises met la blogosphère chinoise en ébullition.

C’est un blog sur tianya.cn qui a révélé l’existence du manuel avec un billet intitulé :

« Abominable ! Un manuel japonais enseigne comment flirter avec des filles chinoises. »

L’affaire a été révélée au printemps, mais ce n’est que fin juillet, à quelques jours de l’ouverture des JO de Pékin, que la toîle chinoise s’est enflammée, avec des centaines de milliers de visites des articles sur le sujet.

Des reproductions de pages de l’objet du crime ont fait bondir les internautes chinois, avec des phrases comme : « Rapproche toi un peu de moi », « Ne pars pas ce soir » ou encore « Laisse moi te déshabiller ».



La plupart des internautes ont donné libre cours à leur fureur. Ainsi, benjamin-081 propose : « Démolissons l’impérialisme japonais » et nombre de bloggeurs d’acclamer l’initiative. Le « rêveur perpétuel » inversant les rôles commente : « Mais c’est aussi un manuel permettant aux chinois de flirter avec les Japonaises. » Alors que « l’œil gauche d’Austin » expose :

« Ca, ce n’est rien ! Il y a même des cassettes vidéo qui sont à louer dans la section adulte des magasins enseignant comment flirter avec des filles chinoises. »

Ces réactions constituent une nouvelle illustration de l’antagonisme sino-japonais déjà ancien et qui est toujours d’actualité. Soixante-dix ans après la prise de Nankin par les soldats de l’armée japonaise et le viol estimé de 20 000 femmes chinoises, les chinois n’ont peut-être toujours pas digéré le comportement des japonais vis-à-vis des femmes chinoises durant la seconde guerre mondiale. Et ne ratent pas une occasion de régler leurs comptes à l’autre puissance d’Asie de l’Est.

Ce drame historique demeure en effet l’un des points centraux du nationalisme chinois particulièrement intense sur les forums de la toile chinoise.

Les « fenqing », troupes au service de la gloire nationale

Cette partie de la population chinoise qui fait d’Internet le lieu privilégié où exprimer son courroux est désigné par le terme « fennuqingnian » , désormais abrévié « fenqing » . Ce qui signifie littéralement : « jeune en colère ».

D’après l’encyclopédie du moteur de recherche chinois Baidu, cette appellation a vu le jour à Hong-Kong dans les années 70. Elle désignait alors généralement les jeunes qui n’étaient pas satisfaits de leur condition sociale et étaient impatients de changer cette réalité.

Plus tard, c’est devenu une expression idiomatique en cours dans la terminologie de l’Internet chinois continental. La plupart des « fenqing » ont entre 20 et 30 ans, sont étudiants à l’université et font montre d’un nationalisme virulent. C’est un phénomène très particulier qui a commencé au cours du développement économique extrêmement rapide en Chine, et après l’essor d’Internet.

Au début les « fenqing » ne représentaient qu’une minorité et n’exprimaient leur insatisfaction que sur les forums universitaires. A cause de l’anonymat rendu possible par Internet, les premiers « fenqing » s’exprimaient uniquement dans un style expéditif. Mais par la suite, avec le développement très rapide d’Internet en Chine continentale ainsi que l’augmentation du nombre des internautes, les extrémistes attirèrent plus facilement l’attention du public et des médias.

A présent, les « fenqing » ne limitent plus leur expression à la sphère Internet, les gens à s’épancher en public sont plus nombreux. Les « fenqing » n’en sont pas à leur coup d’essai : ils avaient frappé fort lors du passage de la flamme olympique à Paris en mai dernier. Les insultes contre les « traîtres » français ont envahi les forums universitaires et ont donné lieu à des réactions musclées comme l’invasion du Carrefour de Qingdao, par une majorité d’étudiants ayant répondu à l’appel au boycott du supermarché français. Qui chatouille l’honneur national, s’attire les foudres des « fenqing ».

Le débat reste ouvert

Le manuel a aussi donné naissance a des commentaires plus rationnels, ainsi « Os de dinosaure » met en évidence :

« C’est un manuel bilingue, nous ne pouvons donc pas émettre l’hypothèse que le livre enseigne comment flirter avec des filles chinoises. Je vous prie d’employer le mot “chinois” avec précaution et ne nous avilissons pas. »

L’internaute Melerad nuance :

« Mon ami possède ce manuel et il ne contient pas uniquement des propos licencieux. Au contraire, il comporte des chapitres enseignant comment aimer, comment être dans une relation avec quelqu’un et d’autres situations. Ne le comprenez pas de travers ».

Un autre groupe d’internautes a émis une perspective différente sur le problème. « Young » dit : « En réalité, c’est un manuel très vivant. Les situations de dialogue sont très efficaces et utiles pour apprendre le chinois ». Et à « Bangle » de rebondir : « N’est-ce pas uniquement une façon d’utiliser la discrimination nationale pour rien ? »

Ces commentaires montrent une diversité d’opinions qui tranche avec celle des « fenqing ». Mais ceux qui se posent des questions salutaires sont nettement inférieurs en nombre.

L’existence de ce manuel marque indéniablement l’intérêt accordé par la nouvelle génération japonaise à son voisin. Mais il réveille également les tensions liées au traumatisme de la seconde guerre mondiale qui restent dans les mémoires d’un grand nombre et surtout des « fenqing », les défenseurs de l’image nationale chinoise.

Une offensive qui ne correspond pas nécessairement aux désirs du pouvoir chinois, intervenant paradoxalement à un moment où les responsables chinois comme japonais font beaucoup d’efforts pour se rapprocher.

Le 15 août, date anniversaire de la fin de la guerre ave les Japonais, le premier ministre nippon, Yasuo Fukuda, s’est abstenu de se rendre au temple de Yasukuni, à Tokyo, où reposent « les âmes » des soldats morts, y compris celles des criminels de guerre. Les relations sino-japonaises étaient au point de gel lorsque l’ancien premier ministre, Junichiro Koizumi, se rendait chaque année au sanctuaire shintoïste.

Dans ce contexte, le « guide de séduction » japonais paraît inoffensif et pourrait même témoigner d’un réchauffement des relations bilatérales. Mais les jeunes nationalistes chinois ne partagent pas cette vision.

► Rectifié le 19/08/2008 à 14h00 : le magasin Carrefour est celui de la ville de Qingdao, et non de Chengdu comme initialement mentionné. Merci à l’internaute de Chengdu qui nous a signalé l’erreur.

  • 37895 visites
  • 53 réactions
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  • Gina Grimont
    • Posté à 06h15 le 19/08/2008
    • Internaute 25324

    Racistes, les chinois, allons donc...

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Gina Grimont
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 07h33 le 19/08/2008
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Qui parle de racisme ? Le nationalisme et le racisme ne sont pas la même chose, et de surcroit, il ne faut pas négliger le poids de l’histoire entre la Chine et le Japon, qui n’ont jamais fait le chemin de la réconciliation entre Français et Allemands.

      • Tyb
        Tyb répond à Pierre Haski
        (par ici, par là)
        • Posté à 09h41 le 19/08/2008
        • Internaute 24914
          (par ici, par là)

        enfin on peut difficilement ne pas faire le lien avec le blog cité dans un autre article il y a quelques jours sur la corruption des jeunes filles chinoises par les étrangers, qui lui dégoulinait de racisme.

        les réactions seraient aussi vive si le manuel était anglo/chinois ou franco/chinois je pense

        maintenant ça relève aussi d’une pudibonderie typiquement chinoise qui confine à la crucherie.

         
        • Panama
          Panama répond à Tyb
          enseignant
          • Posté à 09h58 le 19/08/2008
          • Expert 49071
            enseignant

          Sans vous offenser, Tyb, parler de « pudibonderie » et de « crucherie » à propos des mœurs d’un autre pays, lointain et différent, relève d’un ethnocentrisme arrogant qui ne donne guère le droit de donner aux Chinois des leçons d’anti-racisme.

          • Tyb
            Tyb répond à Panama
            (par ici, par là)
            • Posté à 10h31 le 19/08/2008
            • Internaute 24914
              (par ici, par là)

            Mouais... on pourrait dire exactement la même chose des droits de l’homme à ce moment là.

            Je précise que je ne dis pas ça dans le vague : je suis grand amateur de films asiatique, et comparer le discours sentimental et/ou sexuel d’un film chinois ou hongkongais moyen à ceux des films thaïlandais ou coréen par exemple est assez flagrant...

            • Panama
              Panama répond à Tyb
              enseignant
              • Posté à 10h51 le 19/08/2008
              • Expert 49071
                enseignant

              Bien sûr, qu’on peut dire la même chose des droits de l’homme ! Où est le problème ?

              Quant au discours sentimental : d’abord, vous savez sûrement que les Coréens raffolent également de comédies sentimentales à l’eau de rose, et qu’ils en produisent des dizaines par an. Sans compter les séries télé. Ça ne les empêche pas de réaliser aussi des films plus osés, voire carrément trash — mais je ne suis pas certain que ces films (là, il faudrait analyser des cas précis) soient toujours révélateurs d’une grande santé affective…

              Ce qui me fait tiquer, c’est le recours à des termes péjoratifs comme « pudibonderie ». Les films chinois, les films indiens aussi me semble-t-il, préfèrent parler de la passion par métaphore ou par allusion codée à des histoires ou légendes connues de tous. Ils valorisent la réserve, le détour, la pudeur : ne peut-on simplement respecter cela, voire nous interroger sur notre propre incapacité à l’apprécier, plutôt que d’estimer que la seule voie de progrès soit de se conformer peu à peu aux standards occidentaux ?

              • Tyb
                Tyb répond à Panama
                (par ici, par là)
                • Posté à 11h36 le 19/08/2008
                • Internaute 24914
                  (par ici, par là)

                oui enfin le point commun entre tous ces exemples que vous citez, c’est non seulement ce que j’appelle pubonderie mais surtout, déguisée derrière la valorisation de valeurs présentées comme positives (la réserve, la pudeur, le respect), la même tendance à dénier aux femmes le droit de vivre comme elles le veulent leur vie sentimentale et sexuelle, ce manuel en est encore un parfait exemple. En définitive ceci relève plutôt de valeurs bien moins positives, le machisme, le non respect des autres et d’une certaine volonté d’imposer à la moitié de la population une norme à suivre, toute déviation étant sanctionné dans le meilleur des cas par un véritable harcèlement social censé remplir la victime de honte.

                mais bon vous m’avez répondu effectivement si vous considérez qu’on peut dire des droits de l’homme et de leur non-application qu’il relève d’un « ethnocentrisme arrogant » alors que pour moi ils doivent relever d’un invariant universel, nos deux positions semblent bien inconciliables.

                après les standards occidentaux tels qu’ils sont, c’est un autre débat

              • Gina Grimont
                Gina Grimont répond à Panama
                • Posté à 11h52 le 19/08/2008
                • Internaute 25324

                @panama

                Oh ! le politiquement correct occidental, c’est lourd.... J’ai une acupunctrice qui va souvent en Chine qui connait trés bien la culture chinoise qui me racontait aussi leur pudibonderie, que visiblement vous appelez la pudeur. Ce n’est pas réprehensible de porter un jugement sur une culture. C’est même assez sain. Eux aussi portent un jugement sur la notre.
                Quant au racisme qui serait du nationalisme, que sont donc de plus nos supporters du PSG ? Le nationalisme est trés fort en Chine , conforté par le pouvoir qui leur asséne qu’ils sont la grande puissance mondiale. Le nationalisme n’est-il pas du racisme, dés lors que tout ce qui n’est pas chinois (ou français ou anglais ou flamand ect..) n’est pas bien ?

              • Panama
                Panama répond à Panama
                enseignant
                • Posté à 12h37 le 19/08/2008
                • Expert 49071
                  enseignant

                Je ne prétends justifier ni le racisme, ni le nationalisme, ni le sexisme, ni même la pudibonderie, que ce soit en Chine, ici ou au Panama… J’essaie juste d’accepter le décentrement nécessaire auquel il faut consentir quand on parle d’autres cultures. Ça n’empêche pas d’avoir un regard critique, mais cela exige que ce regard fasse le détour d’un regard critique sur nous-mêmes et, éventuellement, nos plus chères certitudes. Si cela, c’est du « politiquement correct », chère Gina, je l’assume. Et j’inclus dans nos chères certitudes celle d’avoir trouvé la formule parfaite en matière de relations affectives et sexuelles…

                J’avais en tête, pour ma part, un exemple vécu. Voici un touriste français, qui se trouve parler chinois, et qui est bardé de bonne conscience et tout à fait acquis à la libération sexuelle des femmes. Il est dans une misérable boutique et négocie un prix indécent sur une babiole. La vendeuse est une jeune paysanne. Le touriste discute, s’approche de plus en plus, finit par toucher la vendeuse en lui parlant à vingt centimètres du visage. Celle-ci devient totalement livide et finit par lui faire le prix demandé, juste pour se débarrasser de ce goujat.

                On peut penser ce qu’on veut des principes, traiter la vendeuse d’arriérée pudibonde, s’en prendre à la société qui lui a inculqué ces valeurs rétrogrades, s’affliger que la malheureuse ne se rende même pas compte qu’elle est aliénée… N’empêche qu’en l’occasion, le crétin c’est le touriste, doublé d’un pingre. Ça ne l’empêche pas de voter à gauche.

                Comme notre langue permet de faire la différence entre la pudeur et la pudibonderie, entre la réserve et la timidité, entre la simplicité et la crucherie, je ne vois pas pourquoi j’accepterais d’amputer mon vocabulaire. Les Chinois aussi, vous savez, font la différence.

                Après cela, mes amis, jugeons, jugeons, gardons notre liberté d’esprit et notre capacité d’indignation, et aussi nos frustrations — parce que c’est dur, de fait, de draguer une Chinoise… Il faut bien plus qu’un manuel bilingue.

                • Tyb
                  Tyb répond à Panama
                  (par ici, par là)
                  • Posté à 12h57 le 19/08/2008
                  • Internaute 24914
                    (par ici, par là)

                  Mais le cas là est tout différent, on est plus tout dans le débat d’idées plus moi moins abstraites à partir de grands thèmes, mais dans de la conduite au jour le jour dans des situations données.

                  Il est évident que dans ce cas là d’autres principes rentrent en jeu, et que dans nos relations avec autrui, une certaine dose de retenue, d’intelligence dans la compréhension de l’autre, de tolérance par rapport à nos propres principes et par rapport à la conduite de l’interlocuteur entre en jeu.

                  On peut parfaitement avoir de grands principes et les déformer quelque peu pour que tout échange se passe correctement, même avec quelqu’un n’ayant pas les mêmes principes que nous.

                  Dire que le chinois moyen fait preuve de pudibonderie n’entraine pas forcément qu’on va coller de près la première vendeuse chinoise venue ni même lui dire qu’elle est pudibonde. Au contraire même si on est un tant soit peu intelligent et ouvert.

                  • Panama
                    Panama répond à Tyb
                    enseignant
                    • Posté à 16h09 le 19/08/2008
                    • Expert 49071
                      enseignant

                    On est donc d’accord !

                    Enfin, c’est encore mieux si l’intelligence et la courtoisie n’obligent pas à « déformer » les grands principes... Il suffit d’essayer d’avoir des grands principes qui poussent à l’intelligence et la courtoisie. Ce qui, à mon sens, est la marque du véritable universalisme ; -)

                • Gina Grimont
                  Gina Grimont répond à Panama
                  • Posté à 13h00 le 19/08/2008
                  • Internaute 25324

                  @ Panama

                  Aucune vendeuse d’aucun pays n’accepterait qu’un touriste pingre et impoli lui parle à 3 cm du visage en lui soufflant son haleine fétide !
                  En fait votre discours sur le Chine reléve surtout de votre frustration trés occidentale de ne pouvoir draguer les si exotiques chinoises ! Comme elles ont raison de ne pas se laisser faire !

                  • Panama
                    Panama répond à Gina Grimont
                    enseignant
                    • Posté à 16h21 le 19/08/2008
                    • Expert 49071
                      enseignant

                    Mais je connais des vendeuses qui, dans ce cas-là, mettent le malotru à la porte, au lieu d’accepter une transaction humiliante.
                    Merci pour la psychanalyse gratuite, je vais y réfléchir.
                    Gros bisou, Gina (je me suis brossé les dents).

          • Gaystraight
            Gaystraight répond à Panama
            Avocat
            • Posté à 11h58 le 19/08/2008
            • Expert 43506
              Avocat

            Je ne pense pas que parler de pudibonderie et de crucherie sous-entende un « ethnocentrisme arrogant »... C’est aller un peut loin et, en effet, on pourrait dire la même chose à propos des droits de l’homme, ce que je ne peux accepter.

            Pour preuve, des pudibonds et des cruches, y’en a aussi chez nous : -) !

            Au Panama, je ne sais pas...

        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à Tyb
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 02h41 le 20/08/2008
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Pierre Haski :

          Nationalisme et racisme ne sont pas la même chose… mais l’un n’empêche pas l’autre. Je suis heureux que vous me disiez que les Chinois ne sont pas racistes, ca donne plus de crédibilité à une suggestion - pas tout a fait sérieuse - que j’ai faite il y a quelques temps.

          Pierre JC Allard

          Lien

        • NING
          NING répond à Tyb
          • Posté à 08h52 le 20/08/2008
          • Internaute 13056

          qu’en pensent ces moralistes fenqing de ces chinois aisés
          qui se payent des « filles russes/blondes » qui attendent
          dans les halls de reception des grands hotels dans les
          grandes villes chinoises ? ? ?

        13 autres commentaires
      • Jefff
        Jefff répond à Pierre Haski
        • Posté à 10h00 le 19/08/2008
        • Internaute 15278

        Le nationalisme et le racisme ne sont pas la même chose mais les 2 engendrent la violence et sont bien souvent intimement liés. J’entends le mot racisme dans son sens élargi : la xénophobie.
        De la même façon il ne faut pas confondre nationalisme et chauvinisme. les JO actuels nous le démontrent parfaitement. Les français sont chauvins et les chinois majoritairement nationalistes. (Un français va supporter ses couleurs jusqu’à la mauvaise foi mais ne quittera pas le stade si son « poulain » est éliminé. Contrairement aux chinois qui se foutent complètement du sport pratiqué - auquel bien souvent ils ne connaissent rien - et qui ne s’intéressent qu’au chinois participant)

         
        • elarips
          elarips répond à Jefff
          • Posté à 13h13 le 19/08/2008
          • Internaute 19146

          « Contrairement aux chinois qui se foutent complètement du sport pratiqué - auquel bien souvent ils ne connaissent rien - et qui ne s’intéressent qu’au chinois participant) »

          exact

          nationalisme et prédateur ; n’oublions pas !

        1 autres commentaires
      • Azrael
        Azrael répond à Pierre Haski
        • Posté à 11h40 le 19/08/2008
        • Internaute 2074

        Tout juste, ça s’appelle de la « xénophobie »...

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Pierre Haski
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 02h37 le 20/08/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Nationalisme et racisme ne sont pas la même chose... mais l’un n’empêche pas l’autre. Je suis heureux que vous me disiez que les Chinois ne sont pas racistes, ca donne plus de cr.dibilité à une suggestion - pas tout a fait sérieuse - que j’ai faite il y a quelques temps.

        Pierre JC Allard

        Lien

    • pablico
      pablico répond à Gina Grimont
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h10 le 19/08/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      c’est l’approche qui est idiote et enfantine.
      Cela se saurait si il avait des recettes pour draguer.
      Il n’y a pas de recette.
      la seule recette valable : On se démerde comme on peut..et l’on essaye de d’adapter ; -)

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à pablico
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 13h15 le 20/08/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Publico : les plus grands succès de librairie sont des livres de recsttes pour des choses qu’on devrait trouver tout seul. Voyez l’Evangile... Et pour mon Evangile du néolibéralisme, vous pouvez le télédécharger ici...

        Pierre JC Allard

        Lien

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 07h45 le 19/08/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Et si ça ne marche pas , il n’ y a plus qu’a acheter le livre « Comment se polir le chinois » ...

    • Ouzbek
      Ouzbek répond à Numerosix
      • Posté à 09h51 le 19/08/2008
      • Internaute 25716

      Numerosix, t’es le plus grand !

  • Alcide Nikopol
    Alcide Nikopol
    Passé a l'Est
    • Posté à 08h22 le 19/08/2008
    • Internaute 5725
      Passé a l'Est

    Si j’ai bien compris, c’est un bouquin bilingue qui donne des trucs pour flirter (et plus si affinités).

    Quel est le titre du bouquin ?
    Si c’est « Séduire une chinoise pour les nuls » les mecs peuvent en effet se poser des questions.
    Maintenant si c’est juste un manuel de séduction bilingue mais pas destiné explicitement au public japonais masculin allant en Chine, c’est juste une petite parano du web.

    En termes de séduction, le Japon a une quantité incroyable de gadgets, pratiques, fantasmes etc bien plus originaux que ce bouquin qui a l’air relativement innocent :)

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 08h53 le 19/08/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    les mâles ont toujours peurs que des mâles d’un autre territoire leurs piquent leurs femelles, c’est simplement simiesque.

  • Don
    Don
    • Posté à 09h08 le 19/08/2008
    • Internaute 899

    Déjà que suite à la politique de l’enfant unique la Chine connait un déficit de femmes, si en plus les Japonais viennent les séduire, il y aura encore plus de Chinois frustrés.

  • El Co
    El Co
    internacionalista
    • Posté à 09h10 le 19/08/2008
    • Internaute 35393
      internacionalista

    Dans l’absolu, mieux vaut un manuel sur l’art de l’amour que sur l’art de la guerre.

    • Panama
      Panama répond à El Co
      enseignant
      • Posté à 10h14 le 19/08/2008
      • Expert 49071
        enseignant

      Manifestement, la distinction entre les deux arts n’est pas si claire, ni en Asie ni ailleurs : de la guerre de Troie à Lust, Caution, en passant par Roméo et Juliette, on a toujours su que l’amour et la guerre avaient d’étroites affinités. Il fallait être bien naïf pour adhérer au slogan « faites l’amour, pas la guerre »…

      Je constate que beaucoup de lecteurs fustigent le nationalisme chinois. Mais on pourrait aussi s’interroger sur l’arrière-plan imaginaire du manuel japonais. Est-il considéré comme valorisant de séduire une Chinoise ? Est-ce gratifiant pour un macho japonais ? Pourquoi ne pas supposer que, pour certains, c’est aussi une manière de se mesurer à la Chine, voire de l’humilier ?

      Je ne dis pas ça par parti-pris anti-japonais, juste pour équilibrer les réactions, et suggérer que le fait présenté ici est plus ambigu qu’il n’y paraît peut-être. Qui peut croire que la séduction est une activité entièrement dépourvue d’ambivalence, et qu’elle n’aurait rien à voir avec tout un imaginaire social, culturel, national, etc. ?

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à Panama
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 11h55 le 19/08/2008
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        Bah, la grande majorité des hommes japonais ont peur des femmes étrangères, ressenties comme souvent trop indépendantes. Du coup excusez-moi, mais le coup du japonais qui vient draguer la chinoise, ça me semble relever du fantasme pur et simple.

  • Triquoise
    Triquoise
    rouge de honte
    • Posté à 09h22 le 19/08/2008
    • Internaute 34143
      rouge de honte

    Jolie démonstration que si la toile peut exacerber les sentiments nationalistes, elle permet également de les tempérer, via une expression mieux entendue des modérés, même en Chine.
    L’instrumentalisation n’est donc plus aussi aisée qu’avant.

    La haine sino-japonaise n’a d’égale que celle qui existait entre la France et l’Allemagne il y a à peine cinquante ans, c’est aussi bien de le rappeler.

    Ces mécanismes sont flagrants ici-même, tous les jours : je ne suis pas le dernier à me défouler chaque fois qu’il est question d’une gabégie du troll de Cap Nègre.
    Lire des commentaires contradictoires me permet de comprendre d’autres points de vue et de nuancer ma pensée.

    Tiens, non, ça ne marche pas.

    • LienRag
      LienRag répond à Triquoise
      • Posté à 12h53 le 19/08/2008
      • Internaute 34767

      Nuance : après les crimes nazis il y a eu le tribunal de Nuremberg, qui a permis - au moins symboliquement - de « punir les criminels » et donc de laver le peuple allemand de leurs crimes, ce qui facilite tout de même la réconciliation.
      Il y a certes eu les procès de Tokyo après les crimes des militaristes japonais, mais les Chinois n’y ont pas été associés, et surtout les américains y ont nettement plus ouvertement qu’à Nuremberg protégés tout criminel de guerre qui pouvait servir leurs intéreêts, notamment contre la Chine ou la Corée du Nord. Les Chinois et les Coréens ont donc été privés de justice, ce n’est pas un détail.

      Pour l’anecdote je remarque que cet article est un des rares à signaler à propos de Yasukuni que les cendres qui reposent dans ce sanctuaire sont celles de tous les soldats japonais morts au combat, y compris des criminels de guerre, et que ce n’est pas comme on le laisse comprendre habituellement dans la presse occidentale « un sanctuaire dédié aux criminels de guerre ».
      On comprend mieux par conséquent l’obstination de nombreux dirigeants japonais à aller s’y recueillir, ce qui ne vaut pas nécessairement pour autant hommage aux criminels de guerre. D’ailleurs, plutôt que d’interdire aux officiels de s’y recueillir, un geste fort ne serait-il pas d’en retirer les cendres des criminels de guerre ? Ce serait signifier qu’un criminel de guerre ne meurt pas pour la patrie mais pour le déshonneur, principe fort qui pourrait d’ailleurs s’appliquer aux combattants des guerres coloniales...

  • Anonyme

    ouf ! ! ça change des cours d’Histoire du Professeur Haski. merci pour cet article qui nous parle de l’état d’esprit des chinois d’aujourd’hui(enfin de ceux qui possedent Internet).

    « Le nationalisme et le racisme ne sont pas la même chose »
    Hé Prof vous etes vraiment sur la ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 09h55 le 19/08/2008
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      C’est formidable que vous disiez ça : nous avons mis en ligne chaque jour une revue des blogs chinois et une interview d’un Chinois d’aujourd’hui. Depuis dix jours, nous essayons d’apporter à la fois l’écho des Chinois d’aujourd’hui justement, mais aussi les clés historiques pour comprendre c qui se passe dans ce pays. L’un ne va pas sans l’autre.

      • Anonyme répond à Pierre Haski

        vous fachez pas prof : mais bon pas mal d’articles pour casser du noiche (comme on dit chez nous)

  • A.V.
    • Posté à 09h56 le 19/08/2008
    • Internaute 24685

    Si les fenqing sont inquiets des plans drague des Japonais, ils n’ont qu’à faire l’amour au lieu de faire la guerre sur le Web. La solution est dans le manuel, bordel !

    • Jefff
      Jefff répond à A.V.
      • Posté à 10h04 le 19/08/2008
      • Internaute 15278

      Jolie contrepétrie : « La solution est dans le Bordel, Manuel ».

  • I. G.
    I. G.
    Y
    • Posté à 10h47 le 19/08/2008
    • Internaute 50820
      Y

    Pour ceux qui se posent la question : il existe aux USA, et probablement ailleurs dans le monde, une série de livres facile à trouver sur Amazon (contrairement au livre évoqué dans l’article) nommée « Making out in XXX », où « XXX » peut être remplacé par Chinese, Japanese, Korean, Thai, etc.

    Pour citer « l’internaute Melerad », chaque livre « enseigne comment aimer », de « je veux rencontrer tes parents » à « mais je croyais que tu prenais la pilule ! » ou « ne t’inquiète pas, je paierai pour l’avortement ».

    Un concentré de polémiques potentielles à faire exploser à travers internet, soit parmi les antiaméricanismes à travers l’Asie, soit dans des sphères plus extérieures qui pourront s’offusquer « pourquoi il n’y a que des langues asiatiques ? C’est encore le fantasme de la prostituée dans le bordel de Saigon ? » ou « Pourquoi on n’a pas le droit de nous faire draguer par des américains, nous ? »

    Ca va être drôle. Courage, nationalistes chinois et japonais ! Je compte sur vous !

    • petit bonheur
      petit bonheur répond à I. G.
      en Chine
      • Posté à 11h04 le 19/08/2008
      • Internaute 50326
        en Chine

      D’ailleurs ces livres, qui sont l’exact pendant du manuel japonais en question étaient en vente il y a quelques semaines encore dans la très officielle librairie en langues étrangères de Wangfujing à Pékin... Je ne suis pas repassé depuis voir s’ils étaient toujours en rayon...
      A quand un boycott de ladite librairie décrêté par les fengqing ?

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à petit bonheur
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 11h57 le 19/08/2008
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        et on trouve toujours ces bouquins très facilement ici au Japon, sans que personne ne s’en offusque.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 10h53 le 19/08/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    au bout de combien de temps en chine voit on le reste du monde comme une lointaine planète , nationaliste et racisme c’est pas pareil ben voyons, un bon raciste n’est pas forcément nationaliste, alors que l’inverse j’demandes une preuve

  • vol19
    • Posté à 11h25 le 19/08/2008
    • Internaute 13492

    Ce manuel évoque en fait une démarche assez courrante au Japon qui rappelle aux USA les « guides pour action », les guides : « how to » : « make friends », « iron successfully » etc...
    Mais en fait au Japon, celà s’inscrit plus dans la démarche de l’OJT, « on the job training » qui consiste à apprendre, les gestes, les mots, les codes et conventions précis, rites à utiliser dans une situation de communication précise. Cet « obscession » vise à réduire l’angoisse,et prend reune dimension esthétique par contre elle se montre « instrumentalisatrice » de part son coté rituel. Mais au Japon, la vie courrante est « remplie » de formules standardisées le long de la vie quotidienne « ita dakimasu » (je commence le repas), « gotchiso o sama » (fini : bon repas..) désolé mes cours de japonais datent de plus vingt ans.

    Ce qui est intéressant, c’est que les nationalistes Chinois ne reprennent pas le côté « instrumentalisant », qu’il s’agisse un manuel qui standardise le communication et donc ne s’adresse pas à une personne, mais reprennent qu’il s’agisse d’une stratégie délibérée de « séduire » les femmes chinoises et le lient à la guerre...

    Les mythes et histoires entre les deux peuples sont parfois féroces. Effectivement, il n’y a pas eu le travail qui s’est fait (non sans mal et avec beaucoup de moyens) en Europe.

  • Homer555
    • Posté à 11h55 le 19/08/2008
    • Internaute 45141

    Parce qu’il existe un manuel pour draguer les filles ? ? ?
    On me dit jamais rien à moi...

  • TARPON
    • Posté à 12h38 le 19/08/2008
    • Internaute 27263

    Alors si en plus les japonais qui sont des obsedes sexuels se mettent à draguer les chinoises ,ce n’est pas pour rien qu’on parle de l’empire « levant »..

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 12h50 le 19/08/2008
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    les fenquing sont les nouveaux gardes rouges,mais quelque part quand on sait que des millions de chinois ne pourront pas trouver de femme à cause de la politique de l’enfant unique qui privilégie les garçons par rapport aux filles,on comprend qu’ils soient en rogne quand ils voient que des japonais viennent daguer chez eux...Et les filles chinoises,elles en pensent quoi au fait ? ? ?

    • LienRag
      • Posté à 13h12 le 19/08/2008
      • Internaute 34767

      En tant que béotien intégral je trouve intéressante la comparaison entre Fenquing et gardes rouges...
      Mais il faut rappeler que la Révolution culturelle fut un phénomène complexe, et qui si au tant de la fascination maoïste des Glucksmann et consorts il était important de dire qu’au niveau du pouvoir central au moins elle n’avait rien de révolutionaire et de culturel uniquement l’alibi, il est temps de cesser de vouloir en faire une lecture unilatérale.
      Certes la capacité d’instrumentalisation d’une jeunesse insatisfaite par la classe dirigeante semble être restée, mais est-ce que la sincérité et la générosité de la mobilisation de nombreux gardes rouges a résisté aux désillusions de l’époque ? Et la banalisation de la violence qui accompagna ces nobles idéaux est-elle toujours possible ou la violence verbale actuelle est-elle retenue par une conscience qui n’existait pas à l’époque ?

  • spidermoon
    spidermoon
    célibataire endurci
    • Posté à 12h53 le 19/08/2008
    • Internaute 42835
      célibataire endurci

    Comment dit-on faire l’amour en japonais ?

    ilaniké, bien sûr :)

  • adelagarde
    • Posté à 13h46 le 19/08/2008
    • Internaute 21602

    L’article ne répond pas vraiment à la question essentielle :
    Comment draguer les Chinoises ?

    Existe t-il une traduction en français ou en anglais ? : -)

  • onaissi
    onaissi
    Yo !
    • Posté à 14h03 le 19/08/2008
    • Internaute 46534
      Yo !

    Est-ce qu’il y a une version en anglais ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h20 le 19/08/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Si j’ai bien suivi « fengqing » est la traduction de « fasciste ».
    Pathétiques ces mioches, prêts à verser du sang pour un trait rouge sur une carte. Enfin, c’est la définition même de la guerre : des jeunes qui s’entretuent pour les idées des vieux.

    Bon, je vais aller chercher mon fusil et buter du Yankee, car un jour j’ai vu un livre américain expliquant comment draguer en France...
    Enfin vu le niveau des conseils, la concurrence est ridicule.
    Et puis mieux vaut la cuisine étrangère, c’est toujours plus intéressant que la locale : D

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